''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une nouvelle chasse [libre]

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Litèlle Redraye-Dingoud



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Race : Syrinx
Classe : modeleuse
Métier : chasseresse de monstres
Croyances : le bien fondé de son combat contre les démons et les anges
Groupe : alliance sombre (lame d'argent)

Âge : 77 ans

Messages : 28

Fiche de Personnage : Le petit chaperon rouge

Histoire de Personnage : 1 Une nouvelle chasse

MessageSujet: Une nouvelle chasse [libre]   Dim 10 Fév 2013 - 23:07

C’était là. Le petit lieu était dévasté, en partie. On pouvait encore sentir l’odeur du sang qui avait été répandu, et mal lavé. Des traces de griffes profondes étaient encore visibles sur le sol mal entretenu de « l’avenue » de la communauté villageoise.Elle était là pour protéger Feleth des démons … Ce que les féléthiens faisaient de Feleth, ça ne la regardait pas.

Et là, un démon avait visiblement mis en péril des felethiens. Ils réclamaient vengeance, et elle avait de toute façon eu envie de faire tomber sa sentence. Elle avança vers la demeure la plus grande du village, abritant sûrement le commanditaire ; puis elle frappa à la porte, le panier sous le bras.

Commanditaire – Vous êtes qui ? Qu’est-ce que vous voulez ? L’avisant. Oh. Pardon mademoiselle, nous avons des plaisantins fort peu sympathiques qui passent depuis … enfin, cela ne vous intéresse pas.

Elle sortit simplement l’avis, qui proposait une grosse récompense, avec la description du monstre, le tendant vers l’homme un peu rebondit, et chauve, qui lui avait ouvert la porte.

Litèlle – Je crois au contraire que si, cela m’intéresse. J’ai été envoyée par l’alliance pour m’occuper de votre problème. Et j’aimerais avoir plus de détails.

La tête qu'il tirait été assez surréaliste. On voyait qu’il se demandait si on ne se moquait pas de lui. C’est alors que quelques pas retentirent derrière lui. Un petit garçon, qui devait tout juste savoir parler et marcher, s’agrippa au pantalon de l’homme pour ne pas tomber.

Garçon – Papa, qui ?

Comme toujours lorsqu'elle voyait un petit d’humain, elle ne pu s’empêcher d’être attendrie. S’accroupissant juste assez pour qu’il ne voit pas le contenu du panier, elle y piocha une galette sèche. Ce qui laissa entrevoir au commanditaire l’arme dissimulée. Elle savait que, souvent, cela rassurait les hommes de voir une arme : ça fait plus professionnel. Et en effet, alors que le petit prenait la friandise et lui tournait farouchement le dos, blotti contre son père, elle pu voir la surprise laisser place à un embryon de confiance sur le visage de l’adulte. Lequel lui fit signe d’entrer.

Commanditaire – Après tout, ça regarde vos patrons si ils vous envoient au casse-pipe … Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
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Viktor Hjortron



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Race : Homme
Classe : Chevalier magicien
Métier : Chevalier privatisé
Croyances : Euh ...
Groupe : Royaume

Âge : 33 ans

Messages : 15

Fiche de Personnage : En avant mes féaux drus !

Histoire de Personnage : 1. Une nouvelle chasse. [Terminé]

MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Mar 19 Fév 2013 - 15:16

- Ça c'est la crise ! La mort du roi, la dévalorisation de l'Or, la montée en puissance de la rébellion et tout le bordel qui va avec, ça les a déstabilisé les abrutis, ils osent tout demander mais ne veulent même plus passer à la caisse ! Ils se contentent de nous offrir leur gratitude, les ingrats !
- C'est quand même pas leur faute Oswald. Il faut regarder les choses en face, personne n'est plus sûr de rien et c'est parfaitement compréhensible. L'anarchie s'installe, la corruption se repend et l'insécurité se fait de plus en plus pesante. Pense un peu à ces pauvres mères, à ces pères et ces enfants, qui doivent tous se serrer davantage la ceinture parce que tourmentés par un avenir incertain ! Il faut les comprendre un peu !
- Certes, et n’omet pas qu'en tant que dignes chevaliers, notre labeur nous impose gratuité et onnour ! Il n'en revient qu'à la comtesse et au bon vouloir de nos sujets que de nous bailler quelques sous en guise de merci ! Je l'admet, les essoines ne se portent guère prods mais, il nous incombe malgré tout de partager sincèrement la douleur de ces hères et sans qu'ils y mettent forcément la main à la bourse ! Ne sommes-nous donc pas des preux vaillants ?
- Si mais, un petit geste en retour de l'aide qu'on leur apporte ne serait pas de refus pour tout le mal qu'on se donne !
- Le dernier nous a quand même offert du pain.
- Un pain tellement salé qu'on a été obligé de lui acheter de l'eau ! Le salaud !
- Un peu de compassion mon brave Oswald, c'est à cause de la hausse de la gabelle ! Les pautoniers doivent bien récupérer leur pécune d'une façon ou d'une autre !
- Pourquoi ça tombe sur nous alors ? On venait de lui rapporter sa poule !
- C'est un croquant, ne l’omet pas !
- Ou simplement un père de famille qui ruse comme la couronne a rusé avec lui.
- Oh bah toi ça va, tu serais capable de défendre le diable ! Et puis je meurs de soif ! Arrêtons-nous à l'auberge !

- Excellente idée ! Il est vrai que j'ai aussi le gosier fort sec, le sel m'ardroit encore la gorge !
- C'est tout pareil !

Arrivés à l'aube dans ce village aussi pauvre qu'isolé, les trois chevaliers avaient passé toute la matinée et une partie de l'après-midi à solutionner les problèmes de ses pauvres habitants. Il leur avait fallu réconcilier deux hommes, régler un problème de partage de terre, réparer le toit d'une maison, retrouver quelques animaux égarés et même débourser quelques pièces d'Or pour régler les dettes de ceux qui ne pouvaient le faire eux-même. Qu'avaient-ils eu en retour ? Quelques bien belles paroles et les baisers d'une paysanne, soit en somme, pas grand chose. Ils étaient à la recherche d'un véritable travail mais, ils n'avaient pas trouvé de quoi réellement les satisfaire ici, pourquoi les pauvres gens étaient-ils toujours les plus nécessiteux ? Un noble ou un simple riche marchand leur aurait déjà proposé une tâche bien plus intéressante, valorisante et surtout, bien mieux rémunérée ! Mais, les villageois appréciaient leur présence en ces temps de troubles, alors pourquoi pas.

L'auberge en elle-même ne payait pas vraiment de mine. Elle était de petite taille et de modeste fabrication, ses murs étaient grisés et même fissurés par endroits, il manquait des tuiles au toit et les fenêtres ne semblaient pas tenir dans leur encadrement. Il n'y avait même pas de quoi attacher son cheval, heureusement qu'ils étaient venus à pieds. Oswald poussa la porte en un grand geste de main, la faisant claquer contre le mur et pencha sa tête pour entrer, afin de ne pas heurter le montant. À leur grande surprise, l'endroit ne manquait pas de clientèle ! Si l’aubergiste n'avait pas à se soucier de son argent, pourquoi ne faisait-il pas rénover son établissement ? La cupidité bien sûr ! Même si les regards s'étaient tournés vers eux à un moment, tout le monde eut bien vite fait de retourner à ses occupations. Les trois chevaliers s'en allèrent s'installer à une table, près du comptoir, et commandèrent quelques boissons que le propriétaire des lieux ne tarda pas à leur apporter. Il fallait boire et pas qu'un peu, c'était l'heure de la pause et elle était bien méritée ! De toutes les façons, ce n'était pas le tavernier ni les gens ici présents qui allaient dire le contraire. Boire et rigoler, voilà ce qu'il fallait faire maintenant. Peu à peu, les choppes et les bouteilles s'accumulèrent et l'euphorie les conquit sans qu'ils ne soient saouls pour autant, la journée n'était pas encore terminée ! Mais, il fallait se détendre et on pouvait dire qu'ils le faisaient très bien !

- Et là elle lui répondit : " Et la deuxième fois avec ton régiment ! "

S'écria Oswald en s’effondrant sur la table à force de rire, alors que Viktor en fit tout autant. La seule personne qui ne rigolait pas beaucoup ici, c'était Alfrun. Il porta son verre à sa bouche et but un peu, avant de rétorquer.

- À mon avis, son mari ne devait pas la combler pour qu'elle s'en aille le tromper avec tout son régiment.

Hjortron se redressa, encore au proie aux rires et lui répondit.

- Ahah ... Mais on s'en fout de ça, c'est une blague !
- Oui mais une blague qui reflète bien la réalité, je ne trouve pas ça très drôle moi.
- ... Non parce que, en fait, c'est un jeu de mots là.
- Et alors ? Ça change quoi à l'affaire ?
- Bah ...
- Euh ...
- Vous voyez, vous rigolez du malheur d'une pauvre femme.
- D'une pauvre femme ? Et les cornes de son mari là ! T'en fais quoi ?!
- Il l'a bien cherché en même temps, il est pas à plaindre.
- Mais qu'est-ce que tu en sais toi ? Je t'ai raconté sa vie pour que tu te permettes de le juger ?
- Je n'ai pas besoin de connaitre sa vie en détails pour savoir qu'il a été un mauvais homme avec sa femme.

Les deux hommes se turent et continuèrent à boire en silence. Alfrun semblait gêné.

- Bah ... Bah vous ne dites plus rien ?
- Non mais vas-y, comment qu'il casse ma blague lui aussi là.
- Tu me rappelles un jeune garnement que j'ai croisé un jour à Béôlan ! Il est tout pareil ! Son plaisir c'est de casser les blagues des autres en prenant tout au sérieux !
- Mais, vous voyez pas vos sujets de plaisanterie aussi vous ? L'adultère, c'est pas rigolo !

- Oh aller c'est bon, finit ton verre et on se casse. Les jérémiades des pécores, c'est pas rigolo ça non plus.
- Pfff ...

L'ambiance était au point mort.
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Litèlle Redraye-Dingoud



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Race : Syrinx
Classe : modeleuse
Métier : chasseresse de monstres
Croyances : le bien fondé de son combat contre les démons et les anges
Groupe : alliance sombre (lame d'argent)

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Fiche de Personnage : Le petit chaperon rouge

Histoire de Personnage : 1 Une nouvelle chasse

MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Mar 19 Fév 2013 - 19:35

Elle avait eu les renseignements voulus : une description plus précise du monstre, et la direction qu’il avait pris en partant. Ça n’en était pas folichon pour autant, et d’après le commanditaire, il était bien plus dangereux encore qu’il n’aurait su le dire. Elle suivait donc la piste laissée (puis effacée en partie) par le monstre. Il s’agissait donc d’un démon, un animal, même originaire du Vein, n’aurait pas pris ce soin. Le panier sous le bras, la fille en rouge laissa son regard porter un peu plus loin. Plusieurs terriers décoraient les plaines, mais l’un d’eux était plus grand.

Litèlle – Trouvé.

Un bruit. Près d’un buisson, Litèlle fit pousser ses cheveux qui se muèrent en brindilles et feuilles, la camouflant complètement. Tous ce qu’elle put sentir, ce fut un courant d’air, lorsque la formidable masse de la créature passa près d’elle à pleine vitesse. Relevant la tête, elle put apercevoir un nuage de poussière à la sortie du plus grand des terriers. Elle ne s’était pas trompée. Pourtant, le niveau de la créature était plutôt haut. Elle pourrait peut-être le vaincre, mais … à quel prix ? Elle ne pouvait courir le risque de mourir ou de devenir invalide, Feleth avait besoin d’un gardien contre les intrusions du Vein. Et il ne fallait pas négliger la possibilité d’une défaite.

Litèlle – Identification. Retraite.

En revenant au village, le Petit Chaperon Rouge remarque qu’il y avait pas mal d’agitation à la taverne. Bien que l’établissement semble misérable, il ne fallait pas exclure que des combattants dignes d’intérêt s’y trouvent.

Litèlle – Recrutement. Alliance.

Un passant jeta un coup d’œil suspicieux à cette femme qui marmonnait toute seule. Litèlle se secoua intérieurement : elle devait garder ses réflexions pour elle, et éviter de dire des mots sans suite en public. Elle servit un sourire à l’humain, qui se retourna en haussant les épaules, puis elle poussa la porte de l’auberge. L’intérieur était plus garni que l’extérieur n’aurait pu le laisser penser. Un léger silence plana une demi-seconde, puis chacun retourna à ses occupations. Certains venaient de trouver un nouveau sujet de conversation : la ravissante demoiselle qui venait d’entrer, un panier au bras. Les plaisanteries graveleuses se chuchotaient, mais ceux qui croisaient le visage froid de la chasseresse de monstres se taisait.

Et s’ils croisaient son regard, c’est qu’elle le faisait circuler tout autour de la salle. Trop vieux, trop jeune, trop abîmé … Elle ne fit pas la moue, mais le cœur y aurait été. Alors qu’elle allait faire demi-tour sans avoir fait un pas de plus dans l’établissement, les portes s’ouvrirent à nouveau, et on la bouscula.

Homme – Ho, désolé madame ! ça va ? Je ne vous ai pas blessée ?

Litèlle – Merci monsieur. Non, je vais bien bien.

Elle ne le remerciait pas que parce que, contrairement à pas mal de mufles, il s’était excusé. Elle le remerciait parce que, dans la bousculade, elle avait eu un nouveau point de vu, qui lui avait permis d’entrevoir trois étranges personnages. Ils semblaient bouder, pensifs. Eux, ils étaient indiqués. Elle n’aurait su dire pourquoi : leurs silhouettes aux muscles taillés, qu’ils soient volumineux ou secs ? L’assurance qui irradiait du plus mince des trois ? Ou bien les signes d’une activité fatigante maintenue tout au long de la journée ? Peut-être un peu de tout ça. Et surtout ils semblaient assez vénaux pour que l’argent leur suffise. Ils semblaient fiables. Ça valait le coup d’essayer. D’un pas que d’aucun auraient qualifié d’aérien, elle se dirigea vers leur table. Sans manières d’aucune sorte, elle s’assit à la quatrième chaise de la table carrée. Les trois regards se levèrent.

Elle sortit l’affichette de son panier, ainsi qu’une galette sèche. Elle leur laissa à peine le temps de lire avant de parler, ponctuant ce qui était pour elle une véritable tirade, de quelques coups de dents dans la friandise.

Litèlle – Très rapide. Je sais où il se trouve. Un peu moins grand que ce qu’on dit, mais à peine. Je ne suis pas sûre de pouvoir m’en occuper seule. Au vu de la somme, je pense qu’un partage équitable entre nous quatre vous intéresse.

Elle fourra le dernier morceau de galette dans sa bouche. Ils étaient nombreux, à quatre se serait suffisant. Et au pire ils serviraient d’appât. Au pire ou au mieux ? Elle avait juré de protéger les felethiens, mais l’idée de se faire encore une fois réprimander par les supérieurs de l’alliance ne lui disait rien …
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Mer 20 Fév 2013 - 17:59

Chacun réfléchissait en silence, la mine à la fois grisée et pensive, se demandant pour l'un ce que à quoi il aurait pu ressembler si sa vie avait été différente, pour l'autre s'ils ne s'étaient pas connus ou encore, pour le dernier, quel goût pourrait bien avoir une tranche de saucisson cuit d'un seul côté. Parfois, on pouvait les voir faire quelques mimiques signe que le résultat les surprenait ou, au contraire, que cela avait bien fait de ne pas arriver. En somme, un court moment de réflexion existentielle sur le sens de la vie et de l'univers. Une réflexion qui fut d'ailleurs interrompue lorsqu'une jeune et jolie femme vint s'asseoir à leur table, sans même prendre le temps de se présenter ou avoir la politesse de les laisser parler. Mais d'où sortait-elle, cette petite fille habillée d'un manteau rouge et d'un panier au bras ? Panier dont elle ressortit d'ailleurs un papier et une galette sèche qu'elle s'empressa de dévorer, tout en leur expliquant avec rapidité la raison de sa venue. Ils avaient tout juste eu le temps de lire l'affichette !

- Je sais où il se trouve. Un peu moins grand que ce qu’on dit, mais à peine. Je ne suis pas sûre de pouvoir m’en occuper seule. Au vu de la somme, je pense qu’un partage équitable entre nous quatre vous intéresse.

Elle parlait très vite. Alfrun avait le papier en main mais, pourtant, leur regard étaient tous tournés vers elle. Il la fixèrent un court instant, en silence, avant de regarder l'affichette. Ils se penchèrent tous dessus, parlant tous en même temps et à voix basse, tapant quelque fois le papier ou indiquant un mot dessus à l'aide de leur index. Quelques gestes de tête, quelques précisions de plus, deux ou trois geste de main en direction de la fille en rouge puis, ils se redressèrent, gonflant leur poitrine et reportant enfin leur attention sur elle.

- Hum ... Je suis le chevalier Viktor Hjortron et ces deux sires ici présents ne sont autres que mes féaux compagnons, respectivement sire Oswald Jordgubbe et sire Alfrun Hallon. Sans menteries ni gailles, votre arrivée soudaine et désinvolte à notre table nous a surpris mais, peu ne nous en chaut pas pour autant votre requête, surtout à ces hores d'ennuis, on peut même dire que vous choyez au bon moment ! Maintenant, garcelette, ce sont bien là des manières de rustaud que de s'en venir nous quérir sans demander audience ! Dîtes-nous d'abord qui êtes vous, d'où venez-vous et surtout, pourquoi ces messires ont commissionné une jovente pour faire face au danger !
- Donc là, il est en train de te dire qu'on a pas aimé que tu te ramènes à notre table comme un pet de vache et que tu viennes nous importuner sans même nous laisser parler mais, que ta proposition tombe vraiment à pic parce qu'on s'emmerde comme des rats morts depuis un bon bout de temps. Donc on est intéressé mais on voudrait d'abord savoir à qui t'es, de quel trou tu sors et pourquoi est-ce qu'on a demandé à une femelle comme toi d'aller péter la gueule à un gros méchant.
- Parce que tu comprends que cette situation nous inquiète et qu'il serait impossible pour nous de refuser d'aider une jeune fille comme toi face au danger et que, puisque notre devoir nous l'oblige, on aimerait quand même savoir qui tu es pour mieux t'aider. Tu comprends petite ? C'est pour ton bien.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Jeu 21 Fév 2013 - 0:41

Viktor – Hum ... Je suis le chevalier Viktor Hjortron et ces deux sires ici présents ne sont autres que mes féaux compagnons, respectivement sire Oswald Jordgubbe et sire Alfrun Hallon. Sans menteries ni gailles, votre arrivée soudaine et désinvolte à notre table nous a surpris mais, peu ne nous en chaut pas pour autant votre requête, surtout à ces hores d'ennuis, on peut même dire que vous choyez au bon moment ! Maintenant, garcelette, ce sont bien là des manières de rustaud que de s'en venir nous quérir sans demander audience ! Dîtes-nous d'abord qui êtes-vous, d'où venez-vous et surtout, pourquoi ces messires ont commissionné une jovente pour faire face au danger !

Il parlait beaucoup, avec une tournure ampoulée, et au final ça ne faisait pas avancer le problème. Inutile. Elle avait pensé (naïvement) qu’ils s’arrêteraient à la somme plus que rondelette inscrite en bas de l’affiche. Vénalité. Mais ils avaient assez de cervelle pour vouloir plus d’informations. Encourageant.

Oswald – Donc là, il est en train de te dire qu'on a pas aimé que tu te ramènes à notre table comme un pet de vache et que tu viennes nous importuner sans même nous laisser parler mais, que ta proposition tombe vraiment à pic parce qu'on s'emmerde comme des rats morts depuis un bon bout de temps. Donc on est intéressé mais on voudrait d'abord savoir à qui t'es, de quel trou tu sors et pourquoi est-ce qu'on a demandé à une femelle comme toi d'aller péter la gueule à un gros méchant.

Grossier. Un traducteur pour pécores. Il avait tout bêtement répété les paroles de l’autre. Ça le faisait paraître ridicule. S’il était aux côtés des autres, il n’était sûrement pas leur chef. Combattant.

Alfrun – Parce que tu comprends que cette situation nous inquiète et qu'il serait impossible pour nous de refuser d'aider une jeune fille comme toi face au danger et que, puisque notre devoir nous l'oblige, on aimerait quand même savoir qui tu es pour mieux t'aider. Tu comprends petite ? C'est pour ton bien.

Il savait jouer avec les mots. Dans un registre plus sobre, mais aussi plus élégant que le premier. C’était peut-être lui le chef. Ou pas. Enfin, ils voulaient des détails avant de l’aider, elle devait les leur donner. Pragmatisme. Aucune expression ne vint entacher les traits de son visage, comme si elle était incapable de ressentir la moindre chose. Une machine.

Litèlle – Appelez moi Litèlle si ça vous chante. Je suis le Petit Chaperon Rouge, une chasseresse de monstres professionnelle. Celui-là se rapproche trop de mon niveau pour que je souhaite courir le moindre risque. Donc je viens chercher de l’aide.

Sa voix était froide, posée. Seule sa dernière phrase avait dites avec un poil d’agacement. Bien sûr que si elle demandait de l’aide, c’était pour ne pas courir de risque. Il était inutile de le dire. Superflu. Elle planta ses yeux noisette dans ceux de chacun des trois hommes. Son idée de départ, comme quoi la somme suffirait, avait été fausse. Ils avaient pourtant semblés intéressés par l’offre. Plus que ça, ils avaient déjà accepté. Qu’attendait-on pour y aller ? Perte de temps. Elle était agacée par cette immobilité inutile.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Ven 22 Fév 2013 - 22:27

- Appelez moi Litèlle si ça vous chante. Je suis le Petit Chaperon Rouge, une chasseresse de monstres professionnelle. Celui-là se rapproche trop de mon niveau pour que je souhaite courir le moindre risque. Donc je viens chercher de l’aide.
- ... Le petit chaperon rouge.
- ... Tueuse de montres professionnelle.
- ... Qui a besoin de notre aide.

C'est vrai que la situation était assez surprenante, depuis quand l'héroïne d'un conte pour enfant courrait-elle après l'argent et la peau du grand méchant loup ? D'ailleurs, la ressemblance avec le personnage était frappante, tant par l'habit que par le panier même si son contenu n'était pas forcément le même. Quoi que, elle en avait bien ressortit une galette ! Ils étaient bien curieux de savoir ce qu'il pouvait bien contenir mais, chaque chose en son temps. Pour le moment, la jeune dame semblait s'impatienter car l'agacement était sensible sur ses derniers mots. Pourquoi être aussi pressée ? La créature n'allait pas s'enfuir sous prétexte qu'ils venaient la chercher.

- Bon, qu'est-ce qu'on fait ?

Dit Oswald avec un air de nonchalance. Viktor ne lui répondit pas tout de suite, c'était Alfrun qui fut le premier à parler.

- La prime est assez grande pour nous quatre, un peu d'action ne nous fera pas de mal et puis cette jeune fille a besoin de nous, donc personnellement, je serais d'avis à accepter sa proposition.
- Je ne sais pas, tu en penses quoi Oswald ?
- Je suis du même avis que l'autre mollet de Coq.
- Hé !
- Quoi ? T'as quelque chose contre les Coqs ? Raciste !
- Ça n'a rien à voir avec le racisme ! D'ailleurs, il n'est même pas question de racisme ici puisque tu parles d'un animal ! Et puis oui, je suis mince, et alors ? T'as vu ta balafre et ton crâne dégarni toi un peu ?
- Tu sais ce qu'ils te disent ma balafre et mon crâne dégarni ?
- Nous ne sommes pas seuls les copains.
- Oui, il a raison, arrête de te donner en spectacle !

- ... On en reparlera après, t'inquiète pas pour ça.
- Tout ça pour vous dire, meschinette, que nous accédons à votre requête.

Après quoi, ils se levèrent tous les trois et, récupérant leurs lourdes armes, pour Viktor et Oswald, ils firent signe au petit chaperon rouge de leur montrer le chemin. En fait, elle avait raison d'être agacée, pourquoi attendre ?
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Sam 23 Fév 2013 - 17:20

Oswald- ... Le petit chaperon rouge.
Viktor- ... Tueuse de montres professionnelle.
Alfrun- ... Qui a besoin de notre aide.

Elle tiqua. Pour la première fois depuis près d’une semaine, son visage bougeait. Ce surnom, c’était les démons et ses collègues qui lui avaient donné. Aujourd’hui, il était synonyme de mort pour ceux qui osaient venir su Feleth avec de mauvaises intentions. Le conte, qui s’en souciait ? Pas elle, en tout cas. Les démons qui l’entendaient pour la première fois riaient, puis lorsqu’ils savaient ce qu’elle avait déjà fait, ils arrêtaient.

Oswald - Bon, qu'est-ce qu'on fait ?
Alfrun - La prime est assez grande pour nous quatre, un peu d'action ne nous fera pas de mal et puis cette jeune fille a besoin de nous, donc personnellement, je serais d'avis à accepter sa proposition.
Viktor - Je ne sais pas, tu en penses quoi Oswald ?
Oswald - Je suis du même avis que l'autre mollet de Coq.
Alfrun - Hé !
Oswald - Quoi ? T'as quelque chose contre les Coqs ? Raciste !
Alfrun - Ça n'a rien à voir avec le racisme ! D'ailleurs, il n'est même pas question de racisme ici puisque tu parles d'un animal ! Et puis oui, je suis mince, et alors ? T'as vu ta balafre et ton crâne dégarni toi un peu ?
Oswald - Tu sais ce qu'ils te disent ma balafre et mon crâne dégarni ?
Viktor- Nous ne sommes pas seuls les copains.
Alfrun- Oui, il a raison, arrête de te donner en spectacle !

Oswald- ... On en reparlera après, t'inquiète pas pour ça.
Viktor- Tout ça pour vous dire, meschinette, que nous accédons à votre requête.

Après quoi, ils se levèrent tous les trois et, récupérant leurs lourdes armes, pour Viktor et Oswald, ils firent signe au petit chaperon rouge de leur montrer le chemin. Laquelle avait fermé les yeux pour se contenir. Exaspérants. Ils parlaient beaucoup, pour ne rien dire, ils se querellaient sur des choses aussi futiles que … Peut importe, si ils évitaient de gueuler leurs insultes à tort et à travers près de la tanière du monstre, ce serait plutôt bon. Embuscade. Le quatuor sortit donc de l’auberge, avec Litèlle à sa tête. Les mener près de la tanière du démon ne fut pas difficile, non seulement le chemin était connu, mais en plus elle avait pris soin de disposer des repères au cas où. Précautions. Arrivés devant les terriers, à couvert, elle pointa le plus gros des trous.

Litèlle – Il est là-bas, faites attention. Il est rapide, très rapide. Un souffle de vent. Je ne sais pas si les autres terriers sont ceux d’animaux sauvages ou d’autres monstres plus petits. Donnée inconnue. La nuit va bientôt tomber. Il faut choisir. Soit on l’attaque maintenant en voulant le tuer avant que la lune ne soit là, soit on attend la nuit en espérant le surprendre dans son sommeil. Deux possibilités.

Elle reprenait sont tic de langage particulier, rajoutant à la fin de chaque phrase un mot qui l’illustrait, la reprenait, la complétait. Synthèse. Ça pouvait être assez déroutant, d’autant qu’elle détestait qu’on parle sans raison. Paradoxe. Mais elle venait juste de réaliser que les petits terriers pouvaient tous aussi bien contenir d’autre démons. Elle avait fait une erreur de débutante en négligeant ce détail lors de sa reconnaissance. Indigne. Elle avait présentées les deux alternatives aux mercenaires, mais elle leur laissait le choix. Après tout, elle ne savait pas tout d’eux, peut-être y aurait-il une meilleure efficacité du groupe dans une situation plutôt que l’autre. Optimisation.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Lun 25 Fév 2013 - 23:33

En fait, la tanière de la créature n'était pas aussi reculée et camouflée qu'ils le pensaient. Ils avaient l'habitude des monstres mystérieux, des secrets et des apparences trompeuses mais, visiblement, ce n'était pas le genre de notre ami. Non seulement leur associée leur avait fait emprunter un chemin connu mais, en plus, elle avait prit le soin de disposer quelques repères sur la route, au cas où ! Très méthodique la petite fille ! À couvert, elle leur désigna le terrier en question.

- Il est là-bas, faites attention. Il est rapide, très rapide. Un souffle de vent. Je ne sais pas si les autres terriers sont ceux d’animaux sauvages ou d’autres monstres plus petits. Donnée inconnue. La nuit va bientôt tomber. Il faut choisir. Soit on l’attaque maintenant en voulant le tuer avant que la lune ne soit là, soit on attend la nuit en espérant le surprendre dans son sommeil. Deux possibilités.
- Comment que tu parles toi ? " Souffle de vent, donnée inconnue, il faut choisir, deux possibilités ... " Pourquoi que tu résumes tes phrases à chaque fois ? Tu nous prends pour des cons ?
- Voyons Oswald, cesse d'avoir autant d'arrières-pensées ! Ces petits résumés sont très pertinents, ça permet de se faire une idée bien précise de la chose en quelques mots seulement, je trouve que c'est une tactique très efficace dans la mesure où nous sommes sur le terrain et que nous n'avons pas forcément le temps de cogiter !
- Mes sieurs, un peu sérieux que diable, l'hores n'est pas aux conempts ! Il me semble que cette ribaude nous a mandé de quoi !
- Pour ma part, je dis qu'on rentre et on défonce tout ! On lui fait bouffer sa langue et le ramène au commanditaire en le traînant par la peau du cul ! Je vais lui fracasser le crâne d'un ou deux coups de marteau !
- La violence, toujours la violence ! Non, pour ma part, je pense qu'on devrait attendre la nuit tombée. Il dormira et nous pourrons alors facilement l'approcher, un tant soit peu que nous soyons discrets, puis lui affliger une mort rapide et douce. Une simple lame dans la nuque et la créature rendra l'âme sans haine ni violence !
- Tarlouze !
- Mais je ne te permet pas !
- Ça tombe bien, je t'ai rien demandé.
- Tu n'es qu'une brute sans cervelle !
- Et je ne m'en plains pas !
- Les femmes si.
- ... Ça veut dire quoi ça ?
- Ne te fait pas plus stupide que tu ne l'es déjà !
- Tu sais ce que tu vas te prendre toi si tu continues à me péter les rouleaux ?!
- Hey, du calme Oswald ! Garde ton ire pour la maucréature !
- Tout à fait !

- Et toi Alfrun ne fait pas le récréant !
- Dans ta gueule !
- Bon ... Je serais d'avis à faire diversion. Il nous sera bien plus facile de mener l'enchas en terre dégagée que dans sa tanière. Nous devrions lui tendre un attrapoir pour le forcer à se issir de son trou à l'aide d'un appas. Les autres s'embrochieront dans les brosses et n'en ressortiront que pour lui trancier la retraite. Encerclé, il ne pourra se surquérir à tout le monde et nous ne l'en occiront que plus facilement ! Qu'en dîte vous bachette ?

Le plan avait ses chances de réussir, si il était approuvé, tout n'en dépendrait que de la bonne coordination et cohésion de l'équipe ... À moins bien sûr que le monstre en question soit un peu plus féroce que prévu.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Mar 26 Fév 2013 - 17:50

Un piège. Attirer, encercler, vaincre. Deux défauts venaient s’intégrer à ce plan. La vitesse fulgurante de l’adversaire le servirait bien mieux à l’air libre, puis … si, comme la chasseresse venait de l’envisager, il avait des alliés dans les terriers autour du sien, ils seraient dans une bien fâcheuse posture. Le regard noisette du Petit Chaperon Rouge passa sur chacun de ces hommes. Ils seraient plus efficaces en agissant de concert, et leur coordination serait meilleure. Lâchant un soupir, elle posa son panier à terre, et fit craquer ses doigts en fermant et rouvrant les poings.

Litèlle – Je serais l’appât. Pour peu qu’il ait de l’intelligence, il s’attendra à mon arrivée. Après tout, c’est un d… peut importe. Ce choix est le plus logique, il maximise nos chances de réussite. Optimum.

Elle avait faillis leur parler du Vein. Boulette. Imprudence. Le secret des autres mondes était important sur Feleth. S’ils devaient en apprendre l’existence de façon étendue, elle ne devait pas être à la base de ce savoir. Sans attendre les réponses et éventuelles protestations, elle se dirigea à couvert. Elle se planta devant l’entrée du conduit, et appela le monstre.

Litèlle – Bonjour, je suis perdue … pourriez-vous m'aider ?

Un bruissement. Par réflexe, la chasseresse recouvre son corps d’acier. Juste à temps. Le choc est immense, la créature d’une rapidité confondante. Elle est projetée sur plusieurs mètres, poupée désarticulée. Eut-elle était restée de chair, elle serait tranchée nette à l’heure qu’il est. Combattre dans la grotte aurait pu être fatal. Le monstre se révèle alors dans toute son horreur, pendant que Litèlle se relève, un peu sonnée. Un corps immense, qu’on ne pensait pas capable se déplacer si vite. Une sorte de crocodile géant, bipède, aux bras démesurés, et aux griffes plus démesurées encore. Il avait vraiment fait preuve d’une vitesse incroyable, et n’eut-ce été la capacité de la chasseresse à transformer sa peau en métal …

Les humains se déployèrent autour du monstre. Allongeant ses mains, Litèlle en fit des lames. Le monstre tourna la tête dans la direction de chacun des chasseurs, et lorsqu’il ouvrit la gueule, ce furent des mots qui en sortirent.

Monstre – Alors c’est toi, le Petit Chaperon Rouge ? Je t’imaginais plus grande … et seule.

Ses mouvements ne semblaient pas aussi rapides que la charge éclair qui avait propulsée Litèlle sur quelques mètres. Malgré cela, ils étaient difficiles à suivre des yeux. Heureusement qu’ils étaient quatre, cela permettait de pallier cette vitesse. Mais entre les griffes, les crocs et la queue musculeuse du monstre, ils avaient fort à faire. Un ricanement guttural s’échappa de la gorge de la créature qui semblait à peine s’essouffler. Alors que le quatuor commençait à coordonner ses mouvements, des cliquetis résonnèrent dans les terriers alentours.

Litèlle – La stratégie est compromise. Echec. Comme je le craignais, il avait des alliés. Imprévu.

Il fallait tout de suite se décider, qui irait retenir les défenseurs des terriers ? Les trois humains devaient être capables de retenir la cible, mais pouvait-elle vraiment les laisser en espérant qu’il n’y ai aucun problème ?
Les cliquetis se firent plus clairs, et cinq autres démons mineurs (peut-être de simples animaux du Vein) firent leur apparition. Des fourmis géantes, aussi grandes que des renards. Le temps n’était plus à la réflexion, il fallait composer avec la situation.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Lun 4 Mar 2013 - 13:52

- Je serais l’appât. Pour peu qu’il ait de l’intelligence, il s’attendra à mon arrivée. Après tout, c’est un d… peut importe. Ce choix est le plus logique, il maximise nos chances de réussite. Optimum.
- Un quoi ?

Mais elle ne répondit pas, elle s'en alla se positionner devant l'entrée présumée de la tanière et appela le monstre comme l'on appellerait un passant.

- Bonjour, je suis perdue … pourriez-vous m'aider ?

Il n'y avait pas une seconde à perdre !

- Dispersez-vous, vite !

Les trois hommes se séparèrent aussitôt, se perdant dans la broussaille comme le plan le prévoyait. Il eut un bruit puis, la créature surgit de sa cachette, heurta de plein fouet la jeune tueuse de monstre ... Jeune tueuse qui, sous les regards interrogés des trois chevaliers, s'était comme métamorphosée en acier. Elle fut projetée quelques mètres plus loin, comme un vulgaire caillou. La créature était massive, immense et pourtant très rapide, les choses allaient mal. Elle ressemblait à un reptile mais, porté sur deux pattes avec des longs et puissants bras munis d'impressionnantes griffes. Ils n'avaient jamais rien vu de tel ! La seule créature qui s'en approchait sans pour autant lui être identique et qu'ils avaient déjà combattu était un ... Crocodile géant. Un cousin éloigné peut-être ? Pas le temps de réfléchir davantage, il fallait se déployer, chose qu'ils firent sans laisser apparaître leur peur, il ne fallait pas laisser sentir à cet bête qu'elle les effrayait.

La jeune chasseresse s'était relevé et elle avait allongé ses mains pour les transformer en lames. " Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? " résonnait cette question à cet instant là dans la tête des trois hommes. Autant la créature était étrange, autant leur alliée l'était encore plus. Mais, il ne fallait pas perdre de vue l'ennemi, ils auraient tout le temps d'éclaircir ce mystère après. Ce-dernier, d'ailleurs, tournait sur lui-même et dévisageait tous ses adversaires. Il en revint finalement à Litèlle.

- Alors c’est toi, le Petit Chaperon Rouge ? Je t’imaginais plus grande … et seule.

Il parlait ?! Depuis quand un animal, aussi informe soit-il, pouvait parler ? À quel genre de sorcellerie avaient-ils affaire et surtout, comment cette créature connaissait-elle le " Petit Chaperon Rouge " ?

" Dans quoi on s'est encore embarqué ? "

Il était tant de passer à l'attaque. Ils coordonnèrent leurs mouvements, de façon à avancer en même temps et donc, à frapper en même temps car, de cette façon, ce reptile ne pourrait pas se défendre des quatre agresseurs en même temps. Seulement, il n'avait pas encore dit son dernier mot. Il eut des bruits bizarres semblables à des cliquetis.

- La stratégie est compromise. Echec. Comme je le craignais, il avait des alliés. Imprévu.

Puis des fourmis géantes en sortirent au nombre de cinq. Ils y jetèrent tous un coup d'oeil rapide, sans pour autant se détourner du monstre. Ils étaient pris sur deux fronts, il fallait faire quelque chose. Pour Viktor, la solution semblait très claire. Hallon tremblait comme une feuille au vent, ce qui n'était pas étonnant venant de sa part, il lui insurgea donc, avec l'aide de Litèlle, d'aller s'occuper des fourmis, qui devaient être des adversaires bien moins " effrayant " pour lui ... Et puis l'aide de la chasseresse devrait le rassurer ce qui lui permettrait d'être plus combatif.

- Découillé !
- C'est pas le moment Oswald ! Concentre toi !

Ils n'étaient donc plus que deux face au reptile. Pendant que l'un attirait son attention, l'autre décrivait un mouvement circulaire de façon à se retrouver juste derrière lui et donc, face à son camarade puis, une fois la position établie, ils se mirent à tourner autour du monstre, en resserrant peu à peu le cercle. Viktor calculait le bon moment pour frapper, ils étaient encore trop loin, encore un peu, encore un peu et ...

- C'est trop long !

S'écria Jordgubbe avant de s'élancer vers la créature, marteau levé.

- Fait pas le con !

Mais trop tard, il était déjà partis, Hjortron n'eut pas d'autre choix que de tenter une attaque, lui aussi. Pour faire simplement, le lézard géant riposta par un coup de queue et de griffe dans des sens opposés, se parant de ses deux adversaires en même temps. La distance était encore bien trop longue, ce qui lui avait laissé le temps d'agir ! Fort heureusement, leurs lourdes armures eurent encaissé les coups. La créature se braqua sur Viktor et fonça vers lui, gueule ouverte, alors que ce dernier était en train de se relever. Il s'agissait d'une attaque dans le dos, attaque à laquelle il répondit par un coup de poing en pleine figure, à l'aide de son bras fort et accompagné avec l'épaule. Dévié, le monstre rata son offensive. Le chevalier tenta d’accompagner sa déroute d'un coup d'épée en pleine nuque mais, il l'esquiva d'un bond sur le côté. Il enchaîna par une série de plusieurs coups en diagonale, tous esquivés, avant que son adversaire ne réplique par une morsure, qu'il évita d'un bond en arrière. Il doubla par un coup de griffe sur sa gauche, qu'il ne peut éviter à cause de la longueur de son bras. Il plaça de justesse le sien sur sa trajectoire, le métal encaissa le coup, dans une giclée d'étincelles, et Vitkor fut dégagé sur la droite. Il fit plusieurs pas et se rattrapa à l'aide de son épée, en la plantant dans le sol. Le monstre s'élança vers lui de nouveau, ses pas étaient lourds, on pouvait sentir la terre trembler. Il ouvrit grand la gueule, Hjortron le regarda s'approcher, levant sa main devant lui comme pour se protéger ... Puis son assaillant fut percuté aux côtés par le massif marteau que Oswald avait envoyé dans sa direction. Il perdit l'équilibre et se coucha sur le côté. Le chevalier accourut à ce moment vers lui, ramassa son arme et la leva dans les airs. Il s'apprêtait à le faire descendre quand le monstre le poussa en arrière à l'aide d'un coup de pattes, lui faisant au passage lâcher son arme. Il s'agita un instant puis se releva. Levant son bras gauche, il s'en alla le rebattre sur Jordgubbe lorsque Viktor le lui trancha d'un puissant coup d'épée, accompagné d'un cri de guerre. Le membre inerte tomba au sol, ensanglanté, puis, continuant dans sa démarche, il poussa sur ses jambes et bouscula la créature d'un coup d'épaule, tout en ramenant son arme vers lui. Le monstre recula de quelques pas puis, se retournant vers son assaillant, il réceptionna sa seconde charge à l'aide d'un puissant coup de queue dans les jambes. Il perdit l'équilibre, tourna dans les airs à cause de sa vitesse et s'échoua sur le sol, le visage le premier. Le lézard fit un bond et retomba sur lui. Il avait croisé ses pieds griffus pour concentrer tout son poids sur le torse de l'homme. Sa cuirasse, bien que bénie, se froissa sous la puissance du coup, compressant ses côtes et bloquant sa respiration. Une douleur fulgurante le saisit, il voulait crier mais, il ne pouvait pas. Il avait entendu un craquement suspect. Le monstre semblait en rire, sa joie fut de courte durée, Oswald revint à la charge et lui donna un coup en pleine tête, coup qui le dégagea sur sa droite. Il aida Viktor à se relever mais, quant ce-dernier reprit son souffle, il fut tiraillé par la douleur ... Visiblement, une de ses côtes s'était brisée. La chose répliqua presque aussitôt, exactement par la même attaque que son assaillant, donnant un puissant coup de griffe à Jordgubbe, coup qui déborda sur son armure mais qui atteint tout de même son visage. Deux magnifiques entaillent s'étaient imprimées dans sa chair. Il y avait beaucoup de sang. Il hurlait et se tenait le visage, n'y voyant plus rien. Elle répliqua d'un coup de " crâne ", le projetant quelques mètres plus loin puis encourut vers lui et le coinça dans sa mâchoire. L'armure était solide, il n'y avait pas beaucoup d'espace pour y passer ses imposant dents, seule une d'entre elle perfora sa cuisse. Elle serra et secoua sa tête de droite à gauche, avant de le jeter dans les airs, lui faisant ainsi faire une chute de plusieurs mètres de haut. Il se réceptionna mal et se brisa le haut du flanc gauche, y comprit l'épaule et le bras.

Viktor avait vu toute la scène. Il se décida à agir rapidement. Il avança une jambe vers l'avant, fléchissant légèrement son genoux et attrapa son épée avec les deux mains. Il s'écria et fit l'illuminer la lame jusqu'à ce que des " étincelles " en jaillirent. La créature se retourna, alerté par ce hurlement, et vit alors le chevalier courir vers elle à toute allure puis, s'élancer en préparant une attaque. Elle eut tout juste le temps de se dégager mais, pas d'esquiver complètement le coup qui lui taillé la chair du flanc en une magnifique ligne droite. Il se réceptionna et fit un demi-tour serré, avant de revenir en combinant plusieurs attaque très acrobatiques et en terminant par une tournoiement sur lui-même. Une véritable " danse des lames " dont le lézard ne ressortit pas indemne. Pour réplique, il projeta sa tête sur le côté, pour heurter Viktor mais, il ne heurta que son poing " armé " et la lourde plaque qui le recouvrait. Renforcé avec la lumière, il lui brisa les dents du côté avant de se le faire tomber à la reverse.

Hjortron était essoufflé, son visage était rouge et couvert de sueur. Il se crispait et serrait les dents, sa respiration effrénée l'obligeait à beaucoup gonfler ses poumons et donc, à tirer sur sa côté cassée. Appuyé sur ses genoux, il n'eut pas le temps de récupérer que la créature s'était déjà relevée ... Et elle était en colère. Elle chargea en sa direction, tête baissée, et le percuta de plein fouet. Elle le souleva et le jeta derrière lui en le faisant passer au-dessus de son crâne et accompagnant sa chute d'un coup de queue. Elle freina ensuite et recommença en sens inverse. Il n'eut pas la force de se relever à temps, elle le piétina et le fit rouler au sol, en le poussant avec ses pattes, comme une vulgaire poupée de chiffons. Une fois immobilisée, Viktor était sur le ventre, sonné. Elle plaça sa patte sur son dos et appuya de toutes ses forces, comprimant ses côtés, une fois de plus, et le faisant hurler à la mort, malgré que sa respiration était de nouveau bloquée, signe que la douleur était insoutenable. L'armure se froissait, elle grinçait sous la pression et se pliait lentement. Il essaya tant bien que mal de se dégager mais, sans succès. Il avait perdu son arme et sa position ne lui permettait pas d'attaquer. Hallon, qui était aux prises avec les fourmis, s'en aperçu et délaissa litèlle pour s'encourir vers son ami ... Malheureusement, il fut réceptionné par un coup de queue en plein torse et sa maigre armure s'imprima du coup. Il fut projeté en arrière. Il se releva et recommença son attaque, anticipant cette fois-ci la riposte du monstre. Il s'allongea au sol, au dernier moment, glissant et passant au dessous de la queue qui fut balancée vers lui. Arrivé à sa base, il planta sa fine lame dans l'articulation, faisant à son tour crier la bête.

Elle se retourna, lâchant enfin Viktor, et tenta de le croquer. Rapide, il s'esquiva et prit aussitôt la fuite. Elle le poursuivit, reprenant du terrain, puis fit un bond en sa direction, bond qu'il évita à l'aide d'une roulade sur sa droite. Il fit aussitôt demi-tour et reprit la course. La créature, quant à elle, fit un virage large et reprit sa poursuite. Hallon l'avait bien compris, son point faible se trouvait ici, son imposante carrure l'empêchait de manoeuvrer avec finesse. Il avait cependant beau être aussi rapide qu'il le voulait, elle finit par le rattraper une fois de plus ! Viktor s'était relevé, difficilement certes, mais, il était bien debout. Il s'était caché derrière un arbre et tendait sa main dans les airs, de façon à ce que Alfrun la remarque. Il prit alors un virage à quatre-vingt-dix degrés, évitant de très peu la morsure du monstre puis, il piqua un sprint et tendit son épée en l'air. Il sauta et frappa la main de Viktor, lui donna au passage son arme. La créature le suivit de près, elle passa juste à côté de l'arbre et Hjortron tendu l'épée à l'horizontale, déchirant la chair du montre à l'aide du tranchant. Malheureusement, même si la bête avait du mal à encaisser le coup, elle continua de poursuivre Alfrun qui était maintenant désarmé.

- Hey, tu vas où là ?! Reviens !

S'écria Viktor. Où allait-elle ? Et bien elle fonçait vers Oswald qui était encore au sol, allongé sur le ventre. Alfrun évita son partenaire d'un saut et d'une roulade mais, pas le monstre ! Il allait le piétiner ! Vitkor avait anticipé la chose, il avait accourut vers Oswald, épaule braquée et, au moment où elle s'apprêtait à l'écraser, il fit appel à sa magie guerrière et se propulsa en faisant exploser la lumière au sol, percutant la bête sur le flanc et la forçant à se coucher. Ils s'en allèrent tous les deux rouler. Hjortron fit un effort et se releva avant elle.

- Le marteau ! Le marteau mec !

Lui cria Jordgubbe. Il regarda à droite et à gauche puis, l'aperçu. Il couru le ramasser et alors que le lézard s'était relevé et fonçait de nouveau vers lui, il se retourna, entraînant l'imposante masse de métal avec lui, et le frappa en pleine tête. Il enchaîna par un coup remontant dans les devant des côtes et, enfin, il termina par un coup à l'arrière du crâne. Le monstre s’effondra. Hjortron souffla un grand coup puis, prit le marteau avec ses deux mains.

- Ayez pitié !
- J'accède à ta requête malebête !

Lui dit-il avant de se placer sa jambe en appuie, de lever le marteau dans les airs et d'hurler jusqu'à plus d'air tout en faisant rayonner l'arme lourde jusqu'à la rendre aveuglante. Il l'abaissa ensuite sur la tête de la créature, dans une formidable explosion de lumière, et lui broya le crâne ... La carcasse n'était pas belle à voir. Il reposa le marteau à terre puis " s'essuya les mains ".

- Donc ça c'est fait, c'est qui le patron ?
- T'es qu'un connard ...
- Oh merde ! Oswald !


Viktor se précipita vers lui et l'aida à se relever, en passant son bras derrière ses épaules.

- Il t'a pas raté.
- Je te demande pas ton avis !

Viktor chercher Hallon du regard mais, il ne le trouvait pas.

- A moi !

Hurlait-il alors qu'une fourmis géante lui courrait après.

- Ah oui, il reste encore ce problème ...

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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Lun 4 Mar 2013 - 15:38

Les insectes géants se révélèrent plus complexes à vaincre que prévu. Leur chitine était presque aussi résistance que de l’acier, et la rapière de l’humain n’était pas faite pour les attaques de puissance. Esquiver les attaques de ces créatures n’était cependant pas un véritable ennui, d’autant que celui qui était en ma compagnie semblait assez prompt à fuir quand les circonstances l’exigeaient. Prudence. Je m’inquiétais pour les deux autres : si j’avais été chercher des renforts, c’est justement que je ne pensais pas pouvoir m’en sortir seule, alors que pouvaient faire deux humains ? Seulement, il semblait qu’ils menaient la vie dure à la créature, au moins autant qu’elle les mettait en difficulté. Arriva un moment où l’humain à la rapière dû aller aider ses amis. J’étais seule, et trois fourmis géantes restaient en vie.

Je profitai que leur attention soit toute entière sur le démon pour me faciliter la tâche. Opportunité. La lame de ma main gauche perdit sa consistance métallique, se muant en puissant tentacules qui saisirent une fourmi, et la broyèrent sous la pression, pendant que ma main droite se séparait en deux, chaque extrémité restant une lame, et j’allongeai mes doigts pour pouvoir empêcher les deux insectes restants d’intervenir. Le tout ne dura pas longtemps, mais c’était assez fatiguant de maintenir des transformations aussi extrêmes. Perte d’énergie. Je repris mon apparence originelle, dans l’idée de former une seule grande lame à partir de mes mains jointes. Mais les fourmis étaient plus réactives, et plus proches que je ne le pensais. Erreur. J’interposai mon bras à la première morsure, et ma jambe opposée à la seconde. Je recouvris les deux membres de métal, mais pas assez vite : les puissantes mandibules de la seconde fourmi se refermèrent sur ma jambe en cours de changement, mordant dans la chair encore insuffisamment durcit. Douleur.

Je laissai échapper un cri, au moment où une vive lumière éblouit mes adversaires. Réactivité. Dans un mouvement tournant complexe, je me dégageai de l’étreinte de ces créatures, puis me désengageai du combat d’un bond rapide. La réception fut difficile, mais heureusement pour moi celui qui m’avait aidée au début attira l’attention de l’une des deux fourmis … avant de fuir devant elle … Incohérence. Enfin, il ne restait qu’un adversaire pour moi, et mis à part le demi-fuyard, j’étais loin d’être la plus gravement blessée. La fourmi restante se jeta sur moi, mandibules grandes ouvertes. Je projetai mon bras en avant en l’allongeant, augmentant sa vitesse. La métallisation fut rapide, partant de la pointe de ce qui semblait une lance, afin de permettre à l’arme de grandir. Passant par la bouche de la créature, elle fit des ravages à l’intérieur. Tout ce que l’insecte put faire, c’est refermer ses mandibules sur mon bras métallisé, froissant légèrement le métal. Heureusement, je pus toutefois me dégager, une fois les dernières secousses de la mort passées. Victoire. La fourmi qui poursuivait le plus fin des trois hommes avait fini sous un gros coup de marteau pendant ce temps.

J’étais essoufflée, courbatue aux endroits où les mandibules avait forcé sur le métal, et ma jambes saignait. Mais je n’étais pas à plaindre, le chevalier et la brute avaient bien plus souffert. Surtout la brute, il ne pouvait pas se tenir debout seul. C’était grave.

Litèlle – Je ne regrette pas d’avoir demandé de l’aide, ça m’a probablement sauvée la vie. Je vous laisse avec la dépouille de la bête, le temps d’aller chercher le commanditaire et un médecin. Il ne faut pas que vous bougiez de trop. Trop risqué. Il n’y a plus de danger. Zone nettoyée. Je reviens vite.

Le médecin et le commanditaire ne furent que moyennement heureux d’être réveillés alors que la nuit finissait de tomber, mais lorsque les bons mots sont prononcés, un humain suivrait n’importe qui. Manipulation. Le démon n’aurait pas dû être là, les démons devraient rester dans le Vein. L’humain n’aurait donc pas dû être blessé. C’est moi qui l’avais entraîné dans cette histoire, je ne pouvais pas le laisser dans cet état. Principes. Lorsque je fus de retour, paradoxalement si ils souffraient toujours de leurs blessures maintenant que l’adrénaline était repartie, il semblaient plus reposés. Le médecin n’hésita pas un instant, et alla au chevet de chacun d’eux. Professionnel.

Quant au commanditaire, le voilà penché sur la bête, curieux et dégoûté à la fois. Bouillie de chair et d’os. Il avisa aussi, surprit, les cadavres des insectes. Il sortit finalement la somme convenue d’une bourse et me la jeta. Je ne fis pas de commentaire. Habitude. J’allais cependant récupérer une galette dans mon panier qui était resté tout ce temps sous un arbre, et en sortis une galette sèche que je lui tendis.

Litèlle – Pour le petit garçon. Tout ira bien maintenant.

L’homme ne fit qu’ acquiescer et repartir vers son lit. Sommeil. Pour ma part, je me rapprochais des blessés. Je m’occuperai de répartir le tout plus tard, et je paierai le médecin : après tout c’était ma faute s’ils étaient blessés. Culpabilité.

Non, mes patrons ne seraient pas contents quand ils verraient la somme que je ramènerai à l’alliance. Vénaux.


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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Mar 5 Mar 2013 - 22:55

- Je ne regrette pas d’avoir demandé de l’aide, ça m’a probablement sauvée la vie. Je vous laisse avec la dépouille de la bête, le temps d’aller chercher le commanditaire et un médecin. Il ne faut pas que vous bougiez de trop. Trop risqué. Il n’y a plus de danger. Zone nettoyée. Je reviens vite.
- Ah mais comment qu'elle parle elle !

S'écria Oswald en se tordant sous la douleur.

- Du calme vieux, elle est partie chercher le toubib !
- Mais comment tu veux que je me calme ?!
- En même temps si tu n'avais pas joué au couillon en attaquant avant que je te le dise, tu serais en meilleur état !
- Ah ta gueule !
- Toujours aussi désagréable à ce que je vois.
- Et voilà l'autre poltron qui ramène sa fraise !
- Je ne suis pas un poltron !
- Tu t'es enfuis comme un lapin !
- Viktor m'a demandé de prêter main forte à Litèlle contre les fourmis !
- Mais tu t'es vu quand tu fuis ? " Ah pitié ! Sauvez moi, il y a une méchante fourmis qui me courre après ! "
- Mais tu as vu sa taille un peu aussi ?!
- Et alors ??? T'as vu la taille du lézard un peu ?!
- ... Donc pour toi j'ai strictement rien apporté à l'effort ?
- Exactement ! T'es qu'un mou du tuyaux prompt à la retraite !
- ... Bah merci.

- De rien !

Alfrun affichait la grise mine. Il le savait, il avait fuit face au danger mais, il le savait très bien aussi, il n'aurait rien pu faire pour les aider, il était bien trop " fragile " pour se mesurer à de pareils adversaires. Quoi que ...

- Boh allez, fait pas cette gueule Alfrun ! T'es quand même intervenu quand j'étais coincé sous ses pattes !
- Tu aurais très bien pu t'en sortir tout seul de toutes les façons, je ne vois pas ce que ça change. Je suis juste un faible et puis c'est tout.
- Et voilà, il va se mettre à pleurnicher mainte ... Aie !
- Ta gueule Oswald ! Il est tout aussi méritant que toi ! Je te signale que pendant que tu étais affalé par terre à ne rien faire, lui, il a quand même risqué sa peau !
- Et la mienne alors ?! T'as vu dans quel était je suis ?!
- T'es dans cet état à cause de ton manque de matière grise, abrutis ! Là où il a calculé son coup, toi, t'as foncé tête baissée !
- C'était pour t'aider !
- Et alors ? Lui aussi c'était pour m'aider ! Et oublie pas comment que t'as fait n'importe quoi juste au début du combat !

- Non mais les gars, vous disputez pas pour moi !

" Toi ta gueule ! " Lui hurlèrent-ils dessus en même temps avant de partir dans une engueulade pleine de reproches et d'accusations, sous le regard exaspéré du chevalier Hallon qui ne se demandait s'il n'aurait pas mieux fait de se taire. Au bout d'un long moment, le petit chaperon rouge revint avec un médecin et le commanditaire. Le docteur s'en alla immédiatement soigner Oswald alors que l'autre homme s'approcha de la carcasse du monstre. Il l'observa un court instant puis, il lança une bourse en direction de Litèlle avant de repartir galette à la main, probablement pour rejoindre son lit, il fallait reconnaître que la nuit était tombée.

- C'est grave docteur ?
- Les blessures sont sérieuses. Je n'ai pas le matériel nécessaire pour le soigner sur place, il va falloir le transporter à mon cabinet.
- Euh ... Tu peux marcher ?
- Je peux encore sauter à cloche-pied.
- Allons-y alors !

Viktor l'épaula et, d'une façon certes bizarre, ils se mirent en route. La marche fut longue et fatigante mais, ils arrivèrent à destination sans trop de mal. Le médecin s'occupa aussitôt de Jordgubbe, des soins qui furent longs et assez douloureux à entendre les cris du chevalier. Ses compagnons attendaient dehors.

- Et après c'est moi la chochotte.
- ...
- Oui, je me tais.

- Voilà, on a tous eu une dure journée aujourd'hui, ce n'est pas la peine d'en rajouter.

Il s'écoula plus d'une heure et le docteur rapporta finalement le patient. Il était à moité plâtré !

- Voilà, ça devrait aller. Il devrait récupérer dans quelques mois.
- Quelques mois ?! Ah non docteur ! Je ne peux pas rester cloué au lit pendant plusieurs mois !
- Il n'y a pas d'autres solutions.

- Au pire on t’emmènera voir un guérisseur.
- Un guérisseur ? Ça va coûter très cher !
- Et alors ? C'est pour Oswald !

Dit-il en lui mettant une tape sur l'épaule.

- En parlant d'argent, il faudrait me régler mes honoraires.
- Ah oui ! Euh ... Certes mais, nous n'avons pas d'argent sur nous ... Enfin pas beaucoup ... À moins que ...

Il regarda Litèlle.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Jeu 7 Mar 2013 - 12:30

Le blessé était dans un état pitoyable. Il en aurait pour longtemps afin de se remettre, ça ne faisait pas de doute, à moins de recevoir des soins magiques. Et ce, malgré ses protestations. Inconséquent. La chasseresse observait tout cela, rassurée de voir l’homme vivant, inquiète devant son état, agacée par ses paroles. Mais son visage restait neutre. Impassible.

Médecin - En parlant d'argent, il faudrait me régler mes honoraires.

Viktor - Ah oui ! Euh ... Certes mais, nous n'avons pas d'argent sur nous ... Enfin pas beaucoup ... À moins que ...

L’humain coula un regard vers la jeune femme. Elle avait faillis oublier de les payer ! Elle rougit sous le coup de la honte, elle avait été négligente. Indigne. Sortant la récompense de ses effets, elle en sépara le montant en quatre, puis retrancha de sa part les honoraires du médecin, comme elle avait prévu de le faire.

Litèlle – C’est moi qui vous ai engagés, sans moi il ne serait pas blessé. Je paierai donc le médecin.

Elle faisait des efforts pour ne pas céder à son tic de langage, tout en imaginant la tête que feraient ses patrons à son retour. Elle allait peut-être dormir ici cette nuit au final. Elle n’avait pas forcément envie de revoir ses employeurs au plus vite. Appréhension. Mais rester dormir ici sous-entendait une dépense supplémentaire, donc un amenuisement de la somme rapportée, qui était déjà largement entamée par rapport aux prévisions … Mais les conditions ne permettaient pas de repartir de suite, la fatigue dû à l’heure tardive et au combat encore récent ne devait pas être négligée. Sécurité. Elle s’adressa au trio.

Litèlle – l’auberge loue des chambres ? Il se fait tard, je ne pourrais pas reprendre la route avant demain.

Elle n’avait pas vraiment étudiée la possibilité de dormir dans ce village, aussi n’avait-elle pas les informations adéquates pour se diriger vers un endroit où elle pourrait être hébergée. Lacune. Et puis, il serait peut-être intéressant d’en savoir plus sur ces hommes : ils avaient fait preuve d’un certain talent, même s’ils étaient encore brouillons. Intéressants. Elle ne pouvait exclure la possibilité d’en faire des contacts privilégiés pour les chasses de grande envergure. Mais pour ça, elle devait en savoir plus sur eux : voyageaient-ils beaucoup ? Où se trouvaient-ils le plus souvent ? Et d’autres questions qu’elle leur poserait sûrement dès le lendemain. Car vu l’état du blessé, il y avait peu de chances qu’ils aillent très loin d’ici-là.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Ven 8 Mar 2013 - 23:59

C'est à ce moment qu'elle leur donna leur part et, contre toute attente, elle paya le docteur sur sa part à elle, un geste qui n'avait pas échappé aux trois chevaliers. Ils " pesèrent " chacun leur part et se rendirent compte que la prime, ainsi divisée, n'était pas bien grande.

- C’est moi qui vous ai engagés, sans moi il ne serait pas blessé. Je paierai donc le médecin.
- C'est un geste fort louable de votre part, gente damoiselle, nous vous en sommes redevant.

Ils finirent de régler quelques formalités avec le médecin puis, Litèlle s'adressa de nouveau à eux.

- L'auberge loue des chambres ? Il se fait tard, je ne pourrais pas reprendre la route avant demain.
- Très certainement ! Laissez-nous vous y hourder !

Elle était à quelques ruelles d'ici. Le temps de quelques minutes de marche et ils y arrivèrent. Ils l'accompagnèrent jusqu'au comptoir où Oswald se chargea de lui payer la nuit. En ligne, ils déposèrent chacun leur part de la prime face à Litèlle.

- Vous nous voyez forts délités de ce guerdon mais, il nous en conviendra davantage si ces jaunets vous repairent en totalité. C'est votre dur labore que d’occire maucréatures et malebêtes et probablement votre unique façon de gagner votre clicaille. Nous serions que de vils marauds si nous nous enrichissions à vos dépends et cela ne va pas de paire avec notre titre. Acceptez donc de reprendre ce qui vous revient de droit. Pour le reste, notre rang de chevalier nous impose la gratuité face à la priorité, ne vous en faites pas pour nous !
- Ça c'était pour la bonne nouvelle. La mauvaise maintenant, c'est qu'on ne peut pas rester ici plus longtemps, on doit être de retour chez nous au petit matin et on est déjà en retard. Cela dit, ça aura été un vrai plaisir que de travailler à vos côtés !
- On espère vraiment que nos routes se recroiseront un jour. Si vous avez besoin de nous, il vous faudra vous rendre dans le comté de Hjortron et demander à nous voir, nous y sommes allégés.
- On vous souhaite fortune et coraige.

Le temps que sire Hallon s'en aille louer un cheval pour leur camarade blessé, Viktor et Oswald s'attardèrent avec la chasseuse.

- Expliquez-nous un truc par contre. On vous a vu transformer vos bras en lames et votre corps se recouvrir de métal. De quelle magie faites-vous usage au juste ?

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MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Ven 22 Mar 2013 - 10:34

Litèlle était décontenancée. Surprise, déstabilisée. Les humains lui avaient rendu l’argent. Elle n’y touchait pas encore, ce devait être l’une de ces « lubies », qui traversaient les cerveaux humains de temps en temps. Passager. Elle prit cependant note de leur lieux de résidence : ils s’étaient montrés à la hauteur, peut-être qu’elle allait les recontacter, plus tard … voir leur montrer le vrai visage du monde. Probable. Mais pas dans l’immédiat, ça c’était évident.

Oswald- Expliquez-nous un truc par contre. On vous a vu transformer vos bras en lames et votre corps se recouvrir de métal. De quelle magie faites-vous usage au juste ?

Litèlle – Magie de morphose. Je n’ai pas besoin d’arme, je suis l’arme. Pratique. Sortant la dague qui était au fond de son panier, elle la fit jouer avec une vitesse affolante entre ses doigts. Mais je garde quand même ce genre de choses, au cas où. Prévenance.

Elle s’était trouvée, une fois, désarmée, face à un démon manipulant l’anti-magie. Depuis, elle gardait toujours une arme près d’elle, sinon sur elle, pour ne plus se retrouver prise de cours. Adaptation. Finalement, les trois humains ne semblaient pas vouloir reprendre leur argent. Elle tendit donc la main vers les bourses, guettant dans leur regard le moment où ils se raviseraient … moment qui ne vint pas. Elle laissa tout de même la dernière part sur la table, avant de se lever.

Litèlle – Vous avez risquées vos vies, alors prenez au moins cette part. reconnaissance.

Elle leur adressa un dernier regard, et tendit sa bouche en une tentative de sourire. Mais en l’absence d’enfant, elle réussit juste à faire une grimace plutôt déroutante. Ridicule. Un peu honteuse, elle détourna vite le visage pour rejoindre sa chambre, et finir la nuit dans un lit. Une fois la porte refermée, elle alla à la fenêtre, passant la tête dans l’air froid de la nuit. Agréable.

Une violente crampe la prit au bras, et elle se replia silencieusement sur elle-même. Relevant la manche de sa robe, elle vit des tâches de vieillesse apparaître sur son membre. L’effet du rituel touchait à sa fin. Elle jeta un regard désespéré à la lune. Pour survivre et continuer de protéger ce monde, elle allait devoir tuer un innocent … encore …

Elle serra son bras contre sa poitrine, et une larme roula du coin de ses yeux. Elle avait deux semaines pour trouver une victime convenable. Le plus important, serait de prendre garde que rien ne soit visible. Discrétion. Si le rituel était nécessaire, il n’en était pas moins immonde. Honteux. Elle s’endormit sur le lit, tourmentée par cette histoire d’humain blessé par sa faute, et de future victime. En plus, la somme prévue était bien entamée, elle allait encore se faire passer un savon …

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Fiche de Personnage : En avant mes féaux drus !

Histoire de Personnage : 1. Une nouvelle chasse. [Terminé]

MessageSujet: Re: Une nouvelle chasse [libre]   Sam 23 Mar 2013 - 14:22

La magie de la métamorphose ? Ils n'en avaient jamais entendu parler. Au moins, ils repartiraient moins bêtes ce soir là ! Litèlle observa l'argent qu'ils avaient déposé devant elle, puis les regarda eux. Peut-être ne croyait-elle pas en leur bonne foi quand ils lui disaient de reprendre la prime ? En fin de compte, si puis qu'elle ramassa l'argent, laissant tout de même quelques pièces sur le comptoir.

- Vous avez risquées vos vies, alors prenez au moins cette part. reconnaissance.
- Grâce vous soit rendue, gente garcelette !

S'exclama Viktor en ramassant l'argent. Elle se leva ensuite et chercha manifestement à leur sourire, mais, ce n'était pas encore ça. Ça ressemblait plus à une grimace assez ... Bizarre. Ils sourirent en retour, plus amusés qu'autre chose, cette fille était-il si timide ? Elle rejoignit la chambre qu'ils lui avaient loués, les laissant seuls au comptoir.

- Et bah, c'était une sacrée rencontre quand même.
- Et une sacrée mission aussi.
- Ouais ! On peut pas dire qu'on a chômé là !

- Carrément !

Moment de silence puis, Oswald reprit à voix moins haute.

- Et sinon, t'as vu ses fesses un peu ?
- Et comment ! Et le balcon, t'as zyeuté le balcon ?
- Tu m'as pris pour un débutant ou quoi ?

- ... Ouais ?

Puis ils se mirent à rire " grassement ". Hallon revint finalement avec la monture, le temps de finir leur verre et ils s'en allèrent, comblé par cette journée d'action et par cette rencontre assez inattendue. Litèlle était en fin de compte un personnage fort intéressant, ils espéraient secrètement avoir à recroiser sa route un jour.

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Une nouvelle chasse [libre]

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