''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]

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Anouata

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Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] _
MessageSujet: Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]   Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] EmptyMar 15 Jan 2013 - 9:12

Anouata Del - Haura

"Il s'approcha en tremblant et en admirant, et se mit à genoux auprès d'elle. Alors comme la fin de l'enchantement était venue, la Princesse s'éveilla ...." La belle au bois dormant - Charles Perrault


Les ruines ont connus les guerres, les migrations, les peines, les souffrances, tout comme les joies, la prospérité, la vie, et la mort… Pendant deux mille ans, une âme perdure entre les décombres. Son cœur bat, son cœur ne veut pas mourir, malgré le temps qui passe, les toiles d’araignée qui se crée sur elle, les animaux qui se frotte à elle. Une belle statue avec le visage d’un ange, mais avec une expression triste. Des fissures longeaient les courbes de la statue…

Cette statue était seule, alors que la terre se plaignait de plusieurs fois dans des tremblements de terre… Tout s’ébranlait, tout s’écroulait, mais cette statue était solide… La pluie faisait rage en ce jour, le vent soulevait les feuilles avec haine. Un orage arrivait. Je le sentais. J’étais celle qu’on avait enfermée dans cette statue. Je voyais le temps passer dans un sommeil instable… Je sentais le monde bougeait alors que je restais figée, et que je ne pouvais pas sortir. Etre figé pour l’éternité n’était pas mon but… Je voulais sortir mais ma conscience était éteinte. Je n’avais que des sensations. Je savais que le temps changeait.

Sinon j’ignorais tout. J’étais comme endormis, comme éteinte dans ce corps de Jade et d’émeraude. Que s’est – il donc passé…. C’est là qu’un tremblement de terre plus que violent secoua le sol, le fissurant… Me fissurant… Je sentais l’air frais s’engouffrait dans le verre de ma prison. Je sentais la mort voulant me ronger mais la vie me préservait… C’est alors que le monde pris d’une violente colère ouvrit la terre non loin de là ou j’étais. J’étais ou ?

Les arbres tremblaient, tombaient, mouraient… C’était de longues et violentes secousses. Ma prison allait céder, je le sentais. Encore un peu, rien qu’un peu… Je veux être libre, j’ai toujours voulu être libre… Toujours ! TOUJOURS !

C’est là qu’un craquèlement se propagea tout le long de ma prison, en une explosion qui me projeta à quelques mètres de là, m’étalant par terre. Je fus assommé quelques minutes. Ma tête me fit par mal. Mon corps criait de douleur… J’ai dut me blesser. J’étais perdue, je ne savais pas ou j’étais. J’étais encore dans une demi-gestation. Le vent était froid glacial, alors que le tremblement de terre se calma, doucement. J’étais presque nue. Des lambeaux de tissu jaunis par le temps me couvraient un peu… Mais finalement, ils ne tenaient pas. J’étais donc en culotte, sur un sol dallé, au milieu de nulle part…. J’avais mal dans toutes les parties de mon corps. Mes souvenirs me hantaient…

Je me mis péniblement sur mes genoux, avec l’aide mes mains. Je fixais le ciel nuageux, les larmes aux yeux, le sang aux coins de la bouche… Je me tenais la tête alors que mes cheveux parsemaient mon visage, tel les filaments d’une toile d’araignée. Le son est comme un couteau qui racle une assiette de sa pointe… Je n’avais plus l’habitude d’entendre… Ma bouche était pâteuse… Ma respiration fut pénible et dur, comme si l’air ne voulait pas de moi.

Tant de questions me traversèrent l’esprit que mon mal de crâne n’était pas prêt à s’échapper. D’une main, je touchais le sol, un sol froid, humide… Ma vue était floue, mais je tentais de voir ce qui se passait autour de moi, et si je n’étais pas morte… Qu’est-ce que je me souviens ? Des mages… DES MAGES ! De vulgaires mages qui m’ont enfermée…. Il y a combien de temps ? Combien de temps se sont écoulés ?

Ma vue s’éclaircissait… Des ruines ? DES RUINES ? Mais… Ce n’est pas possible, comment je suis arrivée ici ? COMMENT ? Ce nouveau était pour moi, un cauchemar ! Je devais me calmer…. Me calmer… Oui, me calmer… Je soufflais fort, et ne put retenir ce cri, qui résonna dans tout le lieu. Un cri oppressant, violent, sortie de mes tripes… Cela me permit de me défouler …

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !
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Tengunem En



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Tengunem En
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Race : Démon Commun-Orc
Classe : Ninja
Métier : Aucun
Croyances : Aucune
Groupe : Confrérie des Ombres

Âge : 23 ans

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Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] _
MessageSujet: Re: Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]   Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] EmptyVen 18 Jan 2013 - 18:13

Les Ruines d'Ascelnoth étaient si belles.
Vestige d'un peuple qui était tombé, il ne restait désormais plus que pierres et poussière. Et pourtant, je ressentais comme une sérénité qui berçait la région, comme si le peuple qui vécut jadis ici n'avait pas perdu son âme et continuait d'irradier cette aura. Je pris une grande bouffée d'air pur et m'assis un instant sur un mur à demi écrouler pour me demander ce que je faisais ici. J'errais ici et là, dans ce monde magnifique, sans véritable but... Enfin, je souhaitais plonger Feleth dans un chaos perpétuel mais je devais admettre que le calme et le silence resplendissaient d'une beauté surnaturelle.
Après ce n'était pas le bruit de la Guerre que j'aimais. Je le fuyais lui... Ce qui m'attirait était ces liens qui se brisaient et cette souffrance qui emplissaient les coeurs... Je savais bien que mon propre esprit était souillé, pourri. Mais par quoi ? Je ne m'en souciai pas : j'étais le monstre que j'étais et cela ne me tourmentait absolument pas. Un aigle poussa un cri perçant dans le ciel et je le fixai un instant... Il me donnait envie de voler. Il faisait froid et le vent soufflait fort ici, mais je n'en avais cure : il me fallait goûter à la liberté ! Je laissai mon apparence se modifier pour épouser celle d'un majestueux hibou au plumage de jais, aux yeux de sang et aux serres écarlates.
Le soleil brillait haut dans le ciel lorsque j'ouvrit grand mes ailes pour aller danser avec les rapaces. Eux au moins, on ne les blâmait pas lorsqu'ils tuaient, déchiraient des familles de rongeurs. Je volai quelques instants au coeur d'un groupe d'oiseaux avant de me poser sur le plus haut bâtiment du paysage. J'imaginai la taille qu'il devait faire avant qu'il ne s'effondre et repris ma forme habituelle. Je déambulai à l'intérieur du palais en ruine, dévorant du regard la magnificence des lieux, malgré leur état délabré. Les belles choses ne cessaient donc jamais d'être belles... Cette aura mystérieuse qui les rendait si fascinantes, obsédantes, ne mourait jamais.
Je soupirai lentement : et moi ? Étais-je enveloppé d'une telle aura ? Deviendrais-je immortel un jour ?
Avais-je vraiment envie de cette immortalité ?

La terre gronda et je fus brutalement arraché à mes pensées.
Le sol se mit à tanguer sous mes pieds et je bondis en arrière avant de me précipiter vers l'extérieur du bâtiment en ruines qui étaient littéralement en train de tomber en poussière. Le toit s'écrasa brutalement au sol et derrière j'aperçus un palais délabré... Qui conservait malgré tout une certaine magnificence. Je m'y engouffrais, non pas pour échapper au tremblement de terre mais plutôt pour m'abriter d'une vent violent qui hurlait dehors. Au détour d'un escalier je tombai sur un trésor. Une belle statue qui resplendissait d'émeraude et de jade. Le sol était craquelé à ses pieds, une fissure serpentait d'un bout de la tour à l'autre et grimpait le long du corps vert. Une si belle statue allait mourir... C'était assez triste. Mais après tout, la mort est une oeuvre d'art en soi...
Et la fille de jade explosa brutalement.
Des morceaux de pierreries volèrent de toutes part et je dus repousser à l'aide mon fourreau un joyau de la taille de mon poing. Lorsque je reportai mon attention sur la statue, ou du moins ce qu'il en restait j'aperçus... Une femme. Vivante. Elle était humaine. Non elle semblait humaine. Survivre piégé dans une prison d'émeraude ne pouvait pas être à la portée d'un être humain. Cette fille n'était autre qu'un démon, ce pour quoi on me prenait souvent. Contrairement à ce que je pensais, je ne ressentis pas de l'aversion ni de la répulsion. Une simple curiosité... Je ne savais pas que les démons pouvaient être aussi beaux. Elle se mit péniblement sur ses genoux et semblaient avoir des difficulté à respirer. Elle était presque entièrement nue.
Et elle poussa un cri.
Un cri absolument inhumain. Le genre de hurlement qui vient du plus profond des tripes, voire même de plus profond encore. Cette créature n'était en rien une femme... C'était tout simplement un monstre qui n'hésiterait pas à me dévorer. Et si je me trompais ? Si elle était humaine et avait besoin de mon aide ? Une vie de plus ou de moins sur ce monde ne changerait rien. Mais la curiosité me brûlait intérieurement.
Je sortis Perfidie de son fourreau et m'approchai à pas silencieux. Après son hurlement elle avait rebaissé la tête... De la pointe de mon sabre je chatouillai son menton et la força à me regarder. Un sourire carnassier étira mes lèvres et je susurrai :
-Un tel cri ne sied pas à une dame.
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Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] _
MessageSujet: Re: Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]   Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] EmptyLun 21 Jan 2013 - 9:57


« Il y a deux cris dans l'homme, le cri de l'ange et le cri de la bête. Le cri de l'ange, c'est la prière ; le cri de la bête, c'est le péché. » - Jean-Marie Vianney - Extrait de sermons.



Laisser un cri briser le ciel, m’a fait beaucoup de bien. Je me frottais les yeux pour mieux voir mais ce n’était pas facile… J’avais froid, et le sol était mouillé. Je ne voulais pas finir malade, déjà que j’étais blessée. L’explosion était si violente que des morceaux de verres m’avaient coupée la peau. Je ne pensais pas à me lever, car mes jambes étaient bien trop faible pour que je puisse oser poser de mettre un pied à plat.

Je fronçais les sourcils quand je sentis une odeur nouvelle. Je ne pourrais pas dire laquelle car pour moi tout était nouveau… Ma dernière image du monde est des mages de Beolan qui m’ont scellée dans le temps pour ne plus souffrir de ma justice. Oh mon bon roi, pourquoi m’avez-vous trahi, pensai – je alors que mes oreilles ne reconnaissait que la nature… La terre s’était enfin calmée. La pluie nettoyait toujours ce monde souillé. Ma justice frappera à nouveau cette terre.

C’est là que je vis un truc rouge. C’était flou, c’était bizarre… Ca bougeait ! Je me frottais encore les yeux… Et je vis un être rouge au nez très long et droit… Suis – je morte ? Ou bien… Je ne me souviens pas d’avoir déjà vu une créature de la sorte. Une nouvelle race ? Est – ce possible. Il parlait en plus ! Doué de parole ! Et est ce qu’il a bon gout ?

J’avais faim, je voulais de la viande… Aurais – je la force d’en faire mon casse-croute ? Je regardais mes mains tremblantes… J’en déduisais que non. Je n’avais pas de force, j’étais faible. Telle une enfant, je gisais impuissante… Et son sourire carnassier n’était pas bon signe.

- Ou suis – je… Qui es – tu ?... Quelle année nous sommes ?

Il pouvait peut être répondre. J’avais du mal à articuler. C’était difficile pour moi de bien parler. Je tentais de me lever, quand même… Cependant, je finissais vite par terre sur les fesses. Mes articulations me firent mal… Comme des petits piques qui me transpercèrent sans cesse… J’étais combien de temps prisonnière ? COMBIEN ?

Je soufflais fort comme si on ne voulait pas que je respire. Il pouvait me tuer, je ne pouvais pas me défendre… Mes pouvoirs ? Est-ce que je pourrais les utiliser ? Je devais essayer mais là, sentant mon cœur battre fort, je compris que je ne pouvais pas. Que je risquais de tomber dans les vapes pour un moment. Et cela, je ne pouvais pas me le permettre.

- Que me veux-tu ? Me veux-tu donc du mal ? De quelle espèce es-tu ? Va te me dévorer ?


Je m’écroulais, recroquevillé sur moi, la tête posait dans l’eau d’une flaque. Je tremblais de froid mais je ne pouvais pas bouger. Je ne fermais pas les yeux, toujours rivé sur lui. Je devais me méfier. Je ne connaissais plus rien de cette terre, et de ce qu’il l’habite. Et le Vein ? Avait – il aussi changé ? Est-ce que Caleb et mon père étaient vivants ? Un démon peut vivre longtemps… Cependant, tout pouvait arriver. Je voulais tant savoir, et pourtant j’étais incapable de bouger.

- Qu’espère tu à me voir ainsi ? Près à dégainer… Je n’ai pas d’arme… Je suis qu’une faiblesse dans ce monde… Je ne suis qu’un déchet qui n’aurait pas du se réveiller… Alors si tu veux m’achever, fais-le vite… Sinon part…

Je fermais enfin les yeux, qui étaient fatigué d’avoir été figé pendant un moment dans le temps. Le temps est pourtant mon allié dans le destin de mes sentences. Une chose est sur, plus je parlais, plus j’arrivais à mieux dire les choses, comme si ma voix reprenait vi… C’était déjà ça. Cependant, ca allait durer combien de temps avant que mon cœur s’arrête de battre…
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Tengunem En



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Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] _
MessageSujet: Re: Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]   Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] EmptyVen 25 Jan 2013 - 0:42

A n'en pas douter, cela faisait vraiment longtemps que cette personne était prisonnière de cette statue de jade. Si longtemps qu'elle ne savait plus ni où elle était, ni quelle était la date. Savait-elle au moins qui elle était ? Rien n'était moins sur. Ce qui était sur c'est qu'elle était blessée et d'une faiblesse extrême. Ou alors elle jouait extrêmement bien la comédie... Je la jugea du regard un instant puis rengaina mon arme que j'avais laissé pendre à mon coté gauche après que la jeune femme se soit écroulé. Malgré le froid et la pluie, j'enlevai la longue cape noire que j'avais revêtu avant de me lancer dans l'exploration de ces ruines et la posa à ses cotés. Je ne frissonnai pas alors que la pluie ruisselait sur mes bras nus et trempait mon habit noir qui ne couvrait que mon torse et mon dos. Le vent hurla et transperça mon corps, déjà transi de froid.
Mais que pouvais-je y faire ? La pauvre créature étendue à mes pieds dans une nudité quasi-complète devait avoir bien plus froid que moi... Depuis quand étais-je altruiste ?
"Peut-être parce que son sort, cette prison d'émeraude, te rappelles ta solitude." Me susurra une voix au fond de moi.
J'esquissai un sourire à cette pensée et m'accroupit devant la frêle humaine, en espérant qu'elle le soit véritablement... Je tachai d'oublier le hurlement qui avait éveillé des soupçons paranoïaques en moi lui tendis une main. Je pris une voix chaleureuse et couvrit mon visage d'un masque de bonté. Après tout, même si je désirais l'aider, cette envie n'était pas forte au point de me rendre bon.

Je restais profondément retors, j'en était conscient. Et je ne pus m’empêcher de m'imaginer si cette femme pouvait devenir une marionnette utile. Je déclarai donc :
- Pardonnez mon agressivité ma Dame. Il se trouve que je suis quelque peu... Méfiant. Et votre "naissance" n'est pas des plus ordinaires, vous en conviendrez. Ou plutôt devrais-je parler de renaissance ? Quoiqu'il en soit, il fait bien froid au coeur de ces ruines, et je vous suggère de rejoindre un coin plus abrité. Pour être précis, il s'agit de ma "demeure" et un bon feu y brûle.
Je posai finalement ma cape sur son corps recroquevillé puis m'assis en tailleur à coté d'elle. Je décidai de répondre à ses question, du moins essayer.
-Où sommes-nous ? Dans les ruines d'Ascelnoth, un lieu magnifique encore empreint de sa grandeur passée. Quant à moi, je suis Tengunem En, un simple orque à la peau écarlate... Je suppose que cela suffit pour me présenter. Je n'ai pas de famille, pas d'amis, pas de pays. Je suis simplement celui que je suis, ajoutai-je en haussant les épaules. En revanche je dois avouer que je ne saurais vous dire quelle année nous sommes. Je n'ai jamais accordé beaucoup d'importance au temps qui passe... Ce qui compte c'est le présent et le futur que nous forgeons nous même.
"Et c'est un futur resplendissant d'un rouge sanglant dont je rêve..." Repris la Voix.

Je me levai d'un bon habile en me remettant sur mes pieds nus. Je les posai sur mes getas que j’ôtais toujours pour m'asseoir et fis surgir Perfidie de son fourreau. Je pus presque entendre son sifflement de rage et d'indignation : je ne l'avais pas nourri avec la gorge de cette femme... Je ris doucement et parla d'une voix forte et assurée pour couvrir le bruit des intempéries :
- Tu trouveras aisément ma demeure si tu vas dans la direction que pointe ma chère lame. Une maison de petite taille épargné par les ravages du temps qui fait face au lac. Crois-moi, tu ne trouveras pas d'édifice plus conservé dans toute la région. Un bon feu brûle dans l'âtre et un solide toit protège de la pluie. Rejoins-moi là-bas si jamais tu le désires...
Je commençai à m'en aller puis me ravisai et lançai en tendant une main dans sa direction :
-Mais peut-être veux-tu que je t'aides à te lever ?
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Anouata

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MessageSujet: Re: Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En]   Un cri venant des entrailles de la terre, une renaissance... Un sanglant morceau du passé [PV : Tengunem En] EmptyVen 25 Jan 2013 - 21:56

« La bonne Mère-grand, qui était dans son lit à cause qu’elle se trouvait un peu mal, lui cria : Tire la chevillette, la bobinette cherra. » - le petit chaperon rouge – Charles Perrault

J’ouvris les yeux, fixa cette présence, alors que je tremblais de froid. J’étais crispée dans un linceul d’eau venant du ciel. Il était prévenant ? Je ne sais pas comment qualifier ses gestes. Je ne connais pas ce monde. Je dois m’adapter, voir ce que je peux en tirer, voir quelle décadence ce monde a eu… Ou en est cette société Felethienne ? Seulement, je ne pensais qu’à survivre, qu’à me relever, et disparaitre de ce lieu.

Il me posa sur moi cette cape, cette longue cape qui son corps peut vêtu … Voulait – il me bien ? Etait-il un allié ? Avait –il encore un roi ? Je tendis mon bras tremblant vers la cape, la saisis en me redressant, me blottissant mieux dedans, avec maladresse. Je baissais la tête me sentant reconnaissante. Mon côté humain était plus vivace que mon côté démoniaque en ce jour.

- Je te remercie de vouloir m’aider… Alors que tu ne me connais pas… Alors que je suis une étrangère à tes yeux… Je te remercie.
Dis – je d’une voix hésitante.

Je me reconnaissais pas, enfin vu le temps que j’ai dû passer dans cette statue, ça ne doit pas être étonnant. Je me blottis dans ce tissu qui me donna un peu de chaleur, alors que lui devait subir le froid de plein fouet dans sa tenue à lui. Dans les ruines d'Ascelnoth ? Lui, c’est Tengenum en ? Les ruines d’Ascelnoth ? Mais mais… Je regardais autour de moi, elles avaient horriblement changés, elles n’étaient plus que des amas de grava… Que c’était-il donc passé ?

- Merci de me répondre… Tengenum ? … Je suis… Je suis Anouata Del – Haura… Et je crois que je viens d’un passé lointain… Finis –je par avouer.

Ma voix était triste, et nostalgique. J’étais grande dans un temps lointain. Je regrette ce temps … Je soufflais. Quant à l’année, il ne pouvait pas m’aider… Pourtant, je voulais savoir. Il me demanda de suivre une lame ? Euh… C’est quoi ça ? C’est nouveau ? J’étais perplexe. Le coup du feu dans la demeure me plaisait bien, j’en avais besoin mais…Je décidais de me lever. C’est déjà ça ! Je mis ma contre un semblant de mur, non de pilier… Je me hissais doucement sur mes jambes qui n’avait pas marché depuis, je ne sais pas combien de temps. Souffrance, j’ai mal ! Ca fait mal ! J’avançais comme un escargot, comme une merde… Trainant mes pieds sur le sol.

C’est là que comme une conne, je tombe en avant. Cependant on dirait que j’ai de la chance… Tengunem se retourne, pour venir m’aider à me lever, enfin demander… Je tombe directe dans ses bras. Je m’accrochais à lui, un peu gênée. Baissant la tête, je marmonnais un désolé. Je ne savais pas quoi faire. Si je pouvais invoquer un loup, qui me porterais… Seulement, je ne veux pas imaginer mon état après…

- Je ne voulais pas. Je n’ai pas contrôlé mes jambes… ca fait si longtemps que j’ai pas…



Je n’arrivais pas à me défaire de cette situation gênante à la noix. J’étais coincée, il devait m’aider. Qu'est ce que je hais être faible, dépendante d'un inconnu qui me demande de suivre une lame. Je ne sais pas pourquoi je suis tombée sur lui, mais sans lui... Je serais peut être morte. Et j'étais redevable. Moi, redevable dans un monde inconnu... NON NON et NON ! Cependant, il était trop tard. Je devais lui demander de l'aide, ce que je fis, d'une voix hésitante. J'étais humaine plus que démone, mais cela allait changé dans les jours à venir. Ma nature reprendrait du service. Cependant, je me promis de ne pas la tuer tant que je me sentirais redevable. Et ça pouvait durer très longtemps à ce niveau là. Ma justice gouvernera celle des autres quoiqu'en disent ces pauvres vies qui peuplent Feleth. L'executrice d'un ancien temps est retour !

- Peux-tu m’aider ?

Cette phrase fut ainsi prononcer avec dégout mais totalement sincère. Je ne pouvais pas étant TROP faible ! Pourtant je restais méfiante ! On ne me tuera pas facilement !
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