''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]

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Volac Nénavist'



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Race : Séraphin
Classe : Maître lame
Métier : ex-sous-lieutenant des armées d'Adiryl pour lui, lieutenant-colonnel des armées pour ses pairs
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 28

Messages : 26

Fiche de Personnage : L'histoire d'un ange


MessageSujet: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Sam 26 Jan 2013 - 23:13

C’est vraiment marrant comment le destin nous joue des tours des fois. Un jour vous vous sentez bien, libre, léger jusqu’à pouvoir voler, fort comme jamais, heureux alors que vous ne faites que mener votre vie, vous laissant bercer par les flots du temps. Et un autre jour, vous vous retrouvez mal, seul, lourd à ne plus pouvoir décoller du sol. Votre vision s’obscurcit, vous obligeant à tâtonner du bout des doigts un décor que vous ne reconnaissez plus. Vous n’êtes plus capable de rien. Mais le plus hilarant dans tout ça c’est que, dans l’un ou l’autre des cas, vous restez conscient de ce qui vous arrive et la rage de vivre que vous aviez auparavant se transforme en rage de survivre.
Le destin est plein de surprise. Moi je n’aime pas les surprises. J’ai appris à ne plus m’étonner de rien. Mais j’aime en faire, voyez-vous. J’aime faire jouer la providence, l’inattendu, même si au final il n’y a que moi qui en tire de la satisfaction…
Mais que voulez-vous, cela fait partie de moi, de mon être. Je suis aveugle, je n’ai plus d’ailes, je me suis adapté pour transformer ma faiblesse en force. N’est-ce pas ça que l’on appelle l’évolution ? Même handicapé je reste au sommet des races. Peu importe le nombre de changements et leur particularité, je resterai un être supérieur. Je suis un Séraphin !

Cela me rappelle ma dernière surprise. J’avais entendu qu’un contingent de mercenaires se complaignaient dans le commerce illégal. Illégal, ce mot n’a pas de véritable sens sur Feleth. Les humains eux-mêmes sont dans l’illégalité d’exister et pourtant… Mais je m’égare. Ils offraient de nombreuses choses dont une qui m’interpella plus que les autres : la vente d’esclaves exotiques. J’ai longtemps ignoré ce que cela signifiait jusqu’à ce que je rencontre un certain Aoi. Exotique sous-entend que les humains n’ont pas l’habitude de voir. Cela va des démons aux elfes en passant par les anges. Même des Séraphins. L’idée qu’un humain puisse soumettre un Séraphin est répugnante, n’est-ce pas ? Et pourtant, ça arrive. Les humains sont des êtres abjects. Rien n’émane d’eux à part la volonté de s’élever là où ils n’auront jamais leur place. Alors pour enrichir cette illusion grotesque ils tentent de dominer une minorité parmi les êtres supérieurs.
Je ne suis plus sûr d’être encore un Séraphin mais je ne laisserai jamais Adiryl aux mains de ces créatures pathétiques. J’ai donc été capturé, de mon plein gré bien sûr. Un aveugle est une cible facile une fois convaincu d’avoir une victime rentable et ma cécité n’enlève rien au fait que mon sang est grandement apprécié pour ses vertus uniques. Je riais intérieurement. Le seul profit qu’ils auront obtenu ce jour-là ce fut celui de pouvoir abandonner leur exécrable existence pour une mort rapide et digne… pour un humain.
Ils m’ont donc enfermé dans les cellules où ils maltraitaient les esclaves. Cette erreur leur couta quelques heures en moins de vie. J’ai d’abord fait exploser le ventre du gros gardien. Il sentait la sueur et la crasse. Comme tous les humains en fait. Malheureusement je n’étais pas assez hors de moi et il n’est pas mort du premier coup. Il essaya de sortir de la cellule mais glissa dans son propre sang et heurta le mauvais endroit du sol avec sa tête. Ça fait un bruit particulier, différent des autres parties du corps. J’ai facilement trouvé le trousseau de clés sur sa dépouille est j’en ai profité pour ouvrir les cellules dans lesquelles se trouvaient mes paires. Il n’y en avait pas beaucoup mais c’était déjà bien trop à mes yeux. Les anges étaient faits pour vivre dans un monde grandiose comme Adiryl, pas dans une cave humide et puant le moisi et le crottin.

L’effet de surprise… Il était présent également lorsque les malfrats essayèrent de nous stopper en cours d’évasion. Des esclaves fugitifs qui se cachaient derrière un aveugle, cela les fit grandement rire. Mais les deux autres bandits déchantèrent quand quelques gouttes du sang de leur camarade qui essayait de me remettre mes fers leur arrivèrent dessus. Le reste de son corps recouvrant intégralement le sol et les murs. La bile qu’ils vomirent gâcha la note ferreuse caractéristique de l’odeur sanguine. Puis ce fut leur tour. D’abord celui qui me paraissait le plus robuste. Simple mesure de précaution. Bien que leurs mouvements soient faciles à anticiper à cause des quantités d’air brassé à chacune de leurs actions, j’ai grandement perdu en combat au corps à corps et je ne suis pas sûr qu’ils m’auraient pardonné d’avoir rendu leur collègue aussi liquide qu’une compote pour bébé. Puis j’ai achevé le dernier qui refusait de se battre contre un « monstre » comme moi. Un monstre… J’étais peut-être devenu un monstre pour eux, mais cela m’était égal tant que je ne devenais pas un monstre auprès des miens.
J’ai dû en liquider une dizaine ce jour-là. Dix humains de moins et il en reste tellement. Vous voyez le problème avec ce genre d’espèce c’est qu’ils n’ont même plus la notion de l’extinction. Ils ne savent pas quand ils doivent lâcher prise et se laisser anéantir pour que la Nature reparte sur de saines bases. Enfin… l’important, je suppose, c’est que mes paires retrouvaient leur liberté innée. Mais j’avais disparu avant qu’ils ne puissent me remercier. La première fois, la seule fois où je suis resté, ils voulurent m’emmener à Adiryl pour que je puisse rentrer chez moi, sans savoir que j’étais parti de mon propre chef. Je les avais aidés à reprendre leur vie en main et ils continuaient à me voir comme un être plus inapte qu’eux. Comment puis-je me considérer encore comme un Séraphin ? La réponse à cette question, je ne l’ai pas encore. En attendant, je m’efforce de continuer à vivre pour ce que j’ai toujours été entrainé à faire : soutenir ma patrie. Et ce, grâce au don que j’ai reçu en échange de mes yeux et de mes ailes.

J’ai donc continué d’errer. Tuant de temps en temps lorsque l’envie me prenait mais je commence à fatiguer. Je ne suis pas sur Feleth depuis longtemps mais ce fardeau m’accable un peu plus, jour après jour. Je ne tire plus la même satisfaction à provoquer la mort de ces sous-espèces répugnantes. Je les haïs pourtant toujours autant. Que ce passe-t-il…
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Dim 27 Jan 2013 - 17:23

La faim lui tiraillait le ventre, elle avait la gorge sèche, ses vivres c'étaient considérablement réduit depuis son infiltration dans ce camp fortifié rempli de sauvage aux coutumes étranges. Elle aurait pu essayé de faire semblant d'être l'une des leurs, mais c'était trop risqué, la moindre erreur l'aurait trahi, l'autre alternative était d'être aussi discrète que possible à l'intérieur du camp, quitte à tuer quelqu'un pour pouvoir vivre chez lui, du moins pendant un temps. Larynda n'était que pour une seule raison, l'appât du gain, le travail donnait par un riche marchand traînant sur la route commercial sur laquelle se trouve plusieurs petite villes, il avait perdu l'une de ses marchandises. Une arme très spéciale qu'il disait, la somme qu'il a promit en récompense à celui ou celle qui lui ramènerait lui permettra de vivre quelques semaines sans s'inquiéter. Ce travail l'avait mené dans un endroit qu'elle avait déjà vu, la jungle, ce n'était pas très loin tout cela. C'était d'ailleurs dans cet endroit du monde que Kivan lui était revenu, mais ce n'était pas le moment de parler d'un tel évènement.

*Mais écarte-toi idiote !*
*Qu'est-ce qu'il y a encore ?*
*Tu vois pas l'énorme créature là ?*
*Si et alors ?*
*Et alors elle va nous écraser si tu t'écartes pas !*
*C'est parce que tu es mort que t'excite autant à propos d'un danger encore lointain ?*
*Lointain ? Mais elle est juste en face de toi, bouge !*
*Je dois te rappeler que je suis ligotée ?*
*J'avais oublié.*
*C'est bien ça le problème ! Je ne sais pas ce qui t'arrive en ce moment Kivan, tu es étrange.*
*Peut-être parce qu'encore une fois ta vie est menacée ?*
*On commence à être habitué, tu ne penses pas ?*
*Je pourrais jamais m'habituer à ça.*
*Désolée, je ne pensais pas que...*
*C'est rien ! Maintenant, dit moi que tu sais quoi faire pour te sortir de là ?*
*J'aimerais tellement...*
*La magie ?*
*J'ai tout utilisé, j'ai besoin de repos pour m'en servir à nouveau.*
*Comment on a bien pu se retrouver dans une telle situation...*
*Excès de confiance grand frère.*

Situation critique que de voir une créature difforme avec deux têtes et deux rangées de dents dans chacune d'elles, Larynda est dans l'incapacité de se mouvoir, ni même de se lever. Elle était attachée à un grand poteau en bois, un totem en réalité, une grande fumée s'échappait derrière la monstruosité. Un immense feu brûlait, de grands cris se faisaient entendre dans les alentours, mais le cri est plus effrayant est celui de cette bête qui à l'air d'avoir très faim et son repas l'attend bien sagement.

*Essaie de te libérer.*
*Je fais quoi à ton avis, mes poignets saignent à force de frotter contre la corde !*
*Ils ont pris toutes nos armes ?*
*Non, il reste la dague, mais impossible de l'attraper, j'ai essayé.*
*Je peux ?*
*Avec plaisir.*

Un grand coup de griffe s'abat en direction du repas de la créature, elle manque sa cible, mais pas le totem qui s'abat sur le côté dans un bruit assourdissant pour l'elfe.

*Heureusement que c'est pas tombé sur nous.*
*J'y suis presque petite soeur, tiens toi prête.*

Au moment où il parla, la main de l'elfe se posa sur le pommeau de la dague, ils échangèrent immédiatement leur place, il fallait faire très vite, la patte du monstre s'était a nouveau levé et elle préparait une autre attaque. Le frottement de la lame contre la corde commença à peine à faire effet que le coup parti.

*Baisse la tête, vite !*

Aucune discussion, Larynda se contenta d'écouter les ordres que lui donnait son frère, elle n'avait pas le temps de se concentrer sur les actions de la bête, son frère lui avait tout le luxe de le faire pour la prévenir au premier danger. La bête commença à lever ses deux énorme pattes, à leur extrémité, deux longue griffes. D'un coup rapide, pour une chose de sa taille, elle abaisse ses deux pattes vers sa proie, son but était simple, la trancher en trois.
À temps la corde céda au tranchant de la lame, libérant les mains de l'elfe, elle en profita pour faire la seule chose qui était capable de la sauver, lancer son arme, la lame se planta en dessous de la tête de gauche, arrêtant net l'attaque de la créature. Larynda profita de ce temps mort pour défaire les liens qui la retenait au totem, maintenant, le problème était de se débarrasser de cette chose et à mains nues.


*Toujours pas de magie ?*
*Toujours pas.*
*On a deux possibilités alors...*
*Lesquelles ?*
*Fuir, mais on est pas venu jusqu'ici pour fuir.*
*Balance l'autre possibilité alors ! On a pas le temps !*
*La tuer.*
*Facile, tout les jours je peux tuer ce genre de créature à mains nues.*
*Toi, non. Je peux moi.*
*C'est trop risqué.*
*Tu me fais confiance ou pas ?*
*Je te fais confiance.*
*Alors laisse-moi faire.*
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Alekseï Rytchkine



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Race : Elu
Classe : Alchimiste
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Dim 27 Jan 2013 - 20:26

La jungle n'était vraiment pas un endroit idéal pour courir après quelqu'un mais, lorsqu'on la connaissait aussi bien que le fond de sa poche, cette épaisse masse forestière hostile et confuse pouvait rapidement devenir votre meilleure alliée car là où votre proie trébuchait, vous, vous restez debout. Et c'est d'ailleurs sur cette logique que le Poltergeist rattrapa ce pauvre homme qui avait eu le malheur de s'aventurer en ces lieux. Un jeune aquamancien, à en juger par son aura. Sa magie n'était pas ce qu'il y avait de meilleur mais, il n'était pas question de faire la fine bouche car, ces temps-ci, les occasions de se procurer des extraits se faisaient rare pour Alekseï. Une flèche imprégnée d'Is bien placée dans l'épaule, suivit d'une deuxième dans le creux du genou droit, et le voilà qui s’effondrait au sol, incapable de se défendre et de faire usage de ses pouvoirs.

- Pitié ! Ne me tuez pas ! Je suis trop jeune pour mourir !

Sous la sombre apparence de son armure, il s'avança jusqu'à lui et se pencha par-dessus. On ne distinguait guère son visage, complètement masqué par l'obscurité. Il observait sa victime, se doutait-elle un instant de ce qu'il allait se passer maintenant ? Surement pas, comment aurait-il pu savoir que ce n'était rien d'autre que sa magie qui intéressait ce froid et cruel assassin ?

- Si c'est de l'Or que vous voulez, prenez tout mon argent !

Dit-il en lui tendant sa bourse. Alekseï la saisit et l'accrocha à sa ceinture mais, il ne s'en alla pas pour autant. Quelle délicate intention de la part de ce jeune mage que de lui offrir un peu d'argent en plus de sa magie ! Il détacha son siphon, l'activa et le plaça au-dessus du visage de ce jeune homme. Les pierres s'illuminèrent, les trois disques se mirent à tourner lentement, accélérant rapidement jusqu'à former des halos lumineux. Des éclats magiques apparurent, sous la formes d'éclairs, puis, le siphon se forma, arrachant sa magie élémentaire et la concentrant dans le cristal de réception. L'opération était spectaculaire, il y avait comme un filet de poussières bleues qui s'échappait du corps du magicien. Il se tordait, il hurlait mais, il ne pouvait pas résister. Quelques minutes après, il ne bougeait plus. Le siphon se ferma. Il n'était pas encore mort mais, cela ne saurait tarder.

Observant la structure cristalline devenue aussi bleue qu'un saphir, le Poltergeist se réjouissait. Finalement, cette magie n'était pas d'aussi mauvaise qualité que cela, il n'y avait presque pas d'imperfections ! Il raccrocha son outil à sa ceinture puis, il dégaina son épée. Le magicien le regardait avec effroi, le terreur était gravée au fond de ses yeux, il allait mourir ici et maintenant. Alekseï attrapa la garde avec ses deux mains, leva la lame dans les airs ... Et l'enfonça dans le visage du jeune homme, faisant ressortir l'acier de l'autre côté de sa tête. Il posa ensuite le pied sur son torse et tira sur l'épée, lui arrachant la tête et occasionnant sa mort immédiate, s'il ne l'était pas encore au moment où il l'avait décapité. Son sang se déversait à grands flots sur la terre fraîche, jusqu'à ce que cette dernière ne puisse plus le boire. Il n'était pas question de l’enterrer, la nature ferait son travail.

Il retira la tête de l'épée, la laissant tomber au sol avec négligence puis, il essuya la lame et la rengaina. C'est alors qu'il entendit un craquement, il se retourna instinctivement, banda son arc avec une vitesse extraordinaire et pointant la flèche vers la source présumée du bruit. Juste en face de lui, ou plutôt, derrière son dos, un homme s'étonnait de sa rapidité. Il était armé et encapuchonné lui aussi.

- Alors c'est toi le Poltergeist ?

Il pencha sa tête sur le côté, observant la carcasse du magicien.

- Joli travail mais, permets-moi de vérifier ta réputation par moi-même.

Le Poltergeist décocha sa flèche, cette dernière transperça la tête de l'homme et vint atteindre celle d'un autre, qui était quelques mètre derrière lui. Il s'en doutait, ce visiteur était venu accompagné. Cinq autres hommes se trouvaient dans les environs. D'un geste rapide et précis, il attrapa une ses dagues et l'envoya transpercer le coeur de son premier assaillant, un archer posté dans un arbre. Il empoigna ensuite son épée et, se retournant en exposant l'épaulière, il encaissa le coup d'épée du second homme et lui coupa le bras au niveau de l'épaule, par un geste vertical. Ce dernier hurla mais, il n'était pas mort. Alekseï enfonça la lame dans son torse avant de le dégager d'un coup de pied latéral. Permutant son épée dans sa main droite, il bloqua le troisième coup en empoigna la main de son adversaire. Un bref échange de regards et, le mécanisme se mit en marche. Une puissante décharge électrique parcourut le corps de l'homme, provoquant chez lui de fortes convulsions avant de le laisser s’effondrer. S'il ne mourrait pas d'un arrêt cardiaque, il finirait asphyxié. Le quatrième jeta une hachette en sa direction alors que le cinquième, marteau en main, visait la tête. L'arme de jet se planta dans le métal, n’atteignant nullement l'assassin, quant au marteau, un simple mouvement d'esquive permit d'éviter le geste lourd et maladroit du maigrichon qui, visiblement, maniait une arme bien trop lourde pour lui. Un coup de main bien placé durant son élan, et le voilà gisant au sol, la nuque brisée. Il se retourna ensuite vers le lanceur de haches. Il leva son bras droit en sa direction, puis, il projeta un impressionnant jet de flammes et mit le feu aux habits du pauvre homme. Il hurlait si fort, c'était assourdissant ! Mais, même pas une minute plus tard, il rejoignait lui aussi le sol, diffusant dans l'air une odeur de viande grillée. Cinq morts ... Pourtant il avait bien compté six hommes. Où était le dernier ? Il regardait partout autour de lui, les sens en alertes. Il ne vit rien, s'était-il enfuis ? Peut-être mais, ce n'était pas sûr. Il entendit un léger frottement, à peine audible, en provenance d'un arbre. Il eut à peine le temps de se retourner qu'une femme s'était élancée vers lui, levant une impressionnante hache dans les airs et s'apprêtant à lui fendre le crâne ... Il l'attrapa en plein vol.

" Et voilà l'autre qui se prend pour Wonder Woman ! "

Pensait-il alors que sa main se resserrait autour de son cou. Cette dernière était légère comme une plume, elle avait lâché son arme et elle essayait maintenant de se défaire de la strangulation. Mais, que pouvait-elle faire avec ses fines et fragiles mains ? Il rapprocha son visage du sien, la maintenant dans les airs à l'aide de son seul bras.

- Pitié ... J'ai ... J'ai des enfants.

Gémissait-elle difficilement alors que son visage virait au bleu. Il l'observa un instant, soufflant un air glacial sur son visage puis ... Il la reposa délicatement au sol.

- Disparaît.

Lui dit-il d'une voix glaciale et menaçante. Elle ne demanda pas son reste. Le Poltergeist observait la scène, cette nuit-là, la terre aurait bien plus de sang à boire que prévu. Mais, qu'importe, ils ne valaient rien. Emboîta le pas, après s'être satisfait de cette vision d'horreur, il se retrouva une fois de plus nez à nez avec un énième homme. Apparemment, ce-dernier s'était caché dans les feuillages environnants.

- Excellent ! Ça te dirait de te faire un peu d'argent ?
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Lun 28 Jan 2013 - 19:59

Quand je vous disais que le destin vous jouait souvent des tours… L’effet de surprise dû à mon handicape ne vaut plus rien si on connait mon histoire, si on sait qui je suis réellement au fond. Les trafiquants d’esclaves ont, dans leur peine, permis à leurs employeurs d’en apprendre plus sur moi. Non pas qu'ils avaient déjà dans l’optique de me chercher des noises mais je crois bien que cela ne leur a pas plu que je décime un de leur quartier au complet. Surtout qu'il ne devait plus en rester grand-chose : du sang, des morceaux éparpillés çà et là, difficilement identifiables que ce soit au toucher ou même de vision je pense. Et puis l’humain est sensible. Une odeur un peu forte, des entrailles en abondance jonchant le sol, la sensation de mal être d’avoir connu ces cadavres et voilà qu'ils tournent de l’œil. Alors qu'eux-mêmes sont habitués à pire. Quelle ironie.
Généralement, après, ils se regroupent, ils parlent, crient, s’injurient de ce qui s’est passé et, finalement, clament vengeance. Une magnifique mise en scène digne des plus belles pièces de théâtre se met alors en œuvre pour diaboliser l’individu « coupable » qui a, la plupart du temps, d’excellentes motivations. Cependant, même avec le peu d’évolution dont ils font preuve, ils savent faire justice par leurs propres moyens.
Ce jour-là, je traversais la jungle. Il s’était passé plus d’un mois depuis mon dernier « nettoyage ». Étrange de se perdre dans une vaste étendue végétale, sauvage et dépourvue de tout indice permettant de s’orienter ? Je ne trouve pas. Y a-t-il plus de difficultés à faire de grands pas, jambes hautes, gardant appuie sur chaque liane ou tronc alentour ou d’affronter une foule grouillante et bruyante, vous poussant, vous faisant perdre tout odorat à cause de leurs effluves corporelles infectes ; tout ouïe à cause de leur agaçant bavardage, vous empêchant de vous accrocher à quoi que ce soit au risque de perdre définitivement l’équilibre et de tomber, poussant à votre tour d’autres gens grognant et étant laissé pour mort, sans la moindre aide, par l’abruti qui vous a bousculé ? Pour moi, le choix est vite fait et je choisis l’errance. En plus, je perdrai bien trop rapidement le peu de patience que j’ai dans un lieu avec autant de monde, sans compte que ma tête est mise à prix…

Vous voulez savoir comment je vois la forêt ? Je vous en prie, fermez les yeux :
Une harmonie odorante enveloppe vos sens comme un ballet parfumé. Les senteurs de l’herbe grasse mélangées aux délicats arômes des arbres fruitiers et des buissons à baies emplis vos narines à chaque instant. Le silence profond et apaisant de ces lieux berce votre âme jusqu'à ce qu'un gazouillis d’oiseau vous indique qu'en réalité, vous n’êtes pas seul. Le bruissement des arbres, des feuilles mortes, des fourrés vous renseigne à chaque instant de ce qui se passe autour de vous. Chaque son à sa place et ne perturbera jamais la tranquillité éternelle dont cet endroit semble empreint. L’écorce rugueuse des arbres est comme un camarade qui vous accompagne pendant toute votre traversée et qui dégage une chaleur impalpable. En faisant le tour d’eux, on peut caresser la mousse qui recouvre leur partie sud comme un manteau de velours, fine et délicate sous les doigts. Le sol est meuble et agréable, l’air légèrement humide vous donne l’impression de faire partie de cette arborescence végétale. Aucune brise le parvient à percer l’épais toit de feuilles que j’entends s’agiter au-dessus de moi mais, de temps à autre, quelques rayons viennent chauffer des parcelles de ma peau. Voilà comment je vois la forêt. La vue n’apporte rien de plus.

Aussi loin que je me souvienne, j’aimais me balader dans les vastes forêts d'Adyril. Certes, le climat sur Feleth y est plus ingrat mais les sensations sont les mêmes voire… amplifiées depuis mon accident. C’est l’un de mes derniers retranchements lorsque j’ai besoin de prendre du recul sur mon existence. C’était d’ailleurs ce que j’étais venu faire, me ressourcer, reprendre confiance car après ce dernier massacre je n’étais plus sûr de rien. J’avais refusé une occasion de retrouver l’usage de mes yeux et de mes ailes après mon voyage avec Aoi, de peur de me voir privé de mon nouveau don. Étais-je devenu un monstre ? Est-ce le Séraphin qui reprend le dessus en cette période de trouble pour me faire comprendre que je mérite mieux que cette vie abjecte. Je l’ignore et je n’étais pas venu chercher de réponses.

Après quelques jours passés dans cette épaisse jungle, une odeur commença à se faire sentir. Elle me suivait et se rapprochait. Ça n’était pas très net à distinguer. On aurait dit qu'elle faisait partie de cette ambiance puisqu'elle ne troublait rien mais je ne la reconnaissais pas. Je décidais de continuer mon chemin car il n’y avait rien d’autre à faire de toute façon. A mesure que l’odeur se faisait plus présente, des bruits, lointain d’abord puis se rapprochant d’heures en heures, se firent entendre. J’en étais désormais sûr, j’étais suivi. Par quoi ? Impossible de deviner… Je ne suis pas en pleine possession de mes ressources, l’auriez-vous oublié ? Un animal curieux… non, pas de cette façon ; un démon… non plus, l’odeur aurait été beaucoup plus forte d’après ce que j’ai déjà connu ; un humain… l’odeur n’y ressemblait pas non plus mais c’était la solution la plus plausible. Un humain, ou quelque chose d’autre mais dans tous les cas, elle savait où j’allais et me suivait sans ménagement.
Je pressais légèrement le pas. Pas trop, pour pas lui donner l’impression de l’avoir repéré mais un peu plus, pour qu'il sache qu'un aveugle n’est pas aussi inapte. Encore moins un ancien gradé d’Adiryl ! S’il veut ma peau, il va falloir qu'il vienne la chercher.
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Jeu 31 Jan 2013 - 21:30

*Sauf que...*
*Quoi ?*
*Si je réfléchis bien.*
*Ce que tu fais toujours hein.*
*Il t'en faut pas plus pour me narguer toi.*
*Effectivement.*
*Mais le problème est toujours là.*
*Quel problème ?*
*Je me suis jamais battu à mains nues avec ton corps.*
*Et alors ?*
*Et alors, t'es plus faible que moi physiquement.*
*Quoi, parce que je suis une femme ?*
*Bah...*
*Venant de toi, c'est pitoyable Kivan.*
*Désolé.*
*Moi aussi.*

Pendant cette discussion intérieure, la créature avait commencé à charger. Ce n'était guère discret, à chacun de ses pas la terre tremblait et de petites fissures apparaissaient, montrant que la terre avait un certain mal à soutenir le poids d'une telle chose. Elle allait assez vite pour son poids et Kivan, sans la moindre hésitation, décida tout simplement de s'écarter, la créature fini sa course plus loin après avoir arraché plusieurs arbres sur son passage. Une chose est une certaine, il ne fallait jamais être touché, ne serait-ce que par ses griffes, qui avec un seul coup ont tranchés le totem en deux et maintenant cette charge qui avait déraciné ce qui ressemblait à des cèdres.

*Fonce !*
*Je sais.*

Il s'élança aussi vite qu'il put vers la créature, ce qu'il comptait faire était simple, il s'agissait de prendre appui sur le dos de la bête, de monter sur son dos, récupérer la dague encore planté dans le cou d'une des têtes et de la planter dans la colonne vertébral du monstre pour le paralyser. Sur le papier, c'était une chose très facile de faire ça, mais au moment de prendre l'arme, l'une des têtes se retourna, comme si on lui avait brisé le cou. Elle ouvrit grand la gueule, son coup s'agrandit et s'approche de sa proie.

*Bouge de là !*
*Attend, j'y suis presque !*

Dans un bruit de chair se faisant déchiré et dans un cri de rage, la lame s'extirpe du corps de la bête. Kivan prit à nouveau appui sur le dos de la créature pour s'éloigner et éviter le coup de mâchoire, à quelques centimètres près.

*Tu prends beaucoup de risques.*
*Et ça fonctionne, j'ai réussi à récupérer notre arme.*
*J'ai pas dit que c'était mal, grand frère.*
*Ah, je te reconnais bien là !*
*J'ai une bonne nouvelle.*

Le monstre avait poussé un cri si fort que tout les autres sons aux alentours n'étaient plus que murmure à côté.

*Faut le faire taire c'est pas possible autrement !*
*QU'EST-CE QUE TU DIS ?*
*TUE LE !*

Facile à dire mais pas à faire... La main crispée sur le pommeau de son arme, Kivan n'osait pas attaquer, la gorge sèche il respirait difficilement. C'est ce sentiment que l'on nomme la peur ? Ce sentiment qui le paralyse totalement, l'empêche de se concentrer sur autre chose que la créature. Même la voix de sa soeur qui parlait dans sa tête n'était plus qu'un écho lointain face à l'ampleur de ce bruit, se boucher les oreilles avec les mains auraient été bien inutile et il le savait. Enfin, elle s'arrêta de hurler, laissant place à un silence pesant, les sons alentours n'avaient pas repris, les piaillements lointain des oiseaux. Comme si toute la nature avait peur de reprendre son rythme, cette créature est-elle à ce point si dangereuse pour que plus rien n'ose bouger ? Plus rien, même Kivan qui restait pétrifié face à elle.

*Si tu restes comme ça sans bouger, on va pas vivre longtemps...*
*Je n'y arrive pas...*
*Je te giflerais si je le pouvais !*
*Pourquoi ?*
*Pour que tu arrêtes d'avoir peur, ce n'est rien qu'une grosse bête, l'araignée qu'on a combattu était bien plus dangereuse !*
*C'est vrai...*
*Bon, puisque monsieur est terrorisé par une petite bête, je vais m'en occuper, repose-toi.*
*Très bien...*

Enfin, elle bougea et il en était de même pour la créature qui était déjà à quelques mètres de l'elfe, elle exécuta une rapide roulade sur le côté pour éviter la charge, mais la terre s'était à nouveau craquelée sur son passage, manquant de lui faire perdre l'équilibre et ce n'était pas le moment pour se permettre ce genre d'égard.

*Si elle continue de charger comme ça, ça ne devrait pas être très compliqué de la vaincre.*
*Tiens, qui revoilà !*
*Très drôle...*
*N'est-ce pas ?*
*...*
*C'est quoi ton idée ?*
*Très simple, à chacun de ses passages, il te suffira d'utiliser ta dague pour la blessé à chaque fois, elle finira par s'écrouler et là tu pourras l'achever.*

Simple comme bonjour après tout et il ne fallut que quelques passages pour que les entailles de l'arme arrivent à faire tomber cette chose. Larynda respirait difficilement, ses vêtements lui collaient à la peau à cause de la sueur, ses cheveux s'étaient plaqués sur son visage. Le pommeau de la dague glissait dans sa main, il lui était impossible de savoir depuis combien de temps elle se battait contre cette créature, mais une chose est sûre, il fallait rapidement en terminer. Péniblement, elle se releva, car même si elle avait réussi à mettre à terre son ennemi, elle l'avait projeté contre un mur de son énorme main dans un geste défensif. Heureusement pour l'elfe, elle n'avait rien de cassé ni de blessures trop grave, mais la fatigue est en soi un ennemi bien plus dangereux que des fractures. Approchant du monstre dont le corps était parsemé d'entailles plus ou moins profonde et dont les têtes ne bougeaient plus, elle n'apercevait que les légers battement de son coeur.

*Elle me ferait presque pitié.*
*Tu ne vas pas l'épargner quand même ?*
*J'ai dit presque, Kivan.*

Elle enfonça sa lame dans la poitrine de la créature, mettant fin à ses souffrances, si tant est qu'une telle bestiole ressentait la souffrance.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Dim 3 Fév 2013 - 0:45

Depuis quand les sols de cette jungle hostile abritaient un sous-terrain ? Pour Alekseï, qui connaissait très bien l'endroit, c'était une vraie et désagréable surprise, il n'aimait pas beaucoup que des " étrangers " viennent s'installer ici et encore moins qu'ils viennent y faire leurs affaires, c'était une excellente cachette naturelle ici et si tout le monde se mettait en tête de venir exploiter l'opportunité, tout l'intérêt de la chose aurait bien vite fait de disparaitre. L'entrée était tout de même bien dissimulée mais relativement petite, surement devait-il y avoir une autre sortie bien plus grande ailleurs, dans une zone de la jungle qui devait être plus accessible. En pleine nuit, cet homme l'accompagna donc jusque dans les souterrains et l'amena même jusque devant le " grand patron ". Un homme relativement grand, assez bien bâtit, le crâne dégarnie et l'air malicieux. Ce-dernier ne s'attendait visiblement pas à la visite du Poltergeist ... Rytchkine fut amusé de le voir en aussi bonne " compagnie ".

" Alors vieux pervers, on se fait un plan à quatre ? "

Pensait-il en cet homme visiblement en proie au gêne alors qu'il demandait à ces quelques femmes de s'en aller. Dans le fond, il n'avait pas vraiment besoin d'être incommodé, cela n'avait rien de bien étonnant pour Alekseï, il appartenait lui aussi à ce genre d'hommes.

- Le … Le Poltergeist Monsieur.

Dit le sbire qui l'accompagnait, assez surpris par la situation, avant de s'en aller. Voilà ce que c'est de ne pas frapper aux portes avant d'entrer. Debout et immobile, aussi froid que de la glace, il le fixait et attendait bien sûr qu'il parle. Il avait bien compris qu'il avait besoin de ses services d'assassin, ce n'était pas ça qu'il attendait, ce qu'il voulait, c'est connaître le montant de sa prime, le reste ne l'importait que trop peu.

- Le moins que je puisse dire, c'est que je ne vous imaginais pas comme ça. Je pensais avoir affaire à un énième jeune puceau camouflé sous un nom qui '' tape '' et dont la réputation serait bâtie sur des mensonges mais, visiblement, je me suis trompé et ça fait plaisir à voir.
- … Qui, où et comment ?
- Ne soyez pas aussi pressé voyons ! Vous ne voulez pas vous asseoir et faire la causette ? J'aime tout savoir sur ceux avec qui je travail.

Dit-il en l'invitant à s'asseoir d'un geste de main. Seulement, Alekseï ne bougea pas de sa place.

- Hum … Je vois, vous n'avez pas de temps à perdre. C'est bien, au moins ça montre votre sérieux.

L'homme s'assit, lui, et fit face au Poltergeist. L'explication du pourquoi du comment fut relativement simple, une capture qui avait mal tourné, pas mal de morts, pas mal de dégâts, une disparition et une envie de vengeance ... Le grand classique en somme. C'est dommage, Rytchkine s'attendait à quelque chose de plus original mais, visiblement, il avait eu tord, ce que Feleth pouvait être un monde ennuyeux. Cela dit, lorsque l'homme lui annonça le montant de sa prime, tout devint d'un seul coup plus intéressant. Une aussi grosse somme d'argent pour un freluquet en fuite, c'était une affaire qu'il ne pouvait pas refuser !

- Il y a tout de même un petit bémol, les corps retrouvés de nos camarades étaient en très mauvais états, un peu comme s'ils avaient été réduits en miettes.

Il marqua un silence.

- Mais je pense qu'il ne s'agit que d'un détail pour vous.

Il ne croyait pas si bien dire. Ces pauvres hommes avaient dû exploser pour une raison ou pour une autre mais, quoi qu'il en était, elle devait surement être lié au fugitif alors méfiance. Il lui apprit aussi qu'il avait envoyé quelques uns de ses sbires à sa recherche, histoire de faciliter la tâche de l'assassin, chose qui ne lui plût guère, le Poltergeist travaillait seul. Il ne lui fit cependant pas part de son mécontentement, si ce fugitif avait réussi à s'échapper de sa prison et à éliminer ses gardes, il ne ferait qu'une bouchée de ces piètres combattants, Alekseï avait eu lui-même l'occasion de se mesurer à eux, ils courraient au suicide ! En fin de compte, il aurait bien à travailler seul. Cet homme était encore dans la jungle, il ne serait pas trop tôt s'il se mettait à sa recherche dès maintenant. Les formalités réglées, il se mit aussitôt à la tache, une fois raccompagné hors du souterrain, bien évidemment.
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Dim 3 Fév 2013 - 18:12

Le temps passait et il se rapprochait. Son odeur se faisait plus forte. Je n’avais plus aucun doute à son sujet, si je n’arrivais pas à reconnaitre cette odeur c’était parce qu’elle était faussée et loin. Ce traqueur avait dû revêtir des peaux d’animaux encore imbibées des effluves de leur ancien propriétaire. Ingénieux mais insuffisant. Cependant, ses intentions étaient claires désormais. Il était en chasse pour moi et la mort avait de grandes chances d’être au rendez-vous. Je décidais alors de l’attendre. Ça ne sert à rien de se leurrer, je suis aveugle, il me rattraperait de toutes façons. Je m’adossais à un arbre et commençais à me concentrer sur tout ce qui m’entourait. Je pouvais presque visualiser la zone dans ma tête : au-dessus de moi, un écureuil grattait l’écorce de l’arbre ; en face, une branche morte pendait et se balançait au rythme du vent, couinant légèrement à chaque oscillation ; au sol, un tapis de feuilles mortes, remuées par quelques insectes intrépides, dégageait une senteur mêlée à celle de la terre moite à cause de la constante humidité des lieux. Chaque odeur et chaque son étranger à cette harmonie sensorielle sera aisément repéré.
J’attendis jusqu’à ce que j’entende, non loin de moi, le bruissement léger des feuilles séchées jonchant le sol. Il s’approchait prudemment mais à bonne allure. La quantité de précautions qu’il prenait était remarquable. Les bruits se rapprochèrent, j’entendais à présent une faible respiration, parfaitement maitrisée. Je contrôlais la mienne de la même façon car si je pouvais l’entendre, il y avait également un risque pour que cela soit réciproque.
Enfin, le moment que j’attendais arriva. Je sentis un petit déplacement d’air sur ma gauche. Il venait tout juste de dépassait l’arbre contre lequel j’étais adossé et il ne tarderait pas à se tourner vers moi. Je lançai ma main dans sa direction et attrapai fermement son cou. Par chance il était de taille ordinaire. La surprise jouant en ma faveur, je lui assenai un coup de poing au visage après avoir senti sur mon bras ses deux mains, tentant de se dégager de mon emprise. La pression sur mon avant-bras se relâcha, signe qu’il était sonné et j’en profitai pour passer dans son dos, gardant ma main fermée sur sa nuque pour ne pas le perdre. Je pris ensuite son crâne entre mes mains et d’un geste sec je lui brisai la nuque dans un craquement glauque. J’écartai les doigts de ses cheveux sales et le corps sans vie s’écroula lourdement sur le parterre de feuilles toutes aussi mortes que lui. Ça n’avait pas été si dur. Encore une fois les humains venaient de prouver leur infériorité par rapport au plus faible des Séraphins. Car, oui, c’était un humain. Certes plus entrainé pour la traque en milieu hostile que la plupart des autres humains mais il restait l’espèce de sous-race qu’il était. Je crachai sur sa dépouille quand quelque chose me frôla. Ce déplacement vif d’air près de ma tête fut immédiatement suivi par un bruit de métal s’enfonçant dans l’écorce d’un arbre et le son vibrant d’une tige fixe qu’on relâche soudainement après l’avoir pliée. On venait de me tirer dessus avec une flèche mais qui ? Je n’avais entendu ni senti d’autres présences et encore maintenant, l’odeur du cadavre emplissait largement mes narines… C’était donc ça. Le premier n’était qu’un éclaireur pour pister ma trace et camoufler ses compagnons. Malheureusement, je lui ai pris sa vie bien trop rapidement pour que ses pairs aient eu le temps de faire quoi que ce soit. Je m’accroupis et m’adossai de nouveau contre un arbre à l’opposé d’où était venu le projectile. Je n’arrivai pas à déterminer combien ils étaient. J’entendais des murmures, des gloussements. La mort de leur compagnon n’avait pas l’air de les affecter outre mesure. Ils semblaient plutôt euphoriques de me voir leur résister. Comme si c’était une chose étrange. Comme si c’était moi le faible. Comment de vulgaires humains pouvaient penser que, moi, je suis plus faible qu’eux ? Depuis quand étais-je le gibier et eux les chasseurs ? Je ne les crains pas mais eux devrait me craindre. Je sentais mon sang bouillir dans mes veines à mesure que les pensées se bousculaient. Leur rire m’irritait un peu plus de seconde en seconde. Le peu de calme que j’avais réussi à conserver s’évaporait aussi rapidement que de la neige en plein désert.


- Cérès, Varam, allez déloger notre petit biquet, j’vous couvre.

Ils étaient donc trois restants. Trois et ils pensaient être à la hauteur pour m’avoir… Je me sentais humilié comme rarement je l’avais été. Même aveugle et sans aile je valais encore plus que trois d’entre eux ! Mes mâchoires se contractaient avec force contre ma volonté. Je n’avais plus aucune maitrise de moi-même et la seule idée, la seule image qui me traversait l’esprit en ce moment était la mort de cette bande de déchets.
Leurs pas m’indiquèrent qu’ils prirent chacun un coté de l’arbre pour me bloquer. Je ne bougeais pas, restant assis, collé au tronc. L’un d’eux me poussa légèrement du pied.


- Eh ! T’as décidé de te rendre ? Si tu fais pas d’histoires tout se passera bien…

Me rendre ? Tout se passera bien ? Ma rage décupla encore. Ils continuaient de se croire maitres de la situation, me dominant malgré l’immense ombre de mort planant au-dessus d’eux. Leur outrage était indescriptible tout comme mon envie de les voir disparaitre de la surface de cette terre.
L’homme recommença avec son pied :


- Aller l’aveugle… Lève-toi !

Je lui attrapai la jambe d’un geste vif. J’entendis d’abord une exclamation de surprise puis un bruit caractéristique de mon don, comme une membrane qui craque. Je reçus des projections de liquide et de chairs encore chaudes sur mon visages et mes vêtements. Je ne devais d’ailleurs pas être le seul à en avoir reçu car le deuxième homme se vautra par terre à côté de moi et dégobilla sans retenue. En effet, ça ne devait pas être beau à voir. Je lâchai le morceau de jambe séparé du reste du corps de ma victime à son sort et tâtonna en direction de l’autre. Je finis par rencontrer son dos du bout de mes doigts dégoulinant de liquide poisseux. En le touchant, je sentis un sursaut et il tenta de s’écarter de moi, pris de panique. J’eus largement le temps de tendre la main davantage de lui faire subir le même sort qu’à son camarade. Les éclaboussures giclèrent de nouveau vers moi. L’odeur ferreuse du sang couvrait presque, à présent, celle de la jungle ambiante. Ils allaient enfin servir à quelque chose : nourrir la terre qui les avait engendrés, à tort.
Le dernier homme avait suivi la scène de loin, bien à l’abri. Sa respiration se faisait plus forte et plus rapide. Lui aussi était pris de panique. Je reconnus le son d’un arc qu’on bande et plusieurs pas mal assurés tentant de me contourner.

- Putain c’est quoi ce bordel ?! Qu’est-ce que t’as foutu avec Cérès et Varam sale fils de chien, j’vais te crever t’entends !

La plaisanterie ne semblait plus être au gout de la situation. Je décidai de me relever, toujours collé à ce même arbre. Ce vaux-rien était aussi paniqué qu’un lapin dans une fosse aux lions, sa précision n’était plus la même et il me louperait à coup sûr. J’attendis encore un peu puis je m’élançai hors de ma protection végétale. Je savais où il était à chacun de ses mouvements. Il était perdu. Je continuais de me mouvoir rapidement entre les arbres, tendant les mains devant moi pour me diriger facilement et gardant un contact direct avec les arbres que je croisais au cas où j’aurais encore à me protéger. Je l’entendis tirer. La flèche vint se planter dans un arbre derrière moi. Je me rapprochai. Il recommença et me rata de nouveau. Je m’élançai vers lui pendant qu’il tentait désespérément de recharger son arc mais il n’en aurait pas le temps. J’arrivai devant lui et souris en imaginant son visage impuissant face à son destin funeste. C’est alors que je sentis une douleur dans l’épaule droite. Quelque chose venait de s’enfoncer de plusieurs centimètres dans celle-ci. En posant ma main devant moi je saisis un bras, son bras. Il venait de me planter sa flèche à la main à défaut d’avoir pu me toucher avant. Je grimaçai. Pas de douleur bien que ça n’était pas agréable mais parce que je m’étais fait avoir. Je n’étais pas assez concentré et je ne l’ai pas senti bouger sa main dans ma direction. Quoi qu’il en soit, cette blessure n’était pas fatale. Je plaquai ma main sur son visage juste en face de moi. Il semblait abasourdi d’avoir réussi à me toucher. La douleur s’ajouta à la rage qui parcourait mon corps et son visage se décomposa sous ma main, sans un cri, sans un bruit. Son corps s’effondra au sol à son tour.
J’extirpai d’un coup sec la flèche planté dans mon épaule et retournai m’asseoir pour y appliquer un bandage de fortune. J’ignorai qui avait voulu ma tête mais j’espérais seulement qu’il renoncerait rapidement.
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   Dim 21 Avr 2013 - 17:32

RP Clos à la demande d'Alekseï Rytchkine suite à la disparitions des autres membres de ce RP. Si ceux-ci reviennent et souhaitent le rouvrir qu'ils envoient un MP à un administrateur.
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MessageSujet: Re: je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]   

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je vous hais ! [PV: Larynda Silentium et Alekseï Rytchkine]

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