''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }

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Narydia Ventari

La lame flamboyante

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MessageSujet: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 10 Fév 2013 - 18:14

Ses vêtements glacés commençaient à sérieusement engourdir le corps de la séraphine. Elle ne parvenait pas à se réchauffer. La cape qu'Alekseï déposa sur ses épaules la rassura quelque peu, bien qu'elle soit également trempée… L'ange se rendit à peine compte que le guerrier l'avait brutalement adossé à la roche derrière elle. Son hostilité avait grandit d'un coup, ce qui attira l'attention de la jeune femme à moitié endormie à cause de sa fatigue. Le regard haineux que lui jetait Alekseï l'étonnait. Il avait décidément de drôles de changements d'humeur. D'une phrase à l'autre, il changeait de registre sans cesse.

— Alors maintenant, vous allez bien m'écouter ! C'est la dernière fois que je tolère ce genre d'action ! Vous n'avez pas à prendre les décisions seules et encore moins à me les imposer, je ne suis pas votre chien de garde ! C'est compris, pourriture de Séraphine ?!

Narydia resta bouche bée devant ces paroles et la violence avec laquelle il les avaient prononcées. A cet instant, sa main la démangeait tant elle voulait le gifler pour lui faire ravaler sa prétention. Pour qui se prenait-il ? Quel droit avait-il pour lui parler ainsi ? Il la fit une nouvelle fois buter contre la roche, lui tirant une grimace. Pourquoi donc s'était-il mis dans cet état ? D'un coup, son regard changea et se transforma. Il semblait avoir perdu toute trace d'animosité.

— Hum ... Je suis désolé ... Je ne voulais pas vous offenser. C'est juste que votre chute m'a retourné, j'étais très inquiet pour vous et j'étais en même temps en colère, parce que si vous m'aviez laissé vous expliquer mon point de vue, rien de tout ceci ne serait arrivé. Vous êtes blessée, sensible au froid, dans un monde que vous ne connaissez pas forcément très bien et qui plus est, sous ma responsabilité. Dans tous ça, est-ce que vous avez repéré un abris sûr ?

L'homme la serrait contre lui, sans doute pour la réchauffer. L'ange se mit à rire et lui glissa à l'oreille :

— Ne trouvez-vous pas cela ironique ? C'est vous qui me réchauffez alors que vous êtes sans doute plus frigorifié que moi.

L'ange commençait à sentir la chaleur revenir en elle. En dépit des vêtements d'Alekseï tout aussi mouillés et froids que les siens, son corps la réchauffait quelque peu. Elle resserra sa prise autour de lui pour lui communiquer sa chaleur.

— Ne me faites pas rire, je connais chaque recoin de ce monde. Ce n'est pas ce paysage qui m'a prit au dépourvu, mais bien vous.

La jeune femme prononçait ces mots doucement sans vraiment en comprendre le sens elle-même… peut-être était-ce cette mésaventure avec cet homme qu'elle ne connaissait pas qui lui était inhabituel. C'était bien cela. En s'aventurant dans cette clairière où elle l'avait rencontré, ses défenses avaient volé en éclat. Ses habitudes, ses réflexes… la jeune femme n'avait jamais voyagé aux côtés d'un inconnu… d'un homme dont elle ne connaissait rien, aux multiples visages. Un homme qui lui cachait des choses et lui en montrait d'autres, un jour, un autre jour… sans jamais vraiment s'ouvrir et se montrer sous un jour qui puisse lui convenir à lui. C'était bien cela que leur conflit dans la grange avait montré à la séraphine : un homme rongé par ses différents visages. Un homme en désaccord.

Même si elle appréciait son geste, la jeune femme aimait moins la façon dont il lui avait parlé. Narydia perdit son sourire et profita du fait qu'Alekseï avait baissé sa garde pour passer ses mains sur son torse et le repousser. Elle le fit pivoter brusquement à la place qu'elle occupait une seconde plus tôt, dos à la roche. Visiblement, il avait paru trop étonné pour pouvoir rétorquer. La flamme semblait animer les yeux verts de la jeune femme.

— Vous me prenez au dépourvu, vous et vos aventures, vous et vos mystères ! J'en perds mes repères. Je ne sais pas comment agir et comment me comporter. J'ai toujours vécu seule, voyagé seule, combattu seule… Et vous, vous arrivez, comme ça, à bousculer mes principes avec vos règles de vie et votre protectionnisme. Une seconde, vous me protégez, la seconde suivante vous vous jetez sur moi comme un démon qui se jetterait sur sa proie ! Vous êtes d'une prétention atroce.

L'ange avait appuyé ses avants-bras sur le torse de l'homme pour bloquer ses mouvements et pour se soutenir elle-même. Ses ailes étaient relevées au-dessus d'eux et les protégeaient de la pluie, tout en les plongeant dans une obscurité encore plus prononcée. Elle se pencha davantage vers lui et poursuivit, sa voix animée par une fureur incompréhensible :

— Que suis-je ? Vous ai-je déjà considéré comme mon animal, pourriture d'Élu renié ?

Son regard lançait des étincelles tandis qu'elle continuait sur sa lancée :

— Vous n'êtes pas mon chien de garde non, mais vous-même vous considérez comme responsable de moi alors que je n'en ai que faire et qu'il s'agit d'un principe simplement ridicule ! Croyez-vous que j'ai besoin d'un garde du corps ? Ne suis-je pas assez vieille pour prendre soin de moi-même ? Ne suis-je pas assez forte pour cela ? Vous pensez que je vous garde à mes côtés simplement pour assurer ma protection ? A moins que vous fassiez cela juste pour garder bonne conscience…

La jeune femme le lâcha et recula d'un pas. Son animosité se dissipait peu à peu. Un demi-sourire était peint sur ses lèvres.

— Je n'ai pas besoin de vous pour ce que vous pensez.

Et sur ces mots, la séraphine lui lança la cape trempée qui ne lui était plus d'aucune utilité. Elle lui jeta un dernier regard avant de déclarer :

— Je veux vous connaître.

Narydia ne le regarda pas. Elle s'approcha de la falaise et posa une main sur la roche. Elle avait bien trouvé un endroit au moment de sa chute, mais il se trouvait désormais trop loin pour faire demi-tour. La séraphine n'avait clairement pas l'intention de faire face encore une fois à cette tempête. Et il était hors de question de se remettre à voler. Rien en vue, aucune ouverture. Narydia dévisagea un moment la montagne. Elle cru aperçevoir une faille un peu plus en hauteur. Intriguée, la jeune femme fit un signe à Aleksei et se hissa deux mètres plus haut, prenant appui sur les rochers. Une sorte de minuscule plateau surplombant la façade de la montagne s'engouffrait dans une large fissure. Lorsqu'elle l'eut atteins, l'ange s'approcha de la faille et créa dans sa paume une petite flamme qu'elle envoya virevolter dans les ténèbres du passage. Au fond, elle distingua un mur de roches. Une minuscule grotte, étroite, mais cela conviendrait bien pour la nuit. L'inconvénient était qu'ils ne pourraient pas allumer de feu sans bois sec… il faudrait se contenter de leurs capes et de la chaleur de la séraphine. Chaleur qu'elle commençait d'or et déjà à concentrer dans tout son être pour sécher ses vêtements et son corps tout entier. Elle se tourna vers le guerrier qui l'avait suivit :

— Ce revirement de situation n'aura pas servi à rien. Cela vous convient-il ?
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 10 Fév 2013 - 22:01

- Ne trouvez-vous pas cela ironique ? C'est vous qui me réchauffez alors que vous êtes sans doute plus frigorifié que moi.

Oui, dans un certain sens, c'était ironique mais, pourquoi cela ne devrait-il fonctionner que dans un seul sens ?

- Ne me faites pas rire, je connais chaque recoin de ce monde. Ce n'est pas ce paysage qui m'a prit au dépourvu, mais bien vous.

Rire ? Alekseï n'était pas rassuré. Il venait d'offenser cette Séraphine, et c'était tout ce qu'elle trouvait à lui répondre ? D'un autre côté, peut-être que ses excuses avaient été acceptées mais peut-être ne voulait pas dire surement. Il la regardait avec méfiance, se demandant ce qu'elle pouvait bien avoir derrière la tête tout en se laissant peu à peu aller à des réflexions sur sa personne. En fait, ne faisait-il pas fausse route ? Certes, cette jeune femme était appréciable mais, pourquoi s'obstiner à décortiquer son esprit ? Pour savoir si elle était une hypocrite ou non, certes mais, dans quel but ? Extraire de la magie dont la qualité serait variable en fonction de l'état dans lequel elle se trouverait lors de la récolte ? Un état d'exaltation qui, bien évidemment, ne pouvait être atteint que si cette Séraphine n'était que de noble nature ! Or, tous les séraphins réagissent de la même manière face à l'extraction, et si la majorité ne sont que des démons maquillés à la lumière, pourquoi aurait-il aussi besoin d'atteindre cet état par la bienfaisance alors qu'il peut-être facilement atteint par le mal avec les démons ? Non, il y avait quelque de faux dans sa théorie car une âme pure et une âme corrompue, même si toutes les deux à la lumière, ne pouvaient pas réagir de la même façon ! À moins que la lumière soit indépendante de la nature ce qui n'est pas non envisageable mais, simplement surprenant dans la mesure où la magie noire, elle, influence son utilisateur ... Mais la magie blanche est bien le strict opposé de la magie noire, alors de ce point de vue ...

Il était tellement absorbé par ses rapides pensées qu'il avait complètement oublié Narydia, ce qui était une erreur plus que monumentale ! Mais, il était déjà un peu tard. Elle avait passé ses mains sur son torse et l'avait ensuite repoussé. Puis, elle le fit pivoter brusquement à la place qu'elle occupait une seconde plus tôt, dos à la roche, les yeux de flammes.

- Vous me prenez au dépourvu, vous et vos aventures, vous et vos mystères ! J'en perds mes repères. Je ne sais pas comment agir et comment me comporter. J'ai toujours vécu seule, voyagé seule, combattu seule… Et vous, vous arrivez, comme ça, à bousculer mes principes avec vos règles de vie et votre protectionnisme. Une seconde, vous me protégez, la seconde suivante vous vous jetez sur moi comme un démon qui se jetterait sur sa proie ! Vous êtes d'une prétention atroce.

Elle appuyait sur son torse pour mieux le retenir mais, aussi, pour s'appuyer, enfin, visiblement. Elle avait aussi déplié ses ailes, pour ... L'épargner de la pluie ? Ou peut-être pour l'obscurcir plus qu'il ne l'était.

- Que suis-je ? Vous ai-je déjà considéré comme mon animal, pourriture d'Élu renié ?

Pourriture d’Élu renié ?! Alekseï fronça les sourcils, mais pour qui, diable, se prenait cette misérable Séraphine pour s'en prendre à sa condition d’Élu ?! Les yeux de Narydia débordaient d'étincelles. Alekseï retint toute émotion, bien qu'enragé à l'entende d'une pareille insulte. Il voulait connaitre la suite.

- Vous n'êtes pas mon chien de garde non, mais vous-même vous considérez comme responsable de moi alors que je n'en ai que faire et qu'il s'agit d'un principe simplement ridicule ! Croyez-vous que j'ai besoin d'un garde du corps ? Ne suis-je pas assez vieille pour prendre soin de moi-même ? Ne suis-je pas assez forte pour cela ? Vous pensez que je vous garde à mes côtés simplement pour assurer ma protection ? A moins que vous fassiez cela juste pour garder bonne conscience…

Et elle rajoutait une deuxième couche ! Il lui avait tendu la main et s'était mit entre elle et les dangers de ce monde, pour au final l'entendre se proclamer auto-suffisante, avec mépris et ingratitude ?! Rytchkine était en colère mais, il se contenait. Il voulait lui répondre, lui dire ses quatre vérité et la pourfendre juste après ! Elle n'était rien pour lui ! Absolument rien ne le retenait ! Pourquoi ?! Pourquoi ne le ferait-il pas ?! Narydia recula de quelques pas, le lâchant et affichant un sourire.

- Je n'ai pas besoin de vous pour ce que vous pensez.
" Bah vas-y, bute là puisque tu en meurs d'envie ! "
" Ne l'écoute pas ! On a besoin d'elle ! "
" Laisse moi lui arracher les yeux ! "
" Ne les écoute pas vieux ! C'est pas le moment de tout lâcher ! "
" Je suis d'accord avec lui, la fille a rien dit de mal, il n'y a pas de raison de lui en vouloir ! "
" Sup' mon pote, je suis d'accord avec eux, c'est pas une façon de se comporter avec une femme ! "
" Les écoute pas ! C'est que des connards ! Ils veulent juste t'emmerder ! Moi je veux ton bien ! "
" J'ai déjà la main sur la garde, un coup et sa tête vole ! Laisse moi faire je te dis ! "
" VOS GUEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUULES !!! "

Hurlait-il dans sa tête à toute ces voix qui éclataient et s'entrelaçaient pour former une douloureuse cacophonie. Il n'arrivait même plus à réfléchir.

- Je veux vous connaître.

Rajouta-t-elle avant de se dérober son regard vers la roche, à la recherche d'un abris probablement. Abris qu'elle ne tarda pas à trouver. Elle escalade la façade sur deux mètres, demandant à Rytchkine d'en faire de même et, déboucha sur un minuscule plateau qui donnait sur une fissure assez large. Une grotte ... C'était déjà pas mal. Ils s'y logèrent tous les deux. Elle s'installa plus au fond mais, lui, plus près de l'entrée. Il faisait froid ici mais au moins étaient-ils à l'abris de la pluie. Une fois bien installés ... Le silence s'imposa. Rytchkine ne voulait rien dire et visiblement, c'était aussi le cas pour Narydia. Le temps passa, lentement, et ils sombrèrent bientôt tous les deux dans le sommeil. Un sommeil qui ne fut d'ailleurs en rien réparateur pour lui puisqu'il rêva de son ancienne de vie, de sa famille, de son enfance ... Et de sa moitié. Adyril ... Ces visions le hantaient toutes les nuits, à chaque fois qu'il fermait l'oeil. Il n'en voulait pas mais, elles revenaient inlassablement. Il se réveilla difficilement, se redressant tout en se tenant la tête. Il regarda dehors, il faisait encore nuit. Il regarda la Séraphine, elle dormait, du moins en apparence. Il se rassit et ramena ses genoux contre lui, les entourant de ses bras et posant sa tête dessus, tout en soupirant.

- Quel enfer ...

Il ne serait pas trop tôt pour lui de faire le point sur la situation. Il lui fallait gagner sa confiance, tout en l'examinant sans qu'elle ne se rend compte de rien. Or, avec les récents évènements, cela semblait compromis ... Ou presque compromis puisque Narydia était encore là. Il avait une chance de se rattraper. De ce côté, d'accord, mais, de l'autre, le discours de la Séraphine l'avait beaucoup surpris. Si ce n'était pas de sa protection et de son expérience dont elle avait besoin, pourquoi restait-elle avec lui ? Il la haïssait, si ce n'était pas pour ses recherches, il l'aurait tué de puis longtemps, par conséquent, il ne voyait pas ce qu'elle pouvait bien trouver d’intéressant à sa compagnie si ce n'était la protection.

- ... Il est pas encore trop tard pour faire demi-tour.

Alekseï soupira. Cette voix, il ne la connaissait que trop. Il releva la tête, et vit quelqu'un qui lui ressemblait étrangement, souriant et adossé à la paroi, face à lui.

- Que ça te plaise ou non, je ne renoncerai pas.
- T'es devenu un salaud Alek'.
- J'ai toujours été comme ça !
- Ah non ! Rappelle toi du chic type que tu étais avant, de la bonne éducation que Papa et Maman t'avaient donné et du sermon que tu avais prêté !
- Je ne m'en souviens pas !

- Laisse moi te rafraîchir la mémoire alors.

Une bulle ... Une simple bulle flottante, chargée de tant de souvenirs, de souvenirs qu'il pensait avoir oublié. C'était un peu comme un rêve éveillé. Un rêve qu'il ne supportait pas ! Un cauchemar pourtant si heureux ...

- Disparaît !

Hurla-t-il tout en attrapant son sac et en le jetant en direction de son double, qui disparu presque aussitôt. Il reposa la tête sur ses genoux, sentant quelques larmes ruisseler sur ses joues, en silence.

" Tout ça c'est de la faute de cette séraphine ! "
" Bob, c'est pas le moment. "
" Laisse moi la tuer ! Ca va te soulager ! Elle te prend pour un type bien la salope ! Elle veut juste te faire souffrir ! Tu ne le vois pas ?! "
" Elle ne sait pas, ce n'est pas de sa faute. "
" Mais bien sûr que si qu'elle le sait ! Elle te l'a dit elle-même ! Elle n'a pas besoin de toi et si elle te garde, ce n'est pas pour que tu l'aides ! "
" Arrête. "
" Elle veut juste te voir souffrir ! Elle te hais comme tout le monde ! Il y a personne qui t'aime ici ! Même pas toi-même ! "
" Ta gueule ! "
" Laisse-moi te débarrasser d'elle ! Je te laisserai la violer quand elle sera morte ! "
" Je t'ai dit de te la fermer !!! "
- NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !


S'écria-t-il soudainement, avec une voix qui n'était pas la sienne. Il se leva brusquement et se précipita vers la Séraphine. Sautant sur elle, il glissa ses mains autour de son cou et resserra son emprise de toutes ses forces.

- MEURS !!!

Lui hurla-t-il avec hargne.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 10 Fév 2013 - 23:50

À présent parfaitement sèche, la jeune femme tourna les yeux vers Alekseï. Elle l'observa un instant, soucieuse d'observer sa réaction face au flot de paroles qu'elles venait de lui déverser en plein visage. Un flot de paroles qui visiblement l'avait soit secoué soit il l'ignorait délibérément, étant donné son manque de réaction. Il s'était installé vers l'entrée de la grotte. Narydia l'imita en s'allongeant dans le fond, dos à lui. Un moment, elle se demanda si elle n'avait pas abusé sur ses reproches. Elle avait été dure et froide, voire cruelle. Mais l'ange n'avait fait que rétorquer face aux injures du guerrier. Cela ne suffisait cependant pas à la tranquilliser… Sans pour autant avoir de regrets, elle aurait du doser ses paroles. La jeune femme soupira et ferma les yeux.

Le temps passa sans que la séraphine ne parvienne à trouver le sommeil. Elle ne bougeait pas et écoutait le bruit de la pluie s'écrasant avec fracas sur les rochers. Elle était trop perturbée pour trouver le sommeil. Narydia savait que c'était peine perdue : elle ne dormirait pas à cause de ses préoccupations. La séraphine avait étendu ses ailes autour d'elle, dissimulant son corps à Alekseï. Elle n'osait pas vérifier s'il dormait. Après tout, mieux valait le laisser tranquille après ce qu'il venait de se produire. La jeune femme soupira, prise d'insomnie. Soudain, elle entendit la voix éloignée de l'homme :

— Quel enfer ...

La séraphine ouvrit les yeux et fronça les sourcils. De quoi parlait-il ? De ce temps ? De la situation ? Elle l'entendit bouger. Ses sens en éveil, la jeune femme resta en alerte. Bientôt, Alekseï poursuivit son dialogue avec lui-même… ou avec quelqu'un d'autre. La jeune femme se demandait s'il ne s'agissait pas encore d'une de ses crises de schizophrénie dont elle avait déjà été le témoins. Visiblement la discussion était sérieuse. Et incompréhensible pour Narydia. Alekseï hurla :

— Disparaît !

L'ange sursauta. Elle se redressa et regarda la scène par dessus son épaule. Alekseï venait de jeter son sac à travers la grotte. Sa posture était celle d'un enfant battu… fragile.

— NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !

Avant qu'elle ait pu réagir, la jeune femme se retrouva bloquée par le poids d'Alekseï qui venait de se jeter sur elle. Il avait glissé ses mains autour de son cou, avec apparemment la volonté de l'étrangler.

— MEURS !!!

Narydia sentait l'air s'échapper peu à peu de ses poumons. Elle suffoquait.

— Ale…ks…ei…

Au diable les gentillesses, elle devait se défendre si elle voulait rester en vie. La force du guerrier était surhumaine. La force d'un Élu, elle en avait la démonstration à cet instant. Son visage exprimait une fureur innommable, quelque chose d'à la fois effrayant et triste. D'ailleurs, elle avait remarqué que des larmes séchées perlaient sur le visage de l'homme. Bouleversée, Narydia ne savait plus quoi penser. Alors qu'il continuait d'enserrer sa gorge de ses doigts, la jeune femme lui assena un puissant coup de genou dans l'estomac, ce qui lui fit lâcher prise. Elle profita de cet instant pour rouler sur le côté et se relever. Elle dégaina son épée. Alekseï s'était relevé pour se jeter à nouveau sur elle.

Narydia était figée devant lui, l'esprit embrouillé. Pour la première fois depuis leur rencontre, l'ange sentait la peur la gagner. Une réelle peur. Mais pas la peur d'Alekseï… la peur de la situation. La peur de devoir combattre un allié. La peur de devoir le blesser. Lui et son visage ruisselant de larmes qui pouvait se montrer si compatissant lorsqu'elle en avait besoin. Lui qui l'avait blessée mais qui avait su prendre ses responsabilités et s'occuper d'elle même si elle lui avait assuré qu'elle n'avait pas besoin de lui. Abasourdie par toutes ces réflexions, la jeune femme jeta son arme sur le sol. Il était hors de question de lui infliger ne serait-ce qu'une égratignure. Elle ne savait même plus pourquoi, mais sa décision était prise.

La séraphine se prépara à le reçevoir de plein fouet contre elle. Et le choc l'ébranla, les faisant tomber tous les deux à la renverse et rouler sur plusieurs mètres, jusqu'à l'entrée de la grotte. Il fallait trouver un moyen de le calmer sans user de la force… ou du moins de la violence physique. La jeune femme se débattit quelques secondes. Elle réfléchissait à toute allure, se demandant comment elle arriverait à ses fins. Il fallait l'immobiliser. C'était la seule solution. Mais comment ? L'avantage pour elle, c'était qu'Alekseï semblait davantage envahi par la haine et la fureur que réellement conscient de ses gestes. Et à ce jeu, l'ange serait sûrement plus adroite et réactive que lui. Elle commencerait doucement.

— Arrête toi Alekseï.

La jeune femme lui avait saisit les poignets, lui évitant ainsi de se faire étrangler. Mais il se débattait avec ferveur et à chaque instant il menaçait de prendre le dessus sur elle. Son aile douloureuse l'handicapait et l'empêchait de bouger comme elle voulait. Ne sachant comment désamorcer la situation sans blesser le guerrier, la séraphine convoqua les éléments et provoqua une violente bourrasque d'air entre eux qui projeta Alekseï en arrière. Elle devait tenir… tenir jusqu'à qu'il se stope par lui-même. Jusqu'à ce qu'il reprenne le dessus sur ses démons intérieurs. Narydia se redressa et se précipita vers la paroi opposée à l'homme. Elle lui cria alors qu'il se redressait :

— Alekseï ! Cesse de t'infliger toute cela à toi-même. Tu ne le mérite pas et tu n'es pas comme ça.

Paroles inutiles. Il ne semblait pas vouloir cesser son jeu. Alors qu'il se précipitait vers elle, la jeune femme prit les devants et s'éleva d'un mètre au dessus du sol pour le saisir sous les bras. Puis elle le relâcha, ce qui le fit retomber sur le sol. Gagner du temps. Narydia se posa tout près de lui. Elle ne savait pas réellement si l'Akeseï qu'elle connaissait pouvait l'entendre. Mais elle tenta encore :

— Est-ce ce que j'ai dit tout à l'heure qui te mets dans cet état ? Je le pense vraiment, mais tu ne sembles pas avoir tout compris.

Avant qu'il se redresse, elle se pencha sur lui et le saisit par les épaules pour le clouer violemment au sol. Elle bloqua ses jambes avec les siennes en se positionnant sur lui. Sa fureur ne lui faisait plus peur. Elle voulait juste le calmer. Et elle allait le calmer. La séraphine s'empara de ses poignets qu'elle plaqua au sol, l'immobilisant parfaitement. Puis elle poursuivit avec douceur :

— Je ne veux pas profiter de toi.

Puis, ce fut comme si la jeune femme portait une confiance dans les gestes d'Alekseï. Elle ne le craignait plus, quoi qu'il puisse se passer. Elle lâcha un avant bras du guerrier et porta une main à son visage où avait coulé quelques larmes. Des larmes indignes de l'hommes qu'il était. Des larmes fragiles et secrètes qui en disaient long sur cette personnalité bousculée de toute part. L'ange passa son doigt sur l'une d'elle avant de terminer :

— Maintenant nous allons en finir. Nous allons faire ce que tu souhaites, si cela peut te prouver que je ne suis pas qu'une égoïste dont les mots dépassent les actes. Que j'ai un coeur, comme toi. Que j'ai une âme, comme toi. Que j'ai aussi des faiblesses, comme toi. Que je peux être stupide parfois, comme toi. Qu'en toute séraphine que je suis, je suis aussi fragile et ébranlable que toi. Et que finalement, ma vie dépend pour beaucoup de ta générosité depuis que nous nous sommes rencontrés dans cette jolie clairière.

La jeune femme se mit à sourire. Elle lui lâcha complètement les bras et resta positionnée sur lui. Même dans cette position, il avait le contrôle. Il pourrait l'étrangler s'il le voulait, la blesser, la gifler, la frapper… Elle était prête.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Lun 11 Fév 2013 - 22:39

- Ale…ks…ei…
- Je vais tuer ! Et te violer juste après !

Lui dit-il avec une voix douce et sur un air de réjouissance. Il n'eut cependant pas le temps d'arriver à ses fins, elle lui envoya son genoux dans le ventre, lui coupant le souffle et lui faisant ainsi lâcher prise, du moins, sur l'instant. Car à peine fut-elle relevée, épée en main, qu'il s'était de nouveau jeté dessus ! Chose très étonnante, cependant, elle n'avait pas osé le frapper, ni même s'esquiver. Elle avait tout simplement lâché son arme juste après l'avoir attrapé. Elle se prit Bob de plein fouet, qui fut d'ailleurs perturbé dans son élan par la réaction de la Séraphine, ce qui les fit tout les deux basculer. Ils roulèrent tous les deux jusqu'à l'entrée de la cavité.

- Arrête toi Alekseï.

Bob ne perdit cependant pas son temps et revint immédiatement à la charge, tentant de remettre ses mains autour de son cou mais, Narydia lui attrapa les poignets, elle en avait de la force cette petite dame !

- Crève ! Mais crèvEUH !

À ces mots, il sentit le vent se lever. Une puissante bourrasque se forma et il fut finalement projeté en arrière, contre la parois. Son dos heurta la roche puis, il tomba au sol. Un sacré mauvais coup en somme. Le temps de s'en remettre, la Séraphine s'était précipitée vers lui.

- Alekseï ! Cesse de t'infliger toute cela à toi-même. Tu ne le mérite pas et tu n'es pas comme ça.
- Mais tu vas fermer ta gueule !

Lui cria-t-il avant de se jeter sur elle une troisième fois. Il s'attendait à ce qu'elle n'esquive pas, ce qui ne fut pas très futé de sa part puisque cette dernière s'éleva quelque peu dans les airs, accompagnant l'élan de Bob d'un saut forcé, laissant ainsi ce dernier finir sa course par une merveilleuse glissade à même le sol.

- Est-ce ce que j'ai dit tout à l'heure qui te mets dans cet état ? Je le pense vraiment, mais tu ne sembles pas avoir tout compris.

Il s'était écorché en glissant. Il voulait se redresser mais, Narydia ne lui en laissa pas l'occasion. Elle se jeta sur lui, le clouant au sol plaquant ses poignets avec ses deux mains et en bloquant ses jambes avec les siennes ... Une position qui était en soit assez évocatrice.

- Dégage de là !
- Je ne veux pas profiter de toi.

Bob se débattait avec nervosité, s'enfonçant dans son hystérie plus qu'il ne l'était. Il se mit à insulter copieusement la Séraphine. Une vulgarité plus que choquante mais, il finit par se calmer et même, s'immobiliser. Il était un peu fatigué ... Narydia lui libéra une main et essuya son visage. Ou plutôt, une larme ... Oui, parce qu'il continuait de pleurer en fait, chose assez étonnante vu que Bob n'était pas du genre à verser des larmes. Peut-être un effet secondaire ? Ou alors s'agissait-il des paroles de la Séraphine qui faisaient peu à peu effet ?

- Maintenant nous allons en finir. Nous allons faire ce que tu souhaites, si cela peut te prouver que je ne suis pas qu'une égoïste dont les mots dépassent les actes. Que j'ai un coeur, comme toi. Que j'ai une âme, comme toi. Que j'ai aussi des faiblesses, comme toi. Que je peux être stupide parfois, comme toi. Qu'en toute séraphine que je suis, je suis aussi fragile et ébranlable que toi. Et que finalement, ma vie dépend pour beaucoup de ta générosité depuis que nous nous sommes rencontrés dans cette jolie clairière.

Elle lui sourit et lui lâcha complètement les bras. Coeur, faiblesses, fragilité ??? Bob la regardait avec interrogation, l'air de se demander ce qu'elle voulait bien dire par de pareils mots mais, ne comprenant pas le sens de ses dires, il se contentant de bondir, l'envoyant valser sur le côté et se relevant avec frénésie.

- Non mais de quoi qu'elle me parle celle-là ?! Coeur, âme, générosité ??? Non mais tu te crois où ?! Dans une pièce de théâtre ?!

Lui hurla-t-il dessus. Avant de se précipiter vers elle, pendant qu'elle était encore au sol, et lui envoyer quelques coups de pieds.

- Elle me parle comme elle parle à un PD !!! Elle m'essuie le visage !!! Elle me prend pour un PD !!! MOIII !!! UN PD !!!

Hurlait-il tout en se désignant avec les mains, tremblant. Sa tête était toute rouge, ses yeux injectés de sang et ses cheveux en pétard. Il était tout simplement en train de péter les plombs ! Il se recula, criant de plus belle.

- Tu sais qui je suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ?!

Il vida ses poumons et se mit à sangloter frénétiquement.

- ... Tu sais qui suis ...

Reprit-il la voix chargée et fatiguée, entre deux sanglots.

- T'es qu'une méchante ! T'es qu'une méchante Séraphine ! Comme toutes et tous ! Tous pareils, tous les mêmes !

Dit-il alors que l'eau coulait à flots.

- Pourquoi ?! Mais pourquoooioioioi ?!

Doubla-t-il en tapant des pieds. Il respirait bruyamment, laissant s'écouler une dizaine de secondes avant d'essuyer ses yeux nerveusement.

- Je pleure pas ! Il y a que les faibles qui pleurent !!! Je suis sous pression ! Tu comprends ça ?! Je suis sous pression en ce moment ! À cause de toi ! JE TE HAAAAIS !!! Entend moi bien ! Je te déteste ! Je veux que tu crèves !!!

Il respira rapidement, afin d'aérer le plus vite possible ses poumons.

- Pourquoi tu veux pas me tuer ?! Pourquoi tu ne me déteste pas ?! Tu veux me pousser à bout !!!

Lui hurlait-il dessus, le visage couvert de sueur. Il s’effondra de nouveau.

- Je vais me suicider puisque c'est ça que tu veux ! Je vais me suicider, tu entends ! Je vais me jeter du haut de la montagne !!!

Puis il fit demi-tour et courut vers la sortie ... Puis sauta une fois arrivé au bout. Il avait juste oublié qu'il ne se trouvait qu'à deux mètres et que, par conséquent, les chance de se tuer étaient faibles. En revanche, l'atterrissage fut très lourd.

- Aie aie ... Aieiaieaie ... Ah j'ai mal ...

Tiens, sa voix était redevenue normale. Alekseï se retourna sur le dos, son épaule le relançait, il avait dû atterrir dessus. La pluie torrentielle lui rafraîchissait les idées, il se souvint de tout aussi soudainement que cela.

- Oh non ...

Soupira-t-il en attrapant son visage avec ses mains. Comment expliquer un pareil comportement à la Séraphine sans pour autant avoir l'air con ? Bob était ce qu'il était, il avait le mérite d'être franc ... Et dans la situation actuelle, c'était bien ce qu'il ne fallait pas faire. Il se releva, tant bien que mal et entreprit d'escalader de nouveau la paroi. Sauf que lorsqu'il arriva au niveau du plateau, il tomba nez à nez avec Narydia, surement avait-elle voulu voir s'il était encore en vie.

- Euh ... Alors vous allez voir, il y a une explication parfaitement logique et censée ... Laissez-moi juste le temps de la trouver.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Mar 12 Fév 2013 - 10:02

La jeune femme attendait la réaction d'Alekseï. Il ne tarda d'ailleurs pas à lui faire connaître puisqu'il la projeta sur le côté avant de la frapper avec son pied. Narydia ne disait rien, se contentant de supporter les coups qui l'empêchait de se relever. Enfin il se recula, et l'ange parvint à se redresser et s'appuyer dos contre le mur, face à lui. Il n'avait pas lésiné sur les coups mais s'était toutefois empêché de continuer.

— T'es qu'une méchante ! T'es qu'une méchante Séraphine ! Comme toutes et tous ! Tous pareils, tous les mêmes !

Narydia plissa des yeux lorsqu'elle constata qu'il fondait en larmes. Alekseï Rytchkine pleurait devant elle. Il sanglotait comme un enfant en l'accusant et en s'accusant lui même. La séraphine ne savait plus quoi penser devant cette attitude. Pourquoi la détestait-il ? Pourquoi détestait-il sa race ? Que lui avaient-ils fait ? Pourquoi la haïssait-il, elle ?

— Je pleure pas ! Il y a que les faibles qui pleurent !!! Je suis sous pression ! Tu comprends ça ?! Je suis sous pression en ce moment ! À cause de toi ! JE TE HAAAAIS !!! Entend moi bien ! Je te déteste ! Je veux que tu crèves !!!

La jeune femme ne bougeait pas. Elle était concentrée sur le visage apeuré d'Alekseï et sur ses larmes qui ne lui ressemblaient pas. Mais qu'en savait-elle après tout ? Il devait être blessé intérieurement, même déchiré. Il devait retenir les choses, les contenir… et finalement elles s'exprimaient ainsi, par l'intermédiaire de ce "Bob", dans la violence lorsqu'il ne pouvait plus les garder en lui.

-— Pourquoi tu veux pas me tuer ?! Pourquoi tu ne me déteste pas ?! Tu veux me pousser à bout !!!

Pourquoi ? Mais parce qu'il l'intéressait ! Parce qu'elle l'appréciait ! Mais cela, il ne semblait pas le comprendre. Il paraissait mortifié, perdu… Perdu.

— Je vais me suicider puisque c'est ça que tu veux ! Je vais me suicider, tu entends ! Je vais me jeter du haut de la montagne !!!

Se suicider à présent ?! Horrifiée, Narydia n'eu pas le temps de l'en empêcher. Son coeur manqua un battement lorsqu'elle vit sa silhouette disparaître et tomber de la falaise. Elle le rejoignit trop tard… et constata qu'il n'avait sauté que de deux mètres. L'ange ferma les yeux et soupira de soulagement. Finalement, c'était peut-être là la seule solution pour lui faire retrouver ses esprits. Alekseï était remonté et se trouvait désormais face à elle :

- Euh ... Alors vous allez voir, il y a une explication parfaitement logique et censée ... Laissez-moi juste le temps de la trouver.

Narydia aurait souhaité l'assommer à cet instant, pour qu'il retrouve ses esprits et pour se soulager elle-même de la peur qu'elle avait eu en le voyant sauter. Ce qui l'étonnait davantage, c'était que l'ange se sentait à présent elle-même au bord des larmes. Il lui en faisait vraiment voir de toutes les couleurs, avec ses sauts d'humeur, son caractère changeant… La jeune femme se tut quelques instants, sans parvenir à ouvrir la bouche pendant un moment. Finalement, elle craqua et retint de justesse ses sanglots. Elle frappa sans violence le torse du guerrier avant de crier :

— Vous n'êtes qu'un abruti ! Un dégénéré et un lâche ! Vous voulez vous suicider en plus ? Et le plus drôle encore, c'est que vous ayez échoué et que vous ayez tout de même réussi à me mettre dans cet état ! C'est quoi votre problème ?

Une larme avait fini par s'échapper de ses yeux. Larme qu'elle refoula bien rapidement en clignant frénétiquement des paupières. Elle saisit tout à coup le bras du guerrier et l'entraîna avec elle vers la grotte, sans lui laisser son mot à dire.

— Alors maintenant, vous allez me dire d'où vous tenez de tels propos et de telles idées. Et comme vous allez répondre à ma question, je vais également répondre aux vôtres !

L'ange s'immobilisa dans la grotte et se tourna vers Alekseï. Son visage était mortifié mais peu à peu elle se reprenait et retrouvait le contrôle d'elle-même. Du moins en apparence, puisque la jeune femme était secouée.

— Je ne vous déteste pas non, et je ne veux pas non plus vous tuer ! Je vous apprécie même ! Mettez vous ça dans le crâne une bonne fois pour toute ! Parlez-moi au lieu d'attendre d'exploser et de vous faire violence. Vous êtes frigorifié…

Le guerrier était de nouveau trempé à cause de sa petite escalade, et la jeune femme voyait bien qu'il grelottait, surtout dans cette température de nuit glaciale. L'ange n'attendit pas qu'il lui réponde pour le prendre dans ses bras et lui frictionner le dos pour lui communiquer sa chaleur. Elle ne voyait pas comment ils pourraient tenir une conversation si Alekseï ne pouvait même pas ouvrir la bouche tant il avait froid.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Mar 12 Fév 2013 - 18:48

À en voir la couleur du visage de la Séraphine, il n'était pas le seul à en avoir pas mal sur la conscience ... Elle lui donna une tape sur le torse avant de lui crier dessus, surement plus pour se défouler que par véritable colère.

- Vous n'êtes qu'un abruti ! Un dégénéré et un lâche ! Vous voulez vous suicider en plus ? Et le plus drôle encore, c'est que vous ayez échoué et que vous ayez tout de même réussi à me mettre dans cet état ! C'est quoi votre problème ?
- Euh ...

Une petite goutte d'eau avait fait son apparition sur sa joue et il ne s'agissait pas de pluie ! Voilà une réaction qui choqua Alekseï ... Elle pleurait ? Elle pleurait pour ... Lui ?! Elle la chassa bien rapidement cependant, ce qui le rassura, et entraîna Rytchkine à l'intérieur de la grotte, en le tirant par le bras.

- Alors maintenant, vous allez me dire d'où vous tenez de tels propos et de telles idées. Et comme vous allez répondre à ma question, je vais également répondre aux vôtres !

Aux siennes ? Il arqua un sourcil, depuis quand avait-il des questions ? Ah oui ! Les questions de Bob ... Donc les siennes, effectivement. Il l'observa, il attendait ses réponses. Elle se calma dans un premier lieu, puis reprit.

- Je ne vous déteste pas non, et je ne veux pas non plus vous tuer ! Je vous apprécie même ! Mettez vous ça dans le crâne une bonne fois pour toute ! Parlez-moi au lieu d'attendre d'exploser et de vous faire violence. Vous êtes frigorifié …

Il fronça les sourcils, la regardant avec étonnement, l'air de lui dire " Mais qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? ". Il voulait lui répondre mais, il claquait bien trop des dents pour y parvenir. Elle le serra et lui frotta en même temps le dos. Cette chaleur ... Il se laissa faire, sentant la température remonter peu à peu et profitant du moment pour se relâcher. Malheureusement, cela ne dura pas longtemps, Narydia attendait des réponses et elle comptait bien les obtenir. Alekseï soupira, à quoi bon continuer de se cacher ?

- Très bien, très bien ...

Il s'assit, s'adossant contre la roche.

- Par où commencer ... Oui, on va commencer par le commencement ! Le monde dans lequel nous vivons et nous évoluons tous ... Vous n'avez jamais remarqué à quel point il était défaillant ? À quel point il était faux ? Tout ça, tout ceci ... Ce n'est qu'une illusion, un rêve, un mauvais tour qui nous est joué et qui nous mènera à notre perte si nous ne faisons rien. Quelle tendre charmeuse, qui pourrait lui résister si ce ne sont les plus forts ? Et même les plus forts sont tombés ! Le mal, le bien, cette bataille sans fin ... Ce n'est qu'une effroyable supercherie, la réalité est la lumière a depuis longtemps perdu, elle n'existe pas, ou plutôt, elle n'existe plus. Elle a été asservie par les ténèbres, elle est leur chose, leur pantin articulé, leur petite poupée. La magie noire est forte et fondatrice, elle se repose sur ses fidèles serviteurs et sur ses adeptes. Les démons sont nombreux et puissants, bien plus que ce que vous pouvez imaginer. Adyril ... Ce monde parfait est le seul témoignage intact que nous a laissé la lumière mais, hélas, il est habité par ses détenteurs, par des ombres hypocrite qui ont revêtu le masque de la bonté pour cacher leur mal, mais ces monstres n'en demeurent pas moins corrompus. Ils ont usurpé la lumière et son habitat, ils se sont accaparé ses idées et les ont asservit leur cause obscure. Ne vous leurrez pas Mademoiselle, Adyril n'est que l'un des nombreux visages du Vein, tout comme la magie blanche n'est plus que l'ombre de la magie noire. Les Séraphins sont hostiles et destructeurs, ils se prétendent les porteur de la justice mais, ils ne sont que des lâches, des hypocrites et des démons, de surcroît. La lumière est un droit accessible à toutes et à tous, pourquoi se le réserver si ce n'est pour aider les ténèbres à se propager ? Il est tellement plus facile de faire le mal que de faire le bien, alors si le bien devient inaccessible, que croyez-vous qu'il se passera ?

Ce monde, cet univers tout entier se complaît dans les sombres intentions de la magie noire, ils ne sont tous que des idiots, des corrompus et des ennemis ... Enfin presque, il y a quand même quelques innocentes victimes et, je l'espère, quelques braves défenseurs. Notre existence est comparable à une pièce de théâtre. Imaginez un instant que nous ne soyons tous que des acteurs ayant apprit par coeur un rôle et que nous le jouions en croyant sincèrement que nous menons notre propre vie ? Qui plus est, dans le noir total et face un publique que nous ne voyons pas. Qui a écrit ces rôles ? Qui nous regarde ? Et pourquoi ? Ne vous êtes-vous jamais posé ces questions ? J'ai aussi un rôle à jouer mais, ce rôle, je l'ai moi-même écrit. Je dois interrompre la pièce et tirer les rideaux. La lumière doit-être rallumée et les rôles, réécrits. Tout doit recommencer ! Pas pour moi, mais pour eux ... Pour ces pauvres âmes perdues, en proie à une folie furieuse. Ces gens qui appellent à l'aide mais, à qui personne ne répond. La magie noire se terre dans les ténèbres, elle se cache derrière ses armées mais, puisse-t-elle se barder de toute sa puissance, son heure arrivera. Je la trouverai, je l'assassinerai et je rétablirai la vérité. Le monde est malade Narydia, il est grand temps de le guérir.


Il marqua un silence.

- Oui, je vous hais, oui, je rêve de vous voir morte, oui, vous n'êtes qu'une Séraphine, vous n'êtes qu'une hypocrite parmi tant d'autres et oui, votre présence m’insupporte au point qu'elle en fasse pleurer ma propre folie. Je veux vous tuer, je veux vous mettre en pièces, je vous déchiqueter pour vous faire payer votre affront ! Vous n'êtes que la mal et la corruption incarnés, vous n'êtes que la maladie de ce monde ! Mais ... Peut-être ne l'êtes vous pas, en fin de compte. Peut-être, comme d'autres, n'êtes vous qu'une âme innocente et pure, charitable et bienfaisante, porteuse de la lumière et à la recherche de la stricte vérité. Ou peut-être encore n'êtes vous qu'une victimes, qu'une âme égarée qui cherche désespérément son chemin, auquel cas je devrais vous aimer et placer votre vie avant la mienne. Mais, je n'en ai aucune certitude. Comprenez que les Séraphins ne sont heureusement pas tous pareils et que je ferais une grossière erreur si je les mettais tous dans le même panier. Mais, à défaut de pouvoir discerné qui est sincère de qui ne l'est pas, je me dois d'être prudent et de tous les haïr. C'est un travail long et fatiguant, un travail que m'a confié la lumière agonisante. Je ne dois pas la décevoir mais, je ne suis pas pour autant sûr de mon succès. Je me dois de tout faire pour y arriver, même si cela ne m'a coûté que trop cher et ne m'en coûtera encore que trop. Mon peuple, ma terre, ma famille, mes amis, ma moitié ... Et même ma propre raison. Qui suis-je Narydia ? Un mort ... Un mort-vivant au service d'une cause depuis longtemps oubliée, rien de plus et rien de moins.

Il se tut un instant, puis reprit.

- Lorsque je vous ai rencontré pour la première fois, je ne vous ai pas prise pour une jeteuse de mauvais sort mais, bel et bien pour la Séraphine égarée que vous étiez. J'ai voulu vous tuer mais, je me suis rendu compte à cet instant que je faisais peut-être fausse route. Je vous ai menti et j'ai gagné votre confiance dans le but de pouvoir vous étudier sans que vous ne vous méfiez de moi, sans que vous ne vous doutiez de rien. Je voulais vous découvrir parce que je voulais vérifier ma théorie, parce que je voulais comprendre pourquoi cela ne fonctionnait pas. Je n'ai pas encore terminé mon étude mais, je me rend peu à peu compte que je suis en train de passer à côté de quelque chose. Je n'en pas encore certain mais, je crains que cela ne se confirme bientôt ... Allez-vous continuer ce voyage avec moi ?
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 17 Fév 2013 - 14:34

— Très bien, très bien ...

Narydia le regarda s'asseoir à même le sol. Elle croisa les bras et s'appuya également dos contre la roche.

— Par où commencer […] Adyril ... Ce monde parfait est le seul témoignage intact que nous a laissé la lumière mais, hélas, il est habité par ses détenteurs, par des ombres hypocrite qui ont revêtu le masque de la bonté pour cacher leur mal, mais ces monstres n'en demeurent pas moins corrompus. Ils ont usurpé la lumière et son habitat, ils se sont accaparé ses idées et les ont asservit leur cause obscure. Ne vous leurrez pas Mademoiselle, Adyril n'est que l'un des nombreux visages du Vein, tout comme la magie blanche n'est plus que l'ombre de la magie noire. Les Séraphins sont hostiles et destructeurs, ils se prétendent les porteur de la justice mais, ils ne sont que des lâches, des hypocrites et des démons, de surcroît.


Ces mots firent quelque peu froncer les sourcils à la séraphine. Cependant, elle n'en était pas vraiment étonnée. Nombreux étaient les séraphins qui s'étaient fait corrompre et avaient basculé dans le monde vil de la destruction. Et cela montrait bien la fragilité de leur race… à présent, ils étaient presque aussi humains de ce point de vue que n'importe quel homme de Feleth. Concentrée, elle l'écouta poursuivre :

— […]La magie noire se terre dans les ténèbres, elle se cache derrière ses armées mais, puisse-t-elle se barder de toute sa puissance, son heure arrivera. Je la trouverai, je l'assassinerai et je rétablirai la vérité. Le monde est malade Narydia, il est grand temps de le guérir.

Oui, je vous hais, oui, je rêve de vous voir morte, oui, vous n'êtes qu'une Séraphine, vous n'êtes qu'une hypocrite parmi tant d'autres et oui, votre présence m’insupporte au point qu'elle en fasse pleurer ma propre folie. Je veux vous tuer, je veux vous mettre en pièces, je vous déchiqueter pour vous faire payer votre affront ! Vous n'êtes que la mal et la corruption incarnés, vous n'êtes que la maladie de ce monde ! Mais ... Peut-être ne l'êtes vous pas, en fin de compte. Peut-être, comme d'autres, n'êtes vous qu'une âme innocente et pure, charitable et bienfaisante, porteuse de la lumière et à la recherche de la stricte vérité. Ou peut-être encore n'êtes vous qu'une victimes, qu'une âme égarée qui cherche désespérément son chemin, auquel cas je devrais vous aimer et placer votre vie avant la mienne. Mais, je n'en ai aucune certitude. Comprenez que les Séraphins ne sont heureusement pas tous pareils et que je ferais une grossière erreur si je les mettais tous dans le même panier. Mais, à défaut de pouvoir discerné qui est sincère de qui ne l'est pas, je me dois d'être prudent et de tous les haïr. C'est un travail long et fatiguant, un travail que m'a confié la lumière agonisante. Je ne dois pas la décevoir mais, je ne suis pas pour autant sûr de mon succès. Je me dois de tout faire pour y arriver, même si cela ne m'a coûté que trop cher et ne m'en coûtera encore que trop. Mon peuple, ma terre, ma famille, mes amis, ma moitié ... Et même ma propre raison. Qui suis-je Narydia ? Un mort ... Un mort-vivant au service d'une cause depuis longtemps oubliée, rien de plus et rien de moins.

Lorsque je vous ai rencontré pour la première fois, je ne vous ai pas prise pour une jeteuse de mauvais sort mais, bel et bien pour la Séraphine égarée que vous étiez. J'ai voulu vous tuer mais, je me suis rendu compte à cet instant que je faisais peut-être fausse route. Je vous ai menti et j'ai gagné votre confiance dans le but de pouvoir vous étudier sans que vous ne vous méfiez de moi, sans que vous ne vous doutiez de rien. Je voulais vous découvrir parce que je voulais vérifier ma théorie, parce que je voulais comprendre pourquoi cela ne fonctionnait pas. Je n'ai pas encore terminé mon étude mais, je me rend peu à peu compte que je suis en train de passer à côté de quelque chose. Je n'en pas encore certain mais, je crains que cela ne se confirme bientôt ... Allez-vous continuer ce voyage avec moi ?


Narydia soupira un instant. En écoutant les paroles du guerrier, plusieurs pièces du puzzle qu'il était à ses yeux s'étaient mises en place dans son esprit. Il avait répondu à quelques unes des questions qu'elle se posait sur lui mais sa vision des choses était bien étrange. Ou du moins très personnelle, conservatrice et surtout trop bienfaitrice. Trop bienfaitrice pour un monde qui, comme il disait, sombrait peu à peu dans les ténèbres… ce qui était fatalement inévitable. Après un moment de silence, la séraphine déclara :

— Vous êtes bien naïf pour croire que les séraphins se devraient d'être un modèle de bienfaisance. La magie blanche qui est la leur n'est pas un symbole de leur pureté, mais une certaine nature de pouvoir qui leur est propre. La corruption habite n'importe quel être de ce monde, du séraphin le plus noble au démon le plus vil… même vous. Peut-être ne sommes-nous pas habités par une corruption destructrice, mais il n'empêche que nous devons l'utiliser et parfois faire le mal pour préserver le "bien". Je pense que c'est se voiler la face que de penser qu'un séraphin doit être sage, bienfaisant, juste et "parfait" en quelque sorte. Un séraphin n'est pas si différent d'un humain finalement. En dehors de la magie, nous avons les mêmes caractéristiques à de nombreux niveaux. Nous ne sommes pas épargnés des défauts. C'est pour cela que je vous trouve bien naïf. Comment avez-vous pu espérer qu'Adyril soit un monde entièrement bon ?

La jeune femme rit doucement. Elle n'avait jamais envisagé sa terre de naissance ainsi. Elle avait vécu dans l'hypocrisie des autres, comme il le disait. Et elle, ce n'était pas tant envers son peuple qu'elle avait fait grandir un certain mépris, mais contre les humains. ceux qui avaient assassiné les êtres parfaits qu'elle avait connu comme étant les plus chers à ses yeux. L'ironie du sort.

— C'est bien étrange… voyez-vous, nous avons des points de vue très différents quant aux race de ces mondes. Vous avez connu la peine et la souffrance à cause de séraphins… et j'ai perdu les meilleurs séraphins que j'ai pu connaitre à cause des humains. C'est ironique, n'est-ce-pas ? Je pense en effet qu'il n'est pas très sage de ramener tous ces êtres au même plan : il y a bien un degré de corruption pour chacun d'eux, comme chacun de nous. Votre corruption à vous, c'est de me haïr à cause de certains de mes semblables qui vous auraient blessé. Et ma corruption est de n'avoir aucun scrupule lorsque je vois un homme assassiner sans raison et sans connaissance de cause. Mais devrais-je, simplement parce que je suis une séraphine ? Je ne peux rien changer à ces choses là. Ces corruptions dont vous parlez sont liées à notre passé, et on ne peut pas changer le passé.


Narydia détacha son dos de la roche et fit quelques pas, caressant le sol de ses ailes blanches. La jeune femme s'approcha du bord du petit plateau, là où était tombé Alekseï quelques minutes plus tôt. Elle s'arrêta et contempla le vide. Au bout d'un moment, elle continua :

— Quant à ce que vous pensez de moi, je n'ai jamais eu la prétention d'être l'un de ces "séraphins-modèles" dont vous parlez et que vous regrettez. Et ce que vous mentionnez se nomme "des préjugés". Le préjugé d'avoir tenté de me connaître avant même de m'avoir approché. Vous êtes bien loin de savoir ce que peuvent faire vivre plus de 400 années dans ces mondes. Et je ne pense même pas que vous pourrez un jour comprendre ne serait-ce qu'un dixième de ma façon d'agir, de penser et d'exercer. Vous ne pouvez même pas juger mes capacités magiques puisque vous n'avez pas de notions auxquelles vous fixer. Les règles de la magie et de sa puissance ne sont pas figées. Vous ne comprendrez jamais non plus ce qui guide mes gestes et ce à quoi je pense lorsque j'arrache une vie. Et si vous ne comprenez pas cela, vous ne pouvez comprendre aucun autre séraphin comme aucun autre humain.


Enfin, la jeune femme tourna la tête vers lui et le dévisagea par dessus son épaule. Aucun sourire, aucun trace d'humanité. Elle était réellement insalissable à cet instant. Elle paraissait éloignée, à des centaines de kilomètres…

— Je ne serai jamais un rat de laboratoire soumis à de quelconques expériences.Quant à ma confiance, je ne pense pas vous l'avoir accordé comme vous semblez le penser. Ma confiance n'est accordée à personne. Accorder sa confiance, c'est donner un pouvoir sur sa vie. Je n'ai jamais agi de la sorte et ce qui vous semblait être de la confiance dans mes actes n'était que de la compassion ou une démonstration de survie. Je n'exclue pas le fait que vous m'observiez, mais une "étude pratique" est impossible. Vous devrez vous enlever cette idée de la tête si vous souhaitez poursuivre ce chemin avez moi. Sinon, je repartirai.

Et par là, la jeune femme entendait bien une chose. Adyril. Et si elle repartait, il y avait des chances qu'elle ne revienne pas.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 17 Fév 2013 - 18:15

La réponse de la séraphine ne le surprit qu'à moitié. D'un côté, il était déçu de voir qu'elle n'avait pas chercher à comprendre ce qu'il lui avait dit, comme tous les autres, mais, de l'autre côté, sa vision des choses étaient radicalement différente de celle qui était communément admise. Tout ceci serait lié à notre passé et donc, fatalement inévitable, inchangeable ? Soit cette séraphine était désespérée, soit la " corruption " dont elle parlait elle-même s'était jouée d'elle il déjà bien trop longtemps de cela pour qu'elle n'envisage une autre issue. Elle parlait aussi des séraphins modèles, de la perfection et de la fausse vision qu'il se faisait d'elle mais, s'il pensait réellement que les natifs d'Adyril se devaient d'êtres des exemples parfaits, pourquoi se désignerait-il lui même comme un être corrompu ? Il n'avait jamais dit que les séraphins et leurs semblables se devaient d'être parfaits mais, uniquement, de bien faire ! Des préjugés ... Alekseï rigola discrètement lorsqu'il l'entendit dire qu'il avait des préjugés. C'était justement parce qu'il ne marchait pas sur le même chemin que le reste du monde qu'il s'était retrouvé dans cette profonde misère. Quant à son esprit, il n'avait pas non plus la prétention de pouvoir le décrire avec exactitude mais, il était possible de l'approcher suffisamment pour savoir s'il fallait la considérer en tant qu'une amie ou en tant qu'une ennemie. Il se frottait les yeux.

- Je ne serai jamais un rat de laboratoire soumis à de quelconques expériences. Quant à ma confiance, je ne pense pas vous l'avoir accordé comme vous semblez le penser. Ma confiance n'est accordée à personne. Accorder sa confiance, c'est donner un pouvoir sur sa vie. Je n'ai jamais agi de la sorte et ce qui vous semblait être de la confiance dans mes actes n'était que de la compassion ou une démonstration de survie. Je n'exclue pas le fait que vous m'observiez, mais une "étude pratique" est impossible. Vous devrez vous enlever cette idée de la tête si vous souhaitez poursuivre ce chemin avez moi. Sinon, je repartirai.

Rytchkine soupira. Un rat de laboratoire ... Il n'avait jamais pourtant mentionner une telle chose. Quant à sa confiance, il devait le reconnaître, ses conclusions avaient été trop hâtives, il s'était trompé sur toute la ligne. Elle le regardait avec froideur, que cherchait-elle à lui prouver ? Qu'elle n'était pas ce qu'il pensait qu'elle était ? Un tel regard n'était pas nécessaire. Il attrapa le sac et en ressortit son carnet. Il en arracha quelques pages, qu'ils déchira en mille morceaux.

- Visiblement, je n'ai plus besoin de ça.

Il se releva ensuite, sourire aux lèvres, et fit face à Narydia.

- Vous savez, jeune Séraphine, je ne vous demande pas de me croire, après tout, je n'ai aucun droit sur vous. Vous pensez que la corruption n'a épargné personne ? Vous avez bien raison ! Vous pensez que les séraphins ne peuvent pas être parfaits ? Vous l'avez d'autant plus ! Vous croyez que je ne pourrais jamais vous connaitre mieux que vous ne vous connaissez vous-même ? Je ne vous contredirais pas non plus ! Tout ceci est lié à notre passé ? C'est pareil ! C'est inchangeable, c'est fatal et inévitable ? Vous avez tord. Comme beaucoup d'autres, Narydia, vous n'avez rien compris de ce que je vous ai dit, ce qui ne m'étonne pas vraiment, vous êtes une aveugle parmi les aveugles. Je ne peux pas vous condamner pour ça mais, je suis attristé de voir que vous ne voulez pas ouvrir les yeux, vous non plus. Je ne vous ai pas attendu pour savoir tout cela et je n'ai pas prétendu un mot de ce que vous m'avez dit. Cette énergie inerte que nous nommons faussement magie influence nos esprits et nos êtres, que vous le vouliez ou non, mais voyez, il y a un certain ordre de grandeur qui s'est établit et qui prospère de nos jours grâce à des gens comme vous, séduit par cette facilité illusoire. Rien ni personne ne pourra être " sincèrement bien " tant que cet état d'esprit n'aura pas changer, car voyez-vous, le véritable maître ici, ce n'est pas la magie mais bien ses esclaves. Elle est si faible, si impuissante ... Qu'elle a su tous vous dominer. Hélas, il bien trop tard pour faire marche arrière, aucune force au monde ne pourrait renverser les choses ! Personne n'y a échappé et personne n'y échappera, à certaines exception près qui sont les hommes et les femmes qui ont réussi à ses purifier d'eux même. Désolé de vous décevoir Narydia, mais, vous n'en faites pas parti. Tout semble scellé, tout semble inévitable, vous vous croyez impuissante face à tout cela mais, vous vous leurrez et vous ne vous faites que plus de mal. J'ai essayé de convaincre les Adyriliens, pensant à mes débuts qu'ils avaient été épargnés, mais, je me suis lourdement trompé, ils ne sont que ses serviteurs ... La bonté elle-même a été asservie ! Comprenez ce que je vous dis jeune séraphine ! Il n'est pas encore trop tard et il ne sera jamais trop tard ! La seule solution est de s'attaquer à la source du problème, pas à ses conséquences, ce que vous ne semblez pas comprendre, comme tous, comme toutes et comme tout le monde ! Je ne vous qualifierai pas d'hypocrite, mais simplement d'idiote ... D'idiote aveugle, sourde et muette.

Il la regarda dans les yeux un moment puis, il se détourna et alla se rasseoir

- Hélas, aussi stupide soyez-vous, j'ai encore besoin de vous. Peut-être que cela ne vous plaira pas mais, vous allez m'aider à sauver ce monde. Je ne vous ai jamais demandé d'avoir de la compassion pour moi, tout comme je n'en ai jamais eu pour vous, je vous ai juste demander de me faire confiance, ce qui semble être trop. Je ne pratiquerai aucune étude supplémentaire sur votre personne, je me contenterai uniquement de vous voir à l'oeuvre car, même si j'ai eu tord sur certains points, il n'est pas exclu que je puisse encore en apprendre. Avec un peu de chance, je comprendrai pourquoi cela ne fonctionne que dans un sens et pas dans l'autre, ou du moins, comment le faire fonctionner dans cet autre sens.

Il se coucha, lui tournant le dos.

- Maintenant, si vous souhaitez vous enfuir, je ne vous en empêche pas. Sachez simplement que nous somme sur une zone à haut risque, que les quelques failles que vous trouverez ici ne vous ramèneront que dans le Vein et que vous avez une aile blessée, vous n'irez donc pas très loin et si jamais je vous retrouvais, je vous tuerais tout simplement. Et maintenant laissez moi profiter de ce qu'il reste de la nuit pour me reposer, vous me dégoûtez.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Lun 18 Fév 2013 - 11:55

L'ange l'observa déchirer des feuilles de papier sous ses yeux… Des feuilles qui lui rappelaient vaguement celles sur lesquelles il lui arrivait d'écrire.

— Visiblement, je n'ai plus besoin de ça.

S'ensuivit un discours pendant lequel Narydia en prit pour son grade. Il l'accusait de ne rien comprendre et de se voiler la face. C'était bien son point de vue, mais comprenait-il seulement qu'elle n'avait connu que ce monde ? Et lui comprenait-il qu'il s'improvisait en noble défenseur et sauveur du monde ? En avait-il seulement les capacités et les moyens ? Ce n'était en aucun cas un problème de volonté auquel était confronté la jeune femme, mais bien de moyens. Comment Alekseï comptait-il s'y prendre pour oeuvrer ?

— Hélas, aussi stupide soyez-vous, j'ai encore besoin de vous. Peut-être que cela ne vous plaira pas mais, vous allez m'aider à sauver ce monde. Je ne vous ai jamais demandé d'avoir de la compassion pour moi, tout comme je n'en ai jamais eu pour vous, je vous ai juste demander de me faire confiance, ce qui semble être trop. Je ne pratiquerai aucune étude supplémentaire sur votre personne, je me contenterai uniquement de vous voir à l'oeuvre car, même si j'ai eu tord sur certains points, il n'est pas exclu que je puisse encore en apprendre. Avec un peu de chance, je comprendrai pourquoi cela ne fonctionne que dans un sens et pas dans l'autre, ou du moins, comment le faire fonctionner dans cet autre sens.


Narydia n'écoutait même plus les jérémiades du guerrier. Les seuls mots qui attiraient désormais son attention étaient à propos de leurs actions futures. Alekseï s'était allongé pour dormir. L'ange l'avait imité.

— Maintenant, si vous souhaitez vous enfuir, je ne vous en empêche pas. Sachez simplement que nous somme sur une zone à haut risque, que les quelques failles que vous trouverez ici ne vous ramèneront que dans le Vein et que vous avez une aile blessée, vous n'irez donc pas très loin et si jamais je vous retrouvais, je vous tuerais tout simplement. Et maintenant laissez moi profiter de ce qu'il reste de la nuit pour me reposer, vous me dégoûtez.


— Encore une fois, vous ne me connaissez pas pour vous permettre ce genre de discours. Premièrement je connais les failles mieux que quiconque et figurez-vous que j'ai la possibilité d'en créer moi-même. Ce ne serait donc pas un problème pour moi de m'en aller quand bon me semblera. Et croyez que ça ne saurait tarder… Quant à me tuer ? Ne me faites pas rire. Ce n'est pas avec vos joujoux que vous allez me faire peur. Pour l'instant je suis simplement curieuse de voir ce que vous comptez faire, avec ou sans mon aide, puisque vous êtes si ambitieux… ou tout simplement fou.

Et sur ces mots, la jeune femme se retourna, face à la pluie qui continuait de dégringoler et s'écraser contre la roche. Après avoir enroulé ses ailes autour d'elle, l'ange contempla la nuit. Une nuit qui s'annonçait sans sommeil.

Aux premières lueurs du jour, la séraphine était déjà levée. Elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, trop préoccupée par leur altercation de la veille. Ils reprirent leur chemin tôt dans la matinée, alors que le soleil se levait. L'ange avait décidé de voler aussi longtemps qu'elle pouvait pour entraîner son aile blessée. Après un long moment de silence, Narydia se rapprocha d'Alekseï et engagea la conversation :

— Par quoi comptez-vous commencer votre petit périple de sauvetage ? Aller voir un vieux fou ne me paraît pas vraiment nécessaire ni très utile dans votre lutte contre la magie noire.

Son ton était sarcastique. L'ange en avait encore sur le coeur à cause de la veille et comptait bien lui faire regretter ses paroles. La jeune femme haussa les sourcils et ne tarda ps de le prévenir avec humour :

— Ah et, ne vous avisez-pas de m'insulter de nouveau, petit scientifique. Ou je risquerais bien de vous faire ravaler vos paroles avant de vous incinérer vivant. D'autant plus que vous n'êtes pas vraiment en mesure de vous battre avec moi, vous risqueriez de vous mettre dans un état secondaire, encore une fois, au risque de me violer. C'est assez dégradant, en fin de compte, comme méthode de dissuasion... non ?

C'était là pure provocation de sa part et elle le savait bien. La tête penchée sur son épaule, Narydia l'observait du coin de l'oeil, sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Lun 18 Fév 2013 - 16:46

- Encore une fois, vous ne me connaissez pas pour vous permettre ce genre de discours. Premièrement je connais les failles mieux que quiconque et figurez-vous que j'ai la possibilité d'en créer moi-même. Ce ne serait donc pas un problème pour moi de m'en aller quand bon me semblera. Et croyez que ça ne saurait tarder… Quant à me tuer ? Ne me faites pas rire. Ce n'est pas avec vos joujoux que vous allez me faire peur. Pour l'instant je suis simplement curieuse de voir ce que vous comptez faire, avec ou sans mon aide, puisque vous êtes si ambitieux… ou tout simplement fou.

Paroles qui eurent pour effet de lui faire grincer des dents. Il était vrai que de part son appartenance au monde supérieur, elle pouvait ouvrir des failles comme bon lui semblait, tout comme il était aussi en mesure de le faire même s'il ne le faisait jamais. Il ne lui faisait pas peur, c'était une évidence, et, il devait être franc avec lui-même, bien qu'il avait défait tous les assassins qui avaient été envoyés contre lui par les séraphins, il ne se trouvait pas sur son terrain, son équipement était réduit et il était blessé. En face de lui, il y avait une séraphine expérimentée et en pleine forme, prête à faire usage de sa magie contre laquelle il n'avait aucune protection, et qui ne semblait pas porter les humains dans son coeur, et par extension, lui-même. Mais le pire était encore qu'elle ne craignait pas son savoir, peut-être par témérité ou par inconscience mais, elle avait tort. C'était ce que tous ses adversaires avaient fait et ils avaient tous péris ! Sous estimer le pouvoir de la science était une grave erreur de sa part, erreur qu'il ne manquerait pas d'exploiter le moment venu.

Il retenait sa colère à l'intérieur de lui-même, ce qui le fatigua peu à peu et le fit sombrer dans le pays des songes. Il ne savait pas à ce moment si Narydia s'était endormie ou pas mais, il pouvait néanmoins se rassurer, elle n'irait probablement pas le tuer pendant qu'il aurait les yeux fermés, elle n'était quand même pas aussi corrompue que lui. La nuit fut courte car, en même temps, bien avancée au moment où il s'était endormis. Quand le soleil se leva enfin, il se réveilla difficilement et constata que la séraphine n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Le silence était pesant et l'atmosphère froid. Ils ne se parlèrent pas et se remirent en route aussi tôt que possible. Le cheval avait passé la nuit dehors, le pauvre animal était frigorifié et, il avait aussi faim que soif. Alekseï ne lui donna que les quelques provisions sèches que pouvait digérer cette monture ainsi qu'un peu d'eau. Quand au froid, un peu d'exercice le réchaufferait bien vite. Ils reprirent donc la route mais, Narydia préféra la voie des airs, malgré sa précédente chute. Pour Rytchkine, le message était assez clair même s'il ne pouvait s'empêcher de lui jeter un coup d'oeil de temps en temps pour voir si tout allait bien. Elle ne revint le voir qu'après un long moment et, visiblement, ce n'était pas pour enterrer la hache de guerre.

- Par quoi comptez-vous commencer votre petit périple de sauvetage ? Aller voir un vieux fou ne me paraît pas vraiment nécessaire ni très utile dans votre lutte contre la magie noire.

Un ton sarcastique prit avec un visage d'ange, voilà une belle façon de ranimer les tensions. Elle ne lui laissa cependant pas le temps de répondre, qu'elle enchaîna avec un air plus provocateur.

- Ah et, ne vous avisez-pas de m'insulter de nouveau, petit scientifique. Ou je risquerais bien de vous faire ravaler vos paroles avant de vous incinérer vivant. D'autant plus que vous n'êtes pas vraiment en mesure de vous battre avec moi, vous risqueriez de vous mettre dans un état secondaire, encore une fois, au risque de me violer. C'est assez dégradant, en fin de compte, comme méthode de dissuasion ... non ?

Alekseï s'était arrêté pour l'écouter. Il la fixa un moment, l'air agacé.

- Vous avez parfaitement raison, ça serait assez dégradant que d'avoir à vous esforcier, autant aller s'accoupler avec une vache, ça sera déjà moins illégal.

Lui répondit-il avec nonchalance avant de fouetter le cheval et de le faire avancer, laissant ainsi la séraphine derrière lui. Sans se retourner, il reprit avec une voix plus haute, afin qu'elle puisse bien l'entendre.

- Ah, et pour le vieux fou, c'est juste que j'ai besoin de son argent pour mes affaires et de ses talents de soigneur pour votre aile blessée. Quant au reste, je vous dirais bien d'aller vous perdre en forêt mais, puis que vous y tenez tant, je vous répondrais que je commencerai par fabriquer la maladie qui détruira ce monde ... Ou plutôt, le remède qui le guérira.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Ven 22 Fév 2013 - 9:48

L'ange arrêta son vol en même temps que lui.

— Vous avez parfaitement raison, ça serait assez dégradant que d'avoir à vous esforcier, autant aller s'accoupler avec une vache, ça sera déjà moins illégal.

Narydia ne prit pas la remarqua pour elle et haussa légèrement les épaules. Il faisait ce qu'il voulait et ça ne la concernait pas. Elle répondit simplement avec son éternel sourire en demi-teinte :

— Après tout vous êtes un scientifique, il faut bien tenter de nouvelles expériences parfois…

Il avait gagné quelque mètres d'avance sur elle et la jeune femme faisait à présent face à son dos.

— Ah, et pour le vieux fou, c'est juste que j'ai besoin de son argent pour mes affaires et de ses talents de soigneur pour votre aile blessée. Quant au reste, je vous dirais bien d'aller vous perdre en forêt mais, puis que vous y tenez tant, je vous répondrais que je commencerai par fabriquer la maladie qui détruira ce monde ... Ou plutôt, le remède qui le guérira.

La séraphine l'avait rattrapé et s'était glissée dans son dos, sur le cheval. Elle prenait bien garde de ne pas le toucher et s'accrochait à la selle de l'animal. Son aile commençait à être sérieusement douloureuse et la lançait trop pour continuer de voler. Au moins ces temps de vol épisodiques permettraient à l'animal de se reposer du point de vue de sa charge. Même si la séraphine ne pesait presque rien grâce à son statut angélique, leurs deux poids étaient fatigants pour la bête. Avant de répondre au guerrier, Narydia constata :

— Vous n'êtes pas très malin d'avoir laissé l'autre animal à ce crétin. Nous voilà condamnés à chevaucher ensemble ! Ma présence vous dérange-t-elle et allez vous encore me sauter dessus ? Ou bien supporterez-vous qu'un séraphin se tienne juste dans votre dos, avec la possibilité de vous égorger à tout moment sans que vous en preniez conscience ?

termina-t-elle en riant. Elle n'en avait vraiment pas fini avec lui. Une fois la boutade passée, elle retrouva un certain sérieux et se mit à réfléchir aux précédentes paroles d'Alekseï.

— Je ne comprends strictement rien à vos explications. Quel lien avec la magie et par quels procédés comptez-vous vous y prendre ?

Les paroles de la jeune femme avaient été sincères, même si elle voyait une explication plausible à ces paroles. Néanmoins, elle voulait laisser Alekseï annoncer ses idées clairement, pour connaître au mieux la façon dont il comptait s'y prendre. Etait-ce là un moyen, avec cette maladie, de remédier aux problèmes de ce monde ? Comme toujours, il parlait à demi-mot, laissant son interlocutrice dans le doute. Dans son dos, l'ange en profita pour observer l'homme. Il était plus grand qu'elle et ses épaules carrées lui donnaient une belle stature stature. Il était quelque part taillé pour la bataille. Et il avait dû en voir… La jeune femme releva un peu la tête et constata qu'il portait une chaîne autour du cou. Curieuse d'en voir le bout, elle se souleva légèrement avec ses ailes pour avoir une vue plongeante sur son cou et le début de son torse. Elle haussa un sourcil en apercevant une clef. Bien vite, elle se reposa sur la selle, consciente qu'Alekseï n'avait même pas dû se rendre compte de sa curiosité. Du moins l'espérait-elle. C'était un homme bien mystérieux. Cette clef était-elle un simple instrument esthétique ou ouvrait-elle quelque chose ? L'ange opta pour la deuxième réponse. Alekseï était, pour ce qu'elle en connaissait, un homme qui n'aimait ni la futilité, ni les choses inutiles. Elle saurait peut-être tôt ou tard de quoi il s'agissait, s'il décidait de lui en parler… A moins qu'elle ne se trompe et qu'il ne s'agisse que d'une babiole. Narydia détourna le regard du dos devant elle en attendant ses explications.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Ven 22 Fév 2013 - 17:10

Suite à sa réponse, elle l'avait rattrapé et sans qu'il ne comprenne trop comment elle avait fait, elle s'était glissée sur le cheval, derrière lui. Avec deux charges sur son dos, même si Narydia ne devait pas peser bien lourd, l'animal risquait de fatiguer bien trop vite. Chose remarquable également, même si peu surprenant, elle avait préféré se tenir à selle du cheval qu'à lui. D'un côté, c'était la meilleure chose à faire, il n'aurait pas apprécié qu'elle se tienne à lui mais, d'un autre, et il ne savait pas pourquoi, cette distance ne lui plaisait pas.

- Vous n'êtes pas très malin d'avoir laissé l'autre animal à ce crétin. Nous voilà condamnés à chevaucher ensemble ! Ma présence vous dérange-t-elle et allez vous encore me sauter dessus ? Ou bien supporterez-vous qu'un séraphin se tienne juste dans votre dos, avec la possibilité de vous égorger à tout moment sans que vous en preniez conscience ?

Dit-elle en riant. De la provocation, encore. Il avalait mieux pour Alekseï de l'ignorer complètement, même si en réfléchissant bien, le simple fait de monter également sur le cheval était en soit une forme de provocation. Elle avait envie de jouer ...

- Je ne comprends strictement rien à vos explications. Quel lien avec la magie et par quels procédés comptez-vous vous y prendre ?

Reprit-elle sur un ton plus sérieux. Pourquoi cela l'intéressait tant ? Elle avait une idée derrière la tête pour insister autant sur la question. Peut-être qu'elle cherchait à récolter le maximum d'informations pour mieux aller le vendre. Il ne lui répondit pas immédiatement, prenant le temps de réfléchir à ce qu'il pourrait lui dire, s'il comptait bien sûr lui dire quelque chose. Elle n'était pas son alliée, ses intentions étaient floues et c'était une séraphine, pourquoi lui accorderait-il sa confiance en lui expliquant le pourquoi du comment alors qu'elle avait bien refusé de lui accorder la sienne ? Il sentit d'un seul coup Narydia comme se rasseoir, discrètement. Il n'y prêta cependant pas plus d'attention, peut-être qu'elle s'était tout simplement mal assise au début. Rythckine soupira, il fit arrêter le cheval et descendit, donnant les rennes à la séraphine.

- Pour commencer je vais marcher, cette pauvre bête n'est pas une machine, et ensuite, pour vous répondre, le lien entre la magie et la maladie n'est pas difficile à comprendre, tout comme le procédé. La magie noire est une énergie complète mais négative, ce qui la rend instable et mauvaise. La magie blanche est son strict inverse, ce qui sous entend qu'elle est positive et stable mais, incomplète. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que la magie blanche n'est qu'un fragment égaré de " l'origine ". Un fragment qui s'est libéré à l'aube de l’existence, quand cette énergie s'est scindée. Le résultat est que le tout a été déstabilisé et que la magie noire est apparue suite à cela. Une magie noire qui a bien évidemment cherché à absorber ce fragment pour se reconstituer mais qui, malheureusement, était déjà condamnée. Elle s'est corrompue par elle-même, libérée de toute entrave, et a à son tour corrompue la magie blanche lorsqu'elle l'a retrouvé. La nature a fait que l'énergie positive était censée éliminer ce mal mais, au lieu de ça, elle a elle aussi était contaminée par une force qu'elle ne pouvait pas contenir et est devenue une énergie hypocrite au service de ce mal. C'est de cela dont je vous parle, la maladie en question existe bel et bien et elle s'appelle la corruption. Quant à son remède, en prenant en compte les facultés de régénération, d'absorption et de multiplication de la magie noire, il ne se résume qu'à l'injection d'un " Eurictide neutralisé couplé à un Plastitode pur " qui, en intégrant la magie noire, devrait se reproduire plus vite que les particules naturelles et ainsi, contaminer l'énergie négative toute entière et la faire revenir à son état d'origine, qui est l'intégralité et la neutralité. De ce fait, son influence sur le monde entier en sera altérée et l'illusion dans laquelle nous vivons, levée ! Vous allez maintenant me demander ce que deviendront tous ceux qui ont embrassé la magie noire, je vous répondrais que les plus forts s'adapteront et que les autres périront. Ce n'est là que la première partie du travail et elle est loin d'être finie car, je ne dispose que d'une minuscule quantité d'énergie pure et j'en ai bien trop besoin pour me permettre de l'étudier, ce qui signifie que je dois non seulement résoudre le problème du rapport maître/esclave entre les deux magies sans matière mais, que je dois aussi trouver le moyen de contaminer la magie noire à l'aveugle ... C'est un véritable jeu de piste à l'échelle de l'univers avec toute sa complexité !

Il marqua un court silence.

- Quant à la deuxième partie, elle n'en est pas des moindres non plus. Il faudra ensuite réorganiser ce monde et protéger l'origine en faisant oublier des mémoires cette science maléfique qui s'appelle la magie, ce qui impliquera fatalement le sang et le feu. Mais, la fin justifie les moyens et le nouveau monde ne gardera comme seul souvenir de moi que l’emprunte que je lui aurai laissé. Un monde pur, savant et équilibré. Et puisse l'univers se lever contre moi, rien ne m'en empêchera. Satisfaite Narydia ?
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Ven 1 Mar 2013 - 15:54

Alekseï était descendu du cheval, pris de pitié pour la pauvre bête. La jeune femme ne lui avait pas mentionné le fait que son poids était près du quart de celui de la morphologie normale d'une femme.

— Pour commencer je vais marcher, cette pauvre bête n'est pas une machine, et ensuite, pour vous répondre, le lien entre la magie et la maladie n'est pas difficile à comprendre, tout comme le procédé. La magie noire est une énergie complète mais négative, ce qui la rend instable et mauvaise. La magie blanche est son strict inverse, ce qui sous entend qu'elle est positive et stable mais, incomplète. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que la magie blanche n'est qu'un fragment égaré de " l'origine ". Un fragment qui s'est libéré à l'aube de l’existence, quand cette énergie s'est scindée. Le résultat est que le tout a été déstabilisé et que la magie noire est apparue suite à cela. Une magie noire qui a bien évidemment cherché à absorber ce fragment pour se reconstituer mais qui, malheureusement, était déjà condamnée. Elle s'est corrompue par elle-même, libérée de toute entrave, et a à son tour corrompue la magie blanche lorsqu'elle l'a retrouvé. La nature a fait que l'énergie positive était censée éliminer ce mal mais, au lieu de ça, elle a elle aussi était contaminée par une force qu'elle ne pouvait pas contenir et est devenue une énergie hypocrite au service de ce mal. C'est de cela dont je vous parle, la maladie en question existe bel et bien et elle s'appelle la corruption. Quant à son remède, en prenant en compte les facultés de régénération, d'absorption et de multiplication de la magie noire, il ne se résume qu'à l'injection d'un " Eurictide neutralisé couplé à un Plastitode pur " qui, en intégrant la magie noire, devrait se reproduire plus vite que les particules naturelles et ainsi, contaminer l'énergie négative toute entière et la faire revenir à son état d'origine, qui est l'intégralité et la neutralité. De ce fait, son influence sur le monde entier en sera altérée et l'illusion dans laquelle nous vivons, levée ! Vous allez maintenant me demander ce que deviendront tous ceux qui ont embrassé la magie noire, je vous répondrais que les plus forts s'adapteront et que les autres périront. Ce n'est là que la première partie du travail et elle est loin d'être finie car, je ne dispose que d'une minuscule quantité d'énergie pure et j'en ai bien trop besoin pour me permettre de l'étudier, ce qui signifie que je dois non seulement résoudre le problème du rapport maître/esclave entre les deux magies sans matière mais, que je dois aussi trouver le moyen de contaminer la magie noire à l'aveugle ... C'est un véritable jeu de piste à l'échelle de l'univers avec toute sa complexité ! Quant à la deuxième partie, elle n'en est pas des moindres non plus. Il faudra ensuite réorganiser ce monde et protéger l'origine en faisant oublier des mémoires cette science maléfique qui s'appelle la magie, ce qui impliquera fatalement le sang et le feu. Mais, la fin justifie les moyens et le nouveau monde ne gardera comme seul souvenir de moi que l’emprunte que je lui aurai laissé. Un monde pur, savant et équilibré. Et puisse l'univers se lever contre moi, rien ne m'en empêchera. Satisfaite Narydia ?

— On peut dire cela… J'attends de voir comment vous allez vous en sortir. Mais au fait, comment comptez-vous "m'utiliser" pour vous aider ?

Ils continuèrent leur avancée toute la journée, alternant leur place. Narydia tentait de voler un maximum, et lorsque son aile ne lui permettait plus, elle prenait la place d'Alekseï sur le cheval. Ce n'était pas un moyen pratique pour voyager. Mais cela fut bientôt interrompu par un petit évènement auquel ils ne s'attendaient pas. Sur la route de Beolan qui se rapprochait inéxorablement, ils croisèrent une escouade de soldats armés jusqu'aux dents. Ils étaient cinq, l'oeil avide et suspicieux. Impossible de les éviter, d'autant plus qu'ils avaient surpris la séraphine en train de voler. Il était trop tard pour se dérober.

L'ange ne perdit pas contenance et c'est avec assurance qu'ils croisèrent le chemin des hommes. Le cheval s'arrêta à quelques mètres de l'escouade. Les soldats étaient tous à cheval, sans exception. Une fuite serait impossible en cas de complication. Et les hommes étaient armés d'arcs longs, ce qui les dissuaderaient encore plus de leur échapper. Si Narydia ne voulait pas les tuer, il leur faudrait, à Alekseï et à elle, se plier à leurs exigences. Face à eux, la jeune femme se posa, tout près du cheval et d'Alekseï. Les soldats les jaugeaient d'un air peu amical.

— Que voulez-vous donc, Messieurs ?

Cette question n'était en aucun cas superflue. En effet, s'ils avaient voulu ne pas leur adresser la parole, ils auraient poursuivi leur chemin sans un mot. Mais le cas présent était tout à fait différent. La troupe s'était postée en formation offensive, et les encerclaient presque. Narydia fronça les sourcils et fit signe à Alekseï de ne pas intervenir pour le moment. Elle tenterait de désamorcer la situation, en sa position de femme, plutôt que de les voir faire chauffer le fer. L'un des hommes se distingua des autres en avançant sur son étalon, main sur le pommeau de son épée. D'une voix distinguée, il déclara sans animosité apparente… juste une sorte de ton apparenté à un ordre dissimulé :

— Nous venons de Beolan. Nous sommes chargés d'inspecter les voyageurs sur ces routes. Ces temps-ci, d'étranges marchandises circulent et un grand nombre de mes soldats en ont été victimes. Je souhaite retrouver les coupables, tout simplement Madame, afin de leur faire ravaler leur substance. Vous ne verrez donc pas d'inconvénient à ce que je vous fouille.

Narydia haussa un sourcil, méfiante. Ainsi, ils recherchaient des criminels. Elle prit une voix détachée et répondit simplement :

— J'en vois un, au contraire. Si je vous garantis que je ne sais pas de quoi vous parlez et que je ne porte pas sur moi ce genre de substance, vous ne me fouillerez pas.

L'homme se mit à rire. Visiblement il ne comptait pas céder comme ça. Et la nature de la séraphine ne l'impressionnait nullement. Celle-ci haussa donc les épaules, consentante et laissa le soldat fouiller son équipement. Lorsqu'il se rapprocha des parties qu'elle ne voulait pas qu'il touche, la jeune femme lui donna un léger coup du pommeau de son épée sur la main. Elle acceptait de se faire fouiller, ce qui était déjà une première, mais à la condition qu'il respecte sa demande et ne dépasse pas les bornes. Enfin, après une bonne minute, il recula et grimaça.

— Très bien. On va passer à votre partenaire.

Narydia rangea son épée à sa ceinture et jeta un oeil à Alekseï derrière elle. Étrangement, il ne paraissait pas rassuré.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Sam 2 Mar 2013 - 0:00

- On peut dire cela… J'attends de voir comment vous allez vous en sortir. Mais au fait, comment comptez-vous "m'utiliser" pour vous aider ?
- Of ...

C'est tout ce qu'il se contenta de répondre. En fait, s'il y avait bien une chose à ne pas lui expliquer, c'était bien celle-ci. Qu'aurait-elle dit s'il lui disait qu'il avait l'intention de lui extraire sa puissance de gré ou de force ? Elle aurait surement arrêté là et ce n'était pas ce qu'il voulait, silence donc ! Ils continuèrent leur avancée toute la journée, alternant leur place. Narydia tentait de voler au plus qu'elle le pouvait et, quand elle n'en pouvait visiblement plus, elle prenait place sur le cheval pendant qu'Alekseï marchait à pied. Ce n'était pas un voyage fort agréable en somme. Mais bientôt, cela ne serait plus leur préoccupation majeure. En effet, sur la route qui les mènerait à Béolan, ils rencontrèrent une bande de soldats lourdement armés. Au vu de leur uniforme, ils devaient surement être des gardes de la ville en patrouille, ce qui était bon signe, cela signifiait qu'il était sur le bon chemin. Ils étaient au nombre de cinq et ils semblaient sur le qui vive. Il n'était pas possible de les éviter, la confrontation était donc la seule solution.

Pourquoi ne pas montrer patte blanche ? Ils s'arrêtèrent à quelques mètres d'eux, et les soldats en firent presque tout autant. Presque puisqu'ils se déployèrent autour d'eux, armes en main et l'air peu amical. Était-ce une si bonne idée que ça en fin de compte ? Peut-être pas et c'est pour cette raison qu'il fallait garder la main sur l'épée, peut-être allaient-ils en avoir besoin même si face à de pareils montagnes et dans un état pittoresque, ils n'avaient aucune chance. Quant à la fuite, ils étaient à cheval et avaient des armes de tirs à distance, qui signifiait que c'était tout aussi impensable.

- Que voulez-vous donc, Messieurs ?

L'un des hommes s'avança vers eux, probablement leur chef.

- Nous venons de Beolan. Nous sommes chargés d'inspecter les voyageurs sur ces routes. Ces temps-ci, d'étranges marchandises circulent et un grand nombre de mes soldats en ont été victimes. Je souhaite retrouver les coupables, tout simplement Madame, afin de leur faire ravaler leur substance. Vous ne verrez donc pas d'inconvénient à ce que je vous fouille.

Pour Alekseï, les choses compliquaient déjà ...

- J'en vois un, au contraire. Si je vous garantis que je ne sais pas de quoi vous parlez et que je ne porte pas sur moi ce genre de substance, vous ne me fouillerez pas.

L'homme se mit à rire. Visiblement il n'avait pas l'intention de renoncer aussi facilement. Elle se laissa donc fouiller et ne manqua pas de le rappeler à l'ordre lorsqu'il égara ses mains. Après une bonne minute, il recula et grimaça.

- Très bien. On va passer à votre partenaire.
- ...

Le partenaire n'était justement pas rassuré car, à la différence de Narydia, il avait quelque chose à cacher, lui. Mais, il se laissa quand même faire et l'homme, qui le fouilla rapidement, ne trouva rien sur lui. En revanche, il avait remarqué le sac et le retourna également. Bien qu'il regorgeait d'objets douteux, son intention ne fut attirée que par une plaquette verdâtre, recouverte d'un mince tissu. Il la sortit et la montra à Alekseï.

- Qu'est-ce donc ?
- De la résine d'Opium.

Il l'observa un moment, la plaquette exposée, se demandant surement comment cet homme pouvait lui avouer la chose aussi naturellement.

- ... Rien que ça ?
- Ouais.
- Vous vous foutez de ma gueule ?
- Ouais.
- Ça suffit !


Dit-il avant de glisser la résine dans une poche intérieure à son uniforme.

- Je vous arrête !
- Cool.

Il l'attrapa ensuite par les épaules et le balança contre sa monture. Lui passant les mains dans le dos, il voulu le ferrer quand Alekseï, qui n'opposait aucune résistance, prit la parole à voix basse.

- Mais entre nous, c'est une grave erreur que vous faites là.
- Taisez-vous !
- Parce que bon, c'est pas comme si on pouvait trouver un arrangement.
- Taisez-vous j'ai dit !
- Réfléchissez bien. Ce n'est pas de l'argent que je vous propose.
- Croyez-vous que je sois aussi facilement corruptible ?
- Ouais ... T'as l'air d'un gros frustré mon gars. J'ai peut-être la solution.
- Je ne vous ai rien demandé.
- À moi non mais, à elle si.
- ...
- Si tu me laissais t'expliquer au moins.
- Vous avez dix secondes.
- Tu gardes la plaquette, tu prends mon Or et je t'offre mon esclave. Oui oui, t'as bien entendu, cette poupée est ma propriété. Cadeau !
- ... Et vous croyez que je vais vous croire ?
- Bah ouais, qu'est-ce que tu crois que je fous avec une fille pareille, ailée et seule, au milieu des plateaux de la lune ? Je tire mon coup et je m'en vais la revendre à Béolan, il y a que la-bas qu'ils pourront me l'acheter sans s'étonner.
- Et qu'est-ce qui motive votre geste ?
- J'ai des affaires urgentes à régler, la taule, ça tomberait au mauvais moment, vraiment.


L'homme s'éternisa à le ferrer, il réfléchissait et semblait gêné.

- Il y a un problème cependant, que vont dire mes hommes ?
- Saisie de marchandise illégale vu que j'ai pas mon titre de propriété sur moi, saisie de substance illégale et caution pour libération histoire de justifier l'Or.
- ...
- Marché conclu ?
- ... Marché conclu ... Mais, la tradition nous y oblige, on va quand même devoir vous passer à tabac.
- Vous faites votre travail.
- Bon les gars, ce monsieur paie sa caution ! C'est jour de paye aujourd'hui !


Il se saisit de son Or, de tout son or et le projeta au sol, invitant tous ses camarades à venir joyeusement lui " régler son compte ". Un " pétage de gueule " dans la règle de l'art, violent, long et gratuit ! Ces hommes prirent un malin plaisir à le ruer de coups, jusqu'à l'en faire cracher du sang. Un bon quart d'heure de souffrance, suivit d'un fou rire gras et général puis, enfin, ils le laissèrent tranquille.

- Bonne pioche ! Et saisissez-moi ce beau morceau de viande, marchandise illégale !

Dit-il en indiquant la séraphine. Ses hommes descendirent de leur cheval et se disposèrent autour d'elle en un cercle de plus en plus étroit. Rytchkine, au sol et couvert d'hématome, regardait Narydia du coin de l'oeil, sourire malsain au coin des lèvres.

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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Sam 2 Mar 2013 - 1:36

Après être tombé sur l'opium que transportait Alekseï, le garde s'était tourné vers Narydia, les yeux avides. De l'opium ! Mais d'où tenait-il cela ? L'ange n'y comprenait plus rien, et se retrouvait abasourdie et quelque peu secouée par la situation. Son esprit s'était égaré et ce fut à peine si elle parvint à entendre l'homme trapu s'exclamer :

— Bonne pioche ! Et saisissez-moi ce beau morceau de viande, marchandise illégale !

Les hommes l'encerclèrent après être descendus de leurs chevaux. Ils refermèrent un cercle autour d'elle. L'ange n'y comprenait rien. Quel était donc ce revirement de situation ? Qu'avait pu dire Alekseï au garde ? La réponse ne tarda pas à venir d'elle-même, en la personne du garde :

— Allez, ton maître t'a vendu à nous… ça ne te dirais pas d'en profiter un peu, ma belle ?

Tant de franchise la répugna. En une fraction de seconde, cet homme venait de perdre sa stature et sa dignité… un peu comme Alekseï qui la jaugeait à présent d'un sourire non dissimulé. Ainsi elle était son esclave et il comptait l'échanger contre sa propre liberté… et tout cela pour une bourse d'opium ? Il avait bien des choses à expliquer… mais ce n'était visiblement plus le moment de penser à ce futur règlement de compte.

— Voyons… je me ferai un plaisir de vous suivre puisque apparemment, cet homme n'a plus besoin de moi. Comme vous allez le faire, il ne faisait que profiter de moi. Vous ne savez en revanche pas ce que vous gagnez.

Il voulait jouer, ils allaient jouer. La jeune femme lui adressa un clin d'oeil qui en disait long sur son état d'esprit actuel. S'il avait un minimum de jugeote, il comprendrait pas le mot "besoin" qu'il se refusait lui-même l'aide de la séraphine qu'il avait tant réclamé. c'était tant pis pour lui. A présent, la jeune femme pourrait se faire une joie de le voir revenir à elle et s'excuser de cet acte stupide. Elle se mit à rire en repensant à ses paroles. Les hommes continuaient d'avancer vers elle et Narydia lança un regard enjôleur au garde. Il la saisit par l'avant-bras et l'ange ne rétorqua rien, hormis un sourire provocateur à Alekseï.

— Bien, puisque cet accord est conclu, je vous souhaite une bonne route en espérant ne plus croiser votre chemin,

lança-t-il au guerrier. Il fit monter la séraphine sur le cheval, et celle-ci s'exécuta. Après l'avoir rejoint, le garde ne tarda pas à passer ses bras autour d'elle pour attraper les rênes de l'animal. Il en profitait bien… Il fit signe à sa troupe qui s'ébranla dans un tonnerre de sabots. Narydia ne jeta pas un seul regard à Alekseï. Après tout, c'était lui qui perdait.

Plusieurs heures plus tard, le convoi avait posé ses marques dans les plaines. L'ange avait tenté de retenir le chemin qu'ils avaient emprunté. Il lui semblait qu'ils s'étaient dirigés vers Beolan, mais sans grande conviction. Finalement, la fatigue se fit ressentir et les chevaux commençaient à ralentir la cadence. La nuit allait tomber et ils avaient décidé de dresser un camp. Narydia les suivit sans mot dire, observant l'environnement et le comportement des hommes. Il lui fallait trouver une faille. Une faille qui lui permettrait de s'enfuir sans attirer l'attention des hommes… et ainsi lui épargner une longue course poursuite dans la nuit. Quoique ses ailes pourraient lui être d'un certain secours… à la condition que la douleur ne soit pas trop cuisante et handicapante. Il n'y avait là aucune certitude. Le "chef" avait dressé sa tente un peu à l'écart du camp. Les autres hommes s'étaient rassemblés autour d'un feu et mangeaient goulûment.

L'ange avait été entraînée avec le garde dans sa tente. Elle n'avait pas bronché et s'était contentée de le suivre. Sa tactique était très simple : lui faire baisser sa garde et frapper. Mais avant cela, elle devait établir une conversation, un lien d'entente… un lien évident et simple à trouver. Celui pour lequel il l'avait marchandée. L'homme retira son épée qu'il laissa tomber à même le sol. Un petit tabouret avait été installé dans la tente étroite pour accueillir son armure. Armure qu'il ne retira cependant pas, à l'exception près de son casque et de ses bottes. Narydia resta dans l'entrebâillement de la porte, attendant la suite des évènements. Le garde fit quelques pas dans la tente et soupira, avant de s'installer sur ce qui ressemblait à un couchage rudimentaire. Un simple peau constituait ses draps. Assis, les mains croisés sur ses genoux, il invita de la main l'ange à l'imiter. Ce qu'elle fit. Après s'être assise à côté de lui, la jeune femme regarda droit devant elle, ne souhaitant pas engager la conversation. L'homme soupira et tourna ses yeux vers elle, alors qu'elle continuait à ne pas le regarder. Ce fut d'une voix parfaitement calme et maîtrisée qu'il s'exprima :

— Vous n'êtes pas une esclave, n'est-ce-pas ?

L'ange ne répondit pas et ne cessa pas de garder les yeux rivés vers l'entrée de la tente. Elle n'avait rien à lui répondre. il savait tout. Cet homme n'était dupe, il avait parfaitement compris la ruse d'Alekseï.

— Vous êtes un séraphin. Votre race ne peut être asservie de cette façon, et encore moins par un imbécile. Car c'est ce qu'il est, n'est-ce-pas ? S'il vous a vendu ainsi pour sauver sa peau…

Narydia ne répondit rien. Elle se contenta de changer de cible du regard. Elle observait à présent le tapis qui s'étendait sous leurs pieds. Elle n'avait pas de réponse à lui donner. Et le garde le comprit bien puisqu'il enchaîna :

— Je ne porterai pas la main sur vous. J'aurais bien trop peur de me faire sanctionner par vos… semblables. D'autant plus qu'il parait que les anges sont cruels.

Il avait dit cela en souriant, ce qui n'échappa pas à la jeune femme. Elle poussa un faible soupir afin de tourner les yeux vers lui. Elle porta la main à son propre cou et dégagea le haut de son corset, offrant à la vue de l'homme la peau diaphane de la naissance de sa gorge. Si fragile. Une certaine émotion se peignait dans les yeux de la séraphine à cet instant… Une émotion bien lointaine de son précédent désir de fuir.

— Vous voyez… avant même de me connaître, de connaître mon identité, ne serait-ce qu'un centième de ma personne… je vous répugne. Je vous dégoûte car votre esprit comme celui de tous les autres a assimilé la cruauté et la perversion de certains de mes semblables, de mes ancêtres.

Elle tourna la tête et reporta de nouveau son regard sur le sol.

— Je ne suis qu'un instrument que l'on utilise de toute part pour son utilité, sa force, ou que sais-je encore… bientôt vous allez me donner à vos chiens sans remords et sans scrupules car je suis un séraphin… Un séraphin que tout le monde déteste. Mais avant d'être ce séraphin cruel et abominable, initiateur de conflits et porteur de peste insaisissable… je suis une femme.

Le garde cligna des yeux un instant. Ses traits avaient changé… il semblait maintenant rongé par la culpabilité. L'air soucieux, l'homme dirigea sa main rude et usée par la guerre vers le cou de la jeune femme. Il y déposa une caresse qu'il n'arrivait pas à amener à son terme. Narydia ne bougeait pas, trop vulnérable et touchée par cet état de fait. Sa conscience se bousculait en elle. Elle avait l'impression de n'être qu'une masse de magie, un instrument de massacre destiné à assouvir les désirs de certains et les cruautés d'autres, sans état d'âme… sans se prendre en compte elle-même autrement que par sa nature. Après quelques instants, elle retira la main de l'homme de sa peau. Celui-ci paraissait désemparé. Il balbutia sans conviction :

— Je peux vous apporter ce que vous désirez…

Narydia tourna ses yeux vers lui.

— Ni vous ni personne ne le peut.

— Je peux… je peux oublier votre nature.

La jeune femme secoua la tête. La main du garde se dirigeait à présent vers sa jambe.

— Je ne veux pas vous blesser. Comme les autres, la seule chose que vous m'apporterez sera différente ce que vous vous pensez capable de m'apporter. Comme tous les autres, vous ne me considérerez pas entièrement mais comme… une femme… juste une femme.

C'était trop tard. Le garde venait de s'emparer de sa taille pour la faire basculer sous son torse puissant. Narydia ignorait s'il s'agissait de ses intentions initiales qu'il avait dissimulées ou d'un changement de comportement… une subite attirance vers cet être céleste qu'il avait à portée de main et qui se montrait vulnérable devant lui. La jeune femme le repoussa de ses genoux, mais il avait enserré ses poignets fermement de ses mains. Finalement, ce qui arriva ne la réjouit pas. Il venait de tirer sur les lacets de son corset et ainsi la dévêtir à moitié. L'ange redoubla d'efforts et le repoussa violemment. Cette fois elle ne rata pas son coup. Il avait atterri contre le mur mais se redressa vivement. Narydia fit de même mais il l'avait déjà saisi à la jambe et tirait à présent ses vêtements. Si cela continuait ainsi, sa tenue allait finir en lambeaux. L'ange se dégagea et se propulsa en arrière d'un coup d'ailes. Elle profita de l'instant pour sortir de la tente. Les hommes étaient allés dormir. Seul un garde veillait un peu plus loin. Dos à elle. Une chance… Elle entendit le chef grogner derrière elle. Narydia ne réfléchit pas un instant de plus… un cri de sa part et il réveillait toute la garde… et s'échapper dans ces conditions serait délicat. Elle regagna donc la tente et se retrouva face à lui. La jeune femme se jeta sur lui, et concentra sa force pour lui plaquer un sérieux coup de genou dans sa partie des plus intimes. Ce qui le figea instantanément. Une dernière seconde et elle lui assena un coup monumental à la tête. Il risquait d'être assommé pour un moment… ce qui lui laisserait l'opportunité de s'échapper. A présent, tout était question de minutes.

L'ange se redressa vivement et se précipita en dehors de la tente. Elle vérifia que le vielleur était toujours de dos. A vrai dire, il semblait à moitié endormi vu sa posture sur le tonneau qui lui servait de tabouret. Narydia se glissa sans un bruit derrière la tente et commença à s'éloigner dans la nuit noire. Sur le chemin, elle tenta de rafistoler tant bien que mal son corset qui était détaché de toute part. Un geste brusque et il s'arracherait. Il lui faudrait prendre le temps de le recoudre. Elle ralentit le pas et s'arrêta, essoufflée. Lorsqu'elle redressa la tête, elle vit une forme devant elle. Un autre garde ?

— C'est pas vrai… laissa-t-elle échapper.


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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Sam 2 Mar 2013 - 23:00

- Allez, ton maître t'a vendu à nous… ça ne te dirais pas d'en profiter un peu, ma belle ?

Que la bagarre commence !

- Voyons … je me ferai un plaisir de vous suivre puisque apparemment, cet homme n'a plus besoin de moi. Comme vous allez le faire, il ne faisait que profiter de moi. Vous ne savez en revanche pas ce que vous gagnez.

... Ou pas. Rytchkine ravala son sourire. Il était étonné, voir même inquiet de la réponse de la Séraphine, ce n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait. Quel mauvais tour était-elle en train de lui jouer ? Il tourna sa tête vers elle, fronçant les sourcils comme pour lui demander ce qu'elle faisait, geste auquel elle se contenta de répondre par un clin d'oeil. Elle se mit à rire et lorsque le garde la saisit par le bras, elle ne fit absolument rien pour se défendre, se contentant d'afficher un sourire provocateur à Alekseï. L'homme qui a il l'avait vendu semblait lui-même étonné de sa coopération.

- Bien, puisque cet accord est conclu, je vous souhaite une bonne route en espérant ne plus croiser votre chemin.

Lança-t-il au scientifique avant de faire monter la Séraphine sur son cheval et de faire marcher sa troupe et de s'en aller, plantant le fier guerrier qu'il était là, avec son échec, au milieu de nul part. Il resta allongé un bon moment, à se repasser la scène pour comprendre ce qu'il venait de se passer.

- Et voilà Al' ! T'as encore merdé ! Tu as livré cette pauvre jeune femme à ces malotrus pour sauver ta peau, après tout ce qu'elle a fait et encaissé pour toi, j'espère que tu en es fier parce que moi non.
- Toi ta gueule ! Je ne pouvais pas savoir qu'elle réagirait de cette façon ! Je pensais qu'elle allait se défendre, utiliser sa magie pour se sortir du pétrin mais, même pas ! Elle s'est laissée faire !
- J'ai tout vu et j'ai tout entendu, tu as fait le salaud avec elle, c'est tout.
- Et qu'est-ce que ça peut te faire, dit-moi ?
- Ça me fait que ça m'attriste de te voir te comporter de cette façon avec cette fille.
- Ouais ... Si tu crois que ça n'attriste que toi ...


Il se releva, se crispant sous la douleur. Il avait reçu beaucoup de coups.

- Et bien si cela t'attriste aussi, va la retrouver, obtient son pardon et comporte toi dignement.
- Tu crois que j'ai que ça à foutre ?
- Tu as besoin d'elle, bien plus que ce que tu penses.
- Tu crois que j'ai que ça à faire que de me préoccuper de l'humeur d'une Séraphine prétentieuse et lunatique ?
- Si tu ne t'en préoccupes pas rapidement, je serais dans l'obligation de t'y forcer.
- Ah oui, et tu vas faire comment dit ? Tu sais qui tu es un peu au moins ?
- Je suis toi, enfin, ta conscience.
- Ma conscience parfaitement ! T'es mort et enterré !
- Allons, ne fait pas l'ignorant. Tu essais juste de m'oublier mais, malheureusement, tu n'y arrives pas. Je suis quand même admiratif de la façon dont tu arrives à me supporter sans chercher à m'apaiser.
- Je te subis, connard, je ne te supporte pas !
- Héhé ... Bien fait alors.
- Est-ce que tu vas me lâcher la grappe un de ces jours et tu vas continuer de me remettre ce que tu me reproches devant les yeux de jour comme de nuit jusqu'à ce que la mort nous sépare enfin ?!
- Même lorsque tu seras mort, je serais encore là à te condamner et à te sermonner. La seule différence, c'est que je ne pourrais plus rien pour toi. Tu devrais m'écouter tant qu'il en est encore temps, ne serait-ce qu'une seule fois dans ta vie.
- ...


Il eut ensuite un moment de silence, durant lequel il se contenta de vérifier si rien ne manquait dans son sac.

- Tu ne dis plus rien ?
- Non.
- Quel est ta décision ?


Alekseï regarda l'illusion à laquelle il parlait. Cette copie de lui-même se trouvait encore à l'endroit où il s'était fait matraquer.

- ... Par où ils sont partis ?
- Ah ... Et bien je te répondrais qu'il suffit de suivre les empruntes des chevaux. La pluie de cette nuit a rendu le sol boueux et ils ont marqué le chemin en s'en allant.

Il remonta ensuite sur le cheval alors que sa conscience " s'évaporait ". D'un geste de rennes, il le fit galoper en parallèle des traces. Il valait mieux pour lui ne pas les rattraper tout de suite, la nuit tomberait tôt ou tard et ils établiraient un campement. À ce moment là et uniquement à ce moment là, il pourrait intervenir. En attendant, il fallait les pister. Il était un rôdeur qui n'avait certes pas l'habitude de la traque mais, un rôdeur quand même et il avait une excellente piste, ça ne serait pas bien difficile de les retrouver. Il remonta les traces pendant plusieurs heures. Bien qu'il se soit mit en tête de la retrouver, il n'arrivait pas à décolérer.

" Elle m'épuise, elle m'épuise tout simplement ! Pourquoi, bordel de merde, a-t-elle accepté de les suivre ?! Saleté ! Elle ne comprend rien et veut les que les autres la suivent dans son délire ! Me voilà en train de lui courir après alors que c'est une ... Séraphine ! Une hypocrite, une prétentieuse, un être malsain et faux ! Et tout ça pour quoi ? Pour le bien de l'univers ... Ah, elle est belle la lumière ! Je vais lui faire bouffer son malice moi ! Elle va me le payer, elle va me le payer très cher !!! "
" Relax Bro', c'est qu'une de tes nombreuses victimes, c'est pas la peine de la charger comme ça ! Elle est même pas au courant de tout ton bordel ! "
" Toi ta gueule ! Je lui ai expliqué, elle a rien voulu comprendre, c'est une servante de la noirceur, elle payera sa trahison ! "
" Mais de quelle trahison tu parles Bro' ? C'est une pauvre Séraphine lâchée dans un monde noir et hostile, elle ne connait ni peu ni grand, elle ne sait pas d'où elle vient ni où elle va, tu peux pas la condamner pour ça, c'est juste immonde ! "
" Elle a une cervelle, comme tout le monde ! Rien ne l'empêche de réfléchir ! Si elle se posait au moins une fois la question, elle se rendrait compte que tout est faux ! Mais elle ne le fait pas ! Elle ne le fait pas parce qu'elle se plait dans son aveuglement ! C'est une corrompue, comme tant d'autres ! "
" Mais quelle question va-t-elle se poser ?! "
" La même que je me suis posé ! "
" Toi et elle c'est pas la même chose ! Peut-être qu'elle n'a pas envie ! Peut-être qu'elle a peur de ce qu'elle pourrait découvrir ! Peut-être que tout ceci la dépasse et qu'elle n'a simplement pas envie de ruiner sa vie plus qu'elle ne l'est déjà ! Elle n'a aucune obligation de comprendre ce qu'il se passe, ce n'est qu'une victime parmi les victimes ! Tu y as pensé un peu à quel aspect aurait sa vie si elle devait marcher sur le même chemin que toi ? "
" Et la mienne de vie ?! Qui y a pensé à ma chienne de vie pour que j'aille penser à celle des autres ?! Pourquoi c'est à moi et à moi seul de prendre cette responsabilité ?! "
" ... Personne ne t'as obligé à la prendre. "
" ... Ecoute Maestro, fout moi la paix. "
" Si ça peut te faire plaisir Bro' mais, mon point de vue ne changera pas. "
" Je m'en contrefiche de ton point de vue, je te demande juste de me laisser tranquille. "
" ... Comme tu veux. "
" Ah, et va dire aux autres de fermer leur grande gueule également ! Je ne veux plus entendre personne ! "

" Je leur dirais. "

Finalement, la troupe s'arrêta et monta un camps. Alekseï les vit au loin, il descendit alors de son cheval et s'en alla se cacher, le temps que la nuit tombe complètement et que ces hommes soient emportés par le sommeil. Peut-être une heure, ou deux, et, finalement, il se décida à sortir de sa cachette. Tout le campement était bel et bien endormis, il se remarqua la tente qui semblait la plus grande et surtout, la seule qui, de part la lumière qui se trouvait à l'intérieur, reflétait l'ombre d'une femme sur le tissu. S'il ne voulait pas se faire remarquer, il devrait se cacher. Il s'empara d'un tonneau, le vida discrètement de son contenu et faufila jusqu'au derrière de la tente. Il avait du bruit à l'intérieur, l'homme et Narydia n'étaient visiblement pas endormis. Il avait donc deux solutions. Soit il profitait de l'effet de surprise pour pénétrer l'abris et tuer cet humain, au risque qu'il ne crie un peu trop fort et n'alerte ses camarades, soit il pouvait attendre qu'il s'endorme à son tour, pour récupérer la Séraphine discrètement. Il réfléchissait sur la meilleure méthode quand il entendit le chef parler.

- Vous n'êtes pas une esclave, n'est-ce-pas ?

Il n'était pas si bête que ça. Narydia ne lui répondit pas.

- Vous êtes un séraphin. Votre race ne peut être asservie de cette façon, et encore moins par un imbécile. Car c'est ce qu'il est, n'est-ce-pas ? S'il vous a vendu ainsi pour sauver sa peau …

Comment un simple soldat pouvait-il être au courant de ça ? D'accord, il officiait pour Béolan mais, tout de même, ce n'était pas une science à la portée de tous. Un ancien magicien peut-être ?

- Je ne porterai pas la main sur vous. J'aurais bien trop peur de me faire sanctionner par vos… semblables. D'autant plus qu'il parait que les anges sont cruels.

Il ne croyait pas si bien dire ...

- Vous voyez… avant même de me connaître, de connaître mon identité, ne serait-ce qu'un centième de ma personne… je vous répugne. Je vous dégoûte car votre esprit est comme celui de tous les autres a assimilé la cruauté et la perversion de certains de mes semblables, de mes ancêtres.

Alekseï arqua un sourcil. La Séraphine se sentait-elle coupable de quelque chose ?

- Je ne suis qu'un instrument que l'on utilise de toute part pour son utilité, sa force, ou que sais-je encore… bientôt vous allez me donner à vos chiens sans remords et sans scrupules car je suis un séraphin… Un séraphin que tout le monde déteste. Mais avant d'être ce séraphin cruel et abominable, initiateur de conflits et porteur de peste insaisissable… je suis une femme.
" ... Qu'est-ce qu'elle raconte ? "

Cette noire image qu'elle avait de ses semblables, et donc d'elle-même, était assez surprenante dans la mesure où cela allait d'une certaine façon en contradiction avec les précédents propos qu'elle lui avait tenu. Était-elle honteuse de sa condition ou simplement peinée que tout le monde la considère en tant que séraphin avant de la considérer en tant qu'être vivant à part entière ?

- Je peux vous apporter ce que vous désirez …
- Ni vous ni personne ne le peut.

Ce n'était pas qu'une simple histoire de fesse apparemment, son malaise était plus grave que ça visiblement. Pourquoi ne pas l'avoir déclaré qu'une fois dans le pétrin et pas avant ? Et surtout, pourquoi n'en avait-elle pas parlé à Alekseï ?

" Parce qu'elle ne m'a jamais fait confiance ... "

Cette réponse lui était venue comme un éclair mais, rien ne prouvait sa véracité. Quelque part, il était blessé ... Ou plutôt, il culpabilisait. Il fallait reconnaître qu'il n'avait rien fait pour l'aider et, qui plus est, volontairement !

- Je ne veux pas vous blesser. Comme les autres, la seule chose que vous m'apporterez sera différente ce que vous vous pensez capable de m'apporter. Comme tous les autres, vous ne me considérerez pas entièrement mais comme… une femme… juste une femme.
" Il faudrait savoir ce que tu veux ma petite ! "

Un manque de considération ... C'est ça ce qui n'allait pas ? Malheureusement elle n'avait pas le choix, comme tout le monde de vivant, personne ne choisissez qui il était et d'où il venait. Elle devait faire avec, pourquoi l'existence ferait-elle une exception pour elle ? Quant à voir la femme qui se cachait derrière le masque de la Séraphine, ce n'était pas donné à tout le monde et surtout pas à ce soldat. Rytchkine s'en était lui-même contrefiché de savoir qui elle était. S'il étudiait sa psychologie, ce n'était que pour servir ses intérêts ... Intérêts qui pourraient maintenant être servis avec plus d'efficacité. Elle avait mal, il suffisait de l'apaiser. Malheureusement, cela impliquerait surement qu'il serait le premier à s'ouvrir à elle, sans être sûr de ce qu'il pourrait se passer ensuite, puisque la sincérité serait de mise. Il était assis au fond du tonneau, à réfléchir à ce qu'elle venait de dire. Pourquoi toutes ces barrières et ces entraves ? Ne pouvait-il pas simplement oublier les codes et les devoirs et l'apprécier pour ce qu'elle était ? Cela serait dangereux, très dangereux dans la mesure où il devrait s'aventurer dans un terrain inconnu, avec pour seule arme et pour seul guide ... Lui-même. Pas de raison, pas de sentiments ... Juste une page blanche sur laquelle elle pourrait tout écrire ... Cette idée lui faisait froid dans le dos, lui qui était habitué à la certitude, à la vérité et la compréhension exempt de doute que lui offrait la science !

Absorbé par sa réflexion, il avait complètement oublié Narydia et ne se souvint d'elle que lorsqu'il entendit les pas de cette dernière. Elle était passée juste à côté de lui, près du tonneau, et elle semblait s'éloigner du camps. La cadence était rapide et irrégulière, il s'était passé quelque chose. Il se tapa le front avec le plat de la main, pourquoi n'avait-il pas fait attention au lieu de réfléchir ? Finalement, ce fut au tour du chef de la garde de sortir de la tente, service trois pièce encore chaud, et de se poster devant le tonneau, dos tourné, observant la séraphine s'éloigner.

- Pauvre sotte, tu n'iras pas bien loin et nous te retrouverons sans doute le soleil levé. Profite bien de ta dernière nuit de liberté !

Ce qu'il n'avait pas remarqué, c'est que Rytchkine était sorti de sa cachette. Il debout, juste derrière lui. Il n'en rendit compte que lorsqu'une main se mit devant sa bouche pour l'empêcher d'hurler et qu'une lame lui trancha froidement la gorge.

- Je te dis quand même merci vieux, grâce à toi, j'ai eu des réponses !

Il se pencha ensuite sur son cadavre et le dépouilla, reprenant son Or, sa drogue mais, aussi, tous les effets personnels de valeur qu'il pouvait avoir sur lui avant de prendre la poudre d'escampette. Il s'en alla retrouver sa monture et prit la direction supposée que la Séraphine avait emprunté. Il la retrouva au bout d'une heure de galop. Elle s'était arrêtée, elle était essoufflée. Son corset était dans un mauvais état, on aurait dit qu'il allait tomber d'une seconde à l'autre. Alekseï était honteux, il ne pouvait pas le cacher. Il descendit de sa monture et s'approcha d'elle calmement.

- Hum ... Si vos bas ne sont pas déchirés, je peux en conclure qu'il ne vous a pas fait trop de mal. Vous voyez, il est passé à l'action lui ... C'est pas comme moi qui parle, qui parle mais, qui ne fait rien au final. Enfin, je ne pense pas que ce soit très important pour vous. Je ... Enfin m'excuser ne ferait que dégrader davantage mon image, je dois savoir assumer mes responsabilités mais, sachez tout de même que mon intention était toute autre. Je pensais sincèrement que vous n'alliez pas vous laisser faire et que vous useriez de votre magie pour les tuer et donc, rétablir la situation. Je ne sais pas ce qui a motivé votre geste mais, vous m'avez fait mal. Certainement pas comme j'ai pu vous faire souffrir mais, bien plus que vous ne le pensez.

Je vous ai suivi ... J'étais caché dans le tonneau derrière la tente, j'ai tout entendu. Voyez-vous Narydia, vous vous blâmez vous-même d'être une séraphine et vous souffrez de votre condition dans la mesure où personne ne veut voir le dessous des cartes. En fait, vous êtes dans la même situation que moi, vous avez un aperçu de ce que je ressens quand je me rend compte que personne ne veut voir ce qu'il se cache derrière les apparences. Nous sommes exactement dans la même situation mais, les échelles sont différentes. La votre si limite à votre propre personne, la mienne, à l'univers tout entier. Vous en avez un excellent aperçu, vous croyez que c'est facile ? Et bien maintenant vous avez la preuve du contraire.

Il se rapprocha d'elle et, il hésita à la prendre.

- Vous n'auriez jamais pu me donner une meilleure réponse à mes questions que lors de votre courte discussion avec cet homme ... Homme que j'ai tué après votre départ. Je vous croyais incapable de comprendre, je me rend compte que vous l'avez déjà fait, à votre propre échelle certes, mais, c'est déjà quelque chose d'énorme. Si je vous garde auprès de moi, c'est parce que j'espère pouvoir bientôt pouvoir vous extraire votre puissance magique afin de tester ma théorie. J'ai emmené le siphon avec moi et cette clé que je porte autour du cou sert à l'activer. Je ne comptais le faire derrière votre dos mais, je comptais profiter du meilleur moment pour vous la prendre après quoi je vous aurai tout expliqué. Peut-être que j'aurai été lâche, peut-être que j'aurai été traître mais, croyez bien que cela aurait été fait à contrecoeur, vous méritez tellement mieux ... J'ai était imbécile, comme toujours.

Il baissa la tête et remuait la terre avec son pied, il était gêné.

- Je ne sais pas ce que je devrais faire maintenant, peut-être vous serrez contre moi et vous exprimer toute mon repentir mais, vous me traiteriez d'hypocrite. Peut-être devrais-je plutôt m'en aller et vous soulager de ma présence à vos côtés, je pense que je vous ai assez nuit comme ça ... Mais vous me traiteriez de lâche. Alors, je pense plutôt que je vais vous laissez seule juge de la situation et que je me plierai à votre décision. Ce n'est pas de la couardise, ce n'est que le plus censé des actes.

Il s'en alla ramasser la cape et la lui passer autour des épaules puis, il prit le sac et donna un coup sur les fesses du cheval, qui s'en alla au galop, disparaissant à l'horizon.

- Lorsque la patrouille se réveillera, ils découvriront le corps inerte de leur chef et se mettrons immédiatement à votre poursuite, par ma faute malheureusement. Vous avez laissé des empruntes sur le sol, ils pourront facilement vous retrouver. La seule solution est donc d'atteindre les montagnes avant que le soleil se lève, nous ne pourront pas laisser de marque sur la roche brute et en les traversant, nous devrions atteindre Béolan plus rapidement. De cette façon, nous les sèmerons et gagneront du temps même si je ne vous cache pas que le terrain est dangereux ... Qu'en dîtes-vous ?
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 3 Mar 2013 - 0:30

L'ombre s'approchait peu à peu à cheval, ce qui inquiétait Narydia. L'ange fut néanmoins rassurée lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait d'Alekseï… quoique le mot "rassurée" était mêlé à un sérieux doute. Elle tenta de resserrer au mieux son vêtement autour d'elle, ce qui n'empêcha pas au guerrier de le remarquer. Il était descendu de son cheval et l'avait rejointe.

— Hum ... Si vos bas ne sont pas déchirés, je peux en conclure qu'il ne vous a pas fait trop de mal. Vous voyez, il est passé à l'action lui ... C'est pas comme moi qui parle, qui parle mais, qui ne fait rien au final. Enfin, je ne pense pas que ce soit très important pour vous. Je ... Enfin m'excuser ne ferait que dégrader davantage mon image, je dois savoir assumer mes responsabilités mais, sachez tout de même que mon intention était toute autre. Je pensais sincèrement que vous n'alliez pas vous laisser faire et que vous useriez de votre magie pour les tuer et donc, rétablir la situation. Je ne sais pas ce qui a motivé votre geste mais, vous m'avez fait mal. Certainement pas comme j'ai pu vous faire souffrir mais, bien plus que vous ne le pensez.

Bien évidemment, il ne lui avait pas fait "trop" de mal… Et l'ange se demandait dans quel état d'esprit aurait pu être le guerrier si cela été arrivé. Quoiqu'il en soit, elle ne l'aurait jamais laissé faire. Ce vêtement déchiré n'était que le résultat d'une inattention de sa part et d'un moment de faiblesse. Moment qu'elle ne réitérerait pas. Quant aux termes d'Alekseï, l'ange avait du mal à vraiment voir où il voulait en venir. Elle ne comprenait pas la douleur qu'elle lui avait fait éprouvé et qu'il mentionnait.

— Je ne tue qu'en dernier recourt. En spécialiste des séraphins que vous êtes, je pensais que cette idée vous aurait effleuré… Quant à ma magie, elle n'est pas une arme que je peux manier à ma convenance pour toute sorte de raison injustifiée. Ce n'est pas un jeu.

Même si ces mots étaient plutôt dénués de sympathie, la jeune femme parlait sans aucune animosité. Elle se contentait d'observer Alekseï, le regard vide.

— Je vous ai suivi ... J'étais caché dans le tonneau derrière la tente, j'ai tout entendu. Voyez-vous Narydia, vous vous blâmez vous-même d'être une séraphine et vous souffrez de votre condition dans la mesure où personne ne veut voir le dessous des cartes. En fait, vous êtes dans la même situation que moi, vous avez un aperçu de ce que je ressens quand je me rend compte que personne ne veut voir ce qu'il se cache derrière les apparences. Nous sommes exactement dans la même situation mais, les échelles sont différentes. La votre si limite à votre propre personne, la mienne, à l'univers tout entier. Vous en avez un excellent aperçu, vous croyez que c'est facile ? Et bien maintenant vous avez la preuve du contraire.

A présent, la jeune femme blêmissait légèrement. Ainsi, il avait tout entendu… non pas qu'elle ai voulu lui cacher cela, mais elle avait simplement parlé à la mauvaise personne, au mauvais moment. Elle n'aurait d'ailleurs pas dû parler du tout. Alekseï l'avait comprise. Il avait parfaitement saisi son problème, ce qui la travaillait jour et nuit dès qu'elle fréquentait un être différent de sa nature. Et c'était chose constante avec Alekseï. Même s'il ne s'en rendait pas compte, il la mettait à l'épreuve constamment. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées et plutôt confuse, le guerrier s'approcha davantage d'elle.

— Vous n'auriez jamais pu me donner une meilleure réponse à mes questions que lors de votre courte discussion avec cet homme ... Homme que j'ai tué après votre départ. Je vous croyais incapable de comprendre, je me rend compte que vous l'avez déjà fait, à votre propre échelle certes, mais, c'est déjà quelque chose d'énorme. Si je vous garde auprès de moi, c'est parce que j'espère pouvoir bientôt pouvoir vous extraire votre puissance magique afin de tester ma théorie. J'ai emmené le siphon avec moi et cette clé que je porte autour du cou sert à l'activer. Je ne comptais le faire derrière votre dos mais, je comptais profiter du meilleur moment pour vous la prendre après quoi je vous aurai tout expliqué. Peut-être que j'aurai été lâche, peut-être que j'aurai été traître mais, croyez bien que cela aurait été fait à contrecoeur, vous méritez tellement mieux ... J'ai était imbécile, comme toujours.

Voilà une révélation qui avait du lui coûter cher… et qui laissait l'ange interdite de stupeur. Ainsi, il menait ce voyage à ses côtés dans le seul but de lui "voler" sa magie ? C'était là la "façon de l'aider" dont il parlait ? Narydia ne répondit pas. Les mots restaient bloqués dans sa gorge. Et elle ne savait même pas quoi penser de tout cela… des reproches ? de la tristesse ? … S'il lui en parlait maintenant, c'est qu'il avait compris la mesure de son acte et s'en voulait, ce qui diminuait son tord. Mais c'était tout de même ce que la séraphine avait redouté depuis le début. Il voulait l'utiliser.

— Je ne sais pas ce que je devrais faire maintenant, peut-être vous serrez contre moi et vous exprimer toute mon repentir mais, vous me traiteriez d'hypocrite. Peut-être devrais-je plutôt m'en aller et vous soulager de ma présence à vos côtés, je pense que je vous ai assez nuit comme ça ... Mais vous me traiteriez de lâche. Alors, je pense plutôt que je vais vous laissez seule juge de la situation et que je me plierai à votre décision. Ce n'est pas de la couardise, ce n'est que le plus censé des actes. Lorsque la patrouille se réveillera, ils découvriront le corps inerte de leur chef et se mettrons immédiatement à votre poursuite, par ma faute malheureusement. Vous avez laissé des empruntes sur le sol, ils pourront facilement vous retrouver. La seule solution est donc d'atteindre les montagnes avant que le soleil se lève, nous ne pourront pas laisser de marque sur la roche brute et en les traversant, nous devrions atteindre Béolan plus rapidement. De cette façon, nous les sèmerons et gagneront du temps même si je ne vous cache pas que le terrain est dangereux ... Qu'en dîtes-vous ?

— Vous vous trompez dans tous les cas, se contenta de répondre la jeune femme.

Tout était plutôt confus dans son esprit. Elle ne savait plus ce qu'elle voulait ni comment se comporter face à cette révélation qui remettait en question leur voyage. Pourtant, l'ange décida de remettre cette discussion à plus tard. Pour le moment, il fallait s'éloigner de là et brouiller les pistes. La jeune femme serra la cape autour d'elle et commença à marcher. Elle lança simplement à Alekseï, tout en regardant l'ombre de la chaine de montagnes qui se dressait dans le noir à l'horizon :

— La seule chose que je sais, c'est que je ne veux pas que vous partiez.

Pour l'instant, Narydia n'avait pas de réponse à lui donner, ni d'arguments. Elle devait réfléchir. Ils avancèrent tous deux pendant un long moment, jusqu'à arriver sur la roche des montagnes. La nuit toucherait bientôt à sa fin et la séraphine était épuisée par les évènements. Elle commençait à peiner dans leur avancée et progressait de moins en moins vite. Son esprit était embrouillé de questionnements divers. Ils avaient passé des heures sans échanger un mot, juste à marcher. Avancer pour se mettre en sécurité, c'était la priorité. Enfin, l'aube pointa à l'horizon, et avec elle la fatigue de Narydia s'intensifia. Elle avançait derrière Alekseï lorsqu'elle mit fin à ce silence :

— Je ne vous ai pas parlé de cela car tout s'est mis en place dans mon esprit lors de la soirée sur la falaise. Lorsque vous m'avez reproché d'être aveuglée et de ne pas vouloir comprendre… Je… je me suis rendue compte que j'avais ce mal-être depuis une éternité et que je n'avais jamais réussi à poser un mot dessus. Je l'avais toujours laissé de côté, mais vous l'avez fait ressurgir. Ce moment avec ce garde stupide… c'était un moment de faiblesse de ma part, durant lequel ma vie n'avait plus d'importance.

La jeune femme s'était arrêtée et regardait Alekseï d'un regard tout autre que d'habitude. Elle avait perdu cet air de défi et de provocation qu'elle avait d'habitude, pour ne laisser place qu'à une sorte de peur et de tristesse. Elle resserra sa cape, gagnée par le vent mordant qui sifflait dans les montagnes et baissa les yeux.

— C'est stupide, cette façon de n'avoir pas réagi, d'être demeurée un être faible devant cet homme… Et de toute évidence mon comportement en général était injustifié. Je me suis moi même placée dans cette situation sans aucune conscience… Vous êtes si insaisissable, si lointain et inaccessible… J'en ai pris vos mots à la lettre et j'ai joué à ce jeu comme à tout autre jeu habituel, mais cette fois c'était différent… Je ne me suis pas sentie utile à vos côtés. Je pensais que vous alliez me laisser me débrouiller, ce que j'aurais d'ailleurs pu faire…

Narydia avait du mal à exprimer ce qu'elle pensait vraiment. Parler de cela était quasi insurmontable pour elle, qui ne souhaitait démontrer que son assurance et son aisance dans cette aventure. La réalité était en fait loin de là. La réalité, c'était qu'elle commençait à ressentir un besoin de supporter Alekseï. Le besoin qu'il s'appuie sur elle, sur ses conseils, et sur sa présence. Le besoin de ne pas être qu'un être ailé doté de magie à ses yeux. La jeune femme tenta un sourire, qui ne parvint cependant pas à terme.

— Si j'avais compris ce que vous venez de me dire, je n'aurais pas agi aussi stupidement… Je suis désolée.


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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 3 Mar 2013 - 15:53

- Vous vous trompez dans tous les cas.

Se contenta-t-elle de lui répondre. Une réponse qui l'étonna un peu, ne lui en voulait-elle pas ? Quoi qu'il en soit, elle ne rajouta rien de plus. Elle serra la cape autour d'elle et se mit en route, dépassant le scientifique dans un premier temps puis, marchant à ses côtés quand ce dernier se mit également en marche et qu'il la rattrapa. Seulement, à peine eussent-ils fait quelques pas qu'elle " rassura " Alekseï.

- La seule chose que je sais, c'est que je ne veux pas que vous partiez.

Effectivement, elle ne semblait pas lui en vouloir, enfin, en apparence. Elle était songeuse et c'est bien ce qui l'inquiétait, quelle décision pouvait-elle prendre ? À quoi pensait-elle précisément ? D'accord, elle ne voulait pas qu'il s'en aille mais, était-ce suffisant pour se rassurer et se dire que les choses devraient revenir à la normale ? Non, certainement pas, tout pouvait encore arriver. Ils marchaient depuis déjà longtemps, dans le silence, sans qu'ils ne s'échangent le moindre mot. Ils avaient atteint les montagnes, difficilement certes, mais, ils y étaient. La nuit prenait fin et la Séraphine ralentissait peu à peu, elle était fatiguée. Elle avançait maintenant derrière lui, il marchait moins vite lui aussi mais, il ne fallait pas encore s'arrêter.

- Je ne vous ai pas parlé de cela car tout s'est mis en place dans mon esprit lors de la soirée sur la falaise. Lorsque vous m'avez reproché d'être aveuglée et de ne pas vouloir comprendre… Je… je me suis rendue compte que j'avais ce mal-être depuis une éternité et que je n'avais jamais réussi à poser un mot dessus. Je l'avais toujours laissé de côté, mais vous l'avez fait resurgir. Ce moment avec ce garde stupide… c'était un moment de faiblesse de ma part, durant lequel ma vie n'avait plus d'importance.

Elle s'était arrêtée et lui aussi. Il s'était retourné, attendant la suite, et elle le regardait d'un air peu ordinaire, il n'y avait plus cette " braise ", cette animosité dans son regard. Différent, pas amical mais pas hostile non plus. Il ne parvenait pas à bien le cerner, on aurait de la peur mêlée à de la peine mais cela lui paraissait un peu trop surréaliste pour être vrai.

- C'est stupide, cette façon de n'avoir pas réagi, d'être demeurée un être faible devant cet homme… Et de toute évidence mon comportement en général était injustifié. Je me suis moi même placée dans cette situation sans aucune conscience… Vous êtes si insaisissable, si lointain et inaccessible… J'en ai pris vos mots à la lettre et j'ai joué à ce jeu comme à tout autre jeu habituel, mais cette fois c'était différent… Je ne me suis pas sentie utile à vos côtés. Je pensais que vous alliez me laisser me débrouiller, ce que j'aurais d'ailleurs pu faire…

Il l'écoutait, sans afficher laisser transparaître le moindre signe, le moindre indice qui pourrait la renseigner quant à ce qu'il pourrait penser vis-à-vis de ses dires. Elle tenta maladroitement de sourire mais, elle n'y arriva pas.

- Si j'avais compris ce que vous venez de me dire, je n'aurais pas agi aussi stupidement… Je suis désolée.

Au moins, c'était dit. Tout avait donc commencé sur la base d'une incompréhension mutuelle ... Ou d'une compréhension tardive. Il baissa la tête et se rapprocha d'elle.

- Dans ce cas, nous n'avons qu'à tourner la page et à en réécrire une. Faisons table rase du passé et repartons sur une meilleure base. Le voyage n'est pas encore terminé, on devrait essayer de profiter de ce qu'il reste pour mieux se connaitre et, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, mieux s'apprécier, sans cachotteries et sans préjugés cette fois-ci. Je me suis trompé sur votre cas, je vous ai pris pour ce que, visiblement, vous n’étiez pas, c'est un erreur que je ne recommencerai pas une deuxième fois. Quant à votre sentiment d'inutilité et votre inertie, c'était peut-être justifié mais infondé, j'aurai dû anticiper et me montrer plus sincère avec vous, vous vous seriez évité cette peine. Il vous reste cependant bien des choses à comprendre mais, tout ceci viendra en temps voulu, cela ne dépend pas de ma volonté mais bien de la votre.

Cela lui faisait très bizarre de parler à une Séraphine de cette façon sans que sa haine ne lui broie le coeur, c'est comme si elle s'était envolée ... C'est bien cela qui lui faisait peur et qu'il redoutait en changeant sa démarche. Étrangement, il ne le regrettait pas ... En fait, il commençait à voir cette femme sous un autre angle, angle qu'il se devait d'explorer et de comprendre en tant que scientifique mais, qu'il se devait aussi de s'en méfier et de l'éviter, au vu de sa " mission ". Un dilemme en somme ou un piège d'un autre point de vue. Il devait être prudent et ne pas perdre de vu la raison première de tout ceci, même si la tentation d'aller plus loin et d'obtenir plus que ce qu'il était venu chercher à l'origine était très forte. Il le savait cependant, la tâche serait difficile, voir impossible. Mais, c'était un risque à prendre.

- Hum ... Je sais que vous êtes trop fatiguée pour continuer de marcher mais, malheureusement, il est encore bien trop tôt pour s'arrêter ... Vous voulez que je vous porte ou vous pouvez encore vous forcer un peu ?
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 3 Mar 2013 - 16:40

— Dans ce cas, nous n'avons qu'à tourner la page et à en réécrire une. Faisons table rase du passé et repartons sur une meilleure base. Le voyage n'est pas encore terminé, on devrait essayer de profiter de ce qu'il reste pour mieux se connaitre et, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, mieux s'apprécier, sans cachotteries et sans préjugés cette fois-ci. Je me suis trompé sur votre cas, je vous ai pris pour ce que, visiblement, vous n’étiez pas, c'est un erreur que je ne recommencerai pas une deuxième fois. Quant à votre sentiment d'inutilité et votre inertie, c'était peut-être justifié mais infondé, j'aurai dû anticiper et me montrer plus sincère avec vous, vous vous seriez évité cette peine. Il vous reste cependant bien des choses à comprendre mais, tout ceci viendra en temps voulu, cela ne dépend pas de ma volonté mais bien de la votre.

Visiblement, Alekseï semblait vouloir tirer un trait sur cette histoire. Ce n'était pas pour déplaire à l'ange qui ne souhaitait plus en reparler. Mais malgré sa réponse, elle avait l'impression qu'il ne répondait pas tout à fait à ce qu'elle attendait de lui. Non pas qu'elle attendait une quelconque compassion de la part du guerrier… Loin de là. Mais il n'abaissait toujours pas suffisamment sa garde pour lui laisser entrevoir quelqu'un d'autre que cet homme encapuchonné difficile à cerner. Et c'était le désir de Narydia : elle voulait en découvrir davantage sur lui et mieux le connaître, comme lui-même, apparemment. Excepté que ses dires contredisaient un peu ses actes.

— Hum ... Je sais que vous êtes trop fatiguée pour continuer de marcher mais, malheureusement, il est encore bien trop tôt pour s'arrêter ... Vous voulez que je vous porte ou vous pouvez encore vous forcer un peu ?

— Je ne vous laisserai jamais cette peine, même si je dois ramper sur le sol pour avancer.

La jeune femme se remit à marcher, et atteignit la hauteur de l'homme. Elle commençait à avoir sérieusement froid, la cape ne la réchauffant pas vraiment avec les nombreuses déchirures de son haut qu'elle continuait de tenir avec peine. Ils se remirent en route, doucement. Le but pour Narydia étant de ne pas s'arrêter, même si la fatigue l'écrasait. Ils marchèrent encore plusieurs heures, jusqu'à atteindre le milieu de la matinée. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel et le ciel dégagé. A cette heure-ci seulement, ils osèrent s'arrêter un moment pour reprendre des forces. Leur halte n'allait pas durer bien longtemps, par précaution. Ils n'étaient jamais à l'abris de la troupe de gardes qui avaient dû partir à leur recherche.

Ils s'installèrent dans un creux dans la roche creusé contre la montagne, les abritant du vent et des regards. il s'agissait d'un abris très rudimentaire, bien éloigné du confort de la grotte. Mais cela suffirait pour une pause. Narydia s'installa sur un rocher et resserra le plus fortement possible la cape autour d'elle, afin qu'elle l'emmitoufle parfaitement. Puis, elle retira son corset de dessous sa cape et examina les coutures arrachées. La jeune femme grimaça et dit sur un ton de plaisanterie :

— En voilà un qui n'a pas le sens pratique. Je n'ai jamais compris pourquoi les hommes ont la mauvais habitude de déchirer les vêtements féminins lorsqu'ils souhaitent arriver à leur fin…

C'était là plus une phrase pour détendre l'atmosphère qu'autre chose. L'ange se saisit d'une minuscule pochette qu'elle gardait toujours à sa ceinture et la fouilla à la recherche du matériel nécessaire pour recoudre le vêtement. Elle en sortit du fil et une aiguille et commença le travail. La séraphine s'empara du col qui avait été arraché et entreprit de le repositionner. Alors qu'elle travaillait minutieusement, elle ne cessait de penser aux précédentes paroles d'Alekseï quelques heures plus tôt, lorsqu'il lui avait parlé du pourquoi il la gardait à ses côtés. Pour sa magie. Cela faisait clairement douter la jeune femme pour continuer ce voyage. Et elle ne comprenait pas comment il souhaitait "tourner la page" après lui avoir fait pareille révélation. Incapable de se taire davantage, la jeune femme leva les yeux vers lui et prit la parole :

— Tout à l'heure, vous avez parlé de voler ma magie. Est-ce cela " l'aide " que vous souhaitez de moi et dont vous n'aviez pas voulu me parler jusqu'à maintenant ? Comment comptez-vous vous y prendre et que voulez-vous en faire ?

Mille questions lui venaient et l'ange était de plus en plus tracassé à ce sujet.

— Et pourquoi m'en avoir parlé… ? Vous dites vouloir mieux m'apprécier et inversement mais vous n'avez pas joué la carte de l'honnêté. Il aura fallu que je risque ma vie pour que vous m'en parliez. Je pense avoir été de toute franchise avec vous depuis le début. A vrai dire, vous ne m'avez pas demandé pourquoi je ne voyais pas d'inconvénient à vous accompagner mais pour moi cela est très simple. Il ne s'agit que de curiosité à la fois pour le monde de Feleth à votre égard. Surtout à votre égard. Mais je ne pourrai pas vous aider dans votre mission si vous ne m'expliquez pas mon rôle.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Dim 3 Mar 2013 - 19:01

- Je ne vous laisserai jamais cette peine, même si je dois ramper sur le sol pour avancer.

Puis elle le devança sans un mot de plus. Au vu des mots qu'elle avait employé, cela pouvait sous-entendre qu'elle était d'accord pour tout reprendre depuis le début mais, ce n'était qu'une possibilité. Cela pouvait tout aussi bien dire qu'elle se réservait le temps de se décider. Il la regarda avancer, la suivant du regard, puis, il en fit de même, marchant cette fois-ci derrière elle. Plusieurs heures de route supplémentaires et voilà que la matinée était déjà bien avancée, même Rytchkine n'en pouvait plus. Si la patrouille s'était mise à leur recherche, il leur faudrait une sacrée chance pour pouvoir les retrouver, désormais. Ces montagnes étaient grandes et sinueuses, autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! C'était le moment de faire une pause. Un creux dans la roche ferait amplement l'affaire en guise d'abris. Il faisait froid mine de rien ici. Narydia s'installa sur un rocher et resserra la cape du plus qu'elle le pouvait. Alekseï jeta un coup d'oeil vers elle, se demandant ce qu'elle faisait, lorsqu'il la vit s'agiter sous le vêtement.

- En voilà un qui n'a pas le sens pratique. Je n'ai jamais compris pourquoi les hommes ont la mauvais habitude de déchirer les vêtements féminins lorsqu'ils souhaitent arriver à leur fin …
" Parce que ça leur donne l'impression d'être les maîtres à bord. "

Puis il détourna son regard vers ailleurs, ayant obtenu la réponse à son interrogation. Le silence revint. Certes, le ciel bleu était magnifique à voir, surtout le matin mais, il ne s'en laisserait que trop vite. Assis près d'un rocher, lui aussi, il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire maintenant. Il n'avait ni faim ni soif et la discussion serait difficile à engager, du moins pour lui. Il tapait le sol avec ses doigts, imitant un rythme que lui-même ne connaissait pas ... En bref, il s'ennuyait. Mais la Séraphine n'avait pas encore dit son dernier mot visiblement, ce qui n'était pas pour lui déplaire !

- Tout à l'heure, vous avez parlé de voler ma magie. Est-ce cela " l'aide " que vous souhaitez de moi et dont vous n'aviez pas voulu me parler jusqu'à maintenant ? Comment comptez-vous vous y prendre et que voulez-vous en faire ?

Tout compte fait, le silence aurait été mieux. Elle avait la particularité de poser des questions très gênantes.

- Et pourquoi m'en avoir parlé … ? Vous dites vouloir mieux m'apprécier et inversement mais vous n'avez pas joué la carte de l'honnêteté. Il aura fallu que je risque ma vie pour que vous m'en parliez. Je pense avoir été de toute franchise avec vous depuis le début. A vrai dire, vous ne m'avez pas demandé pourquoi je ne voyais pas d'inconvénient à vous accompagner mais pour moi cela est très simple. Il ne s'agit que de curiosité à la fois pour le monde de Feleth à votre égard. Surtout à votre égard. Mais je ne pourrai pas vous aider dans votre mission si vous ne m'expliquez pas mon rôle.

Il se redressa à l'aide de ses mains, accoudant tout son dos contre la roche.

- Je n'ai pas joué la carte de l'honnêteté avec vous pour la simple et bonne raison que je l'ai déjà joué dans mon passé et que tout s'est très mal terminé pour moi. Que croyez-vous Narydia ? Que je suis venu ici par ma propre volonté ? Que je me plais dans cette vie, enfermé dans mon laboratoire, à travailler comme un esclave pour le compte d'une cause que tout le monde a jeté derrière eux ? À supporter l'hostilité d'un monde qui court à sa propre perte ? Si c'est le cas, vous êtes une belle idiote ! Alors non, je n'ai pas été totalement honnête avec vous et j'avais, je dis bien " j'avais " mes raisons, parce que ce n'est plus le cas maintenant.

Pour être tout aussi franc avec vous que vous l'êtes avec moi, je l'espère, votre magie en elle-même ne m'intéresse pas, ce qui m'intéresse, c'est l'état dans lequel elle sera lorsque je vous l'aurai extrait. Je m'attend à ce qu'il n'y ait que très peu voir pas du tout d'impureté, afin d'en exploiter correctement tout son potentiel. J'ai pour cela un outil que j'ai moi-même confectionné, un outil d'une puissance magique extraordinaire qui ne doit être manipulé qu'avec beaucoup de précaution.


Il se leva et s'en alla ressortir du sac la boite en bois noble qu'il avait emporté avec lui. Il la glissa son son bras et s'en alla s'asseoir juste à côté de la Séraphine. Il fit rouler les trois molettes chiffrées du mécanisme et déverrouilla le cadenas. Il l'ouvrit ensuite délicatement et dévoila le siphon. Même sans être un magicien, la puissance de cet objet était parfaitement sensible, la boite agissait un peu comme un isolant une fois fermée. Il se sortit délicatement de son emplacement. Cet outil consistait en une longue tige de bois torsadé, qui se rétrécissait en descendant pour former une sorte de pointe à la fin, sur laquelle était montée une sorte de sculpture en bois, représentant un Faucon redressé, les ailes pliées et le bec fermé. Sur son torse se trouvait une sorte fine gravure, à première vue, mais, qui était en réalité un mécanisme à part entière. Il y avait une structure cristalline taillée en son centre, semblable à du diamant, autour de laquelle se un disque surmonté d'une minuscule pierre, semblable à la première, de couleur noire intense, au son haut. Autour de ce disque, un nouveau disque, de même largeur mais plus grand dans son circonférence, muni d'une pierre blanche et enfin, un troisième disque autour du deuxième, muni de quatre autre pierres, respectivement, rouge, bleue, verte et grise. Ces trois disques semblaient pouvoir tourner, comme s'ils étaient montés sur une sorte de rail. Une fine et fragile mécanique, en apparence seulement ! Dans le dos du Faucon, juste entre ses deux ailes, il y avait une sorte de serrure. Alekseï prit la clé qu'il avait autour de son cou et l'enfonça dans l'ouverture, les pierres s'illuminèrent alors et l'animal se pencha, ouvrant le bec et déployant ses ailes à moité, comme s'il s'apprêtait à prendre son envol. Pour une sculpture en bois rigide, cela défiait les lois de la physique.

- Si je tournais la clé vers la droite, la statue se déploierait totalement, les cercles se mettraient à tourner dans des sens inverses jusqu’à atteindre une telle vitesse que les énergies contenues finiraient par former un siphon " magique " qui absorberait irrémédiablement toute forme de magie vers lequel il serait pointé. L’énergie absorbé serait stockée dans la formation cristalline qui se trouve au milieu jusqu'à saturation, auquel cas le mécanisme d'absorption s'enrayerait et finirait par s'arrêter de lui-même. Fort heureusement, la capacité du cristal est telle qu'il ne pourra jamais arrivé à saturation. Si je tourne sur la gauche, la sculpture se penchera vers l'avant et ouvrira grand la gueule. À ce moment là, c'est l'effet inverse qui se produira, ce qui signifie que si je prenais votre magie, je pourrais très bien vous la rendre juste après. Il y a un point important à préciser cependant, ce n'est pas votre " source " de magie que j'absorbe mais uniquement l'énergie disponible, ce qui signifie que vous finirez par régénérer vos pouvoirs, cela vous prendra quelques jours ou un peu moins, tout dépend de la puissance de votre magie. Voilà pour le comment je comptais m'y prendre et ce que je comptais en faire.

Il le retira ensuite la clé et le remit dans la boite, qu'il referma et verrouilla aussitôt.

- Pour le reste, en tant que Séraphine et donc être potentiellement mauvais, votre magie devrait gagner en qualité à mesure que le mal vous ronge. Tout comme les démons, plus vous souffrez, mieux ça devrait être, ce qui impliquerait donc une torture mentale et physique, longue et minutieuse ! Or, il s'est avéré que ce n'est pas le cas ! J'ai eu l'occasion de m'exercer sur les assassins que m'avaient envoyé vos semblables et il s'avère que les résultats obtenus sont médiocre, chose qui me paraissait dans un premier temps tout à fait anormale, puis je vous ai rencontré et vous en vous affrontant, j'ai eu un éclair. J'ai compris que la qualité de la magie ne dépendait pas de la nature de son utilisateur mais, peut-être de son origine. Votre origine est la lumière, du moins ce qu'il en reste, par conséquent vous faire souffrir le martyr ne m'apportera rien. Ce qu'il me faut, pour vérifier ma théorie, c'est tout l'inverse !

Il s'en alla remettre la boite dans le sac.

- Si je vous ai révélé absolument tout ce que je comptais faire, le pourquoi du comment en passant par le quand, c'est parce que si je veux établir une relation sincère et saine avec vous, afin de vous découvrir telle que vous êtes sans être influencé par quoi que ce soit, il fallait d'abord que je vous dise tout, que vous sachiez qui je suis et pourquoi je suis là ... Enfin, pourquoi j'étais là. Les choses ont changé maintenant, je n'ai plus envie de vous étudier, je n'ai plus envie de vous extraire quoi que ce soit, je n'ai plus envie de vous montrer la réalité des choses, ce que j'ai envie, c'est juste de vous découvrir, comme je découvrirai une nouvelle science, en oubliant tout ce que je sais déjà et me contentant d'observer, d'apprendre et de comprendre comme si je n'avais pas autre chose à faire de ma vie. Ce changement radical peut vous paraître bizarre, voir même étrange, dans la mesure où cela va contre mon idéologie. Mais, si vous regardez bien, vous comprendrez que cela n'y est pas contraire, pire même, que ça marche dans le même sens. Je n'ai jamais prétendu que tout et toute le monde était dans le même camps, les exceptions existent et je suis à leur recherche. Elles sont si rares que je ne peux pas me permettre de les perdre inutilement. Je vois que vous en êtes une, à votre échelle mais une quand même, vous êtes prompt à comprendre et à découvrir mais, cela se fera sans mon intervention, c'est de ça que je vous parlais tout à l'heure, lorsque je disais qu'il vous reste beaucoup de choses à comprendre. Mais qu'importe, ce n'est plus cela qui m'intéresse, ce qui m'intéresse maintenant, c'est vous et seulement vous, pas votre magie, pas votre statut ni même ce que vous pourriez m'apporter, rien que vous. Je ne peux pas être plus honnête que ça, vous devez être la première personne à qui je dévoile tout sans ne rien cacher, comprenez que d'autres dans votre cas seraient déjà morts. Si vous voulez me découvrir, comme vous le dites, alors laissez le temps faire et ne me cachez rien tout comme je ne vous cache rien. Maintenant, si vous jugez que je ne suis toujours pas assez honnête à votre goût, je ne peux plus rien ajouter d'autre, il faudra soit vous en contenter, soit vous en délaisser.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Mer 6 Mar 2013 - 16:15

La séraphine observait l'objet avec suspicion. Même si Alekseï tentait de la rassurer, l'ange ne voyait pas là une expérience qu'elle pourrait prendre plaisir à pratiquer. D'ailleurs, elle ne comptait pas le faire, quoiqu'il en dise. Confier son pouvoir ainsi ? Mais que croyait-il ? Narydia observa le processus de l'instrument. Il s'agissait d'une machine assez compliquée. Le guerrier n'était pas que cela et elle le comprenait bien. C'était un vrai scientifique. Et c'était chose qui ennuyait quelque peu l'ange qui n'avait aucune envie d'être étudiée.

— Si je vous ai révélé absolument tout ce que je comptais faire, le pourquoi du comment en passant par le quand, c'est parce que si je veux établir une relation sincère et saine avec vous, afin de vous découvrir telle que vous êtes sans être influencé par quoi que ce soit, il fallait d'abord que je vous dise tout, que vous sachiez qui je suis et pourquoi je suis là ... Enfin, pourquoi j'étais là. Les choses ont changé maintenant, je n'ai plus envie de vous étudier, je n'ai plus envie de vous extraire quoi que ce soit, je n'ai plus envie de vous montrer la réalité des choses, ce que j'ai envie, c'est juste de vous découvrir, comme je découvrirai une nouvelle science, en oubliant tout ce que je sais déjà et me contentant d'observer, d'apprendre et de comprendre comme si je n'avais pas autre chose à faire de ma vie. Ce changement radical peut vous paraître bizarre, voir même étrange, dans la mesure où cela va contre mon idéologie. Mais, si vous regardez bien, vous comprendrez que cela n'y est pas contraire, pire même, que ça marche dans le même sens. Je n'ai jamais prétendu que tout et toute le monde était dans le même camps, les exceptions existent et je suis à leur recherche. Elles sont si rares que je ne peux pas me permettre de les perdre inutilement. Je vois que vous en êtes une, à votre échelle mais une quand même, vous êtes prompt à comprendre et à découvrir mais, cela se fera sans mon intervention, c'est de ça que je vous parlais tout à l'heure, lorsque je disais qu'il vous reste beaucoup de choses à comprendre. Mais qu'importe, ce n'est plus cela qui m'intéresse, ce qui m'intéresse maintenant, c'est vous et seulement vous, pas votre magie, pas votre statut ni même ce que vous pourriez m'apporter, rien que vous. Je ne peux pas être plus honnête que ça, vous devez être la première personne à qui je dévoile tout sans ne rien cacher, comprenez que d'autres dans votre cas seraient déjà morts. Si vous voulez me découvrir, comme vous le dites, alors laissez le temps faire et ne me cachez rien tout comme je ne vous cache rien. Maintenant, si vous jugez que je ne suis toujours pas assez honnête à votre goût, je ne peux plus rien ajouter d'autre, il faudra soit vous en contenter, soit vous en délaisser.

Il était presque trop honnête. Tout cela effrayait presque Narydia. Cependant, Alekseï avait eu l'honnêteté de lui révéler ses intentions. Il aurait très bien pu lui cacher tout cela, y compris cet instrument dangereux, et l'utiliser dans son sommeil pour lui voler sa magie… Il ne la considérait peut-être pas comme une idiote finalement. La jeune femme termina en silence de recoudre son vêtements qu'elle renfila. Cela lui avait laissé le temps de réfléchir à tout ce que venait de lui annoncer Alekseï. Elle pris enfin la parole :

— Si je comprends bien, ce que vous comptez faire m'affaiblira quelques temps, quelques jours peut-être mais ce ne sera pas purement un "vol", juste un affaiblissement. Autrement dit, cela sera profitable pour vous. Et en contrepartie, vous pensez que je vais accepter cela gratuitement ?

ajouta-t-elle avec un sourire. La jeune femme rangea son matériel et se releva. Leur discussion avait occupé un bon moment déjà, il était temps de repartir.

— J'ai toujours été honnête avec vous et cela continuera. Je me demande tout de même comme vous vous débrouillerez vous me mettre "en condition" pour votre test, si jamais vous arrivez à vos fins bien sûr… et si jamais vous arrivez à me convaincre, ce qui n'est pas gagné. Comme vous l'avez dit, les séraphins sont stupides et égoïstes, je ne vois donc pas pourquoi je vous aiderais aussi facilement, à moins que vous me suppliez.

A nouveau, la jeune femme lui lança un sourire.

— Quoiqu'il en soit, je vous laisse le temps d'y réfléchir. Nous devrions nous remettre en route.

Ce qu'ils firent. Plusieurs jours passèrent, plutôt tranquillement. Ce qui leur permit de se reposer après leurs mésaventures qui les avaient épuisé et blessé physiquement. L'aile de Narydia peinait à guérir, et la jeune femme ne voyait pas d'amélioration lorsqu'elle tentait de voler. Il lui fait trouver un guérisseur. Passer des jours sans soins sérieux n'était pas bénéfique pour sa blessure. A présent qu'ils avaient abonné le cheval, la route était plus longue et encore plus fatigante. Ils avançaient à pied, lentement mais sûrement. Enfin, ils commencèrent à croiser davantage de monde que d'habitude sur les routes, ce qui leur laissaient penser qu'ils approchaient de Beolan. Beolan qui, d'ailleurs, se dessina bientôt à l'horizon.
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MessageSujet: Re: Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }   Ven 8 Mar 2013 - 22:44

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Les faces de la tempête { PV Alekseï Rytchkine }

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