''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Ven 8 Mar 2013 - 22:43

- Enfin !

Soupira Alekseï lorsqu'ils eurent atteint la porte de cette si célèbre ville. Le moins que l'on pouvait dire, c'est que ça se bousculait au portillon, l'activité de cette cité était immense et elle ne semblait s'arrêter ni le jour ni la nuit. Les gardes à l'entrée étaient dépassés et ce fut donc sans trop difficultés qu'ils passèrent les quelques rapides contrôles. Une fois à l’intérieur, toute la richesse des lieux s'offraient à eux à tel point qu'ils ne savaient plus où donner de la tête. Ils s'arrêtèrent donc un moment pour faire le point.

- La priorité est de retrouver " pépito " et de lui remettre le colis. Ensuite il faudra qu'on s'occupe de nos blessures et après, seulement après, nous pourrons profiter du voyage et découvrir cette ville, ville que je ne connais pas plus que vous figurez-vous !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Il s'en alla quérir plus d'un passant pour demander son chemin. Johann lui avait expliqué que le guérisseur était assez connu ici, chose qu'il ne tarda pas à vérifier. La demeure du guérisseur, ou plutôt, son lieu d'exercice se trouvait à proximité du marché. De l'extérieur, elle ressemblait à une échoppe mais, à bien regarder la discrétion de la ruelle dans laquelle il se trouvait, ce n'était pas le cas. Ils poussèrent la porte et la franchir, découvrant un intérieur cossu et pour le moins particuliers. En effet, il n'y avait pas un mur de la même couleur que l'autre, le sol était planché et le plafond carrelé. Les meubles n'étaient pas simplement posés, il y en avait qui étaient accrochés sur les murs. La porte de l'arrière boutique était penchée et la seule fenêtre était en triangle. Alekseï observait l'endroit avec étonnement, un sourcil arqué et un sourire maladroit aux lèvres.

- Qu'est-ce que ces que ces conneries ?

En revanche, il n'y avait personne ici. Il y avait une petite sonnette sur le comptoir qui chevauchait le mur en angle droit. Il sonna à plusieurs reprises mais, il ne se passa rien de particuliers, dans un premier temps seulement. En effet, après quelques minutes de relative inertie, une trappe installée au plafond s'ouvrit et le visage d'un homme rond et assez âgé en ressortis. Il avait une épaisse barbe blanche à la Souvorov, des grosses lunettes ronde et une chevelure pour le moins longue et ébouriffée.

- Oh, des clients ! J'arrive tout de suite !

Il disparu au travers de la trappe puis il fit descendre une échelle jusqu'au sol, après quoi, il descendit à son tour même si sa bedaine coinçait dans l'ouverture. Sa tenue vestimentaire était à l'image de son atelier. Pas une partie de son corps n'était couverte comme une autre et son pantalon était trop court, laissant apparaître de longues chaussettes aux couleurs vives. Il remonta ses bretelles et s'approcha des deux voyageurs.

- Serviteurs monsieur madame. Que peut faire Pépito pour vous ?
- Euh ...

Rytchkine le regardait de haut en bas, mais comment pouvait-on s'habiller d'une telle manière sans même en être incommodé ?

- Et bien, j'ai un colis pour vous. C'est un certain Johann qui m'a chargé de vous le remettre, ça vous dit quelque chose ?
- Hummmmmm ...

Il fit mine de réfléchir puis, il fit le poirier, sous le regard ébahi du scientifique.

- Je fais toujours le poirier quand je réfléchis, ça fait descendre le sang dans ma tête !
- Vous savez que des gens en sont morts ?
- Oui oui mais, c'est une science qui n'est pas à la portée de tout le monde et elle peut coûter très cher à ceux qui n'y sont pas initiés !

- Qu'est-ce que vous racontez ?

Il se remit sur ses pattes, refaisant rapidement ses vêtements.

- Johann, c'est l'homme a qui j'ai commandé une moustache de barbican à poitrine rouge !
- Mais qu'est-ce que vous allez faire avec un truc pareil ???
- C'est pour ma collection !
- ... Et il a réussi à vous en trouver ce " Johann " ?

- Et bien, c'est ce qu'il me reste à vérifier !

Dit-il en lui tendant la main. Alekseï posa le sac au sol et en ressortit le fameux paquet que lui avait remis le trafiquant. Il le donna à " Pépito " qui s'empressa de l'ouvrir et d'en découvrir son contenu.

- C'est simplement magnifique !

Dit-il avant de s'en aller en arrière boutique sans même faire attention au scientifique et à la séraphine. Il n'avait cependant pas fermé la porte et on pouvait encore l'entendre s'exclamer à propos de la merveille qu'étaient ces plumes. Peut-être dix bonnes minutes s'écoulèrent de cette façon avant qu'il ne revienne finalement en salle.

- Et bien jeune homme, vous m'avez rendu un fier service !
- ... J'espère bien.
- Que puis-je faire pour vous remercier ? Vous voulez de l'argent ?
- De l'argent ... Non. Par contre, si vous pouviez vous occuper de nos blessures, ça serait ...
- Un seul.
- ... Quoi un seul ?
- Soit la dame, soit vous.
- Et pourquoi pas les deux ?
- Parce que déjà que je n'ai pas beaucoup de clients, je ne vais pas non plus faire dans la gratuité !
- Hey !
- Oui, je sais, le paquet, c'est pour ça que je vous offre un soin gratuit. Donnant-donnant mon cher !
- ... Enfoiré.
- Donc ?
- Donc la dame.

- Entendu !

Et il invita Narydia à venir s'asseoir sur ce qui ressemblait à un ... Lit. Rytchkine quand à lui préféra regarder ailleurs, voulant éviter les réflexions de la séraphine. Le soigneur revint avec une paire de ciseau, un bol remplis d'un liquide blanchâtre et un torchon.

- Qu'est-ce qu'elle a ?
- Une blessure à l'aile droite.
- À l'aile ? Madame est une Séraphine ?

- Si on veut ouais mais, tu veux pas lui poser les questions à elle plutôt ?

Pépito retourna à ses soins. Il demanda à Narydia de se coucher sur le ventre puis, de dégager ses ailes. Il examina dans un premier temps la plaie puis, il lui coupa une mèche de cheveux qu'il posa ensuite sur la blessure. Il la recouvrit ensuite à l'aide de la matière blanche et enroula le torchon autour. Il se leva ensuite, retourna au comptoir et ouvrit une boite sorte de grosse boite en bois. Une mélodie se joua alors. Il s'en alla vers le scientifique.

- Vous m'offrez cette danse ?
- Non mais t'as pété la carafe toi ou quoi ?
- Je vais très bien !
- Je suis venu pour des soins, pas pour me prêter à vos expériences douteuses !
- Mais je ne vois pas où est le problème puisque je soigne votre amie !
- Tu la soignes en dansant avec moi ? Tu te fous de ma gueule ?
- Pas du tout ! C'est de la magie douce ! Faites-moi confiance !
- Mais je ne te fais confiance de rien du tout mon petit père ! C'est hors de question et puis c'est tout !
- Ne soyez pas étriqué comme ça ! Laissez-vous aller et tout ira bien ! De toutes les façons, c'est ça ou elle ne guérira pas.
- ...
- Je peux fermer les fenêtres si vous voulez.
- Pfff ...


Et le guérisseur s'en alla donc fermer les fenêtres.

- Laissez moi juste deux secondes, le temps que j'aille me préparer.
- Vous préparez ???

Mais il ne lui répondit pas et s'engouffra une fois de plus dans l'arrière boutique. Alekseï jeta un coup d'oeil à Narydia, il ne semblait pas du tout rassuré. L'homme revint habillé d'un tutu rose et de collant blancs.

- On peut y aller !

Au moins, il ne serait pas le seul à être ridicule. Une longue et honteuse danse classique avec un homme deux fois plus petit que lui et proportionnellement plus gros. Heureusement que personne ne voyait ça ... Le guérisseur parlait en même temps qu'il enchaînait les pas, il ne s'agissait pas là d'une formule de soin à en juger par les mots mais, plus d'une suite de mots choisis aléatoirement. Quand tout ceci se termina, il s'en alla fermer la boite et ne prit même pas la peine de se changer. Il rouvrit les fenêtre et s'approcha de la séraphine. Il retira le torchons puis gratta la matière blanche qui avait durcie et ... Miracle, son aile était comme neuve.

- Mais de quelle genre de sorcellerie faites-vous usage ?!
- C'est un secret ! Mais pour vous donner un indice, ce n'est pas parce que l'on va à gauche qu'on ne peut pas aussi aller à droite.
- C'est comme monter en bas et descendre en haut ?
- ... Ce que vous dites n'a aucun sens.
- J'ai eu ma dose ! On y va !


Dit-il en attrapant Narydia par le bras.

- Une minute !
- Quoi encore ?!
- Je pourrais aussi m'occuper de votre épaule mais ...
- Mais quoi ?
- Mais, ce n'est pas gratuit.
- Je vous l'ai déjà dit, je n'ai pas d'argent !
- Non non, je ne parle pas d'argent ... Si cette charmante madame pouvait m'offrir une de ses plus belles plumes, je pourrais aussi m'occuper de vous.
- Euh ...


Il tourna son regard vers Narydia.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Dim 10 Mar 2013 - 15:09

La bâtisse du veillard était bien curieuse. Haute en couleurs, comme leur hôte, à vrai dire. La jeune femme avait décidé de rester en retrait le temps de la discussion. Discussion qui avait d'ailleurs pris des allures un peu étranges. A présent, le vieil homme avait la tête en bas et continuait de discuter comme si de rien était, sous le regard ébahi d'Alekseï. Narydia quant à elle, était autant étonnée qu'amusée. Elle se retint de rire et affichait désormais un large sourire. Surtout lorsque ses yeux défilaient entre le veillard et Alekseï… la scène était à mourir de rire.

Ils effectuèrent une transaction et Narydia ne fit aucun commentaire, préférant en ignorer la nature. Quelques minutes plus tard, l'ange se retrouva allongée sur une sorte de lit. Quelque peu méfiante, la jeune femme observa le dénommé "Pépito" s'affairer autour d'elle. Elle le regarda revenir avec divers instruments, ce qui n'était pas vraiment rassurant. La jeune femme n'était pas très charmée par l'idée qu'un inconnu s'occupe d'elle. Pas du tout même. Elle grogna un peu lorsqu'il lui demanda de se tourner sur le ventre mais s'exécuta tout de même. Surprise, elle le sentit couper une mèche de ses cheveux. Que fabriquait-il donc ? A présent, le vieil homme venait de se lever pour lancer une musique qui imprégna l'atmosphère. Et l'ange faillit de nouveau s'esclaffer lorsque l'homme réclama une danse à Alekseï.

La petite danse à laquelle se livraient les deux individus était une délectation pour Narydia qui ne manquerait pas de charrier le guerrier plus tard. Elle était trop occupée à regarder la scène hilarante plutôt que de penser à son aile qui semblait se régénérer. Quelques temps plus tard, Pépito revint vers elle et retira le torchon, découvrant une croûte qu'il gratta pour laisser apparaître une surface lisse et comme neuve. L'ange secoua légèrement son aile et constata que la douleur avait totalement disparu. Comme par magie. Elle tourna ses yeux verts vers le vieil homme et déclara :

— Je vous remercie.

A peine eu-t-elle remercié le vieillard, que Alekseï l'entraîna par le bras. Visiblement, il ne supportait plus l'excentricité de leur hôte. Lorsqu'ils entendirent retentir la voix de Pépito, ils s'arrêtèrent tous les deux.

— Une minute !
— Quoi encore ?!
— Je pourrais aussi m'occuper de votre épaule mais ...
— Mais quoi ?
— Mais, ce n'est pas gratuit.
— Je vous l'ai déjà dit, je n'ai pas d'argent !
— Non non, je ne parle pas d'argent ... Si cette charmante madame pouvait m'offrir une de ses plus belles plumes, je pourrais aussi m'occuper de vous.
— Euh ...

Voilà qui étonnait la jeune femme. Pourquoi souhaitait-il l'une de ses plumes ? Elles n'avaient strictement rien d'intéressant… du moins à ses yeux. Suspicieuse, l'ange demanda donc au vieil homme :

— Pourquoi donc en voulez-vous une ?
— Pour ma collection, ma chère.
— Votre collection ?
— Oui, ma collection ! Figurez-vous que je collectionne les plumes de toute sortes… oiseaux, papillons, anges… séraphins… Alors, qu'en dites-vous ? Une plume et je soigne votre ami !
— Eh bien… je n'y vois pas d'inconvénient… à une condition.

Le viel homme l'observait les sourcils baissés, curieux. Il avait l'air de boire ses paroles.

— Laquelle ?
— Montrez-moi votre collection.

Il se mit à danser sur ses pieds, mal à l'aise. Les mains croisées derrière le dos, l'homme ne semblait pas savoir quoi dire. Narydia entendait presque le grinçement de ses dents tant sa réflexion semblait intense. Une nouvelle fois, il se remit la tête en bas, sous le regard désespéré de la séraphine. Il fit quelques mètres les pieds en l'air, se parlant à lui même d'une voix inaudible. La séraphine se demandait réellement où ils étaient tombés. Après quelques secondes, le vieillard se remit sur ses pieds. Il courut presque vers ses deux invités et place ses doigts de part et d'autre de son front, les yeux fermés.

— Hm….. Très bien ! Mais c'est parce que vos plumes me semblent vraiment intéressantes ! Venez.

Il leur fit signe de le suivre dans une pièce adjacente. Là encore, les couleurs vives régnaient partout, et les bibelots encombraient chaque centimètre d'espace. Il était presque impossible de suivre l'homme tant le désordre était impressionnant. Il dansait au milieu des objets, en retenant certains du pied lorsqu'il manquait de les faire tomber en passant… Après mains périples, ils arrivèrent devant une large commode occupant tout le fond de la pièce. Après avoir claqué des mains, visiblement joyeux, le vieil homme s'élança vers les tiroirs gigantesques du meuble qui se déroulèrent sur plusieurs mètres.

Ces tiroirs recelaient des dizaines, ou plutôt des centaines de plumes différentes. De multiples formes, de multiples couleurs, tailles, composants… aucune n'était semblable à une autre. Narydia s'en approcha et les observa une par une. Des ailes multicolores de papillons tout d'abord… puis des plumes d'oiseaux… petits et grands… et enfin les plumes d'anges. Celles qui l'intéressaient particulièrement. Elle étaient de diverses natures. Certaines plumes étaient plutôt simples, d'un blanc uni et d'une taille variable. En revanche, les suivantes étaient très dissemblables les unes des autres. Les séraphins. De longues plumes pâles, argentées, dorées… de diverses formes. Elles étaient plus longues que celles d'anges "normaux".

Narydia avançait doucement entre les tiroirs. Elle apprenait sur sa propre nature et sur les possibilités physiques que possédaient certains de ses semblables. La consistance n'était pas la même pour chaque plume. Certaines étaient aussi fines et fragiles que du papier, tandis que la membrane d'autres était aussi dure que du roc. Son coeur s'arrêta de battre. Choquée, la jeune femme recula d'un pas. Ce qu'elle venait de voir la terrassa. Qui était Pépito ? En une seconde à peine, des gouttes de sueur s'étaient mises à perler sur son front. Le visage de la séraphine était effrayé, terrorisé comme il ne l'avait jamais été. Devant elle, deux plumes. Longues et souples, d'une couleur de perle satinée. Reconnaissables entre mille. Elle osa s'approcher pour en saisir une, la main tremblante.

Le vieillard s'était approché d'elle et la regardait avec inquiétude.

— Que vous arrive-t-il, ma chère ? Si vous pouviez juste la reposer… ce sont des spécimens rares et fra…
— Où avez-vous eu ça ? coupa Narydia en le regardant dans les yeux. Son teint était devenu livide.

La plume qu'elle tenait entre ses mains était grisâtre. Un gris majestueux et scintillant. Sur la membrane centrale, quelques gouttes infimes de sang séché tâchaient le blanc immaculé de l'os. La main de Narydia était tremblante. L'ange dû agripper le bord de la commode qui l'aida quelque peu à reprendre ses esprits. Le vieil homme semblait une nouvelle fois mal à l'aise. Il bredouilla sans comprendre le comportement de la jeune femme :

— Oh je les ai ramassé sur deux séraphins il y a des années de cela… Oui, oui, des années.

Narydia reposa la plume et l'observa de longues secondes, ainsi que celle qui l'accompagnait. Le silence retomba dans la pièce. Après un moment, la jeune femme porta la main à son aile et tira sur l'une des plumes intérieures. La longue plume de couleur nacrée était plus légère encore que celle d'un oiseau. Narydia la tendit à Pépito et déclara d'une voix blanche en désignant les deux plumes de la collection :

— Mettez-là à côté. Et maintenant, vous n'avez plus qu'à le soigner,
termina-t-elle en désignant Alekseï.

Cette scène l'avait remué et la jeune femme avait besoin de réfléchir. Réfléchir longuement et se recueillir sur elle-même tant l'épreuve douloureuse qu'elle avait connu des années plus tôt venait de ressurgir en elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Dim 10 Mar 2013 - 18:01

- Pourquoi donc en voulez-vous une ?
- Pour ma collection, ma chère.
- Votre collection ?
- Oui, ma collection ! Figurez-vous que je collectionne les plumes de toute sortes… oiseaux, papillons, anges… séraphins… Alors, qu'en dites-vous ? Une plume et je soigne votre ami !
- Eh bien… je n'y vois pas d'inconvénient… à une condition.


Le viel homme l'observait les sourcils baissés, curieux. Il n'était pas le seul à s’interroger, que pourrait bien exiger Narydia d'un homme comme lui ?

- Laquelle ?
- Montrez-moi votre collection.

Quel intérêt avait cette Séraphine à découvrir la collection du soigneur ? Ce-dernier, d'ailleurs, était mal à l'aise. Il se mit à danser sur ses pieds. Les mains croisées derrière le dos, l'homme ne semblait pas savoir quoi dire. On entendait presque le grincement de ses dents tant sa réflexion semblait intense. Une nouvelle fois, il se remit la tête en bas. Il fit quelques mètres les pieds en l'air, se parlant à lui même d'une voix inaudible. Après quelques secondes, le vieillard se remit sur ses pieds. Il courut presque vers ses deux invités et plaça ses doigts de part et d'autre de son front, les yeux fermés.

- Hm….. Très bien ! Mais c'est parce que vos plumes me semblent vraiment intéressantes ! Venez.

Il leur fit signe de le suivre dans une pièce adjacente. Là encore, les couleurs vives régnaient partout, et les bibelots encombraient chaque centimètre d'espace. Il était presque impossible de suivre l'homme tant le désordre était impressionnant. Il dansait au milieu des objets, en retenant certains du pied lorsqu'il manquait de les faire tomber en passant… Après mains périples, ils arrivèrent devant une large commode occupant tout le fond de la pièce. Après avoir claqué des mains, visiblement joyeux, le vieil homme s'élança vers les tiroirs gigantesques du meuble qui se déroulèrent sur plusieurs mètres.

Ces tiroirs recelaient des dizaines, ou plutôt des centaines de plumes différentes. De multiples formes, de multiples couleurs, tailles, composants… aucune n'était semblable à une autre. Narydia s'en approcha et les observa une par une alors que Alekseï ne se contenta que d'y jeter un rapide coup d'oeil avant de s'intéresser à autre chose.

" Il doit bien y avoir des objets de valeur ici. "

Pendant donc que le guérisseur était occupé avec l'ange, Rytchkine s'en alla examiner les environs, discrètement bien sûr. Des papiers, des objets diverses et variés, des statuettes, des lampes à huile et même des bouteilles en verre ainsi que quelques tableaux. En somme, il n'y avait absolument rien d’intéressant. Il finit cependant par tomber sur un coffret fermé mais, qui n'était pas verrouillé pour autant. Il l'ouvrit, tout en jetant un coup d'oeil au soigneur, et découvrit son contenu très ... Doré.

- Des pièces d'Or, voyez-vous cela !

Dit-il en prenant quelques unes dans sa main. L'homme se retourna et lui demanda de les reposer, chose qu'il fit en les laissant retomber une par une ... Avant de glisser la dernière dans sa manche, lui faisait ainsi croire qu'il les avait toutes reposé. Une pièce d'Or, cela pouvait paraître peu mais, quand on considérait que des gens n'avait même pas l'occasion d'en posséder une durant toute leur vie, cela faisait beaucoup. Il continua ensuite ses investigations, sans prêter plus d'attention à la séraphine et à l'homme, jusqu'à ce que quelques paroles attirent son attention.

- Que vous arrive-t-il, ma chère ? Si vous pouviez juste la reposer… ce sont des spécimens rares et fra…
- Où avez-vous eu ça ? coupa Narydia en le regardant dans les yeux.

Il jeta un coup d'oeil en leur direction. Le teint de Narydia était devenu livide. La plume qu'elle tenait entre ses mains était grisâtre. Un gris majestueux et scintillant. Sur la membrane centrale, quelques gouttes infimes de sang séché tâchaient le blanc immaculé de l'os. Sa main était tremblante, elle dû agripper le bord de la commode. Le vieil homme semblait une nouvelle fois mal à l'aise. Il bredouilla sans comprendre le comportement de la jeune femme, et il n'était pas le seul dans ce cas là.

- Oh je les ai ramassé sur deux séraphins il y a des années de cela… Oui, oui, des années.

Elle reposa la plume et l'observa de longues secondes, ainsi que celle qui l'accompagnait. Le silence retomba dans la pièce. Qu'est-ce que cette plume pouvait bien avoir pour provoquer en aile une pareille réaction ? Après un moment, la jeune femme porta la main à son aile et tira sur l'une des plumes intérieures. La longue plume de couleur nacrée était plus légère encore que celle d'un oiseau. Narydia la tendit à Pépito et déclara d'une voix blanche en désignant les deux plumes de la collection :

- Mettez-là à côté. Et maintenant, vous n'avez plus qu'à le soigner.

Termina-t-elle en désignant Alekseï.

" ... Des fois je me demande avec qui je voyage. "

Aussitôt dit, aussitôt. Le guérisseur la déposa comme convenu et s'en alla guérir le scientifique. Le procédé était plus ou moins le même, au début, sauf qu'il n'apporta ni boite à musique ni ciseaux ! Uniquement une corbeille de ... Légumes ???

- Mais qu'est-ce que vous allez faire avec ça ?!
- Bah, vous soigner !
- Avec des légumes ? Pourquoi vous ne faites pas comme tout à l'heure ?

- Il y a une grande différence entre vous et elle, jeune homme !

Il les rappa tous et appliqua les peaux sur sa blessure. Ceci fait, il s'en alla chercher de la terre qu'il mélangea à de l'eau et l'appliqua par-dessus. Enfin, il se moucha de toutes ses forces et observa le morceau de tissu.

- Un oiseau ! Parfait !

Puis il s'en alla chercher un marteau. Alekseï n'était pas très rassuré.

- Ca va faire un peu mal.
- Non attendez, qu'est-ce que vous allez faire avec ce marteau ? Qu'est-ce que vous allez faire ?!

S'écria-t-il paniqué alors que le soigneur abattu la masse de fer sur son épaule blessée. Il cria, fort, puis se calma. La douleur n'avait duré que quelques secondes. L'homme débarrassa ensuite son épaule de la terre et des pelures de légumes et, comme pour la séraphine, tout avait disparu.

- Et voilà !

Alekseï jeta un coup d'oeil, effectivement, il n'y avait plus rien.

- Mais qu'est-ce que c'est que cette sorcellerie ? Démon !
- Mais je ne vous permet pas !
- Ça ne répond à aucune logique !
- Ce n'est pas parce que ça ne répond pas à la votre, que ça ne répond pas à la mienne.
- ... Okay okay, on va pas rentrer là-dedans, je ne suis pas venu pour ça. Je vous remercie !


Le temps de renfiler son haut et de s'acquitter de la politesse, puis, ils s'en allèrent enfin. Alekseï emboîta le pas et ne s'arrêta que quelques rues plus loin.

- Résultat des comptes : Plus de blessures, le colis est livré, nous sommes enfin à Béolan et ce soigneur a été plus généreux que prévu.

Dit-il en sortant la pièce d'Or de sa manche.

- Ce que je vous propose maintenant, c'est d'aller à l'auberge. Vous en profiterez pour m'expliquer un peu votre " moment de faiblesse " dans l'arrière boutique du guérisseur, je ne comprend pas en quoi une simple plume peut vous mettre dans un état pareil. Vous allez peut-être me dire que ce n'est pas mes affaires mais, dans la mesure où il était convenu que nous ne nous cachions rien, il serait peut-être préférable que vous m'en parliez non ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Dim 10 Mar 2013 - 20:17

Après s'être occupé d'Alekseï, le vieillard provoqua encore la colère du guerrier. Ils prirent congé et la jeune femme le suivit jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une petite rue. L'homme s'était arrêté. Narydia était ailleurs depuis le récent évènement et elle ne disait plus un mot.

— Résultat des comptes : Plus de blessures, le colis est livré, nous sommes enfin à Béolan et ce soigneur a été plus généreux que prévu.

L'ange ne répondit rien et hocha simplement la tête. En effet, ils avaient terminé cette mésaventure et à présent que la jeune femme était guérie, rien ne l'empêchait de partir et de rejoindre enfin Adyril. Sa terre qui d'ailleurs lui manquait… quoique que ce manque était en partie comblé par la présence d'Alekseï qui il fallait le dire, l'occupait bien assez avec ses aventures pour lui faire oublier tout le reste.

Narydia sortit de ses pensées et regarda Alekseï, qui venait de sortir une pièce d'or de sa manche. Volée.

— Ce que je vous propose maintenant, c'est d'aller à l'auberge. Vous en profiterez pour m'expliquer un peu votre " moment de faiblesse " dans l'arrière boutique du guérisseur, je ne comprend pas en quoi une simple plume peut vous mettre dans un état pareil. Vous allez peut-être me dire que ce n'est pas mes affaires mais, dans la mesure où il était convenu que nous ne nous cachions rien, il serait peut-être préférable que vous m'en parliez non ?

Le "moment de faiblesse" dont il parlait… l'aurait-il aussi éprouvé s'il savait de quoi il parlait ? Et aurait-il seulement employé ces mots en qualifiant cela de "moment de faiblesse" ? La mine de la séraphine s'assombrit un peu plus, la renfermant à son interlocuteur. Elle devait retrouver ses esprits avant de lui parler de quoi que ce soit. Quant à cette "simple plume"…

— Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

répondit-elle simplement. Ils se dirigèrent vers l'auberge de la ville. Une auberge qui ressemblait à peu près à toutes les autres… exéptée ses clients qui semblaient au moins aussi diversifiés qu'à Madorass, la capitale. Ils prirent leur repas, ce qui fut un vrai confort après leurs journées de voyage, et demandèrent deux lits pour la nuit. Le soleil se couchait mais Narydia ne parvenait pas à fermer l'oeil. Malgré la demande d'Alekseï pour lui expliquer son comportement, elle n'avait pas souhaité lui répondre maintenant. Elle souhaitait avant tout s'isoler et réfléchir à ce qu'elle avait vu.

Vers minuit, l'ange qui souhaitait prendre l'air afin d'aérer son esprit se leva. Elle tenta de gagner la porte en silence pour ne pas réveiller Alekseï. Peine perdue… quelques minutes plus tard, elle sentit qu'il la suivait. La jeune femme n'y fit pas attention et sortit de l'auberge. Elle avait revêtu sa lourde cape pour passer inaperçu dans la nuit et se couvrir étant donné l'air frais qui mordait sa peau. Elle leva les yeux et remarqua les remparts surélevés juste derrière l'auberge. Elle ne savait vraiment pourquoi, mais une petite ballade nocturne lui ferait du bien. La jeune femme longea le mur de pierres jusqu'à arriver à un escalier à même la roche. Elle y grimpa pour arriver en haut de la muraille. Narydia se mit à sourire lorsqu'elle remarqua que le garde chargé de surveillé ce côté du rempart dormait, affalé sur le petit muret qui donnait sur l'extérieur de la ville. La jeune femme fit quelque pas et respira l'air frais. Elle s'accouda sur le muret et jeta un oeil au garde endormi. Il était assez loin pour qu'elle puisse parler. Elle sentait la présence d'Alekseï derrière elle mais ne fit aucun commentaire. Il l'avait suivi pour avoir des réponses, elle avait bien compris.

La jeune femme projeta son regard sur le paysage en face d'elle qui s'étendait au loin, jusqu'aux montagnes qu'ils avaient parcouru la veille. La nuit était totale et le noir régnait en maître. Soudain, une lueur orangée se mit à grandir au loin. Elle approchait et grandissait. Bientôt, des chaumières et un petit village apparurent de nulle part. Les flammes léchaient les murs et le bois craquait et noircissait sous l'incendie. Des cris et des hurlements retentirent dans la nuit. Les échos d'armes retentirent dans tous les environs et l'entrechoquement des lames attira l'attention de Narydia vers une armée à l'extérieur du village en flammes. Elle y vit des hommes mêlés à des séraphins et d'autres races de tous les mondes. Quelques uns d'entre eux attirèrent son attention. Des connaissances… et ses parents. Vêtus d'armures blanches scintillantes, ils se battaient avec frénésie contre leurs ennemis. C'était une guerre sans fin, qui s'était étalée sur un temps que Narydia avait jugé interminable. Elle était alors enfant.

Au loin, elle vit la femme qui avait été sa mère tomber sous l'assaut d'un homme encapuchonné. Transpercée d'une épée. D'un autre côté, elle vit son père reçevoir le coup de grâce par un individu qu'elle ne pouvait pas voir à cause de la distance. La lame fendit son dos pour ressortir par sa cage thoracique, le clouant à terre. Narydia bloqua l'air dans sa poitrine. Elle regardait son père aux ailes argentées, superbes, tomber lentement sur le sol, ensanglanté.

* Ma petite Narydia, tu comprendras quand tu auras grandis. *

L'ange se mit à respirer bruyamment.

* Tes parents n'étaient que des imbéciles. Ils n'auraient jamais dû se lancer dans cette guerre. *

Tant de regards hypocrites.

* Vraiment, un ange de son âge sans parents… elle sera faible plus tard. Après tout, un enfant sans parents, sans repères… elle n'apprendra rien et en sera jamais digne de son rang. *

Le regard de Narydia s'assombrit. Elle se décida enfin à prendre la parole, sachant Alekseï tout près d'elle.

— Vous avez raison, lorsque vous dites que je vous dois la vérité. Après tout, vous m'avez révélé votre passé, je vais donc en faire de même.

La jeune femme reporta son regard vers l'horizon et commença d'une voix assez basse pour ne pas être entendue par les gardes :

— Comme vous le savez ou comme vous vous en doutez, j'ai grandi en Adyril. Mes deux parents étaient tous les deux des séraphins. Ils étaient au service de l'armée d'Adyril et participèrent à une grande guerre il y a plusieurs siècles de cela. J'étais alors très jeune et ne connaissais rien du monde. Ils moururent pendant cette guerre et je me retrouvais seule en bas âge. Assez cependant pour comprendre que la mort les avaient emporté et que je ne les reverrai plus jamais. Bien évidemment, j'ai tiré un trait sur cette histoire quelques temps après et j'ai suivi le cours de ma vie, comme je le devais. Je me suis assumée et j'ai fini par grandir sans l'aide de personne, développant mes facultés à ma façon et pour moi-même. Ces deux plumes que possède Pépito, ce vieillard fou, appartenaient à mes deux parents. Je suppose qu'il les aura ramassé sur le champ de bataille après leur mort… Ce qui veut dire que notre ami est bien plus vieux et sans doute "sage" que ce que nous pensons. Il n'est certainement pas un humain, ou plutôt pas un humain comme les autres. Voilà, ce n'est pas grand chose mais cela m'a un peu remué de retrouver une trace de mes parents après plus de quatre-cent ans. je vous ai parlé d'une parti de mon passé, nous voilà quitte.

Elle lui adressa un petit sourire. Ce n'était pas évident de parler de cela et à vrai dire, elle n'en avait jamais parlé à personne. Mais le fait qu'Alekseï connaisse cette partie de son passé ne la dérangeait pas. Après tout, il lui avait fait assez confiance pour lui dévoiler le sien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Lun 11 Mar 2013 - 13:46

Le visage de la jeune séraphine s'était assombris suite à la demande d'Alekseï. Celui-ci en fut d'ailleurs très surprit, avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas dire ? Pourtant, même en repassant ses dires en boucle, il ne voyait pas où il avait pu faire un faux pas ... Quoi que, il fallait reconnaître qu'il avait banalisé la chose, ce qui n'était pas très prudent de sa part.

- Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Effectivement, il ne savait pas de quoi il parlait mais, cette Séraphine allait bien le lui expliquer, non ? Et bien non. C'est tout ce qu'elle dit avant de reprendre la marche, en direction d'une auberge. Il ne fallait pas se faire d'illusions, cette petite phrase sous-entendait clairement qu'elle n'avait pas envie de lui en parler, ni maintenant, ni plus tard. Quoi qu'il en soit, il était difficile de s'imaginer qu'avec le tempérament " ardent " de cette séraphine, elle puisse ressentir une profonde tristesse, enfin, en apparence. Assez étonnant en somme et d'autant plus intéressant. Rytchkine la regarda s'éloigner de quelques pas puis se mit à avancer à son tour. L'auberge ne fut pas difficile à trouver et, chose assez décevante pour une ville aussi particulière que Béolan, elle n'avait rien d'extraordinaire, elle était semblable à toutes les autres et même sa clientèle était d'un ordinaire exaspérant. Malgré tout, la nourriture n'était pas mauvaise et la boisson agréable. Un vrai repas n'était pas un luxe compte tenu des derniers et difficiles jours qu'ils avaient passé avant d'arriver ici.

Narydia n'avait pas rajouté un mot de plus. Elle mangeait en silence et contournait les quelques tentatives de conversation de la part du scientifique avec des réponses fermées et troubles, coupant court au dialogue. Ce n'était pas la peine d'insister davantage. La nuit était finalement tombée et il s'en allèrent louer deux lits. Rytchkine se coucha mais, il ne s'endormit que d'un seul oeil. Vers minuit, Narydia se leva de sa couche et enfila sa cape. Les efforts de discrétion qu'elle faisait sourire le scientifique, même s'il se retenait, on aurait dit une adolescente qui cherchait à échapper à la vigilance de ses parents. Honnêtement, elle n'avait aucun compte à lui rendre et si elle voulait aller prendre à l'air à cette heure-ci, rien ne l'en empêchait.

Il attendit qu'elle ait franchi la porte pour se lever et la filer aussi discrètement qu'il le pouvait. Elle s'était dirigée vers la muraille qu'elle avait longé et sur laquelle elle avait finit par monter, à l'aide d'un escalier tailler dans la roche. Le garde dormait. Elle s'approcha du rebord et ... Se contenta de fixer l'horizon. Il n'était plus très loin d'elle mais, il se demandait quand même si elle l'avait remarqué. Visiblement, oui.

- Vous avez raison, lorsque vous dites que je vous dois la vérité. Après tout, vous m'avez révélé votre passé, je vais donc en faire de même.

Alekseï soupira, la filature n'était vraiment pas sa tasse de thé. Il s'approcha à son tour du rebord et s'accouda dessus, à côté de la séraphine.

- Comme vous le savez ou comme vous vous en doutez, j'ai grandi en Adyril. Mes deux parents étaient tous les deux des séraphins. Ils étaient au service de l'armée d'Adyril et participèrent à une grande guerre il y a plusieurs siècles de cela. J'étais alors très jeune et ne connaissais rien du monde. Ils moururent pendant cette guerre et je me retrouvais seule en bas âge. Assez cependant pour comprendre que la mort les avaient emporté et que je ne les reverrai plus jamais. Bien évidemment, j'ai tiré un trait sur cette histoire quelques temps après et j'ai suivi le cours de ma vie, comme je le devais. Je me suis assumée et j'ai fini par grandir sans l'aide de personne, développant mes facultés à ma façon et pour moi-même. Ces deux plumes que possède Pépito, ce vieillard fou, appartenaient à mes deux parents. Je suppose qu'il les aura ramassé sur le champ de bataille après leur mort… Ce qui veut dire que notre ami est bien plus vieux et sans doute "sage" que ce que nous pensons. Il n'est certainement pas un humain, ou plutôt pas un humain comme les autres. Voilà, ce n'est pas grand chose mais cela m'a un peu remué de retrouver une trace de mes parents après plus de quatre-cent ans. je vous ai parlé d'une parti de mon passé, nous voilà quitte.

Il resta silencieux pendant un long moment. Alors c'était ça ? Il devait le reconnaître, Narydia n'avait pas eu une vie aussi facile qu'il le pensait. Perdre ses parents au moment où elle avait le plus besoin d'eux, la douleur devait être grande et, sa cicatrisation, longue. Si elle avait dû apprendre à ne compter que sur elle-même à un si jeune âge, sa survie avait dû être tout aussi difficile, d'autant plus qu'un séraphin grandit bien moins vite qu'un homme ordinaire. Voilà qui expliquait en partie son malaise vis-à-vis de sa condition de séraphine, les apparences jouent beaucoup dans ce monde et une jeune fille dépourvue de ces parents n'est bonne à rien. Sa vie n'avait pas dû être facile ni avant ni maintenant même si, quoi qu'il en soit, elle avait réussi ...

Alekseï avait un pincement au coeur, chose qui l'étonnait. C'était peut-être la première fois qu'il éprouvait de la compassion pour une séraphine, enfin, la première fois depuis son arrivé sur Feleth. Cela dit, il ne laissa rien transparaître. Si Narydia lui avait raconté ceci, ce n'était surement pas pour qu'il s'attendrisse et cherche à la consoler vainement d'une peine que personne ne pourrait apaiser. Elle ne lui demandait rien et ça, il le savait. Si elle lui avait expliqué son histoire, elle l'avait dit elle-même, c'est par soucis d'équité. Les minutes s'écoulaient lentement, les dires de la jeune femme semblait désormais loin mais, il n'était pas encore trop tard pour lui répondre.

- Vous êtes une femme courageuse Narydia, et ça, c'est bien.

Peut-être était-ce peu mais, au moins, c'était sincère. Le silence revint après. Rytchkine réfléchissait encore à ce qu'elle venait de lui dire, cherchant décortiquer ses paroles pour en tirer le plus d'information possible quand sa réflexion fut troublée par son regard. Ce-dernier, en effet, s'était déposé sur le récif qui bordait la ville, aux pieds de la muraille. Faire une chute serait fatale mais, à bien y regarder, il y avait un endroit où la roche avait été creusée, de façon à libérer un passage. Un endroit, donc, où le récif n'était plus.

" C'est surement pour alimenter la ville en eau. "

Pensa Alekseï pendant un moment avant qu'une idée saugrenue ne germe dans son esprit. Il germa d'ailleurs si vite qu'il ne peut s'empêcher de sourire malicieusement. Il se mit à estimer et à calculer à toute vitesse. Le résultat n'était pas très rassurant.

" Ça devrait fonctionner ... Avec une marge d'erreur tolérable de même pas un pour cent. "

Il se redressa ensuite et fit mine de s'en aller, laissant la séraphine seule. Cela dit, il revint aussi vite qu'il était parti, attrapant les mains de Narydia en passant ses propres doigts entre les siens et en les resserrant sur ses paumes de façon à établir une emprise. Il lui leva ensuite les bras dans les airs, au-dessus de sa tête, et fit rejoindre ses deux mains, tout ceci avec pas mal de force et de rapidité, afin de profiter de l'effet de surprise. Ceci fait, il fit basculer la séraphine et lui-même par-dessus le rebord de la muraille, l’entraînant avec lui dans une chute libre de plus de soixante-mètres en direction ... Du récif. Calant bien la jeune guerrière contre lui durant la chute, afin que le plongeon se déroule correctement, il hurlait de toutes ses forces, exprimant clairement sa joie ... Même si la chevelure rouge de la séraphine lui fouettait le visage. Il ne fallait cependant pas perdre le nord et, il orienta la chute vers l'entrée d'eau. Ils percutèrent la surface et s'enfoncèrent profondément dans l'eau glacée. Alekseï relâcha aussitôt la séraphine et essaya tant bien que mal de remonter mais, à une pareille hauteur et étant un peu plus grand que Narydia, c'était son corps qui avait encaissé une bonne partie de la pression. Son dos et ses bras lui faisait horriblement mal. Et pour parfaire le tout, il s'était écorché, ayant frôlé les rochers.

- Wouh !

S'écria-t-il une fois la tête hors de l'eau.

- C'était juste puissant ! On recommence ?

C'est sûr que côté adrénaline, ils avaient été servis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Lun 11 Mar 2013 - 14:58

Le silence reprit le dessus un bon moment qui paru interminable à la jeune femme. Mais finalement Alekseï prit la parole pour prononcer des mots qui étonnèrent la séraphine.

— Vous êtes une femme courageuse Narydia, et ça, c'est bien.

En plus de quatre siècles, c'était la première fois que l'on s'adressait ainsi à elle, aussi directement. Elle ne répondit rien mais le regarda, reconnaissante au fond d'elle. Ce qu'elle appréciait chez Alekseï, c'était son aptitude à ne parler que pour dire des choses pertinentes. Il ne s'embarrassait pas de paroles inutiles et il avait compris que ce n'était pas en la prenant en pitié qu'elle le remercierait. Il regardait les récifs, en bas de la muraille, à quelques dizaines de mètres en dessous d'eux. Narydia profita du silence pour l'observer. Le guerrier avait l'air de réfléchir profondément, en dehors de toute conversation. Elle se demandait ce à quoi il pouvait bien penser pour être autant plongé dans ses pensées.

Après un moment, Alekseï s'écarta de la muraille et s'éloigna. Narydia poussa un faible soupir. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle aurait aimé qu'il reste avec elle. Même sans parler, sa présence avait quelque chose de réconfortant et bienfaisant. Elle sentit qu'on l'attrapait par les mains et vit Alekseï bloquer ses doigts avec les siens avant de basculer avec elle dans le vide. Trop surprise, Narydia n'avait rien vu venir. Elle eu simplement le réflexe de fermer les yeux pendant cette chute qui lui paru interminable. Elle entendait le guerrier crier de joie à ses oreilles, et se mit elle-même à rire, avant d'être immergée complètement dans l'eau glacée. La séraphine sentit Alekseï la lâcher et s'aida de ses ailes pour se propulser à la surface. Elle repoussa sa chevelure humide de son visage et aperçu l'homme tout près d'elle, absolument euphorique.

— C'était juste puissant ! On recommence ?

Étonnée, la jeune femme se mit à rire. Le froid mordait sa peau et la chute brutale de la température avait endolori son corps. Cependant, l'eau se réchauffait peu à peu à son contact. C'était réellement agréable. Elle attendit de reprendre ses esprits avant d'envoyer de l'eau vers Alekseï, l'éclaboussant. Elle s'écria alors avec humour :

— On vous a déjà dit que vous êtes tout simplement cinglé ?

Quoiqu'il en soit, il avait bien réussi son coup. A présent, la jeune femme affichait un large sourire tant elle se sentait bien, comme revigorée… et vivante. Elle ferma les yeux quelques instants et se laissa flotter à la surface, allongée sur le lit que formait ses ailes humides. La nuit les dissimulait complètement aux yeux de la ville et ce sentiment de liberté lui réchauffait le coeur. Elle aurait pu rester ainsi toute sa vie. A présent, tout était oublié. Ne restait que l'euphorie du moment, et Alekseï, qu'elle avait vu pour la première fois emprunt d'un franc bonheur. Bonheur qu'il lui avait communiqué.

Alors qu'il paraissait lui-même dans sa rêverie, la jeune femme en profita pour se rapprocher de lui et le saisir sous les bras. Refermant ses bras autour de sa large stature, elle s'éleva avec lui, profitant de la joie de retrouver ses ailes avec toute leur force. La jeune femme monta haut dans les airs à pic. Plus elle s'élevait, plus la muraille sur laquelle ils s'étaient tenus quelques secondes plus tôt paraissait d'une taille dérisoire.

— J'espère que vous n'avez pas le vertige. Maintenant, vous allez payer pour la frayeur que vous venez de me faire.

La jeune femme se mit à planer un moment, le temps de se stabiliser dans les airs. Le poids d'Alekseï la ralentissait un peu mais ses ailes ne perdaient en rien toute leur vigueur. La vue sur Beolan était prenante depuis l'océan. La ville était juchée sur une falaise et l'allure qu'elle prenait la nuit était tout simplement magnifique. Narydia resta en suspens quelques secondes, profitant un peu du stress qui devait sûrement étreindre le guerrier. Enfin, elle desserra soudainement la pression de ses bras autour de lui, et il glissa de quelques centimètres, voire même d'un mètre, avant que la jeune femme ne le rattrape en riant. Dans cette position, elle avait un bel avantage sur lui. Finalement, elle piqua vers l'océan, ses ailes déployées. Elle sentait le vent griffer sa peau et souffler à ses oreilles. Mais au lieu de plonger une nouvelle fois dans l'eau, la jeune femme se rattrapa à la dernière seconde et redressa son vol juste avant de toucher l'eau. Finalement, elle reprit un vol normal et se dirigea vers le port qui était plutôt loin à l'horizon. Elle se posa sur une petite plage, un peu avant l'entrée de la ville par les remparts, et lâcha Alekseï. Elle lui souriait tout en pensant à cette escapade nocturne qui avait pris un tout autre chemin que ce qu'elle avait imaginé.

— J'éspère que vous avez eu votre dose d'adrénaline.

La jeune femme s'installa dans le sable frais et laissa ses ailes se déployer de part et d'autre d'elle. Les yeux fermés, elle pensait au bonheur de retrouver l'intégralité de ses capacités.

— C'était un bon exercice. A présent, je pourrai regagner Adyril sans crainte. Mais avant cela, nous devons achever votre désir de "sauver le monde" n'est-ce-pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Lun 11 Mar 2013 - 18:11

Visiblement, cette chute assez soudaine et brutale n'était pas sans déplaire à la séraphine, tant mieux, voilà qui allait lui changer les idées.

- On vous a déjà dit que vous êtes tout simplement cinglé ?

Rytchkine fronça les sourcils à l'entente de cette question. Comment ça cinglé ? Il avait quand même calculé son coup ! Ce n'était pas comme s'il s'était jeté du haut d'une falaise sans rien prévoir et ne compter que sur sa bonne étoile, si elle était encore en vie. En revanche, la réaction de Narydia, même si fort appréciable, était étonnante au vu du contexte et surtout, venant de sa part. Quoi que, cette femme était pleine de surprises, il se souvenait encore de ce qu'il s'était passé sur le plateau de la lune. En fait, elle était tellement imprévisible qu'elle pourrait bien être la plus cinglée dans l'affaire.

- C'est vous qui avez un grain !

Lui rétorqua-t-il aussi sérieusement que cela. Quoi qu'il en était, le résultat était là. Elle souriait, ce qui signifiait que ce mauvais souvenir, ou plutôt, que ce sombre morceau de son histoire était retourné à sa place, c'est-à-dire dans l'ombre. Elle ferma les yeux et se laissa aller au gré du courant, insouciante. Une bien exquise jeune femme en somme, avec un esprit très complet bien qu'un peu " étrange " sur les bords mais, c'est ce qui faisait son charme ... Rytchkine se reprit.

" C'est pas le moment de s'attendrir. "

Une fois de plus absorbé par ses pensées, il ne vit pas la séraphine se rapprocher de lui. D'ailleurs, il ne s'en rendit compte que lorsqu'elle l'attrapa.

- Qu'est-ce que vous faites ?

Elle resserra son emprise et se mit ensuite à battre des ailes, s'élevant ainsi dans les airs. Elle monta haut. Il pensait d'abord qu'elle allait le déposer sur la muraille mais, lorsqu'elle dépassé la hauteur de cette dernière, il perdit soudainement confiance en elle. Elle montait de plus en plus haut, jusqu'à un tel point que Béolan toute entière paraissait ridiculement petite.

- Oh ! Oh déconnez pas ! Un geste maladroit est si vite arrivée !

À cette hauteur, une chute serait tout simplement mortelle.

- J'espère que vous n'avez pas le vertige. Maintenant, vous allez payer pour la frayeur que vous venez de me faire.
- Faites pas l'idiote ! Faites l'idiote je vous dis !

Lui répétait-il tout en s'agitant. La panique l'avait gagné, surement plus parce qu'il la savait capable de le faire que par peur du vide et, effectivement, elle le lâcha. Il ne fit qu'une chute d'un peu plus d'un mètre avant qu'elle ne le rattrape mais, cela ne l'avait empêché de sentir son coeur, s'arrêter de battre. Elle riait cette vindicative ...

- Je ne trouve pas ça drôle du tout ! Reposez-moi à terre ! Tout de suite !

Elle piqua alors vers l'océan, à toute allure. Soit elle avait vraiment envie de jouer soit elle voulait lui donner une leçon, mais, dans les deux cas, ce n'était pas très agréable ! Certes, c'était aussi fort que la précédente chute et même plus mais, la grosse différence, c'est que ce n'était plus lui le maître de la situation mais elle, ce qui n'avait absolument rien de rassurant. C'était quelque peu égoïste mais, il ne la connaissait pas encore assez pour se sentir vraiment à l'aise. Après tout, qui disait qu'elle ne lui en voulait pour rien et qu'elle ne profiterait pas de ce genre de situation pour lui rendre la monnaie de sa pièce ? Rytchkine hurla quand il vit la surface de l'eau se faire un peu trop proche mais, Narydia maîtrisait son affaire mieux que quiconque. Elle se redressa au dernier moment, offrant un énième sursaut au scientifique qui n'avait même plus assez de souffle pour parler.

Elle reprit un vol plus calme et plus agréable par la suite, plus digne de sa condition. Quoi que, on ne pouvait pas dire que cela était plus digne d'elle dans la mesure où ce genre de comportement allait de paire avec la braise ardente qu'était son esprit. Elle se dirigea vers le port et se posa finalement sur la terre ferme. Alekseï s'empressa de faire quelques pas sur le sable, marcher lui manquait atrocement depuis ce vol " improvisé ".

- J’espère que vous avez eu votre dose d'adrénaline.

Dit-il avant de s'allonger sur le sable et d'y déployer ses ailes. Il avait la respiration haletante et le coeur de feu, il n'arrivait pas à lui répondre correctement mais, le moins que l'on pouvait dire, c'est qu'elle avait comblé ses attentes et même plus que ça ...

- C'était un bon exercice. A présent, je pourrai regagner Adyril sans crainte. Mais avant cela, nous devons achever votre désir de "sauver le monde" n'est-ce-pas ?

Il arqua un sourcil dans un premier temps puis, il se redressa et se tourna vers la séraphine.

- Sauver le monde n'est pas l'affaire d'une journée, ni d'une semaine, ni d'un mois ni même d'une année, c'est quelque chose de bien plus long et important que ça. Cela dit, vous n'allez quand même retourner sur Adyril maintenant ? Il est encore bien trop tôt pour ça voyons ! On commence à peine à ... Se connaitre ...
- Mais qu'est-ce que tu racontes, connard ?
- Bah ... Je sais pas ... C'est qui qui m'a soufflé une connerie pareille ?!
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.
- Pas moi.

... 72 très exactement. Toutes avec prononcées avec des voix différentes et hautes ... Après cet effort mental plus que difficile, Rytchkine fut prit d'un mal de tête horrible. Il se tint la tête et se rendit compte à cet instant, et précisément à cet instant, que la séraphine l'avait entendu.

- Euh ... Non mais, ne faites pas attention à ça ...


Dernière édition par Alekseï Rytchkine le Sam 16 Mar 2013 - 0:19, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Mer 13 Mar 2013 - 14:07


— Sauver le monde n'est pas l'affaire d'une journée, ni d'une semaine, ni d'un mois ni même d'une année, c'est quelque chose de bien plus long et important que ça. Cela dit, vous n'allez quand même retourner sur Adyril maintenant ? Il est encore bien trop tôt pour ça voyons ! On commence à peine à ... Se connaitre ...

— Mais qu'est-ce que tu racontes, connard ?


Premier haussement de sourcil pour la jeune femme qui ne comprenait pas ces paroles. Un changement de comportement ? Un doublement de la personnalité, comme il l'avait déjà fait ? Voilà la réponse. En dehors de cela, les mots d'Alekseï la surprenait. Elle aurait pensé qu'il serait rassuré de la voir repartir vers son monde. Qu'il serait enfin libre et heureux de reprendre la vie de son côté, sans n'avoir plus à se soucier d'elle… mais il venait de dire le contraire.

— Bah ... Je sais pas ... C'est qui qui m'a soufflé une connerie pareille ?!

— Pas moi.


Après cela, le guerrier fit défiler une horde de mots, laissant Narydia en proie au doute devant ces changements si rapides et soudains. Elle ne savait plus si elle devait s'en amuser ou en être choquée. Mais après tout, il lui avait déjà fait la démonstration, et de façon bien plus grave et plus sérieuse que cette fois-ci. A présent Alekseï se tenait la tête entre les mains, comme si cela lui provoquait un mal de tête.

— Euh ... Non mais, ne faites pas attention à ça ...

La jeune femme se mit à sourire davantage. Il tentait de se rattraper. Alors, préférant en rire plutôt que de s'apitoyer, elle le taquina en lançant gentiment :

— Alors, ceci ne vous importe pas. Dans ce cas je regagnerai mon monde et vous le vôtre. Et notre cohabitation s'arrêtera ici, excepté si vous me demandez votre aide lorsque vous en aurez besoin.

L'ange se releva. Elle constata que ses vêtements avaient séché d'eux même, jusqu'à ses plumes qui scintillaient légèrement comme de la nacre dans la nuit noire. Narydia se rapprocha un peu de l'homme avant de le prendre doucement dans ses bras, le réchauffant par la même occasion, et cela juste le temps de lui glisser une phrase qu'elle communiqua doucement à son oreille :

— Je vous apprécie, vous savez.

Puis elle s'écarta et observa Beolan qui s'étendait devant eux, en véritable forteresse côtière. Un bruit de fracas la fit se retourner et la jeune femme eut à peine le temps de lever les yeux au ciel qu'une masse lumineuse lui tomba dessus. Deux, pour tout dire. Des ailes gigantesques déployées. Elle sentit une lame contre son poignet, lui refusant totalement l'accès à son fourreau. Des mains puissantes maintenaient ses bras derrière elle. Devant elle, un séraphin. A l'évidence, elle n'avait pas eu le temps de les voir fondre sur elle pour la maîtriser. Leur présence l'inquiétait fortement, pourtant, elle essayait de ne rien laisser paraître. Elle tenta de se dégager de celui qui maintenait ses bras dans son dos, sans résultat. Un homme de forte envergure, sûrement. Et la jeune femme avait tout intérêt à ne pas déclencher de conflit ni user de magie sur eux… ou la sentence serait immédiate.

Elle avait déjà croisé le visage de l'homme face à elle. Grand, carrure puissante et armure scintillante… une longue épée tombait de sa ceinture et touchait presque le sol. Son regard était sévère, glacial. Une présence qu'elle aurait préféré ignorer. Il fronçait les sourcils, les yeux plantés dans ceux de la jeune femme. Celle-ci prit une allure dégagée et lança :

— C'est comme ça qu'on salue ses semblables ?

Le séraphin fit un signe de la main à celui qui la maintenait. Celui-ci relâcha son étreinte après s'être emparé de l'épée de la jeune femme. Attérée, celle-ci protesta :

— Vous me menacez et me désarmez ?

— Taisez-vous donc une minute. Qui est-ce ? lança le séraphin face à elle en désignant Alekseï de la tête.

Narydia lui jeta un coup d'oeil furtif avant de répondre :

— Un… humain.

— Ah. Et depuis quand fricotez-vous avec des humains, Narydia ? N'avez-vous pas mieux à faire, comme les missions qui vous sont confiées par notre général, par exemple ?

La séraphine pencha légèrement la tête sur le côté et croisa les bras, signe qu'elle refusait de rendre des comptes à qui que ce soit.

— Et bien voyez-vous, je m'instruis.

Le séraphin derrière elle s'était mis à ricaner. Le grand homme s'approcha davantage d'elle et se pencha en avant, pour avoir son visage tout près du sien. Il saisit le menton de la jeune femme entre ses doigts et fronça les sourcils de plus belle.

— Arretez de me provoquer. Je suis venu vous remettre les idées en place et vous allez m'écouter attentivement.

Narydia se dégagea de ses doigts d'un mouvement de la tête. Elle n'aimait ni la supériorité ni la familiarité qu'il exerçait avec elle dès qu'ils se croisaient. Le séraphin recula et fit quelques pas, rassemblant ses idées. Il portait de temps en temps un regard vers Alekseï, extrêmement méfiant. Visiblement, il avait été dupe à la supercherie. Finalement, il s'arrêta et caressa son menton, reportant son attention vers Narydia.

— L'un des nôtres s'est enfuit il y a quelques heures afin de divulguer nos plans. Il se serait dirigé vers le Vein, selon nos informateurs. Une trahison. Vous ferez cela bien, n'est-ce-pas, petit ange?

Voilà qui n'était pas réjouissant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Ven 15 Mar 2013 - 0:38

Elle riait. Quelque part, c'était tant mieux. Il valait mieux qu'il en rit plutôt qu'autre chose.

- Alors, ceci ne vous importe pas. Dans ce cas je regagnerai mon monde et vous le vôtre. Et notre cohabitation s'arrêtera ici, excepté si vous me demandez votre aide lorsque vous en aurez besoin.

Sur ce mots, Narydia se releva et se rapprocha de lui, avant de le serrer doucement contre elle.

- Je vous apprécie, vous savez.

Lui dit-il à l'oreille. Tout ceci lui paraissait invraisemblable car, ni lui ni elle ne devraient agir comme ils agissaient à l'heure actuelle. C'était tout simplement impossible qu'elle puisse l'apprécier au vue de ce qu'il était et c'était tout simplement impossible que cela soit réciproque au vu de sa condition de séraphine ... Les apparences ... Il fallait croire qu'ils regardaient tous les deux derrière le masque de l'autre. Cela dit, Alekseï ne lui répondit pas et se contenta de la serrer plus fort contre lui, à son tour. Il était assez hésitant, la tentation était grande, rien ne l'empêchait d'aimer sincèrement cette brave guerrière mais, il y avait des priorités et elles devaient être respectées.

- Ceci m'importe plus que vous ne le croyez.

Le moment était agréable mais, il fut court, comme toute bonne chose. Elle s'écarta quelque peu de lui, dirigeant son regard vers Béolan, regard qui laissait d'ailleurs comprendre qu'elle était songeuse, peut-être même rêveuse. Rytchkine était inquiet, il ne voulait pas qu'elle reparte maintenant, il n'en avait pas terminé avec elle.

Soudain, un bruit fracassant retentit au-dessus de leur tête. Narydia leva les yeux, tout comme Alekseï, mais, ils en eurent tout juste le temps qu'une masse de lumière tomba sur la séraphine, enfin, presque. En réalité, il y avait deux masses et elles étaient tombées de part et d'autre de la jeune guerrière. Le scientifique s'était écarté, par réflexe, et qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir que ces lumières n'étaient autres que des ... Séraphins. D'ailleurs, ils avaient bien vite maîtrisé Narydia.

- C'est comme ça qu'on salue ses semblables ?

Le plus " imposant " fit signe à son camarade de la lâcher, chose qu'il fit mais, en s'emparant de la lame de la séraphine. Elle en était presque choquée.

- Vous me menacez et me désarmez ?
- Taisez-vous donc une minute. Qui est-ce ?

Lui rétorqua-t-il en désignant Alekseï. Ce-dernier, à l'entente de sa question, s'étonna.

" Tiens, il ne sait pas qui je suis ? Ils m'ont déjà oublié ? "

Soixante-dix ans de cavale, c'est peu pour Adyril. L'oublie était donc peu probable et cet homme ne devait seulement ne pas le reconnaître. Narydia lui jeta un coup d'oeil rapide puis, elle répondit au séraphin.

- Un … humain.
- Ah. Et depuis quand fricotez-vous avec des humains, Narydia ? N'avez-vous pas mieux à faire, comme les missions qui vous sont confiées par notre général, par exemple ?

Elle ne lui répondit pas et se contenta de croiser les bras. Au moins, son " fort caractère " n'était pas qu'un simple outil de parade, à l'instar de certaines femmes qui se plaisaient à se revêtir d'un esprit qui n'était pas le leur.

- Et bien voyez-vous, je m'instruis.

Voilà qui faire sourire le scientifique, discrètement, et qui fit aussi ricaner celui qui se tenait derrière elle. Alekseï les regardait d'un oeil noir, il reconnaissait l'arrogance des séraphins à merveille. L'autre, le plus grand, s'approcha d'elle et se pencha un peu en avant, pour rapprocher au plus près son visage du sien. Il l'attrapa par le menton, ce qui ne plaisait guère à Narydia à en juger par ses sourcils froncés.

- Arrêtez de me provoquer. Je suis venu vous remettre les idées en place et vous allez m'écouter attentivement.

Elle se dégagea d'un mouvement de tête. Il portait de temps à autre un regard vers le scientifique, il était sceptique, cela se voyait. Il caressa ensuite le menton de la jeune femme. Certes, le visage de cette séraphine était proche de la perfection mais, pourquoi insister sur son menton ? Alekseï jeta un rapide coup d'oeil à cet partie de son anatomie mais, il n'y vit rien de bien particulier à part qu'il était formidablement bien sculpté.

" Il doit être une sorte de pervers fétichiste des mentons des jolies femmes. "

Il se décida enfin à reprendre la parole.

- L'un des nôtres s'est enfuit il y a quelques heures afin de divulguer nos plans. Il se serait dirigé vers le Vein, selon nos informateurs. Une trahison. Vous ferez cela bien, n'est-ce-pas, petit ange?

Un ordre de mission, cela ne pouvait pas plus mal tomber. Rytchkine, qui était resté silencieux depuis le début, regarda Narydia, la colère aux yeux. Il tourna ensuite les talons et s'écarta du trio. La vue de ces deux séraphins lui donnait envie de vomir, ils suintaient l'hypocrisie et le mal. Une trahison ... À considéré que ce séraphin lui-même était un démon, il n'y avait eu aucune trahison, simplement une évolution d'intérêt, intérêt qui bien évidemment n'allait plus de paire avec le leur, ce qui rendait ce " traître " bon pour être tué. Quant aux plans dont il parlait, ce n'était pas l'heure et la date du prochain dîner de l'empereur qui allait faire renverser la balance de la guerre, les séraphins eux-même ne voulaient pas de guerre ouverte contre les démons, alors de là à faire de plans et à ne pas protéger leur secret ... En fin de compte, tout ceci sentait le mensonge, après tout, ne lui avait-il pas attribué ce dont il n'en avait jamais eu l'intention ? Alors pourquoi se priveraient-il avec quelqu'un d'autre ? Une nouvelle victime, c'était tout ce que voyait Alekseï dans en leurs propos. Cela dit, il était quand même curieux de savoir ce qu'avait pu faire cet homme ou cette femme pour s'attirer les foudres de ses semblables.

" T'aurais dû les tuer, tous les deux. "
" Si ça n'en tenait qu'à moi, je les aurai tué. Ça aurait été difficile mais, je les aurai tué. "
" Ah oui, Narydia ... J'avais oublié que tu étais dans ta période rose toi en ce moment. "
" Tu devrais te méfier d'elle. Tu es trop sûr de toi, la chute pourra être très dure, rien ne te permet d'affirmer avec certitude qu'elle ne te trahira pas. Tu ne devrais pas prendre autant précautions avec une séraphine qui n'en aurait sûrement pas autant fait pour toi. "
" Vous oubliez que je ne fais pas ça pour elle mais, pour moi. J'ai un intérêt à la garder près de moi pour le moment. J'ai déjà fait plusieurs faux pas, il faut que je me rattrape avant qu'il ne soit trop tard. "
" Alors drogue-là ou fait la boire jusqu'à ce qu'elle en roule sous les tables, et vérifie ta théorie, qu'on en finisse. "
" Puis tu la violes et tu la tues ensuite, ou inversement, c'est à toi de voir. "
" N'y pensez même pas. "
" Pourquoi ? Euphorique, elle sera on ne peut plus heureuse non ?! "
" On voit que tu n'y connais rien à la science. Si on veut vérifier avec certitude que l'énergie blanche gagne en puissance à mesure que la condition psychologique de son utilisateur s'améliore, il faudra y aller lentement et au gré du sujet d'étude. Ce n'est pas une simple réaction chimique que nous sommes en train d'essayer de provoquer, c'est une modification complète d'un état d'esprit, esprit qui, je te rappelle, ne repose pas uniquement sur le facteur physique mais aussi sur le facteur énergétique, là où la drogue et l'alcool n'ont absolument aucun effet. Nous devons opérer sur les deux plans et les stimuler en même temps et seul le processus naturel nous permettra d'y arriver. C'est long, c'est fatiguant et incertain mais, il n'y a pas d'autres solutions à moins de faire comme les corrompus et manipuler directement les énergies, auquel cas nous entrerions dans le jeu vicieux de la magie noire ! "
" Et bien si on peut se servir de la magie noire contre elle-même, il est où le problème ? "
" Le problème est qu'une fois trempé, il est impossible de s'en sortir, ou du moins, avec beaucoup de difficultés. La magie sous toutes ses formes est à éviter, cette science est trop dangereuse pour être utilisé à bon escient. "
" Moi je vois surtout que vous êtes en train de vous cacher derrière des excuses bidons pour pas avouer que la petite vous fait envie. Remarque, moi aussi elle me fait très envie. "
" Est-ce que tu ne pourrais pas fermer ta gueule, Bob ? "
" Je me la ferme, mais t'as envie d'obtenir bien plus d'elle qu'une simple réponse à tes questions, c'est tout ce que je constate. "


Puis le silence revint dans sa tête même s'il demandait intérieurement qu'est-ce que Bob pouvait bien en avoir affaire de pareilles histoires, il n'était pas du genre à beaucoup réfléchir ou à bien comprendre ce qu'il pouvait y avoir derrière le physique d'une femme ... Et quelle femme d'ailleurs.

" Mais, entre nous deux, je te le répète, il y a des priorités. Je n'ai rien contre à ce que tu mettes ta haine de côté et que tu essais de te rapprocher d'elle mais, notre devoir doit passer avant tout et avant toi en premier. Je te demande de ne pas te précipiter et surtout, de ne pas te laisser influencer dans tes choix et dans tes conclusions par une quelconque raison personnelle. "
" Je sais encore faire la part des choses. "
" J'espère bien. "


Alekseï prit ensuite le chemin de l'auberge.

" Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? "
" Il va falloir la suivre ... Enfin, essayer de la suivre dans le Vein. Ça serait un excellent moyen d'accélérer les choses tout en ayant un oeil sur elle. "
" Ça ne va pas être une partie de plaisir, d'autant plus que tu ne connais le terrain ni peu ni beaucoup. "
" Sup' les gars, Bob m'a raconté l'histoire, alors comme ça on se laisserai bien aller ? "
" Non, pas du tout. C'est lui qui s'obstine avec ses idées mal placées. "
" Ah dommage ... Vraiment dommage même, elle me plaisait bien. "
" ... La suivre dans le Vein me parait donc la meilleure chose à faire pour le moment. "
" Je suis d'accord mais, il faudra être prudent et, pourquoi pas, aussi, aller récupérer l'armure, ça ne sera pas du luxe. "
" Le laboratoire est bien trop loin d'ici pour qu'on y fasse un détour. "
" La séraphine a été assez patiente pour nous suivre jusqu'ici, pourquoi ne le serait-elle pas pour un détour de plus ? "
" On verra bien avec elle dans ce cas. "


De retour à l'établissement, il regagna rapidement son lit, se débarrassant de ses armes mais, aussi, de sa mauvaise humeur. Les séraphins devaient être repartis à l'heure actuelle. D'ailleurs, Narydia ne tarda pas à revenir elle aussi. Il s'était peut-être écoulé une dizaine de minutes tout au plus. Rytchkine était allongé sur son lit, les yeux fermés mais, il ne dormait pas pour autant. Bien que la séraphine était là, il ne parlait pas. Il attendit seulement qu'elle se pose à son tour sur sa couche.

- Le Vein vous fait peur ?

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Ven 15 Mar 2013 - 10:11

Cette mission n'enchantait vraiment pas Narydia. D'une part puisqu'elle n'avait rien à voir avec ce séraphin qu'ils voulaient qu'elle chasse et d'autre part car il lui faudrait aller dans le Vein. Le Vein. Elle n'y était jamais allée et rares étaient les êtres issus d'Adyril qui pouvaient y pénétrer, et surtout, en ressortir vivant. Il y avait un pourcentage de chance énorme qu'elle en soit affectée physiquement et psychologiquement, si elle n'était pas éjectée à peine une fois entrée… Cela s'annonçait périlleux. Alors qu'elle réfléchissait, la jeune femme tourna la tête vers Alekseï qui s'éloignait. Il entrait à Beloan et fut bientôt hors de vue. L'ange se questionnait sur la raison de ce comportement. Etait-ce parce qu'il ne supportait pas la présence des séraphins ? Ou bien parce qu'il ne voulait pas se mêler de cette histoire ? Après tout, peut-être souhaitait-il arrêter là et ne pas se mêler de tout cela… Il ne voulait sûrement pas s'attirer plus d'ennuis avec les séraphins et cela, la jeune femme pouvait le comprendre. Elle fut même rassurée qu'il s'éloigna. Cela préservait peut-être même sa vie de ses deux interlocuteurs bien désagréables.

D'ailleurs, le séraphin en face d'elle avait suivit son regard et haussé un sourcil. Il eu un rictus et prit un air malin qui ne plu pas à Narydia.

— Pense-t-il vraiment qu'il va faire comme si de rien n'était ? Il est à présent engagé dans un secret de confidentialité… Deux choix s'offraient à lui. Nous aurions pu le surveiller jour et nuit afin qu'il ne divulgue pas cette mission à quiconque veuille l'entendre… ou vous auriez pu le tuer afin qu'il soit certain de ne pas parler.

Le sourire avec lequel il s'exprimait dégoûtait la séraphine. Cet homme qu'elle connaissait depuis longtemps avait toujours été ainsi : arrogant, abusif et mal-intentionné. Seul son honneur le sauvait. Pour le reste, il avait la caractère d'un démon. Narydia le regardait avec colère et dédain.

— Le prestige vous-a-t-il à ce point corrompu pour que votre attitude soit si écoeurante, Klein ?

Le sourire du séraphin s'effaça et son condisciple cessa ses rires presque forcés. En voilà un autre qui ne pensait qu'à son rang plutôt qu'à sa dignité. Bien se faire voir… il était indigne de ses origines. Le dénommé Klein la saisit brutalement à la gorge et la serra, l'empêchant d'émettre le moindre mot. Pour autant, la fureur se lisait dans les yeux émeraude de la jeune femme. Les traits de Klein s'étaient considérablement durçis et ses yeux noirs la jaugeaient de haut en bas avec répugnance. D'une voix mordante, il dit à voix basse :

— Ne vous avisez pas de vous montrer arrogante, petite ange. Faites le travail et restez à votre place. Vous parlez de votre attitude, mais regardez la vôtre, à côtoyer des humains, vous vous affaiblissez… Et bientôt vous serez aussi inutile qu'eux.

Narydia ne répondit pas. Elle se contentait d'essayer de respirer, sa gorge était complètement oppressée par les doigts puissants du guerrier. Elle ne souhaitait pourtant pas rentrer dans son jeu. Lorsque la patience du séraphin fut épuisée, il la relâcha et lui tourna le dos. Narydia ne laissa rien paraître. Elle n'attendait plus qu'une chose : que ces deux imbéciles partent rapidement. La jeune femme ne manqua pourtant pas d'exprimer une nouvelle fois ses pensées :

— Faites-le vous même.

Klein se mit à rire, toujours le dos tourné. Il déplia ses ailes et lança :

— Arrêtez d'être stupide. Vous savez autant que moi qu'un refus de votre part entraînera votre bannissement immédiat d'Adyril. Vous êtes liée par le serment, n'est-ce-pas ? Et occupez-vous de cet humain. Ou plutôt devrais-je dire… d'Alekseï Rytchkine. Vous m'avez déçue Narydia. Où est passé votre fidélité ?

Le sang se glaça dans ses veines et son visage blêmit. Il l'avait reconnu. Rien de pire n'aurait pu arriver. La jeune femme réfléchissait à toute vitesse. Elle devait rapidement s'éloigner d'eux et retrouver Alekseï.

— Ce n'est pas à vous que j'ai offert ma fidélité. Mais à la justice, cracha-t-elle.

Klein l'ignora et fit un signe de la main à son condisciple, qui déplia à son tour ses ailes. Ils s'élevèrent tous deux et le guerrier jeta un dernier regard à la séraphine.

— C'est votre unique et dernière chance.

Narydia resta silencieuse et les observa s'éloigner à travers le ciel et les nuages. Enfin, ils disparurent de sa vue. La jeune femme était secouée par ces avertissements. Mais elle savait de toute évidence qu'elle ne ferait pas le travail en entier. Et quoiqu'il advienne, elle devrait rester avec Alekseï autant de temps que nécessaire afin de le maintenir en vie si jamais ces deux infâmes décidaient de revenir réclamer le fruit de leurs exigences. La confrontation serait alors inévitable. Pour l'instant, il fallait qu'elle le rejoigne et réfléchisse à la façon dont elle s'y prendrait pour rejoindre le Vein. Et elle devait, à contre-coeur, faire en sorte qu'Alekseï l'accompagne. Il avait beau avoir de grande capacités au combat, il ne pourrait faire face à un groupe de séraphins furieux.

La jeune femme rentra donc à l'auberge en silence. Elle y retrouva le guerrier qui était allongé. Seulement dix minutes s'étaient écoulées depuis qu'ils s'étaient séparés et la jeune femme se doutait qu'il ne dormait pas. Il le confirma d'ailleurs en s'exprimant :

— Le Vein vous fait peur ?

Narydia s'était allongée et réfléchissait. Ses pensées virevoltaient dans un tourbillon tumultueux. Elle ne devait pas lui en parler. Qui sait ce qu'il pourrait alors faire… la séraphine commençait à connaître cet homme. Il aurait bien été capable d'aller lui-même au devant des problèmes et de sa mort s'il prenait connaissance de l'ordre que Klein avait adressé à l'ange. Après un silence, elle répondit :

— Pas vraiment. Et j'ai tout intérêt à ne pas en être effrayée. Avec cela, je perdrais mes moyens.

La jeune femme se tourna, trop agitée pour rester en place. Elle pensait aux épreuves qui l'attendaient en franchissant la faille qui l'emmènerait droit vers le Vein. Sa nature d'ange serait alors confrontée à la magie noire et il était quasiment sûr qu'elle n'en ressortirait pas indemne. Infliger cela à Alekseï était encore pire. Et à présent, il fallait qu'elle lui parle de ses intentions.

— Et vous ? Qu'allez vous faire ?

D'un côté, la jeune femme espérait qu'il ne la suive pas. Mais s"il faisait cela, s'il retournait dans son antre sans plus se soucier de rien, une armée de séraphins viendraient exiger le prix de sa vie. Et s'il était impliquée dans cette histoire, c'était à cause d'elle… Narydia était tourmentée. De l'autre côté, il fallait qu'il lui réponde qu'il la suivrait. Ainsi elle pourrait le protéger et le maintenir à distance des séraphins. Mais il s'agissait du Vein… une terre corrompue par le mal, la magie noire et les démons. Une terre hostile dans laquelle ils n'étaient même pas sûrs de tenir plus d'une minute. Elle attendit sa réponse, craignant déjà la réponse. Dans les deux cas, elle était responsable. Il l'avait rencontrée… et pourquoi ? Pour finir entre deux possibilités, dans lesquelles leur mort était presque assurée, à moins d'un miracle.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Ven 15 Mar 2013 - 18:37

- Pas vraiment. Et j'ai tout intérêt à ne pas en être effrayée. Avec cela, je perdrais mes moyens.

Dit-elle avant de se retourner. Elle n'avait pas l'air très rassurée, elle était assez agitée, peut-être angoissait-elle à l'idée d'aller le Vein mais cela irait en contradiction avec ses dires. Peut-être ne disait-elle pas la vérité aussi, pour ne pas paraître faible mais, venant de sa part, ce serait assez étonnant, elle avait toujours fait preuve de franchise et d'assurance, pourquoi les choses devraient changer maintenant ? En même temps, le Vein n'était pas un monde fort recommandable, beaucoup d'hommes y avaient péri et pourtant, ils n'étaient pas des plus inexpérimentés. La magie noire là-bas était pure et omniprésente, un être originaire de l'élément lumière, comme Narydia, ou corrompu par le monde du milieu, comme Alekseï, n'auraient que peu de chance de survie face à cette puissance du mal. Il y avait de forte chance qu'ils périssent suite à une mauvaise rencontre ou qu'ils y perdent la raison si la magie noire n'avait pas fait d'eux des démons asservis à son obscure cause. C'était dangereux en somme, très dangereux et la chose ne devait pas être prise à la légère, ce qui pourrait expliquer l'état de la séraphine même si elle refusait de le dire.

- Et vous ? Qu'allez-vous faire ?

La suivre dans le Vein n'était pas à remettre en question, c'était une certitude pour lui mais, la suivre comment et pourquoi, c'était autre chose. Y aller en comptant sur sa bonne étoile était du suicide et, ce n'était pas vraiment le moment de mourir, ni pour elle, ni pour lui. Ce n'était pas qu'une simple question de magie noire, c'était aussi une question de démon. Il leur faudrait un armement supérieur à celui qu'ils avaient déjà et une excellente protection contre les énergies de ce monde, protection qui, à vue de nez, ne pouvait tout simplement pas exister ... Ou alors en quantité limitée.

L'action de la magie noire se passait sur les esprits, les poussant à la corruption. Quant à la folie, cette dernière résultait d'une confrontation trop brutale avec la réalité de ce monde. En somme, à défaut d'avoir une protection efficace, tout reposait sur la " force mentale " de la personne en question, force qui lui permettait de conserver sa raison intact, et donc, de ne pas sombrer et de ne pas se laisser influencer par les énergies négatives, même si cela serait un combat intérieur aussi long et difficile que le voyage et perdu d'avance pour presque tout le monde. Dans leur cas, ils étaient deux, ce qui augmentait leurs chances de survie de quelques pour cent mais, il y avait un problème de taille. Encore que, pour Narydia, qui disposait pleinement de sa raison et d'un esprit fort, la lutte mentale qu'elle devrait mener suivrait un chemin assez certain, dans la mesure où elle devrait résister à la folie et à la corruption. Mais pour Rytchkine, qui avait perdu sa raison depuis bien longtemps, il y aurait surement des effets secondaires que lui-même n'était pas en mesure de prévoir ... Et c'est bien ça qui lui faisait peur.

Et tout ceci pour quoi ? Pour aller tuer quelqu'un, ou quelqu'une, qui s'était enfuis pour divulguer des plans importants, tellement importants que les séraphins n'avaient même pas prit la peine de bien les protéger. Rytchkine se frottait les yeux tout en faisant la grimace. La science ne pourrait pas beaucoup de choses pour lui mais, le peu qu'elle lui offrait serait déjà un bon moyen de la mettre à " l'épreuve de la vérité ".

- Et bien, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je viendrai avec vous. À deux, il vous sera toujours plus facile d'accomplir votre mission que si vous étiez toute seule. Je n'ai pas une connaissance particulière du terrain mais, j'ai une bonne connaissance des démons en général et de la perversion de la magie noire. Une formidable occasion pour moi d'approfondir, d'ailleurs.

Il se rassit et tourna sa tête vers Narydia.

- Par contre, il n'y aurait pire folie que de partir pour le Vein aussi mollement armés, Narydia. Si vous en avez la patience, il serait utile de faire un détour par mon laboratoire que je puisse récupérer mon armure et le matériel nécessaire à notre périple. Par ailleurs, je pourrais peut-être vous fournir de meilleures armes et protections, ce n'est pas une simple armure en cuir qui vous protégera lorsque vous rencontrerez un démon de quinze mètres aussi monstrueux que féroce et ce n'est pas non plus une simple épée qui vous permettra de le tuer. Ce qu'il vous faut, c'est l'aide de la science ... Si vous n'y voyez pas d'inconvénients bien sûr.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Ven 15 Mar 2013 - 19:06

Narydia redoutait la réponse qu'allait lui donner le guerrier. Elle était tiraillée entre le pour et le contre, bien que ce ne soit pas à elle de décider si oui ou non il l'accompagnerait. Et d'ailleurs, si le choix lui avait appartenu, elle n'aurait tout simplement pas pu prendre de décision. Il y eu un moment de silence pendant lequel l'ange cessa presque de respirer.

— Et bien, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je viendrai avec vous. À deux, il vous sera toujours plus facile d'accomplir votre mission que si vous étiez toute seule. Je n'ai pas une connaissance particulière du terrain mais, j'ai une bonne connaissance des démons en général et de la perversion de la magie noire. Une formidable occasion pour moi d'approfondir, d'ailleurs.

Voilà qui laissait la séraphine en proie au doute. C'était là une réponse en demi-teinte. Par ces mots, Alekseï n'avait l'air ni conscient du danger qui les attendait, ni de tout ce que cela impliquait et ce qu'ils risquaient de vivre et de subir. Il n'y voyait que l'occasion d'exercer sa science, et cette raison ne suffisait en rien à la jeune femme pour lui faire courir de tels risques.

— Par contre, il n'y aurait pire folie que de partir pour le Vein aussi mollement armés, Narydia. Si vous en avez la patience, il serait utile de faire un détour par mon laboratoire que je puisse récupérer mon armure et le matériel nécessaire à notre périple. Par ailleurs, je pourrais peut-être vous fournir de meilleures armes et protections, ce n'est pas une simple armure en cuir qui vous protégera lorsque vous rencontrerez un démon de quinze mètres aussi monstrueux que féroce et ce n'est pas non plus une simple épée qui vous permettra de le tuer. Ce qu'il vous faut, c'est l'aide de la science ... Si vous n'y voyez pas d'inconvénients bien sûr.

Narydia réfléchissait. L'aide des armes serait peut-être utile, mais les motivations d'Alekseï pour la suivre l'empêchaient d'accéder à sa requête. La jeune femme se redressa. Elle n'était pas prête de gagner le sommeil. Elle avait prit un air sérieux voire même grave.

— Ecoutez, je ne pense pas que vos raisons soient des raisons valables pour risquer votre vie dans un pareil endroit. Le Vein n'est pas seulement un endroit dangereux, malsain et corrompu. C'est une terre totalement hostile à tout être n'étant pas issue de son monde et n'ayant pas évolué en son sein. Vous savez aussi bien que moi, même si vous ne voulez pas vous l'avouer, que vous êtes vous aussi un ange. L'un des êtres les plus hostiles au Vein. Et qui sait de quelle façon il pourrait nous atteindre, nous repousser ou pire, nous corrompre… Ne me faites pas croire que vous allez risquer votre existence toute entière pour une recherche dont vous pourriez vous passer. Ou bien que vous aller m'accompagner afin de m'aider, " parce que la mission sera plus simple à mener à bien à deux ". Je n'ai pas envie de risquer votre vie pour cela. Ce sont mes affaires et je dois être la seule à m'aventurer là-bas.

La jeune femme s'était tournée vers lui, et même si dans le noir elle ne pouvait distinguer ses traits, elle voyait bien sa silhouette. Ce qu'elle disait était totalement contradictoire avec ses pensées. Bien sûr, elle avait envie de continuer avec lui, elle voulait rester avec lui et se sentait même prête à l'attacher pour qu'il la suive de force. C'était un fait qu'elle ne comprenait pas certes, mais cela l'oppressait tout de même. Quelle était donc cette sensation d'avoir envie de le garder à ses côtés ? La jeune femme secoua la tête, une nouvelle fois en conflit avec elle-même. Cette affaire était trop dangereuse. Il avait veillé sur elle des jours entiers pour qu'elle se remette de sa blessure. Elle n'allait pas le remercier en le suppliant de l'accompagner et en lui faisant courir de grands risques. C'était hors de question.

— Je ne comprends pas vos motivations. Vous avez déjà fait beaucoup pour moi. Vous n'avez pas besoin de mettre votre vie en péril pour des futilités. Et encore, je crois que le Vein dispense à quiconque ose s'y aventurer des choses et des atrocités bien pires que la mort… C'est un choix de vie que j'ai fait il y a très longtemps et je dois m'y plier. Vous en revanche, n'avez aucune raison de me suivre dans cet enfer.

La jeune femme avait l'impression de se répéter sans cesse pour le dissuader. Mais elle voulait être certaine qu'il prenne conscience de ce que ce périple impliquait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Sam 16 Mar 2013 - 0:34

- Ecoutez, je ne pense pas que vos raisons soient des raisons valables pour risquer votre vie dans un pareil endroit. Le Vein n'est pas seulement un endroit dangereux, malsain et corrompu. C'est une terre totalement hostile à tout être n'étant pas issue de son monde et n'ayant pas évolué en son sein. Vous savez aussi bien que moi, même si vous ne voulez pas vous l'avouer, que vous êtes vous aussi un ange. L'un des êtres les plus hostiles au Vein. Et qui sait de quelle façon il pourrait nous atteindre, nous repousser ou pire, nous corrompre… Ne me faites pas croire que vous allez risquer votre existence toute entière pour une recherche dont vous pourriez vous passer. Ou bien que vous aller m'accompagner afin de m'aider, " parce que la mission sera plus simple à mener à bien à deux ". Je n'ai pas envie de risquer votre vie pour cela. Ce sont mes affaires et je dois être la seule à m'aventurer là-bas.

Lui dit-il d'une voix qui se voulait grave. Effectivement, Narydia était très sérieuse et ses propos étonnaient Alekseï. Elle ne le croyait pas et, mieux encore, elle ne voulait pas qu'il risque sa vie inutilement ? Enfin, inutilement, qu'il risque sa vie pour si pour des raisons qui paraissaient dérisoires pour la séraphine. Elle s'inquiétait pour lui et ça, il avait du mal à le croire. Une personne profiteuse aurait saisi l'occasion pour se faire aider, quitte à le traîner dans le même pétrin mais, pas Narydia. Quoi que, ce refus pouvait aussi cacher quelque chose de bien moins " gentil ", peut-être ne voulait-elle simplement pas qu'il l'accompagne pour une raison qui lui échappait. Un manque de confiance peut-être ou quelque chose de plus important, après tout, il n'avait pas assisté à toute la discussion. Il observait la séraphine, elle s'était retournée vers lui.

- Je ne comprends pas vos motivations. Vous avez déjà fait beaucoup pour moi. Vous n'avez pas besoin de mettre votre vie en péril pour des futilités. Et encore, je crois que le Vein dispense à quiconque ose s'y aventurer des choses et des atrocités bien pires que la mort… C'est un choix de vie que j'ai fait il y a très longtemps et je dois m'y plier. Vous en revanche, n'avez aucune raison de me suivre dans cet enfer.

Il était vrai que ses motivations paraissaient légères compte tenu de la situation mais, quant était-il des vraies ? Et bien, c'était mitigé. En réalité, s'il voulait la suivre, ce n'était que pour vérifier son énoncé mais, d'un autre côté, le fait de la savoir seule dans le Vein ne le laissait pas de marbre. La question était de savoir s'il pouvait le lui dire sans compromettre ses chances de succès.

- Mes motivations ne se limitent pas qu'à l'approfondissement de mes connaissances, et même si elles se limitaient à cela, je n'aurai pas besoin de votre accord pour aller dans le Vein. Vous l'avez dit vous-même, je viens malgré tout d'Adyril, je peux aussi ouvrir une faille quand bon me semble. Si je veux venir avec vous, c'est parce que ... Parce que ...

Il avait des hésitations. Pas qu'il avait peur de sa réaction mais, plutôt qu'il ne voulait pas lui mentir davantage. C'était étrange venant de sa part et surtout pour une séraphine. Mais, il était déjà engagé, autant le lui dire.

- Parce que je m'inquiète pour vous, je ne veux pas vous quitter maintenant et je n'ai pas non plus envie d'apprendre un jour qu'un démon vous aura assassiné ou que le Vein vous aura fait tourner la tête. Parce que c'est bien la première fois que je n'ai aucune haine envers une native d'Adyril et que c'est encore la première fois que sa compagnie me plait au point que j'en mette de côté mes objectifs. Je ne vous cache pas que j'espère malgré tout vérifier mes dires dans le Vein, car ce monde vous poussera à l'acte et c'est par l'acte que je pourrais vous découvrir, mais, comprenez que c'est pas ma raison primaire de vous suivre, ma science n'est plus que secondaire avec vous, désormais. Ce que je veux, je vous l'ai déjà dit et cela n'a pas changé. Quant au Vein, je mesure bien toute l'étendue de son mal et la diversité de ses dangers, là n'est pas le problème, le problème est de savoir ce que vous voulez.

Il se rallongea ensuite et se tourna sur le côté, lui donnant dos.

- Et la nuit porte conseil, alors dormez bien et faites votre choix, Narydia.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Narydia Ventari

La lame flamboyante

________________

avatar
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Sam 16 Mar 2013 - 21:49

— Mes motivations ne se limitent pas qu'à l'approfondissement de mes connaissances, et même si elles se limitaient à cela, je n'aurai pas besoin de votre accord pour aller dans le Vein. Vous l'avez dit vous-même, je viens malgré tout d'Adyril, je peux aussi ouvrir une faille quand bon me semble. Si je veux venir avec vous, c'est parce que ... Parce que ...

Tout cela n'était pas aussi simple. Qu'ils viennent d'Adyril ou pas, il leur serait presque impossible de créer une faille eux-même pour passer dans le Vein. Pour le moment, la jeune femme attendait la suite de son discours. Elle avait remarqué qu'il hésitait et maintenait sa concentration.

— Parce que je m'inquiète pour vous, je ne veux pas vous quitter maintenant et je n'ai pas non plus envie d'apprendre un jour qu'un démon vous aura assassiné ou que le Vein vous aura fait tourner la tête. Parce que c'est bien la première fois que je n'ai aucune haine envers une native d'Adyril et que c'est encore la première fois que sa compagnie me plait au point que j'en mette de côté mes objectifs. Je ne vous cache pas que j'espère malgré tout vérifier mes dires dans le Vein, car ce monde vous poussera à l'acte et c'est par l'acte que je pourrais vous découvrir, mais, comprenez que c'est pas ma raison primaire de vous suivre, ma science n'est plus que secondaire avec vous, désormais. Ce que je veux, je vous l'ai déjà dit et cela n'a pas changé. Quant au Vein, je mesure bien toute l'étendue de son mal et la diversité de ses dangers, là n'est pas le problème, le problème est de savoir ce que vous voulez.

Désormais, ses raisons lui semblaient bien plus justifiées même si elle ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir. Tous ces arguments la touchèrent étrangement. Il ne l'avait pas une seconde prise en pitié et c'était seulement la sympathie qui le guidait vers ce geste. Et lui-même disait reléguer sa science après "elle"… Les barrières de Narydia venaient de céder, et elle savait à présent qu'elle n'avait plus rien à redire. L'ange était apaisée qu'il l'accompagne. Sa présence seule était rassurante et allait sûrement être déterminante pour la suite du voyage. La jeune femme le vit bouger dans l'ombre.

— Et la nuit porte conseil, alors dormez bien et faites votre choix, Narydia.

— Mon choix est déjà fait. C'était le vôtre que j'avais besoin de connaître. Et je suis heureuse que vous souhaitiez m'accompagner.

La jeune femme eu un sourire et se rallongea à son tour. Bien que préoccupée, elle ne tarda pas à plonger dans le sommeil. Le lendemain, Narydia se réveilla avec le soleil, dès les premières lueurs du jour. Elle rassembla ses affaires, prête à partir vers une direction qu'ils n'avaient pas encore choisi. Cependant, elle avait réfléchi à la proposition d'Alekseï de rebrousser chemin pour aller s'équiper au mieux dans sa grotte. C'était une bonne idée, et ce laps de temps leur permettrait de mettre au point une stratégie afin de ne pas s'aventurer dans le Vein les yeux fermés.

Lorsque Alekseï fut à son tour levé, la séraphine lui fit donc pas de son consentement.

— Je pense que vous avez raison lorsque vous avez mentionné qu'il nous faudrait nous équiper mieux que nous le sommes actuellement. Le périple va être ardu, autant mettre toutes les chances de notre côté.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils partirent dans la journée et le voyage dura plusieurs jours avant qu'ils n'atteignent la jungle où vivait Alekseï. Cette fois, ils avaient eu plus de chance et n'avait rencontré que peu de problèmes. De plus, maintenant qu'ils étaient parfaitement guéris des blessures qu'ils s'étaient infligés, ils avaient totalement retrouvé leur force. Narydia qui pouvait voler à nouveau avait pu guider leur route en leur évitant conflits et ennemis.

A présent, ils se retrouvaient dans un endroit familier à la jeune femme. C'était ici qu'ils s'étaient rencontrés, il y avait plusieurs jours déjà. Mais cela lui paraissait une éternité. La séraphine avait l'impression d'être partie des années en compagnie d'Alekseï tant ils avaient connu d'aventures. Et tant leur relation avait évolué, du stade d'ennemis jurés à ce qui ressemblait maintenant à un lien basé sur le respect et la confiance. Cela avait tant changé… L'ange était perdue dans ses pensées et nostalgique lorsqu'ils traversèrent la clairière près du lac. Tout avait démarré d'une escapade qui s'était transformée en baignade puis en altercation. Et désormais, ils revenaient, prêt à s'aventurer ensemble dans le Vein, la terre la plus dangereuse des mondes. Narydia observait le guerrier et lui demanda avec un sourire :

— Alors, qu'avez-vous prévu pour remplacer nos équipements qui ne vous conviennent pas, très cher partenaire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Alekseï Rytchkine



________________

avatar
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   Dim 17 Mar 2013 - 18:56

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? [PV Narydia Ventari]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Beolan :: Foire et marché-