''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]

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Eloa Senja



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MessageSujet: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Dim 3 Fév 2013 - 13:27

Eloa Senja

Le parquet qui grinçait comme une mélodie macabre. Les murs qui pleuraient leur passé en laissant tomber les tapisseries d’un temps ancien. Beaucoup de fenêtres étaient brisées laissant le vent y pénétrer alors que d’autres étaient recouvertes de planches en bois… La demeure était spacieuse et encombrait de pièces, plus ou moins délabrées… De l’extérieur, elle était marqué par le temps et avait quelques trous par-ci, par –là. Elle arborait une couleur grisâtre. La porte d’entrée claquait dans une danse soutenue par le vent… Voilà, un lieu bien ancien, et oublier…

Dans une pièce quelques parts dans les étages… Des bougies blanches laissait leur flamme voguait aux rythme des courants d’airs. Une lumière apaisante et de mauvaise augure se profilait dans cette pièce. Un canapé rouge type ère victorienne gisait dans un sale état, près de la fenêtre… Des tableaux ornaient le lieu même si la moisissure avait commencé à ronger… Un lustre envahi par mesdames les araignées tanguait un peu… Il y avait une table ou un métronome donnait le tempo… Comme un appel vers ailleurs…

Au centre de la pièce, une femme gisait, inconsciente… Elle portait une longue robe blanche, en bustier. Sous sa poitrine, il y avait un ruban rouge qui lui servit de ceinture, noyé dans son dos… Elle était pieds nus. Ses longs cheveux parsemaient son visage, alors que des larmes noires avaient séché sur ses joues. Autour d’elle, des runes ancestrales formaient un cercle qui brillait un peu… Des papillons noirs voletaient au- dessus d’elle, comme des gardiens attendant qu’elle se réveille… Cette femme, c’est moi !

Je rêvais que le monde autour de moi était sombre, envahit par les ténèbres… Qu’aucune lumière ne voulait de moi. Mon corps était couvert d’un ruban blanc… Je tombais telle une poupée dans le vide… Je ne pouvais pas bouger. Je criai… Je vis leurs visages me narguer et rire de moi… En me montrant du doigt. Je voulais les effacer, les supprimer, les … Et c’est là que je m’écrasais contre le sol, disloqué telle une poupée de bois, ne respirant plus…

Et je me réveillais, ouvrant doucement les yeux… J’avais mal dans tout le corps… Dans tous mes entrailles comme si des milliers d’aiguilles ont été planté dans ma chair. Alors que j’étais allongé sur le ventre, je me retournais sur le dos en me tenant la tête.

- Ma tête…

Je souffrais… J’entendais aussi des murmures qui m’insultaient … Cependant, une question persistait. Comment suis – je arrivée là ? Je n’en avais aucun souvenir… AUCUN ! Le trou noir, juste ce rêve qui me hantait… J’avais peur… Je fixais ces papillons, et ce lustre bougeaient… Je me sentais perdue, ailleurs… J’avais beau me questionner, aucune réponse quant à ma vue ne virent à mon esprit….Je me frottais les yeux. Dormais – je encore ?

Soudain j’entendis un cri violent comme si on tuait quelqu’un.. . Je sursautai. Mon cœur qui battait si fort… J’avais si peur, une peur que je ne connaissais pas. Je fixais en reprenant ma respiration ce plafond qui s’anima… Des visages, DES VISAGES apparurent , avec des mains … Sortant du plafond, comme un effet de relief… Je me retournais sur le coté pour ne pas voir ça… Et je vis la même chose sur les murs…

* Pitié… pitié …. Sauve nous… Pitié… Ahhhhhhhhhh… Ses chaines me brulent… J’ai mal ! J’ai MAL ! Nous avons si mal .... Si mal .... *

Voilà ce que me souffla dans une voix aigue les entités qui hantaient cette pièce… Me recroquevillant sur moi – même, tremblant de peur, ne voulant plus rien entendre… Je criais. J’hurlais !

Pourquoi n’arrivais – je donc pas à me lever ? J’ai l’impression de peser des tonnes…

- AU SECOURS ! Finis – je par crier.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Dim 3 Fév 2013 - 14:28

En objet magique capable d'extraire les âmes des gens pour permettre à son porteur de les manipuler comme il le voulait ? Voilà une information qui avait retenu l'attention d'Alekseï car, extraire la magie était une chose mais, extraire la source de cette magie, c'était encore mieux ! Un procédé sur lequel il avait déjà travaillé mais, qui s'était avéré si compliqué qu'il en était tout simplement hors de sa portée. Maintenant, si un artéfact pouvait le faire pour lui, il ne lui suffirait que de comprendre le mécanisme pour être en mesure de le reproduire même si, dans le cas où il mettrait la main dessus, il n'aurait pas besoin de le faire. Il prit le temps de bien réfléchir et, se décida finalement à acheter cette " légende ". Une certaine somme d'argent contre la localisation présumée et de l'objet et le silence du vendeur.

Une maison hantée située quelque part dans les ruines d'Ascelnoth. C'était une information bien vague, il y en avait beaucoup de maisons dans les ruines. Une maison avec un toit bleu et des reliefs peu ordinaires sur les murs, c'était déjà bien mieux ! Il ne perdit d'ailleurs pas un seul instant, après être retourné à son laboratoire enfiler son armure et préparer son équipements, il prit le chemin des ruines. Alekseï ne croyait pas vraiment aux histoires de fantômes, du moins, à leur existence dans le monde du milieu car la seule forme d'énergie en mesure de fabriquer de pareilles créatures serait la magie noire or, il n'y en avait que peu ici. Et puis, sans matière, la magie noire ne pouvait de toutes les façons rien fabriquer car elle se dissiperait aussitôt. À moins qu'il ne s'agisse d'une forme de magie structurée mais, cela poserait un problème, car la magie noire n'était pas organisée, elle aurait donc dû faire appel à la magie blanche pour organiser son énergie et fabriquer un fantôme ? Ce n'était pas inenvisageable mais, c'était tout de même peu probable, surtout sur Feleth.

Le chemin fut relativement tranquille et court. Quelques bandits sur la route avaient bien cherché à lui extorquer ses biens mais, revêtit de son armure et donc, de sa seconde identité ... Les plus chanceux avaient réussi à s'enfuir. Les ruines d'Ascelnoth étaient réputées pour former un lieu paisible, propice à la méditation et au recueillement mais, à en croire les nombreuses rumeurs qui circulaient, c'était tout l'inverse ! Alekseï aurait l'occasion de vérifier cela par lui-même. Certes l'endroit était plutôt agréable, à première vue, les ruines offraient un paysage désolé mais, cependant chargé de mystères et de quiétude. En fait, elles imposait le respect, un peu comme un vieux sage face à ses disciples. Mais, plus il s'enfonçait à l'intérieur, plus ces premières impressions se dissipaient. La tristesse des lieux devenait tout d'un coup plus saisissante, tout devenait soudainement plus hostile et beaucoup moins réconfortant. On avait l'impression qu'un mort allait sortir de la terre à tout moment pour vous attraper et vous tirer avec lui dans ses éternels tourments ... Cela faisait froid dans le dos.

Un toit bleu, enfin ! Cette maison était assez isolée du reste des ruines, cachée par pas mal de végétation. Il s'en approcha rapidement, il était tout excité à l'idée de mettre la main sur l'artéfact. Elle était quand même très grande et il mit plusieurs minutes à en faire le tour. C'était bien vrai, elle n'avait pas résisté à l'épreuve du temps. Les murs portaient en effet quelques traces de mains. Des mains qui semblaient ressortir et même se mouvoir. Un spectacle bien étrange mais qui ne l’effraya pas plus que ça, il avait quand même connu bien pire en matière de magie noire et de démonisme ! Seulement, sa curiosité l'amena en toucher une de l'index. Cette dernière se rétracta presque aussitôt, disparaissant alors complètement et redonnant un aspect plus " normal " au mur. Il ricana, cela n'avait vraiment rien de sérieux. La porte d'entrée était claquante, il ne fut pas difficile pour lui de la franchir.

Cela dit, à peine entré, les choses commencèrent déjà à se gâter. Pour commencer, la porte s'était refermé derrière lui et s'était verrouillée. Que cela ne tienne, un bon coup de pied, au moment venu, la ferait rapidement volet en éclats. Des rires, des plaintes, des pas, des lamentations et même parfois des cris ou des bruits de chaines ... Pour des effets spéciaux, c'était plutôt bien réalisé. Le propriétaire de cet maison l'avait bien armée contre les visiteurs opportuns. De toutes les façons, s'il y avait un artéfact ici, c'était parfaitement compréhensible que celui qu'il l'avait mit ici avait voulu le protéger. Mais, il en faudrait au Poltergeist pour le dissuader de venir le chercher. Il faisait sombre ici ... Il vérifia quand même sa cartouche blanche, autrement dit, l'essence de lumière, cet extrait qui lui assuré une certaine protection contre la magie noire et ses effets néfastes. Même si l'extrait était au stade expérimental et qu'il était de bien piètre qualité, c'était toujours ça de gagné !

Il s'aventura à l'intérieur, entamant les explorations. Des escaliers, des couloirs sombres, des portes et des sous-sols. Toujours ce même environnement sonore, toujours ces mêmes traces sur les murs, le plafond et même le sol ! Cela dit, il fallait rajouter d'autres phénomènes au tableau, comme des objets qui volaient parfois dans sa direction, des tableaux aux regards animés qui semblaient le suivre, ou même du vent fort et glaciale alors qu'il était dans une pièce fermée. Rien de tout ceci ne lui fit perdre son sang froid, si cette maison était hantée, il lui faudrait avoir à affronter des véritables dangers, pas des timides menaces !

Il fouillait tout, les meubles, les coffres, les faux-plafonds et même les cheminées. Il tapait parfois sur les murs, pour savoir si ces derniers sonnaient un peu trop creux, comme par exemple s'il y avait une cache secrète à l'intérieur. Mais, ces recherches étaient vaines. Visiblement, il s'était fait enfler ... Ou il n'avait pas cherché au bon endroit mais, qu'importe, il avait le temps ! Il se décida à s'en aller explorer les autres ruines quand un cri retentissant et appelant à l'aide lui fit changer d'avis. Il n'était pas seul ici apparemment ... Ou alors il s'agissait d'un piège ! Son envie d'aller voir l'emportant rapidement sur la méfiance mais, sa prudence ne s'en retrouva pas diminuée pour autant. Il se dirigeait vers la source du bruit, ouvrant délicatement la porte, épée en main. Il y glissa un oeil et vit une femme, recroquevillée sur elle-même, les pieds nus et le visage marqué par des larmes ... Noires ? Tout ceci ne lui inspirait guère confiance.

Il regarda rapidement la pièces, ces mêmes formes au plafonds et sur les murs étaient présentes à la différence qu'il y avait maintenant des visages. Effrayant en effet. Trêve de réflexions, il se décida à aller lui porter secours, peut-être pourrait-elle le renseigner sur l'artéfact. Il ouvrit grand la porte et s'avança vers elle, aussi froidement que ça, tenant à peine compte de ce qu'il se passait ici. Peut-être que son apparence très sombre ne rassurerait pas cette jeune femme mais, c'était mieux que rien. De toutes les façons, il n'avait pas vraiment l'intention de la rassurer. Il s'avança jusqu'à elle et s'accroupit. Pauvre fille, elle tremblait et pleurait ... Il posa sa main revêtue d'un gant d'acier froid sur son épaule, la repoussant légèrement vers l'arrière. Masqué par l'ombre de sa capuche, son visage était tout bonnement invisible. Son souffle était tout aussi froid et sa voix caverneuse, à cause du masque qu'il portait. Il l'observait ... Puis soupira.

- Qui êtes-vous ?
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Eloa Senja



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Dim 3 Fév 2013 - 19:14

Des plaintes sanglantes cognaient à mes oreilles… Ne voulant pas s’arrêter. Mon cri avait-il alerté quelqu’un ? Je l’espérais. Collée contre ce parquet, ne voyant que des apparitions comme si elles voulaient sortir de ce mur… Je cauchemardais ? J’allais me réveiller ? Ou bien… Au plus profond de moi, j’ai tant espéré que je me trouvais à Madorass dans mon lit…

Seulement, le temps défilait dans ce lieu… Comme une réalité. Pourquoi suis – je ici ? Je me perdais encore plus en y pensant. Je devais me lever… C’est là que j’entendis des pas… Quelqu’un approche ? Qui ? Celui qui a causé de tout ça ? Je ne comprenais pas. Je ne comprenais vraiment pas. Je soufflais fort. Mon cœur voulait s’échapper, courir loin de ce monde… Loin de ce corps qui tremblait, et qui ne voulait pas ce calmé.

Je ne voulais pas succomber à la panique, ni m’effondrer en larme… Je ne voulais juste pas être faible. Je ne voulais pas mourir ici… Je devais me lever. Et puis ses pas qui m’intriguent dans les supplications des murs… Etait si proche que je pouvais sentir l’odeur d’un intrus dans ce lieu maudit. Les murs se mirent à saigner, à crier avec violence … Alors que les papillons noirs dansaient dans le ciel des bougies blanches…

Je sentis soudainement une main en acier sur mon épaule. J’écarquillais les yeux, je ne l’avais pas vu se rapprocher… Que m’arrive – t- il… Je sursautai sous le froid du métal, et reculai en rampant pour m’écarter de lui… Je ne pouvais pas tenir debout mais je pouvais me mouvoir… Je finissais par me cogner contre un mur… Pourtant je n’avais pas bougé de beaucoup… Je fixais autour de moi… Une barrière invisible ? Comment ca se peut ?

Je fixais le sol alors qu’il parlait… Me demanda qui j’étais… Les runes étaient rouge de lumière… Je ne peux pas sortir du cercle ? Pourquoi ?

- Eloa… Je suis Eloa.


Je lui répondais sans m’en rendre vraiment compte. J’étais trop perturbée pour réfléchir. J’avais vu un bref instant son visage… Cependant, je m’en moquais. Je voulais sortir ! Je tapais violement contre ce mur invisible mais rien à faire… Il ne bougeait pas…

Et puis pourquoi lui, il a pu entrer, se rapprocher ? On veut me garder ici ? Dans ce cercle ? Pourquoi ? Je m’énervais. Ça se sentait même si la peur demeurer.

*Tu seras bientôt des nôtres… Tu souffriras comme nous … Qui avons si mal… *


Ca résonnait dans toute la pièce comme un appel à la mort. Ses visages qui se figeaient dans la tapisserie, alors que des mains grattaient le plafond dans un bruit horrible… Je paniquais petit à petit, et puis… Je me rapprochais de lui, de cet inconnu pour le regarder dans ses yeux. La peur se lisait sur mon visage et dans les tremblements de mon corps. Je lui attrapai la main qui était encore dans le cercle…

- Et toi qui es-tu ?

Mon autre main toucha les runes qui brillaient pour comprendre, et je me brulai les bouts des doigts, que je mis par reflexe dans ma bouche… Ca fait mal. Ou suis-je ?

Soudain le sol trembla créant des fissures sur le parquet ou de la lumière noire en sortie. Mon intuition me disait quelques choses allaient arrivées sous peu… Je me crispais, mettant mes genoux contre ma poitrine, les entourant de mes bras.

- Vas – tu m’aider ?

Oh oui, je le souhaitais plus que tout qu’il dise oui. Je ne voulais pas rester ici. J’en frissonnais tellement, je me sentais mal ici… Je finissais par poser ma tête sur mes genoux, en soufflant :

- Pourquoi… Pourquoi je suis là….
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Dim 3 Fév 2013 - 20:36

Elle sursauta et s'écarta le plus loin possible, comme surprise ou plutôt, effrayée par quelque chose. Elle reculait frénétiquement, regardant le Poltergeist, quand son dos se cogna à quelque chose, quelque chose qui ne surprit pas qu'elle mais aussi Alekseï, quelque chose d'invisible mais, de pourtant bien présent, une sorte de barrière. Elle regarda frénétiquement autour d'elle puis, elle regarda plus bas. Rytchkine ne comprenait pas pourquoi et il en fit de même car, aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'avait pas vu les runes rougeâtres qui étaient encrées sur le sol, dessinant un cercle autour d'elle, un cercle dont elle ne semblait pas pouvoir sortir, à la différence du Poltergeist qui y était entré. Il se demanda un instant s'il n'était pas non plus lui aussi prit au piège mais, passant sa main dans les airs, il constata qu'il n'en était rien. Pourquoi lui et pas elle ? C'était la première question qui lui était venue à l'esprit.

- Eloa… Je suis Eloa.

Elle semblait totalement désorientée, peut-être n'en savait-elle pas plus que Alekseï au sujet de ce qu'il était en train de lui arriver ? Elle était tremblante et la pièce autour d'elle semblait s'animer. Des mains qui grattaient le plafond, des visages qui apparaissaient sur les murs et les tapisseries, il y avait d'étranges papillons noirs volaient au-dessus d'elle et un métronome était posé sur l'une des tables de la pièce, oscillant sans interruption, dans un silence de mort. Le plus étonnant cependant, ce n'était pas toute la malédiction dont était chargée l'endroit mais, les bougies qui étaient allumées, signe d'une présence intelligente en ces murs et donc, d'un ennemi potentiellement dangereux. Elle se rapprocha de lui, lui attrapant la main et cherchant ses yeux du regard, comme pour se rassurer. La peur était lisible sur son visage, une peur que Rytchkine ne comprenait pas.

- Et toi qui es-tu ?

Elle toucha les runes du bout de ses doigts avant de les mettre dans sa bouche, en affichant une légère grimace. Elle s'était visiblement brûlée. Qui était-il ? C'était une bien trop longue histoire pour la lui raconter ici et maintenant.

- Je suis le Poltergeist.

Se contenta-t-il de lui répondre sans cette dernière ne l'ait vraiment écouté. Soudainement, le sol se fit à trembler et des fissures apparurent à l'intérieur du cercle. Cette dénommée Eloa se crispa de tout son être, repliant ses genoux contre sa poitrine et les entourant avec ses bras. Elle avait très peur ... Elle enchaîna avec une autre question, une autre question qui devait lui tenir bien plus à coeur.

- Vas-tu m’aider ?
- Rien n'est moins sûr.

L'aider ? Il ne la connaissait pas et il ne savait pas à quoi il avait affaire. Peut-être qu'en essayant de l'aider, il se retrouverait dans la même situation qu'elle. Il voulu lui demander ce qu'elle faisait ici mais, elle le prit de court, posant sa tête sur ses genoux et soupirant.

- Pourquoi… Pourquoi je suis là….

La pauvre enfant ... Ce n'était pas le Poltergeist qui allait lui donner la réponse, il ne la détenait pas. Que faire désormais ? L'aider ou s'en aller tant qu'il en était encore temps ? Après tout, tout ceci ne pouvait être qu'une formidable mise en scène, un dangereux piège dans lequel il tomberait s'il cherchait à l'aider. Malgré tout, il ne pouvait pas partir en la laissant là mais, il ne pouvait pas non plus se jeter dans la gueule du loup. Si elle voulait qu'il l'aide efficacement, il lui faudrait des réponses et, ces réponses, elle ne pourrait assurément pas les lui fournir. Elle ne semblait se souvenir de rien et ne pas comprendre ce qui lui arrivait. Il réfléchissait un court instant, décomposant le problèmes en plusieurs entités. La première chose à faire était de détruire cette barrière mais, pour cela, il lui faudrait savoir de quelle magie il s'agissait. Il était arrivé à le pénétrer et à en sortir dans problème, peut-être était-ce dû à la magie blanche qui couvrait son armure ? Il observa le rune le plus proche de lui et posa le bout de son index sur ce-dernier. Il eut une giclée d'étincelles, suivit d'une sorte d'électrochoc qui le fit retirer son doigt. Il observa sa cartouche, elle avait prit un mauvais coup, sa luminosité avait considérablement diminué. Visiblement, la magie en question était bien trop puissante pour qu'il parvienne à la briser.

S'il ne pouvait pas la rompre, il pouvait encore l'épuiser. Il se releva et recula de quelques pas, levant son bras droit vers la dénommée Eloa, poing fermé, il actionna le mécanisme et lança une giclée de flammes en sa direction. Le feu fut bien évidemment bloqué par la barrière. Il le maintint jusqu'à ce que la mécanique finisse par surchauffer et s'enrayer. Le résultat était le même, les runes n'avaient pas ternis et la jeune femme semblait toujours prisonnière. Que faire ? Il n'en avait plus la moindre idée ... Quoi que, peut-être qu'un mécanisme se trouvait dans la pièce ? Un objet quelconque devait peut-être être responsable de l'existence de cette prison. C'était bien sûr une éventualité mais, il fallait l'essayer. Pas pour elle, mais pour l'artéfact.

Il s'en alla alors éteindre les bougies et suspendre le métronome mais, à peine eut-il le dos tournés que'elles se rallumèrent et qu'il se remit en marche. Petit à petit, il sentait la peur le gagner à son tour. Pourquoi ne s'en irait-il tout simplement pas ? Que devait-il à cette pauvre inconnue pour qu'il mette sa vie en danger dans l'espoir de sauver la sienne ? Il marchait lentement autour du cercles, observant à la fois la prisonnière mais, aussi la pièce. Ses pas étaient froids et lourds, lent et longs. Il prenait tout son temps. Il arriva finalement derrière son dos. Un dos remarquablement joli mais, quelque peu défiguré par deux protubérances. Il cru tout d'abord à une malformation mais, à bien y regarder, il s'agissait des bases d'une paire d'ailes ... Une Séraphine ?! Sa surprise était très grande mais, cependant imperceptible. Il continua sa marche, retournant à son point de départ.

- Qui êtes-vous " Eloa " ?
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 6 Fév 2013 - 18:53

De majestueuses ailes illuminaient le ciel de sa tristesse… Dans ma bulle, dans ma cage de magie, je voyais ces ailes nous hanter… Les plumes tombèrent sur ce parquet brillant d’illusion… Tout cela était un mirage. Je ne bougeais pas, ne pouvant pas. J’étais empreint de peur, une peur qui me rongeait doucement. J’étais coincée dans cette prison magique orchestré par des runes. Je n’avais aucune arme et mes pouvoirs étaient inutiles…

Je ne devais pas abandonner ! Je devais me battre pour vivre ! Je devais ! C’est là que l’homme après avoir répondu à mes questions laissa les flammes caressaient ma barrière… Une barrière qui ne voulait pas céder sous les baisers mortuaires du feu… Cette magie… Elle est puissante. Quoique faisait le poltergeist… Rien ne marchait. Tout était destiné à faire que je reste dans ce lieu. Pourquoi ?

Je fixais autour de moi, voulant calmer cette peur qui m’empêchait de bien observer… Je fermais les yeux sentant ces tremblements de terre, et en écoutant ses voix qui suppliaient qu’on les sauve… C’était comme des cries centenaires qu’on avait enfermé ici, dans ses murs… Comme des âmes cherchant la sortie. Une sortie qui n’existait pas.

J’ouvris les yeux, regardant cette pièce avec un nouveau regard… Un métronome ? Pourquoi ? L’homme l’avait arrêté mais il a repris sa cadence… Et ces papillons que voulaient-ils ? Je devais me lever. L’homme … Cet inconnu faisait le tour de ma cage… Je suis tel un insecte pris dans la toile d’une araignée… Je me hissais enfin sur mes pieds même si j’avais dut mal… Comme si j’avais perdu du poids… C’est là qu’il posa sa question. Je ne compris pas. Pourquoi vouloir savoir à ce point alors que j’avais donné mon prénom ?

Je me retournais. Je le fixais avec curiosité. On était l’un en face de l’autre. Je posais ma main sur la paroi invisible…

- Pourquoi me poser cette question ?


Et puis je pensais… Mon dos. Je mis mes mains dans le dos et put toucher ce qu’il restait de mes ailes… Les os n’étaient donc pas cachés… Je baissais la tête, reculant. Des larmes couelent contre mes joues, des larmes de tristesse, en me souvenant de ce que je suis… Je suis… Je suis la cruauté d’un vieux royaume qui ne veut plus de moi..

- Je suis…
- Tu es la démone qui doit mourir.

Voilà ce que cria une voix masculine. Une voix que je connaissais, une voix que je n’avais pas entendue depuis longtemps, une voix qui me fit trembler… Je m’écroulais sur le sol, fixant au loin. Des plumes voletaient dans le ciel, des plumes se posèrent sur le sol… Des pieds avancèrent vers nous. Des ailes illuminaient un cœur détruit, mon cœur… Des yeux bleus me fixèrent tel un gardien sur sa chimère perdue. Je reculais vers le fond… Ses cheveux noirs encadré avec une douceur, un visage tellement détruit par la colère…

- Natha… niel ?

Un rire s’échappa de ses lèvres.

- Ou il est ?
- Quoi ??
- Je sais que tu sais. Tu connais ce secret !

Et là, l’image se fracassa contre le sol en morceau. Ce séraphin venant de mon passé disparut en laissant un odeur venant des parfums d’Adyril. Un mirage ? Un souvenir ? Une haine ? Qui causait cela ? Que voulait – il ? Les plumes perdurent sur le sol, s’imbibant de sang… Je sentais le danger venir, s’effondrer sur nous telle une vague… Des veines se créèrent dans les murs entre les visages et sur le sol, sortant des failles que le tremblement avait causé…

- FUIS ! Criai – je à l’intention du Poltergeist.

Il ne pouvait rien faire pour moi, et moi je ne pourrais décidément rien faire pour changer la donne. C’est alors que j’étais en état de choc… Mon cœur s’accélérant aux rythmes des phénomènes comme si il voulait fuit ce lieu… Que ses veines regorgeant de substance noirs m’attrapèrent les chevilles et les poignets … Je me débattis, je criai… Je voulais fuir. Je gesticulai comme une folle furieuse.

Cependant, plus je me débattais, plus les liens se serraient jusqu’à m’ouvrir la peau. Mon sang coula. J’étais pendu dans le vide, les bras tirés vers le haut, et les jambes serrées. J’avais la tête baissée. J’étais une poupée… Un pantin tiré par le mal pour des raisons que j’ignorais.

- Dis moi, ce que tu as fait de qu’on t’a confié sur Adyril ! Sinon tu connaitras la mort…

La voix avait changé mais je savais que c’était le même… Le même qu’avant…

- INTRUS, finit – il par dire.

Des créatures noires, aux yeux rouges sortirent du sol… se dirigeant vers l’homme… Elles étaient répugnantes et aux nombres de quatre.

- Qu’il meurt !
- NOOOOOOOOOOOOOON !
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 6 Fév 2013 - 23:33

- Pourquoi me poser cette question ?

Lui répondit-elle avant de se remettre à pleurer. Le Poltergeist continuait sa marche lente et froide, faisant raisonner ses pas d'acier sur le morne parquet. Il donnait dos à la porte, face à la fenêtre, lorsqu'elle reprit.

- Je suis …
- Tu es la démone qui doit mourir.

Elle fut brutalement coupée dans sa réponse par une voix qui fit sursauter Alekseï. Une voix qu'il reconnaissait et qui lui faisait terriblement peur. Non pas qu'il craignait son détenteur mais que, justement, il était impossible pour lui de concevoir que ce dernier, ou plutôt cette dernière puisse se trouver ici. Son dos se couvrit presque aussitôt de sueur froide. Il se retourna lentement, pétrifié, et orienta son regard vers la source de cette voix. Elle se tenait debout dans l'encadrure de la porte, les ailes déployées, le regard lumineux et l'épée en main, relâchée mais, qu'elle ne tarda pas à lever, en guise de mise en garde. Un regard aussi froid que le sien, une haine aussi noire que la sienne, une envie d'en découdre ... Un rendez-vous qu'il craignait encore plus que la fin des temps !

Eloa s'était écroulée, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. En fait, c'était simple mais, ses facultés logiques étaient suspendues, il n'en croyait tout simplement pas ses yeux. Il glissa sa main sur le pommeau de son épée gauche lorsque la probable séraphine marmonna un prénom qui n'était pas celui de la personne qu'il voyait.

- Natha… niel ?

Ce nom ne lui évoquait même absolument rien, ce qui ne tarda d'ailleurs pas à lui remettre les idées en place, il ne s'agissait que d'un mauvais tour que lui jouer la malédiction de ces lieux. D'ailleurs, cette image ne tarda pas à voler en éclats. Le Poltergeist se rassura, se permettant même de ricaner.

- Tout à fait pathétique.
- Quoi ??
- ... Ce n'est pas à vous que je parle.


Un court moment de silence puis, d'un seul coup, l'horreur se produit. Il eut comme des veines noires qui sortirent d'entre les visages et des failles du sol, brusquement, brutalement !

- FUIS!

S'écria Eloa alors que, visiblement, ce n'était pas lui qui était en danger. Il était stoïque, observant le spectacle, impuissant mais captivé. Qu'allait-il se passer maintenant ? Il voulait le savoir et c'est pour cela qu'il n'écouta pas Eloa. Ces lianes regorgeaient d'une substance noire qui n'était pas sans lui rappeler l'essence noire qu'il extrayait la de magie de même couleur. Elles s'enroulaient autour des chevilles et des poignets de la prisonnière, tirant sur ses bras et sur ses jambes, pour finalement la tendre dans les airs comme un vulgaire morceau de viande. Rytchkine s'en réjouissait. Sa haine des séraphins ne s'était nullement adoucie face à sa détresse. Elle se débattait mais, se liens se resserraient jusqu'à lui lacérer la chair et faire couler son sang.

- Ouiii ...

Soupirait-il froidement, se délectant de sa souffrance. Ça devait faire mal ! Il la regardait se débattre encore et encore, vainement. Peut-être qu'avec de la chance, sa mort serait effroyable, lente et douloureuse. En tous cas, c'est ce qu'il espérait pour elle. Mais, un élément perturbateur vint rapidement gâcher le spectacle. Quatre créatures morbides sorties de nulle part s'étaient élancées vers lui sans même qu'il ne soit rendu compte de leur présence !

- NOOOOOOOOOOOOOON !

La pauvre damoiselle s'endeuillait de son sort en oubliant le sien ? Voilà un comportement fort étrange pour une séraphine. Des têtes tentaculaires, des mâchoires béantes, un corps grisâtre porté sur deux montreuses jambes, tâché de sang et aussi puant qu'une charogne. Alekseï eut juste le temps de s'emparer de son épée que le premier lui sauta déjà dessus. Son poids était immense ! Alekseï tomba à la reverse. Il tenta de lui croquer le visage mais, ses dents ne se plantèrent que dans le métal de son brassard, ce dernier ayant glissé son bras devant lui pour se protéger. Les trois autres se joignirent à la partie ! Leurs forces étaient grandes ! Il sentait l'acier de son armure se froisser et ses déchirer sous les remous de leur immonde gueule, malgré que ce dernier ait été renforcé à l'essence Terre ! Ils tiraient sur ses membres avec puissance, ils cherchaient à le mettre en pièces mais, sa cuirasse leur donnait du fil à retordre. Rytchkine transperça le corps et la tête du plus proche à plusieurs reprises mais, cela fut guère suffisant pour la tuer. Il attrapa alors l'une de ses tentacules et l'électrocuta à l'aide de son gant. La décharge fut relativement longue et le monstre ne s’effondra que lorsque sa chair se mit à cuire !

Le repoussant sur le côté, il attrapa la gueule béante du deuxième, qui avait alors chercher le décapiter. Son haleine était fétide ! Il essayait de tenir les mâchoires ouvertes mais, il avait les plus grandes difficultés pour y arriver. Fort heureusement, son cracheur de flammes était orienté vers l'intérieur de sa bouche. Il activa le mécanisme par pression, espérant que la surchauffe ne l'ait pas trop endommagé, et il entendit un clic qui ne le plut guère. Il retira brusquement sa main gauche, laissant la mâchoire du monstre se refermer sur son bras droit et, même pas une seconde plus tard, la cartouche d'essence rouge explosa, faisant voler en éclats la tête de la créature mais aussi, son brassard et une bonne partie de sa propre chair ! Un large plaie, béante et déchiquetée s'était ouverte sur tout son bras. Le métal était déchiré lui aussi, il n'avait pas résisté à la force du souffle. Il y avait beaucoup sang et la douleur fit hurler le Poltergeist. Il hurla si fort que les deux derniers monstres, pourtant occupés à percer le blindage, se émirent un cri strident avant de le lâcher. Ses derniers assaillants tremblaient et s'entrechoquaient brutalement, tout en criant à leur tour pour au final s'enfuir en passant la porte. Rytchkine ne pouvait pas contenir sa douleur, il remplissait ses poumons d'air et les vidait aussitôt, en hurlant. Il sentait la rage monter en lui, ces abominations allaient le lui payer. Il se releva, dopé par sa douleur, et s'élança hors de la pièce, en poussant un cri de guerre. Elles n'aimaient pas le bruit ? Elles allaient être servies !

Épée en main, il les poursuivait au travers de cette maison hantée, les forçant à fuir en criant de toutes ses forces. Il les accula dans une pièce sans issues puis, jeta dedans une bombe électrifiante avant de refermer la porte et de la bloquer avec son dos. Il les entendit mourir, carbonisées par l'énergie libérées. Il s'essuya sont front couvert de sueur et, serrant les dents, il mit la main à l'intérieur de son long manteau et en ressortit une minuscule fiole remplie à la moitié d'un liquide blanchâtre. Il retira le bouchon de liège avec ses dents, avant de le cracher au sol, puis reversa la moitié de son contenu sur sa plaie. Au contact de la chair à nue, la substance se mit à bouillir et s'étala sur toute l'ouverture. Une douleur atroce le saisit de nouveau, faisant rougir son visage qui se crispait et se couvrait davantage de sueur ! Mais, miracle de la science, à mesure que le liquide blanc s'évaporait, à mesure que la chair guérissait ! Le tout prit moins d'une minute et, son bras redevint saint. Malheureusement, et il le savait, ce genre de remède ne devait sa réussite qu'à l'essence blanche et, le manque se faisait déjà cruellement ressentir avant qu'il ne l'utilise, c'était un sacrifice très onéreux mais, nécessaire ... Malheureusement.

Il attendit que retrouver son état normal puis, il revint à l'endroit où se trouvait la dénommée Eloa. Lorsqu'il rouvrit la porte, il fut frappé par le calme de l'endroit. Plus de mains, plus de visages, plus de veines ni de cercle runique. Les bougies étaient éteintes, le métronome suspendu et les papillons noirs avait disparu. Au centre de la pièce, gisait inerte le corps de la séraphine. N'en croyant pas ses yeux, il observa un moment les alentours, pour voir si quelque chose ne s'y cachait pas mais, apparemment, l'endroit était désert. Fait tout aussi surprenant, les deux carcasses des monstres qu'il avait tué avaient disparu, le sol était propre, il n'y avait pas de sang. Silencieux, il se demandait qu'est-ce que tout ceci pouvait bien signifier mais, il ne trouva aucune réponse à sa question. Il s'approcha alors du corps de la séraphine et, retirant son gant droit, il posa ses deux doigts sur son cou, afin de relever son pouls. Il était réguliers mais faible, tout comme sa respiration. S'était-elle endormie ? Il lui ouvrit une paupière et constata que son oeil était révulsé.

Il lui donna d'abord des petites tapes sur le visage, pour voir si elle réagissait, mais, il n'en fut rien. Il lui donna alors une belle gifle mais, tout au même, elle n'eut aucune réaction. Il expira, observant Eloa inerte. Elle semblait dormir mais, à bien y regarder, ce n'était pas le cas, elle avait un sérieux problème. Il réfléchissait un moment puis, sans trop savoir pourquoi, il la retourna sur le côté, pour observer ce qu'il restait de ses ailes. Il attrapa l'os et fit bouger l'articulation. La coupure était grossière mais, à bien y regarder, on n'avait pas pu vouloir les lui arracher, ces restes d'ailes ne seraient pas là. Quelqu'un avait dû les lui couper de manière précipitée car, s'il en avait eu le temps et les moyens, là aussi, ces restes ne seraient pas là. Peut-être un combat qui avait mal tourné ?

- Quel gâchis.

Dit-il en pensant à ses ailes alors qu'il la rallongeait doucement sur le dos. Malgré son inertie et la situation peu avantageuse dans laquelle elle se trouvait, son nez renifla un subtil parfum fort, ce qui ne manqua pas lui redonner le sourire car c'était là une distinction typique des séraphines ... Adyril lui manquait cruellement. Que devait-il faire maintenant ? Devait-il s'en aller et l'abandonner ici ? Peut-être haïssait-il les séraphins mais, la relative pureté dont elle avait fait preuve en s'attristant sur le sort du Poltergeist, malgré la situation critique dans laquelle elle se trouvait et malgré que ce dernier se soit réjouit de son malheur, ne lui était pas indifférente. Les Adyriliens n'étaient pas tous des hypocrites, pour le plus grand malheur d'Alekseï qui se devait alors, et en accord avec sa quête sainte, de les étudier un par un afin de ne pas se tromper sur leur compte. Peut-être que cette femme était simplement inconsciente, auquel cas elle ne tarderait pas à se réveiller. Il lui fallait rester ici, il n'avait pas le choix. Il était assit à même le sol, face à ce corps inerte, réfléchissant à une possible explication scientifique à tout ce qu'il venait de se passer.


Dernière édition par Alekseï Rytchkine le Mar 26 Fév 2013 - 23:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Dim 10 Fév 2013 - 15:35

Tout se passe si vite pourtant… J’avais l’impression que chaque seconde fut éternelle. Je pouvais entendre le métronome se balançait dans le vide dans un bruit reposant. J’avais voulu qu’il fuie pour se sauver … Rien, il y avait juste quatre bêtes. Cependant, je n’en pris pas vraiment conscience. Je me sentais absorbée. Je ne voyais que le fond de la pièce. J’étais paralysée, mes mouvements s’éteignaient… J’étais une poupée suspendue dans le vide.

Je crois qu’un moment donné, l’inconnu au surnom étrange était sorti de la pièce. Je n’en suis plus trop sur… Il eut un violent cri qui déchira la pièce d’une douleur. Mais que c’était – il vraiment passé ? Je ne cherchais pas à comprendre. J’étais perdue, sans vie apparente… Et pourtant mon cœur se débattait dans poitrine. Le silence revint dans la pièce, je n’entendais plus que le métronome et ma respiration.

Mes yeux se fermèrent, ma tête se baissa… J’étais lasse. Une envie de tout laisser tomber me submergea sans que je ne puisse la comprendre. Mes paupières étaient lourdes pourtant je les ouvris, me laissant guider par une envie de vivre. Je sentais un doux parfum de caramel, mais je savais que ce n’était pas une bonne nouvelle. Je regardais péniblement le fond de la pièce, de là ou j’avais vu mon frère… Je savais au fond de moi que c’était une illusion. Une douce et horrible illusion. C’est là qu’un être humanoïde sortit du mur comme si c’était un portail vers ailleurs… Je voulais fuir. Cependant, j’étais incapable de bouger.

Il était grand, imposant mais si calme dans sa démarche. Je ne voyais que le bas de son visage, légèrement barbu. La couleur des poils était brun.. Il portait une longue cape à capuche noir, recouvert de filament d’or… Je voyais ses doigts ornées de griffes en métal, je dirais de l’or pour l’alliage… J’avais déjà ces ornements… Cette démarche, cette présence mais où ?

Ma mémoire se refusait à toute délivrance, ne voulant surement pas que je me souvienne de cette personne… De ce mage ? De ce démon ? Il avait des bottes en cuir brun, et c’est tout ce que je pus voir… Il s’approcha de moi, avec un sourire malsain aux coins des lèvres.

- Ma petite poupée, tu es à moi.
- Je ne t’appartiens pas…. Je ne suis pas une poupée… Libère moi…

Mes mots étaient des plaintes qui s’échappaient avec difficulté de ma gorge. Je n’avais donc plus de force. Il rentra sans souci dans le cercle de rune, et se colla légèrement à moi. Cela l’amusait de jouer ainsi avec moi. Je le voyais dans son visage… Je n’étais qu’un jouet. Je hais ça ! Etre le pantin d’un autre.

- Oh ma petite poupée a toujours cette petite flamme de rébellion. Tu n’as pas changé Eloa. Toujours aussi rebelle même sous l’emprise de ma magie.
- Qui es – tu ?
- As-tu donc oublié mon existence ? Oh comment tu me déçois… Mais c’est peut –être mieux ainsi.
- Que me veux-tu ?

Il passa ses griffes froides contre ma joue, le sourire toujours présent puis il les passa sur mes lèvres…. Je voulais tellement lui faire payer son affront… Mes mouvements me m’appartenait pas vraiment, mais je pus détourner la tête.

- Tu m’amuses. Tu refuses de te laisser abattre quoiqu’il arrive. Revenons à notre affaire. Je veux que tu me dises ou tu l’as caché…
- Caché quoi ? Hein… Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Ne fais pas l’innocente… Sur Adiryl, une certaine personne t’a confié quelque chose de précieux avant de mourir, et je veux cet objet.

Je le regardais surpris. Comment pouvait – il prétende que je détiens une chose de la sorte… Je cherchais dans mes souvenirs. Qui était mort, et qui m’avait donc laissé un objet avant de partir vers l’autre monde… QUI ? J’avais fait tellement d’effort pour oublier ce que monde m’avait offert comme souvenir que … Je n’arrivais pas à comprendre de quoi il parlait… Et si, je lui répondais, il allait me tuer…

- Je ne sais pas de quoi tu parles. Je ne m’en souviens pas.
- ELOA ! Tu sais ! Dis le moi… Sinon…
- Je n’en sais RIEN !

J’avais réussi à crier ce rien mais ça me fit mal dans ma poitrine. J’avais l’impression d’être entraver, et que quoique je fasse… l’entrave se serrait encore plus fort autour de moi. Il me gifla par colère… Il avait perdu sa patience. Je voulais lui arracher le cœur … Je voulais simplement qu’il meurt. Je ne pouvais rien faire contre lui.

- Tu ne me laisses pas le choix.

Je n’ai pas eu le temps de dire un mot qu’il apposa sa main contre mon ventre. Ma peur prit un bon dans ma poitrine. Mon ventre se serra dans une violente douleur… Il n’avait encore rien fait, mais mon instinct me soufflait que je n’allais peut –être pas revenir vivante de cette histoire. Je veux VIVRE ! Pourquoi mes pouvoirs sont – il si faible… POURQUOI ? Oui je commençais aussi à m’énerver… La peur, et la colère ….

- A jamais mienne !
- Quoi ? QUOI ?

Et là, je sentais une violente douleur me déchirant les entrailles. On m’enfonçait une lame, quelques choses dans le corps, plutôt dans le ventre… Je convulsais par la violence du choc… Je croyais qu’on m’arrachait chaque tissu de mon organisme avec férocité… Les larmes coulaient sur mes joues, et je me mordais la lèvre jusqu’au sang pour étouffer cette souffrance… Rien à faire. Elle était si virulente… Que j’en criais… Un cri qui ne sortit pas comme avorter dans son élan.

Je fermais les yeux me sentant partir, mourir… Je ne vis que néant, une noirceur omniprésente. Et c’est là qu’au fond de ce noir, je vis une lumière. Une petite étincelle, une infime vie qui flamboyait… Je me mis à courir vers elle… A vouloir l’attraper, la saisir comme si c’était ma seule sortie. Je ne savais pas où j’étais. Je ne savais pas où j’allais. C’est alors que je me sentis proche de cette lumière, que le sol se déroba sous mes pieds m’entrainant dans une chute…

Je finis par tomber dans une pièce teintait de rouge, et en son centre, il y avait un sablier marquer de mon nom… De mon vrai nom, avec la noblesse et le blason de ma famille… Il était sur sa fin… Je me relevais, ne souffrant plus et je m’avançais vers lui… Je ne comprenais pas. Etais – je morte ? Une petite fille sortit de derrière le sablier. Elle me ressemblait mais quand j’avais son âge, à une différence c’est qu’elle avait les cheveux châtain clair, et les yeux verts… Elle était triste…Je m’approchais d’elle en frôlant les dorures du sablier.

- Qui es – tu ?
- J’aurais aimé que tu sois ma maman…

Je la regardais totalement surprise, pour ne me dire en état de choc. J’étais bouché bée, je ne savais pas quoi répondre à ça.

- Mais c’est impossible maintenant.

Elle pointa de son petit doigt le sablier qui laissa ses derniers grains tombés.

- Adieu…

Et là, la pièce s’assombrisse, jusqu’à laisser que les ténèbres l’envahir. J’étais seule dans le noir. C’est alors que la pièce vola en éclat de millier de papillons noirs … Me laissant juste dans une pièce blanche avec une porte devant moi… Des mots s’inscrivirent sur les murs…


*Tu as défiée la mort. Tu as arrêté le sablier de la vie. Tu as retardé ta rencontre avec la mort.*


Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, mais je sais que ce n’était pas bon du tout. Je me rapprochai de la porte, et je l’ouvris en faisant bien attention… Je ne voyais rien, il n’y avait rien de l’autre côté. Je m’avançais quand même… Je voulais sortir de ce cauchemar. Je vivais un enfer. Etais – je morte ?

Je sortis par la porte, sans savoir ou j’irais, mais je n’avais pas le choix. Je traversai quelque chose puis je me retrouvais dans la pièce ou j’avais subis tout… Ou on m’avait attaché… Il ne restait plus rien de ce qui avait fait ma cage… Tout était calme. Tout était serein. Il y avait juste le poltergeist qui était penché sur quelque chose… Il était dos à moi. Je ne comprenais pas.

Et le pire dans tout cela, c’est que je me sentais bizarre comme si je n’existais pas. Je n’arrive pas à expliquer cette sensation… Ça me perturbait… J’avançais vers lui, doucement le contournant, et je vis… Je vis l’horreur… Je…

- AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !

Voilà ce qui sortit de ma bouche. J’étais là par terre, inconsciente pourtant j’étais aussi debout… Je ne comprenais rien. Je voulais toucher ma main mais je passais à travers… J’avais les yeux écarquillés… Puis je regardais mon ventre, le ventre de mon corps… Un papillon noir était dessiné sur la robe, avec un rubis rouge recouvert de barreau en argent formant une pointe, en son centre. Je voulais l’attraper, l’enlever…

Mais à chaque fois que je m’en rapprochais, une douleur me paralysa… Je tombais sur les fesses.

- Je suis morte ? JE SUIS MORTE ?


Je ne savais même pas si il m’entendait ou pas… Et est ce qu’il me voyait ? J’étais hors de mon corps, et pourtant je pouvais sentir mon cœur battre faiblement dans mon corps… Je me mis à pleurer, si fort, si longuement que je me recroquevillais sur moi –même.

- Que m’arrive – t-il ? Que m’arrive – t-il ?

Et le pire c’est que je passais à travers mon corps… Comment ? J’étais si perdue, si désemparer que je ne bougeais plus… Encore heureux que je m’effondrais pas dans la cave en passant à travers le sol…
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Lun 11 Fév 2013 - 21:38

Le temps passait mais Eloa ne se réveillait pas. Qu'est-ce qui avait bien pu se produire ? C'était étrange, elle semblait morte mais, pourtant, ce n'était pas le cas. C'était comme si elle dormait profondément, sans pouvoir pour autant se réveiller. Le Poltergeist n'allait quand même pas rester ici jusqu'à la fin des temps, il lui fallait se décider et vite. Il avait fouillé la maison de fonds en combles et n'avait pas trouvé ce qu'il était venu chercher, pire même, il s'était mit en danger pour une Séraphine, et cela bien malgré lui. Il réfléchissait, peut-être cette venue ne serait-elle pas vaine, il pourrait encore tirer quelque chose du corps de cette femme, après tout, elle était juste endormie, quelqu'un aurait vite fait de le lui acheter à bon prix, ce n'était pas les malades qui manquaient sur Feleth. Il était donc accroupis, avec la ferme intention d'emporter cette dépouille avec lui, quand il entendit un hurlement. Un hurlement retentissant qui le fit sursauter.

Il se releva, précipitamment, et se retourna en même temps, pour finalement apercevoir ... Le fantôme d'Eloa ?! Il s'écria à son tour, reculant maladroitement et se prenant les pieds sur le corps couché au sol, tombant donc à la reverse. Il n'en croyait pas ses yeux ... Elle non plus à en juger par ses interrogations et ses exclamations. Elle essayait de toucher son propre corps mais, elle n'y arrivait pas, Alekseï la regardait faire, n'osant même pas bouger.

- Que m’arrive – t-il ? Que m’arrive – t-il ?

Pour un choque ... Elle semblait désemparée, elle se calma, ou plutôt, elle s'immobilisa, comment être calme dans une situation pareille ? Un fantôme ... Ou plutôt, une entité d'énergie intelligente comme il les nommait. Rien de bien étonnant en soit si ce n'était qu'un tel phénomène était tout simplement impossible sur Feleth ! À moins de faire preuve d'une magie surpuissante mais, il n'y avait que eux deux ici, du moins, en apparence. Il recula à l'aide de ses coudes puis se releva. Il approcha sa main du visage d'Eloa et, comme il le pensait, il la traversa.

- Les choses vont mieux que prévus. Vous êtes devenue une sorte ... De ... Fantôme, sans trop rentrer dans les détails.

Dit-il sur un air de constatation. Il l'observa un moment, croisant les bras. Ce qu'il lui arrivait dépassait ses connaissances, il ne pourrait pas lui être d'une aide particulière, à moins de se mettre en tête de comprendre et solutionner le problème, ce qui lui réclamerait un certain travail, travail qu'il ne devait pas à cette Séraphine.

- Et bien ... Voyez le bon côté des choses, sous cette forme, vous ne risquez plus rien !

Dit-il avant d'attraper les bras d'Eloa, enfin, de son corps et de la charger sur son épaule.

- Je crois que vous n'avez plus besoin de cette enveloppe, je vais donc l'emporter, comme ça, vous en serez débarrassée et puis moi, ça me fera une belle somme d'argent.

Il se dirigea vers la porte, traversant le fantôme.

- Je vous souhaite bien du courage pour la suite !
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Eloa Senja



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mar 19 Fév 2013 - 19:55

Je me sens vivre. Je me sens respirer. Je me sens pourtant différente. J’ai l’impression de perdre bien plus que mon corps dans ce combat… Je me redressais, restant assise. Je fixais autour de moi. Des murmures s’élevaient au ciel, dans les recoins de la pièce comme un appel… Un appel mystérieux. Je percevais des mots … Comme si on me parlait pour me mettre en garde. Je croyais rêver mais tout était un rêve … Et pourtant tout était bien réelle…

*Méfie-toi ce qui sommeille en lui… en cet homme…*


Ces voix, j’étais la seule à les entendre ? C’est alors qu’il prit mon corps, que cet homme mis mon corps sur son épaule, comme un sac à patate… Il me volait. Je me levais d’un bout, couru et passa à travers le mur pour arriver en face de lui, se mettant devant le pas de la porte. La colère se figeait sur mes traits. Je ne veux pas être un de ses fantômes. Je ne veux pas perdre mon corps comme ça. Je ne veux simplement pas mourir.

*Tu ne mourras pas.*



Souffla une voix qui n’était qu’un murmure alors que je sentais une chaleur m’envahir. C’était comme un vent chaud qui s’élevait autour de moi.

- Rends-moi mon corps ! Tu n’as pas le droit de ne me le pendre… C’est MON corps!!!

La situation était loufoque sur le coup. Ce n’est pas parce que j’ai l’apparence d’un fantôme que je dois me laisser faire par lui ! Je voulais le toucher mais ma main passa à travers de lui... Je n’avais pas d’emprise sur lui… Ca me frustrait ! Je ne pouvais pas l’arrêter. C’est que les runes réapparurent sur le sol en forme de cercle rouge sang… Un son aigu me perça les tympans. Je m’écroulais sur les genoux… Me tenant les oreilles. C’était si fort, si strident, que je ne pouvais pas bouger. Je vis mon corps se matérialisé au centre des runes, comme il était avant.

Je n’avais rien fait. J’étais toujours là, à genoux. Je tentais de me lever. J’avais du mal comme endoloris de partout. L’homme avait disparu. Enfin il n’était plus devant moi. Je le voyais au milieu de la pièce … Je m’avançais. Des papillons voletaient autour de lui, tel des messagers de morts, attendant de délivrer ce qu’on leur avait confié.

- Regarde ! il est possible qu’il meurt par tes mains car tu ne veux pas me dire où il est… Il est aussi possible que les murs te dévorent si tu ne me donnes pas ce que je veux… Qu’es – tu prêtes à faire pour sauver ta vie ?

Je me retournais, entendant le mage noir parler. Mais, il y avait personne. Il veut quoi ? Je ne comprenais pas. Je voulais m’avancer vers l’autre, sans succès. J’étais comme figée dans le sol.

- Tu m’appartiens. Regarde !

Et là, les murs tremblèrent, se fissurant comme si des grandes bouches s’ouvraient pour nous avaler. Des hommes, des femmes, des enfants décomposés, sentant la mort sortirent. Ils n’étaient pas des zombies, mais comme des âmes marchant en dehors de leur tombe… Un bruit de cœur envahissait la salle comme une symphonie. Ils marchèrent vers le poltergeist, formèrent une ronde…

Des mots sortirent de leurs lèvres dévorer par le temps.

*Libère nous, sauve nous… Rend nous nos vies, rend nous notre respiration… Rend-nous nos cœurs… Ou tue nous, détruit nous, enlève nous chaines…*


Ils répétèrent en boucle ces phrases. Un homme apparut non loin d’eux, les fixant avec tristesse… Je ne voyais que les larmes coulant sur ses joues. Son visage était invisible masqué par la capuche… Il n’était pas le mage noir. Il soufflait des mots…

- Eloa, je suis si désolé de ce que j’ai commis, de ce que j’ai fait… Tu n’aurais pas dut être là… souffrir…

Cette voix ! Je la connais. J’étais surprise à en écarquiller les yeux. Ce n’est pas possible. C’est une illusion ! UNE ILLUSION !

- Tu es mort ! Tu es….

Je baissais la tête.


- Libérer cet homme. C’est entre nous !
- Donne-moi ce que je veux… Je vous laisserais partir.

Le poltergeist n’a pas être là. Il devait disparaitre de ce lieu. Si je dois mourir, je mourrais seule ! Je tentais de bouger mais j’étais figée.


- Va – t – en ! Criai – je au voleur de corps. Tu vas mourir !
- Eloa… Je t’aimais tellement…

Cette voix se remit à parler, mais ça ne pouvait qu’être une illusion. Il est mort. Je l’ai vu mourir. Je l’ai vu perdre son cœur, perdre sa vie.


- Tu es une illusion Kaen ! Tu es mort !

Il se rapprocha de moi, se mit en face de moi… Il descendit sa capuche en penchant la tête. Ses yeux verts me fixèrent.

- C’est bien moi. Donne-lui ce qu’il veut et tout le monde sera libre.


Il posa sa main contre ma joue mais je tournais ma tête. Je pouvais sentir la douceur de son geste. Si lui, il peut. Alors, c’est que je peux prendre consistance ou qu’il est qu’une illusion.
Je devais me battre, combattre.

Je fermais les yeux. Je l’ignorais. C’était qu’un tour de passe – passe. Je trouverais ce qu’il se passe ici, et je stopperais ça ! Je me concentrais, pensant à rien. Je m’imaginais juste prendre quelques choses, le tenir, et le serrait fort. Ca ne marchait pas tout de suite. Mes mains passèrent à travers de l’entité qui ressemblait à Kaen. Les murmures continuèrent dans mon esprit. Ils m’encouragèrent.

*Tu peux y arriver...*


Quant à « Kaen », il continuait de parler, mais je ne l’écoutais pas. Je devais. Je finis par le poussé violement au sol et à avancer. Je me précipitais vers le cercle d’êtres humains…

- Tu veux sauver un élu ?

Je m’arrêtai net. Surprise de ce que je viens d’entendre du mage noir.

- Un élu ?!
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 20 Fév 2013 - 23:06

- Rends-moi mon corps ! Tu n’as pas le droit de ne me le pendre… C’est MON corps!!!
- Plus maintenant.

Lui répondit-il avec le sourire. Elle essayait de le toucher avec sa main mais, elle le traversait tout simplement, ce n'était d'ailleurs pas sans lui déplaire, cela se voyait sur son visage. Le Poltergeist n'en avait que faire, du moins, jusqu'à ce qu'il se tienne fermement les oreilles, un bruit particulièrement puissant lui déchirait les tympans.

- Mais c'est quoi ce truc encore ?!

Dit-il avant de cligner des paupières et de se retrouver au milieu du cercle runique, comme par magie ! Le corps d'Eloa était de nouveau au sol, exactement dans la même position dans laquelle il était avant que Rytchkine ne le soulève. Plus alarmant encore, les runes s'étaient réactivées ! Bien plus alarmant même, les murs se mirent à trembler et à se fissurer et des hommes, des femmes et des enfants à l'apparence décomposée en sortirent. Ils marchèrent vers lui et formèrent une sorte de ronde ...

* Libère nous, sauve nous… Rend nous nos vies, rend nous notre respiration… Rend-nous nos cœurs… Ou tue nous, détruit nous, enlève nous chaines… *
- Ah bah voilà autre chose !

S'exclamait-il la voix tremblante, nerveux et quelque peu effrayé parce qu'il était en train de se passer.

- Eloa, je suis si désolé de ce que j’ai commis, de ce que j’ai fait… Tu n’aurais pas dut être là… souffrir…
- Tu es mort ! Tu es…

Alekseï était tellement préoccupé par ce qu'il était en train de lui arriver qu'il ne prêta même pas attention à la scène, c'était à peine si ses oreilles entendaient la conversation.

- Libérer cet homme. C’est entre nous !
- Donne-moi ce que je veux… Je vous laisserais partir.

Il se décida enfin à regarder en direction d'Eloa.

- Mais c'est qui eux ?!
- Va – t – en ! Tu vas mourir !
- Eloa… Je t’aimais tellement…
- Mais comment tu veux que je m'en ailles, connasse ?!

Mais, elle semblait plus préoccupée par le nouveau venu que par ses propres dires. À en juger par ce qu'il se disait, il y devait y avoir quelque chose entre eux.

- Tu es une illusion Kaen ! Tu es mort !

Il se rapprocha d'elle et retira sa capuche.

- C’est bien moi. Donne-lui ce qu’il veut et tout le monde sera libre.

Il posa sa main contre sa joue mais, elle tourna sa tête. Elle fermait les yeux, elle ne voulait pas le regarder et elle avait bien raison. C'était comme si il cherchait à se jouer d'elle. Elle essayait de le repousser mais n'y arrivait pas, du moins, pas du premier coup. Il parlait mais elle ne l'écoutait plus. Rytchkine était focalisé sur la scène, oubliant complètement ce qu'il se passait autour de lui. Elle finit par le pousser sur le sol et se précipita vers le Poltergeist.

- Tu veux sauver un élu ?

Elle s'arrêta net.

- Un élu ?!
- Mais qu'est-ce que ...

Il n'en revenait pas, d'où cette chose savait-elle ça ?! Et pourquoi Eloa s'était elle arrêtée ? La traîtresse ! Il secoua sa tête et retourna à la réalité. Il y avait des entités autour de lui, qui se rapprochaient et qui répétaient cette phrase encore et encore, sans jamais s'arrêter, sans jamais changer. Il était au centre, il regardait la scène se dérouler, stupéfait, ne sachant même pas comment tout ceci pouvait bien se produire. Des fantômes ? C'était impossible qu'il y en ait autant ici ! Des illusions ? Peut-être mais elles étaient très réalistes, peut-être même trop réaliste pour qu'il puisse simplement les ignorer. Ils se rapprochaient, de plus en plus mais, le Poltergeist ne bougeait pas. Que faire dans une situation pareille ? Il se saisit d'une dague en l'envoya dans la tête de l'un d'eux. Elle la traversa et créa au passage un trou béant, en effet, mais il se referma presque aussitôt. Ces être étaient fait d'énergie, il ne savait pas de quelle nature mais bien d'énergie. Ils n'avaient pas de corps physiques au sens propre du terme mais, ils étaient quand même palpable, de ce fait, l'acier n'aurait aucun effet sur eux, pas plus que les énergies élémentaires à moins de les détruire complètement.

Alekseï réfléchissait à toute vitesse, analysant les moindres recoins de la pièce pour trouver une échappatoire. Il ne pouvait pas s'enfuir et il ne pouvait pas non plus utiliser des explosifs au risque de détruire le corps d'Eloa ... Enfin presque. Il leva ses yeux au plafond et l'idée lui comme un éclair. Beaucoup de choses semblaient accrochées à son armure, parmi elles, une sorte de disque en métal noir, épais, munis de huit " crochets ", d'une boule rougeâtre au centre et d'un fil de fer enroulé qui se terminait par un anneau. Rytchkine la détacha et l'arma en tournant le " ventre " de la mine, ce qui eut pour effet de déployer ses crochets. Il l'envoya ensuite au plafond, en glissant d'abord l'anneau autour de son doigt. La mine s'accrocha et le fil se déroula. Il avait la main levée et le cordon était tendu. C'était quitte ou double. Il attendait que les fantômes se fassent suffisamment proche, à vrai dire même, qu'ils pénètrent le cercle. Lors que l'un d'eux leva sa main vers lui, et qu'il ne se trouvait donc qu'à moins d'un mètre, il tira sur l'anneau et se recroquevilla sur Eloa, en prenant soin de bien la serrer contre lui, exposant donc le dos de son armure au souffle de l'explosion. Explosion qui illumina la pièce jusqu'à la rendre aveuglante, dans un fracas assourdissant.

- Woooooooaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

S'écriait-il alors qu'il sentait son armure se déformer sous la puissance de l'explosion. Heureusement, le système de refroidissement était opérationnel lui et, il évita au métal de chauffer jusqu'à le faire rôtir ! Il y avait d'ailleurs comme un réseau de veines bleues qui s'était mit à s'illuminer ainsi qu'une vapeur de la même couleur qui s'en dégageait, signe que l'essence réagissait au contact du feu pour refroidir l'acier. Tout ceci ne dura pas très longtemps cependant. Lorsque le calme revint, il n'y avait plus le moindre fantôme dans la pièce, à l'exception d'Eloa. Son coeur battait si fort ... Il se releva en tremblant et regarda le plafond, s'étonnant que ce dernier n'ait pas explosé. Il n'y avait qu'une simple trace noire, même pas une fissure ! Sa respiration était bruyante, il se calmait, lentement. Il regarda la dépouille, elle était intact si ce n'était quelques parcelles de tissu brûlées. Il détourna enfin son regard vers le fantôme, ou plutôt, la fantôme.

- Et bien, vous êtes encore en vie. En tant que fantôme, vous ne risquiez rien de ce que je risquais à cet instant ! Tout comme moi, je peux m'en aller, et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire, alors que vous non. Vous voyez quand je vous disais que les choses vont mieux que prévues ? La balance des avantages et des inconvénients est quand même pas mal équilibrée !

Lui dit-il avant de avant de se tenir le torse et de se mettre à rire, rire fort et beaucoup, jusqu'à n'en plus s'arrêter, surement plus pour évacuer sa peur que pour se moquer d'elle même si à l'origine, c'était bien l'inverse. Une formidable crise qui prit fin lorsqu'il sentit ses poumons arriver à leur limite. Il voulu reprendre sa respiration mais constata que cela lui était très difficile, pour ne pas dire impossible. Il sentait quelque chose comprimer son cou mais, pourtant, il n'y avait strictement rien. Il se tint la gorge, comme pour desserrer une emprise puis, sentit ses genoux fléchir. L'air lui manquait ! Il tomba au sol, se rattrapant avec ses genoux et sa main droite, tenant encore son cou avec l'autre, et inspirant bruyamment, difficilement.

- Mais qu'est-ce que vous m'avez fait ?!

Dit-il d'une voix étouffée.
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mar 26 Fév 2013 - 0:02

Errance de mon âme, ou vais – je ? Je désespère de voir la fin, alors que la vérité grave le visage de l’inconnu comme une salissure à mes yeux. Il se tortillait comme une queue de lézard qui s’était détaché du corps de son propriétaire. Je voyais ça, comme une mélodie. Il allait mourir ? Ou bien ?

L’explosion fut comme un soleil se mourant. La lumière brulait les alentours, sans pour autant abimer le lieu. Je ne ressentais que la chaleur, le souffle contre moi… Aucune douleur ! Tout me passait à travers. Je restais choquée. Ne bougeant plus, je fixais l’action de l’homme. C’était un Elu et il sauva mon corps… Que voulait – il ?

Un élu qui avait osé toucher ma peau, mon corps… j’étais sale, impur et je lui ai demandé de l’aide… Je me répugnais en y repensant. Kaen avait survécu à l’explosion… et il rirait. Il se moquait de l’élu… Je fixais cet être de mon passé avec regret… Il était si vrai, et pourtant, je savais qu’il était mort. Pourquoi il hantait ma vie ? Que veut ce mage noir ?

Quelques choses que quelqu’un m’a confiées avant de mourir… Ça m’énervait de ne pas comprendre.

- ASSEZ !

C’était un cri qui venait de mes entrailles ! Je ne supportais plus ça. Kaen se tut alors que l’élu manquait toujours autant d’air. Il avait protégé mon corps, surement pour son profit dans l’avenir. Et m’accuser de l’avoir mis dans cette situation n’allait pas l’aider. Cependant, je lui devais quelque chose… Je le regardais, essayant de comprendre ce qu’il lui arrivé.

Je vis une corde, une corde de pendu blanche, absente autour de son cou. Quelqu’un le pendait… Je suivais de mes yeux l’écoulement de la corde pour en découvrir sa racine. Elle passait à travers la trace noire de l’explosion. On tirait dessus.

*Nous sommes la clef, et tu nous as tué !*

Les visages se peignaient avec un sourire macabre sur les murs. Des mots se gravèrent sur les murs avec une genre de craie grasse… Des mots comme « monstre », « traite », « déchet »
Je ne comprenais pas. Ce n’était pas à moi que ces mots étaient adressés. Je soufflais fermant un instant les yeux. Je vis des enfants allongés sur le sol, dépecer, le cœur brulé… J’eu la nausée, et ouvrit les yeux. C’était quoi ? Etait – ce une vision crée par le mage noir ? Un mage qui se fit silencieux.

Kaen s’approcha de moi, et me prit la main délicatement comme il le faisait de son vivant quand il voulait me dire quelque chose d’important… Je deviens nostalgique avec ce fantôme. Je ne devais pas oublier qu’il était mort, bien mort… Je l’ai vu s’éteindre. Je le regardais.

- Ne le sauve pas. Il fait partie de ceux qui nous ont séparés…

Aurait – il compris ? Je vais le sauver oui, et j’espère pouvoir. Je m’écartais de Kaen, faisant lâcher sa main.

- Tu n’existes pas. Tu es mort, donc tu n’as rien à dire.


Depuis quand un mort peut se permettre de me dire ce que je dois faire ? Non mais oh ! Je m’approchais de cette immondice d’élu. J’avais vu qu’il avait des lames en tout genre. Faut-il encore que j’arrive à en prendre une sans tomber à travers lui… Je hais cette situation-là ! JE LA HAIS !

Je me mis en face de lui, à quatre pattes. Nos visages se frôlaient presque. Argh ! Une chose est sûre, c’est qu’il puait le rat cramoisi ! Je glissais ma main sur son torse pour attraper une épée… Une lame quoi. Je cherchais à tâtons… Franchement, c’est dégoutant ! Et le pire, c’est qu’il était tellement stressant à se tenir la gorge comme ça que j’avais du mal à réussir.

- Sérieux, tu ne me facilites pas la vie !

Au bout d’un grand effort, et de beaucoup de tentative, je finis enfin par réussir. Je tenais l’épée en main, après l’avoir sortie de son fourreau. Il m’embête une fois pour la reprendre, je le laisse mourir. Je reculais et me relevais avec mal. Je lâchais plusieurs fois cette épée avant d’être debout. J’allais craquer si ça continue comme ça !

Enfin debout avec l’épée à la main ! Il était temps ! Je mis à côté de lui fixant la corde. C’est lourd quand tu es un fantôme !

- Bouge pas !

Et je coupais dans la corde plus fois. Le choc fit trembler la corde puis elle céda. C’est fatiguant. Je reculais en laissant tomber l’épée… Et je frôlais les runes. Je me retournais les fixant.


- Eloa, pourquoi ? Pourquoi ne lui donnes – tu pas ce qu’il veut ? Pourquoi as-tu sauvé ce meurtrier ? Il ne t’a même pas dit son vrai nom… Moi, je vais te le dire… Il s’appelle Aleksei Rytchkine… Eloa, pourquoi m’as-tu oublié ?
- Je ne t’ai pas oublié ! Je m’en veux… Mais tu es mort, tu es mon passé, ma tristesse, ma peine… Tu ne dois pas être ici. Pourquoi me demandes-tu de donner une chose alors que je n’ai aucun souvenir de cela…
- Tu oubliés ce qui nous lier…
- NON ! Criai – je.

C’est là que je compris. Il voulait notre lien. Cet objet-là ! Pourquoi ?


- Eloa …. Je t’aimais tellement…

Je m’accroupissais, regardant les runes brillaient de leur couleur rouge sang. Kaen me rendu songeuse sur mon passé que je voulais tant oublier. Je soupirais de tristesse, ne me préoccupant pas de l’autre, ne disant rien sur le prénom soufflait par Kaen. Je finis par toucher du bout de mes doigts les runes. Elles me brulaient, moi qui croyait ne rien ressentir. Pourquoi ne pouvais – je pas toucher à mon corps ?

- Tu es à moi ! Que le jeu commence !


Le plafond se mit à craqueler, à s’ouvrir. La trace noire dut à l’explosion grossit, grossit, laissant des fils de soie tombaient et un peu de sang. Un bruit de grincement s’échappa de ce plafond. C’est alors que des pattes en acier sortirent de la tache noire. Elle était longues, et fines… D’énormes pattes s’étalaient sur le plafond… Puis une tête sortit…Une… Oh non !

C’est là que Kaen se mit derrière moi en me paralysant avec ses bras. Son étreinte était si forte que je me sentais coincé.

- Regarde ce beau spectacle ! Où est l’objet ?
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mar 26 Fév 2013 - 23:34

De l'air, de l'air, il voulait de l'air mais, il lui était difficile de respirer. Cette endroit qui semblait si grand il y a quelques instant lui paraissait maintenant très étroit. Son esprit s'étourdissait peu à peu et il se débattait de moins en moins. Les choses devenaient floues pour lui, il perdait ses repères, le temps semblait comme suspendu. Il ne s'en rendait même pas compte de ce qu'il était en train de se passer, les murs se couvraient de visages et de mots, une voix retentissait mais, il n'entendait que des bourdonnements. C'était Eloa la cause de tout ceci, du moins, il pensait. Elle était là, elle ne bougeait pas, si elle ne l'aidait pas, c'est qu'elle était la responsable. Et cet homme qui était à côté d'elle, qui était-il ? Ses bras tremblaient, il allait suffoquer. Finalement, elle s'approcha de lui, se mit dans une posture semblable à la sienne, approchant son visage du sien. Dans les vapes, il se demandait ce qu'elle comptait bien faire. Si proche, il pouvait encore bien distinguer les traits de son visage, elle faisait la grimace. Elle glissa sa main sur son torse, il la sentit passer, étrange pour un fantôme. Elle descendit au niveau de sa ceinture, elle cherchait quelque chose mais quoi ? Sa main passa sur les divers objets et appareils qu'il emportait toujours avec lui. Il inspira brutalement, avec force, aérant ses poumons d'une maladroite bouffée d'air mais, l'emprise ne se resserra que davantage.

Elle parla mais, il ne comprit rien. Son expression faciale laissait comprendre son exaspération. La main du fantôme s'écarta un bref instant, descendant un peu trop en bas, un geste maladroit certainement, à en juger par son brusque retrait. Finalement, elle trouva ce qu'elle cherchait. Elle attrapa la poignée d'une de ses deux épées et la retira du fourreau. Elle le volait ? Elle comptait le tuer ? Cela ne plaisait guère au Poltergeist mais, il n'était pas en mesure de la lui reprendre. Elle trébucha en arrière, lâchant l'arme. Elle se releva et essaya tant bien que mal de la lever mais, son emprise était incertaine, elle n'arrêtait pas de tomber. Elle y arriva enfin et, levant la lame dans les airs, elle fit donna un coup latéral dans le vide, au-dessus de sa tête. Elle recula et laissa ensuite retomber l'épée. Alekseï sentit la strangulation s'arrêter, brusquement. Il respira de toutes ses forces, de l'air, de l'air, enfin ! Tout ceci n'avait peut-être duré qu'une minute ou deux mais, ce fut pour lui une éternité, probablement les plus longues minutes de sa vie.

- Eloa, pourquoi ? Pourquoi ne lui donnes-tu pas ce qu’il veut ? Pourquoi as-tu sauvé ce meurtrier ? Il ne t’a même pas dit son vrai nom… Moi, je vais te le dire… Il s’appelle Aleksei Rytchkine… Eloa, pourquoi m’as-tu oublié ?
- Je ne t’ai pas oublié ! Je m’en veux… Mais tu es mort, tu es mon passé, ma tristesse, ma peine… Tu ne dois pas être ici. Pourquoi me demandes-tu de donner une chose alors que je n’ai aucun souvenir de cela…
- Tu as oublié ce qui nous lié…
- NON !

Il revenait à lui peu à peu. Il avait entendu toute la conversation. Cet homme voulait sa mort ? Il le payerait très cher ! Il se redressa d'abord un genoux à terre puis, après quelques secondes, il se releva complètement.

- Eloa …. Je t’aimais tellement…

Il serrait les dents, son coeur le faisait encore souffrir, tout autant que ses poumons, néanmoins, il ne se désintéressait pas de ce personnage. Il s'en alla ramasser son épée mais, il ne la rangea guère dans son fourreau. Eloa s'était accroupie près du cercle de rune, songeuse. Peut-être que son corps lui manquait ? Ou peut-être qu'elle se demandait simplement ce qu'il était en train de se passer ? Qu'importe après tout, ce n'était pas le problème du Poltergeist. Épée en main, froidement, silencieusement,il observait les deux individus. Eloa le surprenait au plus haut point. Cette séraphine lui avait épargné une mort certaine ... Pourquoi ? Il ne l'aurait pas fait lui, il se serait même fait un plaisir de l'étrangler lui-même. C'était ... étonnant de la part d'une séraphine qui semblait en plus le répugner. Elle ne l'aimait pas tout en se souciant de son sort ? C'était ça aussi qui était étrange car, sur ce point-là, elle lui ressemblait.

- Tu es à moi ! Que le jeu commence !

Cette voix le sortit de sa " contemplation ". Cette voix retentissante venait nulle part ... Ou alors peut-être d'entre les murs. Soudain, le plafond se mit à se fissurer. Il leva la tête. La grande trace de grillé qu'avait laissé l'explosif se mit à s'élargir. Un grincement strident s'en échappa et de longues et fines " pattes " en métal se mirent à en sortir, s'étalant lentement sur le plafond. Quelle mauvaise chose allait-il encore leur arriver ? Un corps et une tête ... Rytchkine n'en croyait pas ses yeux, il s'agissait d'une araignée géante ... De fer. Des fils de soie descendaient lentement aussi et du sang ruisselait. Quelle vision d'horreur ! L'homme attrapa fermement Eloa, geste qui surprit le Poltergeist.

- Regarde ce beau spectacle ! Où est l’objet ?

Il reculait lentement, elle descendait au sol, tissant un long fil de soie. Elle se posa délicatement, assez surprenant pour une créature pareille. Elle se dressa sur ses huit pattes, le coinçant entre les deux premières, et déploya ses mandibules. Il déglutit, pourquoi lui et pas la fantôme ? Il avait sous-estimé la puissance de la malédiction qui protégeait ces lieux. Cette araignée géante était faite de métal et elle semblait affamée, comment allait-il bien pouvoir faire pour vaincre un pareil monstre ?! Elle bavait, c'était mauvais signe. Un court moment d'inertie, le temps d'un bref échange de regards, puis, elle piqua vers lui. Alekseï se lança sur sa droite, juste en dessous de l'articulation de l'araignée, évitant de très peu ses crocs qui s'étaient enfoncés dans le sol et qui l'avait au passage pulvérisé. Il se réceptionna par une roulade et se releva rapidement.

Elle était à l'étroit ici, elle n'avait pas beaucoup de marge de manoeuvre et, il comptait bien en profiter. Elle pivota sur elle-même, en effectuant des petites pas. Il attrapa son épée avec ses deux mains et frappa sur la patte qui lui était le plus à portée, dans le but de la trancher. Il n'y eut qu'un choque et un jet d'étincelles. Son épée avait rebondi dessus et le métal de ce monstre ne s'était imprimé que d'une simplement rayure. Elle tenta son attaque une seconde fois, avec autant de force et de vitesse mais, Rytchkine se dégagea une fois mais, contre toute attente, elle récidiva aussitôt, non pas avec ses crochets mais, bien avec ses pattes, ne lui laissant presque pas le temps de se relever. Une, deux, trois fois ... La quatrième fut la bonne. Elle enfonça une pointe aiguisée dans l'armure du Poltergeist, alors que ce-dernier, au sol, avait raté son esquive. Fort heureusement, elle ne perça pas de part en part mais, sa hanche était touchée. Le muscle fut déchiré et la surface de l'os, brisée. Il cria, serrant les dents autant qu'il le pouvait. Le métal de son armure retenait la patte de l'araignée, il était coincé ! Il frappa aussi fort qu'il le pouvait dessus, à l'aide de son épée mais, rien à faire. Il sentit alors le monstre géant se remuer, il écarquilla les yeux et fut soulevé dans les airs en moins de quelques secondes. Un mouvement brusque et elle l'envoya s'échouer lamentablement au sol. Il roula sur quelques mètres avant de finir sa course aux pieds de la fantôme. Il y avait une traînée de sang par terre. Il se hissa sur ses deux bras quand la chose revint à l'attaque à l'aide ses crochets. Il attendit le dernier moment et fit une roulade sur sa gauche, laissant l'araignée planter ses crocs dans le sol. Elle y resta piégée quelques secondes mais, elle se libéra bien vite, esquivant son coup d'épée au ras.

Il jeta un rapide coup d'oeil à son ventre et remarqua que le dessous des articulations n'étaient pas faits de métal ... Une armure ?! C'était incroyable ! Mais, cela ne pouvait être qu'une bonne nouvelle. Il se mit sur son dos et attendit la prochaine attaque. Comme il le pensait, elle s'abaissa, cherchant à l'écraser avec son poids colossal. Il calcula la bonne inclinaison et, lorsqu'elle se laissa tomber, il se tourna, s'appuyant sur son bras, et retourna sa lame avant de l'enfoncer dans la chair. L'araignée s'écria, l'on aurait dit, et se mit à s'agiter vivement. Elle se releva brusquement, entraînant une fois de plus le Poltergeist avec elle, qui tenait encore son épée. Mais son armure était lourde ! La lame glissa sur la chair et de se détacha complètement. Il retomba au sol sur ses jambes, et donc sur sa blessure, avant de s’effondrer au sol, terrassé par la douleur.

" Debout ! Debout vite ! "

S'insurgeait-il dans sa tête. Mais comment faire avec cette plaie ?! Il s'aida de sa jambe droite et de son épée pour se redresser, tremblant. Il leva la tête vers l'araignée, cette dernière s'était redressée sur ses pattes arrières. Il leva ses mains en avant, comme pour lui dire d'arrêter mais, c'était plus un réflexe qu'autre chose.

- Ah non !

S'écria-t-il avant que cette dernière ne s'abatte sur lui de toutes ses forces. Il eut cependant un réflexe qui lui épargna la mort, il fit un pas en arrière. Un simple pas ... Les crochets de l'araignée géante manquèrent de très peu sa tête mais, ils déchirèrent son plastron de haut en bas, ouvrant au passage deux larges entailles dans la chair de son torse, dans une magnifique effusion de sang et d'étincelles ! En un coup, elle avait détruit la plupart des systèmes intégrés à son armure ! Le système de refroidissement, d'aération et de protection contre la magie noire étaient maintenant hors-service !!! Mais le pire restait encore à venir ! Comme si cela ne suffisait, alors que Alekseï se plait en deux à cause de la douleur, elle le heurta violemment sa tête en un rapide mouvement diagonal, au retour, et lui fit faire un vol plané ! Son dos se fracassa contre le mur opposé et il retomba aussitôt sur le sol, face contre terre.

- Aie aie ... Aieaieaie ...

Gémissait-il difficilement. Il essayait de se redresser mais, sans grand succès, ses bras n'arrivait même plus à le porter. Il se souleva de quelques centimètres puis retomba sur le sol. Une flaque de sang se formait lentement en-dessous de lui.

- La potion ... La potion ...

Disait-il d'une voix exténuée. Avec effort, il glissa sa main à sa ceinture mais, il ne la trouvait pas. Il regarda alors le sol et s'aperçu que cette dernière lui avait échappée. Elle était partie rouler jusqu'à un angle ... Juste derrière l'araignée.
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Eloa Senja



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 27 Fév 2013 - 22:57

Le temps est comme une toile qui se file aux grès du vent… Au grès de nos choix, comme les mornes. Je me souviens de ma jeunesse se tissant dans la cours de la demeure de ma famille… J’étais observé mais pas présente dans leur sourire… Voir cette araignée me rappelle comment j’ai décidé de tisser ma vie ailleurs sans eux, loin d’eux sachant même que j’enfreignais leurs règles.

Je repris vite mes esprits fixant l’araignée qui voulait embrocher l’élu. L’odeur de Kaen sentait le bon vieux temps, les belles journées avec lui… Il était comme dans mes souvenirs. J’aimais être dans ses bras. Seulement aujourd’hui, ces bras me semblaient faux. Je voulais qu’il me lâche, qu’il me laisse foutre dehors cet élu, loin de ce qu’ils veulent, et de moi ! Ça m’énervait d’être bloqué, et que monsieur refusait de me lâcher !!

Je tapais du pied alors que l’élu roula à ces dits pieds… Bien, il est blessé. Il est blessé ! Pourquoi, je l’ai sauvé alors… Pour des prunes ? C’est bête, un élu ….

*Ne fais pas ça !*

Ses murmures … Encore… Et toujours là, ils sont comme des vieux souvenirs partis en morceaux. Je devais changer ça. Je ne suis pas si facile à manipuler. Prise d’une colère alors que je vis Aleksei voler à travers la pièce. Je me concentrais pour passer à travers de Kaen. Alors depuis que je suis un fantôme, je suis mode concentration pour toucher mais alors avec lui… Le contraire. C’est quoi ce truc encore ? J’en ai marre. Oui, je suis en colère. Et me voir en colère, c’est juste mauvais signe !

- Calme-toi, tu brules.

Je ne brule pas ! C’est quoi ce délire. J’ai juste super chaud. Il ne paraissait pas affoler quand il a dit ça. Il doit se moquer de moi ! Je ne supportais plus d’être la victime. Je devais agir ! Je ne suis pas une victime ! Je me concentrais encore plus et je finis par tomber à travers lui ! Il fut surpris, dérouté même. Moi, j’étais contente. Kaen se retourna alors que je voyais l’élu couché sur le sol dans un état avancé… Ça m’énervait de plus en plus. Je bouillonnais !!!


- J’en ai marre ! Alors un git comme une merde au sol, l’autre se prend pour un mort… Et le troisième … Il se cache ! Soit un homme et montre toi !!!

Je regardais l’araignée qui tenta de me tuer en passant sa patte à travers moi. Avantage, elle m’a juste donné des fourmis. Elle paraissait frustrée et en colère. Bienvenu au club.

- Eloa ne t’énerves pas comme ça. Tu gâches mon jeu !
- Sors de ta cachette ! Au lieu de foutre une araignée de cette grosseur !
- Bientôt !

Kaen essaya de m’attraper, mais je lui tournais autour et entre les pattes de l’araignée qui pouvait rien me faire. Kaen se prit un coup de patte qui le fit voler, et le blessa aussi. Il cria comme si on lui arrachait un organe, comme si il était vivant… Mais il est mort ! MORT ! MORT ! Et c’est là que je vis un truc qui brillait derrière la bêbête. Je m’en approchais passant à travers son énorme corps. J’ai vu tous ses entrailles. C’est juste répugnant ! Si j’avais eu mon corps, je suis sûr que j’aurais eu la nausée… J’en frissonnais même de dégout. Je pris la potion avec un peu moins de difficulté. Elle était bizarre. L’araignée me vit, et pris de rage, elle tenta encore de m’embrocher… Et de peu, elle faillit faire exploser la fiole. Si je pouvais, je lui arracherais ses mandibules à la noix. Bon je ne pouvais pas repasser par le même chemin. Je ne supporterais pas un organe de plus … Et surtout la potion ne passerait pas. Fallait que je trouve une solution… Ah, je sais ! Je vais faire l’acrobate avec ses pattes. Je passerais sans souci, en faisant bien attention de ne pas toucher avec le verre de la potion, le métal de l’araignée.

C’est plus compliqué que je le pensais. Cette araignée s’acharnait sur moi ! Elle était déterminée à me vouloir morte… Sale bête. Je finis par réussir et je marchais vers l’élu. Avec toute la gentillesse que peut faire un fantôme. Bon je ne nie pas que j’avais aussi l’idée de la briser devant lui cette fiole. C’est là que tu as Kaen qui se met devant moi avec un air sévère. Comment s’est-il relevé et surtout quand ? Pire qu’un pot de colle !

Il croisa les bras. Il devait surement être en colère.

- Quoi ?
- Donne-moi cette potion !
- Non !
- C’est un ordre !
- Je t’emmerde !
- Eloa, tu me déçois…
- Comme si un mort pouvait être déçu… J’aurais tout entendu…
- Eloa, je ne suis pas mort !
- Je t’ai vu…

Ça m’énervait ! J’étais folle de rage. Je n’ai pas rêvé, je l’ai vu mourir. Tuer par ces immondices d’Adyril ! Je fumais de colère… Et ce n’était pas qu’une image. Franchement, je ne suis pas un pantin ! Je ne supportais plus ça. Je veux mon corps ! MON CORPS !

- Je vous hais TOUS ! Vous pouvez bien crever, je m’en fous ! Je veux mon corps ! Mon corps ! Et après FOUTEZ-MOI LA PAIX !

Soudain un vent m’entoura telle une tornade rouge de sang, dont la chaleur était suffoquante… Je me sentais soulever. Je ne comprenais pas… J’avais juste envie que tout disparaisse. Un rire macabre se fit entendre comme une plainte suave et destructrice. Un encouragement venant des tréfonds de cette bâtisse se levait aux cris du vent. Les visages se tiraient dans tous les sens… Des pleurs se tissaient dans la tapisserie… C’était des pleurs d’enfants. Un « maman » résonna dans l’air comme un appel aux secours… Je ne contrôlais rien. Je me recroquevillai dans les airs, me sentant de plus en plus chaude. Je brûlais. Je me consumais, ronger par les flammes dévorantes. Cependant, je n’avais pas mal.

Pourquoi aurais-je mal ? J’entendais dans un murmure presque inaudible dut aux vents qui soufflent…

- Elle a du potentiel….

Je n’y pris pas vraiment garde comprenant à moitié. Le seul truc étrange c’est que je ne lâchais pas la potion. Je la gardais contre moi… Et s’en suivit une explosion si violente que j’ai cru que le monde se mourrait dans une déchirure…. Je tombais sur le sol, tel un cadavre, serrant fort la potion… Le souffle, l’explosion avait détruit le sol. Il ne restait qu’en suspension mon corps sur un cercle de parquet. L’araignée qui a dut s’accrocher au mur. Oui parce que mademoiselle était toujours vivante… C’est moi qui a fait ça ? Comment ai – je fais ça ?

Je soupirais. Je n’avais pas mal. Je veux quand même mon corps. C’est le mien ! La potion était toute chaude mais en bonne état. Alors dans cette nouvelle pièce, il y avait des vieux matelas. Des vieux lits avec des chaines aussi… C’était glauque ! Des tableaux ornaient les murs. Les visages étaient absents mais les corps bougeaient… Je reculais puis je vis Kaen inconscient, saignant… Très louche pour un mort. Quant à l’autre, je ne sais pas.

Je m’approchais de lui. En faisant bien attention à l’autre araignée qui devait nous regarder de ses yeux, comme de grosse mouche. Si elle avait une langue, elle se lécherait les babines… Elle allait attaquée ! J’étais juste à côté de lui. Il était sur un des matelas. Ca avait du le protéger de la chute. Je faisais danser la potion devant ses yeux comme si c’était un chat. Je ne savais pas si il était inconscient ou pas.

- Tu la veux ?

Et puis, je la posais sur son torse délicatement, et me mit dans l’ombre. C’est là que je vis une poupée tournait la tête vers moi. Je m’approchais de ce pantin, aux yeux tombant. Elle me pointa une porte …

- Ce que tu veux, c’est là-bas !

- Hein ?

Elle ne répondit plus. Alors je décidais d’y aller quand l’araignée sauta devant moi, faisant voler Kaen … Eh merde, pensai – je. Que faire ?


Dernière édition par Eloa Senja le Lun 4 Mar 2013 - 8:49, édité 1 fois
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Ven 1 Mar 2013 - 23:12

" Aaaah ... Je meurs. "

Soupirait-il dans sa tête, n'ayant même plus la force de parler. Quelque part, il se rendait compte que c'est précisément dans ce genre de situation que la magie trouvait toute son utilité. Mais, la magie était une science fausse et maléfique qui n'était que le fruit de l'énergie corruptrice, il n'y avait pas de bon et de mauvais, elle n'avait pas sa place dans ce monde et Alekseï ne regrettait absolument rien. La question était maintenant de savoir s'il allait mourir ici et maintenant où si cet espèce de fantôme lunatique et ramollis allait lui prêter main forte en allant chercher la potion, car de part sa nature d'énergie libre, elle ne craignait en rien la grosse araignée que Rytchkine aurait dû craindre au lieu de s'opposer bêtement à elle ... Même si dans le fond, elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

Il essayait de garder ses paupière ouvertes mais, elle était si lourde qu'il ne pouvait pas s'empêcher de les fermer. Il perdait du sang et même sa condition d'élu ne pouvait pas grand chose pour lui dans de pareilles conditions, si ce n'est qu'elle allongerait son agonie. Il entendait des voix, comme si elles venaient de loin, il reconnu celle d'Eloa et de l'autre homme présent à ses côtés mais, il avait du mal à déterminer l'origine de la troisième. Il y avait du bruit, des cris aussi ... L'araignée géante devait encore faire des siennes. Puis, un moment de relatif silence et les échanges reprirent, ils étaient plus proches cette fois-ci. Difficilement, il rouvrit les yeux et jeta un coup d'oeil sur les côtés. Il y avait deux personnes qui se tenaient debout non lui de lui. Encore cette fantôme et ce ... Truc qui la matraquait pour qu'elle ne l'aide pas. Pourquoi autant d'animosité envers lui alors qu'il ne le connaissait même pas ? Une chose était sûre, cet homme n'était pas un être humain ... Du moins, un être humain ordinaire. Il laissa ses paupières se refermer une fois de plus. Après tout, qu'est-ce que cela pouvait bien changer ? Vie, mort, quelle différence ? Ce serait une délivrance pour lui, il n'aurait plus à supporter le poids que cette lourde et ingrate mission dont il avait été chargé et qu'il portait sur ses épaules.

Soudain, il eut un nouvel éclat de voix suivis de quelque chose qui ressemblait à une bourrasque. Il ne vit rien mais sentait comme du vent tourner dans la pièce. Il faisait très chaud aussi ... La fantôme devait en être à l'origine, il avait reconnu sa voix bien qu'il n'avait pas comprit ce qu'elle avait dit. L'air se comprimait et il chauffait de plus en plus, un phénomène que tout physicien se devait de connaitre. Plus un gaz se comprimait, plus il chauffait et plus il chauffait ... Le visage du Poltergeist se crispa, il serra les dents et il s'en suivit d'une formidable explosion, qui fit voler le sol de la pièce en éclats. Le trou noir complet ... Il ne revint à la réalité que lorsqu'il percuta le sol de plein fouet, la douleur faisant office de stimulus.

" Où suis-je ? "

Il sentait son rythme cardiaque ralentir, peu à peu. C'était très mauvais signe ! Il s'efforçait de rester conscient mais, c'était difficile. Ses paupières ne se rouvrirent que très légèrement, ne lui permettant que de distinguer des ombres et des formes. Ses yeux étaient vitreux, voir même luisant. Quelque chose était penché vers lui et cette chose remuait une autre chose devant ses yeux, il suivait le balancement du regard, mollement. C'était blanc. Il entendit une écho, quelque chose d'incompréhensible. Sa poitrine ne se gonflait presque plus. Eloa, la potion ... Oui, elle la déposa sur son torse et s'en alla. Sale bête ! À quoi bon lui donner le remède s'il n'était même pas en mesure de se l'administrer ?! Un effort, un dernier effort, tant qu'il en était encore temps ! Son bras droit tremblait, il cherchait à le soulever mais, sans grand succès. Il s'y efforçait pourtant et il finit par le hisser sur son torse. Ses doigts firent glisser la fiole jusqu'à sa main. Il devait maintenant la ramener à sa bouche pour l'ouvrir. Il glissa la tête du bouchon entre ses incisives et il mordit le liège, du mieux qu'il le pouvait. L'emprise n'était pas très forte, il secouait la bouteille de gauche à droite tout en la tirant mollement à l'aide de sa main. La mouvement fait lentement glisser le bouchon. Sa poitrine s'était immobilisée mais, il était encore en vie ... Pour quelques secondes, tout au plus.

La potion se déversa dans sa bouche mais, il eut bien du mal à l'ingurgiter. Il manqua d'avaler de travers, ce ne fut que par réflexe que ses muscles firent passer le liquide. Son coeur s'arrêta de battre, quelques longues et interminables secondes, puis, il se remit en marche, en sursaut. Un peu comme si réanimé par une bonne dose d'adrénaline. Normalement, ce remède n'était pas conçu pour être bu mais, plutôt pour être appliqué. Cela dit, il n'avait rien de néfaste et dans le cas présent, il s'agissait surtout de remettre en marche tout un organisme, pas seulement de refermer une blessure. Ses forces lui revenaient peu à peu, quel miracle, ou plutôt, quelle puissance ! L'araignée le croyait mort, c'était une occasion à ne pas rater et il le savait. Il s'écoula deux minutes de plus avant qu'il ne retrouve toutes ses forces, discrètement. Elle s'élança vers Eloa, comme pour lui barrer le chemin. Cette bestiole était-elle à se point idiote pour ne pas se rendre compte qu'elle avait à faire à une fantôme ? Visiblement oui. Elle s'apprêtait à frapper la séraphine lorsque, immobile, Alekseï éternua de toutes ses forces, ruinant au passage sa discrétion. Il y avait beaucoup de poussières ici et le fait d'être revenu à lui impliquait aussi d'avoir retrouvé ses réflexes.

- ... Merde.

Il avait bien raison de le dire, l'araignée géante se stoppa brusquement et concentra aussitôt son attention sur le Poltergeist. Il fit un bond en sa direction, oubliant complètement le fantôme, et se hissa au dessus de lui. Il ne bougeait pas d'un poil mais, il le savait, cette comédie ne lui servait plus à rien. Cela dit, l'effet de surprise n'était pas perdu pour autant, il attendrait le dernier moment pour s'esquiver et s'accrocher à ses crochets, lorsqu'elle chercherait à les lui planter. Malheureusement, elle était plus maligne que ça et, alors qu'il se préparait à une attaque, c'était un véritable jet de toile qu'il devait esquiver. Il se releva en catastrophe mais, c'était trop tard, il était déjà prit dedans ! Il se débattait mais, plus il en faisait, plus il s’emmêler. Elle le rattrapa et le fit ensuite rouler jusqu'à le recouvrir complètement. Pour Alekseï, il était hors de question de se laisser dévorer aussi facilement. Il se saisit d'une dague et sectionna tant bien que mal la toile qui, bizarrement, ne lui opposa aucune résistance. La géante mordit à pleine dent dedans, si l'on pouvait dire ça, juste au moment où Rytchkine s'en échappait. Coincé entre ses mandibules, son cerveau réfléchissait à toute allure. Sa poitrine était comprimée et l'araignée ne voulait pas le lâcher. Il mit la main à sa ceinture, plus précisément à une bobine de fil de fer qui se terminé par un minuscule grappin. Rapidement, il le déroula et l'attache autour d'un des deux crochets de la bête, avant de la poignarder pour la forcer à le lâcher, alors que cette dernière y mettait les pattes !

Il chuta mais se rattrapa grâce au fil. Elle se redressa sur ses pattes arrières, le faisant s'élever dans les airs puis, elle secoua la tête de toutes ses forces, pour se libérer du fil solidement attaché ... Rytchkine était balancé à toute vitesse.

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Finalement, elle fit un tour de tête complet et lui fit faire un tourniquet qui se solda par un lourd atterrissage sur le dos de la bête. Le temps de se prendre, il s'empressa ensuite de détacher la bobine, pour éviter que, en un coup de tête vers le bas, il ne parte s'écraser contre le sol, de nouveau.

- Ouf ouf ouf ouf !

Soupirait-il à chaque expiration alors que son coeur le brûlait. Maintenant qu'il y était, il ne devait pas se rater. Elle gesticulait, elle s'agitait, elle voulait le faire descendre mais, elle n'y arrivait pas. Rytchkine observait l'armure de l'araignée, il y avait de fines plaques qui se chevauchaient sur son dos, il pourrait aisément glisser une lame dans la fente. Il dégaina sa deuxième épée, l'autre était restée à terre, et l'enfonça dans toute sa longueur. Elle avait mal, c'était audible mais, le coup ne fut pas fatal. Il y avait quelque chose semblable à du sang qui s'en échappait. Elle grimpa sur le mur et même sur ce qu'il restait du plafond, elle voulait le faire tomber coûte que coûte. Il s’accrochait lui aussi tant bien que mal mais, le métal était glissant et il retomba finalement au sol. Elle ne lui laissa même pas le temps de réagir, il était sur l'épaule, lourdement, et alors qu'il se redressait, elle se laissa tomber à son tour, pour l'écraser. Il était à moitié debout à ce moment là, il sauta aussi loin qu'il le pouvait, se réceptionnant très mal et ne manqua la bestiole que d'un cheveu. Pas le temps de se reposer, il se força à se remettre debout et grimpa sur le ventre de la bestiole, qui était alors incapable de se remettre sur ses pattes aussi vite que lui. Il banda son arc et visa la tête de l'araignée, plus précisément, sa bouche, seule endroit qui était découvert.

- Meurt sale bestiole !!!

Dit-il lui tirant une flèche presque à bout portant. Elle se ficha dans sa gueule, elle hurla à sa façon mais, ce n'était pas encore suffisant. Il recommença l'opération une deuxième fois, puis une troisième mais, rien à faire. Aux grands mots, les grands moyens ! Il se saisit d'un explosif à main, l'arma et le lui fit avaler à l'aide d'un magnifique coup de pied, avant de sauter aussi loin qu'il le pouvait. Il se réceptionna par une roulade. Une lumière rougeâtre sortait de la bouche de l'araignée, alors que celle-ci se débattait avec effrois, puis, une explosion retentit et sa tête vola en éclats, éclaboussant toute la pièce de son sang, de sa chair et de sa matière cérébrale. Le corps s'agita encore quelques temps puis, il se relâcha, elle était morte. Alekseï souffla, il se releva une énième fois, se retournant pour contempler la dépouille avec fierté puis, il s'en alla ramasser ses deux épées et retrouver le fil de fer qui s'était détaché lors de l'explosion. Il le rembobina et rattacha le tout à sa ceinture avant de se tourner vers l'homme qui accompagnait Eloa.

- Lui !

Il était allongé par terre, inconscient et blessé. Il n'y aurait aucun mérite à retirer de sa mort mais, Rytchkine n'en avait que faire ! Il s'approcha de lui et, voulant lui sectionner la gorge, il constata qu'une paire de cornes était cachée sous ses cheveux, ce qui eut le mérite de le surprendre. Cette séraphine avait lien d'amour avec ... Un Démon ?! Il trancha la gorge avec violence avant de l'abandonner avec mépris. Il reporta toute son attention sur la fantôme.

- Toi, une séraphine, t'as aimé et t'as couché avec un démon aussi ... Méprisable, aussi minable que cette larve ?! Tu as trahis Adyril et tu oses me demander mon aide pour échapper à ton juste châtiment ?! Salope ! Traîtresse ! Suppôt des ténèbres ! Mais je vais te tuer !!!

Lui hurla-t-il dessus avant de bander son arc de nouveau et de tirer une flèche en direction de son coeur ... Flèche qui la traversa de part en part, sans plus.

- ... Hum.

Il leva alors la tête vers le haut et observa le cercle runique qui avait miraculeusement était épargné.
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mar 5 Mar 2013 - 11:20

Poupée de cendre, poupée de cire, empreint d’un cauchemar… Le monstre était mort… Sa tête repeignait les murs. Kaen était tel un pantin désarticulé. Son sang coulait le long de sa gorge … Il a tué un mort ? Un mort peut mourir deux fois ? Alors que je regardais le corps se vidant de son sang… L’autre m’engueula. Ma colère n’était pas vraiment apaisée et pourtant, je levais la tête vers lui. Il m’accusa comme ceux d’en haut… Mais avec plus de franchise ? Limite, il aurait pu dire catin, et là…Ça serait mon père tout craché ! J’avais compris aux fils des années qu’avec ce genre de personne, il fallait mieux se taire. Ils ne comprennent pas, et se mue dans leur idée, jugement… C’est un là qu’il me transperça d’une flèche.

- Tu veux me tuer juste pour ça. Tu es donc comme ceux qui ont régi Adyril ? Des aveugles qui ne veulent pas voir ? Nous sommes tous des démons ! Il suffit de tuer mon corps pour que je disparaisse… Vas – y. Je ne peux que mourir, et ça me libéra de mon reflet !

J’étais sincère. Mourir, ne me faisait pas peur. J’aurais dut mourir sur ce buché, comme Kaen. Subir les pires souffrances pour être enfin décapité… Il ne s’était pas échappé. Il aurait pu. Il en avait le pouvoir mais il ne l’a pas fait… Je n’ai jamais compris pourquoi. Et non plus, pourquoi, je n’avais pas été tué comme lui. Y a des réponses que je ne connaitrais jamais. Je jetais un regard sur le corps de Kaen… Il a… Comment ?

- Kaen a disparu !

Je pointais l’emplacement où il y avait le corps. Il était là… Le sang décorait encore le sol d’un rouge écarlate… Je tournais regardant la pièce, aucune trace de lui ! AUCUNE ! Comment ? Comment a- t- il put se relever et disparaitre sans qu’on le voie faire ? Ça ne m’a même pas étonné qu’il se relève. On ne peut donc pas tuer ce qui est déjà mort !

J’avais pourtant bien vu Aleksei l’égorger avant de violement me traiter de monstre…J’en ai marre de cette maison. Et si on brûlait tout ? Oui tout ! Et puis, cette porte… Je veux comprendre !

- Tu fais ce que tu veux ! Moi je m’en vais !

Je me dirigeais vers la porte. C’est alors que des poupées tombaient du ciel. Elles étaient tous reliées par des fils, et nous fixaient avec un regard de psychopathe. J’en frissonnais rien que d’en fixer une…

Elles se mirent à chanter une vieille chanson :

Le long de ce coteau
Paissait troupeau sans chien ni houlette.
Adieu tout mon bonheur
Hélas trompeur ; j'ai perdu le cœur.
Désormais dans le bois seulette
N'entendant plus sa tendre musette
Hélas je veux languir.
Allez troupeau laissez moi mourir.


Et vous cher agnelet
De mes regrets tu m'es trop cruel
Ici des faux serments
De mon amant que j'aime tendrement
Loin de moi mon amour t'appelle
Va cher agneau trouver l'infidèle
Et dis lui tous les jours
Que sa tendre Isis l'aimera toujours.

Et vous sombre forêt
De mes regrets tu m'es trop cruelle.
Ici des faux serments
De mon amant que j'aime tendrement
Souvenez-vous de ma vive tendresse
Et que partout l'on répète sans cesse
Iris …. gardant ta foi
Iris vaincue va mourir pour toi. (XVIIIe siècle)


Sans cesse, elle la fredonnait comme une plainte à la mort. Je m’en moquais ne voulant pas écouter, ne voulant pas m’arrêter… Je traversais la porte. C’était un long couloir noir, marqué des visages rouges sang… Au fond, il y avait un trône vide en argent… Je m’avançais. Il se mit à neiger… Est-ce la fin de ce périple ? Vais – je comprendre ? Je veux comprendre. C’est là que je vis le mage apparaitre. Toujours avec cette capuche, toujours avec cette prestance…

- Tu m’as trouvé ! Qui t’a dit ou était ma cachette ?
- La poupée...

Je m’approchais de lui, marchant sans le vouloir comme attiré par lui… Comme si j’étais liée à lui par un fils… Je ne comprenais pas. Toute ma colère s’apaisa comme si on avait soufflé sur une bougie. Telle une poupée, je me suis retrouvée en face de lui. Il me tourna autour, me regardant.

- Que tu es belle… J’aurais aimé que tes yeux se posent sur moi en premier…
- Je…

Il mit son index sur mes lèvres en soufflant un chut. Je me tus aussitôt.

- Tu es bien plus merveilleuse sans tes ailes… Je veux ce que Kaen t’a donné quelques jours avant qu’on vous arrête, avant qu’il meure… Te souviens-tu ?

Il passa ses doigts nus sur ma joue, puis sur mes lèvres comme si j’étais réelle, palpable … Comme si j’avais un corps. Pourquoi il ne lui demandait pas directe ? Ne le contrôlait il donc pas ? C’était donc un pantin, c’était donc ce que je savais depuis toujours. Il est mort. Je détournais son regard. Il me prit contre lui. Je ne pouvais rien faire contre lui.

- Tu es à moi, et sous peu, tu m’obéiras. Tu feras ce que je voudrais… Et tu vas d’abord commencer par tuer l’élu. Il te hait, veut ta mort pourquoi pas le tuer ?
- Le tuer… Je ne peux… Je n’ai pas la consistance pour le faire.

De grands pantins de bois sortirent des murs, se figeant comme des statues. Ils penchèrent juste leurs têtes vers la porte d’entrée. Comme si ils attendaient quelques choses. Le mage me lâcha, et me tourna autour, me regardant de haut en bas. Je ne bougeais pas. Je ne le voulais pas comme si j’étais bien. Je le connaissais. Je le sentais. Un sentiment de déjà vu, de familier m’avait envahi dès que je l’avais vu. Je n’arrivais cependant pas à le reconnaitre. Ses doigts sur ma peau avait su me faire frissonner… Cette douceur, je l’ai déjà connu… Pourquoi aucun souvenir ne me vint à l’esprit… Et si l’objet est bien ce que je pense… Je ne peux pas le lui donner. Je ne peux malheureusement pas lui donner… Je baissais la tête, résigné à vraiment mourir…

Je ne cherchais même pas à savoir pourquoi il le voulait. Tout ce que je savais, c’était que cet objet n’est plus accessible à ce monde. Kaen m’avait fait promettre… Ce jour – là, il m’avoua qu’il n’avait plus aucune raison de vouloir détruire ce monde… Et qu’il comptait sur moi, pour que cet objet n’arrive pas dans de mauvaises mains. Il veut donc détruire le monde ? Ce mage ne veut-il donc pas laisser le monde se détruire de lui - même ? Je ne comprenais pas.

Un bruit sourd me fit sortir de mes pensées. Je me retournai et vit se mage caressait un miroir qui n’était pas là auparavant. Ce miroir était entouré de deux pantins de bois qui le tenait. Son cadre était fait d’argent et de rubis… Il était beau.

- Bientôt, tu pourrais de tes mains tuer cet intrus.

Je m’approchais du miroir. J’étais curieuse. Je voulais savoir pourquoi il caressait le verre de ce miroir. Je me mis derrière lui, lui qui souriait sadiquement… Je voyais son reflet. Certes pas son visage entier. Il continuait à le cacher. Je quittais son reflet du regard attirée par d’autre trait… Je fus choquée en voyant que c’était mon corps, debout en lévitation. J’avais les yeux fermés. Mes cheveux ainsi que ma robe blanche voletaient. Je vis le bijou dans mon ventre… Il était bizarre. Je sentais mon cœur battre. Le battement était comme un réconfort perdu.

J’avoue que mon corps me manquait. Me sentir irréel enfin si fantomatique, ne me plaisait pas. Je voulais être consistante… Je ne voulais plus passer les murs. Mon corps était comme une poupée pris dans un piège de glace. Je voulais lui prendre la main, le tirer vers moi, et ne faire plus qu’un… Mais le miroir me refusait cela. Je soufflais. Ma main avait simplement heurté le verre. Frustrée, je reculais.

- C’est mon moment préféré ! Fit le mage.

Et là, il plongeait sa main dans le miroir. J’étais dégoutée. Il passa ses doigts sur l’objet qui était dans mon ventre puis il appuya sur le joyau qui s’y trouvait. Ce joyau s’illumina telle une flamme dans le noir. J’avais soudain peur de ce qu’il pouvait m’arriver. Ce joyau que faisait-il ? Le mage recula et se mit en face de moi… Son sourire est plus doux mais il lui restait quand même de la folie aux coins des lèvres. Il descendit sa capuche, laissant ses cheveux noirs descendre sur ses épaules, et ses yeux vert doré me regardaient… J’écarquillais les yeux. La dernière fois que je vis ses yeux … C’était dans une ville d’Adyril… J’avais oublié ses traits fins, et son sourire sadique… Son sourire sadique quand il allait commettre une bêtise. Je le replaçais dans ma mémoire comme si il n’avait jamais disparu. Je me souvenais de tout… J’avais tant voulu oublier que j’en oubliais ceux qui furent pourtant mes amis… Il était mon ami, mais pourquoi était – il devenu mon ennemi ?

- Ra…

Il mit à nouveau son index sur mes lèvres.

- Chut, Eloa… Ne prononce pas ce prénom…
- Pourquoi ?
- Si tu savais comment j’ai souffert… Tu comprendrais. Allez chut, tu sauras peut – être un jour…

Si j’avais un cœur, il battrait si fort. Je le pensais mort. Pourquoi, car on me l’avait dit… Je baissais la tête… Il m’avait manqué. Il avança vers moi.

- Tu es à moi ! Tu vas m’obéir ! Embrasse – moi !

Je n’ai pas le temps de répondre que mes lèvres se posèrent sur les siennes, avec douceur. Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas l’embrasser mais je ne contrôlais pas mes gestes. Je posais même mes mains sur ses joues pour accentuer le baiser… Le gout de ses lèvres étaient toujours autant sucré… C’était la deuxième fois que j’y goutais pourtant cette fois – ci, je voulais tout le contraire. Il y prit gout, je pouvais le sentir. Je voulais fuir, courir… Mais j’étais figée, comme prisonnière de la glace. Je ne contrôlerais plus rien… Cela me frustrait, m’énervait… Seulement tout cela s’effaça aussi vite que c’était venu.

- Qu’as-tu fait ? Finis – je par demander.
Je contrôle ton âme grâce à ce que tu as dans le corps. Le plus drôle, c’est que seul moi peux te le retirer sans te tuer… Car je suis celui qui te l’a mis ! Ça va être drôle !
- NON ! Je ne veux pas !

Je me mis à courir vers la porte. Je voulais simplement le fuir… Je ne me retournais pas jusqu’à que j’entendis « Reviens, et ne bouge plus ! » Je suis revenue comme un pantin tiré par des fils. Comment expliquer la manipulation ? Je n’ai pas de mot à mettre dessus. Je n’étais que le chien attendant que son maitre lui dise un ordre… Cependant, je n’ai PAS de maitre !!!! Je voulais crier mais je restais silencieuse, obéissante, attendant sagement. Il passa sa main dans mes cheveux avec douceur.

- C’est bien ! Maintenant, on va attendre que l’élu ose venir à notre rencontre !
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mar 5 Mar 2013 - 23:31

- Tu veux me tuer juste pour ça. Tu es donc comme ceux qui ont régi Adyril ? Des aveugles qui ne veulent pas voir ? Nous sommes tous des démons ! Il suffit de tuer mon corps pour que je disparaisse… Vas – y. Je ne peux que mourir, et ça me libéra de mon reflet !
- Rectification ! Tu es une démone, moi pas !

Elle regarda par dessus son épaule, ignorant complètement ce qu'il venait de lui dire.

- Kaen a disparu !
- Et alors ?

Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ? C'était un démon de moins, c'était tout ce qu'il voyait.

- Tu fais ce que tu veux ! Moi je m’en vais !

Elle tourna les talons et s'en alla, prenant la direction de la porte qu'elle avait vu récemment mais, que l'araignée géante lui avait empêché d'ouvrir. Cette fois-ci, il s'agissait de poupées en porcelaine qui descendaient du vide, retenues par des fils. Elles chantaient bizarrement et avec les yeux plein de malices. Alekseï les regardait descendre, tout ceci commençait sérieusement à l'énerver. Eloa traversa la porte et il la perdit ensuite de vue. Les poupées continuaient de descendre et bientôt l'une d'entre elle posa pied sur le sol. Elle se détacha de son fil et se mit à avancer vers le Poltergeist, en continuant de chanter. Il la regarda avancé, peu rassuré, puis, lorsqu'elle fut à portée, il l'écrasa à l'aide d'un puissant coup de botte, la réduisant en milles morceaux.

Il y en avait des dizaines, elles descendaient sans cesse et de partout, il serait rapidement encerclé. Avantage pour lui, elles étaient fragiles, avantage pour elles, elles étaient nombreuses, très nombreuses. Le combat pouvait commencé ! Il n'attendit pas qu'elles en viennent à l'encercler, il se rua vers elles, essayant coûte que coûte de les détruire avant qu'elles ne touchent le sol, évitant de cette façon de se retrouver en trop grande infériorité numérique. Il courrait, il frappait, il cassait et il se fatiguait, trop ! Il y en avait trop ! Le sol était déjà jonché de porcelaine réduite en morceaux et leur nombre ne semblait pas diminuer. Visiblement, ce n'était pas la bonne méthode ! Et puis Eloa qui ne ressortait pas, il commençait à s'inquiéter pour elle, qu'est-ce qu'il lui était encore arrivé ?

Il reprenait son souffle mais, voilà qu'une d'entre elle lui tomba sur le dos, s'accrochant à son cou. Elle cherchait à l'étrangler, ses bras étaient petits et faibles, elle avait du mal à y parvenir. Il chercha à se défaire de son étreinte mais n'y arriva pas. Pire même, d'autres poupées se joignirent à la partie et il en fut bientôt recouvert. Elles cherchaient à le mordre mais, elle ne gouttait qu'au métal de son armure.

- Mais vous allez me lâcher oui ?!

Hurla-t-il avant de cogner son dos contre le mur et cela à plusieurs reprise pour écraser la poupée qui l'étranglait. Il se secoua ensuite aussi fort qu'il le pouvait, faisant tomber les autres et écrasant leur doux visage sous ses semelles. Il regardait à présent devant lui. Il y en avait une, tout au fond de la pièce, qui le dévisageait, immobile. Elle ne chantait pas elle et elle était différente des autres. Il ne savait pas pourquoi mais son instinct lui hurla d'aller la détruire rapidement, chose qu'il fit. Elle ne chercha pas à se défendre, elle avait même commencé à formuler une phrase mais, elle ne put la terminer à temps, Alekseï l'avait déjà fracassé contre le mur. À sa grande surprise, une bague tomba de ses débris, elle était visiblement cachée dans sa tête. Une bague avec une pierre rougeâtre, semblable aux runes du cercle. Il la ramassa, même s'il trouvait ça étrange.

Soudainement, les chants cessèrent et ils furent remplacés par des cris, par des hurlements assourdissant. Le sol se mit à trembler et ce fut une véritable averse de porcelaine qui s'abattu sur lui ! Les poupées tombées par dizaines, inertes et en chute libre, avant de se s'éclater contre le sol. Plusieurs se fracassèrent d'ailleurs sur lui. Il fallait qu'il quitte cet endroit au plus vite, il se précipita vers la porte, l'ouvrit et la referma juste dernière lui. Il respirait vite et fort, le coeur battant et l'adrénaline fusant.

- Mais qu'est-ce que c'est que cet enfer ?!!!

S'écria-t-il la voix nerveuse. Il s’essuya le front et se retourna finalement. Quelle ne fut pas sa surprise ! Eloa, en compagnie d'un homme au visage qu'il ne reconnaissait pas, ainsi que de deux patins de bois qui tenaient un miroir. Leur tête étaient tournées vers lui. Son regard se balançait à tour de rôle. Elle était là, immobile. Qu'attendait-elle ? Pourquoi ne disait-elle rien ? Pourquoi ne bougeait-elle pas ? Où était passée sa colère ? Face à cette inertie morbide, Alekseï craignait le pire.

- ... Vous allez bien Eloa ?
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Sam 16 Mar 2013 - 14:10

Des mains étaient recouvertes de sang, de ce sang qui me condamna. Je me souviens de ses yeux révulsés par la mort, la mort que je lui avais simplement donné… Je ne savais même pas son prénom… Je ne le connaissais pas, et pourtant, je le frappais de ce couteau, encore et encore… Il savait tout, tout en détail… Si j’étais dénoncée, si nous étions dénoncés … C’était la mort qui nous attendait sur l’échafaud. La hache levait, le cœur haletant… La fin me frôlant comme un charognard qui dévore un pauvre lapin mort… Je ne voulais pas de ça. Je ne voulais pas le perdre. Ce démon aux cornes, ce démon aux sourires délicats, ce démon qui me sauva la vie, qui était là pour moi alors que ma famille s’y refusait. Je me souviens de ce corps voulant crier des supplications… Mon premier meurtre, et ce n’était pas le dernier.

J’avais agis pour nous protéger, pour nous sauver, de ce peuple qui s’arrêtait qu’aux apparences. Je ne savais pas ce qu’un meurtre pouvait signifier dans une vie … Impulsive, je l’avais détruit, détruit sa vie. Mes mains avaient tremblés, me rendant compte de mon geste… Je me sentais ignoble. Et aujourd’hui, que se passe – t- il ? Je suis là, tel le serpent, j’attends le bon moment pour mordre, pour détruire de mon venin ma future victime. J’étais l’animal d’un mage noire, qui en fait, mon passé une entité que j’adorais… Qui se prénommait Raken, et qui était un élu qui avait soif de plus de puissant mais qui était adorable avec moi.

Je me souviens de son regard quand il me vit devant ce tribunal, dans cette cellule… Ses yeux inondaient de larme silencieuse. Il ne me reprochait rien, car lui aussi fut rejeter par ce peuple qui n’aime pas les gens différents… Oui rejettera, jeter aux oubliettes … Seulement, pour lui, je l’abandonnais. Et il veut se venger ? Voulait-il se venger de moi, de mes actions, et des conséquences que je n’ai pas vues ? Je ne le saurais pas. Il m’a interdit de bouger, de parler tant que ma victime n’entre pas dans ce tunnel. Je suis une âme qui obéit à un mage noir qui veut tous nous détruire… Qui veut l’objet qu’on m’a confié avant de mourir… Un objet qui n’existe plus. Comment lui dire ?

J’observais ce comportement qui ne lui ressemblait pas, un comportement que je n’ai jamais vu…Certes la dernière fois qu’il me vit, c’était devant le juge, qui condamna ma vie de répugnance à Adyril, et qui me poussa dans le portail menant à Feleth… Pourquoi je n’étais pas exécutée, je ne l’ai jamais su. Cependant, j’ai eu le droit de voir mon démon, Kaen mourir dans d’horrible souffrance… Je ne voulais pas… Pourtant Kaen malgré la souffrance, il resta souriant envers moi.

La porte grinça. Il était là. L’élu avait suivis mon chemin. Un sourire sadique se grava sur ce mage noir. Haïssait-il sa propre espèce ? Il se mit en face de moi, et me caressa la joue alors que je relevais la tête vers lui. Aleksei parlait, comme si l’inquiétude faisait battre son cœur… Cependant, c’était une illusion. Il voulait ma mort. Alors pourquoi ne pas le tuer ? TUER ?
Je ne suis pas fait de violence. Oh, j’ai déjà tué, déjà causé la mort d’homme… et de femme… mais jamais, c’était par plaisir, par envie… Je ne suis pas sanglante, et beaucoup se vouent à croire le contraire. Je ne voulais pas le tuer, je n’avais aucune obligation dans ce sens là. Cependant, je ne décidais plus de mes gestes. Le mage noir m’embrassa aux coins de mes lèvres en me soufflant doucement « tue le »


Mon corps refusa de m’obéir, enfin mon âme. Je regarde le visage de Raken, le visage qui avait pris un peu colère et ténèbres avec le temps mais dont ces yeux gardaient l’intensité de son cœur…. Il avait changé mais dans le fond, il restait le même. Je m’écartais de lui. Je voulais crier à l’autre élu, qu’il fallait qu’il fuit… Mais aucun mot ne sortit de ma bouche ! J’étais scellée par ce sort, et je ne pouvais rien faire. J’avançais, alors que je me battais pour que me esprit cesse ça. Je ne voulais pas le tuer. Je me mis en face de lui, mes bras se soulevèrent et l’étranglèrent. Il tenta de m’attraper, mes ses mains passèrent à travers les miens… Je serrais fort comme si j’étais capable de lui arracher la gorge. Je sentais son air s’échapper, et se mourir simplement sur les bords de ses lèvres. Il cherchait cet oxygène tout en se débattant avec rage. Il essayait de m’attraper pour m’empêcher de le tuer. Si j’avais pu, je l’aurais encouragé. Oui, encourager !!!

Et c’est là qu’il finit par attraper mes mains, les retirait avec difficulté, et me poussait si violement en arrière que je tombais devant le miroir. Lorsque je voulais me relever, je sentis des mains m’attrapaient les jambes, et les bras. Je voulais me débattre, sortir de cet enchainement, cependant, la force que dégageait ces mains étaient trop importante. Je finissais plaqué contre le sol. Je vis mon corps me fixer, les larmes aux yeux… Pourquoi ? Des papillons noirs lui tournaient autour. Le mage noir cria « C’est quoi ce bordel ! »

Il ne devait pas être le coupable de cela. Mais alors c’est qui ? Je fixais l’élu, et je vis des mains qu’ils l’attrapèrent, le plaquèrent au sol. Il se débattait tout comme moi… C’est là que le sol se déroba ! Que je tombais dans une longue chute… Tirer par ses mains.

- ELOAAAAAAAAAAAAAAAAA !


J’entendais cette plainte venant de Raken comme un sifflement lointain. Je tombais, je sombrais pour finir dans les bras d’un homme aux longues ailes blanches. Je fixais son visage, j’étais figée. C’était… Ce n’est pas possible. Comment ? Je touchais pour voir, il était réel.

C’était mon grand frère Gabriel. Il me sourit, et me serra fort contre lui. Puis il me posa doucement. Je le regardais avec un choc. Ce n’était pas possible. Il me hait.

- Petite soeur, ça fait longtemps. Tu crois que je suis une illusion. Cependant, je ne le suis pas. J’ai appris les plans de Raken, et je suis venu dès que j’ai pu. Je refuse que tu meures. Et oui, j’ai désobéi à notre famille.

- Bon j’ai ramené l’autre…

Aleksei était assis sur un trône en bois noir avec des coussins rouges, sans son armure, ni ses armes. Je me rapprochais de lui en fixant l’autre homme. Ca prestence me rappelait quelqu’un. Ses yeux aussi, et son sourire…. Puis je vis des cornes… Je fixais Gabriel qui me souriait.

- Merci bien Harkaen. Eloa, je sais ce que tu penses, arrête de me fixer ainsi !
- Mais….
- J’ai dû le dépecer de ses biens vu qu’il a tenté de me tuer en chemin… Bonjour Eloa. Je comprends pourquoi maintenant

Pourquoi de quoi ? Donc Harkaen est un démon, et mon frère est avec lui ? Pourquoi ? Il vint me faire un bisou sur la joue en me susurrant « Il a bien choisi. » De qui, il parle ?

- Vous êtes qui ? Je ne comprends pas !

Gabriel me prit par la main et me tira vers lui. Il me fit ensuite un bisou sur le front.

- Je suis le grand frère de Kaen. Je suis là pour sauver ce qu’il reste de lui.
- Il est mort ! Je l’ai vu ! Tu l’as vu Gabriel…
- Oui, je l’ai vu mais une partie de lui a été volé par Raken durant son exécution. Il fallait qu’on te sauve. Je te cherchais et lui aussi. On a décidé de s’allier.
- Toi et un…
- Effectivement, ca peut être déroutant…
- Ca va miss, je ne mords pas. Et puis, j’ai rien contre ceux d’en haut. Et tu m’a prouvé qu’il y en a qui jugent pas à la race à Adyril !

Harkaen me sourit gentiment. Je restais bouche bée, figée. Je n’aurais jamais cru ça, de mon frère. Si notre famille, l’apprenait… Cependant, j’étais quand même contente de le revoir.

- Bon, ici on est à l’abri. Je sais comment te redonner ton corps. Seulement, il faut ton corps. Donc on a besoin de l’aide de l’élu.
- Effectivement, faut pas que l’autre demeurer sait que je suis là, comme toi Gabriel. Fit le démon qui se retourna vers Aleksei. |Tu nous aides ?
- Oui aide nous ? Fit mon frère. Eloa ne peut pas remonter sans risque d’être de nouveau son pantin.
- Il veut ma mort alors il nous ne aidera pas….
- Il hait les démons. Conclut Harkaen.

Je soupirais. Je ne savais pas quoi faire. Et les deux autres attendaient qu’il dise ce qu’il en pense. Je pense que ca va être dur….

- Accepte, et je te donne de quoi te battre contre le mage noir…
Finit par sortir Gabriel.

Tout mon être sentait que c’était bien lui. Il n’avait pas changé. Il m’avait promis quand il était tout petit et moi aussi de toujours me protéger. Il avait même tenté de convaincre le tribunal que j’étais la victime sans succès. Je me souviendrais toujours de la tête de notre père qui avait tellement voulu à Gabriel qui l’enferma dans un endroit de loin de moi…. Pourtant avec le temps, j’avais cru qu’il me haïssait. Je m’approchais d’Aleksei et lui posa discrètement la question suivante : Que veux-tu échange de ton aide ?


[HRP : Si quelques choses ne te convient pas, ou que tu veux changer un élément qui ne va pas dans ton sens, dis le moi, et je le changerais ! Y a pas de souci pour ça ! Ah, oui... Il est un peu bof, je trouve. ( j'ai failli recommencer ^^) ]
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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 20 Mar 2013 - 18:16

- Mais ... Qu'est-ce que vous ... Foutez ... Eloa ...

Soupirait Alekseï, la voix coupée. La séraphine était en train de l'étrangler, visiblement sous les ordres de ce ... Sorcier. D'ailleurs, cet homme étrange semblait avoir une attirance plus que physique pour elle, surtout à en juger par ses gestes assez ... Délicats. Rytchkine se débattait, essayant de briser la strangulation de la fantôme mais, il ne ne parvenait pas à la toucher, ses mains passaient au travers de son être. Pourtant, Eloa était bien capable de l'étrangler, elle, alors comment se pouvait-il que lui ne le pouvait pas ? Il devait forcément y avoir un contresens mais, lequel et comment l'emprunter ? Le plus incroyable par dessus tout, c'est que ses mains pouvaient traverser cette fantôme mais, pas son cou qui restait piégé entre les ... Belles mains de cette magnifique séraphine. C'était incroyable de voir comment une femme à l'apparence aussi délicate qu'elle pouvait étrangler un homme aussi fort que lui, de sang froid et sans hésitations. Quoi que, ce n'était peut-être pas le plus incroyable dans l'affaire. En effet, le fait que des idées très bizarres et peu adéquates à la situation lui traversent l'esprit à cet instant était encore plus surprenant ... Le manque d'oxygène, certainement.

Se sortir de là, c'était la priorité. Le temps lui manquait, une fois de plus. Il avait beau essayer de la raisonner, rien n'y faisait, elle ne lâchait pas prise. Peut-être une minute s'était écoulée, tout au plus. Il sentait ses forces le quitter, il avait même arrêté de se débattre mais, dans un dernier moment de lucidité, son esprit lui souffla une idée, celle d'enfiler la bague qu'il avait récupéré. Il ne savait pas trop pourquoi ni comment une idée pareille lui était venue mais, il le fit, sans trop réfléchir. Il ne se passa rien de bien particuliers, si ce n'est que ses genoux fléchirent et que, par réflexe, il s'accouda sur Eloa. Oui oui, il s'accoudait bien sur elle mais, il mit tout de même quelques secondes pour bien s'en rendre compte. La pierre rouge s'était illuminée au contact du fantôme, c'était sa dernière chance ! Il lui attrapa les deux mains et les écarta de son cou sans trop difficultés, retrouvant ainsi sa respiration. Cette séraphine n'était pas très forte ... Le temps de prendre une pleine bouffée d'air, et il la projeta violemment au sol, juste devant le miroir. Il se tenait la gorge, respirant bruyamment.

- Garce !

Lui cria-t-il dessus bien à contre coeur car quelque part, même dans cette situation, violenter cette séraphine ne lui plaisait guère. Mais ça, il ne voulait pas se l'avouer, comme il l'avait d'ailleurs toujours fait. Il la regardait, plantant son regard dans le sien. Ce n'était l'affaire que d'une poignée de secondes mais, pourtant, ce face à face intense et long. Sur son visage, il y avait de la détresse, pas de la haine. Elle avait certainement dû faire ça bien malgré elle et peut-être le regrettait-elle, autant de paramètres à prendre en compte avant de faire son jugement. Dans quel camps se placer, qui prendre pour ami et comme ennemi ? C'était le chaos, la confusion, cette maison lui faisait perdre la tête !

Il se redressa et, soudainement, peut-être même brutalement, il la vit se faire happer et plaquer contre le sol. Il écarquilla les yeux, décidément, personne n'avait le temps de souffler ici. Sans fixer le miroir, il put cependant apercevoir le corps d'Eloa au travers de la glace. Des larmes ruisselaient sur son visage et des papillons noirs, semblables à ceux qu'il avait rencontré la première fois, tournaient autour de sa dépouille. S'il n'y avait plus de lien entre le corps et l'âme, comment les larmes pouvaient-elles coulaient et comment les yeux d'un cadavre inerte pouvait fixer son propre fantôme ? Rationnellement parlant, l'eau qui coulait sur son visage pouvait encore s'expliquait par des contraction involontaires des glandes lacrymales, après tout, le corps n'était pas encore mort mais, seulement vide. En revanche, pour la direction de son regard, couplé aux larmes, cela faisait une trop grande coïncidence. Of, qu'importe après tout, la logique n'avait plus raison d'être dans cette maison habitée par la magie noire, quelle horreur ! Son instinct lui souffla cependant d'aller aider la séraphine mais, il fut à son tour happé. Son coeur fit un bond dans sa poitrine, s'embrasant alors qu'il se retrouvait lui aussi plaqué au sol.

Pas le temps de réagir, tout juste celui de se débattre et le plancher se déroba. Le magicien hurla le nom de Eloa, criant sa contrariété, chose qui surprit le Poltergeist dans cet instant de frayeur, si ce n'était pas lui le responsable de tout cela, alors qui était-ce ? Il fut entraîné dans une courte te rapide chute au travers des ténèbres. Il pouvait sentir une présence, quelque chose de bien vivant. D'ailleurs, ses deux épées lui furent furtivement retirée, chose qui eut pour effet de le mettre en colère. Ses armes avaient une très grande valeur pour lui, rien ni personne n'était autorisé à les lui prendre ! Et où était Eloa dans tout cela ? Il ne la voyait plus mais, il l'entendait crier. Tout ceci prit cependant fin très vite. Il finit sa course sur un trône un bois, ou du moins, sur quelque chose qui y ressemblait. L'atterrissage avait été lourd mais, pas douloureux. Sonné, il ne réalisa pas tout de suite ce qu'il s'était passé. Il se repassait les récents évènements en boucle, pour les comprendre et les assimiler. Il n'en tira qu'une seule conclusion, la situation échappait à son contrôle, il ferait mieux de s'en aller par tous les moyens possibles ! Il se redressa, ou plutôt, s’assit correctement.

- Eloa, vous êtes là ?

Mais aucune réponse. Finalement, son regard fut attirer par deux ou plutôt, trois silhouettes camouflées dans la pénombre. C'était flou, il ne les reconnaissait pas. Amis, ennemis ... Une semblait avoir de longues ailes, peut-être sur le dos, et l'autre avait des excroissances sur les deux côtés de la tête. Un séraphin et un démon ! C'étaient surement eux qui les avaient happé ! La question était de savoir pourquoi, ils n'étaient visiblement pas de mèche avec le sorcier. L'un deux parla de " petite soeur " comme à quelqu'un qui lui était familier ... À Eloa certainement. Un séraphin qu'elle connaissait et qui avait désobéit à sa famille, un proche alors, son frère ? Il avait aussi prononcé le nom de " Raken " en parlant de ses plans, surement le sorcier. C'était donc un ami, enfin, en ami de cette séraphine mais, certainement pas un allié du Poltergeist. Une deuxième voix retentit, désignant Alekseï par " l'autre ".

- L'autre, il a un nom, démon !

Pour qui se prenait-il pour le désigner de cette façon, avec autant de dédain et hauteur ? Un être corrompu, perfide et maléfique comme lui se permettait de le prendre de haut ?! Rytchkine voulu s'emparer de son épée mais, ses armes manquaient à l'appel. Il se souvint de la chute. C'étaient eux qui s'en étaient emparés ... Sans ses deux lames et affaiblit, combattre de pareils adversaires ne seraient que du suicide et cela ne leur ferait que trop plaisir. La discussion reprit entre eux.

- Je suis le grand frère de Kaen. Je suis là pour sauver ce qu’il reste de lui.
- Il est mort ! Je l’ai vu ! Tu l’as vu Gabriel…
- Oui, je l’ai vu mais une partie de lui a été volé par Raken durant son exécution. Il fallait qu’on te sauve. Je te cherchais et lui aussi. On a décidé de s’allier.
- Toi et un…
- Effectivement, ca peut être déroutant…
- Ca va miss, je ne mords pas. Et puis, j’ai rien contre ceux d’en haut. Et tu m’a prouvé qu’il y en a qui jugent pas à la race à Adyril !

Rytchkine manqua de s'étouffer à l'entente de pareils propos. Voilà qui raviva sa haine, elle lui tiraillait le coeur. Une brûlure intense, déchirante, à l'intérieur de sa poitrine, il voulait les tuer, maintenant ! Mais, il n'en avait pas les moyens. Comment une pareille situation pouvait-elle se produire ? Il serrait les dents, ravalant sa haine, ce n'était pas le moment de la laisser s'exprimer. Raken ... Ce sorcier aurait volé " une partie de Kaen ", c'est à dire, une partie du démon qu'il avait égorgé ? Mais ça ne voulait rien dire ! À moins qu'il parlait de son âme auquel cas le lien avec l'artéfact qu'il était venu chercher s'établissait de lui-même. Quant à l'autre démon, il était prétentieux et arrogant ... Mais, en même temps, sa complicité avec le séraphin n'était pas étonnante, il en était lui-même un mais, caché derrière les voiles du mensonge. Alekseï cracha au sol, dégouté par ce qu'il entendait et par ce qu'il voyait.

Le séraphin informa Eloa qu'ils étaient à l'abris ici et qu'il savait comment la faire retourner à son enveloppe charnelle, c'était plutôt une bonne nouvelle, surtout pour cette séraphine pour qui était en proie à la tourmente. Avec le recul, elle souffrait bien plus qu'il ne l'imaginait, et sa peine lui faisait mal ... C'était un processus long et compliqué mais, il le comprenait. Il avait de la pitié pour elle, ou plutôt, de la clémence, même s'il s’efforçait de la haïr. À sa grande surprise, le démon annonça qu'ils avaient besoin d'aide et à en juger par la rotation de ses cornes, il s'était retourné vers lui. Qu'espérait-il exactement ?! De l'aide ?! Ils osaient lui réclamer de l'aide ?! Le séraphin s'y mit à son tour, ce qui choquait le Poltergeist, ces êtres infâmes ne reculaient devant rien pour servir leur intérêt, quitte à supplier leur propre ennemi. Fort heureusement, il n'eut pas besoin de leur répondre, Eloa leur informa qu'il n'aimait pas les démons. Une affirmation à moitié complète, dans la mesure où c'était plus compliqué de ça même si la chose résumait bien ses intentions. Le séraphin rétorqua en lui proposant de lui donner de quoi se battre, s'il parlait de ses épées, il l'étranglerait de ses propres mains. Ses armes lui appartenaient, elles n'étaient en aucun cas une monnaie d'échange ! C'était de la provocation pure et dure ! Rytchkine bouillonnait, la rage lui tenaillait le ventre. Il voulait se lever, pour aller le leur dire en face et en découdre avant qu'il n'en rende le contenu de son estomac mais, Eloa, probablement devant son silence et son immobilité, se rapprocha de lui et lui posa discrètement une question.

- Que veux-tu échange de ton aide ?

Il tremblait ... C'était la goutte d'eau qui allait faire déborder le vase. Il avait encore la bague avec lui, il pouvait se saisir de ce fantôme quand bon lui semblait, il pourrait la battre, la prendre en otage et s'en servir pour se tirer de là mais, la question était de savoir s'il pourrait vraiment lui briser la nuque. Il détourna sa tête vers la séraphine, lentement, le regard noir et le visage dévasté par une haine profonde. Il tendit sa main vers son cou quand, fort heureusement, ses autres personnalités, qui ne voyaient pas aussi noir que lui, lui signalèrent l'exceptionnelle opportunité qui s'offrait à lui. Elle lui proposait quelque chose en échange de son aide, ce qui signifiait qu'il pouvait exiger d'elle pas mal, et même beaucoup plus que ça, au vu de la situation critique dans laquelle elle se trouvait. Il ne fallait pas oublier le séraphin et le démon mais, ils lui avaient aussi demandé de l'aide. Il se calma, soudainement. Un sourire malicieux se dessina au coin de ses lèvres.

" Non, les tuer serait trop stupide. Mettons les à contribution plutôt, et de la manière la moins agréable possible. Ils tiennent à Eloa ? Alors je vais exploiter le lien. "


La torture psychologique pouvait parfois être bien plus douloureuse que la mort elle-même ... Et la séraphine lui en avait offert l'opportunité sur un plateau d'argent. Il était venu ici pour l'artéfact et visiblement, c'est ce sorcier nommé Raken qui devait le posséder, rien ne serait plus simple que de lui arracher de ses doigts froids avec l'aide de ces trois ... Créatures, puis de se débarrasser d'elles une fois l'artéfact entre ses mains. Rien ne l'empêchait donc de faire mal à cette séraphine, uniquement pour voir les autres s'en endolorir.

- ... Si tu commençais par me raconter pourquoi tu n'as plus d'ailes ? Et puis je veux qu'on me rende mes épées aussi.
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Eloa Senja



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Mer 10 Avr 2013 - 12:31

Toc toc ! Je ne suis pas Eloa. Eloa, si on se souvient bien … Elle est tel un zombi avançant dans un dédalle magique pour trouver son corps. Elle aurait pu raconter une partie de son histoire encore une fois. J’avoue que j’aurais préféré. Seulement son cœur n’est plus celui qu’on a connu. Rappelons les faits.


Aleksei, l’élu voulait savoir pourquoi elle n’avait plus ses ailes. Pourquoi n’avait – il pas préciser, pourquoi n’avait – il pas osé aller plus loin ? Peu importe. Il allait se briser en découvrant la réponse. Il voulait aussi ses armes.

Alors Harkean lui donna ses armes et Eloa toujours près de lui se résigna à dire ce qui était un détail, un simple détail de sa vie. Elle commença à parler, soufflant quelques mots quand son grand frère l’empêcha… Pourtant ce n’est rien pour elle. Gabriel pensait tout de suite qu’elle dévoilerait pourquoi elle fut exilée, mais l’élu n’avait pas demandé cette partie de son histoire… Eloa réconforta son frère.

- Je n’ai plus d’ailes, car un jour, je me les suis coupée, ne pouvant plus me supporter avec. Voilà tu sais… Tu nous aideras ?


A peine avait – elle dit ses mots, qu’elle entendit une mélodie… Une douce mélodie, reposante, agréable… Un chant lointain dans un murmure que seule pouvait entendre… Le son du piano se reflétant dans les murs, alors que l’instrument à corde faisait vibrer le fantôme de son cœur. Ses yeux s’illuminèrent, et Eloa finissait par être absente, emporter par ce son. Elle s’écarta d’eux, eux qui restaient figés par ce qu’il voyait. Eloa regardait autour d’elle, cherchant d’où cela venait. Elle marcha vers un mur de brique rouillée par le temps. Elle ne s’arrêta pas, et le traversa.

Gabriel cria son nom voulant la retenir, ne pas la perdre. Il s’était tellement sacrifié pour elle. Cependant Eloa a toujours ignoré la moitié de la vérité… Adyril n’est pas si odieux, et si répugnant. C’est vrai, j’y étais. Et sérieusement, parmi la foule qui piétine ce sol, il y a des gens bien. J’ai même découvert certain qui ont voulu la sauver. Je m’égare.

Elle s’avança dans les fissures de cette maison pour atterrir dans le couloir, devant son corps. Elle toucha de ses doigts la bordure du miroir… Les deux pantins de bois, la fixèrent et se mirent à lui sourit. Les âmes prisonnières de ce monde tapisserie lui murmurèrent de ne pas abandonner comme elles avaient abandonnés… La maison était vivante. Elle dévorait le visiteur. Est-ce que le mage fut dévoré ? Non, il était son ennemi, fort et faible à la fois. Un mage qui chercha dans le labyrinthe de couloir sa Eloa. Sérieusement, il se faisait des histoires dans sa tête.

Dans ce miroir, il y avait deux papillons noirs qui voletaient autour de son corps. C’est des sales bêtes. Ils veulent ton bien comme ils te veulent du mal… Ca dépend de la maison, de qui les guide… A ce moment-là, je ne savais pas qu’est- ce qu’ils voulaient et Eloa non plus. Pourtant, elle voulait les écouter chanter, croyant que la mélodie venait d’eux. Elle voulait entrer, serrer son corps contre elle, sentir son cœur battre…

Elle se rappela de ce que le mage lui avait dit « seul moi peut te redonner ton corps » Seulement, il s’était perdu dans la maison quittant ses cercles de protections. Gabriel et Harkean cherchèrent Eloa… Et la mage pensant qu’il la détenait. Ils risquaient de se perdre… Quant à Aleksei que faisait – il ? Peu importe.

Elle finissait par traverser ce verre… elle entra dans le miroir, fixa son corps, inerte. Elle savait que le problème se trouvait dans ce qu’elle avait dans le corps. Ce bijou, cette mort rêveuse… Elle devait l’enlever… C’est là qu’elle entendit des voix… Je n’entendis que ses réponses.

- Si j’accepte, je serais dans mon corps libre ?

Un silence suivit.

- J’accepte.

Les papillons rentrèrent violement dans son âme, se gravant dans son esprit. La souffrance se lisait sur son visage. Elle s’était lié à quelques choses de dévorant, et de puissant…

- Bientôt nous ferons plus qu’un…


Elle positionna ses mains sur le truc qu’elle a dans son ventre… Et tira si fort qu’elle l’enleva… Elle tomba contre la vitre, qui se fissura un peu mais aussitôt son corps l’appela. Et son esprit fut aspiré dans son corps. Eloa se sentit engourdi vu les mouvements qu’elle fit. Cependant elle était coincée dans ce miroir, avec l’artefact dans ses mains. Elle se colla contre la parois. Et vit surement son frère ou le démon voir l’élu. Je n’ai pas bien vu… Elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait.

Et c’est là que je fis mon entrée. Avec mon chapeau haut de forme, mon long manteau. Je lui pris la main. Elle eut peur, cela se voyait. Oui, je peux faire peur. Je la pris contre moi, usant de mon petit pouvoir pour la réconforter. Elle me serra contre elle, et je lui soufflais que je pouvais l’aider… Le miroir n’était pas solide et se fissura de plus en plus…

Je lui offrais mon aide, et je ne savais pas pourquoi. Alors que toute la structure sombrait, elle fracassa l’artefact contre la vitre, qui fit exploser le tout. L’artefact tomba sur le sol se fissurant au passage, le rubis était cassé.

- Pardon, souffla – t- elle avant de disparaitre.

Je ne pus que l’envoyer par les reflets dans un lieu sûr. Mes calculs ont pu être faux mais je pense l’avoir envoyé à Madorass…

Je partis aussi par la suite. Voyons rester me condamnerais à mourir.


Qui suis – je ? Je suis le fantôme des miroirs, des morts, et de cette maison… Je suis l’être que personne n’entend, que personne ne voit… Je suis la cruauté des reflets comme le sourire des miroirs. Pourquoi ai – je raconté à sa place… Car je me devais de l’aider. N’est-ce pas une douce séraphine ?

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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Errance perdue, décombres sanglantes, esprits consummés... Pourquoi? [Pv : Aleksei R.]   Sam 13 Avr 2013 - 13:50

Après un moment d'attente, ou de réflexion de la part des nouveaux venus, Rytchkine se vit rendre ses armes. Ils avaient donc accédé à sa requête, Eloa ne tarderai pas à lui expliquer ce qu'il voulait savoir. Elle prit timidement la parole mais, le séraphin la coupa dans son élan pour une raison qui échappait au Poltergeist. Ce qu'elle allait lui dire était-il un " secret de famille " au point de l'en empêcher de le divulguer ? Il en doutait vraiment. Sourire aux lèvres, il attendait patiemment la réponse.

- Je n’ai plus d’ailes, car un jour, je me les suis coupée, ne pouvant plus me supporter avec. Voilà tu sais… Tu nous aideras ?
- ... Tu te fous de ma gueule ?

C'était ça sa réponse ? Une évidence plus que grossière avouée à demis-mots ? Le croyait-elle stupide au point de lui demander quelque chose d'aussi aberrant ? Non, il n'était pas d'accord, ce n'était pas à ça qu'il s'attendait et ce n'était pas non plus cela qu'il voulait savoir. Mais, puisqu'elle voulait jouer les malines avec lui, autant lui refuser l'aide qu'elle demandait.

- Démerde-toi toute seule, moi, je me tire.

Il se leva en un bond, rengainant ses épées et lança un regard noir aux autres personnes ici présentent. Un démon et un séraphin alliés ... En fin de compte, ça n'avait rien de surprenant, il les en savait capables, ce n'était qu'une preuve de plus pour lui. Mais, ce n'était pas le moment de les affronter, son armure était bonne pour être reforgée et son organisme à bout de souffle. Il cracha par terre et s'apprêter à leur tourner le dos quand Eloa se releva à son tour, les yeux illuminés et l'air ... Absente. Elle était comme quelqu'un qui serait totalement absorbé par quelque chose, imperturbable. Alekseï la regarda, arquant un sourcil et croisant les bras, que lui prenait-il encore ?

Elle s'écarta alors d'eux. Le démon et le séraphin ne bougeait pas, choqués par ce qu'ils voyaient. Elle regardait partout autour d'elle, elle cherchait quelque chose du regard. Fort intéressant, un nouveau tour du magicien ou avait-elle bel et bien perdu la tête cette fois-ci ? Elle se dirigea vers un mur de briques et le traversa sans peine et sans hésitations, alors que l'un de ses deux proches hurlait son nom pour la rappeler. Alekseï ricanait, elle n'allait vraiment pas s'en sortir et ces deux individus semblaient bien en souffrir, tant mieux, il n'aurait même pas à se salir les mains !

- Bonne continuation messieurs !

Leur lança-t-il sur le ton de provocation avant de tourner les talons et de s'en aller par la première porte. Un escalier se présenta à lui, escalier qu'il emprunta sans hésiter et qui, contre toute attente, le ramena au rez de chaussé. Il se dirigea vers la porte de sortie, celle qu'il avait emprunté pour pénétrer cette maudite demeure, attrapa la poignée et la tourna, quelque peu angoissé à l'idée qu'elle ne pourrait pas s'ouvrir. A sa grande surprise, une fois de plus, elle tourna et la porte s'ouvrit, grande. Le temps était radieux dehors. Il hésitait, cette facilité déconcertante, c'était comme si la maison le poussait à la sortie, comme si sa présence en ces lieux n'étaient plus désirée. C'était tant mieux, lui-même ne voulait plus rester ici mais, il se demandait malgré tout ce qu'il adviendrait de Eloa.

- Non.

Murmura-t-il avant de fermer la porte. Il reprit ensuite le même chemin qu'il avait emprunté la première fois, redécouvrant le trou causé par l’effondrement du planché. À l'aide d'une corde, il redescendit dans le sous-sol et emprunta le même couloir que la séraphine, peu avant qu'ils ne se fassent happés par le sol. Elle était là, debout face au miroir alors que les deux pantins de bois lui souriaient. Ces même visages sur les murs ... Cela n'avait vraiment plus rien d'effrayant. Il entrevit des papillons noirs qui volaient autour de son corps, dans le miroir. Elle se regardait, immobile. Une forme d'hypnose, c'était un dangereux piège. Au fond de lui, il espérait malgré tout qu'elle fasse demi-tour et qu'elle continue de lutter pour retrouver son corps, avec ou sans son aide. Mais, il fut déçu. Elle traversa lentement le miroir, sans la moindre résistance, et se rapprocha de son corps. Elle le fixait, toujours de la même façon. Alekseï se rapprocha de la glace, tout en conservant une certaine distance. Les pantins ne l'en empêchèrent pas.

Il l'observait, attentivement et patiemment, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir se passer maintenant. Il se réjouissait, elle courrait à sa perte, mais, de l'autre côté, il regrettait ce qu'il se passait. Elle n'était pas si mauvaise que ça, il en avait eu la preuve, mais, elle tenait absolument à se faire son ennemie, alors si c'était ce qu'elle voulait, pourquoi le lui refuser ? Voilà qu'elle se mettait à parler toute seule, un moyen de réintégrer son corps, une proposition en somme mais, formulée par qui ? Une proposition qu'elle avait d'ailleurs accepté. Elle tenait vraiment à son enveloppe charnelle ... Le statut de fantôme était pourtant bien plus avantageux, il ne comprenait pas son obstination. Les papillons noirs, qui voletaient autour du corps à la manière de charognards affamés, fondirent sur l'âme de Eloa et la pénétrèrent. Elle positionna ensuite ses mains sur l’artefact, sous la plus grande attention du Poltergeist, et tira dessus. Elle peina à l'enlever mais, avec force, elle y arriva. Elle recula de plusieurs pas et tomba contre le miroir, elle était donc prisonnière à l'intérieur ? La glace se fissura et Eloa réintégra son corps presque aussitôt après. Il ne lui fallut pas moins de quelques minutes pour en reprendre pleinement possession. Elle se releva, comme après un lourd et long sommeil, le regard perdu et le corps engourdi. Elle se dirigea vers la vitre, tenant dans ses mains l’artefact.

- Donne le moi.

Dit-il d'un ton froid et autoritaire. Si elle le voulait, elle pourrait, il n'en avait aucun doute mais, l'avait-elle seulement entendu ? Un autre homme arriva derrière elle, muni d'un haut de forme et d'un long manteau. Il lui prit la main, aussitôt, et la serra contre lui, sous le regard interloqué du scientifique. Elle en fit de même. Il lui souffla quelque chose dans l'oreille, quelque chose qu'Alekseï n'entendit pas. Tout s'assombrissait alors dans le miroir, lentement mais, surement. Le temps pressait, il fallait qu'elle le lui donne avant qu'il ne soit trop tard. Elle s'approcha de la vitre et frappa la glace avec, la faisant voler en éclats et ruinant les espoirs du scientifique. Ce dernier, d'ailleurs, n'avait pas bougé quand le miroir avait explosé. Même si cela signifiait que l’artefact était définitivement perdu, cela signifiait aussi que Eloa était définitivement perdue. Un mal pour un bien en somme ... Ou l'inverse. Après tout, cet artefact était dangereux, ce n'était peut-être pas si mal que ça qu'il soit prit à son propre jeu.

En silence, il tourna les talons et s'en alla, ne prêtant ni attention aux visages, ni aux pantins ni même au démon et au séraphin qui venaient d'arriver. Il passa entre eux et se contenta de refaire le chemin en sens inverse, grimpant la corde qu'il avait descendu il y a peu et rejoignant la sortie. Il eut la même angoisse lorsqu'il dut rouvrir la porte une seconde fois mais, elle ne lui opposa aucune résistance, une fois de plus. Une expérience stérile et décevante, il ne tarderait pas à sortir tout cela de son esprit. Quant à Eloa ... Elle avait fait son choix, il n'allait pas s'endolorir pour elle même si les choses auraient pu se passer autrement. Il soupira et franchi ensuite la porte, entamant le long chemin du retour.
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