''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La bataille de Beolan

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Le Narrateur

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Race : Qui sait ?
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MessageSujet: La bataille de Beolan   Mar 22 Jan 2013 - 20:44

Spoiler:
 

L’annonce de la mort du Roi Hendenmark s’abattit sur la cité de Beolan comme un vent glacial. Ils étaient peu, parmi ces marchands et ces pêcheurs, à avoir eu une quelconque admiration ou un quelconque respect pour ce défunt. Mais tous savaient que sa main de fer portait le drapeau de l’équilibre, un équilibre certes injuste et terrifiant, mais en ces terres troublées, il valait or et rubis. L’annonce de sa mort leur fit entrevoir désastres et bouleversements. Cette ville enclavée risquait de s’asphyxier dans le déclin de son commerce.

Un vent froid. Un vent qui leur redonnait du courage et de la force, synonymes de l’espoir d’un renouveau plus équitable. Mais aussi un vent qui leur glaçait le sang.

Nul ne pouvait savoir si ce vent les porterait vers la ruine ou vers la prospérité, mais tous étaient convaincus qu’une page se tournait, et que le monde en serait défiguré.

Les ordres des hauts généraux de Madorass vinrent rapidement après la sinistre nouvelle. Beolan se vida lentement de toute
sa garde. Les soldats du Royaume étaient rappelés d’urgence vers les deux plus grandes villes de Feleth.

Madorass était un point très sensible, centre de l’attention elle se devait d’être protégée durant la transition. Une majeure partie de l’armée devait y tenir garnison, assister à l’enterrement du Roi, et aider à la gestion de l’épidémie qui semblait ravager la capitale.

D’autre part une révolte avait éclaté à Venill, les opposants au Royaume y saisissaient leur chance. Ce qu’il restait des soldats en poste à Beolan y fut envoyé, pour contenir le soulèvement.

Marchands et pêcheurs les regardaient lever le camp. Ils regardaient la ville se défaire de toutes ses défenses. Ils hurlèrent qu’ils étaient vulnérables, mais nulle oreille n’y prêta attention.

Alors le vent leur parut plus froid encore.



* * *


La nouvelle parvint aussi jusqu’à nombre des clans qui peuplaient les côtes, les étendues, les montagnes et les mers attenants à la ville de Beolan. Et c’est d’un œil sombre qu’ils regardèrent cet exil des forces armées.

Un œil que les humiliations, la colère et la mort avaient fait tourner au noir profond. Risghan Hethen, meneur des montagnes, un homme que les persécutions du Royaume avaient brisé, ne put s’empêcher de réagir.

Il prit d’immenses risques pour regrouper, suite à un appel, un grand nombre des chefs de clans alentours. Il haïssait la plupart d’entre eux probablement autant qu’eux le haïssaient. Mais ici il s’agissait de saisir l’opportunité qui leur était donnée de porter un coup meurtrier au Royaume. Oublier leurs querelles était plus aisé en ce cas.

Reprendre possession de leurs terres, asseoir à nouveau leur domination sur ce qui leur appartenait autrefois. Se venger de ceux qui leur avaient demandé d’enfouir leur identité, et qui les avaient tué pour avoir refusé. Piller la somptueuse cité des mages. Ou simplement par goût du carnage.

Leurs motivations étaient diverses, et nombreux avaient répondu présent.


* * *

« Beolan se vide de ses défenses. Beolan se vide de ses défenses.

Le Royaume a-t-il hésité ? Lorsque nous avions un genou à terre, qu’ont-ils fait ? Ils nous ont chassés. Ils nous ont pris tout ce qui
comptait le plus à nos yeux. Ils ont refusé nos traditions, ils ont dénigré nos vœux, et dans le creux de leur main, ils nous ont écrasés.

Ils ont refusé notre existence même.

Ils ont marché sur nos villages, ils ont saccagé nos idoles, nos mémoires et notre identité. Pour avoir refusé de faire une croix sur qui nous étions, ils ont massacré nos familles. Ont-ils hésité à aligner nos enfants devant des régiments d’arbalétriers ? Ont-ils hésité à profaner nos femmes avant de les éventrer ?

Nous avons tous été chassés pour ce que nous aimions. Et nous en avons été dépossédés.

Les miens ont versé trop de sang. Il n’est plus aucun jour durant lequel je ne pense pas au visage de quelqu’un qui est tombé par leurs mains. Et je sais que vous aussi. Je sais que si le Royaume avait eu l’immense bonté de vous laisser enterrer vos morts, vous aussi… Vos cimetières seraient plus remplis que vos foyers.

Et aujourd’hui Beolan se vide de ses défenses.

Alors il est temps.

Temps de leur apprendre ce que ça fait de passer par tout ce par quoi nous sommes passés. Unissons-nous, jusqu’à ce que Beolan ne soit plus que sang et corps froids.
»

Fut le discours d’Hethen lors de l’assemblée. On sentit des mains trembler.

Qu’ils aient été animés par la haine, la vengeance, la cupidité ou la volonté de reprendre ce qui leur avait été arraché, tous plantèrent leur lame dans la table de bois et se levèrent, graves, silencieux et déterminés.


* * *

Au sein des murs de Beolan, l’angoisse commençait à gagner les cœurs. Elle empoisonnait les nuits troublées de ces marchands et pêcheurs. La cité était morne. La peur était reine. D’un règne si absolu qu’elle imprégnait tous les esprits, au point qu’ils ne puissent même pas communiquer leurs inquiétudes, pour se rassurer entre eux. Dans le silence ils se muraient.

Jusqu’à ce que la terreur devienne réalité.

Un haut mage de la tour, dit « le Prophète » et dont la clairvoyance n’était plus à prouver, avait parlé.

« Beolan va rencontrer la guerre. Et cette guerre nous la mènerons seuls. »

Ses dires se propagèrent dans la cité. La peur mua en panique.

Certains s’enfuirent de la cité avec ce qu’ils pouvaient emmener de leurs biens, d’autres refusèrent de croire en les balbutiements d’un vieux fou, et d’autres encore, plus zélés, commencèrent à se préparer au combat.

Et petit à petit cette dernière voie s’imposa. Marchands et pêcheurs devinrent forgerons de fortune, guerriers désignés, guetteurs de nuit… Tous s’affairèrent à organiser une défense qui, qu’ils le veulent ou non, resterait improvisée. Ces civils n’avaient aucune expérience ni aucun talent particulier pour la guerre. Et pourtant ils avaient encore foi en la hauteur de leurs murs, ils pensaient que peut-être, cela suffirait.

Les rues se transformèrent en ateliers primitifs, on y confectionnait des armes avec des mains maladroites, on y faisait passer des blocs de pierre sur des charrettes, vers les trébuchets, on y taillait des bouts de bois destinés à percer des armures…

Et des cortèges vinrent dans les maisons, s’emparer des vivres pour les rationner et permettre à la ville de tenir un siège.


* * *


Une journée nuageuse, elle ressemblait à la plupart de celles qui l’avaient précédé. Les ruelles gémissaient, le tintement des enclumes, le grincement des roues et les voix fortes. Tout ça était devenu familier.

En cette fin de matinée, le murmure de la cité, résignée. Mais une vision des plus effroyables.

Depuis les tours de guet et les phares, on vit s’étendre des centaines de bateaux à l’horizon. On vit des milliers de guerriers descendre des montagnes.

L’union des clans encerclait la cité des mages, et lentement ils avançaient.


* * *

Là-haut sur le chemin de ronde, un garde empoignait son marteau et sonnait la cloche d’alerte. Frappant lentement, de grands coups dissonants.

Il pleurait, et dans ses yeux il n’y avait plus d’espoir.


Q
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mar 22 Jan 2013 - 22:19

Assis sur son trône d'ombre, Darion s'amusait devant la masse impressionnante de guerriers qui avançaient vers les terres de Béolan.

Posant ses coudes sur les genoux, il se baissa en avant, observant les misérables qui commençaient à se diriger vers la ville. Se relevant soudainement, il se retourna et fixa derrière lui tous les disciples qui s'étaient préparés au combat. Chacun d'eux portait une cape violacée avec une broche ornée la maintenant. L'heure de faire vibrer leur écho était venue, l'heure d'étendre le voile également.

Darion fit disparaître le siège et commença à avancer vers ses hommes, vérifiant leurs équipements et armes. Toutes les épées et autres armes avaient été entourées de magie noire, les rendant encore plus mortelles.
Levant les bras au ciel, Darion déclara :

- Chers disciples, aujourd'hui marque le jour du sang, et des ténèbres. Les clans se sont alliés, dans le but de prendre cette maudite cité. Or, vous savez tout autant que moi que nous ne sommes ici que pour un seul but, étendre notre voile, et notre pouvoir. Tuez ! Massacrez-les tous ! Chaque mort sera un allié de plus pour le Squelette ! Violez, semez la terreur dans le coeur de ses misérables... Et lorsque le chaos régnera, lorsque les esprits faibliront et commenceront à chercher un miracle, le voile s'étendra et les ombres les étreindront... Pour les ténèbres, pour la nuit éternelle !

Suite à ces mots, Darion observa avec un large sourire derrière son masque toute son armada crier de joie, ce qu'il y avait de bien avec les assombris, c'est qu'ils vous suivaient au doigt et à l'oeil, en étant totalement dévoués.

L'ombre s'avança ensuite jusqu'au rebord de la falaise où il se trouvait. En contrebas avançaient déjà tous les partisans des clans. Il ferma les yeux, revoyant son enfance, les valeurs qu'avaient voulus préserver son père en tentant de chasser les bandits, et cette futilité face au mal. Aujourd'hui, c'était lui le bandit, et contrairement à ceux du passé, il ferait ça proprement, ne laissant que le moins de vies possible.

Il se jeta de la falaise, passant au dernier moment dans une ombre avant de ressortir en contrebas, alors que ses troupes avançaient en cadence derrière lui. Les ombres étaient en marche, d'un côté se trouvait les forces de Carl, de l'autre les siennes, et enfin d'un dernier côté celles de son exécuteur. C'st un triangle morbide qui avançait vers la cité, comptant des centaines de combattants des ombres.
Avanaçant à la tête de son peloton, Darion murmura, comme pour répondre au vent glacial qui venait de la cité :

- Les ombres sont en marche Béolan, le voile s'étend, et bientôt, tu connaîtras la signification du mot terreur...
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Humphrey Dempsey



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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mar 22 Jan 2013 - 22:45

A quelques centaines de mètres de Béolan, sur une colline surplombant la ville des mages.


"Voilà ton heure de gloire, mon chat."

J'étais tout seul, perché sur un rocher planté au milieu d'herbes pliées sous la brise glaciale qui soufflait dans l'embouchure, silhouette féline dressée avec grâce, tournée vers la ville portuaire. Mes yeux étaient en particulier tournés vers les myriades de navires qui débouchaient sur le port, inexorablement. Je n'avais jamais vu de telle armée, même dans le Vein. Les clans devaient s'être tous donné le mot. Aujourd'hui allait être un jour de chaos, et d'anarchie. Il ne serait plus question de savoir qui est le chef, qui est le soldat. Tous autant qu'ils sont, ils ne sont que sacs à viande et d'os, lancés ou catapultés dans une bataille qui s'annonce acharnée.

"Tu risques d'y laisser ta peau. Je peux en tenir deux mots à Arphoss pour lui faire oublier ton abstinence si tu souhaites faire machine arrière.

Le gong retentissant d'une cloche accompagna la clameur du vent, telle une mélodie dont la sonorité sourde de l'alerte martiale donnait un contrepoint majestueux au souffle divin. Il me semblait voir les remous dans les avenues. Des humains, à peine plus grands que des fourmis du point de vue de mon promontoire, s'activaient, se bousculaient, s'échangeaient des objets, ou s'étreignaient sans doute. Les rumeurs des cris des commandants se dissolvaient au milieu des résonances de la cloche.

"Dans tous les cas, je te suivrais. Je suis en toi, n'oublie pas. Si tu es trop blessé, notre lien se rompra. Si tu meurs...

-Ça ira.

Je n'avais aucune envie d'écouter ses conseils. Aux côtés d'Arphoss, mon bienfaiteur a bien eu le droit de goûter à des batailles sanglantes, aux mêlées brutales et fatales, sans que personne ne lui dise quoi faire. Et j'aurai voulu qu'il en soit de même pour moi. Il m'avait confié une partie de son âme en cas de besoin, si je me frottais à un trop gros gibier. Et il s'était même assuré la communication entre nos esprits. Mais je restais un démon, un vrai démon. Avec tout ce qu'il y a de plus cruel et impitoyable.

Ma patte s'avança et je me jetais d'un pas souple en avant...suivi d'une centaine de démons aux mâchoires carnassières qui surgirent du portail et qui dévalèrent avec moi la colline en claquant des crocs et en percutant leurs armes, poussant des interjections malsaines, gloussant sournoisement, poussant des rires et des clameurs de joie à l'idée d'éviscérer nos victimes. Le sol allait se colorer de pourpre, le sang coulera tel un fleuve de mort, et les hurlements d'agonie de nos ennemis élèveront nos âmes maudites plus haut que l'Adiryl.
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Hitori Yamâme



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Race : humain
Classe : élémentaliste
Métier : étudiant à Beolan
Croyances : aucune
Groupe : sorciers de Beolan

Âge : 21 ans

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Fiche de Personnage : BOOM


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mer 23 Jan 2013 - 1:23

Le vent était mordant. Tous ceux qui restaient à Beolan avait pris les armes. Théo, Mordey, et même Claria : tous mes amis des bas quartiers avaient une épée en main. Les élèves de la tour, bien que mis à l'abri, avaient aussi été mis à partie pour préparer des sorts de défense basiques. Cependant je n'avais pas répondu à l'alarme. Si mes amis étaient dans les rues, je ne pouvait pas me permettre de les laisser seuls. Et si je redoutais de me battre comme eux allaient le faire, j'avais peut-être les moyens d'aider dans la mesure de mes moyens.

Je regardais par-dessus les remparts. Et rien, ici, sous mes yeux, ne me laissait entrevoir le moindre espoir. Pourtant, je pouvais faire quelque chose pour voir les choses de « plus haut ». Je fermais les yeux : j'avais besoin d'une grande stabilité si je voulais faire perdurer le sort. J'allais même avoir recours à une incantation pour m'assurer des effets. Je déteste les incantations, vous savez ? Elles sont toujours stupides, en particulier quand il s'agit de sorts non homologués.

Hitori – Une tornade dans la main gauche, un brasier dans la droite. Et la flamme s'envole, et le vent s'enflamme. Les airs sont de plumes, de flammes la vie. Le feu dans les cieux, mes yeux dans le feu.

Le phœnix prenait lentement forme, au croisement des magies de vent et de feu. C'était encore et toujours un jeune spécimen, sans réel pouvoir, et il n'était même pas encore recouvert de flammes. Il ressemblait à un petit rapace rouge-violacé. Il allait me donner une meilleure vue d'ensemble, à travers ses yeux. Sous mon injonction, l'oiseau s'envola dans les cieux. Moi qui pensais que ça ne pouvait pas être pire. Derrière les clans réunis, s'avançaient d'autres groupes, auréolés de ténèbres. Le siège de Beolan était-il vraiment à ce point perdu d'avance ? Je ne pouvais pas laisser Théo et les autres affronter ça. Je devais trouver un moyen de les aider, de les prévenir, de renverser la tendance … Peut-être …

Hitori – D'abord prévenir les mages … ça ne ferait qu'augmenter la panique si on se rendait compte que les barbares ne sont pas seuls. Ensuite trouver un moyen d'écarter Théo et les autres du combat. Et surtout, surtout … le faire vite.

Je lançai un sort que j'avais l'habitude de lancer depuis quelques temps, celui des pas de vent, pendant que le phœnix s'évaporait dans les airs. ça avait bien été la peine de me ridiculiser avec une incantation pour le garder actif si peu de temps, je vous jure. Courant sur l'atmosphère, je me précipitai vers la tour que, en premier lieu, j'avais refusé de rallier. Entrant par une fenêtre du cinquième, je me mis à appeler à qui voudrait m'entendre. Je tombais finalement sur un professeur, alerté par mes cris. Son visage se contracta en me voyant.

professeur – Monsieur Yamâme … Vous nous ferez l'honneur de bien vouloir rejoindre vos camarades pour participer à l'effort de défense comme tout le monde ? Je pense qu'il n'est pas encore l'heure de vous démarquer, la situation est grave.

Hitori – Plus encore que vous ne le croyez ! Les barbares des montagnes et des plaines ne sont pas seuls ! Il y a …

professeur – Nous sommes au courant, ne sous-estimez pas notre pouvoir. Allez donc préparer des sorts portatifs pour les combattants, comme tout les élèves et apprentis.

Hitori – Mais …

professeur – Pas de mais. En tant que mages de Beolan, il est nécessaire que nous protégions la ville. Vite, je ne pense pas que nous ayons le luxe de perdre du temps.

Des talismans de protection élémentaires. Des enchantements d'attaque complètement basiques et dépassés. Mais qu'espérer faire de plus dans l'urgence ? Surtout que ces sorts allaient être mis entre les mains de gens inexpérimentés. Ils risquaient de se blesser avec des enchantements de meilleur niveau. Tout en tissant les sorts, j’échafaudais un plan qui me permette de reprendre part au siège de façon … plus active et directe.
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Dre'Ashk Korezarair

Sombre éclat

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Race : Elfe
Classe : Danse-Mage
Métier : Aucun (Enfin, techniquement, Chercheur et Danseur)
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelles (Mage de Beolan dès qu'il y a)

Âge : 532 ans, physiquement entre 30 et 40

Messages : 13


MessageSujet: Muuuuuuh a dit le taureau   Mer 23 Jan 2013 - 18:39

De tous les mages présents à Beolan il n'est jamais que l'un des rares à savoir manier une épée, de fait il s'est chargé d'entraîner la populace. Mais ceux qu'il a entraîné, pour la plupart, n'avait presque jamais manié d'arme de leur vie. Quelques jours ne suffisent pas pour faire d'une foule désordonnée une armée disciplinée. Le peu qu'il a pu leur enseigner leur fera peut-être gagner quelques minutes, peut-être y aura-t-il des survivants... Mais à quel prix ? Tous cependant savent qu'ils ne se battent pas que pour leur propre vie. Qu'ils se battent pour leurs amis, pour leurs enfants, pour leurs familles, ou simplement pour leur dignité tous ont un but commun : Défendre Beolan jusqu'au dernier, et chacun d'entre eux conçoit qu'ils ne pourront compter que sur eux-même. Et sur les mages aux mieux, car les Mages, à l'inverse de la Garde, n'ont pas déserté leur fief.
Pour l'instant cependant ils sont vierges de toute bataille, peu d'entre eux ont déjà pris une vie. Savoir se battre est une chose, tuer en est une autre. Certains au moment de tuer n'y arriveront pas et serons les premiers à tomber. D'autres prendrons simplement leurs jambes à leur cou en voyant la macabre procession, et certains des fuyards passeront de vie à trépas.

Et la cloche sonne, l'alerte est donnée, le mot est transmis. L'ennemi est là. L'ennemi ? Non. Pas juste l'Ennemi, car il n'y a pas qu'un ennemi. Ses sens lui dévoilent l'apparition d'une faille en provenance du Veÿn.


* Le Veÿn vient à nous... Profitant de la pagaille ils attaqueront tout ce qui leur passera sous la main... *

Il y a donc plusieurs ennemis, plusieurs fronts : la Mer et la Terre. Certains habitants ont été postés sur les quais et des arcs de fortune leur ont été confiés. Si la plupart ne savent pas viser les flèches enflammées se chargeront au moins d'enflammer quelques navires... Mais ce n'est qu'une mince lueur d'espoir dans un voile d'ombre.
Durant des siècles l'Elfe a captivé les foules avec ses danses, aujourd'hui il se retrouve confronté à un situation foncièrement différente, ce n'est ni par les gestes, ni par l'eau que le mirage doit être propagé mais bien par la voix. Et c'est en haussant le ton qu'il s'adresse à son pseudo-régiment.


« La Guerre est à nos portes, nos ennemies nombreux. Nous laisserons-nous faire pour autant ? » Il prend une courte pause. « Non, nous ne pouvons fuir, nous ne pouvons perdre. Et c'est ensemble que nous combattrons. Nous devons toujours garder l’œil ouvert. Nous sommes ensembles là où nos ennemis sont divisés. C'est dans l'unité que nous devons combattre nos envahisseurs. Vous êtes tous des Beols, aujourd'hui vous ne vous contentez pas de combattre pour vous-même : C'est Beolan toute entière qui se lève face à notre Némésis mal-aimée. Déclarons leur nos intentions, rappelons leur nos raisons de combattre. Avec moi ! Pour Beolan ! Tous ensemble ! Pour Beolan ! »

Car le Moral d'une armée aussi mal entraînée soit-elle peut changer la donne d'une bataille. Pour autant l'Elfe ne se fait guère d'illusion... La bataille est loin d'être gagnée. Et pourtant dans sa folie il envisage un pari risqué : retourner les ennemis les uns contre les autres.
Par delà les remparts il observe l'ennemi dans toute sa splendeur, si la bataille n'est pas gagné d'avance sa main déjà agrippe le crâne d'Ul'Vedriss le Sanguinaire, déjà il se délecte du sang qui perlera, car à jamais le Vein l'a changé. S'il garde une certaine lucidité, sa folie n'en existe pas moins.
Pour Talinth le Sage se tient à son côté mais lui aussi est prêt à l'action. Et la magie de l'Elfe attend tout autant l'heure de se déchaîner.
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 245

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Jeu 24 Jan 2013 - 15:52

"-Quarante-six...Quarante-sept...Qua...
- Chers disciples, aujourd'hui marque le jour du sang, et des ténèbres."

Carl jura, c'était déjà suffisamment compliqué comme ça de compter ses mort-vivants, alors si en plus Darion se sentait obliger de faire un discours...Secouant la tête après avoir jeter un rapide coup d'oeil vers Morgar qui observait avec flegme l'ombre faire son speech, il reprit sans grande conviction :

"-Quarante-hu...
-Les clans se sont alliés, dans le but de prendre cette maudite cité. Or, vous savez tout autant que moi que nous ne sommes ici que pour un seul but, étendre notre voile, et notre pouvoir."

Le nécromancien baissa la tête avec fatalité avant de se diriger vers le trône dorée que deux zombies de sa garde personnelle avaient apporter jusqu’à la falaise. S'asseyant confortablement en ordonnant a ses porteurs d'orienté le siège vers la cité, il se fendit d'un large sourire en observant les diverses clans plus bas qui s'apprêtaient à commencer la bataille...
Tant de sangs et de larmes allaient couler, tant de gens bien et d'enfants heureux allaient mourir... Et tant de ces prétentieux mages allaient être éviscérés ! Morgar vint s'asseoir à sa droite, fixant lui aussi les futurs décombres. Cela faisait plus d'un siècle que le nécromant attendait un moment semblable, un siècle d'ennuis, ou il avait même failli oublier son propre nom, faute de ne pas avoir pu le prononcé au moins une fois par ans. La solitude et la vieillesse lui avait torturé l'esprit pendant bien des années...Le forçant a devenir rien d'autre qu'un chien errant, sans volonté, condamné à attendre une victime pour gagner un nouveau quart de siècle...La seule chose que le temps ne lui avait pas enlevé était sa haine envers tout les peuples civilisés qu'il calmait parfois en commettant un quelconque meurtre sans importance...C'était tout ce dont il se sentait capable, à l'époque... On ne changeait jamais rien seul...Mais....Maintenant, Carl n'était plus seul, des alliés puissants l'entouraient, une armée de fidèles et de morts attendait ses ordres et ceux de l'ombre...Le pouvoir était sien...Alors pourquoi se fatigué à compter cette bande d'abruti de zombie?

"-Pour les ténèbres, pour la nuit éternelle !"

Les troupes derrière se mirent en marche, Darion disparut...Et Carl éclata de rire en faisant signe aux morts de faire de même en se levant de son siège :

"-Visez les jambes, évitez les coups mortels ! Arrachez-les yeux, tranchez-les bras, faites-les souffrir, faites-les pleurez ! Qu'ils haïssent et qu'ils craignent notre ordre !"

Le nécromancien s'essuya la bouche qui, au cours de ses élucubrations, avait projeté bon nombre de postillon sur le champ de bataille, a l'aide de la manche de sa veste avant de saisir son chapeau, de le poser sur son crâne et de se tourner vers son dragon...En bas, Darion et son chienchien guidait déjà les troupes à la bataille, nul besoin de sa présence au front...Alors.

"-Suis-moi Morgar."

Abandonnant son trône pour descendre la pente qui menait vers le champ de bataille en marchant, Carl se mit a siffloter tranquillement...Les premières troupes avaient des chances de se faire exterminer, si c'était le cas, un nécromancien retardataire pouvait être utile, surtout si ce dernier avait prit soin de relever tout les cadavres sur son chemin pour faire une arrivée triomphante au moment ou tout semblait perdu.

Hypothèse peu probable vus la marrée de fou qui se jetait sur les remparts, mais bon...Un nécromant était toujours plus utile derrière les lignes alliés qu'au devant après tout...Ce n'était pas comme si les zombies avaient besoin d'ordre pour dévorer les adversaires.

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !


Dernière édition par Carl Sorince le Lun 16 Sep 2013 - 6:24, édité 1 fois
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Lyx Werren



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Race : Humain
Classe : Alchimiste
Métier : Apothicaire
Croyances : La science et moi même
Groupe : Rebelle

Âge : 27 ans

Messages : 70


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Jeu 24 Jan 2013 - 19:15

Un jour funeste pour Beolan aujourd'hui, un jour de guerre, un jour de sang, un jour de tristesse, un jour de haine... Le sourire égocentrique de Lyx disparut, ne serait-ce que pour ce "dernier" jour. L'alchimiste s'était munit d'une armure légère en cuir n'empêchant pas les mouvements, d'une fine lame elfique "troquée" à un marchand du coin, de deux pistolets arbalètes jetables en plus de la plus grand accrochée à son dos, le tout, bien entendu, accompagné de sa fidèle sacoche d'alchimie, contenant diverses potions à effets variés.

Alors que sonne la cloche d'alerte, les civils, partout autour de Lyx cours dans tout sens, rejoignant leurs postes définit à la va-vite, tous plus ou moins secoués par cet horrible bataille à venir, proies à la peur et au désespoir, l'alchimiste, quand à lui, se contente de marcher lentement dans la rue principal, voyant la plupart de ses connaissance prêt au combat arrivant à grand pas, Lyx put également apercevoir son "ami" Hitori fonçant vers la tour des mages, s'y préparer sûrement, il lui lâcha un petit sourire triste, mais le mage ne semble pas avoir vu Lyx.

L'alchimiste lève la tête vers le ciel.

-Ahhh... Je ne suis pas un meurtrier... Sa me désole tout ça... Pourquoi tous ces gens doivent mourir...? Bah... Le savoir avant tout...

Une larme coule le long du visage de Lyx, éprouverait-il de l'affection pour cette ville, se serait-il attaché à certaines personnes présente en ce jour funeste? L'alchimiste continu sa lente avancée vers la grande porte principale de la ville. Il regarde un peu partout, voyant des deux hommes au dessus, prêt à renverser les chaudrons d'huiles bouillantes sur les ennemis de la cité, d'autres sur les remparts, munis d'arc et d'autres armes de distances, certains derrière les murs, aux meurtrières. Tous regards rivés vers l'extérieur de la ville.

L'alchimiste s'avance à son tour vers une des fentes dans le mur pour apercevoir une armée d'hommes et de créatures portant divers types d'armures, de toute taille, avec un armement varié également, mais tous un point commun, tous portent une pièce d'armure ou un vêtement portant une sorte d'écusson très mystérieux, un squelette portant une balance ailée jugeant un homme et une femme, le tout survolé d'un grand œil, à quelle sorte d'énigme répond t-il...? Cette armée est déjà sur la porte, peinant tout de même à la passer, les huiles bouillantes commencent déjà à bruler ces hommes de l'autre côté, Lyx recule de quelques pas.

-Désolé, mes... "Amis"...?

Tous étant concentré sur l'extérieur, Lyx leva ses deux pistolets arbalètes et tua les deux hommes aux chaudrons pour ensuite éclatés deux fioles d'un puissant fumigène rouge et se diriger vers le mécanisme de la porte, l'alchimiste poignarda le garde de sang froid et ouvre ensuite la porte, pour laisser entrer les individus violets.

Lyx claque ensuite une fiole de vent, afin que le nuage se disperse dans la ville et laisse place à la vue des individus extérieurs, Lyx se fait rapidement encerclé par une dizaine d'hommes.

-T'es qui toi, c'est toi qui a ouvert la porte...? Dans quel but?!

-Du calme, je suis de votre côté!

Alors que la tension est au plus haut point, Lyx craint pour sa vie... Soudainement, un être à l'aura bien plus puissante et imposante arrive à son tour, en face de l'alchimiste, les autres hommes s'écartent pour lui laisser le passage.
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Anouata

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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Ven 25 Jan 2013 - 19:19

Anouata Del - Haura

Ouahouou ! Un de ces mondes ! Je suis contente que beaucoup la déteste autant que moi ! On va faire la fête ! Enfin, je vais faire la fête, eux vont aller se faire bruler par les mages !
Qu’est-ce que je vois ? Des zombies… Des démons… Des barbares, mais y a n’importe quoi dedans. Et ils n’ont pas peur des mages ? Ils ne les connaissent pas comme moi ! Ils sont virulents quand tu touches à leur tour chéri. Je n’ai jamais compris pourquoi. J’avais une lance coriace, vu à qui je l’ai piqué après l’avoir manger. Il était bon. Sa chair qui croquait sous mes crocs, son sang qui coulait le long de mes lèvres. Miam, un délice. J’ai même partagé avec mes choux. Tiens en parlant de chou ! J’en chevauché un, un grand, géant loup blanc pour arriver à Béolan. C’est bêbête m’ont beaucoup beaucoup manqué !

J’étais toute joyeuse. Vêtue d’une cape rouge, sur mon loup, je passais à coté des troupes en tuant ceux qu’ils voulaient ma mort. Ça veut dire presque tous. Je ne veux que ma faux, le reste, je vous le laisse. Alors on me laisse passer. Je découpais qu’avec ma lance. J’aime cette lance à deux lames mais elle ne vaut pas MA faux ! Des têtes tombèrent, des têtes roulèrent. Des membres volèrent comme des frisbees… Même mon petit loup en déchiquetait à volonté. Brave bête. Je lui fis un bisou sur le front. Après avoir passé quoi deux heures dans cet embouteillage de cadavre… et de soldat, et de… oh des démons ! Y en a même qui me laissait passer… choqué par ma vision… Euh… ? Me connaissaient- ils ? Ils marchèrent vers la tour. La tour, ca faisait longtemps. Sale vermine qu’il y a dedans.

Le loup stoppa devant la grande porte, qui était ouverte. Une aura circulait dans le coin. Elle était puissante, certes mais ne me fit pas peur. Deux mille ans d’emprisonnement… Et je vais avoir peur de CA ? Nan nan ! Je fis disparaitre le loup. Je souris au mec qui vient d’ouvrir la porte.

- Merci


Je le poussais violemment. Et là dix truc, des mecs envahit par je ne sais quoi tente de me tuer... Bin, je les tuai. Je leur coupai leur vilaine tête tous, une à une. Je passais dans la cour de la tour. Et ne sachant pas qui était cette aura et étant aussi une vilaine méchante fille et surtout ne voulant pas être déranger pendant ma recherche. J’aperçus un garde qui veut ma mort. Je lui souris. Je m’approchai de lui, le regardant dans les yeux, et l’ensorcelai des fils du destin.

- Mon petit, ferme cette porte et scelle-là !

Il ferma donc cette porte, la scella avec l’aide du garde et de ses pouvoirs. J’étais contente. Une porte de fermer, une invasion retarder. Un soldat enfin « mage » enfin… à ma solde… Hum ça commence bien ! Je marchais tranquillement sachant que ça n’allait pas durer. Ma très cher faux, j'arrive. J'étais joyeuse. J'avais frustré beaucoup de male en manque de sensation forte... Il devait recommencer à tenter d'ouvrir cette porte. Je n'avais pas fait quelques mètres que des mages arrivèrent.

- VOUS ! HALTE!

- Oups ...
- saisissez là...
- s'il vous plait, je suis votre alliée, j'ai fermé la porte ! Je suis gentille !

J'étais dans une merde monstre. J'aurais dut, je ne sais pas moi.... Laissez quelques zombies entraient avec moi ?

- On ne vous crois pas ! Suivez nous !

- Bande de crétin, vous ne voyez pas qu'elle est fermée et scellé ? Je vous jure... Je n'ai pas le choix ! Mon petit, tue les !

Je me mis à courir, laissant mon pantin les attaquer... Ce qu'il fit. Je suis poursuivis magnifique ! Attends mais je suis que dans la ville ?

Spoiler:
 
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Cendrane Tyg

La calcinatrice

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Race : Humaine
Classe : Pyrokinésiste
Métier : Alchimiste / Mage / Professeure spécialisée en magie du feu
Croyances : Règne des magies
Groupe : Mages de Beolan

Âge : 26 ans

Messages : 63

Fiche de Personnage : Cendrane Tyg • La calcinatrice


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Sam 26 Jan 2013 - 12:10

Cendrane sentit la chaleur remonter le long de son corps, elle la concentra dans sa poitrine, et, s'aidant d'une rapide incantation, elle l'envoya à travers les avant-bras tendus.
Les flammes apparurent le long de sa peau et continuèrent leur route ardente vers un groupe de morts-vivants se débattant entre l'influence de leur maître et celle des nécromanciens reconvertis de Beolan.
Elle ne savait pas qui était à l'origine de cette stratégie, mais il était un génie, nul n'aurait pu en douter.
Le souffle de l'explosion parvint jusqu'à la mage de feu, l'enrobant dans une gangue de chaleur étouffante. Des goutes de sueurs s'écoulaient régulièrement de ses cheveux, l'obligeant à s'essuyer le visage pour éviter que l'humidité ne vienne troubler sa vision.
À ses côtés, des éclairs fusèrent, foudroyant des démons ressemblants à des chiens dotés d'une taille invraisemblable et dont les poils noirs et rouges brillaient d'un éclat malsain.

Une heure plus tôt, la plaine était encore calme. La tension entre les deux camps avait été palpable, à moins qu'elle eut été réellement solide.
Alors que les mages avaient tentés de terminer les préparatifs aux plus tôt, les généraux et tacticiens avaient commencés à se battre. Une bataille effrayante de prévision où la fortune devait être exclue au maximum. Mais ils savaient, ils savaient que la capricieuse muse de l'espérance interviendrait, ferait connaître son désir de désespoir et d'exultation relatifs.

Cendrane se recula rapidement pour préparer sa prochaine attaque tout en évitant les flèches. La plupart d'entre elles n'avaient aucune chance de passer outre le bouclier invisible qui entourait le groupe de mages postés sur sa partie des remparts à peu de temps de la tour, mais une escouade de guerriers en armure noire comme la nuit les bombardaient régulièrement de traits noirâtres qui, parfois, traversaient la protection dans une gerbe d'étincelles violacées. Les mages avaient tentés de riposter, mais les démons, humains, certainement les deux à la fois, étaient protégés par un puissant sorcier postés derrière eux dans sa toge noire.
La mage de feu se releva et avança de nouveaux contre le mur. Elle concentra son énergie et, encore une fois, projeta une sphère de flammes tourbillonnantes en direction des effrayants archers noirs. À son étonnement, ses compagnons semblaient avoir eu la même idée. Et les guerriers aux traits sombres regardèrent un instant la pluie de sorts qui déferlait dans leur direction avant de se tourner avec espoir vers le sorcier, qui recula, réalisant son impuissance. Un instant plus tard, là où s'étaient trouvés les guerriers, apparaissait désormais une puissante explosion d'énergie. Les démons alentours furent soufflés. Certains mortellement blessés, d'autres juste égratignés malgré la violence de l'impact.
Les mages poussèrent un cri de joie, une profonde épine leurs avait été retiré du pied. Mais leurs célébrations ne furent que de courte durée.
Cendrane jura entre ses dents alors qu'encore une fois, des Beolais se relevaient sur le champs de bataille et couraient vers l'entrée qu'ils protégeaient.
L'assaut n'était pas terminé. La bataille encore moins.
Le groupe se scinda en deux. La mage de feu descendit en courant les escaliers de pierre accompagnée d'un utilisateur de l'électricité et d'un mage spécialisé dans le soin à distance. Le premier portait une armure de cuir légère, à défaut de le protéger des lames, elle lui permettait de se mouvoir plus rapidement et de se protéger des terribles morsures des morts-vivants. Il avait un visage carré orné d'un bouc blond, comme ses cheveux. Ses yeux étaient d'un bleu profond qui rappelaient à Cendrane le saphir. Il se nommait Traeln. L'autre se nommait Elines, ayant conservé sa robe de médecin qu'il avait ouvert sur les côtés d'un coup de dague volée sur un cadavre, portait avec lui une lourde sacoche semblable à celle de Cendrane, bien qu'elle douta qu'elle fut ignifugé, qui devait probablement lui servir à transporter les différents liquides et instruments nécessaires à l'application de ses talents. Ses traits étaient rebondis, il inspirait la gentillesse et ses yeux verts pétillants ne semblaient pas pouvoir supporter la vue de la souffrance, bien que la jeune femme sut qu'il n'en était rien. Ses longs cheveux roux volaient en mèches collées par la sueur derrière lui alors que les trois mages atteignirent la porte où les soldats improvisés semblaient ne plus pouvoir résister longtemps aux hordes macabres.
Quand les Beolais aperçurent les membres de l'académie de Beolan, ils reprirent de l'aplomb, et se mirent à chanter une des nombreuses balades du port, leurs voix chargées de fureur et saccadées par l'effort lui donnant un air guerrier.
Les mages crièrent un ordre, et les chanteurs s'écartèrent rapidement pour laisser passer une violent langue de feu qui embrasa une grande partie des assaillants décédés tandis qu'un violent éclair venait frapper à l'horizontale les archers postés hors de portée des épées.
Les protecteurs de la villes se repositionnèrent, prêts à accueillir une nouvelle vague d'ennemis tandis que les blessés se précipitaient vers l'arrière où Elines s'empressa de leur appliquer ses meilleurs soins, reprenant leur chanson avec une ardeur nouvelle.
Cendrane souriait, elle aussi, essuyant une nouvelle fois les goutes de sueur qui voilaient le champs de bataille, mais en son fort intérieur, elle se demandait combien de temps ils pourraient encore tenir.

-Défendez cette position ! Nous devons prendre des ordres plus en arrière ! Un autre groupe de mage arrivera dans peu de temps, Ne laissez pas notre ville tomber !!
-Elines ! Nous te laissons les blessés, si Norghol passe, demande-lui de rester !
-Je le ferais ! Allez maintenant !

Les deux mages se mirent en route, abandonnant les Beolais au sort de leurs confrères de l'académie.
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Earwen

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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 27 Jan 2013 - 15:14

Ordre : Tuer.

Impossible de faire plus concis, je reconnais bien là, la personne à qui j'ai décidé d'obéir. Maintenant la question était de savoir où j'allais exécuter les ordres d'Arphoss, à quel endroit serais-je plus utile ? Je n'en ai aucune idée, le monde est vaste et je n'ai pas envie de voyager vers une grande ville. Le temps de faire le trajet tout sera terminé, à moins que...


"N'allez pas par là, la ville est en proie au désarroi."
"La ville ?"
"On s'en va, on est suivi, on a pas le temps de déblatérer avec cette...

Il plisse les yeux comme pour mieux me voir et termine sa phrase.

"Chose."

Je ne réagis pas, laissant ces deux personnes me dépassaient et continuer leur chemin, un sourire mauvais se dessine sur mon visage. Quelques secondes après, des cris retentissent derrière moi, je n'ai même pas besoin de me fatiguer pour obéir à Arphoss, notre Mère le fait pour moi. Ces humains serviront de nourriture aux animaux de la forêt, au moins, leur mort ne sera pas inutile. Je continue d'avancer en essayant de savoir de quelle ville ils parlaient, cela fait longtemps que je marche ici sans but, je ne sais pas précisément où je suis et je m'en moque. Mais si une ville est a proximité, c'est l'occasion de faire plus de morts que nécessaire. Je baisse les yeux pour regarder les traces qu'on laissé ces deux humains sur leur passage, je vais me contenter de suivre les traces, la ville apparaîtra bien à un moment où à un autre.

"Où sont ces misérable fuyard ?"

Silence.

"Je te parle !"

Une grande giclée de sang surgit de sa gorge et vient m'éclabousser, ma lame est apparu si vite qu'il n'a pas eu le temps de savoir ce qui lui est arrivé. Son corps tombe dans les feuilles, le sang coule sur le sol, je ne porte pas le moindre regard à ce tas de chair sans vie. Je reprends ma route, continuant de suivre les traces laissés par les deux premiers humains. Encore une fois, je rencontre d'autres humains, à croire qu'ils fuient tous ce qu'il se passe là-bas, tout ce que je croise fini en substance vide, je prends leur vie sans le moindre remord. Le mal qu'ils ont fait à notre Mère ne leur donne pas le droit de vivre. Alors que ce qu'il ressemble à une tour commence à apparaître au loin, une troupe de personnes brandissant des armes de fortune commence à courir dans ma direction, ils sont terrifiés, je le sens. J'entends des mots, "démons" "fuir" "vite". Ils s'approchent de moi très vite, tandis que je continue lentement ma marche vers l'horizon, ils ne sont plus qu'à quelques mètres, c'est à ce moment que je laisse sortir mon aura, offrant à tout ce beau monde, la mort sans aucune souffrance. Une sensation étrange dans mon cou commence à se faire sentir, quelqu'un comme moi est-il présent près de moi ?
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Aikanaro Myrrhyn

Prince Syrinx

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Race : Syrinx
Classe : Lame Noire
Métier : Aucun
Croyances : La Nature dans tout ce qu'elle représente
Groupe : Solitaire

Âge : La vingtaine d'apparence mais la légende voudrait qu'il ait toujours connu les trois mondes

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Fiche de Personnage : L’avènement des Syrinx


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 27 Jan 2013 - 17:53

Le chemin des hommes ne l’avait jamais intéressé. Il se contentait de stopper leurs illusions en attendant le jour où il pourrait contre-attaquer de manière significative. Alors pourquoi était-il là ? Là, à regarder un des nombreux conflits que cette espèce adorait tant.
Au loin, quelques épaisses fumées noires s’échappaient vers le ciel bleu. Il n’était pas encore midi mais la nuit arriverait plus rapidement à ce train-là. Pour une fois que les Hommes se faisaient la guerre chez eux, que venait-il faire ici ? Lui, le Prince Syrinx, un être bien au-dessus de ces futiles querelles de pouvoir. Cependant, un bruit courrait à travers les forêts du Vein. Les démons s’agitaient, les brèches se faisaient plus nombreuses et servaient davantage qu’à l’accoutumé. Il ne savait pas ce qui se tramait mais en suivant une de ces exodes démoniaques, il était arrivé non loin de cette ville dont la tour centrale semblait s’élever jusqu’à vouloir toucher les cieux. Il avait déjà vu cette ville. Il connaissait également les lieux avant sa construction. Mais il n’y était jamais rentré. D’après les choses qu’il savait, c’était une ville où se réunissait manipulateur de magie et érudit et si c’était pour passer pour un phénomène de foire, il préférait éviter. Les seules cités fréquentables étaient celles où la connaissance commune le faisait passer pour un simple étranger au teint étrange, ce qui accrochait déjà suffisamment le regard comme ça.

Les fumées ne provenaient pas de la ville. Pas encore. C’était les fermes en bordure qui brûlaient. Pas les champs, heureusement, mais les bâtisses. On pouvait distinguer, en prêtant l’œil, quelques mouvements de foules paysannes qui se précipitaient sur les routes pour fuir les incendies. D’autres amas de gens s’agglutinaient au niveau du rempart de la ville. Aikanaro était assez loin pour ne pas subir la désagréable harmonie des plaintes et des pleurs mais l’odeur âcre des colonnes de fumée lui parvenait de temps à autre. Il observait, à la fois avec un intérêt personnel sur les réactions humaines, et avec une curiosité naturelle de comprendre pourquoi. Cette dernière n’était pas souvent récompensée car, malgré ses millénaires de présence en ce monde, la question subsistait toujours.
Dans son armure noire de geai contrastant avec son teint cadavérique, il surplombait la scène depuis la lisière d’un petit bois situé en hauteur. La vue aurait pu être magnifique, avec la mer à l’horizon, si les Hommes n’y avaient pas encore posé leurs empreintes de haine. Mais il ne semblait pas y avoir uniquement des Hommes. Une ambiance proche de celle du Vein se dégageait au fur et à mesure. Dans le monde du dessus, c’était quelque chose de commun mais sur Feleth… l’unique souvenir qu’il en avait était lors d’un des premiers exodes démoniaques. Il n’y avait plus vraiment de doute possible en fin de compte : les démons débarquaient bien sur Feleth en masse et ce, sous les ordres d’Arphoss. Il ne voyait pas d’autres explications possibles. Ça le mettait mal à l’aise de savoir que le désordre du Vein allait envahir le monde du milieu mais d’un autre côté, il connaissait Arphoss. Pas personnellement, bien loin de là, mais il n’était pas destructeur de la vie, ce qu’il abhorre seulement est plutôt les actions, l’égoïsme et la soif de pouvoir des humains. La Nature n’a rien à craindre de son règne malgré la faible emprise qu’il a sur ses hordes.

Soudain, quelque chose fit sortir le Syrinx de ses songes. Une sensation de déjà vu, plutôt étrange. Il se retourna et sourit. Il n’y avait personne mais dans ses yeux rubis, on pouvait facilement lire ces termes :


*Te revoilà donc, petite hellébore*
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Théreüs Kah'men

Le roi centaure

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Race : Démon Commun dégénéré : Centaure
Classe : Guerrier-Mage
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Groupe : Clan: Gardien d'Isulderia

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Fiche de Personnage : Le Roi Centaure


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mer 30 Jan 2013 - 16:05

Depuis le temps que vous nous cherchiez, vous nous avez enfin trouvé.




"Tu regardes le ciel. Parce qu'aujourd'hui tu sais qu'il t'apporte une nouvelle qui va changer ta vie. "

Thereus était sur les marches du palais, attendant l'arrivée de ses éclaireurs. Son corps sombre était faiblement éclairé par le début de la nuit. Les quelques étoiles qui ornaient le ciel, étaient cachées par des nuages. Le souverain savait que la vie de son peuple et la sienne allaient basculer. Impatient il maugréât pendant de longues minutes. Quand est-ce qu'ils revenaient? Il portait son casque en cornes de démon et dans sa main droite pendait sa longue hache. Il était immense. Plusieurs nobles passèrent près de lui. Certains même lui posèrent des questions. Le roi centaure n'écouta pas. Scrutant le ciel.

Tout allait changer. Il le savait.

C'est à ce moment qu'un point dans les nuages apparu, suivit de plusieurs points noirs. Thereus se tortilla d'impatience et monta sur la terrasse pour accueillir ses éclaireurs ailés. Le premier centaure posa un sabot à terre. La mine fatiguée et les flans luisants. Thereus ordonna qu'on leur apporte de l'eau et de la nourriture. Le roi bomba le torse et s'approcha du centaure blanc. Ulrick Gunnar. L'un de ses meilleurs officier, capitaine des éclaireurs et des archers du ciel. Thereus posa sa main sur son épaule et attendit qu'il reprenne son souffle.

-Les nouvelles?
-Loin d'être bonnes mon roi.

Thereus fronça les sourcils. Il n'était jamais sortit de la cité et cette nouvelle annonça clairement qu'il allait devoir laisser ses terres et son royaume. Ulrick continua.

-Nous avons volé vers le nord, en direction de Madorass. D'après les rumeurs leur roi est mort et des batailles se préparent. De grandes guerres qui vont changer la terre de Feleth.

Le roi serra les dents. Jusque là, la cité d'Isulderia avait été tenue à l’abris des regards et du reste du monde. Mais il savait très bien que ces guerres pourraient bouleverser leurs protections. Le roi parla alors d'une voix rauque et profonde.

-Ces guerres peuvent-elle nuire à notre peuple?

-Je pense que oui, mon roi. Nous avons survolé la ville des mages, Beolan. C'est là que nous avons vu des armées arrivées par les mers. Elles n'y sont pas encore mais elles arriveront au petit matin. La ville de Beolan a été désertée par les soldats, les mages ne sont pas assez nombreux et les assaillants qui arrivent sur les rives vont faire un massacre.

-Vous pensez que ces assaillants pourront continuer jusqu'ici?

-Il n'est pas impossible qu'après une victoire sur Beolan, ces soldats se dirigent vers nos terres.

Thereus souffla et gronda. Il n'avait plus le choix. Si les soldats assaillants décidaient de continuer leur route après leur conquête, ils pourraient arriver jusqu'à eux. Sauf qu'en arrivant jusqu'à Isulderia s'ils se faisaient encercler, la cité serait en otage au milieu de la mer sans possibilité d'atteindre des ressources. Se serait la fin. Le roi regarda les soldats du ciel et leva sa hache. Il était le meneur de son peuple. Il ne savait pas s'il faisait bien, il ne savait pas non plus si ses ancêtres auraient mené la bataille. Mais ce qu'il savait c'est que la cité devait être mise en sécurité. Il brandit haut et fort son arme. Poussa un rugissement effrayant avant de proclamer son discours de guerre.

-Que l'on prépare les armes et les vivres. Personne ne viendra détruire notre cité. Personne ne viendra tuer notre peuple. C'est pourquoi, mes chers frères et sœurs, aujourd'hui, nous allons nous battre. Nous battre contre ceux qui ont exclus nos ancêtres. Pour notre dignité! Nous nous sommes reclus pendant plus de quatre mille ans! Il est temps que le monde rencontre les centaures! Il est temps que nous réclamions vengeance de notre exil! Soyez avec moi mes amis et nous triompheront!

La foule de centaure autour de lui cria en levant les armes. Il était leur chef. Il était leur roi et jusqu'à la mort ils le suivraient.


Les troupes avançaient. Thereus regarda la cité mourir derrière lui. Cette cité qu'il connaissait si bien, avec à l’intérieur sa vie et les siens. Il se reprit et avança. Le roi contempla alors son armée. Celle de ses ancêtres, la sienne. Avec des mages, des guerriers, des soldats du ciel, des archers, une armée complète. Avec au total un peu plus de deux milles hommes à terre et trois cents dans le ciel. Cette masse imposante de soldats mi-homme mi-étalon. Tous portés des casques à cornes. Tous étaient des guerriers redoutables et entraînés aussi férocement que possible. Thereus avait même perdu son œil gauche. Il ne voyait que d'un œil. C'était un borgne, et cette guerre ils l'avaient tous attendu. Ils s'y étaient tous préparés.

La nuit était fraîche et il s'arrêtèrent en route pour se reposer. Les armes claquaient. Les armures luisaient. Les centaures n'avaient jamais quitté leur terre et leur moral n'était pas au plus haut. Le roi centaure était fier de son armée. Fier de voir ces barbares sanguinaires près à défendre leur peuple. Thereus avait une armure en bronze sur le torse et à l’intérieur de son armure il avait caché, un cœur. La moitié d'un cœur. Celle du dragon. L'énorme dragon qui gardait leur trésor mais qu'il pouvait appeler en dernier recours. Thereus ne se sentait pas menacé mais il préférait assurer la victoire. Ce dragon était là; en dernière chance. Puisqu'il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Thereus monta alors sur une petite colline et invita l'armée à poursuivre leur route.

"Une masse noire envahit alors les sommets de la colline. Comme une armée de vengeurs. Des milliers de bêtes mi-homme, mi-animal, brandissant leurs armes. Des créatures de plus de deux mètres. Des montagnes d'aciers et de muscles. L'armée centaure venait de prendre le sommet des collines, elle allait bientôt prendre ce qu'elle venait chercher. Son honneur."


L'armée des centaures arriva sur les terres de Beolan à l'aurore. Le ciel était chargé de nuages. Les soldats ailés se dissimulèrent dans le ciel pour ne pas être vu des ennemis. Mais qui étaient les ennemis? Tous. Un massacre. Voilà, ce qui attendait les Felethiens. Thereus n'avait pas peur de mourir, mais il avait peur de voir les siens tomber. La cité des mages se dessina alors devant l’œil unique du roi. Sa haine monta. L'air était lourd. La panique et la peur montèrent jusqu'aux narines du monarque. Il fallait périr un jour. La guerre pour la protection de la cité allait débuter.

Thereus observa les bateaux qui filaient à l’horizon vers les berges de la cité. Son cœur battait la chamade. La race des centaures était alors inconnue ce qui faisait un point positif pour les hommes chevaux. L'effet de surprise. Pas de plan de bataille. Juste de la motivation. Le but étant de tout décimer. Les assaillants étaient nombreux, mais les centaures aussi. Thereus se tourna alors vers son armée. Une masse de guerriers entraînées et forts. Impressionnants par leur taille et leur froideur. Ils allaient semer la terreur, par vengeance. Thereus leva une nouvelle fois sa hache. Il la brandit comme on brandit un drapeau après la victoire, qu'il savait certaine. Il savait qu'il avait des mages puissants de son coté. D'ailleurs ils finissaient les dernières incantations pour protéger d'un fine voile le corps des guerriers. Les rendant plus résistants aux coups et pour refermer plus rapidement les éventuelles plaies. Thereus hurla alors son discours de guerre en passant dans ses rangs.

-Ici commence le début de notre règne! Nous sommes le peuple centaure, et nous allons faire notre justice! A la mémoire de nos ancêtres et à celle de ceux qui périront aujourd'hui! Vous allez entrer dans la légende, et marquer les décennies! Soyez fiers, soyez fort et ne doutez pas de notre victoire! Ne faites pas de prisonniers et n'épargnez personne! Tuez les tous! Faisons la guerre comme l'aurait fait nos pères! Pour notre peuple! Pour notre passé! Pour notre futur! Pour Isulderia!

Les guerriers se mirent à hurler puissamment. Les archers se mirent en joug et commencèrent à tirer leurs premières flèches en direction des bateaux. Thereus partit au galop en tête pour accueillir les assaillants comme il le devait. Une masse noire dévala alors la colline couverte de centaures sanguinaires. Thereus cria en avançant vers la rive où devait arriver les bateaux. Pour rentrer dans la cité ils devraient passer sur leur corps.

Déjà à l'entrée de la cité les centaures se mêlèrent aux mages. Thereus bomba fièrement le torse. Une gigantesque ligne de centaures se dressa en mur face aux navires des brigands.

"Tu n'es ni démon, ni ange, ni humain, ni vampire. Tu es centaure."
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Rafika Tranch'tete



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Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mer 6 Fév 2013 - 0:46

Rafika arrêta enfin de courir, touchant à son but. Elle avait parcouru des centaines de milles pour arriver là, motivée par la vengeance et par l'envie de se battre. Ses pieds légers l'avaient portés jusqu'à Beolan, sa destination finale, et, aussi étrange que cela pouvait sembler, aucune fatigue ne venait troubler son envie d'en découdre ; ses dieux devaient veiller sur elle. Elle le sentait ; il était temps de venger les siens. Les âmes de ses compagnons tués par les armées du roi semblaient l'accompagner, lui prêtant leurs forces depuis le monde des morts.

Rafika esquissa un sourire sans joie. Pour en arriver là, elle avait laissé ses derniers compagnons derrière elle, eux qui n'arrivaient pas à suivre son rythme effrèné. Il fallait souligner que la haine qu'ils éprouvaient également pour les soldats impériaux n'égalait pas celle qui faisait vibrer son propre coeur. Elle ne rêvait plus que de ça depuis ces sombres jours de massacre : sa vengeance, sa revanche sur l'odieux roi qui les avait dépossédé de tous leurs biens : leurs vies, leur clan.

La guerrière dégaîna son épée. Elle pouvait apercevoir la cité, d'où elle se tenait, mais s'en trouvait encore loin. Pourtant, l'odeur du sang et du feu se portait déjà jusqu'à ses narines, lui rappelant l'arôme des batailles qu'elle avait connu dans le passé. Les hostilités avaient déja commencé, et elle n'était pas la seule à avoir eu l'idée de se rendre à Beolan. Résolue, elle reprit son avancée, se déplaçant par foulées légères et rapides, guettant aux alentours. Elle pénétra dans des champs, indifférente aux hurlements et aux fracas des armes qui arrivaient jusqu'à ses oreilles en alerte. Ces bruits ne faisaient que l'exciter davantage.

Peut-être ses compagnons arriveraient-ils sur les lieux avant la fin de la bataille, et dans un sens, elle l'espèrait. Bien qu'elle n'avait pas besoin d'eux pour mener cette quête qu'elle jugeait comme personnelle, partager une éventuelle victoire avec ses frères d'armes serait particulièrement jouissif. L'avenir leur cachait peut-être des surprises. Pour l'heure, ils avaient décidé de faire des pauses quand elle voulait continuer à courir, obsédée par son désir de vengeance. Ils avaient choisi la raison, et elle, la folie qui lui était caractéristique depuis tant d'années, et qui faisait en partie sa force. Ses ennemis allaient être surpris par son fanatisme, autant que par sa rapidité, sa maîtrise de la lame, et par sa force, étonnante pour une femme, comme diraient certains.

Même plongée dans ses pensées, la jeune femme restait attentive aux moindres sons et mouvements. Ainsi, approchant d'une petite bâtisse aux allures de ferme, elle ne fut pas déstabilisée en voyant deux jeunes garçons jusque là tapis dans l'ombre surgir devant elle, armés de petites dagues, l'air menaçant....et apeuré. Esquivant facilement un premier coup de lame, Rafika en envoya valser le coupable d'un coup de pied et jeta un regard furieux au second jeune homme, qui avait tenté un mouvement hostile en sa direction, mais se figea net, effrayé. Ces deux-là n'étaient pas très dangereux...

"C'est comme cela que vous comptez défendre vos terres ?"se moqua-t-elle, sarcastique. Vous n'irez pas loin de cette manière."
"S'il vous plaît",implora celui qu'elle avait jeté à terre, des larmes coulant le long de son visage,"ne nous tuez pas! Notre mère est malade, nous voulons juste la protéger ! Il n'y a aucun soldat pour nous aider ici, nous sommes obligés de nous battre ! Nous ne voulons pas mourir, nous n'avons rien fait !"
Vous avez profité de l'autorité d'un roi et d'une armée impitoyables durant de nombreuses années ! Ce que vous vivez aujourd'hui, votre peuple l'a fait subir a des milions d'autres dans le passé, dont ceux de mon clan ! Ce n'est qu'un juste retour de flammes que vous subissez aujourd'hui, ne vous en prennez pas à moi, mais à votre armée de bourreaux !"

Et, le coeur à nouveau enflammé de sa colère et de sa rancune, Rafika leva sa lame, toujours aussi tranchante et avide d'arracher des vies malgré sa pointe brisée, et s'aprêta à l'abattre sur son jeune agresseur. Celui-ci la regardait, le visage couvert de larmes, pitoyable, inoffensif...sans défense. Un enfant, incapable de se battre. Un enfant qui n'était en rien responsable des massacres causés par le roi. Un enfant qui lui rappela soudain ceux de son propre clan, tués sans la moindre pitié par des soldats immoraux. A qui elle ressemblerait si elle tuait ce gosse. Et cela, elle ne pouvait l'accepter.

A contrecoeur, la guerrière baissa les bras, ne pouvant se résoudre à éliminer son insignifiant adversaire. Toute barbare cruelle et sadique qu'elle était, elle avait un certain honneur tout de même. Elle aimait le combat, pas les massacres inutiles. Dégoûtée, elle toisa un moment le garçon qui la fixait, toujours sanglotant, mais le visage soudain illuminée par une lueur d'espoir. L'autre garçon, quant à lui, se tenait toujours debout, immobile, tremblant, ne sachant que dire ni quoi faire, préférant se faire discret. Rafika rengaina son épée d'un geste dédaigneux, et enjamba le petit coble faible du pleurnichard sans le regarder. La pitié lui avait fait perdre assez de temps, et le bruit des combats se rapprochaient d'eux, lui rappelant la raison de sa venue. Il était temps pour elle d'aller se battre, et de montrer sa valeur aux guerriers déjà présents. Ils allaient apprendre à leurs dépends l'existence des monstrueux combattants Tranch'tete. Elle s'éloigna en silence de la petite ferme et des deux jeunes garçons, qui allaient sans doute se faire tuer par quelqu'un d'autre, un autre barbare ou pillard assoifé de sang. Un autre guerrier sans honneur et sans fierté.

Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle se sentait injustement coupable de laissé ces deux paysans inoffensifs livrés à eux-mêmes, seuls et sans défenses, à deux pas de combats sanglants. Elle tenta de reprendre ses esprits, se rappelant que les jeunes de son clan, personne n'était venu les sauver. Et pourtant, si quelqu'un l'avait fait, la reconnaissance dont leur clan aurait fait preuve aurait été inégalable...Elle aurait tellement voulu que d'autres guerriers viennent leur prêter main forte durant l'attaque surprise qui décima son clan.

Alors qu'elle était à nouveau perdue dans ses pensées, un grand cri la ramèna violemment à la réalité. Il provenait de la fermette qu'elle venait de laisser derrière elle, a une trentaine de mètres. Elle se retourna, et aperçut une dizaine d'hommes de haute taille, lourdement armés, qui entouraient la bâtisse. L'un d'eux venait de planter son épée dans la cuisse d'un des deux garçons, provoquant l'hilarité de ses compagnons, qui observaient la scène, l'air goguenard. C'en était trop pour Rafika. Même si la haine qu'elle éprouvait pour l'empire était immense, elle ne pouvait se résoudre à combattre aux côtés de pareilles fripouilles, indignes d'êtres appelés "guerriers". C'était les mages qu'ils devaient éliminer, pas les paysans innocents qui habitaient autour de la cité, tentant seulement de profiter de la protection de ses guerriers, faibles qu'ils étaient tout seuls. Elle ne pouvait pas laisser faire ça.

Oubliant un instant ses rêves de revanche et ses envies d'en découdre avec les impériaux, Rafika dégaina à nouveau sa lame, et se précipita de son pas rapide de félin vers la bande de pillards qui continuaient de rire d'un air idiot. Ils n'allaient pas s'amuser longtemps. Surgissant telle une ombre dans leur champ de vision, la barbare s'interposa entre le guerrier qui avait planté son sabre dans le jeune garçon et sa victime, et, avant qu'il ait eu le temps de réagir, lui trancha la tête d'un coup sec et rapide comme l'éclair. L'horrible tête du bonhomme roula au sol jusqu'aux pieds de ses amis qui la regerdaient d'un air ahuri, sous le choc. Toujours aussi fulgurante, la jeune femme profita de l'effet de surprise pour continuer ce qu'elle avait commencer. Agile comme jamais, elle sauta devant le guerrier le plus proche d'elle et lui décocha deux coups d'épées simples et bien placés qui le firent s'écrouler. Ceci eut le don de faire réagir les autres imbéciles.

Véritables armoires à glaces, ces crétins étaient à coup sûr de bons combattants. Mais ils étaient terriblement lourds et lents, incapables de toucher la jeune barbare qui se faufilait entre leurs coups pour placer les siens dans les failles de leurs armures, se riant d'eux, insaisissable comme une ombre. Un par un, ils furent terrassés par la Tranch'tête, sans qu'aucun n'ait pu lui infliger la moindre blessure. Lorsque le dernier d'entre eux tomba enfin au sol, sans vie, Rafika s'arrêta enfin de bouger, nullement essouflée, satisfaite de son travail proprement accompli. Elle marqua un temps d'arrêt, et constata que ces abrutis avaient laissés leur monture à deux pas de là, sur lesquelles se trouvait encore leur équipement, et probablement le butin qu'ils avaient amassés dans leurs diverses activités criminelles. La jeune femme ne pouvait les juger sur cela, étant elle-même une adepte du pillage et du vol sans scupules, bien que c'était uniquement dans l'intérêt de son clan, n'ayant aucun goût pour les richesses et la luxure.

Se détournant des canassons qui se fichaient complètement de la mort de leurs maîtres, la femme se dirigea vers le jeune blessé qui se tordait de douleur, et lui arracha l'arme plantée dans sa cuisse d'un coup sec, ce qui le fit à nouveau crier de souffrance.

"Ferme-la, imbécile ! Ce qui vient d'arriver ne t'a pas suffi ? Tu veux en attirer d'autres comme ces lourdauds ? Tu as de la chance que je sois arrivé à temps, tu vas t'en sortir avec cette blessure insignifiante ! Vous êtes trop faibles pour rester ici, si vous ne partez pas, vous allez mourir, vous et votre mère !"
"Mais nous ne pouvons pas partir!"intervint l'autre jeune, blanc comme un linge, couvert de sueur. "Notre mère est trop faible pour marcher, nous n'avons aucun moyen de nous enfuir !"
Prenez leurs chevaux, et allez vous-en! Ils n'en n'ont plus besoin, là où ils sont. Avec un peu de chance, vous trouverez de l'argent et de l'or dans les sacs accrochés aux montures. Partez le plus loin possible, et ne vous arrêtez pas en chemin, si vous voulez avoir une chance de survie."

Les deux garçons la regardèrent d'un air incrédule, stupéfaits par cet élan de compassion inattendu. Puis, sans se faire prier, celui qui était encore intact se rua à l'intérieur de sa maison, allant aussi vite qu'il le pouvait. Il en ressortit quelques minutes plus tard, aidant une femme à l'aspect malade à marcher en la soutenant maladroitement. Rafika resta debout un moment, à regarder la petite famille préparer leur fuite, montant tant bien que mal sur les chevaux après avoir fouillés ceux qu'ils ne prendraient pas avec eux. Une fois qu'ils furent tout trois plus ou moins prêts à partir, la mère s'adressa à la barbare, d'une voix lasse et faible.

"Jamais je ne pourrais vous remercier assez pour ce que vous venez de faire, mais sachez juste une chose : je supplie les dieux de vous venir en aide, et de vous prêter leurs forces. J'espère qu'ils vous rendront ce que vous venez de nous donner, à savoir : la chance de continuer à vivre. Je vous en serais à jamais reconnaissante."

Puis, d'un geste mal assuré, elle ordonna à son cheval de partir au galop, suivit de ses deux enfants, qui adressèrent également leurs plus sincères remerciements à Rafika. Celle-ci se demanda si la mère allait pouvoir rester sur son cheval, tant elle avait l'air faible, mais chassa rapidement cette pensée de son esprit. Elle en avait assez fait, elle pouvait à présent reprendre sa quête de vengeance où elle l'avait laissé.

Abandonnant les cadavres et la ferme derrière elle, elle se dirigea d'un pas ferme et résolu vers la cité, prête à en découdre.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 10 Fév 2013 - 15:05

Beolan chancelle, ses ennemis sont trop nombreux, trop puissants, les traîtres grouillent dans les maigres rangs des soldats de la ville portuaire,
et ceux qui se battent encore pour la tour tremblent de peur et mouillent leurs chausses.
Les portes avaient été ouvertes par quelqu'un de l'intérieur, puis refermées par une des assaillants, mais malgré cela, les ennemis des mages grouillaient encore a l'intérieur des murs : un nécromancien s'amusait a réanimer chacun de ceux qui tombaient, et ils étaient de plus en plus nombreux.
A l’extérieur, des êtres d'ombre, maniant des armes noires comme la mort attendaient que les portes s'ouvrent de nouveaux, ils attendaient pour pouvoir dispenser leur lot de ténèbres.
Des démons descendaient des montagnes, sans doute en quête de carnage aveugle, il allaient massacrer tout ceux qui traverseraient leur chemin.

Beolan était condamnée.

Tyrias voyait tout cela a travers des milliers d'yeux, ceux des chiens et des chats errants, ceux des corbeaux, et même ceux des mouches; tout ces points de vue différents lui permettaient d'appréhender le champ de bataille dans son ensemble, et peu importait l'angle sous lequel il observait la bataille, il ne voyait aucun échappatoire pour les Beols.

Dans sa forteresse sous les montagnes, le Marchemonde réunît une trentaine de guerriers d'élites, des humains, démons, elfes... Dont la valeur au combat a distance et au corps a corps aurait pu faire d'eux des légendes. Leurs capacités déjà déjà hors du commun étaient encore décuplées par la puissance magique qu'ils avaient reçu lors de leur pacte avec Tyrias, les rendant plus rapides, plus intelligents et surtout beaucoup plus fort.
Le plus mauvais d'entre eux était largement capable de tirer trois flèches a la seconde ( http://www.youtube.com/watch?v=2zGnxeSbb3g&playnext=1&list=PL0FD8F8FB9BFC55BF&feature=results_main ) selon une ancienne technique presque disparue, et pouvait aisément défaire deux capes blanches au corps a corps.

Spoiler:
 

Devant la grande porte de la Cité Perdue, un immense dragon mort vivant s'était posé, ses griffes démesurées s'enfonçant de près d'un mètre dans la neige et la terre gelée; tout autour de lui, les guerriers vêtus d'armures de plates se relayaient, passant de lourdes caisses d'armes en tout genre et de flèches.
Les uns sortaient les coffres de la montagne, alors que d'autres les hissaient sur le dos du monstre, avant de les y arrimer avec des cordes.
Debout sur le crâne du Dragon, a une vingtaine de mètres du sol, Tyrias observaient les allés et venues de ses serviteurs.
Une fois leur labeur terminé, ils se sanglèrent eux même a la bête, afin d'éviter une chute qui leur serait fatale.

Lorsque tous eurent prit place, le titan d'os déployât ses quatre ailes membraneuses et fouettât l'air, la bourrasque qui s'en suivît déracinât plusieurs arbres que le gel et la magie noire qui suintant de la montagne avaient déjà bien affaiblis.
En quelques instants, l'équipée atteint les nuages, la température qui régnait parmi les cieux était encore plus glaciale qu'au sol, mais aucun membre de la troupe ne semblait le remarquer, les guerriers s'échangeaient des plaisanterie, faisaient des paris... Aucun ne semblait craindre le feu du combat, et pour cause : avant même d'entrer au service du Marchemonde, il avaient tous été des tueurs, des mercenaires, des mages puissants, ils avaient eu leur cota de guerres et de morts, et pour la plupart, ils n'avait jamais été défait qu'une fois : par le Marchemonde.
Et c'était ainsi qu'ils avaient rejoins ses rangs, en échange de leur vie sauve et de pouvoirs incroyables ils étaient devenus ses serviteurs loyaux et indéfectibles.

Tyrias lui aussi était impatient, il lui tardait de mettre a terre la Tour, de saccager la ville, et de mettre un terme a cette gêne que les Mages avaient toujours été pour lui. Il souriait.

Des nuées de corbeaux joignirent le vol, formant un immense nuage croissant, fait de plumes et de becs, qui suivait le dragon.




Se découpant lentement au dessus des pics des montagnes, Tyrias arrivât en vue de la Beolan.
Les barbares de l'arrière garde se figèrent de terreur en voyant cette immense chose, cette horreur sans nom fondre vers eux.
Après une légère ascension pour surmonter le derniers mont, Dar-So-Skar commençât une descente en rase motte, a seulement une dizaine de mètres du sol, sa queue d'os raclant presque la terre.
Il suivît les pentes de la montagnes, suivît de près par les corbeaux, qui ressemblaient a s'y méprendre a un nuage de poussière a coté de la masse monolithique de leur guide.

Les guerriers humains tentèrent de fuir l'avancée de cette chose terrifiante, il poussèrent leurs camarades vers la ville, créant un mouvement de foule paniquée, ceux qui n'avait pas encore aperçut la créature crurent d'abord que leurs alliés étaient pressés d'en découdre et qu'ils les poussaient vers les murs pour accélérer l'invasion, déclenchant de cette manière un assaut généralisé.



Les barbares poussèrent de concert un immense cris de guerre, et se mirent a pousser leurs engins de siège vers toutes les portes, les mats des trébuchets fouettèrent l'air avant de propulser d'énormes rochers par dessus et sur les murs, des groupes de soldats en armure lourde et portant de gros boucliers s'avancèrent vers les murs en tirant d'énormes échelles, pressés de porter le combat sur le remparts. Une vingtaine de tours de siège, grand piliers de bois ignifugé, emplis de meurtriers se mirent a rouler en direction des murs, insensibles aux flèches de feu qui les pilonnaient. Malgré les nombreux tirs des défenseurs, malgré les sorts et les flammes qui pleuvaient, les assaillants n'en ralentissaient pas le moins du monde, bientôt les béliers battirent le rythme de la destruction sur deux des trois portes de la ville, les rochers volant firent tomber deux tours de guets, et les tours de siège déversèrent leur flot de barbares sur les remparts.




Alors le dragon poussât un hurlement, son diaphragme décomposé se relâchât en une longue plainte qui traversât le champ de bataille de part en part, ce cri était indéfinissable, semblable au hurlement d'un loup, au fracas d'une avalanche, au crissement d'un ongle sur un tableau noir, un condensé de souffrance et de douleur pure.
Il volait si bas sur la plaine que le souffle de son passage arrachait les étendards,les guerriers se jetaient a terre dans l'espoir d'échapper
a ce monstre, mais heureusement pour eux, Tyrias avait d'autres projets pour le moment.

Il continuât en direction de la cité, toujours suivit par le nuage de corbeaux, il passât au dessus des murs de la ville, jetant son ombre immense sur les bâtisses intérieures, avant de prendre encore plus d'altitude, profitant ainsi d'une vue générale sur le champs de bataille.
Il fît quelques cercles autour de la ville, comme un terrible oiseau de proie, durant le laps de temps que Tyrias consacrât a l'étude du champs de bataille, les guerriers se préparèrent, il enfilèrent leurs heaumes, resserrèrent les lanières de leurs armures.
Après quelques tours de plus, les ordres fusèrent dans les esprits de la compagnie.

"On prend la porte et on la tient, par tout les moyens."

Les guerriers sur le dragon hochèrent tous la tête, cela pouvait sembler très simpliste comme plan de bataille, mais les hommes et femmes sous
son commandement avait pris l'habitude de recevoir les informations sur leur mission au compte goutte, et bien souvent lorsqu'une opération semblait aisée, elle se révélait en fait être une plus petite partie d'une vaste pièce de théâtre dont les acteurs n'avait jamais conscience de la pleine étendue.

Les pensées du Marchemonde se dirigèrent ensuite vers les montagnes et l'Intendant a qui il avait confié la garde de sa ville :

"Loktar, prépare les Légions."

Il entendît l’acquiescement de son serviteur fidèle et hochât la tête, désormais tout était prêt.
Les combattants d'élite se dessanglèrent, et le dragon amorçât une descente rapide vers la porte principale qu'un bélier était train de mettre a mal, et derrière laquelle des mort vivants mettaient a mal les défenseurs.
Dar-So-Skar s'écrasât plus qu'il n’atterrît sur les rempart, démolissant une des deux tours de garde de la porte qui allât se fracasser sur les habitations et les combattants de Beolan.
Les énormes griffes du titan d'os se plantèrent entres les pierres des murs, fissurant le mortier et descellant de lourds cairons qui rejoignirent la tour au sol; c'est alors que les combattants du Marchemonde se décidèrent a sauter sur les remparts, mettant leurs terrifiantes capacités au servir d'un carnage méticuleux.

Les oiseaux du Marchemonde recouvrirent la scène sous un nuages de plumes noires et de becs acérés, s'en prenant uniquement a ceux qui ne servaient pas leur Maitre.
Les guerriers quant a eux formèrent un cordon jusqu'a la seconde tour de guet, les premiers d'entre eux se contentant de tuer les défenseurs et attaquants qui se trouvaient sur leur passage, reversant les échelles, vidant les tours d'assauts des barbares de leurs occupants, rougissants les marches du sangs des Beols comme de leurs ennemis; aucun guerrier ne pouvait leur tenir tête, c'était d'abord les corbeaux qui plantaient leur serres dans la peau des visages, puis c'était les épées qui traversaient les armures et les chairs. Les échelles furent renversées, les tours de sièges vidées de leurs occupants, les dalles des murs se teintèrent de vermeille alors que le sangs des Beols comme des barbares recouvraient les remparts. En quelques minutes, la grande porte de la ville était leur.
Une dizaine d'hommes étaient resté sur le dos du dragon, ils jetèrent les caisses de flèches et d'armes a ceux qui se trouvaient sur les murs, puis descendirent a leur tour.

La voix de Tyrias tonnât depuis le crâne de Dar-So-Skar, dequel il n'avait pas bougé :

"Mel ! Tu prend le commandement jusqu'a l'arrivée de Gigantus ! Je veux que vous teniez cette porte des deux cotés, je ne veux aucun Beols ni aucun de ces abrutis de
clanique a moins de trente pieds de mes murs
!"

Le prénommée Mel acquiesçât, au même moment une cacophonie de hurlements de douleur se fît entendre : les hommes de Tyrias venaient de verser l'énorme chaudron d'huile bouillante sur le bélier qui tentait de démolir la porte.
Tyrias sourît.

"Débrouillez vous, vous avez carte blanche. Tuez tous ceux qui s'approchent, mais avertissez moi si certains veulent négocier. Surtout les types noirs là bas."

Il indiquât du doigt les guerriers vêtus de ténèbres qui attendaient hors de portée des murs.

"Et n'oublie pas le cadeau de Gigantus, tu lui transmettra en même temps que ses ordres."




Pour le moment, la vue du titanesque dragon mort-vivant tenait a distance les autres participants de la bataille : les barbares s'étaient tous enfuis; ou bien ils avaient reporté leur attention sur les portes secondaires, ou bien la terrifiantes cadence de tir des hommes de Tyrias les avait fait passé de vie a trépas. Quant aux Beols ceux qui ne s'étaient rués loin des remparts étaient soit morts, soit aux prises avec les zombies qui étaient entré dans la ville.

Dar-So-Skar dépliât une fois de plus ses quatre ailes membraneuses, et poussant de nouveau son terrible hurlement, il reprît son vol, non sans lacher
sur les clans des morceaux de roches empruntés aux murs.[center]
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Gigantus Corne



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Race : Semi-Rhinocéros
Classe : Rôdeur
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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 11 Fév 2013 - 0:27

Gigantus s'était frayé un chemin au milieu de la foule d'hommes de divers camps qui s'étaient alors entremelés. Il s'agissait de barbares, tous désireux de se voir conquérir la ville en siège. C'était la bien trop dassaillants pour que les différents chefs, seigneurs et d'autres soit-disants dirigeant règnent sur Beolan, qui ne tiendrait pas longtemps. Ils se disputaient tous cette bataille, tellement que lorsque l'on arrivait aux portes, certains se battaient entre eux. Le, le siège n'était pas encore terminé, les habitants, ce qu'il restait des gardes et les mages de la ville faisaient, pour beaucoup, preuve d'un courage que le mercenaire ne connaissait pas aux humains.

Soudain, un dragon déchira le ciel. Celui-ci portait un véritable équipage qui déchira les rangs d'hommes qui se trouvaient au sol. Gigantus connaissait la bête et ne réagissait pas. Tandis que les hommes, les barbares et les soldats face à la porte fermée de battaient entre eux. Ceux qui prirent la peine de tenter de comprendre ce qu'était le monstre volant se mirent à crier et prendre leurs jambes à leur cou. Les plus courageux, eux, couraient vaillamment vers le dragon. Peu d'entre eux traversèrent vivant les maintes vagues de flèches qui faisaient de manière quasi-permanente leur office.

Le fait que ces archers soient bons n'était pas dur à comprendre. Le rhinocéros était la chose vivante la plus grande dans son périmètre... Et eux, bien conscients qu'ils étaient du même camp, ne le tinrent pas en joue je serait-ce qu'un instant. Bien. Une défense de la porte avait donc, pour l'instant, été établie. Tyrias, lui, avait accèdé par les vieux à la cour intérieur. Il fallait que le mercenaire l'y rejoigne. Il brisa le crâne d'un vieu guerrier l'ayant prit pour cible et ce, d'une seul geste avant de rejoindre la muraille.

Lorsqu'il fut collé à celle-ci, il dût s'avouer qu'il ne savait pa trop bien comment y monter. Dautres, inconnus de l'animal cornu sapprocherent sans crier gare. Ils étaient lourds d'équipements, dont certain paraissaient être utiles. Ils étaient vieux, maigres mais avaient le regard plein de savoir et d'expérience. C'était le genre de barbare qui gagnait les guerres.

" Bien. La chose ! Tu vas nous aider à gravir ces murs. Une fois fait, les autres nous rejoindront. " lui dirent-ils. Apparemment, ils se croyaient du même camp. Ils pensaient que la bête qu'était Gigantus avait traversé tout ceci pour sécuriser l'envahissement de ces pleutres de barbares. Le fait est que celui-ci n'était là que pour remplir son travail, son contrat avec Tyrias Marchemonde. Mais le mercenaire couvrir tout de même l'installation de tout leur bardât. Il s'agissait d'un mécanisme censé envoyé une chaîne saccrocher en haut de la muraille. Alors que deux gardes étaient malheureusement venus, tenter de les en-empêcher, le guerrier cornu fit obliger de défaire leurs corps de la terre, pour ensuite les envoyer la retrouver plus loin. Bref. Rien de bien compliqué.

" Tout est fin prêt ! Nous pouvons désormais monter ! " firent-ils à Gigantus, d'un ton plein de remerciements.
Ils furent bien surpris du silence qui s'en suivit.

Gigantus les saisit tout les deux par le col, son marteau bien rangé à sa ceinture, et leur fit un coup de boule à eux deux en même temps sans plus d'explications. Les deux hommes avaient perdu la vie sur un champ de bataille... Quoi de plus honorable ? Le mastodonte se contenta, pour sa part, de gravir -non sans mal- le mur via la chaîne de qualité, soutenu au mur par un grappin tout aussi fiable. Il précéda son escala en détruisant le mécanisme de siège et une fois arrivé en haut, remonta la chaîne histoire de ne pas être suivit.

Il fut surpris, cela-dit, de voir que cettains l'avaient déjà suivit et étaient alors en train de gravir les pierres de la muraille. Il renvoya ceux-ci d'où ils venaient via plusieurs mouvement habiles de ces chaînes. C'est là qu'une inconnu vont à en paix, lui présentant la situation et le fait que ces murs devaient rester à eux jusqu'à la fin de la bataille.

" Il pourraient tous ramener leurs familles qu'ils ne pourraient encore passer ! " dit-il en guise de réponse à l'inconnue.
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Gubblewix Seedleback

Prince marchand

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Race : Orc (Pygmée peau-verte des îles du Sud)
Classe : Enchanteur
Métier : Contrebandier
Croyances : L'Alchimie Universelle
Groupe : Cartel de Gadz'Teran

Âge : 27

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Fiche de Personnage : Le Prince Marchand


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Ven 15 Mar 2013 - 17:26


Il est bien connu que la mer s'étend telle une figure miroitante le long des falaises de la grande cité des mages, Beolan. Les vagues, qui d'ordinaires finissent leur course en se fracassant sur les roches grises des hautes falaises, semblaient à cet instant, s'être reculées pour laisser place à une marée calme qui, si elle n'apportaient pas le sinistre présage de la guerre, aurait pu reflété les blancs nuages qui voyageaient paisiblement haut dans le ciel, porteur d'une douce pluie printanière et rafraîchissante. Regardez ! Non loin des quais, se tenait un couple de cygnes inattentifs. Quoi de plus majestueux, que cet oiseau dont le plumage argenté reflète timidement les rayons du Soleil, et qui lors de sa descente gracieuse au bord des tranquilles ruisseaux de la ville, déploie ses longues ailes pâles dans une danse envoûtante et fière. Les deux grands oiseaux enroulèrent leur cous, entamant alors leur magnifique spectacle nuptial, tournant et chassant l'onde de leurs larges palmes, glissant sur les remous … les remous ? Ces tourbillons violents qui ne cessaient de grandir pour bientôt laisser apparaître la coque d'acier d'un énorme cuirassé. Les deux oiseaux s'envolèrent en toute hâte, poussant des cris effrayés et plaintifs, abandonnant sur les flots perturbés leurs blanches plûmes parfaitement sculptées. Celles-ci furent rapidement happées par les rapides typhons dévorants, qui coulaient le long des deux puissantes hélices métalliques situées l'une et l'autre, à l'arrière du navire. En réalité, il semblait que tout le bâtiment était blindé, recouverte de plaques d'acier soudées, formant une carapace rouillée, cabossée à certaines endroits, seuls témoignages des anciens combats maritimes, et de la fierté et puissance de son équipage. Seuls les ponts supérieurs et inférieures étaient recouvert de planches de bois solide méticuleusement assemblées, ne laissant apparaître aucuns jours ni défauts. Le pont inférieur était envahi par une foule armée d'hommes , d'orques et d'ogres, qui s’affairait a diverse tâches, la principale étant l'entretien des deux énormes balistes fixes qui se situaient chacune à l'avant et l'arrière du bateau de fer. Une telle légion était tout à fait étonnante, car il aurait fallu un fort pouvoir de persuasion pour convaincre des créatures si différentes à naviguer dans un but commun. Sur le pont supérieur trônait, deux énormes cheminées, qui dégageaient une sombre fumée qui s'élevaient en hautes colonnes dans le ciel, pour finalement former de sombres nuages qui se mêlaient au ciel gris, privant ainsi le Soleil de tout espoir d'étreindre de ses bras chauds les vieilles falaises qui soutenaient avec force la cité magicienne. Celle-ci se dressait fièrement entre les falaises rocheuses, la mère étouffante, et de grandes étendues d'herbes. Mais malgré la beauté et la force qu'imposait la vue des nombreuses tours, l'air entourant la cité était lourd et pesant. Etait-ce à cause des vapeurs que dégageait l'imprenable cuirassé, ou la ferveur de l'équipage, dont le tumulte retentissait sur les grandes falaises ? Que diable ! Non ! On apercevait déjà au loin de nombreux autres navires à quai, desquels déferlaient des troupes sauvages, hurlants à la gloire et à la mort, avide de sang et de chair. Et l'ombre se posait déjà sur la ville assiégée.

. . .


Sang et chair, le petit gobelin n'en supportait pas la vue. Il se tenait au devant du navire ; son couvre-chef terni, fut à l'occasion remplacée par une cervelière luisante et il portait une fine cotte de maille sous gilet de cuir, qui protégeait ses fines épaules en plus de recouvrir son maigre torse. A travers sa longue vue, Gubblewix se morfondait, poussant de profonds soupirs et fulminant des paroles incompréhensibles. Ainsi, la rumeur portée comme un murmure dans vents disait vraie ; Beolan, la puissante cité des mages, joyaux de connaissance du royaume, était livrée à elle-même, laissant ouverte la menace de pillage, de destruction et de saccage sur la population sans défense. L'excès de confiance du prince Marchand l'avait amené à se retrouver dans une position qu'il n'avait pas prévu ; il avait souhaité pénétrée dans la ville furtivement, bien avant tous, et y dérobé ses artéfacts sans résistance rencontrer, et quitter ses côtés pour les siècles restants. Mais même la plus rapide des machines fut devancée par la force primitive et brutale, dirigée par le désir sauvage qui avait envahissait les clans barbares. Ce désir même pouvait se sentir dans l'atmosphère fumante, porteuse de souffrance et haine, de doute et d'effroi. Car il n'est pas nécessaire d'être un orque aux sens affûtés pour ressentir les afflictions de la guerre ; car celles-ci étaient en vérité visibles à tous les êtres qui, touchés dans leur peur de la mort, se laissent torturer par les tourments infinis de la défaite et du désespoir. Un mortel se laisserait morfondre face à temps de haine et de violence, mais un vice en domine un autre, et la cupidité de Gubblewix domina rapidement son doute, et lui commandait d'agir vite,fort et sans pitié.

« - Prince ? Souffla faiblement une voix, Prince ? N'avez vous encore pris votre décision ? »
Le gobelin sortit rapidement de ses pensées, et bientôt, un rictus de colère se sculptait sur son petit visage.Car celui-ci détestait autant voir ses plans contrariés que d'être perturbé dans ses profondes réflexions. Le jeune orque fulminait, et des perles de sueur coulaient le long de ses tempes battantes. Son héraut, qui savait à quoi s'attendre, recula d'un pas et leva ses bras devant lui, comme pour parer un violent coup porté au visage.

« BOUGEZ VOUS ! BANDES DE RACAILLES, hurla Gubblewix. Ces mots semblaient venir du fond des entrailles, et on crut les entendre s'élever dans les airs, pour finalement s'évanouir dans les grises falaises. On put se demander, si rien que ses grondements ne pouvait être considéré comme un haut fait de Feleth, car qui aurait pu imaginer qu'une si petite créature puisse réclamer obéissance avec une voix si puissante. La légion du navire s'activa alors subitement, comme si elle était menacée des foueuts ardents. TOUS EN FORMATION ! LES FANTASSINS DEVANT, LES ARCHERS DERRIERES ! ALLONS ! BOUGEZ VOUS MISERABLES ORDURES, OU JE VOUS JETTE MOI MEME PAR DESSUS BORD ! ».

L'énorme forteresse navale s'avançait à grands nœuds sur la côte, et aux alentours, il semblait bien qu'aucun navire n'atteignait à peine le cinquième de la masse et la puissance du cuirassé, véritable Léviathan brisant les flots et les navires qui tentaient follement de barrer son chemin. Le gigantesque monstre marin ouvrit alors sa gueule, déversant des rangées d'hommes armées, de mercenaires et d'orques rugissant; mais malgré le chaos régnant alors sur la région, ils avançaient tous en rang ordonné, hurlant et chantant des chants de guerre. Face à ce bourdonnement, rythmé par le choc des lances et des épées, Gubblewix fut rapidement pris de migraine, et du haut de sa monture, il fit un vague mouvement du bras vers la ville, tout en se caressant lentement les tempes. L'ordre fut donné : la légion avançait.

Ils atteignirent rapidement la première porte de la cité, où le fracas des flèches et le bruit sourd des corps qui s’effondraient inertes, était étouffé par les voix des guerriers barbares. Il semblait que le temps était à l'orage, car la pénombre grandissante et les traits sombres qui ne cessaient de tomber donnait l'illusion qu'une tempêtait commençait. Mais en plissant les yeux, Gubblewix fut surpris de voir que les archers sur le rempart étaient à l'origine de cette étrange pluie ; ils décochaient des flèches dans une cadence frénétique, ne laissant aucun répit aux assaillants qui tentaient d' abattre la lourde porte à l'aide d'un bélier. Les uns après les autres, les guerriers des clans tombaient sur le sol souillé de leur propre sang.


Gubblewix ne préta aucune attention aux barbares qui courraient vers eux, suppliant de soutenir leurs assauts. Ses yeux s'enflammèrent, et, un sourire de démon en coin, il murmura un ordre : « Amenez la Tête du Loup. ». A ces sons, les murmures qui s'élevaient parmis les rangs de la légion de Prince marchand cessèrent pour finalement, laissant sortir un cri : un énorme « LE LOUP » retentit dans toute la vallée, faisant trembler les arbres jusqu'au racine même, secouant les pierres des murailles, et faisant vasciller les hautes tours de la cité.

« LA TÊTE DU LOUP ! » repeta-t'on et à ces mots surgirent des rangs un bélier haut de près de cent pieds, rampaient à travers les hommes qui acclamèrent une fois de plus la Tête du Loup. Elle traversa les champs, installée sur de lourd échafaudages munis de roues, l'engin était recouvert de grandes planches de bois et de plaque d'acier, qui ainsi ne laissait aucunes failles tout en assurant une grande protection à ses porteurs. Forgée et assemblée par les talents du Prince Marchand, le bélier représentait une énorme tête de loup à la gueule ouverte, à l'intérieur de laquelle de vives flammes crépitaient.
La légion se regroupa autour de leur engin de siège ; un groupe d'artificier, à l'abri sous la peau d'acier du Loup, avançaient lentement jusqu'à la porte.Les flèches ricochaient contre les plaques de métals Les barbares n'osaient approcher de la porte, plus par peur de la légion qui entourait l'engin et la pluie de flèche constante, que par respect et admiration de leur artifice. Ou peut-être se méfiaient t'ils de l'ombre qui rodait dans les cieux, qui pourtant guettait les insouciantes combines de Gubblewix.

Boom . Le choc fit trembler la porte, et la poussière glissait le long des murailles.
Boom . La porte commençait à plier dangereusement sous la force du loup enflammé.
Boom . Un craquement sourd se fit entendre dans la vallée. La porte était sur le point de céder.


. . .


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Cendrane Tyg

La calcinatrice

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Race : Humaine
Classe : Pyrokinésiste
Métier : Alchimiste / Mage / Professeure spécialisée en magie du feu
Croyances : Règne des magies
Groupe : Mages de Beolan

Âge : 26 ans

Messages : 63

Fiche de Personnage : Cendrane Tyg • La calcinatrice


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 9 Sep 2013 - 0:35

Cendrane et son confrère arrivèrent enfin devant l'imposante tour des mages. Celle-ci était devenue un point de repère aisé, autant pour les alliés que pour les quelques ennemis qui étaient passés par une des nombreuses failles dans la défense de la cité. Les mages en avaient fait leur principal point stratégique, quelques tentes étaient dispersées sur la place pavée en cercle autours de laquelle s'étendait une vaste bulle énergétique rougeâtre.
En les voyant approcher, un mage drapé dans une longue robe pourpre se hâta dans leur direction.
Cendrane et Traeln eurent un soupir de soulagement lorsqu'il leva la main et que, répondant à son ordre silencieux, un passage s'ouvrit dans le champs de protection pour les laisser entrer.
Le mage pourpre ouvrit la bouche pour demander ce que des mages du front venaient faire en arrière, mais Traeln ne lui en laissa pas l'occasion.

- La situation est plus grave que nous ne le pensions ! Nous devons parler au plus vite !

Le garde, c'est ce que Cendrane assuma qu'il était puisqu'il leur avait ouvert le champs de protection, fut traversé par un voile de panique qu'il se dépêcha de chasser pour leur indiquer la direction de la tente de commandement. Les deux combattants reprirent leur course tandis que le garde se remettait en position et refermait l'ouverture.
La tente de commandement n'était aucunement plus grande que les autres en apparence, et aucun ornement ne semblait la différencier des autres, mais pour n'importe quel magicien, il était aisé de sentir la puissante magie qui s'en dégageait. Les plus grands mages étaient regroupés ici afin de rassembler leur sagesse pour tenter de sauver la ville en proie au chaos.
Traeln passa en premier par l'ouverture, sa confrère le suivi sans attendre. L'intérieur de la tente était infiniment plus spacieux que ce que son apparence laissait paraître. infiniment plus riche aussi. Des centaines de chandelles éclairaient avec assurance une vaste réunion de tous les professeurs qui n'étaient, ni au front, ni en train de soigner les blessés. La foule se divisait en trois groupes, chacun amassés autours d'une large table de bois massif sur laquelle se trouvait des cartes que des mages spécialisés en clairvoyance s'affairaient à garder le plus actuel possible sur le déplacement des troupes ennemies.
Le triumvirat, cependant, manquait à l'appel, ce n'était pas étonnant outre mesure, les plus grands mages de Feleth devaient avoir bien plus important à faire à l'instant présent que s'enquérir sur la meilleur façon d'agir à tel ou tel endroit. Agir, entre autres.
Cendrane s'interrogea un instant sur la meilleure façon d'attirer l'attention de l'ensemble des membres présents, mais la situation actuelle la préoccupait trop pour qu'elle puisse réfléchir correctement. Eux qui étaient au départ seulement venus chercher de nouveaux ordres, avaient étés témoins de l'état des portes et de l'avancée des troupes ennemies. Leur objectif avait alors changé du tout au tout, il n'était plus question de repartir à deux ou trois de plus pour tenir une nouvelle position, non, ce qu'il fallait maintenant, c'était déplacer rapidement et efficacement un maximum de mages pour endiguer l'invasion qui commençait.

- Nous avons un problème !

Résonna la voix magiquement amplifiée de Traeln à travers toute la tente de commandement, et certainement aussi à l'extérieur, prenant par surprise Cendrane perdue dans ses pensées ainsi que la majorité des mages présents. Tous se retournèrent comme un seul homme vers l'auteur de l'interjection qui, loin de perde sa contenance, reprit de plus belle.

- Les portes tomberont dans quelques minutes.

Ses paroles retentirent sur l'assemblée comme le glas du tocsin. Un instant, on entendit plus un bruit, le monde semblait s'être arrêté. Seul résonna à travers la ville, comme un écho à ses paroles, un bruit d'enfer, le cri déchaîné d'une armée sûre de sa victoire, la mort en marche pour les mages.
Au visage que faisaient à l'instant présent les mages en clairvoyance, il devait y avoir dans les rangs ennemis des mages assez puissants pour tromper les meilleurs détecteurs de l'académie. Cette pensée fit frémir Cendrane, à quel point exactement s'étendait la puissance de l'envahisseur.
Un frison parcouru l'échine de la mage de feu et lui permit de retrouver ses esprits. Les stratèges étaient aussi sonnés qu'elle, ils seraient paralysés encore de précieuses minutes si rien ne bougeait vite. Elle attrapa la manche de son confrère et lâcha en sortant.

- Nous attendrons des ordres à l'extérieur.

Le tissu qui faisait office de porte retomba derrière Traeln tandis que l'air frais frappait de nouveaux le visage de Cendrane, lui faisant réaliser que sa poitrine se soulevait avec difficultés à chaque inspirations.
Elle se dirigea, tirant toujours son confrère derrière elle sans prêter attention à ses interrogations jusqu'au centre de la place où elle s'assit et le fit s'asseoir à ses côtés.

- Que fais-tu ?!
- Je reprends mon souffle avant ce que sera certainement la pire bataille de ma vie, et tu devrais faire de même.

Avec cela, elle s'allongea sur les pavés réguliers et contempla les étoiles rendues rouges par la protection du camp en se reposant, peut-être pour la dernière fois.
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Ven 13 Sep 2013 - 19:15



- Gwarg...

Un autre homme tomba, fauché par l'arme de l'Ombre tandis que les tambours de guerre résonnaient. Amusé, ce dernier amena sa main jusqu'à sa bouche et lécha le sang qui glissait le long de sa peau. La mort régnait sur la cité des mages, et ces pauvres ne pouvaient que s'affliger face aux trop nombreuses forces qui venaient se jeter contre leurs murs. Il y avait bien eu quelques actes de résistances, mais malheureusement, ces derniers se trouvaient pris entre plusieurs feux, comptant les forces d'un mage redoutable et de son armée, ainsi qu'une forteresse navale qui commença à faire voler en éclat les portes de la cité.

Darion continua cependant de marcher en direction de la cité, ne se préoccupant ni des forces attaquantes, ni des défenseurs. A chacun de ses pas, de la fumée noire s'échappait petit à petit, tandis qu'il laissait son pouvoir s'échapper un peu. Ricanant en approchant doucement de la porte qui servait de repos temporaire au dragon mort-vivant, l'Ombre observa une flèche qui se dirigeait droit vers lui. Cette dernière se planta dans son ventre, le traversant finalement, alors que la plaie se refermait.

* Amis... Ou ennemis? *

Claquant des doigts, Darion fit apparaître une multitude de sbires d'ombres, alors qu'au loin l’Exécuteur parachevait son oeuvre, et que Carl réanimait tous ce qui s'était autrefois battus, et pour la cité, et pour la faire tomber. Le but de l'Ordre était simple : piller, et marquer les esprits. Aujourd'hui, l'éveil des ombre allait se faire. Aujourd'hui, les différents habitants de la région allaient découvrir la puissance des forces du mal. Les sbires se précipitèrent en avant, se faisant transpercés par la pluie de flèches qui s'abattaient sur eux, malheureusement, il était bien dur de faire du mal à des êtres qui n'en étaient pas vraiment. Aussi les premières têtes tombèrent et roulèrent sur le sol tandis que les monstres se jetaient sur leurs proies. A vrai dire, Darion se moquait un peu de qui il attaquait, que ce soit des béols ou des simples barbares, tous étaient des proies pour l'Ombre. Quand au puissant magicien fan de dragon et ses troupes ? Et bien c'était simple, s'ils voulaient bien laisser l'Ombre et le Squelette faire leur spectacle et attaquer la cité tranquillement, alors l'Ordre serait honoré de se battre à leurs cotés. Si non? Et bien l'Ordre serait honoré de les éventré... De côté. Enfin, inutile de multiplier les morts et les affrontements.
Darion claqua à nouveau des doigts, et invoqua un gigantesque portail d'ombre, par lequel ses assombris pénétrèrent dans la cité des mages. La porte de la cité, n'avait jamais été le but de l'Ombre et ne représentait pas vraiment son seul moyen de pénétrer dans la ville. Levant les yeux vers le dragon qui faisait maintenant des grands cercles au dessus de la ville, lâchant de ci de là des rochers mortels, le dirigeant de l'Ordre ne put retenir un rire qui résonna tout autour de la zone de la porte principale.


Déployant soudainement ses ailes, l'Ombre s'élança dans le ciel, avant de se transformer à quelques mètres au dessus de la cité, la plongeant dans une ombre titanesque. Poussant un rugissement sinistre, le Dragon crépusculaire s'empressa de plonger en piqué vers les troupes du crépuscule au sol. Ces derniers hurlèrent en écho aux rugissement de l'Ombre, libérant un tonnerre sonore dans la cité, qui tremblait déjà d'effroi face à une telle situation. Libérant finalement un flot de flammes noires sur la ville, une multitude de sbires se jetèrent à nouveaux dans les habitations, chaque ombres servant d'instrument de mort. Soudain, un choc brisa le régent du crépuscule en deux, une catapulte venait de réussir à le toucher, séparant son corps en deux. La fumée noire qui le composait se reforma néanmoins, laissant le dragon reprendre sa forme naturelle. Il ne fallut qu'un regard de l'Ombre pour que la catapulte ne vole en éclat. Quelques instants plus tard, le Régent du Crépuscule replongea de nouveau sur la cité, déversant à nouveau des ombres destructrices.
Reprenant ensuite de l'altitude, le dragon crépusculaire se redressa et fit face au dragon mort-vivant, et plongea son regard sur celui qui se trouvait dessus. Jaugeant l'inconnu, Darion libéra un grand nuage de fumée noire en ressentant la puissance de la personne en face de lui. La magie noire avait corrompu cet être, mais contrairement à Darion, ce n'était pas une corruption "propre". Il s'agissait là d'une simple relique noire qui avait usé de sa "volonté" pour corrompre son propriétaire, offrant bien des désavantages au dit propriétaire, comme le fait qu'une purification provoquerait une mort certaine. Enfin, il ne s'agissait là que de théories, et l'Ombre n'avait pas vraiment le temps de les tester. Après quelques instants silencieux, le Dragon crépusculaire prit la parole.

- Je ne suis pas ici pour me battre contre vos troupes... Mage corrompu. La tour des mages n'est également pas mon but, aussi je vous la laisse si vous souhaitez en prendre le contrôle. Laissez nous répandre nos ténèbres avant de quitter la ville, et nous serons amis. Je ne souhaite pas multiplier les conflits bêtement. Après tout, mes hommes sont déjà à l'intérieur, et ne devraient pas tarder à trouver ce que je cherche. Une fois cela fait, nous repartirons, si je suis repu des âmes dévorées bien sûr. Oh, et avant que je ne reprenne mon massacre à l'encontre des béols... Ou de vos hommes si vous décidez de nous attaquer, votre arrivée fut spectaculaire.

Battant des ailes et tournant le dos au mage, ne craignant pas vraiment quelque chose, l'Ombre s'arreta à quelques mètres, avant de rajouter.

- Oh et j'oubliais. Si jamais vous avez envie de trouver un moyen de survivre à votre prochain battement de cœur, parlez à votre ombre après la bataille, je vous entendrais. Il se trouve que les reliques noires et la magie qui les compose n'ont aucun secret pour moi, et avec mon aide, il sera sans doute possible de vous faire retrouver une condition plus... Humaine. Si vous le souhaitez naturellement.

Terminant sa phrase, il plongea de nouveaux sur la ville, arrachant de ses pattes le toit de plusieurs maisons. La bataille atteignait maintenant un nouveau stade: les habitants de la cité n'avaient plus que la tour comme dernier rempart face aux forces bien trop nombreuses qui réduisait la ville à l'état de champ de bataille désavantagé, et la ville en elle même, aux proies du chaos de l'Ordre du Crépuscule, et  des barbares qui avaient profité des failles provoqués sur les autres portes pour s'introduire dans la cité en vue de prendre la tour et de sceller le destin de Béolan.

[hrp] Pour ceux qui veulent connaître ma forme d'ombre, vous pouvez la voir sur ma fiche ^^[/Hrp]
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Le Narrateur

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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Sam 14 Sep 2013 - 22:28

La troupe des Arracheurs filaient à travers la plaine et le charnier, comme à travers leurs terres natales désolées et stériles, tout à fait à l'aise dans ce champs de bataille, tranchant parfois quelques bras, quelques têtes sur le chemin, galopant sur leurs montures volées. Habitués depuis toujours aux pillages et aux crimes, ils n'avaient pas peur de la guerre, au contraire même ils la remerciaient tous les jours en éventrant quelques ennemis. Le sang, les os, les entrailles, c'étaient leur quotidien, c'était la vie qu'ils avaient choisi depuis des générations et des générations. Par le massacre, ils vivaient. Pour le massacre, ils vivaient. Ils se précipitaient au combat avec ardeur et hargne, plus rapide que le vent du désert et plus effilés que la pointe d'une falaise, ignorant tout position stratégique, se laissant envahir pleinement par la soif du combat. Voler, tuer et brûler, voilà quels étaient leurs principes, leur destin. Il ne leur viendrait même pas à l'idée de rester en arrière, en attendant que les autres fassent tout, ils voulaient leur part du butin et de victoire. Des cris féroces s’élevèrent parmi eux quand ils virent une ferme devant eux. Leur première victime arrivait, semblant se jeter entres leurs griffes. Il espérait déjà que leurs petites proies seraient un peu féroces, histoire qu'ils puissent s'amuser un peu avec eux avant de les jeter.
Ce fut néanmoins un tout autre spectacle qu'ils virent en arrivant. Les blés étaient couchés, d'autres étaient passé avant eux. Qu'à cela ne tiennent, quelques morts en plus ne se verraient parmi tous les autres. Alors qu'ils arrivaient enfin devant leur gibier, un silence s'abattit lentement, un silence de mort. La chaleur du Soleil indifférent ne faisait que rehausser l'odeur délétère de l'endroit. La terre était maintenant boueuse, gorgée qu'elle était par tous les dons miséricordieux qu'on lui avait fait. Les blés, droits et tordus, se tenaient tranquilles, rougis, nourris par la mort. Eux qui aimaient tant voir les vies se terminer ne furent, étrangement, pas magnifiés, pas amusés devant celle-là. Se remplaça à cela le simple, rauque et profond cri de rage de l'un d'eux. Il se baissa d'une lenteur qui parut dramatique, même pour le monstre qu'il était. Soulevant une chose, à ses pieds, par les cheveux, il hurla une seconde fois, plus longuement, plus puissamment que la première fois. Un réel envie de meurtre s'alluma dans ses yeux. Il avait reconnu l'origine de ces actes immondes. Il connaissait cette forme, cette marque d'épée si particulièrement qu'il avait déjà si abondement vu dans les corps des siens par le passé. Il jura alors de venger ce fils dont la tête avait été tranché, de venger tous les siens vaincus dont il ne restait que poussières, de se venger de ces être infâmes qui avaient brisés la promesse d'union. L'appel d'un de ses hommes le sortit de ses pensées. Il se retourna d'autres personnes approchaient et d'après les étendards affichés, c'étaient le clan des Sables Pourpres. Le meneur des Arracheurs l'attendit, maîtrisant sa rage et la focalisant sur ses véritables ennemis. Par l'entente récemment conclue grâce à Risghan Hethen, leurs deux clans n'étaient plus adversaires. Il laissèrent passer les portes-étendard, puis les chevaucheurs de hyènes, ainsi que le reste des combattants de Syr, le chef des Sables Pourpres. Se dégagea enfin de la foule un immense scorpion décoré d'or et de rubis. Dessus, se trouvait un silhouette inhabituellement fluette pour un barbare, habillée de tissus précieux, près de laquelle reposaient trois sabres dans des fourreaux d'ivoire pourpre, Syr, un des si étranges et farouches elfes du désert ayant la réputation de pouvoir dompter les monstres les plus affreux qui y demeuraient. Il prit la parole :

« Que me vaut donc ta présence, Warlor l'Arracheur?
– Syr des Sables Pourpres, nous avons été trahis. Certains des mieux ont été perfidement assassinés, répondit rageusement ce dernier.
– Oh. Comme c'est dommage. Et qui ont donc aurait commis de tels actes? continua le chef pourpre, affichant une expression impénétrable.
– Ce sont les Tranch'tete, cracha avec dégoût le meneur des Arracheurs.Ils ont rompu notre pacte !
– Un pacte ? » sourit l'elfe du désert en secouant la main.

Le son d'une volée de flèches résonna aux oreilles du barbare maudit. Il se retourna et vit, horrifié, des guerriers gisant sur le sol, tués sur le coups. Il détourna la tête du spectacle macabre vers Syr juste à temps pour recevoir le dard plaqué d'or du scorpion juste entre les deux yeux. Le véritable félon afficha une simple moue devant le cadavre. Il était déçu et étonné que ce soient les Tranch'tete qui aient pris l'initiative. Heureusement, peu de temps après, on lui annonça l'arrivée d'un de ses éclaireurs qui lui révéla alors :

« Vous aviez raison, chef. Les clans commencent à s'attaquer, l'Ombre aussi a tué quelques barbares qui s'approchaient trop.
– Parfait ! s’exclama alors en riant le maître pourpre. C'est exactement ce que j'attendais. Le jeu de pouvoir ne fait que commencer... Toi ! Envoies des messages à tous les chefs de clan, leur rapportant que l'Ombre a rompu le pacte et nous attaque. Cela va devenir amusant. Bientôt, l'hostilité entre tous recommencera, il faut nous débarrasser de l'adversaire le plus puissant pour avoir les mains plus libres après. »



* * *




Un homme était assis. Il se trouvait dans une pièce de taille modeste. L'endroit aurait été beaucoup plus clair s'il n'y avait pas tous ces livres, rangés sur de nombreuses étagères le long des murs. À cause de celles-ci, la salle semblait beaucoup plus petite qu'elle ne l'était réellement, presque oppressante. Y était inscrit divers titres, tous plus compliqués les uns que les autres, de l'obscur "Ontologie immatérialiste sur les conséquences des magies" au plus simple "Traité d'application archimagique". L'homme, lui, semblait profondément plongé dans l'écriture d'un nouvel ouvrage. Le nombre impressionnant de pages déjà faites laissait entendre qu'il était sur le sujet depuis longtemps déjà. Son visage était émacié et ses oreilles, pointues et longues, dépassaient celui-ci sur cinq bons centimètres. Malgré le grand âge qu'il affichait, il ne semblait pas le moins du monde fatigué. Alors qu'il traçait un point, une secousse lui fit faire un trait. Il retira précipitamment sa plume et examina d'un air méticuleux son erreur. Il allait rectifier cette rature quand une autre tremblement ébranla la pièce, faisant tomber un peu de poussière de son plafond. Il inspira un bon coups. Ce ne paraissait pas être de l'agacement, non c'était autre chose... de la tristesse ? Pourquoi donc éprouverait-il tel sentiment ? Finalement, il ferma son livre sans réécrire son point. Il avait la sensation étrange et indéfectible que ce point raté serait un point final, qu'il ne reviendrait plus ici. Il secoua la tête, amusé par lui même. S'il avait possédé, ne serait-ce qu'un gramme de pouvoir divinateur, ça se saurait.
Il s'approcha normalement de la porte qui menait à son balcon, quand soudain, il maintint son geste. Il replia sa main contre lui, la serrant. Il ne devait pas sortir, cela ne ferait que lui souffrir encore d'avantage. Le souvenir encore douloureux pendant que l'on brûlait sa mère pour avoir briser la cérémonie du cycle le hantait toujours, c'était pourtant il y a des siècles. Rien n'avait changé depuis ces temps honnis, disparus de la mémoire de tous. Un roi avait remplacé une démocratie, mais cette stupide mascarade continuait. Une fois de plus, le monde cédait au sang.  Des ombres fondaient sur la cité, remplies de haine et de rancœur qu'elles ne savaient contre qui diriger. Des guerriers, sauvages et barbares, s'élançaient à l'assaut des remparts. Des mortels luttaient en vain contre leur destin. De Beolan, il ne restera que des ruines, voilà pourquoi il avait décidé de ne pas participer aux combats. La Tour demeurerait elle, unique endroit dédié à la connaissance à travers ce monde belliqueux. Qu'étaient fous tous ceux qui avait décidé de rompre leur neutralité. Tout cela n'était que déraison. Ce serait leur fin à eux aussi... leur fin. Ne devait-il donc pas, y aller et regarder ne serait-ce que comme dernier hommage à ses anciens camarades ? Il tendit de nouveau la main et ouvrit la porte, révélant un monde, un nouveau monde, un monde qui n'était plus le sien. Il n'y avait plus de ciel... non, il n'y avait plus qu'une immense masse noire qui n'était même pas la nuit, ni lune, ni soleil, ni même étoiles, ni le sombre violacé qui s'élevait à l'horizon quand tombait la nuit. Il n'y avait plus rien de tout ça. Il n'y avait que cette forme obscurcissant le monde et vomissant milles maux et malheurs. Au loin, on pouvait aussi voir des armées formées de divers groupes hétéroclites, de vivants et de morts-vivants, et au delà encore, à l'extrémité même de se vision, des monstres horribles attaquant leurs assaillants, mais sa vision n'alla pas aussi loin, elle ne dépassa d'ailleurs pas les remparts. En face de lui, sur le balcon, était son épouse effondrée sur le sol, cette étrange vampire qu'il avait chéri dès qu'il l'avait rencontré, en cours d'inflexion anatomique. Elle écoutait avec tant d'intérêt et de passion ce cours qui lui semblait si ennuyeux. À l'époque déjà, tout la désignait pour devenir ce qu'elle était aujourd'hui, la meilleure mage blanche de toute la Tour, alors que lui, qui avait assez d'énergie magique pour deux mages, préférait donner tout son temps à la recherche sans utiliser de ses capacités. S'il l'avait voulu, il aurait pu être un grand archimage, peut-être même un triumvir. Cependant il était trop tard pour tous ces remords. Leur destin étaient maintenant déjà tracé... Elle était là, sur le sol, ayant voulu lutter vainement. Lui, par contre, était là, debout, devant elle, immobile. Il s'élança vers elle, la serra dans ses bras, la secouant, pleurant. Enfin, un gémissement se fit entendre. Elle était en vie ! Il la mit en face de lui, la regarda. Elle pleurait, faible, silencieusement, serrant contre elle la sphère à laquelle avait été liés toutes les armes enchantées, à laquelle était liées toutes les vies de leur porteur.

« Par pitié, arrête ! Tu n'es même pas en état d'aider la ville ! Viens, retourne simplement avec moi à l’intérieur et... oublie... la supplia le pauvre archimage
– Tu vois peut-être mon corps frêle, mes yeux pleurer, mais une seule chose importe : en moi, il y a mon âme brûlant de magie, déterminée à sauver tous ces gens, lui répondit simplement la grande mage blanche.
– Pourquoi... Mais pourquoi fais-tu tout ça ?! lui demanda-t-il vainement.
– Pour tout cela... cria-t-elle en lui maintenant la sphère dans les mains, l'obligeant à voir, à ressentir le cœur de tous ces gens. Je le fais pour la vie, je le fais pour l'espoir, je le fais pour l'amour. Es-tu donc devenu insensible à tout cela ?! »

Cet archimage, ayant vécu toute sa vie pour la recherche vacilla. Il vacilla devant toute l'intensité des sentiments de sa femme. Il vacilla devant toutes les âmes reliées à la sphère. Il vacilla devant la vue clair qu'il eut soudain. Il n'avait jamais été sensible ni vraiment miséricordieux, considérant comme une corvée les fois ou il était venu guérir les gens avec sa mie. Non, il ne l'avait jamais vraiment été, pourtant, cette fois, cette fois-ci uniquement, il vacilla et prit conscience. Enfin, sa voix, semblant avoir gagné milles ans articula péniblement :

« Soyons une ultime fois, réunis ensemble.. »

Elle lui adressa en retour un sourire triste. Tous deux savaient déjà ce qu'ils allaient faire et les répercussions que cela allait avoir. Néanmoins, ils seraient ensemble, et pour cette unique raison, leur mort leur semblait soudain plus enviable que toute autre vie. Il tendit sa main à la bouche de son âme sœur tendis. Celle-ci la mordit, avant de mordre à son tour la sienne. Ils répandirent leur sang sur la sphère et s'embrassèrent... une dernière fois...




* * *




Au loin, les soldats auparavant harassés serrèrent leur arme. La crainte se tarit dans leurs yeux, remplacée par une étrange tristesse, une étonnante mélancolie, et, tandis qu'ils relevaient les yeux, leur corps fut parcouru d'une nouvelle vigueur. Il y eut un cri de douleur, de souffrance du cœur, puis, ils s’élancèrent, mue par une même pensée, mue par un même deuil. Il tranchaient, tuaient, fendaient, leur corps se guérissant seul et si rapidement que les blessures n'étaient même pas visibles. Un vague de magie s’étendit alors, mélange de lumière et d'harmonie, d'archimagie et de magie blanche. Toute ombre fut annihilé, tout cadavre retourna à la poussière dont il était issu, définitivement. Le dragon d'os disparu, se mélangeant à la muraille qu'il avait auparavant détruire, la rétablissant entièrement et encore plus solidement que précédemment. La magie s’étendit semblant s'étirer sans fin, atteignant le moindre lieu, jusqu'au plus sombres profondeurs, sous Beolan, s'arrêtant juste devant les remparts. Les soldats illuminés par la quantité de magie qui se retrouvait en eux continuèrent leur charge invincible, désormais plus résistantes que la pierre, repoussant au delà des portes, désormais plus résistantes que la pierre, les ennemis. Avant même que tous les assombris puissent traverser le portail d'ombre, les assaillants retournaient déjà en arrière, avant que le chemin qu'ils avaient emprunté pour venir, portail d'ombre ou porte défoncée, ne disparaisse. Quand, enfin, cet élan de magie s'arrêta, la cité luisait, éclairée par le Soleil du soir. Des murailles jusqu'à la moindre maison, tout était reconstruit. Le combat continuait toujours aux remparts de la ville. Les Beols levaient les mains au ciel, émerveillés par cette explosion de magie. Certains barbares fuyaient, effrayés par cette explosion de magie. Néanmoins, quelques ennemis avaient réussis à se cacher, échappant à la charge des guerriers, cependant, ils n'étaient pas de taille à pouvoir affronter la cité toute entière.

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Tayer Ward

Le jeune maître

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Groupe : Mage de la tour de Beolan (royaume pour l'instant)

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Fiche de Personnage : Le grimoire de Tayer Ward


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 15 Sep 2013 - 17:48

L’enfant courrait. Il courrait sans savoir où aller. Il pleurait de chaudes larmes qui roulaient le long de ses joues. Puis, il s’arrêta net et une horreur indescriptible altéra les traits de son visage. Il n’y avait pas monstres, pas de cadavre, rien. Ce n’était qu’un mur. Une impasse. Un arrêt de mort. Le jeune garçon se retourna et les vit. Ils étaient de grande taille. Les trois hommes abordaient une forte barbe maculé de sang. À la main, hache, masse et gourdin. L’un des hommes, celui qui avait un œil fermé et sanguinolent, sourit sauvagement en s’approchant.  Il avançait d’un pas assuré alors que le jeune garçon, plaqué contre le mur, du bout des doigts, tentaient de se creuser un chemin au travers de la brique. Ses ongles décollèrent et de minces rivières de sang coulèrent le long des joints du mur qui le coupait de la vie. Le barbare, semblant d’un ours, s’arrêta à deux pieds du gosse qui, instinctivement, avait arrêté de respirer. Un sourire affreux déforma le visage du géant alors qu’il mettait un genou au sol. De la petite poche de son pagne, il sortit une petite pierre rouge. La tenant fermement entre son pouce et son index et la présenta au garçon.

- « T’sé ce que c’est ça hein? Tu l’sé hein? » dit-il en agrippant le jeune homme par le collet. « Tu t’amusais bien hein? As-tu t’jours le goût de t’amuser? HEIN!? »

L’enfant commença à pleurer et crier. Les deux autres barbares, eux pouffèrent de rire. Le géant, ficha une claque au jeune garçon puis désigna son œil blessé.

- « Tu m’as fait très mal p’tite merde. T’sé ce que ça fait? Bha non… Mais tu vas l’savoir bientôt! » Le barbare empoigna le petit garçon par la gorge et, alors que ce dernier couinait comme un cochon sur le point de se faire égorger, il approcha la pierre de son globe oculaire.

- « À votre place je ne ferais pas cela! »

Tayer, depuis l’extrémité de la ruelle, regardait ces individus d’un regard glacial. Que faisaint-ils ici? Comment étaient-ils entrés? Une multitude de questions tourbillonnaient dans esprits. Le géant, intrigué, se retourna et lâcha le gamin qui, instinctivement, se recroquevilla dans le coin de l’impasse. D’un signe de tête, il fit savoir aux deux autres hommes qu’il était temps de tuer. Le premier agrippa son gourdin et se rua sur le blondinet. Calculant son mouvement, Tayer parvint à éviter l’attaque et, du bout des lèvres, à prononcer une formule simple.  Un éclair lumineux jaillit des doigts de l’archimage et transperça le torse de son opposant qui s’écroula sans émettre un son. La blessure avait été fatale. Deux minces rayons de lumière et puis il était raide-mort. Cependant, déstabilisé par son esquive simpliste, Tayer ne parvint pas à esquiver la charge du second homme qui le chargea tête baissée tel l’aurait fait un taureau. Virevoltant sous le poids de cette montagne de muscle, Tayer s’écrasa contre le sol pavé de la route. Le jeune homme toussota cherchant à reprendre son souffle et à se remettre sur pieds. Il avait été imprudent. Encore une fois, il aurait dû réfléchir avant d’agir.

- « Tu veux y passer en premier alors soit! » L’homme qui, quelques secondes plus tôt, se trouvait à l’autre extrémité de la ruelle était maintenant à deux pas devant lui et brandissait un large fer de hache au-dessus de sa tête.  

Vite… Une… Formule… Quelque chose… pensa-Tayer alors qu’encore une fois, le cri de l’enfant ce mêla aux sons horribles de la guerre qui faisait rage hors des murs. Le fer était bien haut, très haut, puis, lentement, il commença sa descente.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 15 Sep 2013 - 21:35

L'Ordre du Crépuscule...

Bien évidemment que je les connaissais, après tout, leur grande citadelle se trouvait sur mes terres, mes Montagnes.
Jusqu'a ce que Darion vienne me trouver, si loin du sol, j'étais persuadé que cette confrérie était au courant de mon existence, et du fait que leur corruption s'étendait sur mon territoire ; je pensais honnêtement qu'ils n'avaient qu'une peur, que je vienne les chasser de chez moi, et qu'en les laissant s'installer a cet endroit que je n'utilisais pas, je me garantissais leur future soutient. En gage le loyer, dirons-nous.
J'en étais même venu a penser que nous entretenions une espèce de communication silencieuse, représentée par le plus pur désintérêt que nous nous vouions, un désintérêt feint, pour ma part.
En gros, je savais qu'ils étaient là, et je les surveillais ; mais tant qu'ils n’interféreraient pas avec mes plans, je ne les agresserai pas.  

Il n'en était rien.
Aveuglés par les ombres avec lesquelles il jouait, Darion ne me connaissait même pas ; peut être même n'avait-il jamais entendu parler de moi, a entendre la nonchalance avec laquelle il me parlait.
Je réalisais alors quel travail il me restait a accomplir pour rétablir ma réputation...

Alors que je l'écoutais, je continuais a faire le tour de la ville sur le dos de ma monture, je me fichais pas mal de ce qu'il racontait, il n'était qu'un enfant, et mon pouvoir ne souffrait aucune comparaison avec le sien. Cependant, qu'il me sous estime et me laisse le temps de repositionner mes troupes était un avantage dont je comptais bien me servir, non pas pour moi, mais pour permettre a mes homme de quitter leur position, devenue intenable, en emmenant autant de matériel que possible.

J'attendis qu'il eût fini la première partie de son monologue pour lui répondre, je m'étais bien éloigné de lui, mais ma psyché ne connaît pas de limite. Je m'exprimais donc directement dans son esprit :

-  « Soit, laisse passer mes hommes. Ils ne vous attaqueront pas. »

Je rendais mes propos teintés de peur, une peur bien plus facile a desseller en pensée qu'a l'oral, vu qu'on la « sentait » plus qu'on ne l'entendait.

Je fis passer les ordres a mes hommes, ils devaient quitter la porte, emporter tout ce qu'ils pouvaient avec eux et se rendre auprès des Beols survivants.  
Ayant passé mes commandements a Mel, ma seconde, je pris un temps pour discuter avec mon garde du corps, l'énorme Rhinocéros que je venais de plus en plus a considérer comme un ami.

« Gigantus, dans le plus grand des coffres d'armes, il y a un bouclier... »

Je pris une pause, un carreau de baliste s'immobilisât en pleine course a une mètre de mon torse, avant de tomber, toute inertie disparue.

« Je l'ai fais fabriquer en copiant les dimensions du tiens, il devrait t'aller. »

Je marquais une deuxième pause, et repensais une dernière fois a ce que j'allais confier au mercenaire.

Nous l'avions trouvée dans une des salles cachées de la Cité Perdue, a première vue il ne s'agissait que d'un orbe noir, une autre relique magique, ou ténébreuse comme nous en avions trouvé des centaines en fouillant les souterrains.
Cependant, les mort vivants qui prenait cet objet en main s'écroulaient, privés de contact avec la magie qui les maintenait debout.
Impossible aussi de la manipuler par l'esprit, nous utilisâmes donc des pinces pour l'amener jusqu'à l'un de nos laboratoires ou nous pourrions l'examiner plus en détails... Durant le trajet, nous nous rendîmes compte que les Anciens fuyaient cette Orbe.

Et nous découvrîmes pourquoi en lisant  certains écrits des Anciens : Ils ne l'avaient pas créé, comme je l'avais d'abord cru, ils l'avaient trouvé dans leur long voyage qui les menât du Vein a Feleth, au tout début des temps. Je n'ai aucune idée du moyen qu'ils utilisèrent pour le ramener avec eux.

Cet Orbe était tout ce qui restait du vide primordial qui emplissait l'univers avant que la magie n'apparaisse, et tout ce qui le touche est vidé de sa puissance éthérée.

Ç’avait failli dégénérer en guerre civile, lorsque certains de mes hommes avait pris l'Orbe en main ; en effet, puisque toute magie les quittait, tenir cette chose mettait par la même fin a leur « contrat » avec moi.
Ils avaient même tenté de me tuer , en me faisant toucher l'Orbe.
Heureusement que je portais des gants.

Finalement, lassé de devoir sans cesse eloigner mes serviteur avides de liberté  de cette source de problèmes, je me fis passer pour un simple voyageur, et commandait a un célèbre forgeron, un bouclier, avec pour ordre de sceller en son centre, l'Orbe du Vide.

J'avais décidé d'ensuite le confier a mon meilleur guerrier, le seul qui n'avait pas besoin de magie pour se battre, et qui n'était pas lié a moi : Gigantus.

« C'est une puissante relique, je n'ai pas le temps de tout t'expliquer, mais sache pour le moment qu'elle sera a même d'annihiler toute magie »

Je déglutis, un jour peut être, je regretterai cet acte, j’enchaînais néanmoins :

« Je t'en fais le gardien, sert-en pour protéger la Tour ! Que rien ne passe, et que rien ne l'approche ! »


J'aurai voulu rajouter un « Bonne chance » mais je pense que ça aurait été de trop. J’espérais seulement qu'il s'en tirerait.

J'attendis que mes hommes, Gigantus ai atteint le grand Dôme rouge des mages avant de retourner vers Darion, maintenant très loin.
Comme promis, mes troupes ignorèrent celle du Crépuscule, qui en firent de même vis a vis des notres. Cependant, les barbares n'avaient pas la chance d'être de notre coté, et alors que la moitié de mes hommes transportaient nos ressources a coté des lanceurs de sorts, l'autre moitié remontât la rue principale, prenant de dos ceux des sauvages qui s'y trouvaient, et les taillant en pièces.

Après quelques minutes, l'opération fût achevée, et Mel reprit le commandement des hommes qui avaient atteint la Tour.
Elle fît ouvrir les coffres d'armes, et distribuât leur contenu a ceux des résistants qui le désiraient.

Son charisme en étourdit plus d'un, et nombre de Beols choisirent de se mettre sous ses ordres ; ils avaient foutrement raison !

Elle était la … Deuxième a être venue me chercher dans les montagnes, comme les autres, pour me tuer.
J'aurai menti si j'avais dis qu'elle m'avait mis a mal, non, je la vainquis sans effort, comme tout les autres, mais lorsque nous passions notre pacte, une flamme s’allumât dans ses yeux.

Contrairement a la majorité de mes serviteurs, Mel était parfaitement acquise a ma cause, elle m'aurait suivie dans les enfers, et ce même si je l'avais libéré de son engagement ; c'était une Seïrdan, et même pour les standards de sa race, elle était exceptionnellement douée avec son épée courte, excellence encore renforcée après qu'elle m'eût accepté comme Seigneur. C'était une générale née, une fine stratège et une redoutable adversaire en concours de boisson.
Elle avait cette aura si rare qui poussent les soldats a la suivre jusqu'au bout du monde, grande oratrice, elle pouvait remotiver n'importe qu'elle déserteur et le convaincre de donner sa vie pour une cause qu'il n'avait jamais défendue.  

Et elle était belle, dieux qu'elle était belle ! Avec ses longs cheveux noirs, ses yeux verts comme des feuilles de chênes en été, et cette fine cicatrice qui lui barrait le visage de part en part, renforçant encore son charme.



Elle organisât ses forces en petits groupes de moins de vingts personnes, quinze fantassin, dont au moins les trois quarts au corps a corps, trois mages offensifs, et un guérisseur, le dernier poste étant occupé par un de mes homme.
Les groupes tournaient souvent, et dès qu'un détachement revenait au dôme, pour se reposer ou mettre des civils en sécurité, un autre prenait sa place dans les hostilité ; ceci avait pour effet que les barbares devaient en permanence se battre contre des guerriers frais et dispo, alors que leur propre fatigue ne faisait qu'empirer.

Il y avait quinze groupes, chargés de tendre des embuscades dans les ruelles, secourir les civils, et utiliser ce terrain inconnu aux barbares pour leur faire payer chaque centimètre du prix fort ; Les petites ruelles n'étaient pas propices aux affrontements de grandes forces, et Mel avait vu juste en dispatchant la défense en si petits détachements.
De plus, la présence de mes hommes dans chacun de ces contigent permettait un contact permanent avec le centre de commandement, et si un des groupe venait a être mis en difficulté, des renforts pourraient être téléporté auprès des hommes mis a mal.

Je passais au dessus de ma Générale, certains de mes serviteurs levèrent la mains en hurlant a la victoire en voyant l'ombre gigantesque de ma monture, mais les Beols se contentèrent de baisser le tête en hurlant.
Je profitais de mon point de vue privilégié pour admirer l'efficacité de la stratégie de Mel, l'avance des barbares fut stoppée net, et ils commencèrent même a reculer, démoralisés par la guérilla rageuse que leur livraient les Beols aidés de mes propres forces.

Cependant, même si les résultats étaient là, nos commençâmes a subir des pertes, mais pour chacun des Beols qui tombait, une demi douzaine de barbares étaient envoyés dans les limbes ; pour leur part, j'attendais de mes serviteurs qu'ils restent en vie, et nombres des miens durent rentrer seuls au QG près du dôme, après avoir abandonné leur groupe a une mort certaine suite a une embuscade mal préparée, ou l'attaque d'un groupe de barbare trop important pour eux.

C'était cruel de privilégier ainsi mes propres forces, mais Mel savait très que si elle laissait tomber nos hommes, alors plus personne ne pourrait protéger les Beols.

M'éloignant du dôme, j'autorisais mes hommes a attaquer les membres du crépuscule, et bientôt les pavés se teintèrent du sang des assombris, surpris par notre attaque soudaine.

Pour ma part, j'élevais le dragon dans les cieux, survolant les habitation en feu, égayant sur mon passage des groupes entiers d'envahisseurs effrayés.

Ma cible était facilement repérable dans le ciel clair de cette chaude journée : grosse tache noire de corruption volante.

Je me jetais dans le vide, filant vers le sol a une vitesse effarante. Mais avant que j'eus touché les dalles, la réalité se tordît devant moi, ouvrant un gigantesque portail.
Je lançais mon bras dans l'ouverture ; mon membre prit alors des proportions titanesque, devenant plus gros que ceux de Dar-So-Skar, pile la taille de l'ouverture.

J'ordonnais a mon dragon de détruire autant de nos ennemis que possible, ce qu'il s'empressât d'aller faire en ratissant la rue principale, a chacun de ses monstrueux coups, des dizaines de barbares, assombris, claniques, et autres volaient en l'air. Leur flèches et armes ne lui faisant pas plus d'effet que s'ils avaient craché sur sa masse monolithique.

Pour ma part , je ressortis de l'ouverture juste au dessus de Darion, les doigts de ma gigantesque poigne se refermèrent sur l'être d'ombres , qui semblait presque ridicule a coté de la taille de ma main : on aurait un moineau.
Au moment ou j'allai le broyer, il se transformât en nuage noirs, et s'éloignât de moi.

Alors qu'il tournait ses yeux ravagés vers moi, je fis lentement disparaître cette masse noire qui était devenue mon bras.
J'étais debout dans le vide, me tenant droit comme si j'avais un sol solide sous mes pieds, pas un vent de troublait la quiétude de mon manteau en agitant ses pans.
Dans la mains droite -celle qui aurait du broyer Darion- je tenait mon Baton, la gauche étant nonchalamment passée dans mon dos.

-  «  Viens, petit être. » Lui dis-je, moqueur. Malgré la distance et le vent, mes propos résonnaient comme si je me tenais a ses cotés.

-  «  Et montre moi ta force. »

Ma mains droite se dirigeât vers lui, l'index tendu, je pliais plusieurs fois ce doigt, signe universel de défi.

C'est alors que Beolan se transformât, une gigantesque explosion de lumière transformât les hommes qui se battaient pour leur vie en machines a tuer invincibles !
Les miens furent décontenancés par la tournure que prirent les événements, mais il se reprirent bien vite ; du coin de mon esprit j'entendis Mel qui dégainait son épée et hurlait a tout le monde de profiter de cette magie pour bouter les envahisseurs en dehors des murs !

Menés par mes hommes, les Beols se lancèrent a l'assaut des barbares et assombris, il n'était plus question de stratégie, de petits groupes, de guérilla... Désormais, les mots d'ordre étaient : massacre, vengeance !

En quelques minutes sanglantes, l'ensemble des envahisseurs fut repoussé derrière les portes, je vis mon dragon disparaître purement et simplement, mais ce n'était pas un prix trop élevé a payer pour cette victoire !

L'explosion ne me touchât pas, j'avais vu ce qu'elle avait fait a tout les morts-vivants, et je n'avais pas envie de prendre un quelconque risque.

J'accordais quelques instants a mon si jeune adversaire pour lui permettre de prendre conscience de sa défaite, puis j'ajoutais, moqueur :

-  « Quel que soient tes projets pour la Tour, on dirait qu'il faudra attendre encore, Darion. »

Je dis son nom, laissant entendre que je savais sur lui des choses qu'il ignorait, j'espérai qu'il se pose des questions, jusqu'ou allait mon savoir sur sa personne ? Sur son Ordre ? Pouvait-il vraiment m'affronter en ignorant cela ?

Je me préparais mentalement a l'affrontement, le ciel était un lieu très a on avantage : en effet, il n'y avait pas d'ombres ici ! Les seuls nuages qui trottaient encore dans le ciel étaient chassés par ma volonté, et bientôt il n'y eu plus dans les nuées, mis a part moi, et le chef du Crépuscule.

Ah non, il y avait encore quelque chose, très loin. Des sortes de... Pégases, qui s'étaient cachés dans les cieux.
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Hitori Yamâme



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MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Dim 15 Sep 2013 - 22:37

Une petite explosion retentit dans la grande pièce où les élèves s'affairaient à créer des enchantements de protection pour les défenseurs. S'étant replié dans un coin de la grande salle, une silhouette était penchée sur son ouvrage, qui venait de lui exploser à la figure. Mais qu'importe, sa concentration est intense. Un homme d'un certain âge s'approche finalement dudit coin : ça fait quand même la cinquième fois que l'explosion se fait entendre. Lorsqu'il attire enfin l'attention du jeune mage, il a un mouvement de recul.

Les doigts en sang, les vêtements déchirés, les cheveux en pétard ... mais surtout cette lueur de froide détermination, et de concentration extrême dans les yeux. Le jeune homme lâcha tout juste un "J'ai presque trouvé" du bout des lèvres avant de se pencher à nouveau sur son ouvrage. Et c'est sous les yeux de ce mage expérimenté que le complexe sort se mit en place.

Une fiole de cristal se forma lentement, enfermant petit à petit des énergies magiques élémentaires. Une étincelle se mit à briller d'une lueur orangée sur le dessus de la fiole, et un sourire s'épanouit sur le visage du garçon. Il se leva d'un bond en poussant un cri de triomphe, et déblatéra une suite de formules à l'attention du mage. C'était un entrelacs complexe certes, mais un entrelacs de sorts simples, voir simplistes. Il ne fallut donc pas longtemps au vétéran pour comprendre que c'était une bombe que tenait le jeune homme. Et vu la situation catastrophique dans laquelle se trouvait la cité ...

Des ordres furent aboyés, les apprentis élémentalistes regroupés suivant leurs domaine de maîtrise et leur affinité. Très vite, un grand nombre de bombinettes furent crées. Lorsque le mage voulut féliciter le jeune homme qui avait à ce point persévéré pour trouver la formule, il n'était déjà plus là, et l'énergie magique latente indiquait qu'un grand nombre de bombinettes avaient été crées : son visage s'assombrit.

Pourvu que le jeune homme ne fasse rien de stupide (inutile de préciser que si, il en fit).


Je galopais dans le rues, à la recherche de mes amis, mais jusqu'à présent c'était inutile. Alors que je prenais appuie sur l'air pour passer par-dessus une murette, je sentis ma magie m'échapper, et je tombai lourdement au sol. J’avais visiblement dépensée trop d'énergie en créant la véritable guirlande de bombinettes qui ornait à présent mon torse, et surtout en le faisant seul. Le ciel était noir, si noir ... un énorme dragon déployait ses ailes au-dessus de la cité, et les barbares commençaient à contrôler toutes les rues principales. J'espérais juste que ma nouvelle trouvaille serait suffisante pour gagner du temps jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée. Mais je désespérai de trouver mes amis, peut-être étaient-ils même déjà morts qui sait ?

Que n'aurais-je donné pour plus de pouvoir ... la force de défendre la ville, voilà ce qu'il me fallait. J'avais l'énergie pour, mais pas la technique. Peut-être que je devrais trouver une autre solution ... une autre voie ... Des chuchotements tentateurs naquirent lentement dans ma tête, et plus ils parlaient, moins je pouvais les ignorer, et plus leurs mots étaient doux et prometteurs. Je commençai à sentir une sombre puissance m'envahir, quand une vague lumineuse traversa la ville. Sur son passage, l'emprise des voix se rompit, et je me rendis compte que j'avais faillis faire une grosse bêtise en succombant à de telles promesses. Dans un frisson, je su aussi que je ne saurais sans doute pas mieux leur résister si elles revenaient ...

Mais le plus frappant des effets de la vague, se fut de me remettre complètement sur pied. seuls mes vêtements n'étaient pas remis à neuf, mais il ne faut pas trop en demander non plus. Les barbares étaient repoussés, le voile noir avait disparu, et l'immense dragon aussi. Il ne restait, vu d'ici, que l'espoir, et la nouvelle force qui parcourait nos membres ... Du moins pendant plusieurs minutes.

Le temps que l'effet de la magie disparaisse, les ennemis étaient repoussés hors des murs, lesquels murs étaient de nouveau debout. Malheureusement, le siège allait sans doute reprendre aussitôt. Et cette fois, aucune nova d'énergie sacrée ne serait là pour nous sauver. Galvanisé par cette nouvelle énergie, je repris mes recherches avec d'autant plus d'énergie.

Je me retrouvai finalement près d'une impasse. Un jeune homme était recroquevillé dans un coin. Un autre était allongé par terre, menacé par une hache. Deux brutes supplémentaires étaient là : une visiblement morte à en juger la flaque rouge qui s'étalait sous elle, l'autre qui se dirigeait vers celui des jeunes hommes qui était prostré. La hache s'abattit.

La première bombinette traversa l'éther. Le souffle de l'explosion arracha la hache des mains de la brute, roussissant les poils de l'agresseur et de l'agressé aussi : malheureusement on ne peut contrôler ce genre de chose avec des artefacts jetables. Les attentions étaient maintenant portées sur moi, et j'entendis la brute qui restait armée demander quand les gamins chiants arrêteraient d'apparaître sous leur nez. Il ne semblait même pas ému du sort de son compagnon mort. Je saisis une bombinette dans chacune de mes mains, les levant bien haut : je devais avoir une drôle de dégaine avec mes vêtements déchirés.


Hitori - Chacune de ces fioles a été crée par magie. Elles explosent, et vous avez déjà pus voir comment. Un nouveau jouet dans l'arsenal magique de Beolan ! Alors déguerpissez avant que je vous fasse sauter un de ces joujoux sur la figure !

J'espérai être assez convaincant. Mes petits explosifs étaient en train d'être créés en chaîne, et ils seraient bientôt distribués : nous aurions peut-être une meilleure chance de résister. En attendant, c'était ces deux brutes que je voulais faire fuir : malgré ce que je disais et mon désir de défendre Béolan, je ne voulais tuer personne de mes mains tant que c'était possible.
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Tayer Ward

Le jeune maître

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Race : Humain/Demi-oracle
Classe : Archimage
Métier : Historien/scribe/recherchiste
Groupe : Mage de la tour de Beolan (royaume pour l'instant)

Âge : 29 ans

Messages : 57

Fiche de Personnage : Le grimoire de Tayer Ward


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 16 Sep 2013 - 4:11

Tayer retenu son souffle. La hache venait de cesser sa course. Un souffle incroyable venait de la propulser sur le côté alors que ce monstre s’apprêtait à lui soutirer son dernier souffle. Surpris, le miraculé tourna la tête vers son sauveur. Le jeune homme aux cheveux blanc ne semblait pas plus âgé que lui et il brandissait deux fioles que Tayer ne connaissait que trop bien. Un sourire victorieux illumina son visage. D’une démarche quelque peu acrobatique, il se remit sur pieds. Il ouvrit la main et, prononçant une formule, envoya un autre rayon meurtrier. En direction du borgne hébété par ce qu’il venait de se passer. Pris de stupeur, il ne parvint qu’à esquiver à moitié le sort. Un flot de sang jaillit de son bras droit. Il hurla et, instinctivement, fit un pas pour asséner un coup de poing au mage blanc de son bras valide. Alerte, Tayer sauta sur le côté et esquiva aisément cette attaque désespérée. Le blondinet se recula pour se mettre à la droite du mage aux bombes. L’homme borgne dégaina un poignard alors que l’autre, hésitant, faisait nerveusement tourner son gourdin entre ces deux grosses mains velues. Profitant de cet élan de désintéressement, le jeune garçon prit la poudre d’escampette. Maintenant, c’était un face à face dans les règles de l’art. D’un côté, les monstres poilus armés jusqu’aux dents et de l’autre deux jeunes hommes à l’apparence innocente maître de leur art. Le borgne, rageur, s’avança aux côtés de son complice.

- « Cessez vos bouffonneries et venez-vous battre comme des hommes duo d’larves! » rugit-il en affirmant sa poigne sur le manche de son poignard.
- « Faites un pas de plus et je m’assurerai que votre douleur devienne silencieuse. »
- « Espèce de trouillard! »

Un silence s’installa entre eux tous. Qu’allait-il se passer? Était-il mieux de prendre la fuite? De combattre? Les idées se bousculaient dans la tête de Tayer. Ils devaient être prudents. La moindre erreur pouvait leur coûter la vie. La mage tourna légèrement le regard vers son confrère.

- « Tu sais comment te servir de ces trucs hein? »
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 16 Sep 2013 - 11:51

Musique d'ambiance

Trahison...

Souffrance...

Mort...

Parmi les souvenirs que l'Ombre possédait, parmi ces millénaires de savoir acquis, ces trois mots résonnaient, tel un écho morbide et imprégné dans le tourbillon du temps... L'espace d'un instant, Darion ne se focalisait plus sur cette bataille de mortels, mais sur sa propre existence. Oh oui, il n'avait que 25 années physiques, mais son savoir s'écoulait à plusieurs millénaires, et l'autre mage, dont il avait d'abord tut le non, oui il le connaissait, au travers de récits, et ne croyait pas vraiment à son existence. Tyrias, le marchemonde. Les récits disaient qu'il vivait dans les montagnes. Oh, l'Ordre s'y trouvait aussi, seulement, Darion espérait que l'autre mage ne pensait pas leur rendre service en les laissant là? Car, si Darion avait volontairement été nonchalant envers son interlocuteur, il savait très bien que l'autre en face le sous-estimait.
Les membres des forces de Tyrias commencèrent à attaquer l'Ordre.

Trahison...



Voila le premier des trois mots. Darion se servit de ses sbires d'ombres pour communiquer avec les corrompus de ces terres. Le mot d'Ordre était simple, ignorez volontairement les forces du mage noir, attaquez sans cesse les béols, tandis qu'un message est transmis aux claneux. Ce message, Darion le transmit dans les ombres aux chefs de clans.

- Misérables... La bataille ne vas pas tourner en votre faveur si vous continuez à vouloir vous entre-tuer. J'avais averti de ne pas s'approcher de mes troupes, mes ombres ne réclament que le sang, et si vous venez vers elles, elles en prendront. Joignez-vous à mon pouvoir, rejoignez la force du soir, et ensemble, humilions ces mages qui vous ont tant persécutés, détruisons ce traître qui est venu s'interposer pour prendre la tour à lui seul. Je permettrais au plus puissant d'entre vous de monter sur le trône de cette maudite cité si elle tombe. Les ombres vous appellent... Ecoutez les.

Plongeant sur la cité une nouvelle fois, le dragon crépusculaire arracha un nouveau toit, et emmena dans son sillage béols et hommes de Tyrias. Oh, les assombris n'allaient pas y faire attention, mais lui... Lui avait envie de jouer un peu. Après tout, Tyrias était surement le plus bel adversaire qu'il ne pouvait avoir.
Retournant dans les cieux, Darion admira un instant son futur adversaire. Au fond de lui, quelque chose bouillait, c'était un sentiment étrange, mêlant envie, impatience et... Plaisir... Alors qu'il allait s'adresser à son ennemi, une main noire l'attrapa brusquement et commençât à serrer l'Ombre. C'était amusant, car Darion, lorsqu'il était sous sa vraie forme, était d'une taille titanesque. Or là, il était cerné comme un oiseau, et l'emprise se refermait sur lui, broyant ses membres. Seulement, on ne pouvait broyer du vide. La fumée qui composait entièrement son corps s'échappa de la main de Tyrias, et se recomposa un peu plus loin.

- Viens, petit être. Et montre moi ta force.

Un rire sinistre s'échappa de sa gorge. Oui, le combat allait être magnifique. Malheureusement, les rats de cette cité avait décidé de vouloir interrompre cette joyeuse fête. La cité changea, chassant ombres et mauvais esprits. Les morts-vivants dans la cité s'écroulèrent. Heureusement, Carl n'était pas encore entré et tous ses monstres restaient debout. Une douleur entra alors dans le coeur de l'Ombre, étrangement, il ressentait la mélancolie qui s'écoulait dans la cité, sûrement la faute aux assombris qui périssaient au contact de cette douloureuse lumière.


Souffrance...




L'Ombre hurla de rage, libérant un nuage noir immense, qui plongea sur la cité, retirant au contact tous les assombris de la ville, et les replaçant en dehors de la cité, au niveau des remparts.

- Quel que soient tes projets pour la Tour, on dirait qu'il faudra attendre encore, Darion.

Tournant son regard vers Tyrias, le tourbillon d'émotions qui s'écoulaient en lui se calma l'espace d'un instant. Toutes ses émotions se canalisèrent en un seul sentiment. Un seul cri, tourné vers la cité, et vers Tyrias. Ce cri était colère. Le rugissement de l'Ombre fut si violent, que l'air en trembla. Au travers de son cri, de la magie s'échappa, imprégnant ses assombris qui se régénérèrent et obtenait une partie de son savoir martial. AU delà, ils obtenaient aussi de nouveaux pouvoirs, tandis que les ombres résonnaient en eux. Pour la première fois, Darion était n phase complète avec ses assombris. Pour la première fois, ils réclamaient tous une même chose: le sang. Ce cri imprégna également le Squelette, boostant ses pouvoirs, et le rendant aussi immatériel que l'Ombre.
Tyrias l'avait appelé par son prénom. Il le connaissait? Merveilleux. Darion ne voulait pas combattre un adversaire ignorant, après tout, il n'avait jamais caché qui il était au travers de ses massacres et de sa corruption. Ceux qui se cachaient sous la montagne et attendaient qu'un Ordre ne se mette en marche pour agir, étaient des lâches. L'Ordre lui, agissait au grand jour, et n'hésitait pas à tout revendiquer.
Laissant un nouveau nuage de fumée s'échapper de sa gueule, Darion observa le mage noir encore un instant, puis déclara, sa voix résonnant dans les cieux.

- Mes projets? Allons... Pourquoi penses-tu que c'est la cité qui m'intéressait? Je t'ai beaucoup attendu, Marchemonde. Et à vrai dire, jouer les ignorants n'était pas la chose la plus amusante à faire...

Les carnages reprirent ensuite de nouveaux. De nombreux nuages noirs se placèrent au dessus de la cité, lâchant de nombreux éclairs sur la ville, mettant le feu et grillant de pauvres guerriers, visiblement, l'Exécuteur s'amusait. Les forces de l'Ordre n'attaquaient plus les claneux, ils les laissaient en paix tant que ceux-ci ne venaient pas les attaquer. Quand aux béols, l'Ordre continuait de les faucher. Reportant son attention vers Tyrias, l'Ombre libéra un peu de son pouvoir, sans vraiment attaquer, seulement afin de mesurer les forces de son ennemi. Ce dernier riposta, et le choc des deux pouvoirs fut si violent, qu'au sol une énorme faille se forma et creusa la terre, ébréchant jusqu'aux remparts reconstruites de la ville, faisant toutefois seulement apparaître une fissure sur ces dernières, rien qui ne puisse être traversé.

- Le coucher de soleil est magnifique n'est-ce pas? Dis moi... Sais-tu pourquoi l'on me nomme "Régent du Crépuscule"?

Laissant les rayons du soleil couchant toucher sa peau, le Dragon crépusculaire ferma les yeux un instant, profitant du moment qu'il préférait dans la journée. Au sol, les combats faisaient rage, mais c'était dans un tout autre monde que l'Ombre et Tyrias se trouvaient. Le Marchemonde était comparé à un dieu vivant dans certains récits, tout comme l'Ombre l'était d'après les rumeurs montantes et ses hommes. Un duel divin? La chose amusait le dragon qui se demandait comment les choses allaient tourner.
Son adversaire ne lui répondait pas. Dommage, Darion aurait aimé qu'il s'adresse à nouveau à lui directement dans son esprit. Chacun des mots du Marchemonde avaient été imprégnés de puissance, et donnait encore plus envie à l'Ombre de le dévorer. Sous sa vraie forme, Darion avait besoin de se nourrir, de tuer pour se rassasier. Mais là... L'âme du mage noir pourrait sûrement le nourrir pour des siècles. La colère était toujours présente en lui cependant, les assombris réclamaient toujours vengeance. Canalisant cette rage das sa gorge, Darion libéra cette haine viscéral au travers d'un rugissement empli de magie qui se dirigea droit vers Tyrias. Le cri rencontra une sphère de protection, mais la fit cependant craquer légèrement, laissant apparaître des fissures sur cette dernière. Lâchant un rire qui résonna au dessus de la cité, le dragon crépusculaire redressa sa gueule pour montrer toute sa noblesse à son adversaire. Plus que jamais, il espérait que son adversaire ne se fourvoie pas sur son expérience, et son pouvoir.

* Détruisons le... Mon amour. *

Drael'Nar se matérialisa alors au dessus de la tête de Darion, et jeta un regard froid au Marchemonde. Ensuite, elle imprégna son pouvoir dans les griffes et les crocs de l'Ombre puis disparu de nouveau. Si ces dernières rentraient en contact avec le Marchemonde ou toute forme de magie lancée contre lui, alors cette magie serait happée, et réduite à néant. Cependant, il fallait pour cela que l'Ombre se jette sur son adversaire et pour l'heure, elle se contentait de jauger son ennemi.
Les pégases qui arrivaient au loin semblèrent attaqués, par des monstres tout droits sortis du Vein. Oh oui, Tyrias l'avait remarqué lui, mais il ne semblait pas avoir vu venir ou ressenti les démons qui étaient venus répandre le sang à Béolan. Pourtant, ils étaient là, ils avaient aussi attaqué l'Ordre, mais certains d'entre eux semblaient vouloir manger du cheval.

Se jetant sur Tyrias soudainement, un violent choc de magie propulsa le dragon de la position de Tyrias jusqu'à la cité, le laissant s'écraser sur cette dernière. Plusieurs bâtiments furent réduits à néant, leurs propriétaires ou les combattants de cet endroit aussi. Posant une de ses pattes sur une battisse proche, le bâtiment s'écroula instantanément. Juste après, le dragon battait des ailes et se replaçait dans les cieux, lançant une multitude de liens sur le mage noire, l'envoyant à son tour voler à quelques centaines de mètres. Il ne l'avait surement pas blesser avec cette manœuvre, mais Darion voulait simplement lui rendre la monnaie de sa pièce. Après tout, lui non plus n'avait pas été endommagé par cette attaque surprise.

Reprenant sa posture noble en attendant le retour de son adversaire, l'Ombre laissa la magie de lumière se focaliser en lui. Il allait l'utiliser au cours de son combat, il le savait d'avance. Un cri rauque s'échappa ensuite en contrebas. Visiblement, la plupart des claneux avaient entendu son appel, et commençaient à reprendre le combat, aux cotés de l'Ordre. Ce n'était surement que provisoire, et ils allaient surement finir par le trahir de nouveau. Mais pour l'instant, ils ne faisaient que se battre avec les assombris qui avaient obtenus la corruption de l'Ombre. Et tous ensemble, il semaient la même chose...

La mort...


[Hrp] Voila, je reste encore un peu, comme Mr Jack est venu me voir pour se fritter un peu. Je te laisse commencer notre affrontement, homme au chapeau. Wink[/Hrp]
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 245

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mar 17 Sep 2013 - 6:46

Voilà qui était...Follement blasant...Irrémédiablement fatiguant...Et...Profondément vexant...Enfin, au moins ses jambes le portaient toujours...Et son esprit, bien qu'un peu embrumé par les récents évènements, n'était nullement endommagé. Qu'est-ce qui c'était passé? Une énorme explosion, un fracas de tout les diables...Et puis...Les ploucs de Béolan qui contre-attaque...
Carl soupira, c'était trop pour lui. Trois assombris l'entouraient, l'air aussi décontenancé et fatigué que leur supérieur. L'un d'eux, un moustachu au regard noir et aux cheveux absents, le fixait avec espoir, attendant de la part du nécromancien quelques mots encourageants...Mais ces derniers tardaient à sortir de la bouche du Squelette. Morgar, allongé à droite du rocher sur lequel était assis son maître, grogna avant de s'étirer et d'observer un péquin a l'allure louche s'approcher, fort heureusement pour ce dernier, il semblait appartenir à l'ordre. Malgré la déchirure de sa combinaison en cuir, ses multiples contusions et son bras ouvert, on remarquait le blason quelque peu ensanglanté de la secte qui ornait sa manche gauche, un allié donc, splendide.

"-Squelette, pardonnez ma brutale arrivée.
-Oh, je vais essayer... Répliqua le concerné d'un air las.
-Je suis venu vous prévenir, nous avons été trahi !
-Tiens, c'est possible ça?
-Le mage corrompu, le Marchemonde, il s'est retourné contre l'Ombre et se bat contre lui en ce moment même !
-Contre Darion?!" Le ton désintéressé qu'employait jusqu'à maintenant le maître des morts avait laissé place a une profonde détresse. Cela ne s'arrangea pas lorsque l'assombri hocha vivement la tête en tentant de garder une position digne devant son supérieur malgré ses diverses blessures.

Carl quitta son siège improvisé et profondément inconfortable, fit deux pas, s'arrêta et croisa les bras en fixant l'énorme muraille de la ville devant lui. Des dizaines de hurlements raisonnaient dans les environs, de rage, de désespoir, de peur ou de douleur, qu'importe, cela faisait siffler ses oreilles. Pourquoi diable les habitants de cette ville résistaient autant, de là où il se situait, il pouvait voir certains clans barbares fuir comme des lâches, abandonnant les membres de l'ordre à leurs sorts.
Le Nécromant avait préféré rester dans les plaines, loin des combats les plus violents, après avoir sélectionné une garde rapprochée parmi les assombris. Cette dernière, composée auparavant d'une quinzaine d'hommes, souffrait désormais d'un sévère manque de moyens, la faute à une bande de mages particulièrement audacieux...Et, depuis peu, particulièrement décédés. Le chef de l'ordre avait passé son temps à ressusciter des cadavres, aidé qu'il était par une vingtaine de ses disciples, dispersés dans la vallée, bien moins expérimentés dans le domaine mais disposant de "la force de la jeunesse" et maintenant... la véritable armée de cadavres qu'ils avaient levés se faisaient ravager par une bande de paysans semblant avoir été revigoré par cette foutue impulsion magique, en plus de cela, un espèce de malade surpuissant tentait de mettre fin à la vie de son collègue. Moralement parlant, Carl venait d'atteindre le stade le plus bas.

"-Que faisons-nous mon seigneur? Pensez-vous que l'Ombre est en danger?"

L'intéressé se tourna vers l'auteur de LA question : le moustachu précédemment mentionné, toujours l'air aussi paumé qu'un enfant de huit ans au milieu d'un bordel... Il semblait réellement s'inquiéter pour Darion, se qui agaçait légèrement Le Squelette.

"-Il va survivre, ce n'est pas un soucis, aucun être en ce monde est assez puissant pour venir à bout de Darion, surtout en combat singulier. Non, le problème n'est pas là.
-Où est-il alors monsieur?
-Dans notre possible défaite, stupide guerrier ! Pourquoi les ploucs de Béolan massacrent les nôtres comme si il s'agissait de vulgaires paysans?!"

Ce fut le blessé, toujours debout, qui apporta la réponse sa question :

"-Les troupes de ce fourbe de mage sont avec eux...Une femme guerrière particulièrement dangereuse tranche assombris et barbares avec une facilité qui fait froid dans le dos. Ca leur donne du courage je suppose.
-Une simple catin ?!
-Elle est douée...
-Bien, situation de...Crise. C'est le bon terme il me semble?
-Oui, mon seigneur.
-Nous avons toujours des hommes sur la porte principale de Beolan?
-Oh que oui...
-Parfait...Le Squelette désigna du doigt l'un des assombris qui était resté muets jusqu'alors avant de continuer. Toi, va voir Walter et dis-lui que nos petites surprises peuvent désormais se montrer sans craintes, le moral de cette bande de niais ne va pas tarder a partir en morceaux..."

Le concerné hocha la tête, puis entama une course effrénée jusqu'aux collines derrière lesquelles se cachaient les "troupes d'élites" de Carl. Ce dernier d'ailleurs, marchait sereinement en direction de ses troupes, bien décidé à regarnir les rangs des morts avec les corps des Beols. Accompagné par sa garde rapprochée, bien sûr.

**********

Un soldat lambda dispose d'un esprit tout aussi lambda. Pas spécialement développé, prompt à céder aux émotions les plus basiques comme : La peur, la joie, la colère, toutes ces stupidités qui abaissent son niveau d'efficacité déjà bien bas. Aussi, lorsque les assombris qui assaillaient la grande porte se retirèrent, les divers chevaliers, lanciers et autres arbalétriers défendant cette dernière se détendirent en s'auto-congratulant pour avoir si bien tenu la porte...Mais...Leur jubilation fut de courte durée. Car au loin, les plus curieux commencèrent à distinguer l'avancée violente d'une armée nauséabonde dans laquelle se trouvaient d'étranges formes, toutes bien plus grandes qu'un, voir même deux hommes adultes...Et leur chemin semblait les mener ici-même, vers l'entrée de la ville. La joie fit place à la peur, les rangs tremblèrent, les leaders hurlèrent leurs ordres, frappant du pommeau de leurs épées les plus lâches, dissuadant ces derniers d'abandonner leurs postes. Qu'est-ce que c'était que ces horreurs? Et pourquoi s'arrêtaient-elles?

"-Plus aucuns assombris ne se trouve dans le passage? Aucuns membres claniques non plus?
-Peut-être quelques cas isolé, mais rien de bien important.
-Fort bien."Effaçant le sourire de satisfaction qu'il arborait jusqu'alors, le nécromant hurla d'un ton autoritaire qu'on ne lui connaissait pas :" Que personne, j'ai bien dis personne, ne s'approche du premier rang !"

Les quelques assombris présents hochèrent la tête de concerts, personne ne voulait s'approcher de telles abominations de toutes façons. Sauf leurs maîtres, bien sûr...Ce dernier détaillait ses créations les bras croisés, réfugié derrière les plus massifs d'entre elles, histoire d'éviter tout carreaux chanceux tout de même. Chacune de ces horreurs étaient capables de réduire en bouillie deux ou trois chevaliers, a mains...Ou plutôt, a pattes nues. Il y avait là des amalgames de taureaux, sauriens, orques, elfes, humains, quelques exemplaires d'ogres, de démons, ayant été modifiés, améliorés...Enlaidis durant leurs morts puis réanimé par Carl et ses disciples au sein de rempart nocturne. Aujourd'hui, il allait tester ses créations. Aujourd'hui, ces abominables horreurs aux torses recousues, aux dents aiguisées, a l'apparence sinistre et/ou grotesques dévoreraient les corps des "ploucs de Beolan".

Les horreurs formaient un rectangle quelque peu désordonné a deux centaines de mètres de leurs objectifs. Au loin les quelques clans barbares encore présents dans la plaine les observaient avec prudences, se qui était plus ou moins justifié. Celles qui formaient le premier rang, précédemment mentionnées par le nécromant, disposaient toutes d'un ventre verdâtre énorme, recousu à de multiples endroits, dans lequel macérait plusieurs produits alchimiques hautement explosifs trouvé sur le marché noir de rempart nocturne. Pour ces bêtes là, nulle arme, nul membre en plus, juste une apparence vaguement humaine et une panse bien remplie, leurs buts étaient simplement d'occasionner quelques dégâts...Voir même beaucoup, aux remparts et surtout à l'entrée de Beolan. La moisson des soldats était réservée aux cent dix-sept créatures formant les autres rangs derrière-elles. Certes, elles étaient inférieures en nombres...Mais la non-vie rend solide, surtout lorsqu'on dispose d'une tête en plus et d'un torse renforcé par des plaques de métal bon marché. Stoppant là ses observations, Carl s'éclaircit la gorge avant de se tourner vers ses sous-fifres vivants se trouvant à une bonne dizaine de mètres des créatures, six assombris aux cimeterres couverts de sangs et quatre nécromanciens, ils allaient entrer dans la ville en même temps que lui. En même temps que tout les autres assombris condamnés en dehors de Beolan d'ailleurs.

"-Bien, messieurs, nous allons laisser nos amis putréfiés passer en premier, nos hommes dans la ville sont acculés par les forces de Beolan et du traître, la pendaison, l'éventrement ou je ne sais quelle autre joyeuseté les attends si nous n'intervenons pas. Prévenez le reste de l'armée, nous partons dès les premières explosions."

Les assombris hochèrent la tête et deux d'entre eux s'éclipsèrent pour intimer l'ordre aux barbares prudents (et même aux non-prudents) d'attendre que les grosses créatures soient passés avant de "foncer dans le tas" avec toute la sauvagerie de leurs tribus.
Puis Carl claqua des doigts et les horreurs du premiers rangs se mirent à courir, faisant trembler le sol sous leurs pieds, bientôt suivies par le reste de "l'armée". D'un œil attentif, il observa ses belles créations meugler, éclater a cause d'un tirs d'arbalètes particulièrement chanceux et esquiver les boules de feus lancés par les mages. Ça en imposait plus qu'une armée de squelette tout de même...Ah, les bestioles arrivaient à mi-chemin, il était temps d'y aller.
Calmement, le nécromant et ses disciples marchèrent dans la plaine, s'arrêtant par deux fois le temps que Carl retire en jurant les cailloux étant fourbement entrés dans sa botte avant de finalement rejoindre le gros de la troupe d'assombris. Ils attendaient derrière un piton rocheux que leur maître veuille bien se montrer, certains impatient manquèrent d'hurler de joie lorsque finalement l'être qui était leur chef se présenta devant-eux pour tirer sa lame de son fourreau en déclarant d'un ton enjoué :

"-Ahem. C'est reparti."

Ils hurlèrent en concert, brandissant leurs divers instruments de morts au-dessus de leurs têtes avant de se jeter dans la plaine tel des chiens enragés sous les yeux surpris du Squelette. Ses talents d'orateurs n'étaient pourtant pas prêt d'égaler Darion, mais... Les assombris semblaient avoir repris assez de courage pour attaquer à coups de dents les remparts, même lui se sentait mieux, avait-il des talents de leader caché? Fier de sa performance, le leader de l'ordre observa ses sous-fifres traverser la plaine, les barbares derrière-eux, en s'appuyant sur un rocher...Enfin, en essayant de s'appuyer sur un rocher...Par un quelconque sort en effet, sa main se transforma en fumée au contact de la pierre, se qui arracha un couinement fort justifié et fort peu crédible au nécromant d'ailleurs, ses disciples, toujours présents, en furent d'ailleurs assez surpris.

"-Monsieur, ne paniquez pas, c'est surement l'ombre qui vous apporte un soutien...D'ailleurs je pense que c'est aussi lui la cause du regain de vigueur de vos hommes."

Le concerné hocha la tête en observant sa main se reformée. Encore une chose que Darion allait devoir lui expliquer une fois cette bataille terminée. Enfin...Au moins, personne n'allait le toucher durant la bataille.

"-Bien, si ce n'est que ça...Il est grand temps de rejoindre nos troupes."

Ceci étant dit, le chef de l'ordre se mit à courir en direction de la cité, suivi de près par ses disciples qui avaient bien du mal a tenir le rythme. Au loin, la porte de Beolan volait en éclat, les soldats hurlaient, fuyaient devant les créations mortes-vivantes du nécromant, un bon massacre en perspective...Enfin, si personne ne décidait de trahir encore une fois l'ordre.

Hrp => S'scusez d'avance pour les fautes mais j'ai un peu la flemme de me relire a cette heure-ci, je modifierais peut-être un peu plus tard x')

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !


Dernière édition par Carl Sorince le Lun 23 Sep 2013 - 13:51, édité 2 fois
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