''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Liberté d'agir ? [ PV : Clémence ]

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Caliban Ter Aurenën



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Croyances : Aucune
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MessageSujet: Liberté d'agir ? [ PV : Clémence ]   Dim 5 Sep 2010 - 13:02

Le hongre qui lui servait de monture lui donna un petit coup dans le bras, s'attirant une caresse sur l'encolure pour lui faire garder patience. C'était un poney de montagne d'un gris aussi foncé que la pierre de granite des montagnes qui l'avait vue naître, au pied sur et au caractère égal, bien plus adapté pour son travail de magicien au sein d'une troupe de mercenaire que ces étalons musclés au caractère exécrable que bien des guerriers semblaient préférer. Caliban devait l'avouer, il avait bien plus de tendresse pour cette créature bien utile que pour l'ensemble de la compagnie humaine qui l'entourait.
Il resserra machinalement une sangle avec un coup d'oeil pour son état général : il était à l'image du reste de la compagnie : humide, sale et fatigué. Deux mois de campagne dans une plaine détrempée lui donnait l'impression qu'il ne serait plus jamais sec. A sa grande vexation, l'extrémité inférieure de son manteau avait pris une horrible teinte marronnasse sur laquelle aucun savon ne semblait vouloir agir. Outrageusement vexant. Qu'importe le calvaire serait bientôt fini. Pour lui comme pour les autres. Il pourrait même dire qu'il serait éternellement fini pour les autres. En quelque sorte, n'était-il pas généreux ? Après deux mois aussi durs, ils auraient la possibilité de ne plus jamais retourner au combat.

La querelle avait commencé pour une broutille opposant un seigneur d'un petit domaine et un village vassal mais prospère, et aurait pu s'achever sans éclaboussures de sang. C'était sans compter la mauvaise foi et la hargne des humains. Le petit seigneur avait sonné sa garde, et le village avait dépensé tout son argent pour louer les services d'une petite compagnie de mercenaires, les Aigles de Sang. Deux ans qu'il appartenait à la compagnie, l'avait accompagnée dans des massacres, l'avait forgée dans le sang. Son utilité touchait à sa fin pour lui maintenant. D'ici quelques heures, la bataille finale serait livrée sur la même plaine qu'il contemplait de loin, affrontant la garnison contre les mercenaires. A plusieurs reprises, des pourparlers et des terrains d'entente avaient failli être trouvés. Quelques mots dans divers oreilles avaient suffit à faire oublier cette idée. Échauffer les coeurs, attisés les convoitises... il ne fallait jamais grand chose pour les humains.
Pour le reste... dissimuler l'étendu des troupes aux éclaireurs des Aigles pour leur faire croire qu'ils étaient en large supériorité, faire croire à une petite apparition de la déesse dans le fort ennemi pour redonner la foi aux soldats de la garnison et leur donner l'envie de se battre avec toute leur rage... Sans oublier l'idée de dériver un petit cours d'eau pour que l'étincelant vert émeraude du champs de bataille cache un bourbier sans fin. Il était particulièrement fier de cette dernière idée.

Des petites touches ici et là qu'il semait avec la maestria d'un troubadour faisait ses tours et ensorcelant la foule devant lui. Il devait l'avouer, il s'amusait follement.
La dernière petite touche était cette troupe de bandits qui attendaient la fin du champs de bataille pour piller tout ce qu'ils pourraient récupérer. Il avait failli se faire repérer pour les contacter d'ailleurs, mais rien qu'un peu de drogue ou de magie ne puisse réparer. Ils n'avaient pas eu confiance au début – qui aurait eu confiance en lui ? - mais ils n'avaient rien à perdre, et tout à gagner. Même s'ils ne venaient pas il serait satisfait.

Bientôt, la terre si verte se gorgerait du sang des mourants, laissant village comme seigneur exsangues, croupissant dans un marasme qu'ils avaient eux-mêmes provoqués.

" Caliban, tout va bien ? "

Le mage se retourna et dédia un sourire étincelant à Eckel. Le capitaine des mercenaires étaient nerveux, comme toujours avant une grosse bataille et venait discuter avec son mage pour se rassurer, comme d'habitude. Il aurait presque pu calculer le moment exact où il allait venir, raison pour laquelle il s'isolait toujours un peu, mais jamais à un endroit où il n'aurait pu le trouver.

" Oui, je vérifie que Dodu va bien. "

Il tapota le flanc du poney qui se contenta de lui souffler sur la main avant de reprendre sa dégustation des herbes et des feuilles à sa portée, peu inquiet par le cliquetis de l'armure de l'autre homme. Aucun cheval nerveux à ses bruits ne restait bien longtemps dans une compagnie.

" Pauvre bête, tu ne pourrais pas l'appeler par son vrai nom ? "

" Pourquoi ? Ca lui va bien, et d'ailleurs, il y répond ! "


" Tu es incorrigible Cal'. "

" Merci. "

Le sourire du mage laissa place à une mine plus soucieuse et il posa la main sur l'épaule du guerrier, image même de l'empathie. Eckel avait toujours été faible à chercher du soutient parmi ses hommes, oubliant la règle première d'un chef : ne jamais montrer de faiblesse.

" Un soucis ? "

" Un mauvais pressentiment. Je ne sais pas exactement, je sais que les rapports des éclaireurs sont bons, le temps est clément... même le sens du soleil est en notre faveur ! Je ne peux pas l'expliquer, mais j'ai l'impression que les dieux ne sont pas avec nous."

" Les dieux n'ont rien à voir avec la logique. Écoute tes informations, tes lieutenants, tes éclaireurs et sert-toi de ta tête ensuite ! "

Effectivement, les dieux n'avaient rien à voir à l'affaire. Un démon suffisait amplement, mais ça, il n'avait pas forcément besoin de le savoir. Dommage... Eckel commençait à faire preuve de plus de maturité et d'attention, s'ajustant à sa position plutôt qu'ajustant la position à ses capacités. Avec un peu de temps encore, il aurait surement pu devenir un très bon capitaine de compagnie. Dommage qu'il n'en ai plus devant lui.

" Cal', tu sais que ton pragmatisme est parfois agaçant ? "

" Je sais, mais c'est de ça dont tu as besoin pour le moment, non ?"

" Fichu mage, on ne peut jamais discuter avec vous ! "

" Ravi de te faire plaisir ! Allez Capitaine, vos troupes vous attendent !"

Eckel posa sa main sur son bras et serra brièvement dans un pudique remerciement, le regard maintenant calme et sur de lui, prêt à affronter toutes les horreurs qui se présenteraient devant lui. Caliban le regarda partir vers le camps et disparaitre entre deux tentes, se dirigeant surement vers la sienne pour finir de s'armer avant que ne sonne le clairon de rassemblement. Il dirigerait l'unité montée de la troupe. Compagnie encore restreinte, les Aigles comptaient moitié de cavalerie et moitié de soldats à pieds. Si la première aurait du être à son avantage sur un terrain plat, sur le terrain tel qu'il serait – boueux et marécageux – les soldats à pieds seraient au final largement avantagés.
Le démon tapota l'épaule de Dodu. Hors de question de laissa sa monture se casser une patte dans cette bouillasse ! De toute façon, sa place d'ensorceleur le laissait en arrière, avec les guérisseurs, bien loin de la ligne de combat. Aujourd'hui, son petit jeu serait de placer des murs de feux pour empécher les belligérants de fuir. Avec la tourbe qui constituait une partie de la pleine, le feu brulerait bien et longtemps, même s'il ne le maintenait pas. Et qui sait ce qu'il en adviendrait si le vent se levait...

Caliban monta sur sa petite monture d'un mouvement aérien et la dirigea vers le camps. Bientôt résonneraient les bruits de la bataille...
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Clemence Sita El



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MessageSujet: Re: Liberté d'agir ? [ PV : Clémence ]   Mer 8 Sep 2010 - 15:11

Malgré tout ses défauts, Clemence aimait Feleth. C’était une terre variée dont l’exploration lui semblait parfois sans fin. Même si parfois, certains terres lui semblaient particulièrement hostiles. Comme aujourd’hui alors qu’il venait de mettre le pied dans une flaque de boue. Il soupira. Peut-être eut il mieux fait de rester sur le dos de Liar, son griffon. Mais cartographier sur le dos de cette créature n’était pas des plus pratique, et Clemence aimait à se balader par lui même parfois. N’étais-ce pas ainsi, en contact direct avec la terre, qu’il serait le plus à même de comprendre et d’apprécier l’histoire de ces lieux ? Raison pour laquelle le jeune seraphin arpentait désormais les contrées de Feleth de telle manière. Ses ailes étaient soigneusement repliées dans son dos, sous l’ample cape qui lui recouvrait ses épaules et une bonne partie de sa prude tenue, et dissimulée par un sortilège de base. Il les aurait bien étendu pour se les dégourdir, mais on ne savait jamais sur qui on pouvait tomber, même dans un lieu désert comme celui-ci. Le vent soufflait, agréable, charriant des odeurs d’herbe et de… Feu ?

Clemence se retourna, ses yeux s’agrandissant légèrement alors qu’il constatait la fumée qui obscurcirait l’horizon. Oubliant toute notion de prudence, il déplia ses ailes, s’élevant assez haut pour ne pas être repéré par le premier badaud qui eut levé les yeux au ciel. Vu d’en haut, la scène était assez significative : Une bataille faisait rage en ces lieux.

Se laissant porter par le vent, Clemence se rapprocha de la scène de bataille, avant d’atterrir sur un promontoire à distance suffisante. C’est d’un œil quelque peu dédaigneux qu’il contempla la scène. Encore une bataille ou le sang coulait à flot. Il ne parvenait pas à ressentir aucune compassion envers ces idiots d’humains, mais seulement une forme de dédain et de mépris. Le feu semblait gagner la forêt proche de la plaine, le faisant renifler avec agacement. Il avait cartographié ces lieux quelques jours auparavant. Le regard clair du jeune seraphin laissait transparaître un sentiment qui semblait bien déplacé sur un visage si juvénile.

Poussé par une forme de curiosité déplacée, il entrepris de descendre pour se rapprocher du champ de bataille. Le combat qui faisait rage ne l’effrayait pas outre mesure. Un simple battement des mains lui aurait permis d’ouvrir une faille qui l’aurait immédiatement ramené en lieu sur. Ou alors, activer l’enchantement qui rappelait Liar. Ou tout simplement se défendre. Les humains n’étaient rien sinon une fourmilière qui s’agitait avec un peu trop d’application sur cette terre entre 2 eaux qui était la leur. Et puis, l’imperceptibilité n’était elle pas sa spécialité ?

Se faisant aussi discret qu’un courant d’air, Clemence se faufila jusque derrière un homme se tenant en retrait. Vraisemblablement un mages de l’un des 2 camps. En fait, il aurait bien voulu connaître la raison de ce conflit. Il aurait ainsi au moins appris une chose à rajouter dans ses notes historiques de l’histoire de Feleth, aussi insignifiant ce combat puisse t’il être. L’histoire avait cela de passionnant qu’on ne savait jamais quel événement allait réellement influencer le cours des choses ou pas.

Se glissant à coté du mage - puisqu'au vu de ses vêtements, s'en était véritablement un - Clemence l'observa avec attention. Son visage avec un petit quelque chose qui lui rappelait les populations angéliques. Était-ce possible ? L'homme à cheval affichait un air perdu et inquiet, et de la terre se mêlait à ses cheveux. A moins que ce ne soit une ombre du à la fumée ? Quelque chose dans son comportement attirait la compassion de Clemence. Alors que le doute se faisait dans son esprit, la concentration necessaire à son sort d'imperceptibilité diminua. Clemence restait un jeune seraphin encore très maladroit.
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MessageSujet: Re: Liberté d'agir ? [ PV : Clémence ]   Jeu 9 Sep 2010 - 11:16

Son plan s'était déroulé sans accroc – comment aurait-il pu en être autrement ? - les deux armées s'étaient jetées l'une sur l'autre avec rage et passion, laissant derrière elles un sillage de morts et de mutilés. L'odeur de la charogne et des corps brulées n'allaient pas tarder à attirer les charognards tandis que la bataille continuait, plus lentement, sans qu'aucun des deux camps ne reculent.
Ils ne le feraient pas, Caliban s'en était assuré. Les mercenaires parce qu'ils étaient contraints, par l'argent et l'honneur, et sans quoi leur compagnie n'existerait plus – Ô, certains fuiraient, il n'y avait nul doute, mais la compagnie entière , impossible – quand aux soldats, il avait fait germé en eux une graine de fanatisme qui les ferait plonger dans les bras de la mort avec entrain plutôt que devoir se rendre.
Les nuages eux-mêmes étaient venus masquer le soleil comme pour le protéger d'une telle vision. La luminosité maintenant grisâtre rajoutée une teinte d'outre-tombe à la scène. Elle n'avait déjà pas eu grand-chose de glorieuse avant, mais l'accent pathétique qu'elle prenait maintenant faisait doucement ricaner le démon. Les humains aussi voyaient-ils l'inutilité de toutes leurs actions ?

Le seul petit détail qui n'avait pas été inclus à son script concernait les quelques corps étendus non loin de lui. Quelques mercenaires avaient reculé devant la bataille, par peur, ou cherchant peut-être une autre issue, ou une autre manière d'aborder une bataille qui semblait maintenant mal engagée. Ce qui n'avait pas été du goût du mage resté en arrière. Les combattants n'avaient pas compris la raison du rictus agacé présent sur ses lèvres à leur arrivée. Était-il lui aussi sombre face à ce combat ? Ils l'avaient exhorté à venir contre-attaquer avec eux par un autre côté, pour créer une brèche et donner la possibilité à la compagnie de se rassurer.
L'agacement lisible sur le visage de Cal' avait été dû à la présence de ces abrutis pas fichus de mourir correctement, pas à l'idée qu'il était impuissant devant la bataille. Maintenant que l'issue était proche, il se fichait de qui pouvait le voir. Plus exactement, ils ne resteraient pas en vie assez longtemps pour pouvoir raconter ce qu'ils venaient de voir. Ils pourraient toujours témoigner de ce qu'ils avaient vu à leurs coéquipiers, quand ils se retrouveraient tous dans l'autre monde.
Il les avait tué, sans perdre de temps, laissant à l'un d'entre eux la possibilité de le toucher au front dans une petite plaie légère et surtout décorative. Un petit détail utile quand il partirait plus tard, pour expliquer sa non implication dans la bataille si d'aventure il restait quelqu'un à qui en parler. De manière étrange, il aimait bien sa forme actuelle, et avait décidé de la garder encore quelques temps. Il partirait bien vite de ces coins reculés, mais en attendant...

Entre ses jambes, Dodu frémissait de peur et d'inquiétude, l'odeur de sang et de cadavres portant jusqu'à l'endroit où ils s'étaient réfugiés, Cal posa sa main fine sur l'encolure de sa monture, lui offrant la tranquillité et le calme de son maître comme point auquel se raccrocher. L'animal avait tout autant confiance en lui que ses équipiers humains. Sauf que le cheval avait raison de lui faire confiance, lui.

Caliban perçut l'arrivée du jeune homme avec quelques secondes d'avance, suffisamment pour pouvoir modifier l'expression de son visage en une d'affolement qui correspondait à l'état d'esprit de son Simulacre en ces lieux. L'arrivée impromptue d'un ange était curieuse – mais intéressante - . Au bout de quelques siècles d'existence, sentir l'aura exquise d'un ange – surtout d'un ange encore tout jeune – devenait aussi facile que de glisser sa peau dans celle d'un autre, surtout en cette terre, où les siens n'étaient pas les plus nombreux.
Maintenant... il était temps de jouer le jeu.

Caliban tourna la tête d'un coup et ses yeux s'arrondirent dans une expression de surprise et de peur. Dodu réagit de la même façon que lui à voir ainsi surgir quelqu'un sans avertissement dans son champs de vision et recula de quelques pas en poussant un hennissement strident, forçant Cal' à garder une main ferme sur les rênes pour qu'il ne se sauve pas. Aussi doux et tranquille que soit le poney des montagnes, il y avait des limites à ce qu'il pouvait supporter.

" Qui êtes-vous ? "

Il était encore très jeune, il l'avait déjà remarqué. Et pas seulement à cause des traits délicats de son visage juvénile, mais par sa posture, l'expression entre mépris et ennuie de son visage trop lisse, aussi parfait que celui d'une statue. C'était un jeune ange pas encore habitué au monde des humains, qui ne connaissaient pas encore toutes les ficelles pour se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Il était dans ce monde sans lui appartenir, créature curieuse qui contemplait avec un regard de créateur ce qu'il y avait à ses pieds. Point de vue que Caliban aurait pu comprendre, s'il n'avait trouvé les anges si pédants et si agaçants.

Caliban avala sa salive avant de tourner sa tête vers le champs de bataille, une expression de tristesse douloureuse sur le visage.

" Ca ne sert plus à rien... il n'y a que les dieux qui puissent intervenir maintenant... "


Sa main se crispa sur les rênes – la gestuelle était tout aussi importante que l'expression du visage ou le ton de la voix – alors qu'il baissait les yeux.

" Je n'ai rien pu faire... rien."



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Liberté d'agir ? [ PV : Clémence ]

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