''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La fin d'un monde. [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

Héra Calliope
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] EmptyMar 5 Fév 2013 - 11:47

Frénésie de l'âme.

Il faut dire, que depuis quelque temps le monde sombre. Il sombre dans cette déchéance que personne n'explique. C'est un monde de mots, ou même d'actes, qui nous mène à une conclusion. Que faisons nous ici. Parce que dans un monde noir et froid ne pousse plus rien. On peut se dire que l'espoir est encore là, dans nos cœurs. Ces cœurs noirs qui plantent des poisons dans le ciel. On n'aime plus l'espoir, ni les dires. Qu'est-ce qu'on va faire de ce foutu monde? Le laisser tomber. Comme il l'a fait pour nous. Il faut dire, que rien n'est plus pareil. Que même si on tombe fort, on peut se relever. Qui peut dire que le monde est perdu? Moi? Si je le disais on dirait que je suis défaitiste. Alors je me tais comme on le fait presque tous. Dans les méandres de mes critiques et de mes pensées je me pers. Je ne veux plus qu'on me regarde, ni qu'on me juge. Je n'aime pas les autres depuis toujours, je suis psychiquement parlant Hermite. J'apprends dans les siècles et non dans ma vie. Je n'écoute personne et je me tais. Parce que je n'aime pas crier. Tu pourras me dire que je suis en tord. Que je n'ai besoin que de règles, mais dans mon âme les règles n'entrent qu'en dernier recourt. Je me perds, je me retrouve. Je suis seule. Je suis unique, comme nous tous. J'ai cette double capacité de pouvoir me torturer l'âme et de ne pas pouvoir vivre. Je me contredis moi même, je suis un démon indomptable qui erre dans un monde d'ange. De faux-anges. De faux traitres. Je ne suis pas de celle qui tombe et qui ne se relève pas, au contraire j'ai l'impression de ne jamais tomber. Je ne me remets pas en question et je parle toujours de moi. Il faut dire aussi, que sa fait longtemps que l'on a laissé de coté les aventures des hommes et leurs exploits. Qu'il fallait grandir derrière notre invisibilité. Ne pas se croire les Dieux de l'univers et de la terre. Il n'y a pas de Dieu. Pas de Dieux. Les Dieux sont là pour punir, on ne punit pas les êtres. Ils se punissent seuls. Les Dieux ne sont pas des géants. Se sont des géants qui mentent et qui entrent dans nos têtes. Nous sommes des pantins. Ils nous faut des escaliers pour monter jusqu'aux cieux. Des paliers qui nous mènent à notre destiné, à notre propre morts. Dans le ciel se cachent nos ancêtres. Des êtres déchus qui veillent sur nous et nos actes. Pas de dieux. Juste des âmes frénétiques, qui tournent autour de nous en nous envoyant des signaux. Les captons nous? Les entendons nous? S'il fallait que je dise la couleur de leur souhait, alors je ne serai certainement pas ici à parler de tout mais surtout de rien. Il faut dire, que se perdre dans les mots est la meilleure des thérapie. C'est un moyen de dire sans s'arrêter ce que notre subconscient ne peut capter. C'est une vague de mots, qui coulent lentement le long de mes doigts mais surtout de ma pensée. Je les laisse glisser pour ceux qui désirent la lire. Ceux qui s'intéressent où ce qui abandonnent. Je n'ai rien à offrir, même pas une pensée juste. Je n'ai pas fait d'actes héroïques qui me permettent d'accéder à une bonne conscience. Je ne suis pas irréprochable, et encore moins une personne faible. Je suis certainement une fausse donneuse de leçon, qui croit encore par fierté que je peux donner ma pensée et surtout l'imposer aux autres.

"Trouve donc un chemin. Sors de là."

Des yeux bleus s'ouvrirent. Comme des éclats de verres qui transpercent le ciel. Un bleu éclatant, pourtant vitreux. Un visage fin. Un visage blanc, immobile, taché de sang. Héra. Héra Calliope. Son corps coincé entre une carcasse de coyote. Un coyote qu'elle avait tué pour se nourrir. Elle l'avait vidé de son sang, surtout pour boire. Comme une animale en colère. Avec rage. Elle lui avait ouvert l'estomac avec ses mains. Sans arme. Une brutalité, certainement causé par sa folie meurtrière. Son corps se soulevait péniblement. Elle portait une longue robe noire qui lui collait à la peau. La sueur sur ses tempes. Son cœur qui battait fort. Trop fort. La belle était sur le dos. Elle regardait le ciel. Absente. Sa pupille minuscule braquait sur le soleil. Il faisait tellement chaud. Ce canyon était un endroit sec et aride. Héra ne bougeait pas. Presque morte dans son esprit. Après être partit définitivement du monde des anges, Adiryl, elle ne trouvait plus de sens à sa propre vie. Plus d'ordre. Plus de ligne de vie. Elle errait sans but sur Feleth, à la recherche de... Rien. Elle luttait pourtant contre la mort, parce que bizarrement elle en avait peut-être peur. Sa vie avait été un néant total. Le Chaos. Elle voyait bientôt sa propre fin et une certaine délivrance. Héra resta de longues minutes en plein soleil, sentant l'eau de son corps s'évaporer par sa peau. Une soif. La soif. Sans forces elle se releva sur ses coudes et observa le sable. Elle était venue ici se perdre. Qu'on l'oublie. Qu'on ne parle plus de la Rose Noire. Cette légende dont elle était fière. Avec des mises à prix sur sa tête qui avait fait sa gloire et son mite. Aujourd'hui elle ne le voulait plus. Faire un retour en arrière si s'était possible. Au bout d'un siècle, d'une misérable vie, elle savait très bien qu'elle n'irait nulle part. La Rose Noire se releva avec difficulté. Elle se mit sur ses deux jambes et scruta les alentours. Du jaune. Le vent chaud du canyon faisait lever le sable et les cheveux de la belle. Elle s'arrêta encore un instant pour reprendre son souffle. Sa faisait presque une semaine qu'elle n'avait pas bu de l'eau. Elle se contentait de boire le sang des animaux qu'elle croisait. Son corps pourtant souffrait. Le canyon était immense et elle avait du mal à en voir la fin. Héra se remit alors à marcher, sous le soleil cuisant. Sa démarche lente et presque saccadée. Tous ses sens étaient éteins. N'importe qui aurait pu profiter de sa faiblesse pour l'attaquer et lui faire du mal. Mais le mal elle le connaissait assez bien. Le mal faisait partit d'elle. Elle marcha longuement dans ce nulle part. Avec peine. Si elle savait seulement pourquoi elle était venue dans un endroit si chaud pour se perdre. Elle arriva au niveau d'une falaise. Il fallait simplement la sauter. Un saut pas très important. Mais les forces lui manquaient. Elle respira longuement pour se donner un peu de forces. Elle n'allait pas revenir sur ses pas. Déjà qu'elle ne savait pas vraiment ou elle se trouvait dans ce désert sec et plein d'illusions. Elle regarda au creux de la falaise pour y voir une chute d'une vingtaine de mètres. Il ne fallait pas qu'elle tombe. Héra s'avança un peu plus du creux. Elle n'avait pas peur. Elle n'avait pas besoin de tomber. Elle n'allait pas tomber. Elle avança sa jambe au milieu de vide. Pour atteindre l'autre bout. Son corps bascula. Sans arriver de l'autre côté de la falaise. Elle tomba.

Cuanto más bella es la vida
Más feroces sus zarpazos,
Cuantos más frutos consigo
Más cerca estoy de perder,
Por una caricia tuya
Toco el cielo con las manos
Pero sé que si te marchas,
Besaré el suelo otra vez.


La chute fut assez longue. Pas fatale mais assez longue pour qu'elle s'étale de tout son corps dans un bruit sourd. Son corps craqua. Assez fort pour qu'elle en ressente la douleur. La jambe de la Rose Noire se vrilla dangereusement. Héra eut le souffle coupé pendant un petit moment. Elle se retrouva sur le ventre. La bouche dans le sable. Ses cheveux noirs étaient éparpillés autour d'elle. Elle ne pouvait plus bouger. Le trou dans lequel elle était tombée était à l’abri du soleil. D'ailleurs la nuit dans le canyon n'allait pas tarder à tomber. On allait oublier la Rose Noire dans ce trou à rat. Triste sort ou retournement de situation. Elle ouvrit les yeux et toussant. Tout ses enfants qu'elle avait tué. Ses vies qu'elle avait prises pour obéir. Voilà comment on l'en remerciait. Sa jambe la faisait terriblement souffrir. Toujours sur le ventre elle ne pouvait pas voir ce morceau d'os qui dépassait faiblement de son tibia. Elle n'avait pas la force de se retourner. Héra souffla longuement. Pitoyable. Une larme roula au creux de son œil. Elle espérait que personne ne la trouve ainsi. Pourtant elle sentit quelque chose. Un mouvement infime. Un déplacement. Un fouettement dans l'air. Héra sa souvint alors de l'odeur des démons qu'elle avait rencontré tout au long de sa vie. Elle serra les dents. Toujours cette même haine. Elle ne pouvait rien faire. Peut-être était-ce sa folie qui lui jouait encore des tours? La Rose Noire tenta de se soulever mais la douleur de sa jambe remonta presque immédiatement. Elle grimaça de haine et de douleur. Pestant dans son âme tout ce qui l'avait mené ici. Elle ne voulait rien. Elle voulait tout. Qui était près d'elle? Y'avait-il quelqu'un près d'elle? Son corps se tortilla lentement. Elle n'avait pas peur. Elle ne se résignerait pas. Héra ferma de nouveau les yeux et attendit. Mais elle n'entendait plus rien. Le silence. Comme au silence de sa voix et de sa folie. Le loup en elle semblait presque mort. Trop loin. Elle ne le sentait plus. Une nouvelle larme roula le long de sa joue. Le noir emplit au fur et à mesure le cratère ou se trouvait là belle. Son souffle se coupait et revenait sans cesse. La soif et la faim se faisait sentir. Elle agonisait dans son propre sang. Un sang qui coulait le long de sa jambe. Son corps envoyait de la morphine ce qui la rendait plus vulnérable au repos éternel. Elle luttait. Contre elle même. Se disant qu'elle pouvait tenir. Jusqu'à ce que quelqu'un l'aide ou l'achève. Mais qui peut aider une meurtrière? Qui peut vouloir aider une tueuse d'enfants? Héra sentait la fraicheur du soir mordre sa peau. Ce qui est paradoxal dans un désert c'est le froid qui peut y survenir le soir. Un froid presque glacial qui est à l'origine de nombreuses pertes. Elle était tombée et souffrait. Mais une mort lente et douloureuse était peut-être la meilleure des punissions pour elle. Parce que les Dieux lui avaient demandé de mourir. Soudain, un nouveau frottement dans l'air. Lent. Voluptueux. Héra rouvrit les yeux et découvrit une silhouette. Elle n'arrivait pas à distinguer si s'était un homme ou une femme. Mais elle savait alors qu'il y avait quelqu'un. Héra ne savait pas si elle devait sourire ou frémir. Ou même si cette silhouette était le fruit de son imagination. De sa propre folie. Mais ce qu'elle savait c'est qu'elle devait dire quelque chose. Elle lança alors sa pensée dans la grotte.

"Êtes-vous le fruit de ma folie?"
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

________________

Eldareth Anfauglith
________________


Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

Messages : 72

Fiche de Personnage : Ici


La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: Re: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] EmptyLun 15 Juil 2013 - 14:49

(Bug que l'on doit à une erreur de ma part. Partie non disponible)


Dernière édition par Eldareth Anfauglith le Mer 17 Juil 2013 - 19:09, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

Héra Calliope
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: Re: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] EmptyMar 16 Juil 2013 - 1:46

L’homme


« Définir l’homme, se serait comme définir le rien ou le tout. L’homme c’est une grand vide remplit de rien. Un grand Chaos remplit de trop. L’homme a des limites. L’homme a des rêves. Il veut qu’on le regarde et qu’on ne parle que de lui. L’homme a des répliques. L’homme veut un public. L’homme se fait un Dieux pour se faire pardonner. Il cesse d’être intelligent quand on lui montre le danger. L’homme a peur de ce qui le dépasse. L’homme veut à tout prix retarder sa mort. L’homme se dit capable de protéger ses semblables. L’homme croit qu’il peut faire ses lois et les imposer aux hommes. L’homme ne sait rien de l’homme. L’homme se vante d’avoir était un singe mais recule devant l’hypothèse qu’il lui ressemble. L’homme se contredit. L’homme ne s’entend pas. L’homme n’est qu’un homme. Et dans homme il y a limites. Dans homme il y a mensonge. Car l’homme ne veut pas connaitre la difficulté. L’homme préfère s’encombrer de débris et de se débarrasser d’une poussière. L’homme se néglige. L’homme s’invente des rêves. L’homme veut voler dans les airs. L’homme veut savoir, toujours, ce qui le concerne, le reste n’a pas d’importance. L’homme ne pense qu’à lui. L’homme veut pouvoir appuyer sur un bouton et commander les autres. L’homme se met en meute, comme les loups. Mais l’homme ne veut pas être un animal. L’homme trouve ça dégradant. L’homme aime la finesse et les beaux discours. L’homme veut du grandiose. Il veut de ‘L’incroyable talent’ L’homme ne sait plus ce qu’il dit. L’homme ne sait plus ce qu’il fait. L’homme est passé de date. L’homme a peur. L’homme se surprend. L’homme se déteste. L’homme est pitié. L’homme est tout sauf neuf et inventif. L’homme est plus que pitoyable. L’homme arrive à sa fin. L’homme devrait se taire et laisser parler la vérité. L’homme ne sait que mentir. L’homme est vicieux. L’homme est un morceau. L’homme est une poussière. L’homme accuse des innocents. L’homme n’agit que par intérêts. L’homme est méchant. L’homme est gentil. Comment je sais tout ça ? Parce que moi aussi, je suis un homme. »

L’air se faisait plus lourd. La nuit était déjà la et l’homme venait déjà de s’approcher d’elle. Héra souffla fort. C’était un démon et elle le sentait. Un grognement intérieur. Comme un tonnerre hurlant. Si elle avait pu se relever pour lui crever ses yeux qu’elle ne voyait pas. Elle aurait du se taire. Son esprit aurait du se confondre dans le silence comme elle l’avait toujours fait. Si mourir ici était son destin ? Pourquoi croire en des pardons. Pourquoi croire en ce qui n’existe plus. Il l’approcha. Encore. Son onde transperça son corps. Une aura maléfique. Il puait le mal. Il puait les chiens qu’elle avait tués tout au long de sa misérable vie. Si on pouvait appeler ça une vie. Le démon posa sa main sur elle. Il la fouilla. Héra sentit que son âme se fractura. Parce qu’il ne devait pas la toucher. Personne ne devait l’approcher. Le loup en elle n’était plus. Son don animal semblait trop faible pour qu’elle le sorte. Un grognement. Encore. Qu’il aille se faire foutre. On ne dépouille pas la Rose Noire. Il tira sa dague. La lame du dragon. Les pupilles de la belle se dilatèrent. Ce bien lui était trop cher. Il lui avait couté presque sa rédemption. Le prix d’un amour qui l’avait condamné à errer. Comme une fugitive, parmi les élus du ciel noir. Les Anges et les démons. Les faux et les menteurs. Le mal et le purgatoire. Lorsqu’il lui tira son arme, elle tenta de dissiper le brouillard qui était dans ses yeux. Elle voulait voir. Ne plus avoir ses larmes de douleur. Parce que sa douleur ne montait plus à son cœur. Les pulsations de ses veines raisonnèrent dans sa boite crânienne. Si seulement elle avait pu se relever. Elle n’avait pas eut besoin d’entendre son ‘non’ pour savoir qu’il n’était pas le fruit de sa folie. Elle aurait du mourir sur le coup. Et si par malheur elle se relever elle lui ferait manger ses mains qui ont touché son corps. Qui ont touché l’interdiction. Le sable entra dans sa bouche, elle se souvint qu’elle avait soif. Soif de son liquide noirâtre. Du sang de ce démon qui n’était, entre autre, plus du sang, mais du venin. Ses yeux bleus se posèrent sur ses pieds. Si elle avait pu se dégager de ce néant. De cette fin du monde. Qui peut mourir ? Le démon la regardait elle le savait. Est-ce qu’il la connaissait. Est-ce qu’il reconnaissait la Rose Noire ? Ses muscles se contractèrent légèrement. Sa jambe ne pourrait pas se remettre de ce choc. Le gène métamorphe n’était pas assez puissant pour une blessure aussi grave et le démon se remit à parler. De cette voix caverneuse, sortant de l’enfer.

“Je peux abréger tes souffrances, comme je t’apporter de l’aide. Mais chaque chose à un prix, sache-le. Quel est ton choix, jeune femme ?”

Héra ne pu retenir un petit sourire. Ses souffrances ? Un démon pouvait-il connaitre la douleur et la souffrance d’un humain ? D’une élue ? Son sourire s’augmenta lorsqu’il lui proposa son aide. De l’aide à mourir. C’était ça abrégé la souffrance de quelqu’un ? Les questions qu’elle se posa tournèrent dans sa tête. Elle n’avait eut besoin de personne. Il s’était accroupi pour prendre pitié d’elle peut-être. Pour augmenter son degré de perversion. La Rose Noire aussi adorait regarder ses victimes mourir à petit feu. Le démon continua et Héra vit qu’il cherchait à l’appâter. Il fallait payer quelque chose. Son sourire sadique se dessina de nouveau sur son visage. Un prix ? Le prix du corps ou de la monnaie. S’il voulait abuser d’elle il pouvait le faire, alors pourquoi demander ? Héra eut un coup dans l’âme. En lui demandant son prénom il tenta de rentrer dans son esprit pour lire en elle. La belle poussa un nouveau grognement et tenta de repousser comme elle le pouvait ses assauts. Le mental est une chose difficile à contrôler. Le démon avait clairement le dessus sur elle. Sa force psychologique dépassait clairement les limites de celle de l’Ange. Il lui demanda son nom. Son corps se raidit, une nouvelle vague de douleurs la traversa. Sa jambe saignait dangereusement. Dans un dernier effort elle se retourna sur le dos. Sa vision était flouté mais elle discerna le visage noir du démon. Des yeux sombres et une maigreur propre à sa race. Héra avait toujours ce sourire malsain. Il ne l’aurait pas. Il fallait qu’il la soigne et ensuite elle se débarrasserait de lui. Se servir des autres, ça elle savait faire. Sa main s’égara dans le sable. Sa peau humide se couvrit de sable. Sa peau pale était en harmonie avec celle de l’homme mort. Elle le détestait. Ses yeux bleus nuit le ruèrent d’assaut. Il fallait qu’elle l’utilise pour se tirer de là. Qu’il la soigne et qu’elle attrape sa dague. Qu’elle pitoyable créature. Les Dieux devaient rires d’elle. Dépendre d’un démon pour pouvoir survivre. Le sourire de l’élue s’éclipsa peu à peu. Il avait tué. Il avait tué depuis peu. Elle pouvait le sentir sur lui. Sur son corps. Il portait le poids des corps et il n’hésiterait pas à la tuer. D’ailleurs il avait même hésité à la sauver. Après tout qui l’en empêcherait. Ils étaient seuls. Du moins c’est ce qu’elle pensait. Elle voulu se relever pour se mettre droite. Pour lui tenir tête, mais elle resta clouer au sol. Une nouvelle fois elle entra dans son esprit pour lui parler. Pour qu’il entende ce qu’une Rose peut espérer de la mort.

« Un prix pour ma vie ? Alors que vous seriez plus riche en me ramenant morte. »


Il était vrai que la Rose Noire était mise à prix sur plusieurs contrées. Tueuse à gage folle de l’Ancien Empire des Anges. Des légendes allaient bon train depuis qu’elle avait tentée de détruire le monde du dessus avec l’empereur. Elle n’avait pas répondu à sa question, mais sa réponse fit sourire la belle. Toujours fière d’elle et de ses actes. Trop sure d’elle. Alors qu’elle ne craignait rien de la mort. Au contraire elle l’avait entendu. Mais elle voulait s’amuser avec ce dernier. Héra souleva son buste et cracha un long filet de sang sur la jambe gauche de l’homme. Le sang dégoulina le long de ses lèvres. Bestialement belle. Elle venait de le provoquer. Dans un état aussi faible que le siens. Le liquide rouge roula le long de sa nuque pour glisser entre ses seins. Héra planta de nouveau son regard dans le flou visage de l’homme, toujours ce sourire sadique. Elle ne connaissait pas d’aide. Il pouvait la laisser pourrir là. De la provocation. Allait-elle l’offusquer ? Héra ne croyait pas qu’il allait s’énerver pour si peu. Enfin, ce geste restait tout de même puissant. Prouvant le dégout qu’elle avait à son égard. Une nouvelle grimace et elle ferma les yeux en jetant sa tête en arrière. Elle souleva sa poitrine en ouvrant la bouche. Comme pour pousser un cri imaginaire. Ses canines bien pointues prouvées que l’animal en elle vivait encore. Ce grand loup noir qui pouvait la sauver, mais pas ce soir. De légers spasmes parcoururent son petit corps si fragile en ce temps. Héra essaya de se contrôler. De ne pas sombrer à l’appel de sa propre douleur. La Rose Noire haleta comme un chien à l’agonie. Elle devait s’être brisé plusieurs cotes. Ne pas supplier. Ne rien donner. Elle ne pouvait pas attraper sa dague qu’il avait coincée sur lui. Trouver une échappatoire. La belle prit alors une poignée de sable dans un mouvement assez lent mais qu’elle croyait rapide et lui lança en pleine figure. Elle espérait le retenir quelque instant. Sans plus attendre, elle se releva comme elle pu malgré son handicap. Pourtant les quelque pas qu’elle fit lui suffirent. Impossible de courir. Elle retomba quelque mètre plus loin. Presque poussée par une force qu’elle n’expliquait pas. La fuite ? Sa jambe craqua de nouveau. Tel une sourit prisonnière de son chat, elle était prisonnière. Incapable de savoir l’état d’esprit du démon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

________________

Eldareth Anfauglith
________________


Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

Messages : 72

Fiche de Personnage : Ici


La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: Re: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] EmptyMer 17 Juil 2013 - 16:02


Noir et Blanc
"Pendant des millénaires, j'ai observé de quoi les trois mondes étaient composés. Je n'y ai vu que des abrutis ne sachant pas voir plus loin que le bout de leur nez."
Eldareth Anfauglith

“Je peux abréger tes souffrances, comme je t’apporter de l’aide. Mais chaque chose à un prix, sache-le. Quel est ton choix, jeune femme ?”

Elle souria. Qu’est ce qu’il y avait de drôle ? Rien. Elle pensait beaucoup, beaucoup trop même. Eldareth le savait. Derrière son masque d’acier, les tribales bleus de sont pouvoirs s’étaient manifestés. Rien ne pouvait leur échapper. Des yeux puissants, tellement profond que vous pourriez tomber dedans. Des yeux qui effraient même leur propriétaire, Sareth. Car ce Don, venu de nul part n’est pas une bénédiction, non, loin de là. Chaque chose à un prix, dit-on. Et le prix à payer pour celui-ci avait bien plus de valeur que toutes les richesses des mondes réunies....

Elle lui vouait une haine, de par ses origines, mais aussi à cause de son état actuel. Avait il pitié d’elle ? Était-il attiré par elle ? Peut-être que oui, peut-être que non. Personne ne le sait, personne ne le saura. Car c’est comme ça qu’il est. C’est un mur. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’il pense, vous ne pouvez pas savoir ce qu’il ressent. Derrière son sourire peut se cacher mille et une choses, derrière ses larmes milles et une autres. L’envie de voir plus loin se présenta. En fait, il voulait simplement voir plus que les simples échos de sentiments qu’il avait perçu jusque là. Il lui demanda d’abord son prénom, pour facilité l’entrée, mais en vain. Elle résista, résista, se retourna, cherchait à fuir son regard. Mais comme il le dit si bien, “Il est inutile de résister face à la fatalité. Un homme qui croit pouvoir arriver un jour à toucher le soleil n’est qu’un imbécile. Pas quelqu’un d’ambitieux ou de courageux”. Sa puissance télépathique dépassait largement les limites de la Rose noire, c’était une vérité. Mais... Qu’était-ce ?

Un Loup, c’est ce qu’il avait vu pendant un court instant. Puissant, imposant, terrifiant. Il s’était dressé devant lui, fièrement. Et c’est ce même loup qui l’avait repoussé. Intéressant, impressionnant. Elle faisait partie de ces rares personnes pouvant le repousser. Ce sourire malsain et bourré d'impertinence se dessina sur ses lèvres. Un sourire qui s'éclipsa bien vite lorsqu’elle se rendit compte du sang présent sur les vêtements du démon, et qu’il finira par totalement écraser, tôt ou tard. Elle essaya pitoyablement de se relever, sans succès. Elle resta contre le sol, contre ce sable sec. Elle entra une nouvelle fois dans son esprit et lui murmura :


« Un prix pour ma vie ? Alors que vous serez plus riche en me ramenant morte. »

Elle se trompait. Elle était naïve et idiote. Ca serait beaucoup trop facile. L’argent ? Eldareth s’en fout totalement. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire. Mais on aurait dit qu’elle était satisfaite de la réponse, son sourire s’élargissant. Une personne qui répond de la sorte n’a pas peur de la mort. Ou peut-être croit-elle qu’il l’épargnera, pour une raison comme pour une autre. Après tout, Eldareth n’est pas spécialement mauvais... ni bon. Cette fille comblait parfaitement les espérances du général en ce qui concerne la Rose noire. Elle était fière, elle était sûre. Mais elle ne savait pas de quoi il était capable. Ce qui l’attendait était bien plus que la mort. Elle s’était redressé pour lui cracher son sang pâteux, prouvant le dégoût de la belle femme pour Eldareth. Ce n’est pas grave. Il y était habitué et resta parfaitement calme. Elle était comme tous ces gens qui l’avaient pourchassé. Identique. Portant la même haine injustifiée. Mais qui pouvait lui reprocher d’être humaine ? Elle souleva sa poitrine en ouvrant la bouche. Comme pour pousser un cri imaginaire. Cela avait il un lien avec le loup gisant au fond d’elle, qu’Eldareth a pu contempler brièvement ? Car c’est ce qui se cache derrière elle. Un loup. Capable d’écraser un humain rapidement. Un tueur. Un fauve. Un prédateur.

Dans un effort vain, elle lui balança pitoyablement une poignée de sable, avant de se relever pour tomber quelques mètres plus loin. Pathétique. Elle respirait bruyamment. De toute évidence, elle allait mourir. Qu’importe ? Elle n’est qu’une poussière. Une poussière qui se croit intouchable. Eldareth s’approcha à nouveau d’elle, lentement. D’un geste souple et précis, il écrasa son pied contre la tête de la rose noire, l’enfonçant dans le sable. Il recommença le geste plusieurs fois, car la Rose noire faisait toujours en sorte que sa tête atteigne l’air libre. Il n’écrasait pas seulement sa tête, mais sa fierté et sa dignité. Tout en prenant un malin plaisir, d’ailleurs. Il s’arrêta. Pas pour la laisser respirer, non, mais pour la soulever. D’abord par les cheveux, puis ensuite en le attrapant le coup de sa main droite. Elle ne touchait plus le sol et ne pouvait à peine respirer. L’étreinte du général était forte. Il murmura de sa voix glaciale :


“Le fait qu’il y ait un prix à payer pour ta vie ne signifie pas que tu n’auras rien à payer pour ta mort. Aussi, je ne m’arrête pas sur des biens matériels. Je fais plus d’argent en une heure que ce qu’offre ta misérable prime, pétasse. Si tu choisis de mourir, alors je prendrai ton corps qui sera un magnifique réceptacle, après en avoir soutiré ton âme. Et pour te remercier de ta gratitude, je scellerai celle-ci dans ma propre lame, ou tu seras condamnée à revivre ta pitoyable existence éternellement, et celle de ceux que je faucherai. Et ne croit pas que je n’en suis pas capable, ce qui peut te paraître difficile ne l’est pas pour moi.”

Son sourire avait disparu. Elle ne parlait plus. Enfin, elle ne pouvait plus parler. Eldareth la relâcha un peu avant qu’elle s’étouffe. Ses feuilles fanées et sa branche cassée, la rose ne pouvait rien faire dans son état actuel. Mais... Pouvait elle simplement quelque chose contre lui, qu’importe son état ? Eldareth ne connaissait que deux être capables de le tenir en respect. La Rose Noire à beau effrayer et manipuler beaucoup de monde, ce n’est pas la même chose avec le Général. Il voulait aller plus loin, il voulait qu’elle avoue, il voulait qu’elle écrase elle même sa dignité pour lui demander de l’aide. Il avait posé un Dilemme. Et elle ne lui restait plus beaucoup de temps. C’est un pacte avec un démon. Ou plutôt... Un pacte avec le Diable. Elle avait deux choix : Vivre le présent, sans qu’elle sache quel en est le prix... Ou vivre le passé, privée de son corps et de toute liberté.

“Je le répète, quel est ton choix ?”



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

Héra Calliope
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: Re: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] EmptyJeu 7 Nov 2013 - 14:33

RP Clos.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



La fin d'un monde. [Libre] _
MessageSujet: Re: La fin d'un monde. [Libre]   La fin d'un monde. [Libre] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

La fin d'un monde. [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Montagnes :: Canyon des sables-