''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un retour inattendu [Camelle Elwhang]

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Kyren Antus

♘ | L'Ombre de la Mort

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Race : Humain
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Histoire de Personnage :

MessageSujet: Un retour inattendu [Camelle Elwhang]   Dim 20 Jan 2013 - 20:19

Après deux ans loin de Madorass, et donc de l’Alliance, l’assassin était quand même de bonne humeur en voyant les murs de la bâtisse leur servant de quartier général. Les gardes avaient même eu le temps de l’oublier et de le croire que le dénommé Assim et lui étaient une seule et même personne. Malgré la discussion qu’il avait eue avec celui qui lui avait causé du tort sans le vouloir, il n’avait pas eu toutes les réponses aux questions qu’il se posait sur les récents évènements de Feleth. Sans doute les aurait-il avec le temps. Quelle était cette maladie qui semblait si dangereuse ? Qui allait remplacer le roi ? Quels étaient les projets d’avenir pour l’Alliance ? Pour cette question, il ne trouverait pas meilleur endroit que le Centurio.
D’un pas léger, il se faufila sans bruit parmi la foule qui avait l’air agitée. Était-ce dû à la mort du roi ou étaient-ils en colère à cause de la rumeur d’épidémie ? Tout en progressant parmi les badauds, Kyren se demanda ce qu’étaient devenus ses contacts ici. Lesquels étaient encore fiables, en vie, ou libres ? Il aurait certainement un petit tour à faire dans les tavernes et les ruelles plus tard. Mais tout d’abord, il devait aller voir l’Alliance.



De retour au bercail…

Lorsqu’il ouvrit la porte, il retrouva cette odeur familière de parfums et d’alcool. Rien n’avait apparemment changé sur ce point, de même que l’ambiance qui semblait identique, à l’oreille. Les bougies éclairant l’entrée semblaient peu efficaces, à moins que ce ne soit la nuit tombante qui donnait cette impression. Il poussa la porte séparant le vestibule de l’auberge et retrouva un spectacle qui avait à peine changé, toujours des hommes jouant aux cartes et buvant en tripotant des femmes aux courbes plantureuses. Certains n’en crurent pas leurs yeux, d’autres crurent que c’était seulement celui qui lui ressemblait qui entrait. Mais lorsqu’il les salua, ils surent que leur « ami » était de retour en ville. Par chance, ceux qui l’accueillirent furent relativement discrets, de sorte que son apparition ne fit pas plus de bruit que ça. Quand Kyren s’enfonça plus dans la salle pour s’asseoir à une table à part, Mayn, un elfe borgne qui s’y trouvait prit la parole en s’adressant à lui.


- Ça fait depuis l'an pèbre qu'on t'avait pas vu, Antus…

- Oui, Mayn. Deux ans à parcourir Feleth, deux ans à remplir des contrats loin de Madorass et à m’entraîner…
- Tu seras toujours moins doué que moi à ce niveau, humain.
- Je ne demande qu’à voir… On se retrouve dehors quand tu veux.
- Pourquoi pas maintenant, mauviette ?

L’elfe leva le bras et l’envoya en direction de l’humain. A la table, une jeune femme se leva et se dirigea avec hâte vers eux en disant qu’ils ne devaient pas se battre ici. Mais elle ne finit pas sa phrase. Elle vit simplement Kyren répondre au geste et les deux mâles se donner une accolade de retrouvailles. La façon qu’avait Mayn de souhaiter la bienvenue à l’assassin était certes étrange, quelqu’un d’extérieur pouvait croire à une dispute, mais ce n’était pas le cas. La demoiselle devait donc être une recrue récente, qui avait cru que Kyren allait s’engatser avec l’elfe. Enfin, se disputer dans le langage un peu spécial de Mayn.

- T’en fais pas, elle vient de la pacoule vers Venill, elle a encore quelques trucs à apprendre.
- Ce n’est rien.
- Allez, prends un séti, jeune.

Les deux hommes se mirent à la table où se trouvaient quelques membres de l’Alliance et la jeune femme reprit sa place sans un mot. Les plus anciens membres présents le saluèrent et il fit de même. Mayn commanda deux bières pour eux. Il s’enquit de la présence de son jeune ami humain.

- Alors, garri, qu’est-ce qui te ramène à Madorass ?


Une table réservée aux « habitués »…

- J’ai rempli tous les contrats que j’avais à faire ailleurs, je viens officialiser tout ça.
- Mèfi, depuis que le roi est cané, les gardes nous prennent un peu pour des voyous. J’ai été en galère y pas deux jours... Essaye de prendre un peu de ratèle avant tout, histoire de.

L’elfe avait décidément un dialecte bien à lui. C’était à se demander de quelle région de Feleth il était originaire. Avec un sourire amical, Kyren attrapa la chope et la mena à ses lèvres pour ne boire quelques gorgées. La discussion se poursuivit sur les évènements récents, la maladie qui terrorisait Madorass, le sosie de Kyren, les changements à venir suite à la mort du roi,… L’humain en profita pour montrer ses nouveautés à l’elfe. La lame crochet, très pratique pour désarmer un adversaire, la dague à corde, plus difficile à maîtriser, mais efficace pour mettre à terre un ennemi ou le pendre. Vu comme ça, c’était peu, mais ces objets faisaient preuve de beaucoup d’utilité selon la situation.
Alors qu’il expliquait le fonctionnement de ces armes en sirotant sa boisson, un homme vint les déranger.


- Antus, on te demande là-haut. Dans le bureau.

L’assassin se retourna vers cet homme très loquace et acquiesça. La nouvelle de son retour avait-elle été partagée aussi vite ?

- J’arrive. Mayn, si je descends et que tu es déjà parti, je te dis à la prochaine.
- J’ai affaire ce soir. On se voit plus tard.

D’une poignée de main, les deux hommes se séparèrent et partirent chacun de leur côté. Mayn vers la sortie, en route pour tuer une de ses cibles sans doute, et Kyren se dirigea discrètement vers l’escalier pour aller à l’étage. Il donna trois petits coups sur la porte et ouvrit pour entrer dans le bureau. Mais il fut quelque peu surpris. Au lieu d’Alban ou Clause, une jeune femme prenait place à l’un des bureaux. Si ses souvenirs étaient bons, il s’agissait d’une certaine Camelle Elwhang. Tout en marchant, il lui fit ses salutations.

- Bonsoir, demoiselle Elwhang. Je viens suite à la demande que vous m’avez adressé.

Spoiler:
 

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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

Messages : 542

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Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: Un retour inattendu [Camelle Elwhang]   Lun 21 Jan 2013 - 23:01


Le temps était maussade sur la capitale. Le parfum des fleurs avait depuis longtemps laissé place à la fragrance dérangeante des pourritures et des excréments. Loin de l’animation habituelle, la Grande se murait dans un silence pesant. Etait-ce la mort de Kaull ? Nul n’aurait su véritablement le dire. Les capes blanches étaient plus remontées que jamais. Ces chiens sans maitres faisaient à présent leur propre loi. La loi de la violence. Si les animaux étaient prohibés, par un arrêté du défunt roi, ces Monstres ne se gênaient pas pour défiler presque fièrement sur leur monture, faisant résonner les sabots ferrés dans toute les rues. Et personne n’avait le droit de rien dire. Personne n’avait le droit à l’erreur. S’il m’arrivait de moins en moins de sortir du quartier général, l’horreur qui régnait ici bas n’était guère propice et attrayante pour toute forme de promenade. Dans les ruelles commençaient à naitre des petits monticules constitués pour la plupart de deux à trois personnes. Tous morts. Mort de l’épidémie qui commençait à s’étendre dans le pays. C’était la version officielle mais ce qui se disait plus doucement était les différents groupes de coupe-gorge. Des individus à l’instant grégaire qui, on ne sait trop comment, parvenait à dépouiller leurs victimes de leur bien parfois au dépend de la vie de celle-ci. Rien de plus que des Rats d’égouts, n’obéissant qu’à la nécessité. Pour la grande majorité il ne s’agissait guère plus que des pères de familles, employés au château et congédié par la démence du roi. Il faut dire que tout se faisait cher en ce moment. Les légumes avaient pourris lors des dernières récoltes et ceux mis au marchés n’étaient abordable que par les plus riches. La miche de pain n’était plus à une pièce d’or mais à trois. Et tout était ainsi tant et si bien qu’un nouveau phénomène commençait à avoir lieu : la déserte progressive de la ville pour la campagne. Les pauvres gens pensaient que là-bas , ils auraient au moins un petit bout de terre, juste assez pour planter quelques fruits. Pauvres fous. Les milices avaient les yeux partout et était bien mal avisé celui qui se refusait à donner le labeur de leur récolte, si maigre fusse-t-elle. Telle était la nouvelle vie, basée sur la peur. Tout cela au fond me faisait doucement rire en cette après-midi nuageuse. Je les voyais, tapis dans l’ombre des ruelles, sous les proches des maisons. Certains me fixaient d’autre chuchotait quelques rumeurs à l’oreille de leurs compatriotes. Il était l’ère de la Peur. Et la depuis peu, nous étions la Peur. Les petites frappes de Madorass nous connaissaient comme nous les connaissions : s’ils osaient se mettre sur les plates bandes de l’Alliance des Ombres, la Nuit les emporterait aussitôt. Car si les Capes Blanches étaient dans les rues, nous nous étions là. Là, dans un recoin. Nous étions un enfant, un vieillard, un libraire ou même le boulanger. Nous avions plus d’yeux que n’importe quelle autre guilde de Feleth. Certains de nous étaient connus bien avant tout ça. Bien avant la fusion, bien avant la tragique mort du despote. Beaucoup avait essayé de faire réagir les hautes instances de l’autorité mais même eux nous craignaient car, comme tout le monde le sait, n’est pas important qui veux. Il faut savoir user les bonnes cartes à temps et beaucoup des mondains avaient, par personne interposée dans l’espoir de protégé leur vie, eu recourt à nos services. Il ne s’agissait jamais d’élimination simple qui plus est. Poison, enlèvement… Bien que ces dites personnes mettaient le prix –et même plus-, ces missions n’en restaient pas moins délicates. Je marchais donc, dans ses rues aux effluves insoutenable. Je n’avais pourtant pas le cœur si léger que je le pensais. Malgré tout, je restais fille du peuple. Même si je n’avais plus à me plaindre de ma situation et même si réduire les Puissants provoquait en moi une profonde jouissance, j’avais du mal à ne pas baisser les yeux lorsqu’à la fontaine de la place principale mendiait une petite fille. Elle ne devait pas avoir douze ans. Aussi, je pris un instant, m’asseyant sur un banc, pour la regarder.


Elle avait de long cheveux sales et emmêlés. Ses joues auraient pu être rose si la crasse ne s’y était pas incrustée. Malgré tout, elle avait sur ses lèvres fines, un petit sourire joyeux et innocent qu’on les enfants à son âge. Peut être n’avait-elle pas conscience véritablement de ce qu’elle faisait là. Elle souriait aux passants, sifflotant parfois un petit air connu. Une comptine. Peu étaient ceux qui lui offrait ne serait-ce qu’une pièce de bronze. La vie d’aujourd’hui ne le permettait pas et les gens peinaient à ne pas sombrer dans la même misère que cette petite. Parfaite caricature. Son petit corps était couvert par une robe rapiécé et grisâtre, tachée de ci, de là par quelques flaques ou nourriture. A la voir, elle semblait en forme. Elle n’était pas trop maigre, signe que ses parents la laissaient manger à sa faim. Ses parents… Ils devaient certainement travailler à cette heure là. Pauvre petite. Même si la situation ne la gâtait pas, ce sourire béat… Elle semblait si heureuse. Une innocence tellement belle à voir. Des hommes arrivèrent sur la place. Une petite trentaine pour la plupart, des miliciens en permission. Ils s’approchaient en ricanant de la petite. Avaient-ils trop bu ? Ma main glissa discrètement à ma dague. Je ne les lâchais pas des yeux. Ils parlèrent et la petite perdue son sourire. Ses yeux brillants de malice devinrent ternes. Elle prit un air grave et regarda sa bourse vide. Que lui disaient-ils ? Pourquoi semblait-elle aussi sérieuse tout à coup ? Adieu innocence, toi que nous aimions ! L’un des hommes m’accorda un regard et un coup de coude à son ami le plus proche. Il fit un pas dans ma direction mais se ravisa, ramené par quelques paroles incompréhensible d’ici par celui que je devinais comme le « chef » de cette petite troupe. C’est à ce moment là que je remarquais qu’à leurs hanches pendaient à tous des épées brillantes. Elles n’étaient pas seulement bien entretenus mais tout simplement neuve. Elles venaient tout juste d’être forgées. Ainsi donc se préparait le Royaume… Une campagne de recrutement. C’était tellement pathétique. Pourquoi fallait-il toujours en venir aux armes ? Pour n’importe quel conflit, il arrivait toujours un moment où, faute de solutions, les hommes en venaient à vouloir du sang. Le sang de leur ennemi. A vrai dire, je n’aimais pas la Mort. Je n’éprouvais rien de bon en tuant, si ce n’est ce sentiment très étrange qui se diffusait dans mon ventre. Si ce n’est cette bouffée puissante d’adrénaline. Aussi triste que cela puisse paraitre mais tuer était absolument grisant, bien que je haïssais ça. Peut-être bien parce que justement, je ressentais quelque chose. Auto mutilation. La guerre, dans son sens le plus large, n’était que ça. Un enchevêtrement de cadavre et de sentiment puissant. De sentiments de puissance. C’est bien pour cela qu’il y avait toujours un vainqueur et un vaincu. Dans la situation actuelle, le Royaume préparait cette guerre et misait sur l’étrangeté de cette jouissance éphémère, attirant les hommes en vantant ses mérites. Tous coupables. Tous condamnables. Même moi, qui assise sur ce banc, réfléchissais à ma propre condition. Le ciel ne bougeait pas. D’un gris impassible, observateur silencieux de la scène. Des scènes. Obscène. Comment pouvait-il dans sa grandeur restait comme cela, aussi neutre. Il ne riait pas. Il ne parlait pas. Il observait simplement, passif. Que pouvait-il penser au fond ? Que nous sommes tous des êtres méprisables. Tous, sauf cette petite fille au visage rayonnant. Au petit sourire malicieux et au regard pétillant. Une petite fille pleine d’insouciance, bien loin de tout ces problèmes d’adultes. Elle était jolie malgré elle. Sa pureté la rendait tellement belle que, oui je l’avoue, j’aurais pu passer des heures à la regarder, simplement à la regarder. Mais voilà, toute cette beauté s’était brisée dans un masque froid et profondément « adulte » pour une si jeune fille. Qui serait sans nul doute un joli brin de femme plus tard. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle partit précédée des hommes venus l’accoster plus tôt. C’était donc ça leur discussion. C’était donc ça son changement. J’aurais voulu crier « N’y va pas » mais à quoi bon ? Qu’aurais-je à lui offrir ? Une vie sanglante, une vie de solitaire, une vie loin de toute innocence… Que ce monde est cruel.


L’après midi touchait à sa fin lorsque je m’installais dans le bureau, à la place de Clause. Les évènements de la journée m’avaient beaucoup fait réfléchir. Le monde de dehors changeait alors que moi, j’étais là, assise au chaud à gérer des Hommes armés. Je ne les connaissais pas tous. Il faut dire que cela ne faisait pas longtemps que je gérer le côté administratif de l’Alliance. C’était délicat et Alban s’était déchargé très vite de ses responsabilités, préférant courir le pays au travers de diverses missions. D’un côté, je le comprenais. Rester immobile quand tout va si vite était presque impossible et pourtant c’était une rigueur que je devais m’imposer à moi-même. Moi qui avait parcouru Feleth dans l’espoir de retrouver mes origines. Moi qui avait essayé de comprendre. Moi qui dans une naïveté sans nom avait décidé  de quitter la chaleur de la famille pour l’aventure périlleuse. Et de cela j’avais plus souvent perdu que gagner. J’avais même fait que perdre, depuis le début. Pourquoi était-ce si difficile ? J’étais trop gentille, trop sage. Mais le temps m’avait appris tout les vices. Le temps m’avait appris qu’un homme n’était rien. Rien de plus qu’une chose matériel si facile à détruire… J’avais appris quelques subtilités que mon métier m’obligeait à acquérir. Sous mes douces apparences, il n’en était plus rien. Je faisais toujours mal. On ne soigne que le mal par le mal. Lilith, comme je regrette… Je pris la plume qui trainait et le gros livre des ordres de mission. Nous étions beaucoup, et depuis la fusion il était difficile de se coordonner. Le dernier corbeau reçu des catacombes de Venill était encourageant. Les ombres avaient récupérer le tiers du marché parallèle et gérer à présent les maisons de passe les plus fréquentées. Presque rien ne se passait sans qu’ils en soient au courant et c’était bon pour le affaire. Que la Nuit emporte les malheureux qui pensent être plus fort que nous. Qu’eux. Que l’astre nocturne. Je commençais à écrire distraitement les différentes missions à effectuer à la lumière vacillante d’une bougie. La pénombre du coucher de soleil accentuée par la couche nuageuse ne jouait pas vraiment en ma faveur. Quelqu’un toqua à ma porte. Trois fois. Sans même prendre la peine de redresser la tête, je lançais un « Entrez », continuant à gratter soigneusement le papier. Des pas plutôt lourd se firent entendre et je jetais un rapide coup d’œil. Il s’agissait d’Edmund, l’un de mes hommes en service de garde. « Eh bien, que voulez-vous ? ». Il me sourit. Il était du genre gentille. Un gros nounours au vu de sa carrure assez impressionnante. « Kyren Antus est de retour. Je l’ai vu à l’auberge avec l’Elfe  Borgne »me répondit-il de son air jovial. Ky-qui ? Ce nom ne me disait… Ah si, voilà que l’image du beau jeune homme me revenait en tête. « Faites le venir ici, j’ai à lui parler. ». Et sur ses mots, il partit d’un pas toujours aussi lourd que je me surpris néanmoins à trouver vif. Je n’aimais pas spécialement donner des ordres, surtout à plus vieux que moi mais la position à laquelle je me trouvais m’obliger de commander et surtout de me faire respecter. Beaucoup d’hommes avaient essayer de se mutiner, n’acceptant pas la domination d’une jeune femme telle que moi. Ils furent bien surpris de se mesurer à l’étendu de mes talents. Enfin, de ce que j’aime appeler mon vécu car je ne vois pas cela comme un talent. Plutôt comme un fardeau que le temps s’amuse à me refiler. Je le déteste. Puis refrappa à la porte. C’était différent de la première fois, plus sec, plus court. Je lâchais ma plume et invitais le jeune assassin à prendre place : « Oui, je vois que vous avez fait vite, asseyez vous ». Il s’exécuta sans un mot. Bien trop silencieux à mon goût. « Voilà bien longtemps que l’on ne vous avez pas vu par ici… Quelques années de repos ? ».


Dernière édition par Camelle Elwhang le Jeu 14 Nov 2013 - 16:43, édité 1 fois
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Kyren Antus

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MessageSujet: Re: Un retour inattendu [Camelle Elwhang]   Sam 22 Juin 2013 - 12:03

Spoiler:
 

Après avoir ouvert la porte et salué la jeune femme, Kyren fut invité à prendre place en face de ladite jeune femme. Chose qu’il fit aussitôt, sans ajouter un mot. Postant ses coudes sur les côtés du siège, il mit ses mains devant sa mâchoire, toujours silencieux. Son apparent mutisme dérangeait pas mal de monde, on l’aurait voulu plus bavard, mais ce n’était malheureusement pas sa nature. Un assassin tel que lui menait une vie assez solitaire, sans attaches, et faisant de la discrétion sa meilleure alliée. Quant à la question qu’elle lui posait, il n’avait pas pris de repos, loin de là. Tout ce temps loin de Madorass avait servi à accomplir des dizaines de contrats, tous déjà payés, sauf le dernier, celui qui le ramenait dans la capitale. Il avait cependant gardé en tête les noms de toutes ses cibles. Il sorti de son sac une bague ayant appartenu à la dernière, et la posa devant lui sur le bureau.

- Sulya Tulak, ma dernière cible. Sans ce contrat, je restais encore loin d’ici.

L’assassin remit ses mains devant sa mâchoire, avant de poursuivre sur les noms de ses victimes. Koln Sryver, un elfe à Venill. Eledrim Fejsh, humain à Beolan. Yoran Klak’ish, un autre humain, traqué dans les grandes plaines. Auran Madian, vampire dans les montagnes près de l’archipel des îles basses. Thanon Grul, humain d’Ascelnoth. Kreng Rozak, un orque sur les côtes de l’est. S’ensuivit une liste de plusieurs noms et lieux, circonstances de la mort,… Les contrats avaient tous du revenir comme accomplis. Même l’ogre Jarq avait été éliminé selon les données voulues. Nul besoin de s’éterniser. Kyren cita encore quelques noms après ça, et la regarda dans les yeux, d’un air stoïque. Ce n’était certainement pas ce pourquoi elle l’avait fait venir dans ce bureau. Son seul besoin était de se faire payer pour Sulya. « Donnez-moi de l’or, je vous donnerais la mort », c’était aussi simple que cela avec lui.

- Mais quel est le véritable motif de votre convocation, Elwhang ?

Cessant de tourner autour du pot, son regard aux yeux noisettes – virant à l’or – prit un air plus sérieux qu’à l’accoutumée. Le temps qu’il passait ici n’était pas employé à travailler, et donc lui coûtait probablement un contrat, de l’or. Non pas qu’il ne vive que pour cela, mais c’était son métier, la seule chose qu’il avait appris à faire dans sa vie. Il parlerait plus tard de l’individu lui ressemblant et qu’il avait rencontré plus tôt dans la journée. Là n’était pas la question dans l’immédiat. Il avait lui aussi quelques questions supplémentaires.

- Je vous saurais gré si vous pouviez aussi me résumer ce qu’il s’est passé pour notre ordre depuis deux ans. Les rumeurs et autres lettres reçues n’ont jamais été très claires sur ce point.

Il savait seulement que le roi était mort, que la Lame d'Argent avait fusionné avec l'Alliance et c'était à peu près tout. Il ne savait s'il devait tenir compte de la rumeur de rapprochement entre la nouvelle Alliance et la Confrérie des Ombres. Mais si c'était vrai... alors ils deviendraient une force à craindre dans tout Feleth...
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: Un retour inattendu [Camelle Elwhang]   Jeu 14 Nov 2013 - 16:22


Je souriais, regardant l’assassin devant moi. Même si son mutisme était dérangeant, il dégageait quelque chose de puissant. De plaisant. Il avait une présence forte mais subtile, qui faisait de lui un tueur redoutable. C’était le genre d’homme que l’on voit, que l’on salue mais qu’au fond, on ne remarque pas. Il aurait pu porter une robe et des bas que cela n’aurait rien changé. Il était discret sans pour autant être invisible. Une ombre. Il était d’ailleurs dans le bureau pour ça. Je me levais une minute, saisissant deux verres pas trop sales et la bouteille au liquide ambré. Je savais qu’il ne boirait pas. Il me ressemblait par bien des points. Il était malin et attentif. Il avait surement remarqué que j’avais commencé par me servir, touchée ma manche avant de verser le précieux alcool dans son verre. S’il n’était pas stupide, il ne prendrait même pas le risque de toucher le récipient. Il se contenterait de le regarder, sans même relever qu’il ne boirait pas. Telle était la conduite à tenir lorsque l’on connaissait un temps sois peu son métier. Bien sur, il s’agissait d’un test. J’avais une idée derrière la tête, une idée particulièrement audacieuse. La petite fille dans ce monde cruel m’avait aidé. Mais comme toute bonne idée, il faut des bras pour la soutenir. Des bras qui jamais ne faibliraient. Je n’avais rencontré Kyren qu’une ou deux fois. Nous n’avions dû échanger que quelques banalités. Nous étions de la même génération de recrue. Pourtant, le temps a une drôle de façon de tourner les choses : alors qu’il continuait à faire son travail, je me retrouvais ici, coincée entre quatre murs. J’aimais faire ce que je faisais actuellement mais les grands espaces me manquaient. D’un certain côté, je l’enviais certainement. J’étais jalouse de cette liberté qu’il avait. Des choix qu’il pouvait prendre. Disparaitre. Une heure, un jour, une semaine, un mois, des années, à jamais. Il pouvait raccrocher si l’envie lui prenait. Il pouvait parcourir les plaines et vallée quand bon lui semblait… Et pourtant il était là, devant moi, à énumérer une suite de contrats. Fidèle à son métier. Et plus la liste avancée, plus je me rendais compte de sa loyauté. Je saisissais délicatement la bague entre mes doigts. Un anneau d’or simple mais d’une manufacture plaisante à regarder. Bien sûr, il n’était pas à Madorass pour le plaisir de revenir aux sources. Mais le métier est ce qu’il est. Sa voix était claire, fluide, il me racontait le temps passé sans omettre aucun détail. Il racontait sa propre vie comme un assassin.

Mais ses traits se durcirent. Ses yeux presque de couleur or cherchèrent les miens. Sa voix pris en gravité. Il n’était pas bête, et savait pertinemment que ce n’était pas pour boire le thé qu’il était en face de moi. « Mais quel est le véritable motif de votre convocation, Elwhang ? ». Nous y voilà. Il venait au même moment de dévoiler un autre trait de caractère : la franchise. Chose rare dans notre monde. Plus il parlait et plus mon choix se montrait judicieux. Il voulait des réponses et surtout, il savait que je serais capable de lui donner. Il avait compris bien des choses sans que rien ne sois dit et même s’il perdait beaucoup de temps dans sa traque, au fond, il savait que ce temps ne serait pas gâché inutilement. Et il ne savait pas à quel point. « Je vous saurais gré si vous pouviez aussi me résumer ce qu’il s’est passé pour notre ordre depuis deux ans. Les rumeurs et autres lettres reçues n’ont jamais été très claires sur ce point. ». Effectivement, de l’eau avait coulée sous les ponts depuis la glorieuse époque de Clause et Alban. L’un était porté disparut et l’autre avait simplement pris le large, vers des horizons certainement plus agréable pour lui. Au final, je me retrouvais à tout gérer seule. Mais je ne m’en plaignais pas. La puissance que j’avais obtenue par la sueur de mon front me permettrait d’accomplir tout mes desseins, quels qu’ils soient. « Vous êtes intelligent, Antus. C’est un bon point. Mais veillez à ne pas montrer votre jeu trop tôt, votre couverture en serait ruiné. Deux ans loin de notre glorieuse capitale sans la moindre nouvelle. ». Je me levais une nouvelle fois de mon siège, me dirigeant vers la fenêtre rendue opaque par la crasse et le ciel virant aux couleurs du soir. « La Nuit tombe Kyren. La Nuit la plus effroyable que le Royaume ait connu. De ça de là, des soulèvements. Les rebelles se réunissent, les clans s’unissent. Et nous ? Nous sommes le sol sur lequel ils marchent tous. Nous sommes bien plus présent qu’eux dans leurs guerres de conquêtes. Présent mais discret. Tu connais ça, Kyren. ». Je me tournais vers mon invité qui s’était tût, écoutant avec attention chacune de mes paroles. « Ils pensent se battre contre des ennemis qu’ils connaissent mais au fond, c’est nous qui les éliminons, un a un. L’Alliance est en marche vers le progrès. L’Alliance a fusionné avec les Ombres –je pense que tu n’es pas sans le savoir- et quand le chaos le plus total régnera, nous serons maitres. ». Je lui souriais. Un sourire carnassier, un sourire de chasseur. Celui d’un assassin. « Il est un temps pour tout et nous gravissons toujours plus la montagne de l’Apogée. Alban est partit, je suis seule. Seule à gérer des tueurs expérimentés. Oh, je t’entends déjà. L’or est une chose que mes projets ne servent pas, ou pas entièrement. Mais sais-tu ce qui fait vivre un homme, Kyren ? L’espoir. ». J’avançais vers le jeune homme sans le lâcher une seule fois des yeux. « ‘Dis leur que l’eau peut devenir du vin, et tu verras que beaucoup courrons jusqu’aux rivières pour le précieux liquide’ me disais Clause. Je comprends à présent ces mots. Cela à l’apparence du mensonge mais ça n’en est pas un. C’est une phrase génératrice d’espoir. En somme, j’offre à mes hommes a vie qu’ils souhaitent depuis toujours. Et toi, Kyren, ne veux-tu pas changer l’eau en vin ? ». Je posais ma main sur sa joue. Un geste lent, tendre, maternelle. Il tranchait merveilleusement avec les flammes de passion qui dansaient au fond de mes iris. « J’ai besoin d’un homme qui ne veuille pas changer l’eau en vin. Je veux d’un homme qui arriverait à faire croire que le vin est de l’eau. »

«  J’ai besoin de bras, d’yeux et de talent. Je t’offre une place au conseil de l’Alliance des Ombres. Je te l’ai dit, tu es quelqu’un d’intelligent, alors tu mesureras l’étendue de ce que je te propose. »
. Je m’accroupissais, afin d’avoir ma tête au niveau de son visage. Rien n’avait changé dans mon expression. « J’ai besoin de quelqu’un qui sait ce qu’il fait. »
.
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