''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un vent de liberté [Libre]

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Aziliz Larz'Brel



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MessageSujet: Un vent de liberté [Libre]   Dim 5 Sep 2010 - 19:51

L'aube était encore claire lorsque Aziliz s'éveilla. Elle avait établi son campement pour la nuit à l'ombre des falaises, bien décidée à attaquer son ascension dès le lendemain matin. Elle s'étira et se prépara un frugal déjeuner à base de viande séchée et de pain presque rassi. Elle jubilait d'avance d'éprouver son agilité sur ces falaises dont on disait qu'elles étaient les plus abruptes de Feleth. C'est en pensant à l'effort promis qu'elle fit son paquetage, enfermant ses maigres possessions dans un sac de cuir usé qu'elle accrocha à son dos.
La jeune femme contempla un instant le prodige de verticalité qui s'étendait au dessus d'elle, remarquant au passage les endroits où la roche était plus dure et ceux où elle semblait friable. Elle enduit ses mains de poudre de calcaire et débuta son ascension. Les prises étaient faciles, larges et semblaient taillés par le passage régulier d'hommes. Par prudence, Aziliz inclina sa trajectoire pour ne pas faire de mauvaises rencontres. Une pointe d'orgueil lui disait également qu'elle n'avait pas besoin de s'aider de ses prises trop faciles et qu'elle se devait de corser un peu la difficulté.
Effectivement, l'ascension devînt alors plus ardue. Certaines pierres s'effritaient sous ses doigts ou roulaient à ses pieds, d'autres étaient si lisses qu'il était presque impossible de s'en saisir. Mais ce n'était pas la première fois - Dieu Merci - qu'elle grimpait ainsi une paroi dangereuse et elle put s'en sortir sans trop de mal. Après quelques dizaines de mètres, elle parvint à une vire suffisamment large pour qu'elle se permette un peu de repos.

Elle s'assit, le dos à ce géant de pierre et contempla le paysage. La mer venait s'écraser à ses pieds dans un fracas assourdissant et, toute à sa montée, elle ne l'avait même pas remarqué. Lentement, elle calqua sa respiration sur le bruit du ressac et plongea dans ses souvenirs.

C'était une nuit glaciale du début de l'hiver. La neige tombait déjà à gros flocons mais cela n'empêchait pas Aziliz de marcher, emmitouflée dans sa cape. Des nuages de fumée sortaient de ses narines chaque fois qu'elle expirait et elle prenait un plaisir enfantin à les regarder se fondre dans l'obscurité. Loin au dessus d'elle, la pleine lune veillait, calme et placide. Elle n'avait alors que seize ans et s'apprêtait à rejoindre quelqu'un qui pourrait -lui avait-on dit - lui apprendre le lancer de couteaux. Elle maîtrisait désormais suffisamment bien les lames courtes pour avoir envie d'autres choses que du combat rapproché.
La nuit ne lui faisait pas peur, bien qu'elle sache qu'il était dangereux de se promener en ces lieux après la tombée du jour. C'est d'un pas décidé qu'elle se dirigeait vers la maison qu'on lui avait indiqué lorsqu'une odeur inattendue l'informa du danger. Ce n'était pas une odeur habituelle, c'était une odeur de sang. Il y avait un prédateur tout près. Et à l'absence de bruit, Aziliz en déduit qu'il était à l'affût, prêt à bondir sur elle. Les fourrés se déchirèrent et laissèrent apparaître la silhouette d'un homme. La lumière blafarde de la lune se reflétait sur son poignard.
Tout était confus dans sa mémoire, le combat s'était déroulé trop vite, la seule chose dont elle se souvenait, c'était son arme dans la gorge de l'inconnu. Et les larmes qui avaient suivit.
Elle n'avait pas été blessée gravement pendant le combat, c'est à peine si elle en avait gardé une cicatrice. En revanche son âme, elle, était marquée à jamais.
Elle venait de tuer un homme. Le premier.


C'est à cette scène qu'elle repensait en regardant l'eau diffracter les rayons du soleil. Tout avait changé depuis ce jour, elle avait cessé d'être une petite fille, et quelque part, elle avait compris pourquoi elle apprenait à se battre. Une certitude perçait au fond de son être, latente, elle savait depuis le début que la réalisation de son idéal passerait par du sang. Beaucoup de sang.
Elle secoua la tête pour chasser ses pensées. Elle était fière de ce qu'elle était aujourd'hui, et c'était tout ce qui comptait.
Elle refit face à la roche et continua son ascension, s'accordant de légères pauses pour boire, manger ou simplement reposer ses muscles meurtris. Le crépuscule dardait ses rayons rosés lorsqu'elle mis la main sur le plateau. Elle se hissa sans difficultés en haut et s'éloigna du précipice de quelques mètres. Assise dans l'herbe, elle contempla son état physique : tous ses doigts sans exception saignaient, ses mains tremblaient toutes seules tant l'effort avait été intense et prolongé, elle s'était râpé l'épaule sur la roche et s'était ouvert le genou, sans gravité heureusement.
Elle bascula en arrière, se laissant emporter par un rire nerveux quand elle vit la silhouette sombre qui se découpait sur le ciel encore clair. Elle bondit aussitôt sur ses pieds, prête à toute éventualité.
Avec un regard méfiant, elle s'adressa au nouveau venu :

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MessageSujet: Re: Un vent de liberté [Libre]   Dim 19 Sep 2010 - 0:37

Histoire Alternative 01

... Les ténèbres était totales, seul les grognements et bruits de coups laissaient deviner qu'un combat faisait rage dans la grotte. Les quelques étincelles produites lors des échanges permettaient d'apercevoir une tignasse enflammée. Enfin le soleil laissa filtrer quelques-uns de ses rayons dans la cavité, faisant apparaître les deux protagonistes. Enfin... "protagonistes", je pourrais plutôt dire "Erwan contre un horrible béhémoth". Quoi qu'il en soit, la confrontation était violente, l'animal lutant pour protéger son territoire et la cape blanche pour gagner. Gagner, enlever la vie d'une créature juste pour gagner un défi personnel, mais d'où lui venait ce droit? Était-il supérieur à cette créature pour faire cela ? Et bien oui, sinon comment aurait-il réussis à plonger sa lame dans le corps de la bête ? ...


J'essuyais la sueur qui coulait sur mon front, cette maudite bête avait refusé de mourir. Mais je l'avais eu, enfin un bon coup de lame dans le ventre avait mis fin à ses grognements. J'avais réussi mon défi, battre un béhémoth, un des plus puissantes créatures de Feleth, sans magie, juste avec ma force et ma vitesse. J'éventrai le cadavre de l'animal pour récupérer les morceaux de viande comestibles afin de ne pas mourir de fin lors de mes nombreuses aventures. Une fois ma macabre tâche finis je rangeai la chair dans le sac que je venais d'acheter, essuyais ma lame sur ma cape blanche, moins important à mes yeux , et me dirigeai vers la sortie de la grotte. A peine dehors que les rayons agressifs du soleil m'aveuglèrent, je me forçai à garder les yeux ouverts afin de me réhabituer à la clarté du dehors. Une fois ma vision revenue je vis les deux choix qui s'offraient à moi, une plaine et une falaise. Avec un sourire aux lèvres je me dirigeai vers l'immense mur de pierre et une fois en face plaçai mes mains dans les aspérités de la roche, trouvant facilement des prises. Je me hissai par la simple force de mes bras, grimpant sans utiliser mes jambes, un nouveau défi. Le parcours se fit rapidement plus dur, les roches se désagrégeant ou mes doigts glissants à cause du sang encore chaud de ma dernière victime et l'air se raréfiant petit à petit. Enfin je trouvai une plateforme assez large pour que je puisse m'asseoir et me reposer un instant, laissant le souffle du vent et les cris des rares oiseaux me bercer. Quelques temps passèrent avant que j'entende un craquement, à demi-endormi je levai les yeux, croyant qu'un caillou me tombait dessus et juste après il n'y avait plus rien sous moi. Dans un élan de survie je lançai ma main contre la paroi, adressant brève prière à ma déesse, elle fut exaucée et mes doigts s'accrochèrent au petit rebord laissé par la chute de la pierre. Malheureusement, ma chance ne dura pas longtemps cette fois, mes doigts se décrochèrent seuls, indépendamment à ma volonté.

_Que? Mais?
_*Je suis libre! ! ! Tu vas payer pour m'avoir trahis! ! Et je vais prendre contrôle de ce corps que tu utilises si mal*
Retentit une voix dans mon esprit.
_Mais je t'avais enfermé! !
_*Chaque fois que tu te fatiguais j'affaiblissais ta misérable prison*


Dans un effort surhumain je rentrai de nouveau en moi, laissant mon corps inanimé. Je me retrouvai dans une plaine sombre, le vent claquait sur mon visage. Au milieu, une cage brisée et assis dessus il y avait lui. Sans même prononcer un mot je me lançai sur lui, échangeant mon unique katana contre mes jumeaux en un instant. Un tintement métallique retentit alors qu'il bloquait avec sa version de l'épée broyeuse, automatiquement je repassais à mon arme précédente, il réagit en faisant apparaître ses sabres. Dans ce monde aucune magie, sauf celle que nous utilisions en ce moment, uniquement de la force et de la vitesse brut. Le gagnant serait celui avec le mental le plus fort. J'abattis mon arme sur lui il métamorphosa directement la sienne en broyeuse, sans prendre compte de ma lame. Grossière erreur puisque je n'avais pas changé, je forçais de plus en plus, tranchant petit à petit sa pâle copie de mon arme. Un éclat de rage s'alluma dans son regard alors que je prononçais les mots pour le re-emprisonner
_Non!!! NONN!! Nonnn!!!
L'herbe retrouva une couleur verte et le vent se calma alors qu'un cage s’abattait de nouveau sur lui alors que je m'éloignais. J'avais retrouvé la sérénité intérieur.
_Tu te crois fort Erwan? Alors que je t'ai tout apprit? Un jours je serai plus fort et je briserai ta misérable volonté!!

J'ouvrais les yeux, la falaise défilait devant moi, tout ce que j'avais grimpé. Ma paix intérieure retrouvé je fisapparaître ma planche, me re-stabilisant dans les airs par la même occasion, mes bras ne me faisait plus souffrir, comme à chaque fois que je le vainquais un regain d'énergie venait. Je filai vers le haut de la falaise, je devais réussir ce nouveau défi, grimpe ou pas. Une fois au sommet je fis disparaître mon moyen de vol et posai un pied assurée sur le sol. Quelqu'un était ici... Sortant de mon sac le chapeau que je venais d'acheter et transformant mon sabre en canne je m'approchai de l'inconnu, le long couvre-chef cachant mon visage.

_Qui êtes-vous? Dit une voix.

Ayant de nombreux scénario en stock, je cachais vivement ma cape blanche sous ma noire. Encore un nouveau divertissement, je prenais un air fier et repondait:

_Moi? Huhu... Un simple aventurier solitaire...


[Désolé si ce poste n'est pas très bien je l'ai fait à la vas vite]


Dernière édition par Erwan Daermon Do'Layde le Mer 29 Sep 2010 - 12:17, édité 1 fois
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Aziliz Larz'Brel



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MessageSujet: Re: Un vent de liberté [Libre]   Ven 24 Sep 2010 - 9:56

On ne distinguait de l'inconnu que sa grande cape noire et le chapeau qui lui cachait entièrement le visage. Instinctivement, elle se méfia - en fait, elle se méfiait naturellement de tout le monde - et s'appliqua à l'observer dans le détail.Sous sa cape, elle le devinait assez fin mais relativement musclé tout de même et il semblait vêtu d'une étrange façon - à vrai dire, elle ne pouvait pas nommer tous les vêtements qu'il portait, mais à en juger par leur état, il n'avait pas du faire une gentille promenade. Elle nota la canne et le fait que ça ne collait pas du tout avec sa façon de se tenir. Lorsqu'il lui répondit qu'il n'était qu'un simple aventurier solitaire, elle trouva ça louche. Qu'un homme ait une canne, elle pouvait le concevoir. Qu'il vienne se promener seul jusqu'ici, elle l'admettait sans peine. Mais que ce même homme soit apparu ainsi, sans bruit, devant elle, près des falaises, l'air pas particulièrement fatigué et prétendant être un aventurier, elle ne pouvait le croire. Elle l'aurai à peine cru s'il avait dit être berger.
Mais c'était peut être là l'expression de sa nature prudente.Elle restait toujours distante au premier abord - et souvent longtemps après - et si cela lui valait un nombre d'ami proche de zéro, cela lui avait également sauvé la vie -et la tranquillité- maintes et maintes fois. Cependant, sa nature curieuse et investigatrice la poussait à vouloir en savoir plus et peut être - qui sait - le pousser à la faute pour qu'il lui révèle sa véritable identité. Elle décida de poursuivre la conversation, pour voir le tour qu'elle prendrait. Elle avait beau être précautionneuse, cela ne lui coûtait rien de répondre. Au pire, elle pouvait toujours fuir ou se battre. Elle fit l'ingénue et répondit :

- Quel hasard ! Moi aussi. Que faisiez vous dans ce coin ?

Elle avait pris une voix enjouée et détachée, ayant hâte d'en apprendre n peu plus sur ce curieux personnage.
Avant qu'il ait eu le temps de répondre, une bourrasque de vent balaya le haut des falaises, arrachant quelques mèches folles à l'emprise du petit lacet de cuir qui retenait ses cheveux en arrière. Elle sourit, elle aimait beaucoup le vent, et si elle avait du choisir son élément préféré, cela aurait sûrement été celui là. L'eau était trop dense et trop lourde à son goût, le feu trop destructeur et la terre trop grande. Le vent lui était simple, léger, vif, et porteur de nombreux messages à ceux qui savaient lire dans ses courbes harmonieuses. Celui là portait l'odeur salée et aigre de la marée, le son d'une vague s'écrasant sur les rochers, d'une pierre tombant dans l'eau. Il était frais et humide, pourtant agréable. Elle frissonna. Le vent étrangement, semblait confirmer son pressentiment.
Elle adressa un sourire à l'inconnu, dissimulant son trouble sous une fausse gêne. Aziliz choisit ce moment pour se recoiffer et se donner ainsi une contenance. En trois gestes précis, elle rattacha les mèches folles qui s'étaient échappées, sans quitter son interlocuteur de vue.

[on ne peut plus court que le précédent, mais j'avais pas vraiment d'inspiration...]
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