''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La bataille de Beolan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

Tayer Ward

Le jeune maître

________________

avatar
________________


Race : Humain/Demi-oracle
Classe : Archimage
Métier : Historien/scribe/recherchiste
Groupe : Mage de la tour de Beolan (royaume pour l'instant)

Âge : 29 ans

Messages : 57

Fiche de Personnage : Le grimoire de Tayer Ward


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 23 Sep 2013 - 22:42

La course, les zombies, un dragon et puis quoi encore? Pensa-Tayer en s’immobilisant devant la purée de cadavres qui s’étalait devant lui en retenant un haut le cœur. Il avait vu pire… Bien pire mais rester insensible devant un tel amont de morts était tout simplement inhumain. Il dû faire des efforts plus que considérable pour ne pas déglutir. Puis, voyant Hitori sauter dans les bras de son compagnon Tayer sourit. Oui, lui aussi connaissait bien ce sentiment… le connaissait. De peur de sombrer dans les abîmes de son esprit, le blondinet secoua la tête pour se ramener à la réalité.

- « Écoute, je… » Il n’eut pas le temps de finir qu’il aperçut la main de l’autre homme se poser sur l’épaule du mage.

Tayer cessa de parler. Il écouta. Il ne comprenait qu’à moitié la peine et la détresse de cet homme dont il ne savait rien. Cependant, encore une fois, cette scène semble lui rappeler ce qu’il ne devait pas oublié. Y existe-t-il pire malédiction que de ce souvenir? Toujours, peut-importe où il allait et ce qu’il faisait, il trouvait le moyen de ce souvenir. Cette fois-ci, c’est la voix de Hitori qui le sortit de sa transe.

- « Tayer, je ne sais pas vraiment qui ou quoi tu poursuis. Mais je ne compte pas rester dans ces rues sans moyen sûr de me défendre. Et si ce dragon noir nous tombe dessus, nous ne pourrons pas nous défendre, à moins d'être dans la tour. Pour ma part, je vais me replier auprès de nos enseignants avec Théo. De là, nous pourrons peut-être agir. »

Tayer réfléchis. Ce couard a bien choisi son heure. Il savait que se promener dans les rues pas ces temps si était dangereux mais ne le devait-il pas? Si ce fêlon parvenait à rejoindre le codex et le cristal les évènements seraient dramatiques. Oui, Tayer serait obligé de tout recommencer encore une fois.
Perturbé et lassé par son impuissance, il crispa les poings et, la mine basse, il marmonna.

- « Oui… Tu as raison. C’est dangereux et l’on devrait entrer à la tour. Commençons par régler les problèmes auxquels nous faisons face et je m’occuperais de ce poltron plus tard… Oui, je saurai le retrouver... » Il fit une pause puis redrassa la tête avec un grand sourire. « Aussi sûr que je m’appelle Tayer Ward! »

Ainsi, les trois jeunes hommes se mirent en route vers la tour des mages pour assister aux mieux de leurs capacités les défenseurs de la cité de Beolan. Le blondinet profita de la marche car il savait que le plus dur était toujours à venir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Fenrir Hurlevent

Le Grand Méchant Loup

________________

avatar
________________


Race : Démon
Classe : En cours d'Atribution
Métier : Aucun
Croyances : En Cours d'Atribution
Groupe : Solitaire

Âge : L'Âge de la Redemption

Messages : 9

Fiche de Personnage : Le Grand méchant Loup


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mer 9 Oct 2013 - 3:30

La Guerre faisait Rage en Terre du Milieu

C'est au Crépuscule que tout les êtres les plus néfaste de ce monde sortent, amenant un climat de terreur au dessus de la terre de du milieu, des cités furent ravagés, des nations, avalées et personne n'aura la force d'un jour s'opposer à l'Ordre du Crépuscule qui, dans sa fureur aveugle efface peu à peu toute bonté en cette univers, ne laissant planer sur cette Terre que l'Ombre et la Mort..

Bien des Lunes c'était passé depuis mon Assombrissement , l'Ombre venant alors pénétré l'essence même de mon âme faisant ressortir alors ma véritable nature, faisant alors de moi un membre de l'Ordre à part entière.

Ayant trouvé réconfort sur le haut d'un roc, j'observait d'un oeil aiguisé la cité des mages qui au fil des cycles ne cessait d'être recouvert par les Ténèbres. Le stratège et chasseur en moi admirait au plus haut point l'Ombre, non pas pour sa puissance infinie mais pour  la stratégie employé qui était d'un simpliste mortel : écraser l'ennemi sous la force brute, et retourner leurs propres effectifs contre eux, les Béols n'avait pas l'ombre d'une chance de s'en sortir à tel point qu'il leurs faudrait plus d'une génération pour réparer non la cité mais leurs coeurs, alors que le vent venait m'apporter l'odeur du sang et des chair calcinées, je contemplait avec respect le reste des Légions squelettique du crépuscule guider par le son des tambours de guerre se diriger vers ce qui restait de la porte principale de la cité désormais contrôlé par les envahisseurs, les troupes y affluait de tel façon que même 100 lances ne pourrait pas contrôlé cette marée de mort vivant s'abattant sur Béolan tel un fléau insatiable et sans merci cessant qu'à la destruction totale de la lumière. L'Étendard de l'Ordre était visible au sommet de la plupart des tours de la ville signalant alors la progression des troupes, le point névralgique du combat semblait être la place forte au nord de la ville non loin de la porte, de multiples créature humanoïde chargeai toujours aussi violemment venant alors se briser contre les défense ennemie dans un premier temps.
La Bataille était rythmé par le fracas de l'acier et des tambours de guerre, tout aussi violent que la mort venant s'abattre sur ce monde.

Je décidais pour lors de me joindre au combat, venant m'approcher d'un pas lent et décidé les rempart de la cité, croisant bon nombre de cadavres empalé ou démembré, alors que d'autre commençais à revenir à la vie se battant alors sous le blason de l'Ordre. Alors que j'avançais, la nature venant fané sous mes pas laissant alors que nature morte et cendres s'envolant au vent.

L'heure de la Chasse était désormais arrivé. J'entrais dans la cité précédant alors la Légion du Squelette, exterminant et écrasant la moindre résistance par le nombre avec une brutalité et violence non négligeable, les corps était broyés, démembré, dévoré et de  leurs viscères le parvis de la cité venait à être taché du sang et des viscères des impurs.
Étant bercé par les cris des soldats et mages à l'agonie je me hâta de monter sur la muraille obtenant alors un point de vue non négligeable de la bataille, des créature verdâtres tout droit sortis des entrailles de ce monde venaient à s'échapper du sol alors que l'Ombre qui planait sur la ville ne faisait que s'étendre, venant renforcer d'autant plus les forces du Crépuscule aussi bien en charisme qu'en puissance. Les troupes, simultanément s'élançaient contre ses adversaires venant piétiner toute force n'ayant pas prêté allégeance au seul et unique Dieu ; L'Ombre, sa puissance infernal n'a d'égale que c'elle des créateurs, capable de faire trembler des nations entières par la simple énonciations de son nom. Les Béols tremblaient au fur et à mesure de l'avancer de nos soldats, remportant uniquement des batailles dans des coins isolé de la ville alors que l'Ordre ne cessait d'avancer ayant pour but ultime ; La Tour.

Alors les troupes ennemis commençais à fuir la muraille principale, voyant que leurs seul et unique  espoir de survie n'était t'autre que d'abandonner leurs postes et donc la Cité, les fuyards n'allaient jamais très loin : la majorité tombaient nez à nez avec le Légion Sanglante du Squelette ou ses Abominations tendis que l'autre se était tout simplement cloué au sol par bon nombre de flèches en soit une très infime partie arrivait à fuir la ville. Je m'élançais alors sur les dernières sentinelles de la muraille venant provoquer la chute de certains dans les abysses, tendis que d'autres avaient les os broyés sous les crocs acéré de la bête. La Gueule ensanglanté, finissant de faire craquer un os sous mes dents j'aperçus un assombris portant une armure ébène affublé d'un cape rouge me regarder.

-Frère nous avons désormais l'entière contrôle de la porte principal et de ses alentours rejoignez la place principal c'est là que les combats ont lieu, Je reste ici pour protéger la zone.

Je ne répondis rien et baissa la tête en guise d'approbation, alors que l'assombris mettait distinctement son bras à hauteur de poitrine en guise de salut, c'est alors que la Bête se dirigea vers ses Frère d'armes, espérant de tout coeur que la Lumière Blanche ne refasse pas son apparition…

HRP > Onch Les gens " Regarde l'heure 3h29 du matin... " Bon Dodo et correction à une heure normal :3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Tayer Ward

Le jeune maître

________________

avatar
________________


Race : Humain/Demi-oracle
Classe : Archimage
Métier : Historien/scribe/recherchiste
Groupe : Mage de la tour de Beolan (royaume pour l'instant)

Âge : 29 ans

Messages : 57

Fiche de Personnage : Le grimoire de Tayer Ward


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Ven 11 Oct 2013 - 1:08

Tayer, après avoir raccompagné Hitori à la tour, c'était arrêté net sur le parvis surélevé menant à l'imposante porte de fer. Son regard survolait la ville. Il regarda certains des soldats ombreux. Qui étaient-ils? Le blondinet se retourna vers Hitori et lui dit de gagner l'intérieur immédiatement. Il ajouta qu'il le rejoindrait plus tard. Puis, il disparu dans un flash éblouissant. Il réapparu sur le dessus d'un bâtiment et, voyant les cadavres ornés les rues de la cité mère, il trembla. Beolan... Belle, grandiose, sublime Beolan. Que t'arrivait-il? Constatant l'avancée plus que dangereuse de ces étranges individus le jeune archimage se décida d'agir. La magie de l'Ancien continuait de couler dans ses veines. Il pouvait sentir le champ magique bien encrer au centre de son torse. Ce flux énergétique semblait c'être condensé au cœur de la tour des mages. Une idée qui ne réjouissait pas Tayer. La tour avait beau être solide mais que pensaient les mages? Que faisaient-ils des habitants de Beolan? Un rictus hargneux se figea dans le visage de Tayer. Maître, je ne laisserai jamais ce joyaux tombé! Je n'abandonnerai pas ces pauvres gens. Tayer avait son idée en tête. Il devait à tous prit créer une voie sûr pour les habitants de la ville qui n'allaient pas être en mesure d'atteindre la tour. Pour cela, il allait devoir rompre les lignes arrières de cette armée de cadavre. Il allait devoir se tracer un passage vers la porte principale.

Il se téléporta à nouveau pour observer la situation plus en détails. Les troupes ennemis continuaient leur avancé fulgurante. Une vrai razzia. Le gros des morts-vivants avançaient en peloton exterminant ou faisant fuir les soldats de la cité qui trouvaient la mort au coin de rue suivant. Il était impossible de s'attaquer à une déferlante aussi massive et sauvage mais les quelques morts-vivants et soldats laissés derrière n'allait probablement pas poser de problème. Tayer, caché, écouta attentivement ce qu'il se disait sur le coin du mur.

- « Frère nous avons désormais l'entière contrôle de la porte principal et de ses alentours rejoignez la place principal c'est là que les combats ont lieu. Je reste ici pour protéger la zone. »

Tayer vu un grand loup passé devant lui. Il regardait l'animal s'éloigner un peu l'air hébété... Un... Il parlait à...  Un loup? Revenant à la réalité, il dépêcha sa petite messagère élémentaire d'aller à la tour et de mener un parchemin des quatre chemin dans tous les domiciles n'étant pas en périphérie de la tour. Le petit être lumineux disparu. Tayer soupira puis redressa la col de son habit.

- « Regardez moi maître... Je vais... » Tayer disparu et tomba sur l'individu qui venait de prendre en charge la protection de cette zone avec un orbe étincelant dans la main. Sous les regards surpris de certains soldats sombre et celui livide des morts-vivants présents, le corps de l'homme se chargea d'une énergie éblouissante avant d'exploser. Tayer se tenait là où, quelques secondes plus tôt, se tenait l'homme sombre. « ... Les faire voler en éclats! »

Le premier homme bondit vers l'archimage son arme bien en main. Tayer l'évita aisément tout en le transperçant en faisant surgir une lame étincelante du bout de ses doigts. La lame lumineuse se volatilisa puis les assauts continuèrent. Le blondinet, chanceux, parvint à s'en sortir sans trop de complication. Autour de lui, les ombres étaient immobiles. Les morts-vivants étaient devenus poussière et ces hommes corrompus avaient rejoint les morts qu'ils aimaient tant côtoyer. Haletant, Tayer s'étira en gémissant de douleur. Il avait prit un mauvais coup de pommeau et avait passé près de se prendre un revers de glaive également. Heureusement pour lui, il y eut plus de peur que de mal. Regardant par la porte, tout en faisant attention pour ne pas attirer l'attention d'autres soldats, il commença à murmurer des mots en fixant l'horizon. Cependant, un hurlement de loup l'arrêta. Lentement, il tourna la tête pour regarder la rue où avait disparue la créature. Avait-elle sentit sa présence où ne faisait-elle qu'hurler pour signifier le début d'un nouveau festin morbide?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Hitori Yamâme



________________

avatar
________________


Race : humain
Classe : élémentaliste
Métier : étudiant à Beolan
Croyances : aucune
Groupe : sorciers de Beolan

Âge : 21 ans

Messages : 52

Fiche de Personnage : BOOM


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Ven 11 Oct 2013 - 18:21

La première chose que je remarquai en entrant dans la tour, une fois que Tayer nous ai faussé compagnie (il savait se défendre, mais je ne pouvais pas être complètement rassuré sur son sort), c'est que plusieurs mages, plus ou moins expérimentés, avaient réussis à rassembler quelques béols isolés, comme moi je ramenai mon ami. Tous étaient en état de choc, et presque entassés dans une large pièce que je connaissais pas, et dont j'aurais juré qu'elle n'existait pas quand j'avais quittée la tour.

Près d'une fenêtre, un mage téléportait des provisions de bombes élémentaires vers les lignes de défenseurs. On m'expliqua comment on avait stabilisée mon invention, pour n'obtenir que des bombes à feu ou à cristal, et comment chacune de ces bombes était plus puissante, et colorée selon l'élément rattaché. Un travail rapide et efficace, mais pour l'instant insuffisant. En effet, on avait peine à croire que Béolan, la cité du savoir, lieu de villégiature des plus grands mages du monde, soient si rapidement prise en défaut et envahie.

Cinq illusionnistes, au milieu de la salle, se tenaient à chaque extrémité de la branche d'un immense pentacle chargé d'énergie. Grâce à eux, quiconque tenterait de s'approcher de la tour tournerait en rond, dans un labyrinthe psychique dont eux seuls détenaient la clé. Cela restait une illusion, et ils avaient un grand nombre d'esprits à tromper cependant : ils ne pourraient pas maintenir le sort indéfiniment.

Pour ma part, je me précipitai vers les autres mages, qui semblaient en grande concertation.

Hitori - Pourquoi nous n'avons pas déjà répliqué ? Les béols se font massacrer là-dehors !

Mage - Ces êtres veulent la tour. Nous ne pouvons risquer qu'elle tombe entre leurs mains. Et nous ne pouvons pas lancer de contre attaque efficace tant que les défenseurs sont sur la voie.

Hitori - Alors réjouissez-vous, bientôt il n'en restera plus.

Je venais de répliquer d'un ton acerbe, avant de tourner le dos à ces mages lâches. Certes, il n'y avait guère que la tour pour intéresser des pillards. Et au vu des monstres qui avaient parcouru les cieux, inutile de préciser qu'ils devaient à tout prix être arrêtés avant d'y accéder. La tour en elle-même était protégée et enchantée de multiples et plus efficaces les unes que les autres manières. Mais un mage n'a jamais vaincu d'adversaire en restant sur la défensive.

Au contraire, je restais persuadé que notre seule chance était d'infliger une perte suffisante à l'assaillant pour le forcer à reculer. Or, je n'y arriverai pas. Pas seul, pendant que les autres mages fortifiaient leurs défenses sans penser à répliquer. Pas avec mon pouvoir actuel, qui ne me répondait même pas toujours comme je l'escomptai. La situation était gravissime, et je ne voyais personne agir. Traversant les couloirs de la tour d'un pas rageur, je rentrai en collision avec quelqu'un au hasard d'un tournant.

Silver - Oh, désolé. Mais tu ne devrais pas aller par là, les choses sérieuses se passe en bas.

Je répondis sans même relever la tête, la colère sourdant dans ma gorge.

Hitori - Les choses sérieuses ? Ils ne font que jouer à la forteresse imprenable, sans prendre la peine de repousser les attaquants. Je ne vois pas comment ils pourront faire quoique ce soit.

Silvya - Et c'est en fuyant que tu comptes régler le problème ?

La voix était à la fois, ferme, sévère et douce. On aurait presque cru à une mère en train de démontrer l'évidence à un enfant perdu. Cette fois je relevai la tête, pour plonger mes yeux dans ceux de mon interlocutrice.

Hitori - Je ne fuis pas, je vais chercher des réponses.

Puis je dépassai les deux mages, me dirigeant à l'instinct dans le dédale des couloirs. J'avais besoin d'un artefact prophétique : grâce à lui, nous pourrions prévoir et pallier aux mouvements de nos ennemis. J'étais donc le seul à penser ici ?

Cette fois c'est contre un mur que je m'éclatai la figure. Pourtant, juste avant de cligner des yeux, j'aurais juré avoir encore cinq bons mètres de couloir devant moi. Je tournai alors sur moi-même, réalisant avec horreur que j'étais enfermé dans une pièce sans issue, au beau milieu d'un couloir de la tour ! Pourquoi maintenant ? Pourquoi au milieu d'un couloir vide, alors que Beolan était à feu et à sang ? Je tombai à genoux sur le sol, au bord de la crise de nerf.

C'est alors que j'avisai ce qui, dans la précipitation, m'avait échappé (bien qu'au plein milieu de la pièce). Devant moi, sur un petit piédestal en cristal, sous un clache de verre qui contenait un écrin de vair bleu nuit, il y avait un anneau. La pierre en était rouge, et se dégradait vers le violet puis le bleu au fur et à mesure qu'une veine du minerai utilisé parcourait l'anneau doré. Trois petits glyphes que je ne connaissais pas parcouraient l'intérieur du bijou, luisant d'un jaune-orangé ... magique. Au moment où j'approchai ma main de la vitrine, un rugissement et des cris retentirent, comme provenant de l'anneau. Pourtant je les avais déjà entendus, une heure plus tôt, en parcourant Beolan : c'était exactement le même son ! Était-il possible que la tour aie vraiment sa volonté propre pour me placer devant un artefact de ce type ? Quoiqu'il en soit, c'était peut-être ma seule chance à la fois de sortir de cette pièce, et, qui sait, de sauver la cité ?

Malgré l'urgence de la situation, je ne pus m'empêcher de décomposer mes mouvements en retirant la cloche de verre, puis en prenant l'anneau dans son écrin. L'estomac tordu par une appréhension jusqu'alors inconnue, je fis jouer le bijou entre mes doigts, pendant que des sons du passé parvenaient à mes oreilles comme les échos de catastrophes antiques : j'entendis aussi des choses qui venaient du futur (ne me demandaient pas comment je le savais, mais j'en étais sûr), mais elles parvenaient de façon distordues, comme si le temps lui-même se refusait à divulguer ses secrets. Puis j'enfilai l'anneau Aussitôt mon corps s'embrasa, et de la pointe des orteils jusqu'à la pointe des cheveux, je ressentit les douleurs et les joies de toute une vie -ma vie- en un instant. Sous le choc, je ne pus que perdre connaissance.

~~*~~*~~

Je ne comprends pas. Il y a un instant encore, j'étais devant mes troisième année de théorie des harmoniques, et là je suis seul dans une petite pièce sans issue. Je jette un œil à l'Anneau de Mervayn, comme si il pouvait me répondre. Je m'arrête un instant, reconnaissant la pièce. C'est là que je l'ai trouvé, cet anneau. il y a plus de vingt ans ! Ça voudrait dire que ... qu'il n'y a pas un seul instant à perdre, idiot ! Si les voies temporelles n'avaient pas été altérées, nous étions en plein milieu du siège de Béolan. D'un claquement de doigt je fis apparaître une géode et une langue de feu, avant de les forcer à fusionner : un gobelin prit forme sur le sol, avec tout son arsenal pyrotechnique en bandoulière. Il ne lui fallut qu'un instant pour poser un engin explosif et faire sauter un mur. Un autre claquement de doigt, et il disparaissait dans un nuage de poussière. Je me précipitai vers les toits inquiet.

C'était très dangereux ce qui se passait. J'avais visiblement été entraîné et fixé dans mon propre passé par l'anneau de Mervayn. Je devais absolument éviter de croiser qui que ce soit, de peur d'altérer mon propre passé et de créer des paradoxes temporels. Et éviter d'être reconnu par ceux que je ne pouvait pas croiser : raison pour laquelle je me dirigeai vers le toit. De là, j'espérais pouvoir infléchir le cours de la bataille. Pinçant les lèvres, je débouchais à l'air libre, pour voir une seconde fois les affres de la destruction s'abattre sur Beolan. Je serrai les poings : je ne laisserai pas cela arriver.

En vingt ans, j'avais appris à maîtriser mes pouvoirs. J'avais appris à les contrôler. J'avais développer a propre façon de faire de la magie, basée sur les harmoniques des sorts. J'avais cultivé mon talent, l'affinant et le renforçant, jusqu'à devenir un des professeurs de la tour. Même si elle n'avait pas encore reconnue ma valeur, cette tour était mon foyer et je l'aimais profondément. Si il existait un moyen d'agir sans que le temps lui-même s'effondre, alors j'agirai. Et pour commencer, j'allais faire reculer ces maudits envahisseurs. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

Une intense tour de flamme s'éleva du bout de mes doigts, et des bourrasques puissantes balayèrent la cité. Les deux flux élémentaires se rejoignirent, formant un grand et adulte phœnix ardent, qui poussa un cri strident et chantant à la fois tout en déployant ses ailes, et de se ruer sur les assaillants en crachant d'immenses gerbes de flammes. Sans attendre les résultats, je continuai mon travail. Du sommet de la tour se forma une véritable cascade, qui vint se mélanger à la terre des jardins. Dans un maelstrom magique, la boue se leva pour donner naissance à une hydre à 7 têtes, dont le corps massif était solidement posé sur un deux paires de pattes imposantes. Pour contrebalancer le poids de ses sept immenses cous, la bête avait un queue écailleuse gigantesque, dont elle se servit séance tenante pour faucher les premiers rangs d'attaquants. Mais je restais sur mes gardes : les choses étaient loin d'être résolues, après tout je m'opposai à des adversaires qui aurait une réputation de quasi-invincibilité dans encore vingt ans : pourvu qu'ils n'aient pas encore atteint le niveau de puissance de mon époque ...

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le Narrateur

PNJ

________________

avatar
________________


Race : Qui sait ?
Messages : 37

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Sam 12 Oct 2013 - 17:57

Depuis un moment, une personne regardait les événements de loin. Il n'était qu'un simple homme aux cheveux et à la barbe noir. Il n'avait aucune réelle particularité qui l'aurait différencier de quiconque. Néanmoins, ce "simple habitant" était un des mages les plus puissants de la Tour et aussi l'un de ceux au passé le plus trouble. Beaucoup étaient ceux qui s'écartaient sur son chemin par une crainte irraisonnée. En effet, ce que vous auriez pu prendre pour un beol lambda était en vérité le plus puissant des mages de la section de magie noire. En voyant les étranges invocations et déversements de pouvoir qui avaient lui, à travers la fenêtre, il soupira :

« Je ne préfère même pas imaginé qu'ils avaient tout imaginé avant que ces événements se produisent. »

Il continua malgré tout à marcher. Il tapa alors dans un mur qui réagit en l'aspirant en lui sans laisser une seule trace de son existence. Il ressortit un peu plus loin, face à deux maîtres mages qui, par réflexe pointèrent leur magie sur lui. Il eut un nouveau soupir. Ces deux personnes venaient de reconnaître l'étrange couronne qu'il portait justement : le Diadème des Maux. Au moins, pensa-t-il, ça lui épargnait de nombreux paroles et discussions. Il répondit donc plutôt, le plus simplement du monde :

« En effet, il s'agit bien de ce que vous pensez : c'est le Diadème des Maux, l’artefact qui rendit tellement puissant Alzch'Nor que pour pouvoir retirer cet horrible objet du monde commun, nous dûmes attendre un siècle qu'il meurt de vieillesse. »

Ces paroles n'eurent comme conséquence de d'accentuer la tension des deux mages qui lui faisaient face. Il y encore, de nouveau, un profond soupir. Les explications qu'il allait devoir leur fournir pour qu'ils comprennent l'ennuyait déjà. Il choisis donc la manière courte :

« Cela tombe bien que vous soyez motivés car vous allez justement être utiles. Mantis Darly est au courant. Taisez-vous, prenez-ça et suivez moi. »

Les objets qui tombèrent entre leur main les surprirent bien plus que ce à quoi ils s'attendaient. Silvya tenait entre ses mains le Sceptre des Flammes Infernales, un objet de légende qu'on disait être à l'initiative de la spécialisation des pyrokinésiste. Avant, en effet, ceux qui ne maîtrisaient que les flammes n'était considérés tout au plus que comme des ensorceleurs en plus faible. L'apparition de ce sceptre fut ce qui changea la donne, ouvrant de larges perspectives à travers sa maîtrise unique tel que le feu liquide, arme au combien dangereuse. La légende voulait que les flammes sortant de ce bâton soient animées et se mouvent par leurs propres moyens et leur propre volonté. Quand à ce qui tomba entre les mains de Silver, ce fut une étrange grenouille en or si bien ciselée qu'elle en semblait vivante, mais néanmoins beaucoup moins connue que le présent offert à Silvya. Avant qu'ils ne puissent tous deux prononcer le moindre mot, le haut mage noir les pressa :

« Pas de questions. Je vous rappelle que la ville est attaquée. »



* * *



Loin, très loin de tout ce remue ménage, hors de l'enceinte même de la cité, des monstres jouaient au meurtre. Trois démons en un corps semaient la mort sur leur passage. De leurs crocs, de leurs griffes et de leurs autres membres, le sang coulait partout. L'un, de ses dents serpentines et de ses appendices de cercles acérés répandait venin et regret. Il semblait danser une valse floue et mal-habile. Le second, d'une tête formée, regardaient avec mépris ces êtres rassemblés sous son visage pourrissant. Il grimaçait sans cesse, déçut par les stupides barbares auxquels il avait à faire. Le dernier n'était que joie, que bonheur, alors qu'il abattait son immense marteau sur des guerriers imprudents. Il était peut-être lent mais sa puissance comblait parfaitement ses autres tares. Alors que le troisième écrasait un énième soldat avec autant de passion que les fois précédentes, le premier leva le regard et s’interrogea un moment :

« Qui sssont ssces sssombres sssorssciers sssucculents à sssouhait ? »

Le second, le délétère, s'y intéressa immédiatement. Il n'aimait pas se fatiguer à combattre des choses trop faibles. Son mental était déjà épuisé par tout cela, il s'ennuyait. Levant les yeux vers la directions, il répondit simplement :

« Ces pppauvres pppourritures pppenseraient-ils pppouvoir copppier la pppuissance du Vein ? Pppauvre orgueil. »

Un tête vola alors que le troisième s’exclamait :

« J'adorrre les sorrciers. L'orrrgueil est crrraquant sous le crrroc. Oh ! Ils courrent près de la Tourrr ! Superrbe. J'adorrre crrroquer les mages aussi. »

Les mages, en effet. Aucun des deux premiers n'y avaient vraiment réfléchi avant mais on leur avait effectivement dit que la cité qu'ils attaquaient devait être truffée de mages et, donc, d'en-cas intéressant. C'est donc tout naturellement que la tête cadavérique répondit :

« Pppour moi, les pppetits mages et ppprètre dépppassent tous les autres ppplats.
- Et ssces sssi sssavoureux sssont sssi proches les uns des autres. Sssuivons-les ! » suivit aussitôt le premier.

Laissant alors la brute qui leur servant de bras et de troisième tête réduire en bouillie quelques stupides créatures, les démons se mirent donc en marche, promenant la destruction avec eux, comme en laisse. La deuxième tête s'excitait déjà en voyant les Tour se rapprocher ainsi que la perspectives de meurtres passionnants, vomissant d'autant plus de maladies et de terreur. Le mouvement se fit ensuite simplement. Levant ce qui avait dû un jour être des ailes, un second démons les suivit. Un troisième, rangeant ses yeux supplémentaires décida de les suivre dans leur voyage. Bientôt ce fut tout une rangée de démons qui avançaient progressivement vers la Tour dans un relatif ordre, en tranchant les lignes des clans totalement désemparés face à de telles monstruosités.



* * *



Durant le chemin qui les mena jusqu'à l'endroit où le combat faisait rage, le haut mage noir expliqua aux deux autres les raisons de tout cela. Le lieu où ils arrivèrent était une petite place où trônait un petit lieu de culte, bien évidemment minuscule comme tous les autels divins se trouvant à Beolan. Il fut un temps où l'ancien roi Kaull voulait construire une immense cathédrale au milieu de la cité d'ailleurs, enfin maintenant, ce projet ne verrait sûrement jamais le jour. Quoiqu'il en soit, les trois maîtres mages armés de leurs artefacts faisaient désormais face à ce point, soit-disant stratégique, qui ne semblaient être qu'une miteuse petite place de périphérie. S'y trouvaient déjà une petite foule d'ennemis divers et variés composée à la fois de monstres, de cadavres et d'assombris. Devant cette organisation, le mage noir ne put retenir un sempiternel soupir :

« J'espère qu'ils ne pensent pas avoir pris un lieu important, je déteste devoir briser les illusions de certains. Enfin, je suppose que c'est pour ça que la guerre existe... Je vais m'occuper de ce petit dragon, ça sera le plus simple. Débrouillez-vous avec le reste. »

Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, le mage noir n'avait pas fait ce choix sans raison. Il avait en effet, facilement repéré le lien magique qui existait entre le pseudo-dragon et ses serviteurs, un lien magnifiquement profond qui devait être très utile en tant normal à cet occultiste mais était totalement à sa défaveur dans le cas présent. En effet, à la fois sa forme, mais aussi ses serviteurs nécessitait un lien par rapport à lui en cas d'attaque et la présence des deux, divisait par deux la source de pouvoir qu'il pouvait fournir pour les protéger. Utilisant sa couronne de sorcellerie, le haut mage noir lança alors une étrange brume noire. Les assombris commencèrent à se sentir défaillir. Un désespoir lancinant les aspirait lentement. Ils se sentaient faner, semblables à des fleurs trop vieilles. Cette malédiction se prolongeait le long de la structure métaphysique d'ombre, contaminant alors tous les assombris des environs, remontant discrètement vers l'origine de tout cela. Darion était devant un choix, retirer ses assombris pour éviter le contre-coups sur lui-même ou alors abandonner sa forme pour chasser la malmagie qui touchait les siens. Au même moment, accompagnée d'un cri d'outre-tombe, une forme fantomatique d'un pourpre sombre fonça vers lui et commença et essayer de creuser à l’intérieur de son âme par son visage torturé.

Pendant ce temps, Silvya venait d'établir un plan avec son propre frère concernant l'élimination des autres :

« Très bien, je vais m'occuper de tous ses sales bêtes et toi... toi, tu... tu purifies !
- Je ne puis te laisser combattre seul, je vais attaquer de ces monstres. »

Silvya a un sourire scintillant, juste avant que le feu ne la submerge totalement, la transformant en une sorte de torche humaine. Que détestait donc les mort-vivants ? Le feu, bien sûr. Les cendres ne sont plus rien, plus des corps, uniquement de la poussière, dernier vestige du temps. Elle s’élança toute entière parmi la mêlée propageant avec elle de nombreuses autres silhouettes de feu au sourire facétieux.
Silver, quand à lui, pensa tout d'abord à opposer aux monstres des rayons purificateurs, jusqu'à ce que son regard ne fut attiré par un étrange détail : Le monstres sortaient du sol. Or, qu'y avait-il sous le sol de Beolan ? Il y avait les ruines. Il frissonna à cette simple évocation, faisant tomber l'étrange grenouille d'or qu'on lui avait précédemment donnée sans lui expliquer le moins du monde ce que c'était. Il se pencha pour la ramasser mai, à peine effleurée par son doigt, la grenouille d'or s'enfuit à toute vitesse vers le lieu même des combats, plongeant Silver dans une peur sans nom. Un artefact, sûrement horriblement dangereux courrait entre les pattes des ennemis. Il pensa, un instant, à courir à sa poursuite puis une idée jaillit dans sa tête. Il lança un unique et puissant rayon de lumière sur l'objet et la place implosa. L'église fut la première à s'effondrer, emportant avec elle la terre sur laquelle elle reposait, propageant les fissures dans toute la place. Bientôt, l'endroit n'était plus qu'un immense trou dont on ne voyait le fond entouré des restes pavées d'une place qui n'était plus. Il n'était plus qu'à espérer qu'il n'avait pas commis une grave erreur et que les gardiens des ruines resteraient parmi elles.



* * *



Loin, très loin sous la terre, parmi les ruines d'un passé révolu était un puits. Ce puits était large et profond, remplie d'une eau éternellement pure et claire sur laquelle le temps se brisait en de légères ondulations. Aucune lumière ne pouvait éclairer cette beauté, néanmoins elle semblait briller d'un magnifique bleu azur. Était-ce les âmes des pauvres êtres, figés pour l'éternité dans la contemplation de cette beauté qui ne pouvant se résoudre à la quitter l'illuminait de tous les fragments de leurs souvenirs ? Qui le saura jamais un jour ? Le silence se répercute à l'infini, envahissant un monde qui n'existe déjà plus. Qui aurait pensé un jour qu'il y eut jamais des bals dans tels endroits. Une douce musique résonnait alors. Les tissus chatoyants et de couleurs diverses des robes des femmes bougeaient encore en un rythme tranquille. Les oiseaux étaient morts. Plus rien ne vivait dans cette désolation. Les ruines, qui pourtant paraissaient pouvoir être détruite par une simple brise restaient indemne, oubliés qu'ils étaient. Seul restait un bassin, un bassin si profond qu'on aurait été en droit de se demander si, en plongeant dedans et en s'abandonnant à son étreinte, on aurait pu renaître ailleurs, dans un autre monde, un monde plus calme ou aucune guerre n'existait et où les rires résonnaient, sempiternels. Malheureusement, personne ne connaissait cet aven, personne ne connaissait ce passé, personne ne connaissait ces rires sempiternels. Tandis que les ondulations parcouraient l'eau, symbole même du sable d'un sablier qui s'écoule lentement, presque liquide...
Qui n'avait jamais rêvé de voir ce monde s'éveiller un jour ? Qui n'avait jamais souhaité que ce songe s'exauce, ne serait-ce qu'une unique seconde ? Qui pleurera ce destin maudit ? Le Soleil est tombé derrière l'horizon jaloux de son éclat. La Lune était déjà levée depuis des années mais, noyée dans le bleu du ciel, personne n'a jamais pu la voir. Un enfant pleure, seul, isolé au milieu du mal. Le mal gémit au milieu de l'eau. Le monde éclate, l'eau se brise. Une silhouette, épuisée, détruite s'en arrache, douloureusement. L'eau est terne derrière elle, assombrit par le regret de voir un ami partir. L'ombre, fille de ses vagues troubles, elle, sourit. Non, ce n'est pas de la joie qui éclaire son visage, c'est plus... obscur. Elle tousse, elle soupire, elle murmure, pas un seul ne peut l'entendre. Elle est noire, elle n'est que ténèbres, elle n'est que mort. Elle est la fin qui éclate et détruit les milles feux, ode bienheureuse au malheur. Elle lève sa main, l'ouvre. Un rayon solitaire surgit et l'illumine un instant. Elle l'a trouvé, son secret, son trésor, son arme. Elle a découvert le futur joyaux qui décorera le diadème de son futur acte impie. Le silence, précédant l'aboutissement, la conclusion de tout, se recroqueville sur elle-même pour embrasser le précieux fardeau. Le simulacre commence à penser, la nuit à réfléchir. Le miroir se tait, se tasse, se tue. Les flots oublient, le flux pardonne, la larme abandonne. Il ne reste finalement plus qu'elle, morceau de néant, au milieu des ruines. Elle caresse sa fin, avidement, d'un index distrait, prudemment, d'un majeur fougueux, paisiblement, d'un auriculaire belliqueux. L'enfant des abîmes presse entre ses mains son fléau des abysses et rit. Elle abdique, elle rit. Un rire qui glisse sur le vent, un rire qui caresse les ruines, un rire qui s’immisce dans les gravats, un rire qui effraie l'eau, un rire si puissant qu'il aurait même été possible de l'entendre, en haut, tout au dessus, dans la salle principal de la Tour. Dommage. Tout le monde était occupé. La grande pièces était entièrement vide. Il n'y avait plus personne pour l'entendre. Un grand péril rodait au dessus de la Tour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Humphrey Dempsey



________________

avatar
________________


Race : Chat démon
Classe : Rôdeur
Métier : Tueur à gages
Croyances : Lait
Âge : 4 ans

Messages : 45

Fiche de Personnage : Miaou.


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Sam 12 Oct 2013 - 22:34

...Quelque part, aux environs des faubourgs de Béolan...

Grognements et cliquètements métalliques. Éructations et jabotions. Nous progressions lentement mais sûrement vers le centre de la ville. Le passage avait été difficile. Nous avions perdu beaucoup de compagnons. Mais j'étais toujours en lice, et qu'importe le nombre de sacrifices que notre escouade a du compter, nous devions avancer. Nous devions continuer à semer le chaos, car c'étaient les ordres. Il s'agissait surtout de mes ordres. Et je ne discutais jamais les ordres de mon Bienfaiteur.

Mes compères arboraient malgré tout le sourire féroce de guerriers qui arracheraient volontiers la chair de leurs ennemis s'ils en pouvaient en avoir le loisir. Ils devaient se contenter d'employer leurs lames pour éviscérer, couper, trancher et déchirer. C'est seulement à l'issue de ce carnage que je leur permettrais d'assouvir leur appétit. Nous avions d'ailleurs perdu tellement de camarades que se mêler à d'autres batailles me semblait risquer. Il nous fallait intégrer une autre escouade de démons et partager avec eux le tribut sordide de la guerre...si tant est que cela puisse les conforter. Mais mes espoirs se réduisirent vite à néant, et mes craintes se réveillèrent lorsqu'un groupe d'humains désespérés nous tombât dessus. Le grand Zt'zor, fort de ses trois mètres, était un archer hors pair. Il aurait bien pu se servir de sa force colossale pour entamer les rangs ennemis mais son arc fétiche avait presque la taille d'un homme, et rien ne le satisfaisait plus que de perforer ses ennemis avec des flèches aussi longues que des lances. Il attaqua le premier, faisant mouche directement dans le poitrail d'un assaillant, qui se vit aussitôt projeté en arrière, balayé comme un fétu de paille, la poitrine ouverte comme la chair d'un fruit écrasé. Il voulut se saisir d'une autre flèche dans son carquois mais ses munitions avaient été épuisées lors de notre incursion forcée. Il improvisa en saisissant une lance et encocha son arme titanesque. Les autres se firent un plaisir de le couvrir en se jetant chichement dans la bataille. Personnellement, je me chargeais de ratiboiser les jambes de mes ennemis en les blessant derrière les genoux ou aux chevilles quand cela était possible. Ils ne pouvaient frapper cette ombre noire, vive comme le vent, sans se faire punir de leur inattention par un détachement systématique d'un membre de leur corps.

Alors que l'une de mes cibles escomptées m'échappa, je me fis cueillir d'un méchant coup de pied dans le flanc qui engourdit ma patte. La douleur ne fut que brève, ainsi, je pus esquiver de suite la lame vicieuse qui mordait dans ma direction. Alors que je bondissais pour un nouvel assaut vindicatif, le grand Zt'zor poussa un hurlement de rage qui retentit dans la petite court dans lequel nous menions hardiment notre défense isolée. La détresse dans son cri détourna significativement mon attention. Je le vis tombé sur un genou, trois lames dépassant de son dos ou son ventre. Une estafilade ouverte cinglait sa cuisse et découvrait ses ligaments rosâtres derrière sa peau brune. L'un des démons qui devait se nommer Ak'tarlo repoussait de sa danse martiale deux des adversaires qui s'en prenaient au géant, alors que deux autres attendaient une ouverture fatale. Je me ruais, avec la ferme attention de tuer rapidement l'un des humains, mais un autre de ces lâches surgit derrière Zt'zor et le frappa d'un grand coup dans le dos. Le choc de la lame contre ses vertèbres émit un son aussi proche que si on avait frappé de la pierre. Et le roc qu'était le titan s'agita d'un soubresaut, sa bouche crispée dans un cri muet de douleur. Il pencha dangereusement vers l'avant, et ne se rattrapa qu'à la fin sur le plat de sa main. Ak'tarlo eut la négligence de se tourner vers son ami. La sentence ne se fit pas attendre. Un bout de métal lui perfora l'omoplate et saillit de l'autre côté, en expulsant un pan de l'os brisé. J'arrivai à hauteur des bipèdes, ne me souciai guère du sifflement qui fila sur le côté de ma tête, et me joncha sur le heaume de l'un d'eux. Je me laissai glisser en arrière et lui fit perdre sa protection, permettant à l'un de mes acolytes de le tuer d'un estoc dans la joue.

Le plat d'une hache me projeta ailleurs, loin derrière, et l'impact de ma chute me remplit la vue d'un large voile obscur. J'entendis seulement le caquètement frustré des autres démons, alors que Zt'zor agonisait, les yeux écarquillés vers le sol, se vidant de son sang rapidement, beaucoup trop rapidement...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Cendrane Tyg

La calcinatrice

________________

avatar
________________


Race : Humaine
Classe : Pyrokinésiste
Métier : Alchimiste / Mage / Professeure spécialisée en magie du feu
Croyances : Règne des magies
Groupe : Mages de Beolan

Âge : 26 ans

Messages : 63

Fiche de Personnage : Cendrane Tyg • La calcinatrice


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Lun 9 Déc 2013 - 7:31

Fuir.
Sa robe de mage déchirée, une sacoche remplie de livres sous le bras, haletante, Cendrane courait dans les ruelles étroites bordant les larges avenues qui s'étalaient en toile d'araignée depuis la tour au centre de la ville.
Il fallait fuir.
Au moment où le dragon était tombé, il avait semblé y avoir de l'espoir, mais la situation n'avait pas tant changée. Les Beols, même plus puissants, même en infériorité numérique moins marquée, ne pouvaient que retarder l'échéance. Et cette échéance, c'était la mort. Une mort brutale et douloureuse. Et si ce n'était pas la mort, c'était pire. Torture, humiliation, viol, une souffrance sans fin détruisant le corps aussi bien que l'esprit.
Cendrane ne voulait pas de ça. Elle n'était pas une guerrière, c'était une mage. Faire souffrir un être humain eut déjà été une épreuve pour elle, mais subir cette souffrance ? C'était si éloigné de ses capacités qu'elle n'était même pas capable de l'imaginer, de le comprendre. Et elle avait peur.
Elle arriva, pantelante, à l'extrémité de la ruelle aux pavés irréguliers où elle et Traeln s'étaient engagés pour éviter une zone de conflit. Malheureusement, un groupe de soldats en armure sombre semblait déterminé à passer par là aussi. Ils ne les avaient pas encore vus. Ils comptaient probablement prendre le groupe qui se battait non-loin à revers pour permettre au gros de leur troupes d'avancer. La ruelle n'offrait pas d'échappatoire, elle détestait ça, mais ils allaient devoir se battre.

- Traeln...
- J'ai vu.

En effet, comme elle concentrait son énergie dans ses bras, elle sentit son compagnon faire de même. Ils étaient une dizaine, armés jusqu'au dent et, chance pour eux, recouverts d'une épaisse armure noire qui reflétait la lumière de façon inquiétante. Leur équipement ne leur permettrait pas d'esquiver.
Cendrane esquissa un sourire, ils pouvaient le faire. Elle jeta un regard rapide à son partenaire, il était prêt. Tant mieux, elle aussi. Les seuls attendus aux rendez-vous étaient les cinq premiers soldats du groupe qui fonçaient dans leur direction. Ils étaient trop éloignés. Nuls doute qu'ils auraient été touchés, mais les suivants n'auraient rien souffert. Le but était d'en avoir le plus possible en une seule attaque.

- J'ai ceux de gauche.

Cendrane hocha la tête. Il lui laissait la partie la plus difficile. Il avait confiance en ses capacités, c'était un sentiment agréable. La tension montait à une vitesse insoutenable. Chaque pas qui les rapprochait du point optimal faisait battre le sang de la mage plus rapidement dans ses tempes et elle avait l'impression que la température augmentait sensiblement.
À ceci près que ce n'était pas une impression. Cendrane n'était pas entrainée à résister à la pression, et sa concentration avait commencé à s'ébrécher, laissant une partie de son pouvoir s'échapper sous la forme d'une flammèche. Une flammèche minuscule mais suffisante pour les faire repérer. Les soldats s'arrêtèrent.
Plus le temps. D'un accord tacite, un torrent de flamme et une salve d'éclairs se déversèrent sur l'attroupement d'hommes qui n'eurent que le temps de plisser les yeux face à l'intense lumière.
Le Monde ne fut qu'un blanc éclatant et une chaleur insupportable pendant plusieurs longues secondes, et quand les soldats rouvrirent les yeux il était trop tard pour comprendre. Six d'entre eux gisaient au sol, trois se tortillant toujours dans leur armures au métal rougis en poussant des cris inhumains. Puis la douleur vint pour eux aussi. Chacun d'eux avait un membre qui l'élançait comme jamais. Ils ne pouvaient pas le voir, mais sentaient leur peau se mettre à coller au métal de leur armure par endroit.
L'un d'eux cependant, bougeait de nouveau. Il avait dégainé une longue épée bâtarde et courrait vers les deux mages en hurlant. Il ne ressentait pas la douleur, à vrai dire, il ne ressentait plus rien. Son humanité avait été dévorée par les flammes avides qui avaient tué ses frères d'arme. Une violente déflagration retentit et il s'effondra à son tour, dégageant une épaisse fumée à l'odeur insoutenable.
Des dix hommes que Cendrane et Traeln avaient attaqués, seul un étaient encore debout. Il ne semblait pas toutefois enclin à se battre. Peut-être était-il mort. La mage avança prudemment vers la pile de corps fumants où se tenait encore l'effronté et elle vit son regard.
Ses yeux n'étaient pas humains. Des Iris violets trônaient dans une mer de noir intense, on y lisait la mort, une mort affreuse, la promesse de souffrir éternellement. Même blessé et incapable de se battre, on y sentait une envie meurtrière à couper le souffle. Mais il n'y avait pas que ça. Car à travers ces yeux, Cendrane se vit. Et même les yeux noirs et terrifiants de l'homme mourant devant elle étaient humains. Ou du moins, ils l'étaient si on le comparait au sourire malsain qui ne l'avait pas quitté depuis le début de l'attaque.
La Jeune-femme porta une main à son visage, le sourire était bien là, elle le sentait, déformant ses traits en un rictus démoniaque. Elle se mit à rire. Doucement d'abord, puis à gorge déployée. Elle tendit la main, et une langue de flamme happa le dernier survivant, accompagné de l'écho sinistre de son rire clair.
Elle souriait. Pourquoi ? Avait-elle apprécié le fait de tuer ? Peut-être était-ce le soulagement de savoir qu'elle s'en sortirait. Peut-être était-ce juste son esprit saturé par la pression. Une main se posa sur son épaule, elle ne bougea pas, elle savait à qui elle appartenait, l'avait senti venir. Traeln devait l'entendre, lui aussi. Il devait sentir les secousses de son corps tordu par une hilarité malsaine.

- Shh, C'est bon, c'est fini. Nous allons nous en sortir.

C'était ridicule. Ils n'avaient aucune chance, leur éclat magique avait du être visible par tout le Nord de la ville. Ils ne pouvaient pas.
Il posa une main sur sa tête et lui caressa lentement. Cendrane se rappela son père qui la réconfortait après l'incendie de l'ancienne bibliothèque. Elle le croyait. Elle voulait le croire, espérer.
Elle riait toujours.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Néro Elem

Administrateur | Doux Seigneur de l'Orage

________________

avatar
________________


Race : Oracle, Faux parleur, Elfe
Classe : Artéfact vivant
Métier : Apprenti du Triumvir "Le Prophète"
Groupe : Les Mages de la Tour de Beolan

Messages : 1322

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Jeu 1 Mai 2014 - 16:18

« J'ai ce que vous aviez demandé, maître. »

La voix brisa l'obscurité. Elle aurait fait sursauter quiconque dans les environs par son apparition soudaine, mais l'homme qui lui faisait face n'était pas n'importe qui. Dehors les fracas du combat résonnaient toujours, sans discontinuer, sans logique, preuve, s'il en était nécessaire, de la stupidité des mortels. Ravager une cité... Vengeance, destruction, colère, que de choses, au plus inutiles, au moins néfastes. Des gens criaient. Des bâtiments étaient détruits. Certains échos arrivaient même à atteindre les plus hautes cimes de la tours. Les sacrifices emprunts de noblesse et loyauté semblaient avoir été vains devant la haine si féroce que vouaient les barbares au monde. Pourtant le sang continuait à couler, dans les veines, sur les pavés. Des choses se tramaient dans l'ombre. Actions belles, fidèles, justes ? Qui pouvait savoir à l'avance les aléas du destin ? On ne peut avoir confiance au temps, à moins d'être devin, et même lorsqu'on l'était.

« Très bien. Les lignes ont évolués, et dans le mauvais sens. Je crains malheureusement qu'ils faillent finalement prendre cette décision. Suis-moi, j'aurais besoin de ta présence, je pense. »

La main froide et ridée du Prophète se referma sur l'anneau étrange et sombre que lui tendait Néro. Le vieil homme l'inspecta un instant, comme pour s'assurer de sa présence, de ce qu'il comptait faire. Il ouvrit son autre main, révélant une autre bague, relativement similaire mais qui pourtant offrait la sensation d'être totalement différente. Si l'on prenait compte aussi de celle qu'il avait au doigt, c'était désormais trois boucles qu'il possédait : celle qu'avaient porté à leur doigt les trois Triumvirs et avant eux, le Premier Mage, le Président du Cercle et l'Œil. Le premier choisi pour sa puissance, le second pour sa sagesse et le dernier pour ses connaissances. Les voir finalement réunis tous trois entre la main d'une unique personne présageait d'une époque sombre et de destins fâcheux. Tous trois réunis, ils ouvraient un lourd secret, une porte dans les hauteurs absolues de la Tour. Porte devant laquelle se trouvaient justement le Prophète et son apprenti. Le Prophète soupira :

« Le Destin est ainsi fait qu'on dusse trahir les siens afin de les sauver. »

Sous ses indications, l'étrange enfant blond dont les yeux semblaient vieux positionna les anneaux sur la porte. Il disposa tout d'abord celui de la puissance et se sentit faible. Puis il plaça celui du sang et fut coupé par la douleur alors que dans tout son corps, se répandait la blessure de la trahison. Enfin, il installa celui de la sagesse et ses résolutions faillir. Il leva de grands yeux vers son maître qui l'avait regardé faire, sans agir. Il ouvra la bouche, plein d'interrogations mais une main se posa sur sa bouche l'arrêtant. Le Prophète pénétra dans la salle qui venait juste d'être ouverte. La lumière coulait à flot, provenant d'un ciel qui ne connaissait pas les nuages, un lieu si paisible mais qu'il allait pourtant falloir brisé. Un lumière meurtrière brisa une statue en deux, éclaboussant de poussière et de violence l'endroit. Néro cria et courut vers son maître pour l'empêcher de continuer son œuvre de ravage mais des yeux calmes et sévères l'en dissuadèrent. Les magnifiques mosaïques du sol éclatèrent. L'enfant elfe s'assit, pleurant devant cette destruction. Les livres ordonnés qui se trouvaient sur un des murs brûlèrent, lentement comme qu'ils souhaitaient retarder l’échéance. La couronne de pierres précieuses et de métal brillant, œuvre d'une vie, fut détruite à son tour par un éclat magique meurtrier. Ce fut ensuite au bassin d'être souillé, aux délicates armatures des plafonds d'être saccagés... Quand tout s'arrêta finalement, toute la beauté de ce monde semblait avoir disparu. Néro se balançait d'avant en arrière refusant de croire ce que lui avait dit ses sens.

Parmi ce saccage, apparut alors un nouvel objet. C'était une sorte d'anneau, en trois parties, mécanique, métallique, il semblait ordinaire, ni bon, ni mauvais, juste un outil à utiliser comme on le souhaitait. Le Prophète tendit une main tremblante et le saisit. Tout son corps sembla alors rajeunir, s'apaiser, les malheur de la vie disparaître.

« Ainsi est donc l'Anneau des Mages, tel qu'en le prenant simplement dans la main, on sent l'effet de son pouvoir. Qu'il est dommage que son chemin soit forcément pavé de destruction. Oui, il ne faut jamais qu'il tombe entre de mauvaises mains. »

La main se plia afin de détruire cet objet maléfique pour lequel il avait fallu un tel sacrifice, mais il ne put s'y résigner. Il était si fragile mais dégageait pourtant un tel envie d'exister qu'il était impossible même pour l'être au cœur le plus sombre de lui faire de mal.

« Je plains les démons dont il a été victime. Je plains aussi ma faiblesse et celle de tout mortel. Cette outil aurait dû être détruit il y a bien longtemps et à jamais. »

L'homme épuisé par la vie soupira. Néro renifla, rendu insensible à tout ce qui l'entourait, au chaos, à la haine, au bonheur. Le Prophète se pencha alors vers lui. On aurait pu lui imaginer un sourire tendre et des yeux paternel pourtant il était tout autre. L'homme n'était plus que froideur comme si son masque de bonté s'en était enfui sous les actes qu'il avait commis. Son visage n'exprimait aucun sentiment, juste une résolution, une détermination quoi qu'en soit le prix qu'il n'avait jamais révélé jusqu'à maintenant.

« Néro, relève-toi. Je sais qui tu es. J'ai toujours su qui tu étais. Tu n'es même pas un mortel, juste un puzzle d’artefacts reconstitués. Tu n'es qu'un chose. Pire, tu es une chose sans but. »

Le corps du faux enfant fut pris d'un sursaut et il leva des yeux brisé vers l'homme qu'il avait considéré comme un nouveau père, un jour. Un main, chargée d'une vigueur renouvelée par l'anneau le saisit par le cou, l'élevant dans les airs alors que Néro se débattait sans pouvoir agir.

« Un doux vieil homme... quelle plaisanterie. J'ai toujours sur le futur et su ce que je devais faire. Cette apparence n'était qu'une illusion de plus. Je ne suis même pas un élu, je suis au delà de ça. Néro ! Tu n'es qu'un objet, une chose sans intérêt. Cependant, aujourd'hui, je vais te donner un but, un raison d'exister, de traîner ta boue sur le reste du monde. »

L'artefact vivant le regarda, cherchant toujours à se dégager de toutes ses forces mais la moindre de ses actions, foudre, douleur, semblait son effet devant le nouveau possesseur de l'Anneau des Mages. Une main s'enfonça dans son cou. Sa bouche s'ouvrit, tentant vainement de crier alors que cela lui était impossible, la trachée déchirée. L’Homme, celui qu'il avait cru son maître, pénétra alors l'Anneau au plus profond de son cou. La mort tendit ses bras mais elle ne pouvait attendre Néro, alors que le corps de ce dernier tomba sur le sol, en proie à des spasmes de plus en plus puissants alors que son corps se reconstruisait pour lui permettre de crier. Un lueur l'enveloppa alors, une lueur froide et finale. Le Prophète qui fut un jour vieux, projeta alors son bras, envoyant Néro loin, loin de tout cela, dans des plaines à l'autre bout du monde.

« Adieu, objet. Exauce ce à quoi je t'ai façonné. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le Narrateur

PNJ

________________

avatar
________________


Race : Qui sait ?
Messages : 37

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   Mer 14 Mai 2014 - 18:01

Les démons se rapprochaient toujours plus de la ville, sans s'arrêter, laissant un sillage de mort derrière eux. Les clans, perturbés et surpris par cette arrivée imprévue semblaient perdus. Ils tombaient un à un sans penser à combattre, pousser à la fuite par une crainte ancestrale qui dépassait leur raison et s'inscrivait dans leur sang à travers un instinct de préservation. Ils savaient que ces monstres étaient dangereux, le ressentaient au plus profond d'eux. En quelques heures, le combat changea radicalement. La bataille s'était changée en massacre. Les mages eux-même ne savaient plus qui attaquer. La ville était surpeuplée, traversée par d'immenses flots de fuyards ayant perdus leur férocité. On scrutait, inquiets l'immense trou qu'avait laissé l’église en s'effondrant, attendant impatiemment que quelqu'un le rebouche avant que des monstres en sortent. Tous avaient ouï dire d'étranges légendes sur ces ruines, et toutes se finissaient mal. Pour eux tous, les gens y étant tombé devaient être déjà morts ou mourants. Il en était bien sûr autre, l'Ordre était puissant mais aussi intelligents, ils avaient déjà disparu, vidant entièrement la ville de leur effectif, emportant avec eux un cadavre de ces abominations souterraines écrasé par les décombres fort heureusement pour eux. Cependant, alors que la fin était dans tous les esprits, que les gens les plus pieux faisaient déjà leurs prières, le soleil était maintenant haut dans le ciel, symbole d'espoir peut-être. Une explosion de lumière éclata dans les cieux. Tous les yeux se tournèrent vers cet endroit. Ce devait être un ange, auréolé d'éclats, sublimé par les rayons du soleil, ce n'était pourtant qu'un vieillard, un vieillard rajeuni par un pouvoir incommensurable et qui s'était juré que jamais les artefacts dangereux de la Tour ne tomberaient entre des mains impies. Il leva la main vers le ciel, et le monde même sembla se distendre alors qu'un second astre illuminait le bleu de l'azur d'une teinte blanche et violente. Puis son bras bascula, et la fin du monde s'abattit sur les abominations. Fébrile, tous purent constater l'étendu de ce pouvoir et tous reprirent courage. En une vague, ultime et mortelle, les barbares mêlés aux mages, les chamans aux elfes, une armée s'abattit, prête à en découdre. On avait oublié les précédentes querelles, on se disait qu'il suffirait de les reprendre quand alliés aux dieux eux-même, ils auraient pourfendu ces choses. Peu importait. La guerre recommença, différente, celle de l'espoir et du désespoir.

La nuit tomba avant que la bataille ne commence à se calmer. Là, alors que de vaillants guerriers protégeaient les arrières sous la lumière bienveillante du nouveau soleil, immobile, une discussion s'était engagée. Les mages avaient pris leur décision, un nouveau territoire venait d'être créé, la cité était désormais état. Les clans restant, quant à eux, parlaient et marchandaient, tous avaient des avis différents mais tous devaient combattre car il était impossible de sortir de la cité assiégée. Au matin, la décision était déjà prise, certains clans lanceraient une grande offensives, ensemble afin de quitter cet enfer, les autres quant à eux avaient finalement choisi de demeurer dans la ville. En effet, Beolan ne faisait plus partie du Royaume, leur vengeance devait restée claire pour s’abattre plus loin, plus tard.
Les démons furent anéantis ou disparurent, l'étoile blanche, celle que tous avaient commencé à appeler dieu se dissolut à son tour, emportant les dernières poussières de la bataille, et enfin un silence retomba. Le destin avait choisi. Un vent de liberté planait désormais sur Beolan.

La dernière guerre les avait isolé du monde depuis plus de cinq jours et en ces cinq jours, le monde avait changé tout entier. Le nouveau pays, le nouveau roi, le nouveau dieu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: La bataille de Beolan   

Revenir en haut Aller en bas
 

La bataille de Beolan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Beolan :: Chemin de ronde-