''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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Arwen Myrn

La Fille des Morts, l'Innocence Noire

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Arwen Myrn
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Race : Démon commun
Classe : Nécromancienne
Métier : Aucun
Croyances : Aucun
Groupe : L'Ordre du Crépuscule

Âge : Un peu plus de 15 ans

Messages : 53

Fiche de Personnage : Moi

Histoire de Personnage : Les contes d'une enfant

Mes écrits _
MessageSujet: Mes écrits   Mes écrits EmptySam 23 Mar 2013 - 22:56

Bonjour les Felethiens !
J'ai à présenter un texte pour un concours et j'aimerais bien votre avis sur ce-dit texte ^^
Merci bien et désolée pour toutes les fautes !

Tu demandais la liberté...
Tu demandais la liberté… Tu demandais à revoir le monde, juste une fois, une unique fois… juste avant ton trépas, avant ce départ.

Liberté, liberté, murmurais-tu dans le noir, noir profond de cette cellule. Une masse de béton forgé pour contenir des âmes dangereuses. Tu l’étais toi, dangereuse ? Tu ne sais même plus ce que tu étais… Tu ne connais même plus ton apparence. Des bras ? Des jambes ? Un visage ? Ne serait-ce qu’une identité ?
Non, rien, tu ne sais plus rien de toi-même.

Depuis combien de temps es-tu là ? Combien de jours ? De semaines ? D’années ? Es-tu seulement sortie une seule fois de cette cellule noire ? Connais-tu réellement le monde d’en dehors ? Sais-tu à quoi ressemble la couleur de la lune, du soleil ou même du ciel ?
Non, tu ne sais rien, tu n’as jamais su. Tu ne connais que le noir de ta cellule étroite. Tu ne connais que le goût fade, infâme de cette nourriture. Tu ne connais que la solitude et la folie de ton être qui tente désespérément de sortir de là, de s’évader.

Tu ne pourras jamais le faire, jamais car ils ne te laisserons pas le faire ! Tu es ici pour eux, pour les servir, servir ce qu’ils appellent la science. Ce n’est qu’un prétexte, qu’une illusion donnée. Derrière le rideau de mensonges se cache un enfer.

Tu es là mais tu ne sais même pas dans quel but. Cela te fait encore plus peur. Tu vis depuis si longtemps en ayant cette même peur que ces gens qui vivaient autre fois avec toi. Des colocataires en quelque sorte. Vous ne parliez pas, vous ne vous voyiez pas. Vous étiez juste là, vous attendiez, vous surviviez. Puis un jour, ils sont partis et ne sont jamais revenus.

Que sont-ils devenus ? Sont-ils seulement encore de ce monde ? Tu ne sais pas…
Vas-tu, toi aussi, un jour partir comme eux ? Ne jamais revenir ici ?
Le froid de ta cellule te parait soudainement chaud et douillet. Si tu dois survivre pour vivre, si tu dois endurer la solitude, le noir et le froid pour survivre, alors tu subiras sans jamais te plaindre. Tu veux vivre même dans ces conditions. Tu ne veux pas aller jouer avec la mort qui t’invite pourtant depuis longtemps. Tu gardes espoir qu’un jour tu sortiras, qu’un jour tu vivras et ne survivras plus.

Ces mots se répètent dans ta tête comme une mélodie. Vivre… Survivre… N’est-ce pas, au final, la même chose ? Ne vis-tu pas pour survivre ? Ne survis-tu pas pour vivre ?
C’est un méli-mélo de sens et de mots différents. Un sac de nœud que tu ne sais pas défaire, parce que tu ne connais pas, parce que tu ne sais pas.

C’est comme parler, l’as-tu seulement appris un jour ? Sais-tu prononcer ne serait-ce un mot ?
Tu ne le penses pas… C’est bien dommage, tu aurais tant voulu parler comme eux. Oui, comme eux, mais pas pour dire ce qu’ils disaient.

Eux, c'est comme ça que tu les appelles ces hommes qui sont venus à deux ou trois reprises pour emmener tes colocataires. Ils les insultaient de tous les noms, aucun respect, aucun signe de gentillesse, juste de la brutalité et du mépris… Vous n’étiez que des choses pour eux. Des objets qu’ils utilisaient pour leur science. Mais que cherchaient-ils ? Que trouvaient-ils ? C’était de la torture ? Tu en avais un certain doute. Tu entendais, parfois, des hurlements horribles, affreux. Des cris stridents parvenaient de temps en temps jusqu’à toi, te réveillant dans ce sommeil léger. Tu ne savais pas ce que c’était, mais tu ne voulais pas savoir.

Tu étais pourtant de nature curieuse, mais là c’était vraiment effrayant… Ces hurlements… c’est comme si l’âme s’échappait d’un corps, c’est comme si cette petite chose de vie s’envolait, chassée par autre chose.

L’âme, ce qui fait de vous des êtres pensants, aimants. C’est ce dont, tu le croyais, ils étaient dépourvus. Ils ne devaient pas en avoir, sûrement pas, sinon ils ne seraient pas aussi froids et cruels.

Tu te blottis dans un coin de ta cellule, complètement recroquevillée sur toi-même. Tu tentes tant bien que mal de garder un semblant de chaleur, combat inutile tant le froid est tranchant !

Tu souffles un petit moment avant de fermer doucement les yeux pour quitter ce monde ci. Tu le quittes, mais tu vas où ? Rêves-tu comme ces autres personnes ? Connais-tu le bonheur par ces escapades ? Tu te questionnes encore, mais as-tu seulement les réponses ?
Oui, mais une seule, la seule et unique. Tu sais que jamais, au grand jamais, tu ne sortiras d’ici. C’est ta vie, c’est ta destinée, si destin il y a. Tu dois rester ici que tu le veuilles ou non. Ils l’ont dit, ils l’ont répété maintes et maintes fois, sans jamais se lasser de cette même phrase que tu connais désormais par cœur :

« Reste et demeure pour nous ce que sont les jouets aux enfants. »

Tu n’avais pas tout de suite compris cette phrase étrange. Mais le sens t’est apparus comme ça, un jour. Maintenant que tu sais, tu sais que tu ne sortiras jamais d’ici… C’est leur volonté et tu ne peux pas t’y soustraire…

Tu gémis doucement. Tu veux partir, tu veux sentir la liberté caresser ta peau. Pourquoi ne peux-tu pas ? Pourquoi ? tu veux juste une réponse, une seule petite réponse…
Un pleur, encore ces gouttes d’eau qui sortent de tes yeux fermés sous le poids de la tristesse. Tu veux mais tu ne peux pas…

Des voix qui chantent sans cesse au fond de toi-même. Des paroles teintées d’un espoir incertain. Tu te les répètes chaque jour durant, ces paroles que tu as entendues il y a peu. Qui les chantait ? Pourquoi tant de tristesse dans la mélodie ? et tant d’espoir dans les paroles ? La réentendras-tu un jour ?
Encore des questions… Pourtant, ces quelques mots que tu as entendus l’autre jour, ces quelques mots ont suffi à te rendre ta volonté longtemps perdue dans les tréfonds de toi-même.

Voilà que tu délires encore… La folie t’as-t-elle enfin gagné au cours de ces nombreuses années ?
Elle s’est emparée de toi, de ton corps, de ton esprit, ne laissant que ton âme libre.
Tu écarquilles soudainement les yeux et pousses un hurlement déchirant le silence installé depuis de nombreuses années. Tu prends ta tête entre tes mains, tu crispes les doigts, tes cheveux s’entremêlant avec tes fins doigts. C’est l’horreur de cette vérité que tu essayes de fuir, encore, toujours. Ce cauchemar revient sans cesse, te hantant tel un fantôme. Tu le sais mais tu refuses d’accepter les faits. Tu veux encore y croire bien que tu saches pertinemment que c’est peine perdue. Tu veux hurler au monde ta peine, ta volonté. Mais t’écoutera-t-il seulement ?

Tu laisses tes larmes couler, encore. Tu refuses d’y croire, tu refuses la vérité, tu refuses le fait de ne jamais pouvoir sortir de là. Tu veux croire en la liberté, tu veux y croire. Mais tu ne fais que te leurrer d’illusions qui, en partant, te ferront plus mal encore que la vérité. Pourtant tu la refuses cette vérité, pourquoi ? Pourquoi te faire tant de mal ?

Tu ne le sais pas… Mais peut-être préfères-tu vivre dans un songe. Ce rêve tournait au cauchemar alors…

Tu te caches de la vérité, tu l’évites pour aussitôt la retrouver et te jeter dans ses bras. Tu es dans un cercle vicieux, un cercle dont ut ne sortiras jamais, un cercle qui te feras souffrir encore et encore, emmenant peur, effroi et cruauté en toi, les faisant se marier en une plainte, en un murmure inaudible.

Ton corps se cambre, ta bouche s’ouvre et tu pousses un hurlement d’effroi. Tu n’en peux plus, tu ne peux plus vivre ainsi. Toutes ces questions, toutes ces évidences, toutes ces réalités, toutes ces prises de consciences… tout était là pour te préparer à l’inévitable, tout était là, tel un grand indice marqué, sous ton nez. Mais tu n’as rien vu, rien du tout. Tout était pourtant si évident…

Pourtant tu refuses toujours cette vérité. Tu ne seras jamais libre, ils viendrons un jour te chercher…
Tout s’embrouille dans ton esprit dérangé, encore. La réalité se fraye, peu à peu, un chemin dans ton songe, dans ta mémoire perdue. Tu tombes au sol, de lourds sanglots secouant ta poitrine. Tu le sais, tu l’as toujours su. Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Tu ne sais pas… Oui, c’est étrange, tu sais mais tu ignores. Tu es plongée dans une ignorance pourtant tu as le savoir, la connaissance.
Mais pourquoi ? Pourquoi ? Cette question tourne encore dans ta tête, incessamment. Tu veux avoir une réponse ! Tu le veux ! Mais la volonté seule ne suffira pas.

Soudain, tu entends un grand bruit puis des voix. Elles sont lointaines mais se rapprochent. Tes sanglots se muent en pleurs qui se transforment en un torrent de larmes intarissables. Voilà qu’ils arrivent pour te chercher, voilà qu’ils viennent pour toi.

Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus comment réagir. Dois-tu prendre cette occasion de fuir ? Dois-tu rester sagement là et attendre ? Dois-tu, dois-tu… Que dois-tu faire ? Tu pousses encore un gémissement avant de te taire et de laisser les larmes couler, seules, dans le silence, les voix s’étant tues.

On t’agrippe brutalement avant de te mener quelque part. Tu as mal, mal de partout, encore ces douleurs insupportables. Mais qu’as-tu donc pour souffrir autant ?
Tu es comme une poupée de chiffon, comme un marionnette. En cet instant, tu n’es plus là, tu flottes loin d’ici, loin de cette réalité.

Ils t’on emmené, mais où ? Et pourquoi ?
On t’assoit sur un chaise. Ta tête tombe, ton regard est fixé sur le sol, vide. Tu es désarticulée, tu es un poupée. On te murmure des choses, on te rappel des mots. Mais tu n’entends rien, tu n’es plus là, tu flottes loin d’ici, de cette réalité.

Tu relèves doucement la tête et fixes ces êtres sans visages. Une larme coule sur ta joue, un faible sourire étire tes lèvres blanches.
Tu le sais, tu connais cette fin qui est écrite, qui se répète comme le refrain d’une chanson, de cette chanson que tu chantais.

Comme une chanson, comme un refrain, ça se répète. Comme un texte, une poésie, c’est écrit. Tu te souviens, tu es déjà venue ici, tu as déjà vécus ça. Tu sais comment ça va finir, tu le sais, parce que, tu le sais, tu l’as toujours su… Tu le savais mais tu refusais de le croire, tu connaissais tout… Tu sais comment ça va se terminer, tu le sais parce que… parce que… parce que tu es dans ton rêve… Depuis tout ce temps, tu rêves…

Depuis tout ce temps tu savais que tu allais mourir. C’est écrit par tes songes, imaginé par ta mémoire. Depuis tout ce temps tu es dans ton rêve, ce rêve qui reflète la pâle vérité de la réalité.

Et ce songe la est le dernier que tu ferras parce que… jamais tu ne te réveilleras…
Merci à Elisha pour ses corrections (quelqu'un d'un autre forum ^^)
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