''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ

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Narydia Ventari

La lame flamboyante

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MessageSujet: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Lun 21 Jan 2013 - 21:54

Le sommeil qui les étreignit fut réparateur cette nuit là. Narydia s'était endormie dans cette position qu'elle n'avait pas quitté, soucieuse d'apporter sa chaleur à Alekseï jusqu'à se qu'il se rétablisse complètement. La nuit était froide, argument supplémentaire pour rester proches. L'ange était tellement assommé par les derniers évènements que cette proximité ne la gêna pas. Elle la rassura, même.

Le lendemain, Alekseï revint avec un fruit pour le moins inconnu à la séraphine, qui le goûta avec délice. Enfin un produit de la jungle inoffensif… Ce petit-déjeuner fut réparateur et leur redonner des forces pour la suite du chemin. Après avoir pris leurs potions de soins respectives, ils se remirent en route. Il ne rencontrèrent plus de dangers significatifs durant la fin de la traversée de la jungle, ce qui leur permit de récupérer leurs forces. Ils traversèrent les plaines de Feleth, ce qui leur prit plusieurs jours supplémentaires. Et enfin, ils arrivèrent à Venill, une ville commerciale plutôt agréable coupée par un fleuve. Les marchands venaient y vendre leurs produits en abondance. Ce serait l'occasion parfaite pour Narydia qui souhaitait recomposer son équipement.

Ils longèrent le port jusqu'à arriver au marché principal, là où de nombreux étalages exposaient vivres et marchandises en tout genre. Les deux voyageurs tentaient de se frayer un passage parmi la quantité impréssionnante d'acheteurs déambulant partout, le plus discrètement possible. Et pour cela, leurs capes les aidaient bien. En particulier la séraphine qui n'attirait pas l'attention sur ses ailes grâce à ce vêtement. Et c'était tant mieux : elle ne souhaitait pas créer de problème et encore moins s'en attirer.

Après un moment, elle s'arrêta dans la petite boutique plutôt reculée d'un armurier. Le vieil homme vendait des armures fabriquées avec des matériaux multiples, ainsi que des armes de diverses variétés. Un véritable arsenal. Le choix de la jeune femme s'arrêta sur une armure de cuir sombre, presque noir. Le corset rattaché par des lacets dans le dos, paraissait suffisamment solide et les bas qui l'accompagnaient seraient bien plus confortables et pratiques pour le voyage que son ample robe. L'ange en profita pour racheter de longues bottes nouées elles aussi par des lacets. Des couvre-poignets vinrent compléter cette tenue que la jeune femme paya de quelques pièces au vieil homme. Elle lui demanda s'il disposait d'une petite pièce annexe pour se changer et devant la bienveillance et l'amabilité du vieillard, la séraphine lui laissa sa robe qu'il pourrait revendre à un très bon prix. Les habitants de Feleth ne connaissaient que très peu la matière à la fois fine et résistante qui faisaient la réputation des habits d'Adyril. L'homme remercia Narydia, et ils prirent congé de lui.

Après un moment à flâner dans la principale rue commerçante, Narydia se tourna vers Alekseï et lui proposa en le regardant de sous sa capuche :

— Un verre, ça vous tente ?

A vrai dire, elle ne posait pas vraiment là une question puisqu'elle n'écouta même pas sa réponse. L'ange était trop assoiffé pour continuer. Ils se dirigèrent vers l'Auberge des gobelins musiciens, la plus populaire de la ville. Il y avait un moment que la séraphine n'y était pas venue. Elle aimait l'ambiance qui y régnait. Ces humains insouciants qui semblaient faire une pause dans leur vie, dans leur temps… Ce brouhaha où le secret était roi… Ils s'installèrent à une table plutôt à l'écart et Narydia alla aussitôt adresser leur commande au tavernier. Elle baissa sa capuche et l'observa de ses yeux émeraudes. Un instant, l'homme la fixa avec un air curieux. La jeune femme haussa un sourcil et annonça :

— Je souhaite commander.

Finalement, l'homme poussa un cri d'exclamation qui fit sursauter l'ange :

—Narydia Ventari, Séraph…

La jeune femme se pencha brusquement par dessus le comptoir pour lui plaquer une main sur la bouche. L'homme écarquilla les yeux. À voix basse, elle lui répondit en penchant légèrement la tête sur le côté, un sourire sur les lèvres.

— J'aimerais que cela ne se sache pas, permettez. Donc je souhaiterais deux assiettes… votre meilleure viande dirons-nous. Avec deux cruches de bière. Pourrez-vous l'apporter là-bas ? ajouta-t-elle en désignant la table où attendait Alekseï.

— À votre disposition, Madame. Je suis bien content de vous voir, vivante qui plus est, répondit-il avec un clin d'oeil.

Le sourire de l'ange s'élargit et elle rejoignit le guerrier. Après s'être assise, elle croisa ses mains sous son menton et le fixa, les sens en alerte. Après un moment, elle demanda

— Vous connaissez bien Venill ?

Au même moment, le tavernier arriva avec un plateau chargé de deux assiettes débordantes de mets. La viande saignante dégageait une odeur exquise. Narydia remercia l'homme et le congédia, avant de prendre une longue gorgée de bière sans cesser de fixer Alekseï.


Dernière édition par Narydia Ventari le Dim 10 Fév 2013 - 18:15, édité 1 fois
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Mar 22 Jan 2013 - 17:19

- Un verre, ça vous tente ?
- Mais bien volontiers !

En voilà une excellente idée après tant de marche et de temps passé en plaine nature, surtout que le début du voyage n'avait pas été de tout repos. L'auberge des gobelins musiciens était toute désignée pour souffler un peu et pourquoi, approfondir un peu autour d'un verre. L'établissement était célèbre et, à la surprise d'Alekseï, Narydia semblait bien connaitre les lieux. Ils allèrent s'installer à une table un peu en retrait, l'auberge ne manquait de clients, comme d'habitude, un peu de recul ne serait pas de refus. La Séraphine s'en alla commander, laissant le scientifique seul un moment, ce qui lui permit de prendre ses aises mais, surtout de noter la progression de sa camarade. Pas grand chose à rajouter certes, mais il constatait avec regret qu'elle avait complètement oublié l'épisode. Il ne l'oublia pas cependant et jeta quand même quelques coups d'oeil au comptoir, de temps en temps. Fort heureusement, son regard se leva au moment où la jeune femme fit taire l'aubergiste. Il fronça un sourcil, pourquoi avait-elle fait ça ?

Elle revenait, il referma instinctivement son livret, la regardant s'asseoir avec sourire. Elle fixait elle aussi, sourire aux lèvres.

- Vous connaissez bien Venill ?
- Hummmm ... Je n'ai pas souvent l'occasion de venir ici mais, j'entend pas mal parler de cette ville agricole donc, dans la théorie, oui je connais bien Venill mais, après, dans la pratique, ce n'est pas aussi facile. Je ne suis venu ici qu'une ou deux fois depuis mon arrivé sur les terres du milieu.

L'aubergiste arriva et servit deux assiettes aux contenus respectifs plutôt appétissants ... Cela dit, lorsqu'il remarqua que Alekseï était assis à la table, il ravala son sourire et son regard s'assombrit soudainement. Rytchkine le regardait en souriant, surement pour le provoquer. Le tavernier observa ensuite Narydia et retourna à son comptoir, regard qui n'avait pas échappé au scientifique. Il y avait anguille sous roche ... Mais pour l'instant, l'heure n'était pas à la suspicion.

- Un repas complet ? Et moi qui m'attendait seulement à un verre, vous êtes bien généreuse et je vous en témoigne toute ma gratitude.

En effet, c'était une agréable surprise. Il en salivait déjà mais, pas question de perdre ses moyens devant la Séraphine, il fallait rester maître de ses instincts ! Il entama donc son assiette, dans le calme et en prenant soin de bien savourer la viande. Ils ne furent pas très bavards durant le repas mais, ce n'était pas non plus le silence total. Il remarquait cependant que Narydia avait tendance à boire beaucoup, elle avait déjà finit sa cruche !

- Je crois que je vais aller vous en chercher une autre.

Dit-il sur un air de plaisanterie. La réalité des choses, c'est qu'il n'avait pas trouvé meilleure excuse pour aller au comptoir, afin de tirer les vers du nez de l'aubergiste.

- Excusez-moi mon brave, pourrais-je avoir une deuxième cruche ?

L'homme lui tournait le dos.

- Je vous l'apporterai.
- Hum ... J'aimerai l'apporter moi-même.
- Je vous l'apporterai je vous dis !

- Et je vous répète que ça ne sera pas nécessaire, donnez-là moi s'il vous plait.

L'homme se retourna et s'approcha du comptoir.

- Qu'est-ce que vous fichez ici ? Je vous avez clairement dit de ne pas revenir.
- Of ... Si ça n'en tenait qu'à moi, j'aurai évité de revenir mais, vous voyez, je suis bien accompagné, je ne pouvais pas refuser son invitation.

L'aubergiste glissa un regard vers Narydia.

- Oui, j'ai vu ça. Qu'est-ce qu'une femme aussi remarquable qu'elle peut bien faire avec une larve de votre espèce ?
- Disons que j'ai une dette envers elle ... Et puis, je dois lui faire découvrir ce monde pourris.
- Une dette ?
- Oui ... Mais ça, c'est entre elle et moi.
- J'espère pour vous que vous n'avez une idée malsaine derrière la tête !

- Tu me connais vieux, j'en ai forcément une.

L'aubergiste le fixait sans bouger, il était à la fois inquiet et interloqué, cela se voyait dans son regard. Alekseï lui fit signe de se rapprocher.

- J'ai bien l'intention de passer la nuit ici et avec elle si tu vois ce que je veux dire.
- Si vous vous y essayez, elle vous arrachera la bourse !
- Je n'attend que ça qu'elle me mette la main au paquet !

- Espèce de petit salopiaud !!!

Dit-il en l'attrapant par le col.

- Sous mon toit, il n'en sera rien, vous comprenez ?
- Pourquoi ? T'as déjà prévu de partager son lit vieux con ?

Le tavernier lui colla son poing en pleine figure. Alekseï se l'était ramassé dans le nez et, du sang en coulait. Il posa brutalement la cruche sur le comptoir.

- Vous êtes prévenu, espèce de moins que rien !

Rytchkine essuya le sang qui coulait de son nez avec sa manche. Il ramassa la cruche et fit un clin d'oeil à l'aubergiste avant de retourner à sa table.

- Et voici pour vous.

Dit-il en la posant devant Narydia. Il s'était essuyé mais le sang continuait de couler.

- Il tape fort.

Il en était maintenant sûr, ils se connaissaient.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Mer 23 Jan 2013 - 22:15

Narydia ne mangeait pas beaucoup depuis qu'ils avaient entamé leur repas. Pour tout dire, elle n'avait presque pas touché à sa viande. La jeune femme vidait en revanche sa cruche de bière à une vitesse qui n'échappa pas à Alekseï.

— Je crois que je vais aller vous en chercher une autre.

L'ange le remercia d'un signe de tête. Cependant, elle avait remarqué le ton qu'il avait employé pour lui proposer une autre cruche. Il avait employé, ce qui laissait envisager qu'il n'allait sans doute pas le faire. Cependant, le guerrier se leva et se dirigea vers le comptoir. Narydia l'observa faire tandis qu'il adressait la parole au tavernier. Intriguée, elle tenta de tendre l'oreille, sans succès. Ils était bien trop éloignés d'elle pour qu'elle puisse soutirer la moindre de leur parole.

La séraphine soupira et lâcha ses couverts. Elle n'avait rien mangé et son assiette était encore quasi pleine. La jeune femme n'était pas une grande amatrice de viande rouge. A vrai dire, elle avait davantage commandé ce plat pour Alekseï que pour elle-même. Bâti comme il était, il avait sûrement bien besoin de se rassasier… Narydia reporta son attention sur Alekseï qui prenait bien du temps à revenir. En tournant la tête, elle constata avec stupéfaction que le tavernier avait attrapé son complice par le col de son vêtement. Et vu la teneur de leur altercation, il n'était pars bien difficile d'entendre ce qu'ils se… criaient.

" Petit salopiaud "… se répéta-la jeune femme pour elle-même pendant quelques secondes avec un sourire. Elle se demandait bien ce qu'avait vu dire Alekseï pour se faire adresser pareille provocation. Elle le connaissait plutôt calme et déterminé, ce qui contredisait bien avec ce que venait de lancer le tavernier. Plusieurs personnes s'étaient retournées pour observer les deux hommes, ce dont ils ne semblaient pas se rendre compte. Narydia aurait pu trouver la situation amusante sans cela. Voilà qui risquerait d'attirer l'attention sur eux…

L'ange sursauta lorsque le tavernier colla un poing dans la figure d'Alekseï. Voilà qui était fait. Mais pour quelle raison ? Alekseï n'avait pas pu simplement commander une cruche supplémentaire. SI cela avait été le cas, il n'y aurait eu aucune raison d'en arriver là. L'un des deux avait dû provoquer l'autre, tout simplement. A quel sujet et pourquoi ?

— Et voici pour vous. Il tape fort.

Alekseï avait regagné la table et déposé la bière devant l'ange. Celle-ci avait froncé les sourcils devant le sang qui coulait du nez du guerrier. Ses yeux émeraudes lançaient des éclairs.

— Le faites-vous vraiment exprès ?

Et par cela, elle entendait bien évidemment tous les moyens indéfinissables dont usait Alekseï pour s'attirer autant d'ennuis. L'ange se saisit de sa serviette et se pencha au dessus de la table pour essuyer le sang qui coulait sur le visage du guerrier. Il n'avait pas intérêt à la repousser puisque le manque d'attention qu'il se portait exaspérait Narydia. Comme à chaque fois, on aurait dit qu'il se moquait éperdument de ses blessures, ce qui énervait la séraphine. Après un long soupir, elle but une longue gorgée de bière et fit un signe de la main au tavernier. Il s'approcha presque à reculons, marmonnant quelque chose dans sa barbe. Narydia tenta préserver tout son calme et demanda avec assurance :

— Que s'est-il donc passé avec Monsieur… " Petit Salopiaud " ?

Elle avait préféré user de ce surnom plutôt que de révéler le nom d'Alekseï sans son accord. Elle lui jeta un oeil en coin, s'excusant en silence mais se mordant en même temps la lèvre pour ne pas rire. Le tavernier était quant à lui bien moins enthousiaste et répondit en grognant :

— Cet imbécile m'a provoqué.

L'ange leva les yeux au ciel. A cet instant, on aurait dit une chamaillerie infantile à propos d'un goûter volé.

— Et quelle est votre raison pour l'avoir frappé ?

Une nouvelle fois, le tavernier leur lança un regard noir.

— Sauf votre respect, j'ai eu l'occasion de le prévenir plusieurs fois. Mais toujours il…

Alekseï s'était levé brusquement, prêt à faire taire l'homme visiblement. Alors qu'il amorçait le début d'un geste, le tavernier qui était aux aguets lui décocha de plus belle son gros poing dans la figure, faisant basculer le guerrier sur leur table. Ebahie devant cette scène et devant le comportement du tavernier, Narydia n'en croyait pas ses yeux. Il devait y avoir un sacré problème pour que le tavernier agisse de la sorte. Soit il mentait, soit Alekseï avait commis une action qui ne lui avait pas du tout, du tout plu…

La jeune femme se leva aussi rapidement que cela était possible et attrapa le tavernier pas sa veste. Elle le plaqua contre le mur derrière eux et lança sèchement :

— Je vous signale que vous l'avez précédemment blessé, ce qu'il ne vous a pas rendu. Alors un second coup est vraiment mal placé et très peu loyal.

La séraphine renforça un peu plus sa poigne sur le veston du tavernier qui s'était mis à equarquiller yeux de stupeur. Sans lâcher prise, la jeune femme poursuivit d'une voix plus basse :

— Vous êtes un bon ami, vous le savez. Evitez-moi de me passer de votre soutien lorsque je viens ici.

Puis, elle glissa une bourse de pièce dans une poche du tavernier avant de poursuivre, d'une voix encore plus basse :

— Voici le règlement du repas. Je vous en remercie bien. J'aimerais aussi prendre deux chambres pour cette nuit.

Il y avait bien plus que ce qu'il n'en fallait dans la bourse. De quoi prévenir les mots peut-être déplacés que lui avaient adressé Alekseï. Enfin, la jeune femme le lâcha. Le tavernier réajuste sa veste et répondit d'une petite voix :

— Très bien… Mais je n'ai plus qu'une chambre.

Narydia haussa un sourcil. Elle se retourna vers Alek, qui s'était redressé.

— Comme vous souhaitez. Je crois que vous nous devrez quelques explications sur cela, également.

L'ange avait la ferme intention de savoir ce qui avait pu provoquer l'altercation. De plus, elle voulait comprendre de quoi avait parlé le tavernier avant que Alekseï ne l'interrompe...
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Mer 23 Jan 2013 - 23:11

- Comme vous souhaitez. Je crois que vous nous devrez quelques explications sur cela, également.

Alekseï se massait la joue, observant avec un air nonchalant le tavernier et la séraphine. Il avait bien senti le coup qu'il venait de recevoir, très étonnant de la part d'un aubergiste aussi grassouillet que celui-là. Il les regardait à tour de rôle, avant de se mettre à ricaner.

- Il s'est passé beaucoup de choses. Des bagarres, des ardoises impayées, de la drogue et même des filles, si vous voulez tout savoir. Mais, ça, encore, ça sort pas trop du genre de la maison, c'est pour ça qu'il est furieux le gros. Non, il est furieux parce que j'ai tué sa femme.

Dit-il avec un air on ne peut plus naturel. Il se saisit de la cruche de Narydia et but quelques gorgées.

- Enfin, c'était juste UN PUTAIN D'ACCIDENT !

Dit-il en hurlant sur le tavernier.

- C'était un soir, il n'y a pas si longtemps de ça. Elle était bourrée, j'étais bourré, tout le monde était bourré ! On a un peu parlé et puis comme on avait pas l'esprit clair, on est monté faire une petite affaire. Evidemment, ce gros lard était pas là, comme toujours d'ailleurs ! Monsieur ne s'occupait guère de sa demoiselle, pensant qu'elle pourrait faire tout le travail pendant qu'il allait s'endetter dans les jeux d'argents ! Enfin bref, je m'écarte ... On a fourré comme des sauvages, je l'ai déglingué et elle m'a déglingué. Je me suis endormis, confiant, pour me réveiller quelques heures plus tard, au milieu de la nuit, avec la jolie compagnie d'une bande de brigands. Ils l'avaient attaché à une chaise et apparemment, elle leur devait pas mal d'argent.

Il s'arrêta un instant, reprenant une autre gorgée.

- Je ne savais depuis combien de temps ils étaient là mais vous pensez bien qu'on en est rapidement venu à se péter la figure. J'avais la gueule de bois et j'étais fatigué. On s'est battu, j'en ai tué quelques uns mais, quand j'ai voulu tuer leur chef, il s'est dégagé au dernier moment et le coup est parti sur la dame. Evidemment, ils se sont tous barrés et m'ont laissé avec elle ! Il y avait du sang partout et des cadavres en plus. J'ai retiré ma lame et j'ai essayé de la sauver mais, la blessure était trop grave, je n'ai rien pu faire. Je l'ai tué alors que je voulais l'épargner !

Son visage s'était assombris.

- Alors écoute vieux ! Je ne sais pas combien de fois je vais devoir te le répéter mais, ça me torture jours et nuit ! Tu le comprends ça ? Arrête de croire que je lui ai fait volontairement la peau ! De plus, si tu lui prêtais un minimum d'attention, ça ne serait jamais arrivé, connard ! Je me demande même d'entre nous deux qui est le plus fautif tiens !

Il se tût, vidant littéralement la cruche et l'envoyant ensuite contre le mur.

- T'en as pas marre de me le remettre sous les yeux tout le temps et de me pourrir la vie ?! Tu m'as taillé une réputation de merde ici et t'as profité de cet incident pour t'attirer les faveurs de la foule ! J'ai supporté tes crachats, tes insultes et même tes agressions ! Je t'ai dédommagé, j'ai accepté de ne plus revenir et je t'ai présenté mes excuses mille et une fois ! Tu fais ton examen de conscience parfois, gros con ?! Ca t'arrive jamais de sentir fautif ?! Ou c'est plus facile de rejeter toute la faute sur les autres ?!

Son visage se crispait, il avait mal, c'était visible. Il s'essuya le nez de nouveau.

- Alors écoutez Narydia, je suis désolé d'avoir à vous apprendre une étincelle de mon sale passé maintenant et dans ses conditions mais cet abrutis ne m'a pas laissé le choix ! Vous avez le droit d'être dégoûtée, vous avez le droit de me détester ! Je ne vous insupporterez pas avec ma présence, prenez la chambre seule, j'irais dormir ailleurs ! Et si jamais l'envie de venir me cracher à la gueule vous en prend, demandez à ce vieux con, il saura où je suis allé lui.

Dit-il la gorge quelque peu serrée. Il regarda ensuite le tavernier.

- J'espère que t'es fier de toi !

Rajouta-t-il en renversant la table et en prenant la direction de la sortie, disparaissant dans la nature.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Ven 25 Jan 2013 - 22:52

La colère s'était emparée considérablement d'Alekseï. Il ne tenait plus en place et leur divulguait son histoire brutalement. Narydia ne l'avait jamais vu ainsi, aussi empreint de rage. En fait, elle ne l'avait jamais vu enervé. Cette vision était assez prenante venant de la part du guerrier, lui toujours aussi calme et posé. Narydia l'écoute déverser son flot de paroles sans rien dire. Elle jetait de temps à autre un regard au tavernier, qui semblait secoué par les révélations de l'homme. Secoué, c'était peu dire… il se cramponnait même au coin de la table et se couvrait de sueur. La situation dégénérait.

Toute la clientèle de la taverne les observait sans rien dire. L'attention était portée sur le trio, et Alekseï ne sembla pas vouloir se calmer. La séraphine était figée. En réalité, le seul être en mouvement dans ce lieu était Alekseï, qui s'agitait de toute part, laissant parler sa fureur. Il envoya valser la cruche contre le mur. Le verre se brisa en milles morceaux, mais Narydia n'y accorda même pas un seul regard. Ses yeux restaient inexorablement rivés sur le guerrier qui bientôt renversa finalement la table avant de quitter la taverne.

La jeune femme tourna son regard vers le tavernier qui semblait choqué par toutes ces révélations. Il tomba sur une chaise et resta immobile. Elle ne tirait rien de lui. L'ange n'était pas sûre d'avoir assimilé toutes ces informations, mais une chose était sûre : l'emportement d'Alekseï était justifié. Il était accusé de choses dont il n'était pas coupable, et tout cela devait lui peser sur les épaules. D'instinct, la jeune femme sortit précipitamment. En tournant la tête, elle vit Alekseï marcher en direction de ce qui semblait être l'écurie. Cela l'étonna et elle accéléra le pas.

Décidemment, cet homme était bien imprévisible. A cet instant cependant, elle le pensait blessé. Moralement. Il semblait à bout, comme s'il avait contenu cette rage envers le tavernier depuis une éternité. Avoir sur la conscience la mort d'une innocente, même s'il n'en était pas la cause directe, devait le faire se sentir mal. Très mal. Et la jeune femme comprenait que cela puisse le hanter tous les jours. Elle-même, lorsqu'elle commettait des crimes pour le compte de ses supérieurs n'avait aucun scrupule sur le moment… Mais après… L'ange secoua la tête et se mit à courir pour rattraper le guerrier. Finalement, elle ouvrit la porte de l'écurie et le trouva là, immobile.

Dans son dos, elle le saisit par le bras avec douceur et dit simplement pour briser le silence :

— Je vous déteste, vos actions passées me dégoûtent profondément.

Elle inspira profondément et après un moment, esquissa un demi-sourire. Puis elle le lâcha et le contourna pour apparaître en face de lui. Ses yeux le fixaient, tentant de deviner à quoi il pouvait bien penser. Elle secoua doucement la tête et ajouta:

— C'est ce que vous auriez souhaité que je dise ? Vraiment, votre passé n'est pas mes affaires. Je me moque éperdument de ce que vous avez pu faire. Je ne m'intéresse qu'au moment depuis lequel vous avez disons… tenté de me noyer.

Son sourire s'élargit et elle eu un petit rire. Alekseï avait un regard sombre, quelque chose qui laissait transparaître une noirceur en lui… quelque chose qu'elle ne pouvait pas déterminer. La jeune femme recula un peu et appuya son dos contre un mur. Pensive, elle poursuivit :

— Malgré ce que vous pensez et la façon dont vous vous estimez vous-même, vous êtes bien la première personne à se préoccuper de ma condition. Une blessure, même de cette gravité, c'est le genre de chose dont on se soucie peu lorsqu'on envoie une guerrière à son service éliminer l'être le plus immonde. J'ai l'habitude de faire le travail. Juste le travail. Peu importe si je perds l'usage d'une de mes ailes, finit-elle en ricanant.

Elle croisa les bras et baissa la tête songeuse.

— Alors comment pourrai-je vous en vouloir. Je me moque de vos affaires avec les autres.

L'ange releva la tête et observa Alekseï.

— Je tiens à conclure quelque chose. Vous ne reverrez plus cet homme, je vous le garantis. Même si nous devons passer la nuit ici, ajouta-t-elle en souriant.
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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Sam 26 Jan 2013 - 1:01

L'écurie, l'endroit rêver pour se reposer à l'abris des dires et des jugements. Une étape quasi indispensable pour lui lorsqu'il venait à Venill, il fallait reconnaître qu'il n'avait pas vraiment ailleurs où aller se reposer. Un case tapissée de paille, toujours vide et au fond, dans le silence et le chaud. Ce n'était pas bien confortable mais, c'était fort agréable ... Si on ne comptait pas l'odeur. Il s'était glissé dedans mais, c'était à peine assis qu'il sentit qu'on lui saisissait le bras. Pas de toute, c'était Narydia.

- Je vous déteste, vos actions passées me dégoûtent profondément.

Elle vint s'asseoir en face de lui. Il la regardait froidement, ses yeux vitreux ne traduisaient absolument aucune expression.

- C'est ce que vous auriez souhaité que je dise ? Vraiment, votre passé n'est pas mes affaires. Je me moque éperdument de ce que vous avez pu faire. Je ne m'intéresse qu'au moment depuis lequel vous avez disons… tenté de me noyer.

De la noyer oui ... Un moment son regard se noircit, devenant haineux et hostile. La jeune femme recula un peu et appuya son dos contre un mur.

- Malgré ce que vous pensez et la façon dont vous vous estimez vous-même, vous êtes bien la première personne à se préoccuper de ma condition. Une blessure, même de cette gravité, c'est le genre de chose dont on se soucie peu lorsqu'on envoie une guerrière à son service éliminer l'être le plus immonde. J'ai l'habitude de faire le travail. Juste le travail. Peu importe si je perds l'usage d'une de mes ailes.

Elle croisa les bras et baissa la tête. Une blessure dont on se soucie peu ? L'être le plus immonde ?

- Alors comment pourrai-je vous en vouloir. Je me moque de vos affaires avec les autres.

L'ange releva la tête et observa Alekseï. Il la regardait, son regard sur durcissait à mesure qu'elle parlait.

- Je tiens à conclure quelque chose. Vous ne reverrez plus cet homme, je vous le garantis. Même si nous devons passer la nuit ici.

Silence ... Alekseï ne disait absolument rien. Il se contentait de la regarder, de la fixer, sans bouger. Son regard était dangereux, il semblait en colère noire mais pourtant, il faisait preuve de calme ... D'un calme d'ailleurs inquiétant. De longues minutes s'écoulèrent, il l'observait jusqu'à ce que cela en devienne gênant. Il la regardait, affichant un sourire malsain.

- ... Vous ais-je déjà dit que je n'existait plus ? Je n'ai pas l'impression que vous m'avez bien écouté ... Je ne peux pas ... Je ne peux plus ...

Puis il se releva, lui donnant sa main et l'aidant à se relever à son tour ... Avant de l'attraper par la taille et de la ramener à lui. Il reprit de nouveau la parole, sa voix était la même mais il y avait quelque chose de différent, un air de séducteur qui n'était pas vraiment le sien.

- Ecoute ma chérie, j'ai un conseil à te donner.

Il l'embrassa langoureusement, avec insistance et non sans être ferme, puis, il reprit.

- Va-t-en, ça vaudrait mieux pour toi.

Dit-il en la repoussant gentillement mais, toujours en lui tenant la main. Un sourire de play-boy aux coins des lèvres, il la retira brusquement vers lui, adoptant une expression faciale et une voix digne d'un psychopathe.

- Mais non, ne part pas ! La partie ne fait que commencer !

Il lui envoya son genoux dans le ventre puis lui asséna un violent coup de tête avant de la dégager sur le côté à l'aide dune magnifique gifle.

- Toi et ton petit cul chantant, à tortiller et s'agiter, tout le temps, tout le temps ! Et l'autre connard qui préfère découvrir ton esprit plutôt que le fond de ton anus ! Mais, c'est pas grave, on va rattraper ça !

Il se jeta sur elle mais, elle se dégagea au bon moment, le laissant finir sa course dans le vide. Il s'arrêta et se retourna.

- Non mais, ne joue pas avec moi comme ça. Laisse-toi faire, ça beaucoup moins douloureux ! Et puis tu verras, on va bien s'amuser tous les deux !

Il s'approcha d'elle lentement, doucement, levant les mains dans les airs.

- Je suis pas méchant moi ! Faut pas avoir peur comme ça !

Un pas, deux pas, trois pas ... Puis il avançait, plus elle reculait. Son sourire était sadique et pervers. Elle atteint finalement le mur, ne pouvant plus reculer. Il se rapprocha d'elle, jusqu’à en être juste en face, les mains toujours levées.

- Tu vois qu'il n'y a rien à craindre ! Je vais pas te frapper !

Il baissa son regard et observa sa poitrine. Il rapprocha lentement ses mains et les posa dessus.

- Je vais juste te violer.

Le genoux de la séraphine vint heurter son bas ventre. Il hurla, se tenant la sacoche et se pliant légèrement. Elle se dégagea. Il s'appuya contre le mur.

- Salooooooope !

Lui hurlait-il alors que cette dernière courrait vers la sortie. Il n'était pas question pour lui de la laisser partir. Il attrapa son épée et l'envoya se planter dans le bois, condamnant irrémédiablement la porte. Alekseï se redressa, sa voix avait de nouveau changé.

- Abrutis d'obsédé de merde ! Il suffira de passer sur son corps nu et sans vie, elle sera encore chaude, alors quelle différence ?

Il dégaina sa deuxième épée et s'avança vers elle. Elle s'arma à son tour de sa lame.

- Oh, Mademoiselle veut croiser le fer avec moi ?

Et le combat éclata. Avantage pour elle, il ne pouvait user que d'un bras, avantage pour lui, sa maîtrise de l'épée était bien meilleure. Les lames s'entrechoquèrent, les parades et les esquives se succédèrent, l'affrontement était rapide et acrobatique. Narydia cherchait surtout à se protéger mais, visiblement pas à attaquer. En plein milieu de l'action, Rytchkine lui fit un sourire amical.

- Sup' Chérie, j'ai oublié de te dire tout à l'heure, vise l'épaule !

Mais Alekseï doubla ce conseil d'une contre de sixte lorsque cette dernière tenta de l'atteindre, profitant de la parade pour riposter et atteindre sa blessure. Déstabilisée, il profita de son trouble pour lui donner un coup de pied frontal et lui faire lâcher son arme.

- C'est tout simplement misérable !

Il lâcha à son tour la sienne et l'attrapa par les le col, avant de la plaquer violemment contre le mur. Il respirait bruyamment, la regardant avec un air totalement déconcerté, son regard était perdu. Il se calma, lentement, lui refaisant son habit.

- Okay okay ... Faut être gentil avec la fille avec les gars ...

Dit-il en se retirant. Il se retourna puis, il saisit sa dague.

- Dans tes rêves connard !

Il fit un brusque demi-tour sur lui-même et planta la lame dans le coeur de la séraphine ... Enfin, presque. Il s'était arrêté au dernier moment.

- Mais qu'est-ce que tu fous ?!

Hurlait-il en forçant sur son bras sans arriver à le bouger. Ce dernier se mit à trembler puis, il se rétracta lentement. Il serrait les dents, reprenant une voix bien plus aiguë.

- Naaaaaaaaaaaan !

Criait-il en voyant l'arme revenir en arrière. Finalement, il envoya cette dernière se planter au plafond. Il recula de quelques pas puis, il s'écria :

- Vous allez me le payer !

Il ferma son poing et se l'envoya dans la figure, plusieurs fois, puis dans le ventre. Il marcha sur ses propres pieds et se projeta contre les murs, s'étranglant lui-même entre deux phases. Les éclats de voix étaient tout simplement hallucinants, c'était à croire qu'il y avait plusieurs personne à l'intérieur de lui-même.

- Arrête tes conneries bordel ! On a besoin d'elle saine, sauve et disposée !
- J'en ai rien à foutre ! Vous savez qui je suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ?!!!

Hurlait-il avant de s'attraper la tête et de se la cogner contre une poutre. Du sang commençait même à couler de son front. Alekseï était tout simplement en train de se casser la figure ... Finalement, en énième recourt, il recula tout au fond de la salle.

- Okay, vous êtes prêts les gars ?
- T'inquiète, on peut foncer !
- Lâchez-moi !

Tendant ses bras comme si quelqu'un les lui tenait, il fonça à toute allure vers la porte de l'écurie, tête baissée ... Et il la fracassé tout bonnement, s'échouant lamentablement dehors, sur les débris de bois. Il ne bougeait plus. Narydia était restée à sa place, à observer toute la scène. Un silence relativement inquiétant qui fut finalement troublé par un gémissement.

- Chérie ... T'es toujours là ?

Le bras mollement levé dans l'air, il appelait Narydia d'une voix faible. La tête de Rytchkine était pleine de sang, visiblement, il s'était fais très mal.

- ... J'espère que t'es pas blessée, ça me ferait mal ... Ça serait le comble ... Bon ... On les a remit en cage ... L'unité va revenir, ne t'inquiète pas ... Juste pour te dire que je suis désolé, au nom de toute l'équipe de droite ... Ah ce que j'ai mal ... On ... On t'a jamais dit que ... Que t'étais vraiment parfaite ?

Il hoqueta.

- C'est pas le cas ici malheureusement ... On ... On ...

Puis il perdit connaissance.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Sam 26 Jan 2013 - 11:31

Les yeux d'Alekseï avaient pris un air menaçant. Un regard qu'elle avait déjà vu une fois. Mais pas comme ça… pas à ce point. Son sourire avait quelque chose de terriblement gênant.

— ... Vous ais-je déjà dit que je n'existait plus ? Je n'ai pas l'impression que vous m'avez bien écouté ... Je ne peux pas ... Je ne peux plus ...

Narydia ne répondit rien. Elle le fixait toujours, immobile. Elle prit sa main et il en profita pour l'attirer contre lui. L'ange ne savait pas vraiment ce à quoi il jouait. Il avait de nouveau changé d'expression…

— Ecoute ma chérie, j'ai un conseil à te donner.

Conseil ? Il l'embrassa fermement, la paralysant de stupeur.

— Va-t-en, ça vaudrait mieux pour toi.

La séraphine ne comprenait rien à la situation, et cela ne faisait qu'empirer de minute en minute.

— Mais non, ne part pas ! La partie ne fait que commencer !

Mais que… ? Un coup dans le ventre la plia en deux. Le guerrier lui assena un nouveau coup à la tête ajouté à une gifle. la douleur était impressionnante mais la jeune femme arriva de justesse à l'esquiver lorsqu'il se jeta sur elle. Il l'assommait de paroles incompréhensibles à chaque seconde… des paroles cruelles, à la fois envers elle et envers lui. Etait-il en train de lui déverser le flot de paroles qui pouvait l'assaillir en ce moment ? Des paroles incontrôlables qu'il ne pouvait plus retenir ?

La jeune femme était à présent dos à dos avec le mur, ne pouvant reculer davantage. Tremblante, elle regardait Alekseï approcher d'elle. Elle n'avait pas peur de lui. Elle n'aurait jamais peur de lui. Elle avait peur de cet état dans lequel il se trouvait, de ces paroles qu'il lui lançaient comme elles lui venaient à l'esprit. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Alekseï en profita pour poser ses mains sur son corset en déclarant qu'il souhaitait la violer. La violer ? Simplement ça ? Son unique défense fut d'assener un violent coup de poing là où son membre semblait le démanger.

Narydia put alors se frayer un chemin vers la sortie, mais le guerrier lança son épée dans sa direction. La lame se planta dans la porte et la bloqua. Épée à la main, l'homme s'approcha d'elle. La jeune femme ne comptait pas le blesser avec de la magie. Car la magie était violente et irrémédiable. De plus, elle risquait de l'affaiblir. Alors, elle décida d'opter pour la défense, jusqu'à ce qu'il reprenne ses esprits. Elle dégaina donc sa propre lame et bloqua l'assaut d'Alekseï. Même si sa souplesse la sortait de mauvais pas, la jeune femme se retrouva bientôt dépassé par la maîtrise de l'homme. Sur cela, il avait largement la main et Narydia risquerait bien d'y perdre un bras s'ils continuaient ainsi.

— Sup' Chérie, j'ai oublié de te dire tout à l'heure, vise l'épaule !

La fureur s'était emparée de Narydia. Il voulait se battre, ils allaient se battre. A l'heure actuelle, tout ce qui comptait pour la jeune femme était de lui faire retrouver ses esprits… du-t-elle employer les grands moyens. Elle dirigea son épée un point sensible mais il la contra et atteignit sa blessure à l'aile, ce qui tira une grimace à la jeune femme. Voilà qui n'était pas malin. Il lui envoya un coup de pied sur la tête, ce qui lui fit lâcher son arme tant les assauts de douleur qu'il lui faisait subir étaient violents.

Alors que la jeune femme allait tomber, Alekseï la saisit par le col. Mais dans son regard, il exprimait maintenant des émotions totalement différentes. Narydia ne supporterait plus encore un nouvel assaut de violence. Elle dit d'une fois faible et douloureuse :

— S'il te plait…

Il la lâcha et se retourna, comme s'il avait changé d'avis. Mais lorsqu'il se retourna de nouveau vers elle, ce fut pour diriger une dague droit devant son coeur. Il l'arrêta au dernier moment avant de hurler contre lui-même et l'envoyer au plafond. Narydia restait figée devant le spectacle terrifiant qu'il lui offrait, lui et ses multiples personnalités. Il criait, hurlait, se projetait contre les murs, comme s'il tentait de se tuer par sa propre violence. Il se combattait lui-même. Mais pourquoi ? Pourquoi ??

Après un moment, il enfonça la porte de l'écurie avant d'atterir au sol, dehors, mortifié par toutes ses blessures. Ensanglanté. Narydia avait le souffle coupé devant cette douleur qu'il s'infligeait. Elle venait de voir le peut-être, "réel", Alekseï Rytchkine.

— Chérie ... T'es toujours là ? - ... J'espère que t'es pas blessée, ça me ferait mal ... Ça serait le comble ... Bon ... On les a remit en cage ... L'unité va revenir, ne t'inquiète pas ... Juste pour te dire que je suis désolé, au nom de toute l'équipe de droite ... Ah ce que j'ai mal ... On ... On t'a jamais dit que ... Que t'étais vraiment parfaite ? - C'est pas le cas ici malheureusement ... On ... On ...

La jeune femme resta ébahie par ces mots. Il lui annonçait bien qu'il avait été la proie de nombreuses "personnalités". Elle s'était un peu calmée mais la douleur la lançait de façon fulgurante. En silence, elle s'approcha d'Alekseï et se laissa tomber à ses côtés. Il était inconscient. Devant ce visage blessé qu'il avait rué de coup, elle se mit dans une violente colère. La jeune femme plaça ses deux mains de chaque côté de son visage et le secoua pour qu'il revienne à lui.

— Qu'-est-ce que vous fichez ! Perdre conscience après ça, êtes-vous fou ?

Il lui sembla qu'il venait de cligner des yeux. Ses mains avaient bougé, ce qui laissait présagé qu'il était revenu à lui. Narydia se rendit alors compte de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Elle se releva et passa un bras autour de la taille d'Alekseï. Elle guida le bras de celui-ci autour de ses épaules et le souleva. L'acte allait être dur et épuisant, face aux blessures de chacun. L'ange l'entraîna à l'intérieur de l'écurie et le laissa tomber sur un tas de paille qui accueillit l'homme ensanglanté. Puis, elle referma la porte et s'assura de la verrouiller avec une planche de bois qu'elle plaça en travers.

Elle se tourna vers Alekseï, qui avait maintenant ouvert les yeux mais ne bougeait pas. Ses blessures devaient le torturer. Narydia avait oublié ses propres douleurs et observaient chaque centimètre de la peau du guerrier. Cela fit remonter sa colère.

— C'est quoi ce jeu ? Une frustration refoulée ? Ne pouvez-vous juste pas faire les choses dans les formes au lieu de m'envoyer valser contre mur ? Vous êtes fou, stupide, arrogant, prétentieux, aussi froid que de la glace ! Vous êtes dangereux, malsain, violent, sadique, masochiste aussi ! Je pourrais vous tuer ! s'était-elle écriée.

Narydia se saisit de sa lame qui était posée sur le sol et d'un mouvement sec et parfaitement mesuré, l'amena contre la gorge de l'homme. Elle tremblait. Elle n'avait pas cessé de trembler devant les coups qu'Alekseï s'était infligé à lui-même.

— Dans quel but vous infligez-vous tout cela ? Simplement parce que vous êtes incapable de vous écouter vous-même ! Vous n'êtes qu'un fou...

La jeune femme se laissa tomber sur lui, ne tenant plus sur ses jambes. Elle le chevauchait, l'immobilisant, quoiqu'elle savait petitement qu'il était incapable de faire quoi que ce soit vu son état. Sa main tremblante se resserra sur son pommeau , à lui en faire mal. Et la jeune femme répéta à voix basse :

— Je devrais vous tuer…

Sa voix se brisa et elle jeta l'épée aussi loin qu'elle put. La lame retomba près de la porte avec fracas. L'ange s'empara du col d'Alekseï. Cramponnée à son vêtement, elle avait frôlé la peau de son cou… une peau froide, glacée. Il semblait ne plus y avoir une goutte de sang dans son corps. Bouleversée, elle lâcha presque en criant :

— Vous êtes un gros con frustré n'ayant aucun savoir-vivre !

Après avoir encadré son visage de ses mains, Narydia se pencha sur lui pour l'embrasser. Elle lui insuffla toute sa chaleur, tout le feu qu'elle était capable de lui transmettre, déversant des ondes brûlantes dans son corps. Elle le sentait se réchauffer contre elle. Il allait regagner de l'énergie, ce qui finirait de le réanimer complètement.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Sam 26 Jan 2013 - 13:40

- C'est quoi ce jeu ? Une frustration refoulée ? Ne pouvez-vous juste pas faire les choses dans les formes au lieu de m'envoyer valser contre mur ? Vous êtes fou, stupide, arrogant, prétentieux, aussi froid que de la glace ! Vous êtes dangereux, malsain, violent, sadique, masochiste aussi ! Je pourrais vous tuer !

Elle lui glissa une lame sur la gorge. Alekseï était dans les vapes, essayant mollement de se souvenir de ce qu'il s'était passé.

" Mais qu'est-ce qu'ils ont encore foutu ? "
- Dans quel but vous infligez-vous tout cela ? Simplement parce que vous êtes incapable de vous écouter vous-même ! Vous n'êtes qu'un fou...

Puis elle tomba sur lui, ses jambes étaient tremblantes. Rytchkine la regardait, les paupières à moitié fermées.

" Ah ça y, je me souviens ... Ce mal de crâne ... "
- Je devrais vous tuer…

Puis elle jeta sa lame aussi loin qu'elle le pouvait. Elle était cramponnée à ses habits, elle reprit presque en criant.

- Vous êtes un gros con frustré n'ayant aucun savoir-vivre !
" C'est le moins qu'un puisse dire ... "

Elle attrapa son visage avec ses mains et l'embrassa, déversant en lui une chaleur brûlante et curatrice ... Il retrouvait ses esprits peu à peu. Lorsque son corps s'endolorit au point de l'en faire crier, il comprit que c'était bon et repoussa calmement la séraphine de son bras valide. Il était assez étonné de son geste d'ailleurs. Il la regardait, plus de haine ni de colère ... Plus rien d'ailleurs, son regard n'avait jamais été très expressif.

- Si vous n'êtes pas partie en courant, c'est que je suppose que vous vous attendez à des explications ... Bien.

Il se redressa.

- Fou, stupide, arrogant, prétentieux, aussi froid que de la glace, dangereux, malsain, violent, sadique et masochiste, je peux vous l'accorder. Mais que je sois incapable de m'écouter moi-même, non. Je ... Je ne m'écoute que trop même. Ce qu'il s'est produit n'est pas nouveau, ça c'est déjà fait dans le passé et ça recommencera surement dans le futur, on peut même dire que vous avez eu de la chance, d'ordinaire, il y a toujours un mort.

Il se souvenait de tout.

- Vous avez eu affaire à mes autres personnalités, des exagérations de moi-même que j'ai fabriqué pour pallier à ma folie. En fait, ma raison m'a abandonné il y a trop longtemps de cela pour que je puisse vous dire quand avec précision, elle m'a abandonné et elle est partie sans se retourner ... Même si après quelques fouilles, j'ai compris qu'elle s'était tout simplement perdue dans les méandres de mon esprit. Je l'ai cherché longtemps, très longtemps mais, à chaque fois que je l'approchais, elle disparaissait ! Je sombrais un peu plus chaque jour, son absence me faisait souffrir ... Et c'est là que j'ai eu l'idée. Peu à peu, mon esprit s'est scindé ... Plusieurs autres entités sont apparues et ont pris place dans ma tête. Je ne saurai toutes vous les citer, il y en a tellement ... Mais sachez que la plupart sont passives, c'est-à-dire qu'elles sont incomplètes et qu'elles ne sont là que pour apporter la ponctuation. Pour le reste, il y a ceux qui sont actifs et ils ont même des noms ... Maestro, Alex, Georges, Orland et Bob ... Dans l'ordre du plus amical au plus hostile. Chacun est une représentation disproportionnée de moi-même basée sur des souvenirs de réactions que j'ai eu face à des situations précises. En mettant en commun toutes ces personnalités, je suis arrivé à fabriquer quelque chose qui ressemble à la raison que j'ai perdu, je dis bien ressemble car j'avoue que je ne me reconnais moi-même plus mais, ça vaut mieux que de perdre les pédales. Ils sont dans ma tête et ils sont là pour me servir ... C'est ce qu'on comprit les trois premiers, les deux autres ne l'entendent pas vraiment de cette oreille, c'est ce qui rend cette union si fragile. À la moindre contrariété, elle explose et ils essaient à ce moment-là de prendre le contrôle. Ça n'est jamais arrivé pour le moment, heureusement d'ailleurs, mais je crains qu'un jour cela ne se produise. Lorsque j'ai tout déballé dans l'auberge, j'ai ressenti une vive douleur ... Pas uniquement celle qui est liée à cette histoire mais, plutôt, toute la douleur d'une conscience surchargée. Elle est lourde ... Si lourde ... Tellement lourde que je ne peux pas la porter seul, c'est aussi pour ça qu'ils sont là, on se partage la souffrance. Mais, ressasser ce tragique évènement l'a fait bouillir, elle a débordé ... C'est pour ça que je suis parti, c'est pour ça que je me suis énervé. J'ai voulu m'isoler, pour éviter que tout ceci n'arrive. Mais vous êtes venue et vous ne m'en avez pas voulu, ce sont des choses dangereuses Narydia.

Il marqua un silence.

- Je ne mérite rien, si ce ne sont les insultes, les coups et les crachats. Je ne mérite que la méprise et la haine, je ne suis pas fait pour être compris ou apprécié ! Et vos dires m'ont fait très mal ... Je me hais moi-même, alors pourquoi ne me haïssez-vous pas ? Je ne pouvais pas les contenir, je ne pouvais plus les contenir ! Il fallait que ça explose ou c'était moi qui allais me tuer !

Il essuya le sang de son front avec sa manche.

- Je n'ai jamais eu l'idée de vous ... Forcer Narydia. Peut-être que je vous trouve attirante, peut-être quelque part, je désirerai aller un peu plus loin avec vous mais, jamais, entendez-moi bien, jamais je ne ferais ce que ce ... Bob a essayé de faire. C'est une exagération, ce qui explique son comportement, en toute logique. Je suis ce que je suis mais, je ne suis pas encore assez fou pour laisser s'exprimer des pulsions aussi abominables. Je ne pourrais pas vous assurer que je ne vous veux aucun mal, après tout, j'ai bien tenté de vous noyer et je ne connais pas l'avenir mais, je peux cependant vous dire quelque chose, si jamais j'essayais de vous faire du mal, tuez-moi, c'est ce que vous aurez de meilleur à faire ... Et sachez que je vous en serais éternellement reconnaissant.

Son regard toujours aussi froid et inexpressif se tourna vers l'aile de la Séraphine.

- Fort heureusement, votre plaie ne saigne que très peu, il n'a pas dû enfoncer la lame assez profondément pour atteindre l'articulation mais, la chair est touchée ... Voulez-vous que je m'en occupe ?
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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Dim 27 Jan 2013 - 13:18

Alekseï l'écarta en la regardant d'un regard plutôt vide.

— Si vous n'êtes pas partie en courant, c'est que je suppose que vous vous attendez à des explications ... Bien.

Plus ou moins, c'était certain. Ce qu'il lui expliqua ensuite mit un peu Narydia au dépourvu. Alors donc, plusieurs entités se battaient dans son esprit pour en prendre le contrôle ? L'ange avait du mal à saisir ce qu'il voulait dire lorsqu'il parlait d'avoir perdu sa raison… et de l'avoir reconstitué par ses propres moyens. Des choses dangereuses certes… mais il était trop tard pour reculer. Elle avait survécu une fois et pas des moindres. Elle survivrait aux autres. Lorsque Alekseï déclara qu'il ne méritait que d'être méprisé, la jeune femme soupira.

Elle l'observa essuyer le sang qui perlait de son front. Bléssé comme il était, il faudrait rapidement le soigner s'il voulait apaiser ses douleurs. L'expression vide de son regard faisait se questionner la jeune femme. Il se justifia vis à vis de ces actes qu'il n'aurait jamais commis en état de parfaite maîtrise de lui-même. Cela rassura quelque peu l'ange qui s'était doutée qu'elle n'aurait rien à craindre de lui. L'entendre de vive voix était différent. Quant à le tuer s'il recommencerait…

— Je ne vous promets rien, si ce n'est que je ferai le meilleur que puisse exiger la situation qui s'imposera.

Il regardait à présent son aile.

— Fort heureusement, votre plaie ne saigne que très peu, il n'a pas dû enfoncer la lame assez profondément pour atteindre l'articulation mais, la chair est touchée ... Voulez-vous que je m'en occupe ?

— Je crois que vu l'état dans lequel vous êtes, c'est plutôt moi qui vais m'en occuper.

La jeune femme fouilla dans le sac et en ressortit de quoi nettoyer les plaies d'Alekseï, ainsi que sa propre blessure. Elle se positionna en face de lui. L'avantage était qu'il ne pouvait pas voir son visage et ne pourrait donc pas rechigner devant les soins de l'ange. Narydia s'appliqua en silence à nettoyer les coups qu'ils s'étaient infligés. Il ne s'était clairement pas raté… Après un bon moment, elle s'occupa de sa propre blessure. Finalement, elle replace le bandage sur la blessure. Avec tout ceci, le membre n'était pas prêt de guérir.

Une fois que ce fut fait, la jeune femme alla récupérer sa lame près de la porte. Elle en profita pour l'ouvrir et regarder la lune monter dans le ciel. Le temps avait passé, et la nuit tombait. Elle revint vers Alekseï et s'installa sur la paille, repliant la cape autour d'elle.

— Vous devriez vous reposer. Et… si vous avez froid, rapprochez-vous.

Elle positionna la paille à sa convenance et s'endormit sans tarder, sa cape enroulée autour d'elle.

Le lendemain, ce ne fut pas le jour qui les réveilla… mais des bruits de pas précipités. La porte en bois claqua violemment et un garçon pénétra dans l'écurie. Il ne semblait pas avoir vu les deux guerriers. Narydia tendit sa main vers Alekseï et secoua doucement son épaule pour le réveiller. Sans bruit, elle se leva, épée en main. Le garçon s'était accroupi derrière le muret d'un box et observait la porte sans bouger. Narydia fronça les sourcils. Que faisait-il là ?

Les bruits à l'extérieur s'amplifièrent et on ne tarda pas à cogner contre la porte. Violemment.

— Sors de là, ou on va venir te chercher nous même !

Narydia jeta un oeil à Alekseï. Elle se tint prêt, lame à la main. Après quelques secondes, un fracas défonça la porte et une dizaine d'hommes pénétrèrent dans l'écurie. Le garçon courait vers l'autre bout, là où ils avaient rangé leurs affaires pour la nuit. L'ange s'interposa et lança à l'escouade :

— Que voulez-vous ?

— Cette canaille nous a volé quelque chose. Bouge de là, c'est seulement lui que nous voulons. On ne lui fera pas de mal.

Narydia fit glisser ses yeux sur la tenue des individus. Tous sans exceptions tenaient une épée en main. Un air mauvais était peint sur le visage du plus vieux, qui était à l'évidence leur meneur. La séraphine haussa un sourcil.

— Je ne crois pas à vrai dire. Vos paroles ne concordent pas vraiment à votre accoutrement si je peux me permettre.

Le meneur poussa un cri et se précipita vers elle, son épée levée. Un coup qui ne fut pas difficile à contrer. La jeune femme concentra sa magie dans sa lame qui s'échauffa brusquement jusqu'à rougir. Elle l'abbatit sur le flanc de l'homme, qui hurla de douleur. Ses comparses se jetèrent dans la bataille pour le soutenir. Trop tard, l'ange en avait profite pour lui assener un coup de genou dans le ventre. Il tomba par terre en hurlant. La séraphine brandit sa lame enflammée devant l'homme qui s'approchait pour aider son chef, ce qui l'en dissuada rapidement. Les autres la fixaient, ne sachant plus que faire. Le chef se tordait toujours de douleur sur le sol. Son habit avait directement brûlé au contact de l'épée et une brûlure était apparue sur sa hanche. Narydia le dévisagea et déclara :

— Cela t'apprendra à ne jamais plus porter la main sur une femme et un garçon… d'autant plus avec une épée.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Dim 27 Jan 2013 - 17:46

- Je crois que vu l'état dans lequel vous êtes, c'est plutôt moi qui vais m'en occuper.

Alekseï soupira, il n'aimait pas beaucoup que quelqu'un d'autre que lui-même cherche à l'aider, même si dans le cas présent, il aurait mieux fait de la laisser faire, il n'était pas vraiment le mieux placé pour refuser son aide. De toutes les façons, à défaut d'avoir un miroir devant lui, il ne pourrait pas s'occuper lui-même de blessures qu'il s'était fait à la tête, il avait besoin d'une aide extérieure et donc, de Narydia. Elle s'en occupa d'ailleurs relativement bien, à en juger par le peu de douleur qu'il avait ressentis pendant qu'elle soignait ses plaies, ce qui était assez étonnant de la part d'une guerrière comme elle, peut-être qu'elle avait reçu une formation. Elle s'occupa aussi de sa propre blessure, ce qui signifiait au passage qu'elle avait refusé son aide ... Visiblement, ce qu'il s'était passé ne l'avait pas laissé intact, peut-être lui en voulait-elle ? Si c'était le cas, c'était parfaitement compréhensible.

Une fois les soins apportés, elle s'en alla récupérer son épée. Elle avait ouvert la porte et, tout comme elle, il avait pu apercevoir la lune, il faisait nuit dehors. Elle revint s'installer sur la paille et replia sa cape autour d'elle. Rytchkine n'avait même pas pris la peine d'aller récupérer ses armes lui aussi, à vrai dire, il ne bougeait même plus beaucoup. Son visage était neutre et son regard perdu, ce n'est pas qu'il était absorbé par ses pensées mais, qu'il semblait désemparé. En réalité, il ressassait ses souvenirs ... C'était vrai, il avait beaucoup changé. Pourquoi les choses devaient-elles aller aussi mal ? C'était la question qu'il se posait et, c'était toujours la même réponse qui revenait, c'était dans son rôle. Au fond, il espérait que les choses finiraient par aller mieux mais, encore plus profondément, il savait que ce n'était qu'un espoir vain.

- Vous devriez vous reposer. Et … si vous avez froid, rapprochez-vous.
- Je vous remercie Narydia mais, je ne pense que je vais beaucoup dormir cette nuit.

Elle repositionna ensuite la paille et s'endormit sans plus tarder, sa cape enroulée autour d'elle. Alekseï resta ainsi pendant un long moment, silencieux et immobile. Puis, il soupira et tourna le regard vers la séraphine. Est-ce qu'elle dormait réellement ou faisait-elle semblant de dormir ? Il se posa un moment la question mais, qu'importait après tout ? Il ramena le sac jusqu'à lui et en ressortit son livret, ainsi que de l'encre et une plume.

" Test n°3 ... Réussi. À vrai dire, je n'avais même pas l'intention de le lui faire passer mais, cette situation inattendue pourrait parfaitement faire l'affaire. Je lui ai expliqué ce qui n'allait pas chez moi et je lui ai même clairement dit que je ne pouvais pas lui garantir que je ne chercherait pas à lui faire du mal et ... et ... et elle est toujours ici, à mes côtés, en train de dormir comme si de rien n'était. Visiblement, elle semble m'avoir compris, c'est déjà beaucoup car personne n'y est arrivé jusqu'à présent, même pas mes semblables. Lorsque j'ai abordé la question du mépris, je l'ai entendu soupirer, je crois qu'elle n'apprécie pas beaucoup que je ne me respecte pas. C'est bien la vérité, pourquoi aurais-je besoin de lui mentir ? Elle s'est même occupée de mes blessures mais, je constate qu'elle a décliné mon aide. Peut-être est-ce un simple oublie de sa part ou ne voulait-elle pas réellement que je l'aide mais, ces données ne sont pas à prendre en compte, car après tout, tout ceci a du la perturber, au moins un peu. Je pense que nous sommes sur la bonne voie. "
Il le referma ensuite et le rangea aussitôt dans le sac, ainsi que ses outils d'écriture. Il jeta un dernier coup d'oeil à la séraphine, visiblement, elle dormait à poing fermé. Peut-être devrait-il en faire autant lui aussi. Il croisa ses bras et se renfonça un peu dans la paille, avant de fermer les yeux. Il ne s'écoula peut-être qu'une seule heure avant que Narydia ne le réveille. Il ne rouvrit cependant pas les yeux et se contenta de marmonner d'une voix à moitié endormie.

- Hmmmm ... Qu'est-ce qu'il y a ?

Et il se rendormit presque aussitôt. Il n'avait pas entendu les bruits s'amplifier à l'extérieur, ni les grognements de ceux qui cherchaient à forcer la porte. En fait, il n'avait strictement rien entendu ! Il ne se réveilla en sursaut que lorsqu'il entendu le chef des bandit hurler et s'écrouler.

- Qu'est-ce ... Qu'est-ce qui se passe ?

Dit-il en regardant un peu partout autour de lui, déboussolé. Il s'essuya ensuite les yeux et remarqua que Narydia n'était plus là. La cherchant du regard, il remarqua qu'un homme, assez mince d'ailleurs, se cachait non loin de là où ils s'étaient endormis. Il pencha sa tête et remarqua que Narydia se tenait de bout, épée en main, face à une bande d'hommes masqués et armés. Il y en avait qui était à ses pieds et il avait une sacrée brûlure à la hanche. Alekseï mit un peu de temps avant de comprendre le pourquoi du comment.

- Je te laisse une chance de t'en aller, femme ! Profite-en !

Mais, visiblement, la séraphine ne semblait pas disposer à l'écouter. C'était pour protéger cet homme qu'elle prenait autant de risques ? Elle ne le connaissait même pas ! Voilà un comportement plus que déraisonné ! Sur Feleth, s'il y avait bien une chose à ne pas faire, c'était de se mêler de ce qui ne nous regardait pas.

- Non ? Tant pis pour toi alors !

Des bruits retentirent à l'extérieur de l'écurie et une bonne dizaine d'autres hommes, semblables aux premiers, arrivèrent de l'autre côté, prenant Narydia en sandwich. Visiblement, ils encerclés le bâtiment. Tous les hommes se mirent à avancer vers elle, épées levées. De toutes les façons, si elle était sortie, ils l'auraient réceptionnés, les bandits n'avaient en général aucune parole. Alekseï attira l'attention du jeune homme.

- Pssst !
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?!

Sa voix était tremblante et assez colérique, visiblement, il ne tenait plus en place.

- Il y a mon épée juste à côté de toi, envoie !
- De quoi l'épée ?

Il regarda autour de lui et il la vit bien, à un ou deux mètres de lui.

- Mais t'es dingue ? Si je sors ils vont me tuer ! Va la chercher toi même !
- ... T'es sérieux là ?

Il répondit par un magnifique bras avant d'aller se terrer au fond du box. Rytchkine resta un moment surpris, se demandant ce qu'il lui avait bien valu un pareil geste. De toutes les façons, ils étaient trop nombreux, la séraphine allait se faire tailler en fines pièces s'il ne l'aidait pas. Comment faire ? Foncer dans le tas n'arrangerait rien et ne ferait que le mettre lui aussi dans le pétrin. Ce qu'il fallait c'était les perturber et il avait déjà rencontré ce genre de situations par le passé pour savoir ce qui fallait exactement faire, ou plutôt, ce qu'il fallait exactement qu'il arrive. Il fouilla le sac, très rapidement, et en ressortit une sorte de fiole encapsulée. Il piqua la capsule avec une pointe de flèche et la jeta en direction de la jeune femme, lui hurlant de bien se protéger les yeux. Une épaisse fumée blanche s'en dégagea et satura bientôt l'air ambiant, déstabilisant les bandits qui avaient soudainement les yeux qui piquaient. En peu de temps, la visibilité devint quasi nulle. On pouvait entendre les hommes grogner ou s'entrechoquer mais, la coordination n'était plus là.

Rytchkine ramassa le sac et couru vers le box où s'était réfugié le fuyard. Il ramassa ses armes au passage puis, il enjamba le muret pour atterrir dans un box occupé. Il scella le cheval, qui semblait nerveux à cause de la fumée et grimpa dessus avec l'autre homme. Narydia eut à peu près la même idée et, faisant voler les portes d'un coup de sabot, ils foncèrent hors de l'écurie, non sans renverser quelques bandits qui, à cause du brouillard, ne les avaient pas vu arriver. Dehors, ceux qui encerclaient l'établissement s'écartèrent avant que ceux d'entre eux qui étaient à cheval ne se lancent à leur poursuite.

- Vers les champs ! J'ai un truc à récupérer là-bas !
- Quel truc ?!
- Une cargaison !
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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Dim 3 Fév 2013 - 22:41

Les hommes s'étaient rapprochés tout autour de Narydia. Et à présent, ils l'encerclaient. L'ange réfléchissait à un moyen de se tirer de ce mauvais pas. Soudain, Alekseï lui cria de se protéger les yeux, ce qu'elle fit. Visiblement il venait de lancer une fumée lacrymogène sur le groupe. La séraphine en profita pour reculer et rejoindre le guerrier. Elle se dirigea vers les chevaux et imita Alekseï en grimpant sur l'un d'eux. Affolés, les chevaux se précipitèrent vers la porte de l'écurie qu'ils défoncèrent violemment. Il s'agissait de belles bêtes que l'ange n'avait pas l'habitude de chevaucher. Avec ses ailes, elle n'en avait pas besoin, sauf cas exceptionnel, comme celui-ci… Décidément, Alekseï lui faisait vivre des choses bien différentes de son quotidien. La jeune femme s'accrocha à la crinière du cheval qui fonçait droit devant, côté à côté avec le cheval d'Alekseï et de l'homme qui était monté avec lui.

— Vers les champs ! J'ai un truc à récupérer là-bas !

— Quel truc ?!

— Une cargaison !

— Mais vous êtes fou. Nous sommes poursuivis, vous croyez vraiment que nous avons le temps de vaquer à vos petites occupations ?

Cependant, Narydia savait bien que ses mots ne serviraient à rien. Les chevaux, énervés, filaient déjà vers les champs à l'extérieur de la ville. Et la mauvaise nouvelle dans tout cela, c'était que les bandits continuaient de les poursuivre. Alors que l'ange était concentrée sur leur course, elle entendit l'homme inconnu s'écrier :

— Là-bas, vers la grange !

LA séraphine grogna et ils se dirigèrent vers la grange indiquée par le jeune homme au loin. Quelques instants plus tard, ils ralentirent les bêtes qui hennissaient furieusement. Méfiante, Narydia demanda en mettant un pied à terre :

— Qu'est ce que c'est que ça au juste ? Et dépêchez-vous donc, les bandits ne vont pas tarder.

L'homme avait l'air pressé. Plusieurs caisses étaient empilées sur un chargement qui attendait à l'intérieur. Leur "compagnon" semblait les compter une par une pour voir si aucune ne manquait. L'ange quant à elle, commençait à perdre patience. Finalement, l'homme leur adressa un signe de la main.

— Aidez-moi à les charger, s'il-vous-plait.

— Vous plaisantez… ?

Il n'avait pas répondu à ses questions et cela, l'ange ne l'appréciait pas. Elle n'avait pas spécialement envie de se retrouver face à une situation dont elle ignorait totalement les contours. S'il les mettaient en danger, elle n'avait aucune chance de l'éviter. Néanmoins, elle l'aida à atteler le chargement aux chevaux qui trépignaient autant qu'elle d'impatience. Un bruit de fracas parvint jusqu'à eux et rapidement, ils virent débouler la horde de bandits qui ne les avaient pas lâché. La séraphine fit une grimace en les voyant s'approcher.

— Montez et filez vite. Je vous rattrape.

Le petit convoi commença à s'éloigner, en sortant par l'arrière de la grange. Une diversion. Sûrement pas une idée grandiose, mais retarder les bandits était la seule solution. Il fallait leur donner du temps. Le chef menait ses troupes. Visiblement il n'avait pas considéré la leçon que lui avait donné l'ange quelques minutes plus tôt. Mais ce n'était pas bien grave, elle lui ferait bien comprendre… La jeune femme s'empara de quelques ballots de paille juste à côté d'elle et les enflamma, avant de les envoyer sur les bandits. Surpris, ceux-ci se dispersèrent pour les éviter. Ils allaient bien finir par arrêter leur petite comédie. Les hommes se regardèrent un instant et sortirent leurs épées. Quelques secondes après, ils plongeaient sur l'ange. Narydia retira sa cape qu'elle jeta sur le dos de son cheval, dévoilant ses ailes.

— Ca suffit, dit-elle simplement.

Elle bougea rapidement son aile blessée, constatant que la douleur serait certes insupportable mais ne l'empêcherait pour autant pas de décoller. Elle plia les genoux et s'éleva vivement en l'air, à quelques petits mètres de la bande. La nuit commençait à tomber. Il lui faudrait agir vite. La jeune femme se positionna au dessus des bandits et s'immobilisa. Les ballots de foin continuaient de brûler autour d'eux. La séraphine profita de la température grimpante pour jouer avec les éléments et amplifier le feu. Celui-ci commença à s'étendre jusqu'à encercler les bandits. A moins d'être fous, ils ne pourraient rien faire sinon attendre que l'incendie se dissipe. Histoire de marquer une petit frayeur, la jeune femme concentra ses forces sur la terre sous leurs pieds, jusqu'à créer de petites fissures.

— Maintenant, vous attendrez là bien sagement, messieurs. Je dois vous quitter.

Sa blessure commençait à sérieusement la lancer dans l'articulation. Elle ne tiendrait plus longtemps en l'air. La séraphine vola jusqu'à la grange et se laissa doucement glisser sur la selle du cheval. Elle rabattit la cape sur elle et le cheval s'élanca à l'extérieur de la grange par la porte de derrière. Elle rattraperait rapidement le chargement. La nuit tombait. Finalement, la jeune femme rattrapa la cargaison quelques temps plus tard. Elle était arrivée au moment où s'éffectuait une étrange transaction entre Alekseï et l'homme. En fronçant les sourcils, elle les regarda faire. Sa blessure la lançait bien trop pour qu'elle émette un quelconque commentaire.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Lun 4 Fév 2013 - 20:48

- Montez et filez vite. Je vous rattrape.

Et la laisser affronter seule cette bande de truands ? Pourquoi pas. Après tout, c'était une séraphine et, qui plus est, une bonne combattante, elle aurait bien vite raison d'eux alors, il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, ou du moins, de trop s'inquiéter. Il valait mieux lui faire confiance. De toutes les façons, elle ne laisserait probablement pas le choix à Alekseï et leur nouveau compagnon s'était empressé de le tirer sur la chariote, il n'en avait apparemment que faire de la jeune femme, plus tôt il quitterait les lieux, mieux ça serait pour lui. Fouettant les chevaux, les deux hommes quittèrent la grange avec une certaine précipitation, laissant donc Narydia derrière.

- Hey mon pote ! Attend deux secondes ! J'étais pas d'accord !
- Ta gueule ! Et puis tiens ça !
- Quoi tiens ça ?!


Lui répondit-il en lui donnant les rennes tout en se hissant à l'arrière de charrette. Rytchkine les prit bien malgré lui, pour éviter d'aller dans le décor vu la vitesse à laquelle allaient les chevaux, mais, il n’appréciait pas beaucoup le comportement de cet homme. Il jeta un rapide coup d'oeil sur ce qu'il trafiquait à l'arrière et constata que ce dernier avait ouvert une des nombreuses caisses qu'ils avaient difficilement chargé. À l'intérieur, des plaquettes soigneusement emballées et empilées les unes sur les autres. Il en prit et la déballa, son contenu était noir et mou, semblable à de la résine. De l'opium plus précisément, Alekseï reconnaissait parfaitement cette drogue si ... Délicate pour l'avoir souvent consommé.

- Tu ne nous as pas dit que tu es un trafiquant !
- Je suis pas un trafiquant !
- Ouais ... Et tes yeux qui brillent ? C'est quoi ?
- Je pense à tout l'argent que je vais me faire !
- Ah ouais ?
- Ouais ! Une importante livraison pour un client tout aussi important !
- Et on aura le droit à un pourcentage pour service rendu ?

- Tiens cadeau !

Dit-il en lui envoyant une plaquette que Rytchkine ne manqua pas d'attraper. Le vent froid et puissant fouettait leurs visages, ils étaient obligés de parler fort pour se comprendre.

- Moi c'est Johann ! Avant j'étais chercheur de tête ! Mais ça, c'était avant !
- Pourquoi, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- J'avais parrainé deux mercenaires en jupes et ils sont mort à leur vraie première mission, ils ont ruiné ma carrière !
- Et donc t'es devenu trafiquant ? Pas mal comme rebondissement !
- Je ne fais pas que dans la drogue, je fais aussi dans la contrebande, le proxénétisme, le trafic de faux papiers et les jeux d'argents !
- Un vrai pourri quoi !

- Exactement !

Lorsqu'il eut finit d'inspecter la première caisse, il demanda à Alekseï de stopper les chevaux.

- Va falloir toutes les vérifier, tu me files un coup de main ?
- Tu peux te brosser !

Le dénommé Johann ne se démonta pas pour autant et entama la vérification seul, ce qui prit quand même plus d'une heure pour compter toutes les plaquettes. Une heure en pleine nuit, en proie au froid et au vent. Pour couronner le tout, l'orage venait d'éclater ! Il revint le voir.

- Le compte y est, terminus pour vous !
- Comment ça ?
- Désolé mais je dois amener cette cargaison à Madorass et je ne peux pas prendre de passagers.
- Je n'en attendais pas moins de toi tiens ! Je fais comment maintenant ?
- T'inquiète ! J'ai un truc pour toi !


Dit-il en ouvrant son long Trench de cuir noir. À l’intérieur était accroché une sorte de paquet maladroitement emballé. Il le détacha et le lui donna.

- Il va falloir que tu ailles remettre ça à Pépito ! C'est un guérisseur connu pour utiliser des méthodes peu communes pour soigner ses patients ! Il vit à Béolan et il est plutôt réputé là-bas, ça sera facile pour toi de trouver quelqu'un qui pourra t'indiquer sa résidence ! Je ne peux pas le faire moi-même, je suis déjà trop en retard ! Tu serais sympa de t'en occuper pour moi !

Dit-il avant de retourner sur la charrette. Alekseï l'interpella sans même se rendre compte que Narydia était revenue.

- Hey ! Une minute ! Pourquoi je te rendrais ce service ?
- Tu lui diras que tu viens de ma part et il te donnera une petite récompense ! Un peu d'argent, t'as rien contre ?
- Non !

- Alors tout va bien ! Béolan est à dix jours de marche d'ici en suivant le nord-nord est ! Bonne chance !

Il donna un coup de rennes et fit avancer la charrette.

- Hey, mais attend !

Ce à quoi Johann lui répondit pas un bras.

- Mais ...

Alekseï avait du mal à comprendre ce qu'il s'était passé à l'instant. La pluie s’abattait sur lui, ramollissant ses cheveux et trempant ses affaires, le regardant disparaître à l'horizon. Un colis, de l'argent ? Pourquoi pas ... De toutes les façons, il avait prévu d'aller à Béolan, alors que ce soit maintenant ou plus tard ni changeait pas grand chose. Il se retourna et constata que Narydia était là, vu qu'il ne l'avait pas remarqué tout à l'heure. Il fut d'ailleurs très surpris de la voir ici, intacte. Il se rapprocha d'elle.

- Bon et bien, vous n'avez pas l'air blessée, c'est déjà ça ... Et on dirait bien que Béolan sera notre prochaine destination mais, dans l'immédiat, le mieux serait de trouver un endroit où nous abriter ! Il pleut des cordes, le tonnerre gronde, le vent claque et je ne vous parle même pas de la température !

Il glissa le colis ainsi que la plaquette dans le sac.

- Il parait qu'on doit remettre ce truc à un guérisseur de Béolan nommé Pépito ! On aura quelques sous pour le service rendu ! D'après ses indications, c'est à dix jours de marche d'ici mais, je pense qu'on pourrait diminué le voyage de moitié en coupant par le plateau de la Lune, qu'est-ce que vous en dîtes ?

Et bien évidemment, il évita de parler de la résine d'opium dont il avait été gratifié. Il espérait même que Narydia ne s'y intéresse pas.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Sam 9 Fév 2013 - 10:46

Narydia observait la scène avec suspicion et étonnement. Elle ne savait presque rien de cet homme qu'ils avaient rencontré, mais il ne lui inspirait clairement pas confiance. Et voilà à présent qu'il grimpait sur la charrette pour s'éloigner avec un formidable signe grossier. L'ange secoua la tête. Elle descendit du cheval, constatant qu'Alekseï avait cédé le sien pour sceller la charrette. Ils s'étaient bien fait avoir.

— Bon et bien, vous n'avez pas l'air blessée, c'est déjà ça ... Et on dirait bien que Béolan sera notre prochaine destination mais, dans l'immédiat, le mieux serait de trouver un endroit où nous abriter ! Il pleut des cordes, le tonnerre gronde, le vent claque et je ne vous parle même pas de la température !

La jeune femme avait rabattu sa capuche, dissimulant ses cheveux. Narydia le vit glisser un colis et une plaquette dans la sacoche. Qu'est-ce-qu'il lui cachait donc ? L'ange fronça les sourcils. Elle attendait des explications.

— Il parait qu'on doit remettre ce truc à un guérisseur de Béolan nommé Pépito ! On aura quelques sous pour le service rendu ! D'après ses indications, c'est à dix jours de marche d'ici mais, je pense qu'on pourrait diminué le voyage de moitié en coupant par le plateau de la Lune, qu'est-ce que vous en dîtes ?

Ainsi c'était l'objet de leur petit commerce. Un mot avait cependant attiré l'attention de la séraphine. Ils devaient se rendre chez un guérisseur. Et cela n'était pas négligeable. C'était même un bon compromis. Après les évènements récents, Narydia ne tenait pas à revenir à Venill. Beolan serait donc une bonne alternative. Le tonnerre grondait au dessus d'eux et la pluie commençait à tomber dans un vrai déluge. En quelques secondes, ils se retrouvèrent trempés des pieds à la tête. La priorité était de s'abriter avant toute chose. L'heure n'était pas aux questions. La jeune femme désigna l'animal à Alekseï.

— Prenez le cheval. Je volerai autant que je pourrai. J'essaierai de vous guider.

Ils s'executèrent sans tarder. Avant de s'élever, la jeune femme retira sa cape ruisselante qui collait à ses plumes et la posa sur le cheval. Elle ne pourrait voler correctement avec un vêtement trempé recouvrant ses ailes. La seconde d'après, elle s'était envolée. Son aile la lançait toujours mais peu importait. Il fallait qu'ils s'abritent. Leur vue était complètement brouillée par la pluie. Ils n'avaient aucune vision sur les alentours et la pluie alourdissaient les ailes de la séraphine. Elle ne tiendrait pas ainsi bien longtemps. Elle vérifiait de temps à autre que le cheval restait sous son ombre. Il ne fallait surtout pas qu'ils se perdent de vue. Ils progressaient lentement mais sûrement. Après une dizaine de minutes, la jeune femme aperçu un bras de montagne sur leur gauche. Elle fit un signe sous elle pour leur indiquer leur destination. Ils longèrent la montagne quelques temps. Narydia avait dû s'élever un peu plus tant la visibilité était presque nulle. Elle cherchait une cavité ou un quelconque creux dans le flanc de la montagne où ils pourraient se glisser.

Des gouttes perlaient sur son visage et ne cessaient de couler sur sa peau. Sa chevelure trempée avait pris une teinte foncée. Elle était bien heureuse d'avoir troqué sa robe contre un équipement en cuir, bien plus solide à cet instant. Enfin, elle aperçu un creux dans la roche… ce qui semblait être un tunnel. Soudain, la jeune femme ressentit une violente douleur sur sa blessure. Elle perdit l'équilibre et sentit son corps être entraîné vers le sol. Sa chute fut interminable et se termina lourdement . L'ange roula sur quelques mètres, percutant les rochers et tombant à moitié inconsciente. Elle ouvrit doucement les yeux.

Alekseï n'était plus là. Elle l'avait perdu.

Intérieurement, elle se maudissait de ne pas avoir été plus prudente. Difficilement, elle se hissa sur ses avant-bras. Un nouvel assaut de douleur imprégna sa blessure, la clouant à terre. Ce n'était pas le moment… La jeune femme sentait l'eau couler sur la peau de son dos. Son vêtement en cuir était déchiré sur le flanc, offrant sa hanche et lé début de son dos à la pluie. Elle était glacée. Affaiblie par sa chute et par la douleur, Narydia avait du mal à conserver sa température normale. Son corps commençait à se refroidir. Ce périple l'avait décidément plongé dans une aventure risquée… le monde des humains n'était finalement peut-être pas fait pour elle.

Pour éviter une chute trop importante de sa température corporelle, l'ange se força à se relever. Difficilement, elle se hissa sur ses jambes. Elle jeta un regard circulaire autour d'elle. Pas de cheval. Pas d'Alekseï… Frissonnante, elle serra ses bras autour d'elle et commença à marcher, perdue dans cette tempête dévastatrice.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Dim 10 Fév 2013 - 16:37

- Prenez le cheval. Je volerai autant que je pourrai. J'essaierai de vous guider.

Alekseï n'était pas d'accord avec la Séraphine mais, une fois de plus, il dut s’exécuter bien malgré lui car elle ne lui avait tout simplement pas laissé le temps de lui répondre. Voler dans ces conditions et alors que son aile était blessée ? C'était de la folie furieuse ! Rytchkine n'était pas particulièrement pessimiste mais, il fallait être raisonnable, à trop tenter le diable ... Bah celui-ci cédait ! Il allait lui arriver un pépin, c'était une certitude. Il fallait qu'il garde un oeil sur elle, il n'avait pas envie que sa proie lui échappe aussi facilement. Elle s'éleva dans les airs et Alekseï la suivit son sombre ombre. De part sa hauteur, son champs de vision était accru mais, pas forcément sa visibilité. Elle l'orienta tant bien que mal au travers de l'obscurité et du mauvais temps pendant plus d'une dizaine de minutes, avant qu'elle ne finisse par lui indiquer une montagne où ils pourraient, possiblement, trouver un abris pour la nuit. Ce n'était pas une mauvaise idée mais, longer une montagne dans ces conditions était assez dangereux, un éboulement était si vite arrivé !

Il faisait avancer la monture prudemment, scrutant les moindres recoins, la moindre parcelle de roche ou du moins, ce qu'il pouvait en voir. Son ouïe était en éveil, il devait entendre le moindre bruit, le moindre son suspect pour pouvoir réagir à temps en cas de problème. Seulement, cette surveillance approfondie était un réalité une distraction, une distraction qui lui fit détourner son attention de Narydia et qui, bien évidemment, ne manqua de le lui faire regretter ! En effet, cette dernière chuta sans raison apparente et disparut à l'horizon. Il ne s'en rendit compte que lorsqu'il l'entendit s'écrier. Elle s'était écrasée sur la montagne, il l'avait vu mais, ensuite, plus rien. Il faisait trop noir et elle ne la vit plus. Était-elle encore en vie ? Après une chute pareille, c'était peu probable. Alekseï immobilisa sa monture et observa sa dernière localisation connue, c'est à dire, son point de chute.

- Plus dur sera la chute qu'il disait ce con ...

Il n'y avait pas vraiment raison de s'alarmer. Ils n'étaient qu'aux pieds des montagnes, dans le meilleur des cas, il la retrouverait en continuant son chemin, dans le pire, il aurait à bien ouvrir les yeux. Il descendit de la monture et, l'attrapant par les rennes, il la fit avancer avec lui. Il vaudrait mieux qu'il n'est pas à se soucier du cheval pour la retrouver ... Et puis, il lui serait plus facile de l’apercevoir à pied que en hauteur, si jamais cette dernière s'était ratatinée sur le sol. Il avançait lentement, prenant le soin de bien regarder autour de lui, un peu comme précédemment. Rien ne le pressait vraiment, même pas la possible situation critique de la Séraphine. De toutes les façons, si elle était morte, il n'aurait plus qu'à faire demi-tour, si elle était gravement blessée, il abrégerait ses souffrances et si elle était encore en état, et bien elle pourrait bien survivre le temps qu'il la retrouve !

Une demie-heure, puis une heure et bientôt deux. Il était frigorifié, trempé et fatigué. Pourquoi ne pas faire une pause ? Il s'arrêta, s'asseyant entre deux gros rochers, à l'abris du vent mais, cependant pas de la pluie. Cela dit, lorsqu'il s'en approcha, il remarqua une fine trace de sang sur un recoin visiblement peu touché par l'eau. Du sang encore frais. Il l'essuya du bout de son index et le lécha. Ce gout si distinctif ... Visiblement, elle avait entrepris de marcher un peu. Peut-être était-ce une bonne idée pour se chauffer mais, elle ne s'épuiserai que trop vite en plus de s'éloigner de lui ! Pas le temps de se reposer finalement, elle ne devait pas être trop loin, à condition bien sûr d'avoir longé la montagne. Il ne fallait plus traîner maintenant mais, il ne fallait pas non plus se précipiter, le terrain était dangereux, il ne devait pas l'oublier.

Il emboîta le pas, accélérant quelque peu sa cadence mais, ne baissant pas sa vigilance. Il dut continuer ainsi pendant plus d'une heure entière avant de, finalement, apercevoir sa silhouette à l'horizon. Pourquoi être partie aussi loin ?

- Narydia ?

S'écria-t-il à haute voix. Il la vit s'immobiliser et peut-être se retourner. Il ne savait pas, la forme était vague et ténébreuse, du fait de la visibilité réduite. Il s'avança vers elle, au pas de course. Plus il se rapprochait, plus il se rassurait. C'était bien elle, quelque peu décolorée par la douleur et le froid mais, elle était en vie. Il finit sa course à moins d'un mètre d'elle. Il la dévisagea rapidement, elle était trempée et tremblante ! Il l'enroula dans la cape qu'elle avait déposé tantôt sur le cheval.

- Fort heureusement, vous êtes sauve ! Peut-être pas saine mais, sauve ! C'est déjà ça !

Il l'attrapa par ses épaules, ou plutôt, pas les flancs de ses épaules, lui souriant amicalement ... Avant de resserrer son emprise et de la coller brutalement contre la roche. Son sourire s'estompa soudainement et laissa place à une expression sévère et hostile.

- Alors maintenant, vous allez bien m'écouter ! C'est la dernière fois que je tolère ce genre d'action ! Vous n'avez pas à prendre les décisions seules et encore moins à me les imposer, je ne suis pas votre chien de garde ! C'est compris, pourriture de Séraphine ?!

Dit-il en la cognant une fois de plus contre la roche avant de la lâcher et de lui balancer un regard noir. Son ton était plus que menaçant, il était haineux. Il l'observa un instant puis, il se figea. Toute sa colère, toute son animosité s'en alla d'un seul trait, retrouvant un comportement bien plus amical. Il l'attrapa et la serra contre lui.

- Hum ... Je suis désolé ... Je ne voulais pas vous offenser. C'est juste que votre chute m'a retourné, j'étais très inquiet pour vous et j'étais en même temps en colère, parce que si vous m'aviez laissé vous expliquer mon point de vue, rien de tout ceci ne serait arrivé. Vous êtes blessée, sensible au froid, dans un monde que vous ne connaissez pas forcément très bien et qui plus est, sous ma responsabilité.

Peut-être que de cette façon il arriverait à la réchauffer ... Et à étouffer son comportement soudain et hostile.

- Dans tous ça, est-ce que vous avez repéré un abris sûr ?
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   Jeu 14 Fév 2013 - 14:54

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MessageSujet: Re: Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ   

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Après l'effort, le reconfort. { PV Alekseï } TERMINÉ

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