''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Chat des villes, rat des champs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Humphrey Dempsey



________________

Humphrey Dempsey
________________


Race : Chat démon
Classe : Rôdeur
Métier : Tueur à gages
Croyances : Lait
Âge : 4 ans

Messages : 45

Fiche de Personnage : Miaou.


Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs EmptyMar 8 Jan 2013 - 21:09

...Quelque part dans les rues mal-famées de Madorass.

Cela faisait plusieurs heures que je errais dans la capitale royale.

Les rues m'étaient encore familières. Du moins celle d'un secteur en particulier. J'avais déjà eu l'occasion de fureter ici bas, lors d'un contrat qui m'a mené dans les égoûts J'y avais même fait une rencontre très singulière, avec un individu singulier dans un environnement...singulier. L'odeur d'un elfe que je devais pister m'avait mené dans les tréfonds putrides de Madorass, dans les canalisations suintantes, dans les évacuations lugubres qui circulaient sous le pavage de la ville sous les pas insouciants des humains. Et au bout d'une miséricordieuse entreprise d'exploration, j'étais tombé nez à nez avec Mo. Mo-le-Venin. Oui un être somme toute sympathique, mais avec des manières très peu communes, qui avait une façon bien à lui ( ou elle, je ne l'ai jamais su ), de démontrer son amitié envers moi. Suite à notre entrevue, je n'avais plus eu du tout de contact avec cette chose. Même en me retrouvant à nouveau ici, je ne pensais guère à aller fouiller à nouveau les égoûts. En repensant aux odeurs malsaines et pénibles qui y régnaient, mon museau se renfrognait.

Je trottai le long d'une avenue en pente, presque déserte, sans compter les quelques personnes, dont l'une d'elles retapait les gonds de sa porte, et une autre réarrangeait son jardinier sur le balcon à l'étage. Je fixai tout en avançant l'homme qui replaçait ses charnières sur sa porte, et esquivai alors de peu une rasade de défection urinaire qui tombait d'un autre balcon. Je levai les yeux et vit une femme rondouillette me regarder d'un air mauvais. Je n'étais qu'un chat noir, alors que pouvait-elle avoir contre moi? Elle tourna simplement le dos, comme si elle avait intercepté mes pensées de démon, et disparut. Un autre regard se posa sur moi. C'était le bourgeois qui essayait de réparer sa cloison. Il s'était arrêté dans sa tâche pour me regarder avec insistance. Je m'arrêtai à mon tour et émit un petit miaulement interrogateur dans sa direction. Il se dressa et j'aperçus le marteau dans sa main. Je reculai d'un seul pas méfiant. Je voulais absolument avoir l'air d'un simple animal errant, qui n'avait aucun projet particulier en tête – car, pour une fois, j'en avais véritablement aucun – alors j'avançai prudemment, faisant mine de baisser la tête et de miauler doucement pour obtenir une réaction plus affectueuse. Au lieu de ça, il émit un grognement de dédain en secouant la tête et en reniflant bruyamment. Il marmonna quelque chose du genre « Ah ces gardes gneugneugneu... » tout en se remettant au travail.

Intérieurement, je ne pouvais que constater l'humiliation que je venais de subir. Dans presque tous les cas de figure possibles, les humains, et même les autres races, étaient soudainement pris d'une tendresse affriolante et légère en me voyant, comme si j'étais le pauvre martyr d'une catastrophe qui se déchaînait sur moi sans que je ne le méritais. Apparemment, les bipèdes avaient toujours un faible pour tout ce qui était poilu et plus petit qu'eux, et qui présentait un aspect inoffensif par-dessus tout. Ce n'était pas mon cas, mais je ne faisais pas exception à la règle pour autant. Ainsi, cette démonstration ostensible d'hostilité me laissa pantois quelques instants, avant que je ne décidâ de reprendre ma route en oubliant cet incident.

J'étais arrivé en haut de la butte quand un homme surgit d'une porte, suivi de hurlements hystériques. Une bassine en acier voltigea à travers la rue, frôlant sa tête de quelques centimètres. Il reculait, ses deux mains levés autant pour se protéger que pour se soumettre à la furie de ce qui était à priori sa femme. Des noms d'oiseaux coulaient de la bouche de celle-ci avec une véhémence et une rapidité prodigieuses. Je n'en connaissais pas la plupart. Je n'étais qu'un chat, mais mes pérégrinations avaient laissé en moi l'empreinte vivace du langage châtié des mortels. Mais cette dame semblait en inventer au fur et à mesure que le rouge lui montait au visage. Mon bienfaiteur m'avait parlé tantôt de ces réactiosn agressives entre humains. Lorsqu'ils ne pouvaient pas – ou ne voulaient pas – se tuer, ils se criaient dessus. Ils criaient tout ce qui leur passait par la tête, comme si ces mots pouvaient écraser l'interlocuteur dans le sol, ou accessoirement le blesser. Mais cela ne faisait qu'envenimer leur situation. Et c'était fort inutile. Alors que l'homme se justifiait sur son erreur conjuguale, la porte se ferma brusquement devant lui dans un grand claquement. Un gond sembla sauter de son support...Désoeuvré, le pauvre personnage resta pantois devant la porte. Il tourna alors la tête vers moi, et sa mine sanglotante se refermit aussitôt. Il eut le même reniflement dédaigneux et s'en alla en passant à côté de moi sans autre regard. Je le regardais avec des yeux largement ouverts. Il avait donc déjà tout oublié de son altercation? Cette ville était vraiment...vraiment curieuse.

Je réemboita ma marche en levant dignement la queue. En avançant vers le centre de la ville, j'en apprendrais sans doute un peu plus sur ces moeurs pour le moins étranges. Je débouchai un peu plus tard sur une petite place avec un puits au centre. Une odeur familière s'en dégageait et je pris grand soin de m'en écarter le plus possible. Mais là, une silhouette se dressa devant moi et dans l'ombre qui dissimulait son visage, j'y vis un sourire carnassier. Un lourd sac de jute tomba sur moi, et je voulus aussitôt m'en échapper, mais je reçus un coup brutal dans le flanc qui me coupa le souffle. Aveuglé, je ne savais plus par où m'enfuir. Des pas claquèrent autour de moi et m'encerclèrent. Ils étaient au moins trois individus à jubiler sur leur prise. La prison de toile se resserra autour de moi, tenue par deux mains robustes, et je me débattais aussitôt en donnant des coups de griffe partout et en essayant de me rouler sur le dos pour avoir plus de manoeuvre, mais le sac se souleva du sol et je devins totalement impuissant.

« Les animaux, c'est interdit dans Madorass, nan?
-Ouais. Mais en ragoût, c'est pas mal !
-Et si on l'amenait plutôt à la milice? On pourrait en tirer une petite récompense?
-Une petite récompense? Du grain, oui ! Nan, on fait un ragoût !
-Ouais, j'sais pas, ça me tente pas trop la viande de chat, tu vois.
-T'as jamais goûté, c'est pour ça ! Mais lance-toi avec moi ! Je connais un tenancier qui pourra nous préparer ça !
-Je suis pour l'idée de Dubor, j'ai trop faim, je pourrais manger n'importe quoi... »

Un piaffement amusé retentit. Celui qui avait mis l'idée de me transformer un ragoût n'avait pas songé une seule seconde que c'était contre nature de manger un chat assassin. Attendez, mes amis, que je sorte d'ici, attendez...Ils se mirent tous les trois en marche, laissant ballotter le sac sans ménagement à bout de bras, ne se souciant plus de moi que comme une marchandise. Et, coup du sort, le tissu du sac était bien trop épais pour que je puisse l'ouvrir avec mes seules griffes. Ainsi, j'attendis patiemment que mon destin m'ouvre une nouvelle porte, transporté comme une vulgaire marchandise vers une destination inconnue.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Eloa Senja



________________

Eloa Senja
________________


Race : Séraphin
Classe : Metamorphe
Métier : Espionne
Groupe : Royaume

Âge : 22 ans officiellement

Messages : 95

Fiche de Personnage : Ma fiche)


Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Re: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs EmptyVen 11 Jan 2013 - 10:16

Eloa Senja

Après la forêt maudite… Voici La petite ville infestée ! On s’est donné le mot ? Et qui est de corvée ? MOI !

J’étais à peine rentré à Madorass, qu’on est venu me chercher pour faire un rapport… Tout comme prévu. Je refusais de suivre le messager. J’étais fatiguée, et je voulais juste dormir. Me reposer, reprendre des forces… C’était trop demandé… Et pourtant, c’était nécessaire. Je me devais de dormir. Sinon, j’étais une loque sans défense, qui se ferait l’aminé par monsieur le général… Ça, je ne voulais pas. Bien sûr, je ne pouvais pas retourner chez moi. Il me trouvait trop bien facilement comme ça.

Je choisis une auberge peu connu et peu fréquenté qui est vers l’extérieur de la ville. Les lieux n’était pas si propre que ça mais le lit fut apaisant, et le bain relaxant… Dans la salle, je me mis au comptoir pour commander à manger. Le barman me sourit amicalement quand un autre client entra, comme si il avait vu le démon.

Il s’affala sur le comptoir, soufflant à pleine poumon. Alors qu’on me servait, je le regardais discrètement. J’avais commandé simplement un steak et des pommes de terre. J’écoutais alors que je mangeais. Je savais que bientôt, j’allais devoir rentrer, et faire mon rapport… Quel horreur… Ça va être d’un épic… Je me perdais un bref instant dans mes pensées, puis j’entendis l’homme crier qu’un chat parlant tuer des gens…. J’avais déjà entendu ce genre de rumeurs, mais j’en prêtais pas plus guère attention que ça. Une divagation d’un ivrogne qui est mort aujourd’hui… Pourquoi, je ne l’ai jamais su.

Après quelques jours de repos, je me décidai enfin d’aller faire mon rapport. Je payais ma note, et je partis. Je n’étais pas motivée, faut bien l’avouer. Pourtant, j’étais prête à y aller. Il a allé surement encore m’engueuler. Une engueulade de plus, une ! Arrivée devant la porte de son bureau… Je l’entendais déjà crier. Il s’énervait pour je ne sais quelle raison, sur un pauvre type qui sortit après quelques minutes avec une tête de cadavre saignant de la bouche. Il me frôla, leva les yeux, et s’échappa aussitôt…. Je l’avais déjà vu mais où ?... Ahhhh ! Ça ne me revenait pas… Ça ne devait pas être important.

Le sol était sale. Il y avait du sang frais quand j’entrais sans invitation. Le général était devant sa fenêtre marmonnant des choses incompréhensibles. Il était en colère ! Pour ne pas changer, d’ailleurs. Je me mis devant le bureau, tout en restant à une bonne distance de lui. Je ne voulais pas me prendre quelques choses…. Ne sait-on jamais !

- Bonjour.
Fis – je par dire.
- Eloa, ou étais – tu ? Ca fait quelques choses que tu es en ville, nous le savons. Tu nous as trahis ?

- Ah ? Euh…. ? NON ! Je me reposais de ma dure mission… Je n’étais pas apte à faire ce rapport dans mon état, quand je suis arrivée…

Il se retourna, l’air grave, et stricte comme toujours depuis la chute du roi à cause de la faucheuse… Il m’incita à faire mon rapport, ce que je fis. Je lui racontais en détail ma dernière mission, en lui soufflant tout ce que j’ai vu, enfin tout… C’est un grand mot. Quand j’eus fini, je ne savais pas ce qu’il en pensait, son visage resta tendu dut à la colère d’avant, et il ne dit rien sur mon rapport, à part un « je vois… »

Il finit par s’assoir sur sa chaise, et me fixa avec insistance. Ce que je voulais, c’était juste partir, mais monsieur avait d’autre projet pour moi…

- Eloa, c’est simple. Je veux que tu repartes pour une mission. Une petite ville non loin d’ici est maudite, infesté par de sournoise créature…
- QUOI ? Non ! Je ne suis pas l’exorciste des trucs louches dans le coin… Je suis une espionne !

Il se leva d’un bon, et frappa contre son bureau, le faisant trembler.

- ELOA ! Tu iras ! C’est un ordre… Si tu ne le fais pas, tu seras exécutée à l’aube !

- Mais…
- Tu sais que je suis sérieux ! Donc tu me découvres les raisons de cette anomalie, et tu me la détruis ! C’est compris ?!?
- Oui … oui…

Il me donna tous les papiers pour ça et le plan de ce satané endroit. Et je partis dans la journée… Je récupérais un autre manteau fait de peau, et recouvert de fourrure, avec une capuche. En dessus, je portais un corset avec des lames comme toujours, et j’avais toujours ma lanière à la cuisse. J’avais une jupe, et une chemise, cachait par un petit gilet. Et bien sur des bottes. Je pris un sac, et je me mis sur la route.

La petite ville était à une journée et demie à pied. Ce n’était pas loin alors pourquoi m’envoyer moi au lieu de quelqu’un d’autre, genre tout plein de soldats ? J’arrivais dans cette petite ville. Elle était déserte comme abandonnée. Les volets de toutes les demeures étaient fermées, les portes closes et personne ne répondait à mon appel… Pourtant malgré cette manque de présence, il y avait un bruit, comme si quelque chose gisait sous mes pieds et grattaient violement le sol. Je fis le tour de la ville, sans rencontrer un seul être vivant. Aucun oiseau ne chantait, pas un chat ou un chien errant… Rien. J’étais seule, avec ce bruit perturbant…

Je décidais de grimper sur un toit, fixant les maisons et les rues. J’attendais qu’un mouvement se fasse dans cette ville. J’attendis bien une heure… Une heure ou rien ne se passait, sauf ce bruit… Lorsque soudain, je vis un homme un peu imposant avec un arc arqué, et un carquois de flèche… Il foulait cette ville comme si il recherchait quelque chose. Je le suivais du regard, puis je finis par aller à sa rencontre.

- Monsieur ?

Il s’effraya et failli me tuer au passage. Je reculais.

- Quelqu’un ici… Fit - il étonné, surpris, voire choqué.
- Oui, je suis ici pour découvrir ce qui se passe au nom du royaume.
- Vraiment ? Vous allez nous aider ??
- Oui !! Que se passe – t- il ?

Il me prit la main et m’embarqua sans que je puisse l’en arrêter vers un camp dans les hauteurs ou plusieurs personnes vivaient. La moitié de la ville, en fait. Il y avait des enfants, des vieilles personnes, des femmes et quelques hommes. L’homme m’expliqua tout. Vraiment tout ! Comme quoi des rats énormes aux yeux rouges avaient envahi la ville, ne sortant que la nuit… DES RATS ? Mais mais… Et les chats, ils sont ou ?

Je toussotais et demandais ou étaient les chats. L’homme du nom de Fréderic me répondit qu’ils ont été dévorés par les rats… Je leur disais que je devais m’en rendre compte par moi- même… Et donc que je devais descendre dans la ville, cette nuit. Mais je sentais que je devais surement faire appel à de l’aide. Frédéric me supplia de ne rien faire, ne de pas descendre, car beaucoup des leurs sont morts en faisant ça.

Seulement c’était ma mission, et je devais revenir vivante. Bien, j’étais prête à voir une invasion de rat… Ai – je peur ? Non, mais ça me répugne, encore les souris ça va mais les rats…Je ne pouvais pas.

La nuit tomba tel un voile sur le monde, et moi sans torche, j’entrais dans la ville. Aucun homme ne voulait me suivre. Je pouvais les comprendre. Ils avaient peur, ça se voyait sur leur visage. Je marchais paisiblement dans la rue principale. Personne pendant un long moment… Quand soudain des milliers de petits cercles rouges flamboyant sortent des maisons et me fixent. Je me figeai. Je ne devais pas bouger…

Cependant, ils m’ont vu, et se sont mis à courir vers moi. Je n’avais pas le choix. Je devais fuir. Ils étaient trop nombreux… Et à la lumière de la lune, ils étaient terrifiants. Des rats énormes et diaboliques. Leurs crocs étaient surdimensionnés et leurs yeux injectés de sang… Comment je l’ai tué moi… Je finis par me transformer en corbeau et volait pour fuir… J’en perdis mon souffle… Quand j’arrivais au campement, je repris ma forme, et alla voir les hommes. Je leur expliquais que j’allais chercher de l’aide et que j’en aurais pour quelques choses. Bien sûr, il fallait que je leur promette de revenir.

Au matin, j’étais debout, et en route. Madorass me revoilà. Arrivée dans la ville, je rencontrais le général, et lui racontais ce que j’avais découvert. Demandant de l’aide, qu’il me refusa. Je suis maudite ! Puis je repensais aux rumeurs d’un chat démoniaque… Et si je vérifiais ces rumeurs ? Peut –être que je trouvais un semblant d’aide. Je ne pouvais décidément pas revenir seule.

Je sillonnais donc, demandant dans différentes formes, s’il connaissait un chat comme ça. Les enfants me dirent qu’il avait entendu un chat parler une fois. Ce n’est pas fiable un gosse… Mais des fois, c’est utile ! Un ivrogne me parla d’un chat volant… Et il n’était pas encore bourré… Une femme disait que son mari fut tué par un chat, qu’il l’a étouffé… Un homme me raconta qu’un chat l’avait défié du regard. Ok… Mais c’est quoi ces informations ? Agacée par mes recherches, je décidais de faire une pause dans l’auberge « la pense repue »

Je m’affalais sur le comptoir, soufflant. Le barman me voyant agacer me demanda :

- Vous allez bien m’dame ?

- Ouais…. Juste une histoire de chat qui ne mène nulle part… Une bière s’il vous plait…
- Un chat, vous dites ? Me posa –t-il comme question en me servant…
- Oui…

C’est là que des bruits bizarre venait de l'arrière sale de l'auberge, comme si des voleurs étaient entrés. Je ne dis rien. J'écoutais, en observant les gens peu nombreux vivre dans l'auberge au rythme de verre d'alcool.

- Aubergiste !



Un cri venu du fond de l'arrière sale. Je trouvais cela bien étrange.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Humphrey Dempsey



________________

Humphrey Dempsey
________________


Race : Chat démon
Classe : Rôdeur
Métier : Tueur à gages
Croyances : Lait
Âge : 4 ans

Messages : 45

Fiche de Personnage : Miaou.


Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Re: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs EmptyJeu 28 Fév 2013 - 17:59

Je n'en revenais pas de m'être fait avoir dans un guêpier pareil.

Et parfois je regrettais de n'être qu'un chat. Mais je ne pouvais pas faire autrement. J'étais né ainsi, et je me refusais à subir un autre sortilège pour me sortir de ma condition d'animal commun. Je ne devais qu'accepter mon sort quand il me rattrapait et me faisait voir la réalité en face. Dans ce monde, j'étais un félin errant parmi tant d'autres. Et de ce fait, ces brigands mal famés me considéraient comme tel. J'étais ballotté dans tous les sens, sans soin, comme si je n'avais été qu'un objet pour eux. J'avais planté mes griffes dans la jute, mais elles s'étaient aussitôt dégagées à cause des mouvements de balancier qu'imprimait mon ravisseur à ma prison. Je fulminai intérieurement, et je me mettais à feuler lorsque je rencontrai la jambe solide du mécréant. Je mourrai d'envie d'y plonger mes crocs et de lui arracher autant de ligaments que possible, de lui déchiqueter tous les vaisseaux sanguins qui passaient par là...Je finissais par abandonner cette idée au fur et à mesure que le temps passait, tapi au fond de cette obscurité. J'y resterai coincé tant qu'ils ne daignent pas m'en libérer.

Au bout d'un moment qui me parut une éternité, une cloison de bois grinça, des pas résonnèrent sur un parquet creux et on me jeta sans ménagement sur une table sur laquelle je retombai durement. J'émis un feulement de protestation mais c'est à peine s'ils montrèrent un signe de compassion. Ils s'étaient mis à discuter avec véhémence entre eux, comme s'ils se disputaient. Je crus entendre l'un d'eux frapper son compagnon, et l'autre se mettre à pleurer. J'avais affaire à des guignols, et ce n'était pas peu dire. Le sens de leur conversation ne dépassait pas un seuil intellectuel très élevé. J'envisageais d'ores et déjà de fuir, mais je n'étais absolument pas sûr de trouver une voie de sortie dans cet endroit inconnu. À en juger par l'odeur de moisissure qui se glissait dans la commissure du sac, je me trouvais dans une cave. Il y avait une forte odeur d'alcool rance qui polluait l'atmosphère, et la vapeur d'éthanol devait rendre l'esprit de mes ravisseurs moins aiguisés. En effet, ils se mirent à tenir des propos incohérents pendant quelques instants, échangeant des banalités tel que l'état d'esprit dans lequel ils se trouvaient. Je ne compris le sens de leur comédie que quand j'entendis des verres tinter, et des rires égrillards retentir. Ils se saoulaient après une bonne prise. Avais-je l'air si candide pour qu'ils ne se doutent pas du danger de mort près d'eux? J'enfonçais ma tête dans l'ouverture du sac, déliant le noeud avec lequel il était maintenu fermé, et les observai tour à tour. Un ventru barbu, un jeune gringalet, un homme chauve qui avait une dague glissée dans sa ceinture, bien en vue, une femme somme toute jolie, mais qui avait les yeux aussi noirs que l'ébène, profonds comme des puits. Il aurait été facile de me débarrasser des deux premiers, à cause de leur manque d'adresse évident, mais les deux autres m'inspiraient une crainte injustifiée.

Le chauve finit par se dresser au milieu de ses camarades et appela l'aubergiste. C'était le moment ou jamais. J'attendis le moment propice avec une patience à m'en faire perdre les poils. La porte de la cave s'ouvrit en grand, libérant la chaleur bienvenue de la liberté. Et je jaillis alors de leur grande besace en fonçant vers l'issue comme une flèche. L'aubergiste ouvrit de grands yeux en me voyant filer entre mes jambes et fit volte-face pour me suivre des yeux mais il fut bousculé par les quatre coupe-jarrets qui se mirent à pester comme des damnés à mon encontre. J'avais débouché sur la salle principale de l'auberge et la voie vers la sortie était dégagée. Je franchis la distance en un quart de seconde, rapide come jamais je ne l'avais été, mais au moment d'arriver devant la porte, je me sentais m'élever dans les airs. Avais-je sauté sans m'en rendre compte? Non...Cette sensation m'était familière : celles de mains invisibles qui me saisissaient sous les flancs. Peron Frisbas. La simple image de ce mage fit monter en moi un déluge d'émotions brûlantes. Je m'élevais encore plus et là, toute pression se relâcha et je me vis rencontrer le sol douloureusement. Mon crâne buta, et je vis noir.

« On l'a eu! »

Les bottes claquèrent. Les chaises furent toutes repoussées dans un bruit tonitruant. Une table fut renversée dans la précipitation. Les clients jurèrent et protestèrent mais se virent écrasés par une voix encore plus forte que la leur réunie. La fureur coulait dans mes veines comme un sillon ardent, et répandait un flux insupportable d'acide dans mon corps. Mon corps courroucé prenait les commandes. Je me redressai avec peine et l'un des brigands surgit près de moi. Il tendit une main féroce vers moi. Je la lui griffai et partit me réfugier derrière une table sans qu'il n'ait eu le temps de contre-attaquer. Il sacra et me poursuivit, écartant le mobilier sans se soucier des râles de l'aubergiste. Visiblement, même s'ils avaient l'air d'être associés, le tenancier tenait quand même plus à son business.

J'élaborai déjà un plan d'attaque en me faufilant entre les personnes présentes, tout en gagnant le fond de la salle affublé d'une cheminée. Je grimpai dessus d'un bond et fit face à mon adversaire. Sa hanche rencontra le bord d'une table, mais cela ne l'arrêta pas, la table alla retrouver ses comparses au sol sans qu'il n'eut besoin de lever la main. De mon promontoire, j'eus le temps de compter le nombre de points faibles que le chauve laissait voir. Ses épaules, son ventre, ses cuisses. Le reste pourrait être aussitôt protégé par sa dague si je lui permettais de la dégainer. Dans ses yeux, se lisait parfaitement sa volonté de me prendre dans les mains et de me tordre le cou sèchement. Et je n'attendais que le moment où il serait suffisamment près. Mille façons de mettre fin à ses jours me venait à l'esprit, mais la plupart d'entre elles ne se réalisait que s'il était incapable de bouger. Tel un buffle, il se rua vers moi. Je bondis, ses mains se refermèrent dans le vide à cause de leur envergure et j'atterris sur ses épaules. Mais avant de pouvoir les mordre, je perdis mon équilibre et il me tira par la queue – à croire qu'ils avaient tous découvert mon point faible – et me suspendit devant lui. Sauvagement, je lui griffai le poignet en me pliant. Le coup n'avait pas été suffisant pour lui ouvrir la chair mais il avait été suffisamment cuisant pour le faire lâcher. Je revins à la charge à peine revenu à terre, et bondit sur sa cuisse et plantai mes crocs dedans. Il poussa un râle de rage, et m'asséna un coup de poing sur le crâne. J'ouvris ma gueule, une douleur péremptoire m'envahissant le crâne en m'aveuglant presque. Il se pencha mais je me tournai sur le ventre et l'évitai en lui échappant. Je n'allais pas le laisser m'avoir une deuxième fois. Je sautai sur une table et fit un autre bond pour me retrouver sur son visage. J'y plantai griffes et crocs. Il grogna puis cria en essayant de me déloger de mes prises. Les griffes d'une patte étaient coincées dans sa paupière. Il recula tout en s'acharnant à m'écarter et il trébucha soudain. Sa chute se termina dans un chuintement bref et sinistre. Le pique de l'âtre lui avait percé la gorge. Ses yeux étaient encore grands ouverts, dont l'un saignait à cause de mes griffes.

La bulle de silence éclata soudain. Ses compagnons poussèrent un cri d'horreur, la femme étrange plaqua ses mains sur sa bouche, le jeune se détourna en poussant un juron. Le barbu obèse me fixait intensément.

« À qui le tour?», lançai-je haut et fort, trônant sur le torse inerte de ma victime.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Eloa Senja



________________

Eloa Senja
________________


Race : Séraphin
Classe : Metamorphe
Métier : Espionne
Groupe : Royaume

Âge : 22 ans officiellement

Messages : 95

Fiche de Personnage : Ma fiche)


Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Re: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs EmptyDim 24 Mar 2013 - 21:39

Avouons, les Hommes sont idiots. Ils ne pensent qu’à boire, se prostituer ou bien se bagarrer. Et par moment, les démons s’amusent avec eux. Les démons, sale histoire… Et dire que j’en cherche un… Un démon chat… Selon les rumeurs. Des rumeurs qui ne menaient à rien… Car ce chat n’était pas là, et une petite ville avait besoin d’aide. Je devrais peut être retenté la garde…Voir ce qui voudront bien me suivre dans une bataille répugnante ? Je me levais payant à l’aubergiste ce que je lui devais quand soudain… Des hommes se bagarraient avec un chat…Je haussais un sourcil, perplexe. Je me mis à l’écart dans l’ombre d’un coin, fixant la scène. Les ivrognes se mirent ensemble pour attraper un chat qui refusait de façon violente à le faire. Emmitoufler dans mon manteau, je m’amusais à voir comment le chat déroutait les hommes… Un homme mort tué par un chat !


Intéressant ! Un chat qui tue un homme… Jamais vu. Tout le monde resta figé comme choqué par ce que ce chat à fait. Moi, je n’avais qu’un sourire. Un simple sourire qui arquait mon visage alors que j’avais remis ma capuche. Je voulais voir la suite, et quand j’entendais le chat parlait, je fus certes surprise mais aussi contente, car j’ai peut-être trouvé celui que je cherche. Je m’avançais vers le chat qui fixait la foule. Et je me mis à applaudir à le féliciter.

- Bravo ! Tu es celui qui me faut !


J’étais sur mes gardes car les autres voulaient tuer ce chat. Ce chat que je voulais garder pour ma mission. Des rats ignobles nous attendent dans les bas – fonds une petite ville. Les autres me fixèrent avec haine. Je n’avais donc pas à intervenir ? Oh, mince alors ! Je savais me défendre, certes mon arc et mon carquois, avec mon sac étaient contre le comptoir. Un m’attaque, il le regrettera amèrement ! Je sais tuer, je sais faire bien pire rien qu’avec une lame… Une fine aiguille… J’avançais d’un pas décidé vers le chat.

- Je te propose de collaborer avec moi ! Tu gagneras ce que tu désires dans les moyens que j’ai.


Je n’ai rien à perdre à part la vie. C’est là qu’un homme m’attrapa par derrière, me serrant à la gorge, voulant me tuer. Il menaça le chat de se rendre en échange de ma vie. Le chat selon moi, n’allait surement pas accepter. Il me serrait la gorge, me léchant la joue… Erreur ! Je ne suis pas faible, ne suis pas innocente. Il aurait dut me bloquer les mains. Malgré l’air qui se faisait rare, je me mis à rigoler, à rigoler de cette situation. Ce qui déstabilisa l’assemblée. Je sortis discrètement une lame fine de mon corset, et je lui enfonçai dans le vendre dans un grand coup. Il s’écarta en titubant, me lâchant. Il m’insulta évidement… Et finit par s’écrouler sur la femme bizarre.

Les autres étaient fous de rage. Aurais – je blessé leur ami ? Oups alors ! Je ne savais pas. Ils s’approchèrent de moi, sortant leurs épées. Quand soudain quelques gardes entrèrent. Je connaissais le capitaine. Les hommes de la taverne les fixèrent. Je m’approchais du capitaine, en lui souriant, et descendant ma capuche.

- Bonjour, que me vaut votre présence, capitaine ?
- Un souci de bagarre.
- Ah, vous faites bien. Ils veulent me tuer, pour je ne sais pas quelle raison, et veulent ce chat.

Je montrais la bête du doigt. Le capitaine rigole sur le coup puis se tut.

- Mademoiselle Senja, vous voulez qu’on arrête ses hommes.
- Oui, sauf l’aubergiste.

Il y avait une certaine résistance, et un garde tua un homme qui voulait fuir, mais je m’en moquais. Je m’approchais du chat, lui souriant, m’accroupissant puis je lui tendais ma main.

- Tu n’as rien à craindre. Les méchants sont arrêtés.

Je voulais qu’il joue le rôle du chat normal, et surtout qu’il ne fuit pas. Un homme cria au loin que le chat était possédé… Je soufflais. Le capitaine s’approcha de moi.

- Plus aucun bandit… Les corps vont être enlevés plus tard dans la journée.
- Merci


A vrai dire, je m’en moquais. Je ne faisais même pas attention à ce qu’il se passait derrière moi. Ce que je voulais, c’était le chat. Le capitaine partit et le calme revint. L’aubergiste partit dans la réserve.

- Ma proposition tient toujours !

Je tentais de le caresser, mais je devais me méfier de ses griffes. Je devais lui montrer qu’il pouvait confiance en l’espionne du royaume. Je peux être fiable ! C’est vrai ! Et puis, j’ai besoin de lui ! Une petite ville a besoin de lui. Et oui, des vies dépendent d’un chat !

- Que décides-tu ?

J’attendais tout voulant que ça aille plus vite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Néro Elem

Administrateur | Doux Seigneur de l'Orage

________________

Néro Elem
________________


Race : Oracle, Faux parleur, Elfe
Classe : Artéfact vivant
Métier : Apprenti du Triumvir "Le Prophète"
Groupe : Les Mages de la Tour de Beolan

Messages : 1323

Fiche de Personnage : Ma Fiche


Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Re: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs EmptySam 11 Mai 2013 - 23:52

RP clos à la demande d'Eloa Senja.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



Chat des villes, rat des champs _
MessageSujet: Re: Chat des villes, rat des champs   Chat des villes, rat des champs Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Chat des villes, rat des champs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Madorass, cité royale :: À la panse repue-