''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]

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Race : Démon Commun-Orc
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Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] _
MessageSujet: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyLun 7 Jan 2013 - 0:11

Madorass.
J'avais enfin atteint la capitale, et je sentais que la ville me tendait les bras. Comme si elle m'avait attendu tout ce temps, pourrissant dans une paix infâme, elle attendait que je la délivre. Et pour ce faire je me devais d'instiller le chaos dans ses rues, d'apporter la mort dans les foyer et la guerre dans les coeurs et esprits. L'excitation explosait en mon sein alors que je laissai mes yeux courir sur la foule qui déambulait, en ce bel après-midi pluvieux. Oui la pluie était belle. Triste et morne, elle convenait parfaitement avec le deuil de toute un Royaume qui venait de perdre son Roi.
Je baissai la tête en remettant ma capuche bien en place. Certes mon nez était probablement visible mais de cette façon, beaucoup le prendrait pour un masque. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire malsain.
Je ne pourrais réprimer mes pulsions nocturnes bien longtemps... Heureusement que le soleil se couchait bientôt.
Émerveillé par tant de nouveauté, je décidai de déambuler dans les rues en attendant la nuit : après tout c'était la première fois que je me trouvais à Madorass, j'avais bien le droit d'en profiter un peu. Ce furent les cloches de la grandes cathédrale qui me rappelèrent que je n'étais pas là uniquement de ma propre volonté. La Confrérie des Ombres m'avait chargé d'une mission, et je dois avouer qu'elle allait autant servir mes intérêts que m'amuser pleinement. Je jouais distraitement avec Tromperie et il me fallut faire preuve d'un effort surhumain pour ne pas planter la lame en travers de la gorge de la jolie jeune femme qui venait de passer à coté de moi d'un air pressé.
Je m'assis sur un banc en face d'une boutique présentant de riches tentures et soufflai un peu : il fallait que je me calme. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu autant de personnes et mon sang battait furieusement à mes tempes. Mon coeur de chouette me réclamait un peu de solitude... Et mon âme tordue désirait rompre avec la solitude à tout jamais... Tout en brisant les liens des autres. Le ciel se peignait de rouge et d'orange alors que mes pensées étaient peu à peu recouvertes par un voile d'encre plus noir que les ténèbres. Je quittais le banc et me dirigeais vers une ruelle étroitement coincés entre deux grands manoirs.
Et oui il y a avait d'obscures ruelles même dans les quartiers les plus riches. Les nobles... Croyaient-ils réellement que tous leurs gardes du corps, leurs mercenaires et leurs chiens suffisaient à la protéger de ces zones d'ombres qui constellaient leur zone ? Je ris silencieusement en imaginant un bourgeois richement vêtu se faire tuer en empruntant sereinement une étroite rue plongée dans la pénombre, et ce malgré tous ses hommes de main.
Je m'adossai au mur d'enceinte fraîchement repeint d'une somptueuse bâtisse, invisible car caché par la nuit. Je souris en croisant le regard d'une chouette qui était perchée au sommet d'une des colonnes du mur que je touchais. Ses beaux yeux jaunes, ôtèrent toute envie de tuer en moi et je m'enfonçais quelque peu dans la ruelle, pour être sur que personne, hormis quelqu'un qui me chercherait, me trouve.
Ce qui était le cas d'ailleurs.

- Tisseur de Guerres, la Confrérie des Ombres a besoin de tes services.
J'inclinai la tête en marque de respect envers mon supérieur hiérarchique, une talentueuse Ombre dont la beauté n'égalait que son agilité et son talent pour les évasion et les vols à la tire. Je n'étais qu'un associé de la Confrérie des Ombres mais j'avais tant aidé cette dernière que l'on me considérait comme un membre à part entière. Je répondis sur un ton volontairement avenant :
- Je vous écoute Ma Dame.
- Nous avons plusieurs contacts à Madorass. Et l'un des plus éminents d'entre nous pose problème : il semblerait qu'il ait décidé de rompre le contrat qu'il a fait avec nous. Malheureusement ce n'est pas le genre de contrat que l'on peut rompre. En collaborant avec nous, il a appris certaines choses que nous ne voudrions pas voir révéler au grand jour. Rien d'important heureusement. Et d'ailleurs il a déjà probablement balancé tout ce qu'il sait mais... Et bien nous voulons le punir et en faire un exemple.
- Un simple meurtre ? Mais avec joie. Donnez moi plus de précisions sur ma proie. M'enquis-je, le regard empli d'une cruelle et morbide impatience.
- Il s'agit de Sire Montgomery. C'est un noble à la tête d'une grande fortune... Grande fortune amassée par divers coups bas et autres bassesses. Il s'est d'ailleurs beaucoup servi de nous... D'où la dette éternelle qu'il a envers la Confrérie des Ombres. Mais pour une obscure raison, il a cessé de nous faire parvenir les informations concernant les affaires des nobles à Madorass, ce qui est un véritable handicap, avouons le.
- Je dois le tuer et trouver un remplaçant en usant de mes talents de manipulation.
Elle avait acquiescé et je m'étais empressé de partir. Enfin elle m'avait tout de même fait parvenir un corbeau alors que j'étais sur la route de Madorass pour me prévenir que je devrais contacter un assassin professionnel, un certain Darion Sombrelame. Car ma proie était bien trop protégée et il fallait absolument qu'elle meure. En outre, le tueur devrait disposer d'informations cruciales pour mener à bien l'exécution du noble.


Darion Sombrelame, hein ?
Un beau nom qui reflétait à la perfection sa qualité d'assassin et probablement un penchant certain pour le meurtre et les ombres de la nuit. Il avait été prévenu de ma venue et c'était même lui qui s'était débrouillé pour me faire parvenir une lettre dans laquelle il m'indiquait où nous allions nous rencontrer. Je savais qu'il s'agissait probablement d'un piège mais j'avais conscience que dans tous les cas je n'aurait pas de mal à m'échapper... Des bruits de pas me tirèrent de mes pensées et je vis une silhouette s'approcher de moi. A sa façon de marcher, je compris aussitôt qu'il s'était volontairement montré à moi. Une lame scintilla dans sa main droite et je sortis Tromperie de son fourreau.
Deux couteaux dans le noir.
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Darion Sombrelame
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Race : Demi-démon : Ombre humaine
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Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

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Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] _
MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyLun 7 Jan 2013 - 17:58

La cité royale était vraiment impressionnante. Darion avançait parmi les paysans et habitant de la ville sans que ceux-ci ne se soucient le moins du monde de sa présence, bien qu'il ne veuille juste que les asservir. Il aurait put lancer là maintenant son voile d'ombre, et soumettre environ la moitié de ses moutons à sa volonté en un instant mais cela aurait été stupide. Il prendrait la cité un jour, à l'aide de Carl et de son nouvel allié, le séraphin déchu...

Le nécromancien était allé piller quelques tombes afin de leur apporter un peu d'argent pendant que le séraphin était chargé de purger leur nouvelle demeure, encore secrète pour la population.

Alors que les évènements des pics étaient encore frais dans sa tête, Darion s'était rendu dans cette cité afin de se débarrasser de tout ce qui le liait à son ancien vie d'assassin au service du royaume. Sire Montgomery... Cette ordure en savait long sur l'ombre et son passé, aussi fallait-il vite le tuer afin de se faire disparaître des yeux du monde. Une vie, qui permettrait d'en prendre pleins d'autres, un marché équitable, sauf pour la victime. Darion avait profité de sa route pour faire jouer ses connaissances, et parler avec la confrérie des ombres, afin d'être "aider" par leurs services dans son oeuvre. Ils voulaient le tuer et lui aussi, autant s'allier en ce cas n'est-ce pas ?

Tournant à une ruelle, l'ombre s'arrêta devant un mendiant qui le fixait d'un regard triste. Il observa l'assassin et s'arrêta sur son masque, avant de lui sourire à pleines dents. Cet homme était un brigand, s'était évident et il devait sûrement attendre que les gens ne passent pour les égorger. Darion marcha devant lui, faisant flotter sa cape bleu-nuit et souriant sous son masque. Le mendiant se jeta sur lui de manière silencieuse. Mais pas assez pour l'ombre, qui le transperça de multiples piques partant des ombres murales. Le pauvre homme resta un temps en l'air alors que des flaques de sang tombaient sur le pavé gris de la ruelle pour finalement s'écrouler dans un fracas sur le sol. Ces êtres misérables recouvraient les ruelles, et lorsque les choses bougeront, Darion était certain que le voile d'ombre en ferait des alliés intéressants.

Il avait un contact qu'il devrait voir avant l'attaque, afin de régler les "détails" de leur opération. Il envoya une lettre marqué du sceau de l'ombre à l'assassin et lui donna le lieu de rendez-vous. Alors que le soleil laissait place aux ombres, Darion avança en direction de la ruelle du rendez-vous. L'autre assassin avançait vers lui de manière lente mais sûre. Darion reconnut facilement l'être à son nez, ayant eu connaissance par son contact de la confrérie de l'apparence peu commune de son nouveau "partenaire".
Faisant apparaître une dague d'ombre, le signe qu'il était l'assassin, l'ombre observa son allié potentiel faire de même. Faisant raisonner sa voix il déclara :

- Dans les nuit, je prends la vie. Dans le lumière, j'éviscère. Sombres sont les ombres. S'exalter dans le péché. Telle est la volonté des associés.

L'assassin en face de lui rangea son arme alors que Darion faisant disparaître sa dague, se téléporta derrière Tengumen. Celui-ci se retourna et sorti à nouveau son arme, alors que Darion s'évanouissait dans les ombres en un nuage de fumée noire.

- N'aie crainte, couteau nocturne, je suis Darion Sombrelame, ombre mortelle. Dîtes-moi, lame au nez rouge, prenez-vous du plaisir à tuer ? Peu de gens reconnaissent ce que leurs instincts primaires leurs demandent... Ils se cachent dans une vie calme et vouée à l'honneur et la bravoure. Frustré par cela ils finissent par se sacrifier ou mourir bêtement. Faites vous partie de ces idiots ? Ou bien laissez-vous libre cours à vos démons ?

Le tueur ne répondit rien, et se contenta de retirer sa capuche et de sourire, sans savoir où l'ombre se cachait. Darion réapparu devant lui, un coeur encore chaud dans la main, le coeur du mendiant tué un peu plus tôt.

- Ce genre de choses, ne sont rien pour moi. J'ai laissé mes instincts me guider il y a fort longtemps, fusionnant avec la magie noire elle même. Vous n’êtes pas un orc normal n'est-ce pas ? Je sens en vous autre chose, une force assombrie qui ne demande qu'à apparaître...

L'ombre enleva ensuite son marque et sa capuche, faisant apparaître sa chevelure blanche, ses yeux rouges, et ses oreilles pointues, ainsi que les marques sur son visage.

- Ceci, est le résultat de cette fusion. On pourrait dire de moi que je ne suis plus humain, quoique je le suis encore partiellement, même si mon coeur n'existe plus depuis des lunes...

Il fît ensuite éclater le coeur à l'aide de petits liens d'ombre, et replaça son masque et sa capuche. Il tendit ensuite les dernières infos sur leur cible, les trajets que celle-ci empruntait avec sa garde, l'emplacement du manoir, les infos concernant sa famille, ses richesses, tout ce qu'il fallait à un membre de la confrérie des ombres.

- Le sang va couler très bientôt dans cette ville... Et j'espère qu'avec votre aide celui de Sire Montgomery coulera également.
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MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyLun 7 Jan 2013 - 20:07

Je m'inclinai devant lui, comme à mon habitude devant les personnes qui méritaient mon respect. Puis déclarai enfin en regardant d'un air amusé les restes sanguinolents du coeur qui venait d'éclater, sous la pression des ombres que mon interlocuteur semblait maîtriser :
- Laisser libre cours à mes démons ? Il semblerait que j'en sois un moi-même, si j'en crois toutes les injures et les regards méprisants que je reçus. Mes pulsions... Si je les laissai me guider, je repeindrais ce monde avec le sang de tous les innocents. Et les gens comme nous n'auraient plus de quoi s'amuser, ainsi tu comprends pourquoi je me contiens. Je posai ma main droite sur mon coeur et continuai. Mon coeur de chouette souffre atrocement et il n'y pas d'autre remède que de donner cette douleur aux autres. Et j'ai découvert que j'étais né pour cela, que mon destin était lié à jamais à la souffrance et à une délicieuse et insupportable tâche qui m'incombe. Vois-tu, il semblerait que je sois tombé amoureux de la douleur, je l'ai même épousé. Je suis son esclave et elle m'appartient...
Je plongeai mon regard dans les orbites de son masque et ne lut rien d'autre que la froideur d'un glacier. Je souris puis détournai le regard et rangeai Tromperie dans son fourreau avant de laisser Perfidie respirer l'air chargé de sang de cette nuit. Darion contempla ma lame un instant puis me regarda, toujours à travers son masque.
- Je suis le Tisseur de Guerres. Mais tu peux m'appeler Tengunem En...
Il acquiesça puis pointa du doigt le mur d'enceinte contre lequel je m'étais appuyé un peu plus tôt. Je compris aussitôt que c'était la résidence de notre proie. Je me félicitai intérieurement d'avoir rencontre cet homme (ou cette chose...) car sans lui je n'aurais eu aucune informations sur Sire Montgomery. D'un agile mouvement, il bondit sur une des colonnes de marbre et je le suivis en silence, drapé dans mes habits noirs. Ma capuche était relevée, même si ma peau était d'un rouge vif, elle ne me trahirait pas tant cette nuit était obscure. Et cette noirceur semblait comme émaner de mon compagnon de chasse... Quel curieux être humain. Accroupis sur le mur, nous contemplions un instant les beaux jardins qui entouraient le manoir. J'étais surpris que de telles propriétés puisse exister dans la capitale, comme si tout devait être étroit et petit dans une ville aussi peuplée. Ainsi la richesse et le dédain pour la discrétion était vraiment partout.
Du haut de notre perchoir nous voyions tout : les nombreux soldats et mercenaires qui effectuaient des rondes autour de la majestueuse bâtisse, deux énormes chiens (plus proches des ours que des loups à mes yeux) étaient maintenus en "laisse" au moyen de lourdes chaînes. Leur odorat risquait d'être un problème. Il nous fallait les tuer rapidement, sans quoi ils ne tarderaient pas à donner l'alerte... Je montrais de la main l'un des molosses et Darion devina aussitôt qu'ils seraient notre priorité. Je lui décochai un sourire carnassier, celui d'un prédateur affamé qui se réjouissait à l'idée de chasser... Et de festoyer.

L'herbe était fraîche et délicieusement agréable pour mes pieds nus. Je m'accroupis immédiatement après avoir touché terre, et jetai un oeil au molosse que je devais abattre. J'étais toujours sous le vent et il ne pouvait pas sentir mon odeur pour l'instant. Sans départir de mon sourire je commençai à avancer prudemment vers lui. Attaché au mur, il me tournait le dos et ne me voyait pas arriver... Un mercenaire en armure de cuir légère était debout non loin de lui, le regard vide. Je rasai le mur sur quelques pas puis mon bras frappa. Perfidie mordit la chair canine avec haine et férocité, mais le tout dans le silence le plus total. Et la tête massive de l'animal tomba au sol sans bruit, tandis que son sang teintait l'herbe d'un beau rouge. Le garde souleva la tête et croisa mon regard l'espace d'un instant.
Je pus voir la surprise et l'affolement danser au creux de ses yeux. Bientôt remplacé par une terreur noire. Avant même que le moindre son ne s'échappe de sa gorge, j'avais pris appui sur le mur d'enceinte pour me projeter sur lui. Tromperie lui transperça la gorge discrètement, le faisant taire à jamais et j'accompagnai la chute de son cadavre pour éviter qu'il n'attire d'autres personnes. Un coup d'oeil vers Sombrelame m'indiqua qu'il avait lui aussi massacré la bête et qu'il avait commencé à faire tomber les têtes de mercenaires. Je réprimai un éclat de rire puis me jetai sur la prochaine proie avec une sauvagerie silencieuse digne d'une panthère noire.
Mon court sabre avait perforé son coeur d'un mouvement vif tandis que mon poignard lui ouvrait la trachée. Ce fut un véritable déluge sanguin qui s'écoula sur le beau jardin de Sire Montgomery. Je traînai le cadavre jusqu'à un coin d'ombre, où reposait déjà ma première proie humaine du jour. Il ne fallait pas que l'on tue tous les gardes qui patrouillait dans en dehors du manoir, cela éveillerait les soupçons de quiconque jetterait un coup d'oeil par la fenêtre. Darion surgit derrière moi, venant de nulle part et je murmurai :
- Le sang a assez coulé dans ces beaux jardins. Que dirais tu de se tourner vers le manoir afin de faire couler un sang plus noble ? Et je ne doute pas que nous pourrons encore beaucoup nous amuser à l'intérieur...
Je léchai mes lèvres éclaboussées de sang.

[HRP : n'hésite pas à me dire si je fais avancer le RP trop vite ^^']
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyLun 7 Jan 2013 - 21:43

Darion écartelait ce pauvre mercenaire alors que le calme était toujours présent dans les jardins de Montgoméry. l'ombre se dirigea vers Tengumen, afin de voir comment il s'en sortait. Marchant dans les ombres, il apparu à ses côtés alors qu'il empilait les corps dans un coin d'ombre.

- Le sang a assez coulé dans ces beaux jardins. Que dirais tu de se tourner vers le manoir afin de faire couler un sang plus noble ? Et je ne doute pas que nous pourrons encore beaucoup nous amuser à l'intérieur...
- Je suis bien d'accord. Mais avant ça laissez-moi faire disparaître les corps.

Darion leva ensuite la main, faisant vibrer les ombres qui attrapèrent chacun des corps et les soulevant à un mètre de hauteur, avant de les plonger dans une flaque d'ombre juste devant lui. Un craquement sinistre se fit entendre, les os se faisant broyer par le royaume des ombres.
L'ombre ricana doucement, avant de se retourner vers l'autre assassin.

- Mettons nous en route.

Ils s'élancèrent tous deux vers l’intérieur du bâtiment, le tisseur de guerre longent les murs et passant dans l'obscurité alors que Darion se téléportait d'ombres en ombres. N'importe laquelle d'entre elles pouvaient être une arme ou son refuge, même un vulgaire papillon devenait mortelle en sa présence.

Une fois à l'intérieur du bâtiment, ils neutralisèrent facilement les deux gardes en poste, puis ils se dirigèrent naturellement vers le second étage. Là, Darion bifurqua jusqu'à se diriger vers la salle des archives. Il déclara à l'assassin qu'il pouvait le suivre s'il le désirait, mais que cette voie là ne menait qu'à un massacre de papiers poussiéreux, à moins qu'il ne soient chanceux...

[Hrp] Désolé du pitit post mais la fatigue du travail et des raisons irl m'empêche de bien prolonger le truc. Tu es libre de choisir de m'accompagner ou non, et de choisir ce que l'on rencontrera ^^ [/Hrp]
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MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyMer 9 Jan 2013 - 17:48

Un massacre de papier ? Ainsi cet homme avait des choses à cacher... Pas étonnant après tout. Sans un regard je suivis le couloir jusqu'aux prochains escaliers. Je devais trouver un successeur à Montgomery, une personne qui soit loyale à la Confrérie des Ombres, pas comme son idiot de père que j'allais bientôt égorger. Mon sang bouillonnait en moi... Mon envie de tuer explosait en moi, et je sentais la noirceur de mon âme envahir le manoir tout entier, comme si ma seule présence allait le faire sombrer dans la folie. Je détestais la magie et pourtant... Je sentais cet art obscur, noir et mauvais, qui m'appelait du plus profond de mes entrailles.
Ce soir ne faisait pas exception. Je reniai ces étranges désirs qui n'en étaient pas et continuai à avancer. Le couloir richement décoré était éclairé par de belles chandelles fixées aux murs. Fort heureusement, elle ne diffusait qu'un éclairage diffus et faible, créant multitudes d'ombres au sein desquelles je me dissimulai. Des bruits de pas parvinrent à mes oreilles : j'ouvris silencieusement la fenêtre et plongeai à l'extérieur avant de me rattraper in extremis au rebord. Suspendu ainsi sous la fenêtre, j'étais facilement visible aussi je me hissai sur le rebord de la fenêtre avant de me percher sur le porche qui la surplombait, le tout en une fraction de secondes. La chouette vue plus tôt était assise à mes cotés et me regarda les yeux ronds. Je lui chuchotai quelques mots et elle alla se poster sur une branche d'un arbre planté en face de la fenêtre.
Je me liai rapidement avec elle et je pus voir le garde, richement habillé, s'approcher de la fenêtre puis passer la tête dehors, dans l'espoir de comprendre pour quoi elle était ouverte. Je repris subitement possession de mon corps, me penchai en avant et décapitai le pauvre homme d'un rapide mouvement de bras. Une joie explosa en moi : je me sentais tellement vivant... Je traversai à nouveau la fenêtre et poussa le cadavre sur le coté. Le sang qui s'échappait à gros flots de son cou tachait le tapis mais je n'en avais cure. Je le traînai jusqu'à une porte que j'ouvris discrètement avant d'y jeter un oeil. Une personne qui j'identifiai comme un domestique (au vu du mobilier) y dormais à poings fermés. Je posai le cadavre sur son lit juste à coté du majordome puis quittai la chambre.
-Je m'ennuie... Et voilà que je me mets à parler tout seul.
L'air frais me manquait. A ce que je détestais être entre quatre mur ! Je m'éclipsai à nouveau par une fenêtre que je laissai ouverte et me hissai sur le toit avec aisance. Vu d'ici le Manoir paraissait immense avec ses milliers de tuiles noires. Un véritable labyrinthe de corniches... Je m'élançai, courant avec agilité sur les toits, sautant de cheminée en cheminée, respirant allègrement l'air frais de la nuit. Je m'arrêtais néanmoins pour examiner chaque fenêtre : il me fallait trouver la chambre du fils de Montgomery. Il me fallait le lier à la Confrérie des Ombres.
-Et pour ce faire, je vais arracher, déchirer les liens d'amour qu'il entretient avec son père.

L'enfant dormait profondément lorsque j'entrai dans sa chambre par la fenêtre. Celle ci était fermé mais il ne m'avait pas fallu longtemps pour crocheter le mécanisme simple et ainsi l'ouvrir de l'extérieur. Le gosse était écrasé par une bonne dizaine d'épaisses couvertures, mais sa petite tête blonde dépassait des édredons. Il devait avoir entre sept et neuf ans. Parfait, il était facilement manipulable... Mais avant de la réveiller, il me fallait trouver quelques importants éléments.
Je fouillai méthodiquement et silencieusement sa chambre et trouvai ce que je cherchais au bout d'une dizaine de minutes : une lettre écrite de la mère du petit. Celle-ci était morte il y a un an ou deux si j'en croyais les informations de Darion. Je rangeai le papier dans des plis de mon vêtements et m'accroupis devant le grand lit à baldaquin. Je pris le visage le plus avenant possible et posai ma main sur l'épaule de l'enfant qui se réveillai.
Il faillit pousser un cri de terreur en m'apercevant mais je couvris sa bouche de ma main et prononçai d'une voix douce et calme :
-Chuuut... N'ai pas peur mon enfant, je ne te veux aucun mal. Au contraire. Tu pourras crier si tu en as encore envie une fois que je t'aurais tout dit d'accord ?
La peur avait quitté ses yeux, il n'y subsistait que la fatigue et l'étonnement, mêlé à un peu de suspicion. Il hochai la tête lentement aussi je retirai ma main de devant sa bouche et continuai, prenant un ton dramatique, tragique :
- Ne sois pas effrayé par mon visage de démon, ça n'est qu'un masque... Vois-tu là d'où je viens, les démons persécutent les âmes et mon devoir et de repousser et de faire peur à ces démons. Je ne fais pas partie de ce monde, ou plutôt je n'en fais plus partie... Et je ne suis pas là par hasard. C'est ta mère qui m'a demandé de venir. Soufflai-je avec douceur. Je vis une larme briller dans l'oeil du gamin mais la suspicion y était toujours profondément ancré. Je poursuivis : Je me doute que tu ne me crois pas. Peut-être comprendras tu lorsque tu recevras une lettre de ta mère à chacun de tes anniversaires. Ta mère t'aime tu sais ? La mort n'a pas pu tué tout l'amour qu'elle porte pour toi. Seulement le monde auquel elle appartient désormais est très éloigné du tien, et seul les âmes comme moi peuvent venir dans celui-ci : je suis un Messager. Es-tu prêt à entendre le message de ta mère ?
-Ou- Oui...
-Elle veut que tu lui pardonnes. Elle sait que l'on t'as dit qu'elle était morte terrassée par une violente maladie... Ce qui est faux. L'enfant poussa un hoquet de stupeur. Ta mère estime qu'il te faut connaître la vérité : c'est un homme qui a tué ta mère. Et c'est homme tu le connais tout particulièrement car il s'agit de ton père.
-Non... Non c'est faux. Papa n'aurait jamais...
-Pardonnes ta mère, la vérité est cruelle. Si tu dois haïr, c'est celui qui t'a arraché l'amour de cette femme en lui prenant la vie que tu dois détester. Ton père n'a jamais été celui que tu crois. Il a fait partie d'une bien curieuse famille, non pas celle que tu connais, je ne parles pas de ces oncles et tantes. Non, je parle d'une tout autre famille, qu'il te faudra rencontrer. C'est le dernier souhait de ta chère mère.
-Une famille ? De quoi est-ce que vous parlez ? Je ne comprends plus rien... Taisez-vous, allez-vous en...
-Oh je vais partir. Mais toujours tu te souviendras que c'est ton père qui a tué ta mère... Oh mais tu ne crois certainement pas. Peut-être que les mots de ta mère sauront te convaincre. Elle te manque n'est-ce pas ? La mort est affreusement triste ne trouves-tu pas ? Laisse moi te dire une chose qu'une grande femme m'a dit : "on dit de la mort qu'elle est triste, et pourtant la vie l'est bien plus." C'est ta mère qui me l'a soufflé en m'envoyant ici. Tu vas souffrir, portant le fardeau des péchés de ton père. Tu vas souhaiter la mort. Et c'est à ce moment que tu vas rejoindre la famille que ta mère veut te voir intégrer. Et elle pourra enfin te voir sourire.
Je ponctuai mes paroles d'un grand sourire. J'ouvris grand les bras, bondis en arrière et me posai sur le rebord de sa fenêtre.
-N'oublie pas la femme qui t'as aimé au point de se sacrifier pour toi.
Je me transformai en hibou et plongeai dans l'air frais de la nuit. Je décidai de laisser la fenêtre ouverte : à son réveil, l'enfant se demandera probablement si tout cela n'avait été qu'un rêve et cela l'aiderait à comprendre que tout est bien réel. Je ricanai intérieurement : ce pauvre enfant... J'avais planté une graine dans son coeur, une graine qui ne cesserait de le corrompre. Rongé par la culpabilité : celle de savoir que sa mère est morte pour le sauver. Et les péchés de son père pesant violemment sur ses épaules... La vérité lui sera caché à tout jamais : son père allait mourir cette nuit.

Et cet enfant allait souffrir toute sa vie.
Il sera un bien docile outil pour la Confrérie des Ombres, à condition que "sa mère" lui envoie des lettres à chacun de ses anniversaires. Je me posai sur le toit du manoir et repris ma forme d'Orque Écarlate. Je sortis la lettre de sa mère que j'avais dérobé puis sortis une plume, un encrier et une feuille vierge des pans de mes vêtements. J'étais si prévoyant. Je m'appliquai à copier très exactement la fine écriture de la mère de l'enfant que je venais de manipuler. Lorsque je fus suffisamment fier du résultat, je sortis une autre feuille et écris ces quelques mots :
"Je t'aime mon fils."
Je m'engouffrais en silence dans la chambre du gamin qui s'était rendormi, rangeai la lettre que j'avais volé et plaçai celle que je venais d'écrire sous un oreiller. Je repartis comme une véritable ombre et me posai à nouveau sur le toit. La chouette attendait mes ordres, ses beaux yeux jaunes rivés sur moi. Je murmurai quelques paroles à son attention et elle effectuai plusieurs fois le tour de la riche demeure, tandis que nos âme était liée. Je localisais enfin Sire Montgomery : dans la salle de bal, en compagnie d'un grand nombre de garde.
Ils étaient en train de prévoir, d'organiser quelque chose. Comme la fuite du noble par exemple... Je pénétrai à nouveau dans le manoir par une fenêtre que j'avais ouvert plutôt et me dirigeais à pas de loup vers ma proie. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je croisai une Ombre quittant la salle des archives.
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyLun 21 Jan 2013 - 11:33

Apparemment, il allait laisser Darion tranquille dans les archives...

Passant par les ombres, il commença à se diriger vers la salle des archives. Il ne croisât que quelques gardes, qu'il tua assez facilement, avant de se retrouver devant la fameuse salle.
La porte n'était pas très gardée et ne disposait pas d'un quelconque verrou ou autre objet sécurisant l'entrée. Formant un bélier d'ombre, Darion força la porte, entrant en trombe dans la salle où des papiers voletaient ça et là. La salle était incroyablement grande par rapport à ce qu'elle laissait croire. Des grandes armoires classées par ordre alphabétique se trouvaient sur la gauche de la salle alors qu'un bureau où des parchemins vierges et un encrier attendaient qu'on les utilise.

Darion s'avança jusqu'au bureau et inspecta les tiroirs, afin de voir s'il n'y avait aucun objet caché. Une fois l'inspection terminée il se dirigea vers les armoires et commença à bouger son doigt de la lettre A jusqu'à la lettre D.
Il continua à mouvoir sa main jusqu’à tomber sur un grimoire nommé "Darion l'éclat". Il retira le dossier et commença à inspecter son contenu sur le bureau d'écriture. Toutes les missions qu'il avait fait sous la coupe de ce noble se trouvaient là, toutes les infos nécessaires à trouver l'ancienne vie de l'ombre étaient inscrites là dedans. Son passé, sa famille, son histoire, tout étaient rédigé dans les premières pages. Suivaient ensuite son profil physique maintenant erroné ainsi que l'avis de Sir Montgomery sur sa personnalité. Là dessus, le noble n'avait pas tapé très loin.
Darion invoqua alors plusieurs loups à partir des ombres de la pièce et ordonna de déchiqueter ce vulgaire bouquin. Peu de temps après, il ne restait que des miettes du passé de l'ombre et elle était libre de construire sa véritable histoire. Avant de quitter la pièce, Darion pensa à quelque chose d'amusant. Il chercha dans les armoires la lettre C pour finalement tomber sur le livre intitulé "Confrérie". Il s'empara du grimoire et analysa son contenu. Comme pour lui, touts les contrats avec la confrérie étaient marqués sur les pages jaunâtres et chaque "employé" différent avait eu le droit à un profil psy et physique entièrement rédigé. Darion s'empara alors du livre, ordonnant à ses ombres de détruire le reste de la bibliothèque.

Quittant la salle des archives, l'ombre tomba nez à nez avec Tengunem qui semblait de retour de quelque part, sûrement avait-il dut préparer la succession de al richesse de Montgomery, chose habituelle lorsqu'un contractant devenait trop dangereux. Ils avancèrent donc vers la chambre du noble alors que les gardes préparaient la fuite du noble.
Ils arrivèrent devant la chambre de Sir Montgomery et observèrent avec surprise la vingtaine de gardes qui se trouvaient devant eux, leur bloquant la route. Poussant un long rire sinistre, Darion déclara à son partenaire de chasse :

- Je me charge de ces minables. Avancez jsuqu'à la chambre de ce noble, et commencez à jouer. Je vous rejoints dès que leur âme sera mienne...

N'attendant aucune réponse, l'Ombre disparut, passant par la marche nocturne. Il trancha sur son passage les jambes des gardes les plus proches alors qu'il voyait depuis les ombres Tengunem se faufiler discrètement vers la chambre. Les gardes n'eurent même pas le temps de le repérer puisque leurs ombres se changèrent en leur clones et les attaquèrent violemment. Darion attrapa tour à tour les pauvres mercenaires et les entraîna dans le royaume des ombres, les égorgeant une fois dans les ombres. De l’extérieur, on aurait dit que les gardes se faisaient aspirer par leur ombre avant de juste donner un dernier cri affolé. Commençant à paniquer, ils tentèrent de s'enfuir mais furent attrapés par les liens d'ombres de Darion. Il s'avança vers eux alors qu'ils se débâtaient péniblement pour sortir de son étreinte. Il arracha le coeur du garde le plus proche et continua à le faire battre grâce à la magie. Ce côté spectacle l'amusait terriblement. Il frissonna de plaisir lorsqu'il posa le coeur sur la tête du second mercenaire et que celui-ci pleura en balbutiant une demande pour épargner sa vie.

- Pi...Pitié ! Ma femme m'attend ! JE.... JE NE VEUX PAS MOURIR ICI! Prenez leur vie, à eux derrière moi! Mais je vous en prie ! Pas moi !
- Accordé.

L'homme souffla de soulagement, avant de se mettre à lamentablement pleurer en assistant à la mort de ses anciens frères d'armes. Chaque mort était on ne peut plus spectaculaire. Membres arrachés, tête coupée, éviscérer. Tout était moyen à faire couler le sang. Une fois les autres gardes morts, Darion libéra le pauvre homme et lui montra la sortie. Le garde s'élança assez vite mais fut rattrapé par Darion qui lui chuchota, insufflant de l'ombre dans le corps de l'homme:

- Quand tu rentreras chez toi, viol puis égorge ta femme. Je veux que tu répandes son sang dans ton foyer, tue tout ce qui t'étais cher, puis rejoins-nous dans les montagnes, tu y seras accueillit à bras ouverts, en tant qu'assombri.

L'homme trembla un temps avant que ses yeux ne se teintent d'une lueur verte, et qu'il ne se retourne frappant sa poitrine et déclarant :

- Oui, mon maître.

Satisfait de son oeuvre, Darion quitta l'anti-chambre et rejoignit son compagnon dans le lieu de vie de Sir Montgoméry. Il y trouva le noble fraîchement blessé et à terre, tentant péniblement de se relever. Darion ricana devant la posture misérable du noble, déclarant :

- Finalement, on est tous aussi pitoyable face à la mort, que l'on soit riche ou pauvre.

Il fit ensuite apparaître une dague et regarda Tengunem qui sortit l'un de ses magnifiques couteaux. Ils s'élancèrent tout deux sur le pauvre homme et lui plantèrent leur lame dans le corps.

Deux couteaux dans le noir.

L'homme rendit son dernier souffle, alors que Darion s'approchait de l'assassin et lui tendait le grimoire.

- Tenez, considérez ça comme un cadeau pour la confrérie. A l'intérieur se trouva la raison de la rupture de partenariat de ce misérable et toutes les informations sur vos assassins et voleurs. J'espère que ce grimoire vous sera utile.

Il s'avança alors, et se plaça sur le siège ornée du noble, posant sa tête sur son gant et après un long ricanement.

- Vous savez, vous risquez d'entendre parler de moi très bientôt, et pas en bien. Peut-être même aurez-vous un contrat sur ma tête. Mais sachez une chose, je ne désire pas le mal à la confrérie, tant que celle-ci ne désire pas le mal à mon égard, ou à celui de mes "amis". Vous êtes un allié appréciable, mais vous disposez d'une force cachée que vous n'utilisez malheureusement pas à son plein potentiel. Voila ce que je vous propose Tengunem En, je peux vous aider à développer ce pouvoir, cet instinct en vous qui ne demande qu'à être libérer et à semer la mort. Avec un peu de mon aide, vous pourrez mieux exploiter ce don naturel. Vous n'aurez aucun effets néfastes je vous l'assure. Tout ce qui vous arrivera sera votre désir instinctif, et ne sera pas de mon oeuvre. Je ne vous cache pas que je ne fais pas cela gratuitement. Vous serez un amplificateur de mon pouvoir, vous n'en subirez aucune séquelle mais vous pouvez être considéré comme un réceptacle, capable de faire "résonner" mes ombres. Mais jamais, vous ne sentirez cela, et jamais cela ne vous pénalisera. Sachant tout cela, voila ce que je vous propose alors que notre "contrat" arrive à son terme. Je serais demain toute la nuit dans al fameuse ruelle où nous nous sommes rencontrés. Si vous acceptez mon don, rendez-vous y et déclarez la phrase que j'ai prononcer à notre rencontre, la suite, je m'en charge. Vous êtes libre de ne pas vous y rendre, et de refuser mon don, si vous ne me faites pas confiance. Le choix est vôtre, ombre écarlate.

Terminant sa phrase, Darion disparut dans les ombres après un long rire qui résonna dans le manoir tout entier. Le lendemain, il apprit avec plaisir qu'un homme qui travaillait dans le manoir avait massacrer sa femme et avait quitté Madorass. Laissant la matinée passer, il se plaça dans la ruelle du lieu de rendez-vous et attendit, peut-être Tengunem allait-il accepter son offre ?

[Hrp] Désolé du temps de réponse, vraiment navré! ^^ Tu es libre de choisir ma corruption, les effets qu'elle entraînera ne seront décrits que par ta personne et ne seront "néfastes" que si tu le désires. Cela ne lie en rien ton perso au mien, car cette corruption ne sera pas liée à un fragment de mon âme mais un peu de mon sang. Tu choisis donc, d'accepter l'offre ou non, c'est comme tu veux Very Happy [/hrp]
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MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyMar 29 Jan 2013 - 16:01

Je me tenais au-dessus du corps du noble, Tromperie dégoulinant encore de son sang bourgeois. Je furetai quelque peu dans la salle, ici et là, jusqu'à enfin trouver une lettre manuscrite de ma victime. Je l'étudiai un court instant puis la déchira et la glissa dans ma poche. Je me saisis d'une feuille vierge et nota quelques simples mots en imitant l'écriture de Montgomery.
"Je suis désolé."
Je fis tomber quelques gouttes de sang sur la feuille puis la laissa choir aux cotés du cadavre. Un sourire prédateur ornait mon visage. J'avais accompli ma mission... Mais ça n'était pas la seule chose que j'avais accompli. Ce Darion, cette Ombre m'avait proposé ce que je désirais. Devenir plus que ce j'étais actuellement. Révéler ce qui était tapi au fond de moi.
Je sentis mon coeur s'emballer à cette pensée. J'ouvris grand une fenêtre puis m'élançai dans la nuit, courant sur les toits avec grâce et agilité. Lorsque j'aperçus enfin un arbre plus grand que les autres, je plongeai entre les branches silencieusement et m'assis en tailleur, tout contre le tronc. Les paupières closes, je laissai mon esprit vagabonder. Mes noires pulsions remontaient à la surface... C'était cela qui se trouvait au plus profond de mon âme : un monstre dont la soif ne pourrait être étanchée. Ce violent désir de mort et de chaos. Désirais-je réellement cela ?
-Oui.
Lorsque je rouvris les yeux, je sentais la Mort qui m'enlaçait amoureusement. J'acceptai son étreinte et m'endormis parmi les feuilles... Et les chouettes.

Le soleil jouant sur mon visage à travers le feuillage me réveilla. Aussi frais que possible, je me relevai d'un bond, tenant en équilibre sur une branche quelques secondes avant de bondir au pied de l'arbre. C'est à pas lents et calmes que je quittai le parc qui m'avait permis de dormir et je m'employai à rejoindre la ruelle dans laquelle Darion m'attendait. Mais était-ce une bonne idée ? Il utilisait la magie... Cette magie que je détestais : elle était l'arme des faibles. Et pourtant, même sans magie, cette Ombre m'avait montré qu'il était tout sauf faible.
La magie le rendait plus fort, plus dangereux. Plus mortel. Et c'était bien ce que je désirais, non, ce dont j'avais besoin pour mener à bien ma sinistre tâche. Peu importe s'il me fallait recourir à la magie, je devais repeindre ce monde avec son propre sang. J'arrivais enfin en vue de la fameuse ruelle. Je souris : même en plein jour, elle se trouvait plongée dans l'obscurité, un véritable coupe-gorge. Mon sourire s'élargit lorsque je l'aperçus : une Ombre parmi les ombres. Alors que je m'enfonçais dans les ténèbres, je rejetai mon capuchon en arrière et le salua respectueusement, salut auquel il répondit. Puis avant même qu'il ne prenne la parole, je soufflai d'une voix paisible mais au sein de laquelle vibrait une folle avidité et une cruauté sans borne :
- Dans les nuits, je prends la vie. Dans la lumière, j'éviscère. Sombres sont les ombres. S'exalter dans le péché. Telle est la volonté des associés. Ce que vous voyez en moi... Laissez le éclater au grand jour. Laissez cette ombre écarlate qui vit en mon sein éclater de rire et massacrer sous la lueur de la lune comme sous les rayons du soleil. Aidez moi à répandre le chaos et le sang sur ce monde si gris.
Je m'agenouillai devant lui en une posture de soumission. Oh non je ne le reconnaissais pas comme mon maître mais si cela lui faisait plaisir de le croire, tant mieux. Je désirais simplement qu'il exauce mon sombre souhait. Il s'approcha un peu plus de moi et fit danser un poignard d'ombre sur ses doigts.
- Faites de moi une Ombre Écarlate. Aidez moi à tordre le cou à mon fardeau et à refléter les pires horreurs de ce monde. Je veux être le reflet du chaos.
Je ris à gorge déployée, présentant justement mon cou à la lame de Darion. D'un mouvement de poignet rapide, il se piqua le bout des doigt et m'entailla légèrement la gorge, avant d'apposer ses doigts sur ma plaie. Je sentis l'Ombre envahir mon être. Mes pulsions meurtrières n'avaient jamais résonné aussi fort ! Je plongeai mon regard doré dans le sien et je devina qu'il lut dans mes prunelles une haine farouche, mais pas envers lui, oh non. Je lui était redevable. Lorsque le rituel fut fini, je me sentais comme nouveau-né. Comme si je m'éveillai d'un long sommeil... Mais le cauchemar était à venir et je serait celui qui le porterait. Lorsque je me relevai, je ressentis le besoin impérieux de laisser Perfidie goûter à l'air, saturé de magie noire, de malignité et de mépris pour la vie.
Lorsque je tirai la lame, elle étincelait et je pus apercevoir mon reflet. Une peau noire et des cheveux rouges. Un regard vers le haut et je constatai que mes cheveux étaient pourtant toujours aussi sombre... Mon reflet exprima un rictus et je rangeai la lame, d'un air satisfait. Je... Non, nous étions deux désormais. Mon reflet et moi.
- Sire Darion. Merci. Ma lame est désormais à votre service, si vous le désirez.
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Darion Sombrelame
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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] _
MessageSujet: Re: Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame]   Deux couteaux dans le noir [Darion Sombrelame] EmptyMer 30 Jan 2013 - 15:43

Darion était heureux, Tengunem était vraiment une personne intéressante, et les ombres qu'il allait lui donner lui permettrait de devenir encore plus intéressant.

L'assassin posa un genoux à terre, ce n'était pas nécessaire mais Darion appréciait le geste. Il fit apparaître une dague d'ombre et se piqua les doigts, laissant la magie noire sortir de sa peau. Il trancha ensuite légèrement le cou de Tengunem et y posa sa main, commençant à le corrompre.

L'Ombre bascula dans l'esprit du démon-orque et y lut une haine profonde contre le monde. Un sourire se dessina sur les lèvres de Darion alors qu'il retirait sa main une fois la corruption achevée. Les choses avaient changées dans le corps de Tengunem et bientôt il connaîtrait le plein potentiel de ses nouveaux dons.

Reculant légèrement, l'Ombre observa l'assassin sortir sa lame et s'observer dedans. L'aura qu'il dégageait maintenant était plus forte, et emprunte d'une énergie plus forte et plus noire. Délicieuse.

- Sire Darion. Merci. Ma lame est désormais à votre service, si vous le désirez.

Un petit rire s'échappa de la gorge de Darion suite à la phrase de Tengunem. Une lame aussi douée au service de l'Ordre ? Voila qui promettait des choses on ne peut plus intéressantes... Reprenant son calme d'un seul coup, l'Ombre déclara :

- Oh oui je le désires, cher Tengunem. Tes dons pour le meurtre sont exemplaires ! L'Ordre du crépuscule t'accueilleras les bras ouverts, un couteau entre les dents au cas où naturellement... Si tu souhaites devenir un assombri, tu le peux, mais règle tes affaires avec la confrérie tout d'abord. Vas y, rends ton contrat, puis quitte les, ou dis leur qu'un pacte est réalisé entre toi et nous, et qu'ainsi nous protégeons tous nos intérêts... Une fois tes affaires réglées, va aux grottes des montagnes de Feleth, cherche la forteresse secrète de "rempart nocturne", les ombres t'y guideront. Une fois là bas, un serment te seras demandé, tu y donneras ton nom, ta signature, et tu prêteras allégeance. En tant qu'assombri, tes pas seront libres de t’amener ou tu le désires, mais l'autorité de l'Ombre, et du Squelette seront incontestables. Oh et un dernière chose. La marque de l'ordre sera inscrite sur l'un de tes vêtements, qui devra être de couleur violet. Maintenant va, Tengunem En, lame de l'Ombre, et repeint ce monde en rouge...

Sur ces mots, Darion disparut dans un nuage d'ombres, et ne réapparut que la nuit tombée dans une ruelle proche. Si Tengunem désirait rejoindre l'Ordre du crépuscule, alors dans quelques jours Darion en serait informé grâce au lien qu'il entretient avec les assombris. C'était une belle nuit, la pleine lune dominant la cité royale. Darion marcha un peu dans les ruelles, éviscérant quelques brigands et tranchant avec sa faux d'ombres quelques innocents, histoire de semer le trouble dans la capitale du royaume.

Le roi avait déjà succombé, et quelque chose laissa croire que bientôt, bon nombres de personnes allaient elles aussi mourir...
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