''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Trahison { PV : Alek }

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Narydia Ventari

La lame flamboyante

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Narydia Ventari
________________


Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyDim 24 Mar 2013 - 14:55

La chasse continuait. Si un séraphin venait de blesser ce pauvre homme agonisant, alors il ne devait pas être bien loin. Narydia reprit donc son chemin en accélérant le pas. Elle ne souhaitait toujours pas prendre le risque de voler et d'attirer l'attention. Au fil des heures, la jeune femme était bien trop préoccupée par la poursuite et hantée par sa colère pour imaginer la fatigue. Elle pensait… au futur, à ce qui l'attendait… peut-être la mort, peut-être la réussite, mais dans tous les cas… l'échec. L'echec d'avoir tout perdu et de n'avoir plus aucun avenir. Ni avec les siens, ni avec quiconque… et ni avec Alekseï. Le simple fait de penser à lui glaçait son sang. Elle n'avait que des regrets, des remords. Elle ne regrettait pas de l'avoir rencontré non… elle regrettait de n'avoir pu le connaître davantage. Et se séparer de lui de la façon dont il l'avait congédié, violemment, était encore pire que tout. Il ne lui restait plus qu'un sentiment désagréable et amer. Un sentiment d'avoir été rejetée par un homme qui la voyait autrement que ses semblables. Et un homme qui ne lui demandait rien d'autre que de la compréhension… et sa compagnie. Jusqu'à il y a quelques heures… ou plutôt une éternité.

Narydia secoua doucement la tête. Elle devait sortir ces idées de son esprit et rester la plus concentrée possible. Alors qu'elle continuait de progresser rapidement, elle sentit un violent coup derrière la nuque qui l'assomma. La séraphine tomba en avant et se retint de justesse à l'aide de ses mains sur le sol rugueux. Un coup de pied la fit tomber pour de bon mais la jeune femme roula sur le sol pour faire face à son agresseur. Ses agresseurs. Ils étaient deux. Deux hauts hommes en armure. L'un en noir, l'un en rouge. La description parfaite du blessé de tout à l'heure. La jeune femme donna un coup de pied dans la partie sensible de celui qui l'avait frappé. Il se plia en deux quelques instants et alors que l'autre allait se jeter sur elle pour l'immobiliser, Narydia concentra sa fureur pour attraper le visage de l'homme avec sa main alors qu'il se penchait vers elle. Celui-ci se mit à brûler à son contact, ce qui le fit reculer en hurlant. Mais l'autre en avait profité pour lui immobiliser le corps de son propre poids. Il avait bloqué son genou en travers de son bassin, ce qui la clouait à terre.

Narydia tenta d'attraper le pommeau de son épée mais ne parvint pas à se dégager suffisamment. Le deuxième homme lui saisit les bras alors qu'elle se débattait et les positionna dans son dos. Parfaitement maîtrisée, l'ange ne pouvait plus bouger. Ses deux agresseurs enserrèrent ses poignets et ses chevilles avec des liens de cuir. Celui équipé d'une armure noire déclara en riant :

— Belle prise aujourd'hui. J'en connais qui vont être contents…

— Et un ange, en plus, il ne manquait plus que ça. Amenons là aux autres, peut-être qu'il nous en dira plus…

Il ? Qui était "il" ? A présent ligotée, la jeune femme ne pouvait plus rien faire. L'un des deux lui avait retiré son épée qu'il avait fixé au cheval qui les accompagnait.

— Lâchez-moi.

L'homme en armure rouge rit de plus belle. En réalité, Narydia était bien trop curieuse de voir où ils allaient la mener pour se débattre davantage. Après tout, il s'agissait des deux hommes que le blessé avait croisé avec le séraphin… Et ce qu'insinuait l'homme en rouge avait attisé sa curiosité. S'ils pouvaient l'emmener à lui, cela l'aiderait…

— Vous savez, ma belle, je ne sais pas ce que vous faites ici, mais j'espère que vous n'avez pas l'intention de rentrer tout de suite en Adyril.

Narydia ne répondait pas. Le plus grand la hissa sur le cheval et monta ensuite derrière elle. Ce qu'il dégageait ressemblait à l'aura démoniaque de l'homme qu'elle avait tué quelques heures plus tôt. Et de toute évidence, il s'agissait là de Seïrdans. Leur comportement le démontrait. L'homme à l'armure noire haussa les épaules et jeta un oeil à son comparse.

— On la fera parler plus tard. Pour l'instant on l'emmène.

Le voyage fut long et désagréable. La posture inconfortable de la jeune femme devenait véritablement agaçante et se retrouver à la merci de deux démons n'était ni rassurant, ni plaisant. Elle avait espéré qu'ils profitent du voyage pour échanger et lui en apprendre davantage, mais ils se gardaient bien de prononcer un mot en sa présence. Consciente qu'ils ne parleraient pas en sa présence, Narydia en profita pour se reposer. L'atmosphère oppressante du Vein pesait de plus en plus sur elle… plus le temps passait, et plus la jeune femme se sentait devenir mauvaise, colérique.

Elle se réveilla lorsqu'elle fut secouée alors qu'on la descendait du cheval. Ils l'avaient emmené dans un campement. Un campement occupé par trois tentes, seulement. Les leurs ? A l'entrée, elle remarqua un séraphin de dos, assis sur le sol. Il semblait aiguiser une longue épée près d'un feu. Les ailes de l'ange disaient quelque chose à Narydia… elle fronça les sourcils, cherchant dans sa mémoire. L'homme en armure noire se positionna derrière elle et la poussa dans le dos pour qu'elle avance. Ligotée, la jeune femme s'exécuta. Rien ne lui importait d'autre que ce séraphin devant elle.

Ils s'arrêtèrent derrière lui et le Seïrdan retira le casque de la séraphine, sans qu'elle puisse l'en empêcher. Ses cheveux rubis se déroulèrent dans son dos et l'homme parut satisfait. Un sourire vil se peignait sur ses lèvres.

— Encore mieux que ce que je pensais. Alors, Glenn, connais-tu cette nouvelle tête ?

Il poussa une nouvelle fois Narydia dans le dos afin qu'elle s'approche du séraphin, dénommé "Glenn". Celle-ci resta interdite lorsque l'ange se tourna. Et lui aussi visiblement. Le séraphin la dévisagea des pieds à la tête, à la fois choqué et embarrassé. Au moins autant que le jeune femme. Celle-ci lui jeta un regard noir, auquel Glenn répondit sans trop tarder. Son visage s'était assombrit. Il était corrompu. Il se racla la gorge et prit une voix claire pour déclarer :

— Narydia. Que me vaut ta visite ?

— C'est à moi de te poser la question, Glenn. Que fabrique-tu dans le Vein, en compagnie de Seïrdans ?

— Ah ça, tu t'en doutes… nous en parlerons plus tard. Qu'es-tu venue chercher dans ce sombre monde ?

— Le séraphin prêt à divulguer les plans de ses semblables à ses ennemis.

Glenn se mit à sourire. En fait, il se retenait de rire. Son visage s'illumina et il se leva pour s'approcher de la guerrière.

— On t'a mal renseigné je crois. Je ne divulgue rien… je t'attire ici, c'est différent.

— Quoi ?

Il se mit à faire les cent pas sans la quitter des yeux, l'air mauvais. Autrefois, ils avaient été proches…

— Glenn, ne dévoile pas tout de suite nos plans.

— Elle le découvrira par elle-même. Ma chère Narydia, ils t'ont menti.

Menti ? La séraphine se figea, buvant les paroles de Glenn non sans peur. Que disait-il ? Quelle était cette histoire ? N'était-il pas le traître qu'on lui avait demandé de chasser ? Son désarroi fit rire le séraphin qui se délectait de ses réactions. Il reprit calmement :

— Eh oui. Ce n'était qu'une petite vengeance de leur part vis à vis de tes récents actes… avec ce Alekseï Rytchkine. Tu vois ce que je veux dire ? Les documents volés n'étaient qu'un prétexte pour t'attirer ici, ma chérie. Un prétexte pour que le Vein ai raison de toi… ou que j'ai raison de toi si jamais tu étais assez résistante pour t'en sortir. Ce que tu as réussi brillamment pour le moment, je dois dire… Alors, ça fait quoi d'être trahie comme tu l'a toi-même fait ?

La jeune femme avait l'impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Cela n'était qu'un piège… depuis le début. Les séraphins l'avaient conduit à sa perte, pour leur propre vengeance.
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Alekseï Rytchkine



________________

Alekseï Rytchkine
________________


Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyDim 24 Mar 2013 - 23:56



- Okay les gars, six contre soixante-sept, c'est pas le meilleur rapport de force qu'on peut avoir mais, on a de l'armement, de la technique et de la coordination alors que eux, ils ont juste leur nombre.
- Les affronter en une seule ligne de front n'est pas d'une bonne idée, il faut les diviser.
- Une dispersion donc.
- Sans qu'ils puissent le prévoir.
- Quand je vous donnerai le signal.
- Ça marche !

L'accord à peine conclu que Bob, dans sa toute précipitation, s'écria et fonça vers la petite troupe, épée levée, suivis de Orland, son acolyte, puis du reste de ses alliés. Une grosse charge, en une masse compacte et maladroite. Les six hommes firent de même, hurlant à leur tour aussi fort qu'ils le pouvaient pour impressionner leurs adversaires. Ils couraient vers eux, déterminés, ne laissant pas entrevoir la moindre hésitation, le moindre doute dans leur démarche qui semblait suicidaire. Au dernier moment, juste avant la mêlée, Alekseï donna le signal et les six hommes se dispersèrent, décrivant chacun sa propre trajectoire et obligeant ainsi la troupe à se diviser en plusieurs groupes pour tous les suivre. Le temps d'écarter tout ce beau monde et la bataille commença.

Une bataille menée par les uns pour le plaisir de nuire, et par les autres, pour le plaisir de punir. Chacun des deux camps était aussi enragé que l'autre, motivé par la colère, la haine et la violence. Bob s'en prit directement à Rytchkine alors que Orland préféra choisir une cible plus facile, Georges, probablement le meilleur côté du scientifique et aussi, le moins dangereux.

- À moi !

S'écria-t-il alors qu'il prenait ses jambes à son cou. Alekseï n'aurait pas eu de mal à défaire Bob, en tant normal, mais, dans l'état dans lequel il était, cette tâche devenait beaucoup plus difficile. Ses mouvements étaient lents et douloureux et les provocations de son adversaire ne l'aidait pas à rester concentrer, il ne pouvait porter secours aussi tôt à son camarade. Vaillant s'en alla donc intercepter Orland, unissant ses propres adversaires aux siens et se retrouvant donc rapidement dépassé par les événements, bien qu'il se défendait avec hargne. Mais, au moins, Georges était intact. Ils savaient parfaitement qu'ils ne devaient en aucun cas éliminer ne serait-ce qu'une seule personnalité, au risque de perturber l'équilibre psychologique qui s'était établis au fil des années. Pourtant, s'ils voulaient l'emporter, c'était ce qu'il fallait faire et, contre toute attente, ce fut Bob qui fut le premier à en assassiner une. À ce moment là, lui et le Poltergeist se dévisagèrent, cessant le combat. Pourquoi avait-il fait une chose pareille ?

- Mais, pourquoi tu l'as tué, connard ?!
- Parce que c'est rigolo.

Dit-il en riant frénétiquement. Tuer ses propres alliés était quelque chose de marrant ? Non, ce qui faisait marrer cet être infâme, c'était qu'en faisait ça, il s'en prenait directement à Alekseï, chose que ce dernier ne tolérait pas, et le meilleur moyen de briser les plans de Bob, c'était encore de le prendre de court.

- Buttez les tous ! Pas de blessés, que des morts !

S'écria-t-il sous le regard interloqué de son adversaire.

- Mais t'es malade ? Tu veux tous nous tuer ou quoi ?!
- Si je peux t'emporter avec moi, alors je le ferais.

Cette réponse ne lui plut guère et, criant, il s'élança aussitôt vers le scientifique, qui le réceptionna avec coup de poing dans la figure. Lâchant son arme, il bondit sur lui, le plaqua contre le sol à l'aide sa lourde armure et le frappa aussi fort et aussi longtemps qu'il le pouvait, lui crachant ses quatre vérités ainsi que toutes les insultes qui lui passaient par la tête. Ses camarades s’exécutèrent et tuèrent autant de passifs que possible mais ... La réaction ne se fit pas attendre. Rytchkine serra les dents et se mit à frapper Bob de plus en plus fort, haïssant ce dernier à mesure que son esprit se troublait. Il hurlait et n'arrivait même plus à se débattre dignement. Le scientifique voyait les choses en noir, il voulait le tuer ! Il repensait à tout les mauvais coups qu'il lui avait fait, à toutes les fois où il l'avait mit en mauvaise situation ou qu'il avait fait échouer ses plans. Pourtant, Bob était indispensable ! Mais, ça, il ne le voyait plus, et cela malgré que ses autres personnalités tentèrent de le raisonner. Ils durent interrompre leur propre combat pour s'en aller le stopper avec qu'il ne soit trop tard. Dans la foulée, il donna un coup à Maestro et, ce dernier, furieux, ne se priva pas de riposter. Les deux hommes se mirent alors à se battre, alors qu'ils étaient alliés. Orland s'en était prit à la seule femme de la troupe et l'avait envoyé au tapis en quelques mouvements. Fort heureusement, il n'eut pas le temps de l'achever que, Alex, le scientifique, se chargea de lui ... Ou du moins, détourna son attention comme il le pouvait.

Bob était au sol. Son visage crispé, il roula sur lui-même pour se mettre sur le ventre puis, il rampa jusqu'à son épée, tombée un peu plus loin. Il l'aperçu alors, elle aussi au sol. Enragé, il s'approcha d'elle à la manière d'un reptile.

- Prépare ton anus ma jolie, j'arrive !

Lui dit-il avec ironie. Puis il se jeta sur elle, les autres personnalités étant bien trop occupées avec leur adversaires respectifs pour venir l'aider. Elle se débattait comme elle pouvait mais, Bob était tenace et il n'hésita pas un seul instant à user de violence avec elle. Pendant ce temps, Rtychkine réglait ses comptes, son esprit de plus en plus noirci par la perte des personnalités mais, aussi, par l'influence du Vein.

- Depuis le début tu me fais chier à bander devant la première femelle que tu vois ! À me faire la morale pour un oui ou pour un non comme si t'étais le chaste et pur ! Je vais te faire ravaler tes leçons de merde moi, tu vas apprendre ce que c'est que de fermer ta gueule, connard !

Lui cria-t-il dessus avec pas mal de colère. Le combat faisait rage et ni l'un ni l'autre ne semblait décider à s'arrêter. En fait, ils en étaient arrivés à un point où il se haïssaient mutuellement. Mais, les personnalités continuaient de tomber au point de bouleverser complètement la psychologie du scientifique. Ce dernier s’effondra sur son adversaire, en larmes.

- C'est pas juste, pourquoi est-ce qu'on fait tout ça ? On est censé être des copains, pourquoi est-ce qu'on se met sur la gueule ? Je t'aime, mon pote !
- Moi aussi je t'aime, mon vieux !
- Je suis désolé.
- C'est moi qui suis désolé !

Se disaient-ils en se serrant et en pleurnichant comme pas possible.

- Câlin !
- Ah oui, câlin !

Orland s'arrêta net, en même temps que tout le monde d'ailleurs.

- Câlin ?
- Oula, c'est grave !

Disent-ils avant de s'en prendre à d'autres auxiliaires, dans l'espoir de peut-être rétablir la situation. Mais, malheureusement, ils ne firent qu'empirer les choses.

- Malapris !
- Cuistre !
- Gueux !
- Maraud !
- Faquin !
- Pendard !
- ... Enculé.


La question était de savoir pourquoi seulement ces deux là et uniquement ces deux-là étaient affectés par la perte des annexes. Peut-être parce que ces même passifs avaient été fabriqués pour les compléter ? Pas le temps d'y réfléchir davantage, un hurlement retentit, un hurlement de femme. Tout le monde l'avait oublié !

- Tiens ! Tiens ! Et ça ! Mange ! Oh ce que c'est bon !!!
- Mais Georges ! Va l'aider, putain !!!

S'écria Vaillant à ce doublon qui était caché derrière un rocher et qui, visiblement, ne voulait pas en sortir, pétrifié par la peur, bégayant des mots sans vraiment savoir de quoi il parlait. Maestro délaissa Rytchkine et s'en alla lui porter secours mais ... Trop tard, Bob l'avait déjà tué. Alekseï hurla à son tour, fou de rage, et s'en alla passer une seconde couche, pendant que son précédent adversaire s'en alla sortir Georges de son trou. Défaire le " violeur " ne lui fut pas difficile, il était déjà sévèrement amoché et la perte de cette seule personnalité féminine le rendit encore plus violent qu'il ne l'était déjà. Cela dit, il ne parvint pas à le tuer, n'en ayant pas le courage, une certaine forme de lâcheté en somme et il savait d'où elle venait.

- Tue cette tapette !

Cria-t-il à Maestro sans la moindre hésitation. Il se surprit lui-même, comment pouvait-il faire preuve d'autant de cruauté avec ses propres amis ? Ce dernier hésita à le faire mais, lorsque George le frappa dans l'espoir de s'échapper, il se décida finalement et le transperça de part en part. Rytchkine, aussitôt libéré, poignarda Bob au visage et à plusieurs reprises, le défigurant complètement, malgré que celui-ci hurlait à la mort. Il semblait même y prendre plaisir, au vu du sourire sadique qui s'était dessiné sur ses lèvres.

Orland, voyant son principal allié mort, prit la fuite, courant aussi vite et aussi loin qu'il le pouvait mais, il fut poursuivis et tuer à son tour, comme tous les autres d'ailleurs, complètement perturbés par la perte de leurs meneurs.

- Ils sont tous morts ... Qu'est-ce qu'on va devenir ?
- Toi, tu vas aller les rejoindre.

Dit-il en enfonçant la lame de son épée dans le ventre de Maestro.

- Tu meurs et tu fermes ta gueule !

Rajouta-t-il avant de lui donner un coup de pied frontal pour le dégager de l'épée. Il s’effondra lamentablement sur le sol, mort.

- Mais, t'es complètement malade !!! Pourquoi t'as fait ça ?!

S'écria Vaillant. Rytchkine tourna son regard vers ce dernier, les yeux malicieux. Sa personnalité s'élança vers lui, épée pointée, pour le transpercer mais, il fut réceptionné par un puissant jet de flammes qui le stoppa net dans sa course. Son agonie fut lente et douloureuse.

- Pourquoi est-ce que tu nous tues ?! Tu veux te perdre ici ou quoi ?! Arrêtes tes bêtises avant qu'il ne soit trop tard !
- Toi.

Reprit-il sur un ton glacial et étrangement calme. Il se retourna vers Alex.

- Du ... Du calme vieux, je ne suis pas ton ennemi, tu le sais.
- Oui, tu es mon ami, je suis au courant. Mais, qu'est-ce que ça change ?
- Ça change que tu ne peux pas me tuer !

- Ça change que je n'aurai plus à te supporter !

Il s'approcha de lui, main gauche tendue. Alex ne recula pas mais, ne prit pas non plus une posture défensive.

- C'est trop tard ...

Il ne lui répondit pas et posa sa main sur son épaule avant d'activer le dispositif d'électrocution. Une petite dizaine de secondes suffirent à le faire trépasser, tout en douleur. Alekseï sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, ses idées se brouillèrent encore plus qu'elles ne l'étaient déjà, au point qu'il en arrivait à se demander où il était. Beaucoup de tristesse, beaucoup de douleur, mais aussi, beaucoup de haine et de colère. Ces flots d'émotions l'envahirent brutalement alors que des souvenirs qu'ils croyaient disparus revenaient à la surface. Il lâcha son arme et tomba à genoux, se tenant la tête. Son regard était perdu dans le vide, il tremblait, il avait le vertige. Il se mit à entendre des voix, des sons, à ressentir un environnement qui n'était pas le sien. Il essayait de rester lucide mais, il n'y arrivait pas. C'était comme s'il coulait, comme s'il se noyait.

- Non ...

Il leva le regard vers l'horizon ... Il l’apercevait, elle était là. La respiration forte, le visage en sueur, il se releva, contemplant sa silhouette. Elle s'approcha puis, elle disparu comme un mirage. Son souffle frais l'avait à peine effleuré ...

- Revient ... Revient !

Hurlait-il dans le vide avant de sentir sa gorge se nouer. Il répétait ce mot, encore et encore, en espérant qu'un miracle se produirait mais, rien n'en fut. Fatigué par ses sanglots, il sentit alors hilare. Peu à peu, ses plaintes se transformèrent en rires, un rire qui commença doucement mais, qui vira rapidement à la crise. Il se roulait par terre, se tenant les côtes, riant autant qu'il le pouvait. Un rire qui n'avait rien de rassurant, un rire nerveux, un rire fou et incontrôlé ... Tout comme l'était son esprit, désormais.

- La source ... Il faut que je la trouve !

Dit-il en se marrant. C'était comme nager à contre courant ... Sur le bord de la chute. Beaucoup d'énergie, beaucoup de concentration et un léger retard sur l'échéance. Il sentait cette corruption si typique du Vein montait lentement en lui. Elle lui faisait peur, elle l'avait obligé à tuer ses propres alliés et il ne le regrettait même pas. Il fallait partir d'ici ... Mais pas sans la séraphine. Aussi détraqué qu'il était, le souvenir qu'il conservait d'elle était encore assez fort pour orienter ses pas. Marcher, il devait marcher, ne plus attendre, se dépêcher, le temps était compté. Il tourna sur lui-même, ne sachant pas pour aller, continuant à rire à gorge déployé puis, après beaucoup d'hésitations, il prit une direction totalement au hasard, abandonnant ses deux épées ainsi que ses personnalités décédées derrière lui, sans plus de soucis que ça. Sa démarche n'était même assurée, digne d'un patin désarticulé. Il était cependant encore conscient, même si en proie à la panique.

Une heure, deux heures puis bientôt une troisième. Absolument rien en vue, si ce n'était la fin. Il rigolait toujours, peut-être moins, mais toujours. Il avait avancé en ligne droite, durant tout ce temps. Il entendit alors un bruit derrière lui, quelque chose qui se faufilait. Il s'arrêta mais, ne se retourna pas.

- Hahahahaha ... Qu'est-ce que tu veux, démon ?

Dit-il d'une voix qui se voulait tout à fait inexpressive.

- Du fromage !

Répondit une autre voix, bien plus ... Enfantine. Un démon maigrichon était en train de renifler le sac qu'il portait sur le dos.

- Je l'ai senti à cinq kilomètres ! Cette odeur ... Hummm ! Donne m'en un peu !

Son sourire se figea, large et inquiétant, tout comme son expression faciale qui n'était pas sans rappeler celle d'une marionnette de cirque. Les yeux grands ouverts, le visage figé, il se retourna brutalement vers lui, et le faisant décoller du sol. Une queue, des ailes, des cornes, un doux visage de démon et un corps relativement faible ... Le souvenir de la tieffeline qu'il avait croisé dans la jungle lui revint à la tête, sans pour autant qu'il ne laisse transparaître quoi que ce soit. Ses yeux étaient plein de folie, plein de sadisme et de cruauté.

- Tu n'auras rien, tieffelin, haha !

Dit-il tout en l'étranglant.

- Ah ... Mais ... Allez ... Juste un tout ... Petit bout ... Tu m'étrangles !

Alekseï l'envoya rouler quelques mètres plus loin. Ce dernier se mit en boule et se mit à trembler.

- Je veux juste un peu de fromage et je m'en vais tout de suite après ! Me fait pas de mal !
- Ta gueule.

Dit-il sur ce même ton tout à fait dénué d'émotions. Froid, malicieux et pourtant, il n'était pas agressif.

- Oui monsieur.

Il se tut bien, n'osant même plus bouger. Alekseï le regarda avec dégoût, il avait envie de le faire souffrir, de manger sa chair et de boire son sang. Il imaginait déjà les horreurs qu'il allait lui faire subir quand, tout à coup, il revint à lui. Son sourire s'estompa et son visage se détendit.

- Source de vitalité, existence potentielle, interrogation, localisation.

Reprit-il sur un ton semblable au précédent mais, qui se voulait le plus neutre possible. Même son visage était inexpressif, aussi froid qu'une pierre.

- Vous ... Vous voulez savoir si je connais une source de vitalité ?
- Compréhension exacte.
- Oui j'en connais une, pas très loin d'ici. Je connais bien le l'endroit pour avoir souvent à m'y rendre. Je peux vous y accompagner si vous le voulez mais, il faudra me donner du fromage avant.
- Requête rejetée. Priorité source de vitalité. Possibilité d'accession ultérieure.
- Je préfère avant.
- Refusé. Rejet de la requête, inutilité, élimination. Accession favorable.
- D'accord, d'accord j'accepte ! Me tuez pas !
- Accordé.

Il s'approcha de lui, adoptant une gestuelle beaucoup plus stricte et précise que précédemment. Il l'empoigna par le bras, le souleva et le remit sur ses pattes.

- Avancée requise. Délais, immédiat.

Tout son être tremblait, il avait perdu ses couleurs et la peur était lisible dans ses yeux. Le Poltergeist l'effrayait-il à ce point là où avait-il tellement l'habitude de recevoir des claques de la part de ses semblables qu'un rien le terrorisait ? Après un moment d'hésitation, le tieffelin se mit en route. Devant Alekseï, il lui montrait le chemin, le guidant au travers des contrées lugubres du Vein. Un route de plus d'une heure, effectuée dans le silence le plus total, avant d'arriver devant ce qui ressemblait à une flaque d'eau.

- Manque de sérieux, objectif non reconnu.
- C'est pas une blague ! Ce truc est bien plus profond qu'il en a l'air.
- Capacité de régénération, vérité ?
- En tous cas, ça marche pour moi.
- Corruption, possibilité ?
- ... C'est de l'eau, il n'y aucune raison qu'elle vous souille ... Enfin je crois, dans le Vein, tout n'est pas forcément corrompu.
- Espérance, véracité des dires. Échec, élimination.


Le tieffelin déglutit.

- Fuite non autorisée. Pistage, redécouverte, destruction.

Dit-il avant de sauter dans l'eau. Effectivement, c'était bien plus profond qu'on ne pouvait le croire. Alekseï, de part le poids de son armure, resta bien au fond. Il activa le système d'aération et tâcha de profiter du moment. Il sentait son corps se régénérer lentement, les douleurs s'estompaient et sa fatigue s'envola, tout doucement, calmement. Mieux encore, ce fut tout son esprit qui s'apaisa, étrangement d'ailleurs. Il soupirait et fermait les yeux, qu'est-ce que c'était bon ... Comment pareille merveille pouvait exister dans le Vein ? Ses pensées s'orientèrent vers ses personnalités qu'il avait tué ... Un vrai massacre.

" Tuerie méritée. Délestage, charge inutile. Nécessité non reconnue. "

Troublé dans son repos, il pensa alors à ce qu'il était venu faire ici et pourquoi. Retrouver Narydia avant qu'il ne soit trop tard ... Oui, mais, pourquoi ? Cette question l'interpella, c'est vrai, pourquoi aller mettre sa vie en danger pour sauver la sienne ? L'avait-elle fait, elle ? Il n'en avait pas souvenir. Quel intérêt avait-il à aller la prévenir d'un éventuel danger vers lequel elle courrait ?

" Dette, néant. Demandes, inexistantes. Vérifications, en suspend. Volonté, Narydia. Cause du problème, Narydia. Solution, capture, vérification, élimination."

Cela sonnait comme une révélation pour lui. Son coeur se rigidifiait, son esprit s'assombrissait, des envies de violences, de meurtre et de souffrance lui venait en tête. Il voyait du sang, beaucoup de sang.

" Responsabilité ... Responsabilité ... Mais c'est elle qui responsable de ce qu'il m'arrive, c'est elle veut ma mort ! C'est une séraphine, elle ne mérite que de crever de la pire façon qui soie ! C'est elle ma vraie ennemie ! C'est elle qui doit payer pour tout le mal que l'on m'a fait ! Après tous les efforts que j'ai fait avec elle ! Je dois reprendre ce qui me revient de droit ! Je dois la tuer !!! "

Hurla-t-il à l'intérieur de son propre esprit, avec le plus haine et de hargne possible. Soudain, il se reprit. C'était comme s'il venait de se réveiller. Il regardait partout autour de lui, frénétiquement, respirant rapidement. Son coeur battait vite, très vite. Le temps que sa mémoire charge les informations nécessaires puis, il se décida à sortir de là.

" Cette eau est en train de me tourner la tête ! "

Pensa-t-il avant d'en ressortir en un seul bond. Le tieffelin, surprit par cette sortie brutale, recula de quelques pas. Il ne s'était pas enfuis mais, il avait mangé le fromage.

- Vous allez mieux ?

Rytchkine le frappa au visage.

- De l'eau ?! Simplement de l'eau tu m'as dit ?!
- Mais oui, monsieur ! Simplement de l'eau !
- Ton eau corruptrice ! Tout comme le monde dans lequel tu vis !
- Mais je n'y suis pour rien !
- ... Encore heureux.


Lui dit-il sur le ton de la reproche. Alekseï tournait se tint le menton, réfléchissant à comment il pourrait remettre la main sur Narydia.

- De toutes évidences, cette séraphine a dû partir à la recherche du traître. Ce n'est donc pas elle qu'il faut que je retrouve mais, lui.
-Vous ... Vous êtes à la recherche d'une séraphine, c'est ça ?
- Oui. Pourquoi, tu as vu quelque chose ?
- J'ai senti son odeur il y a quelques heures ... Ainsi que celle d'un autre séraphin ... Accompagné par deux Seirdans visiblement.
- Tu as senti leur trace mêlées à la sienne ?
- Oui, un moment seulement, après je l'ai perdu. Elles étaient proches de l'odeur d'un autre homme, immobile je dirais.
- Proche d'un homme immobile ? Est-ce que tu pourrais me conduire à lui ?
- ... Oui, oui je pourrais ... Mais, vous allez devoir me donner autre chose.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- De la confiture ... Il y en a dans votre sac, je la sens d'ici. Pitié !
- C'est entendu mais, mène-moi d'abord à lui.

- Oui monsieur.
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Narydia Ventari

La lame flamboyante

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Narydia Ventari
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Race : Séraphin
Classe : Ensorceleuse
Métier : Eclaireuse
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 426

Messages : 141

Fiche de Personnage : Come here.



Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyMer 27 Mar 2013 - 13:37

Complètement abasourdie parce que venait de lui révéler Glenn, la séraphine était muette comme une tombe. Elle ne savait plus quoi dire, quoi faire, comment réagir, et encore moins comment se sauver de là. Et à vrai dire, elle ne croyait même pas cela possible. En une seconde, Glenn avait tout réduit à néant : sa mission, son honneur envers les siens, son habitat, son estime et son respect pour Adyril et ceux qui le peuplaient, son espoir de peut-être revoir Alekseï qu'elle avait entraîné dans cette histoire pour rien… Elle s'est jetée dans la gueule du loup sans réfléchir. Et finalement, la seule idée positive qui lui restait à l'esprit était que le guerrier ne l'avait pas suivi dans le Vein… heureusement. Leur dispute avait sans aucun doute sauvé leur vie… Mais… Glenn poursuivait avec toujours autant de cruauté dans ses termes :

— Ca fait mal hein ? En tout cas, je vois que tu n'es pas accompagnée… C'est bien dommage. Quoique, attends !Malheureusement pour toi, il paraîtrait que Rytchkine aurait reçu la visite de nos chers frères il y a quelques heures…

Une fois de plus, le sang de Narydia ne fit qu'un tour. Quoi ? Alekseï, au prises avec des séraphins ? Le visage de la séraphine était à la fois mêlé de fureur et de peur. Elle s'acharna sur les liens qui lui enserraient les poignets derrière le dos. Que disait-il ? Qu'étaient-ce que toutes ces histoires infâmes !? Cherchait-il à lui faire peur ? La jeune femme se débattait, sans parvenir à se détacher. Et de toute évidence, les deux affreux derrière elle ne comptaient pas la laisser filer. Hors d'elle, elle s'écria :

— Qu'est-ce que tu racontes, toi, démon ! Venderais-tu ton amie, la personne qui t'étais la plus chère et qui l'est resté pendant des décennies ? Et tout cela pourquoi ? Pour ton égoïsme. Pour tes supérieurs ! Pour ton honneur ! Diable !

Si du feu avait pu jaillir de ses yeux, Narydia aurait carbonisé son interlocuteur depuis un moment. Glenn se mit à rire, une nouvelle fois… une fois de trop.

— Allons, allons, Narydia. Tu sais bien que l'amitié qui nous liait autrefois est terminée… Tu as préféré t'allier avec un traître. Tu le sais, non ?

— Va au diable ! cria la séraphine.

Sur ces mots, la jeune femme oublia ses liens et se jeta sur le séraphin. Elle lui assena un coup de genou dans l'abdomen avant de le ruer de coups avec son pied. Glenn la maîtrisa facilement et l'envoya contre des caisses avec dédain. Le choc immobilisa la jeune femme quelques secondes, suffisantes pour que l'un des démons se précipite vers elle pour lui lier les jambes. A présent parfaitement immobilisée, l'ange ne n'avait plus aucun moyen de s'en sortir. Elle se savait à leur merci. mais qu'importe… Elle n'avait plus rien. Plus rien ne l'attendait, ni personne. A présent dépourvue de tout sentiment, Narydia ferma les yeux et attendit la suite. Elle ne les rouvrit que lorsqu'elle sentit un doigt glacial glisser sur sa joue. Glenn se tenait penché au dessus d'elle. De grands yeux bleus, qui lui rappelaient tant de souvenirs… des yeux qui l'avait soutenu lorsque sa famille avait été décimée. Les seuls.

— Tu es vraiment trop bruyante. Et trop agitée.

Glenn la contourna. Devant elle, les deux démons s'étaient assis près du feu et vaquaient à leurs occupations. Ils ne semblaient plus préoccupés par la situation. Mais Narydia se doutait qu'ils ne perdaient pas un mot de la discussion. La jeune femme fut tirée de ses pensées lorsqu'elle sentit un métal froid déchirer la peau de son poignet gauche. Puis l'autre. Elle ne cria pas et contenta de se mordre la lèvre pour refouler la douleur. Glenn prit son temps pour encercler chaque poignet de son propre sang. L'ange sentait le liquide épais glisser le long de sa peau jusque dans ses mains. Glenn revint dans son champ de vision et déclara avec un air satisfait :

— Voilà qui te dissuadera de te détacher, à présent, n'est-ce-pas ? Maintenant nous allons discuter. Cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé, mon amie…

— Je me passerai de tes mots empoisonnés. Nous n'avons rien à nous dire.

— Je crois que si, ma chérie, ma chère Narydia. Alors comment vas-tu depuis le temps ? En dehors de tes traîtrises, évidemment.

Il s'était assis en face d'elle, comme si de rien n'était. Le pire dans tout cela, c'était qu'il paraissait vraiment intéressé… L'ange tentait d'oublier la douleur et le sang qu'elle sentait couler de ses poignets.

— Quel est le traître ? Celui qui torture une personne qu'il a autrefois apprécié, ou celle qui tente d'échapper à ce fou et à ses semblables ?

Glenn paru étonné. Il arqua un sourcil et se caressa le menton, en pleine réflexion.

— Hm… je dois dire que tu penses de façon plutôt juste. Je suis d'accord ! Mais vois-tu, je crois que le Vein a différentes façons de nous posséder. Personnellement, je me sens un peu plus cruel depuis que je suis ici, c'est amusant non ?

Il se remit à rire. Son rire était insupportable.

— Tu l'es parce qu'on te l'a gentiment demandé. Et évidemment, tu n'as pas la conscience assez aiguisée pour agir par tes propres moyens, sans qu'on te les dicte… N'as tu pas compris qu'ils te condamnent autant que moi en t'envoyant me tendre un piège ici ?

— Oh ça… je sais. Mais ils m'ont également fait tout un tas de promesses dans le cas où je ramènerai ta… enfin vos têtes !

Son air cynique écoeurait Narydia.

— Tiens donc… et tu es assez stupide pour y croire.

— Et toi, Narydia, assez stupide pour te lier à un banni.

— Un banni avec d'autres valeurs que celle de ramener la tête d'une personne à qui il tient.

— Il semble que tu n'ai pas encore tout compris. C'est terminé, Narydia. Depuis le moment où tu as posé le pied chez Rytchkine et que tu m'as abandonné. Tu parles d'honneur, mais c'est par honneur pour les miens que j'accepte de vous condamner tous les deux, lui pour son passé, et toi pour ta complicité.

Il grinçait des dents et ses traits s'étaient durçis. Autrefois, Glenn avait était un bel homme. A l'allure noble typique des séraphins, mais tout en préservant un côté sauvage et individualiste qui le préservait des autres. Mais le temps et la vie l'avaient abîmé, noirçi… Un long silence s'installa. Le séraphin était concentré sur le visage de la jeune femme, comme s'il tentait de lire à travers elle pour connaître tout ce à quoi elle pensait à ce moment.

— Que comptes-tu faire ?

— Te tuer.

— Bien. Et après ?

— Vérifier que le travail a été fait du côté de Rytchkine.

— Il ne vous a rien fait.

— Si. Il t'a corrompu et t'a entraîné avec lui. A la trahison.

Narydia ne répondit pas. Elle avait conscience qu'il serait inutile de poursuivre la discussion plus longtemps. Et Glenn semblait être du même avis puisqu'il ne tarda pas à se lever et s'éloigner. Plusieurs heures plus tard, le soleil était parfaitement tombé. La nuit commençait à étendre ses bras sur le paysage et le froid arrivait avec elle. L'ange avait tenté de se recroqueviller comme elle pouvait et s'était allongée. Le sol rugueux était inconfortable. Mais ce n'était rien en comparaison des liens qui retenaient ses poignets meurtris et ses pieds. La nuit fut longue, froide, et difficilement supportable. La jeune femme était fatiguée. Elle ne parvint pas à fermer l'oeil un seul instant. Car en dehors de sa posture et des conditions que lui imposaient les démons, Narydia se sentait mal et l'atmosphère du Vein l'oppressait de plus en plus, jusqu'à l'étouffer. Elle sentait des vagues de colère surgir en elle puis l'instant d'après, elle pouvait se retrouver au bord des larmes. Tant d'émotions qui se déversaient en elle avec ferveur et ne lui laissaient pas un moment de répit.

Lorsque le jour se leva, l'un des démons vint vers elle. Il la souleva sans difficulté avant de l'installer près du feu.

— Je n'ai pas forcément envie de tuer un morceau de viande congelé.

— Je peux te poser une question ?

— J'ai pas tellement envie de bavarder, là.

— Pourquoi vous, démons, vous êtes vous alliés à Glenn ?

C'était une question qui hantait la jeune femme depuis qu'elle les avait vu ensemble.

— Ah ça… nous servons notre propre intérêt. Pour ma part, je me fous franchement de ta survie ou de ta mort.

Sans laisser à Narydia le temps de répondre, le démon s'éloigna en sifflant. L'ange sentait quelque chose qui ne tournait pas rond dans leur alliance. Quelque chose de faux et superficiel. Elle avait l'impression que Glenn n'était pas plus en sécurité qu'elle avec ces deux démons. Une étrange impression qui lui redonnait un peu d'espoir.
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Alekseï Rytchkine



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Alekseï Rytchkine
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Race : Elu
Classe : Alchimiste
Métier : Spécialiste des forces en actions
Croyances : Inconnues
Groupe : Solitaires

Âge : 300 ans

Messages : 303

Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyMer 27 Mar 2013 - 18:35

- Il est mort.

Dit Alekseï en parlant du l'homme que le tieffelin avait senti. En même temps, dans l'état dans lequel il était, et depuis les nombreuses heures qui s'étaient écoulées, il fallait s'y attendre. Il n'était pas beau à voir, surement avait-il subit l'attaque de démons. Au moins, il avait eu le temps de mourir tranquillement, ce n'était pas comme si on lui avait arraché la tête.

- Je ... Je peux avoir ma confiture ?

Marmonna le tieffelin avec hésitation. Le problème, c'est que l'accord était respecté sans pour autant l'être. Rytchkine n'était pas satisfait du résultat et ce démon fort docile pourrait encore lui être utile, du moins, en dernier recourt.

- Ecoute moi bien, Tieffelin, je vais te donner ton dû mais, après ça, j'aimerai que tu me rendes encore un service.
- Quel service, monsieur ?
- Tu as dit que tu avais perdu la trace des Seirdans et des séraphins mais, ça, c'était sans être venu ici, j'ai raison ?
- Oui.
- Alors dit moi, est-ce que tu sens quelque chose ici ? Tu vois bien que ce bonhomme ne me sera d'aucune utilité.
- C'est ... C'est difficile à dire, il y a beaucoup d'odeurs différentes ici, laquelle est la bonne ?
- Tu n'en reconnais pas une ?
- Si mais, ma mémoire est trouble. Elles se ressemblent.
- L'odeur des séraphins n'est pas caractéristique ?
- Oui et non, on la confond souvent avec celle d'une autre espèce de démon qui vit ici.
- Et bien sûr, cette autre espèce à aussi sa trace ici ?

- Voilà.

Rytchkine déposa son sac et en ressortit le pot. Le Tieffelin se jeta dessus mais, le scientifique l'esquiva.

- Allez, fait un petit effort.
- Vous allez me demander de vous accompagner, c'est ça ?
- Non, mais, de m'indiquer le chemin.
- ... Il y a deux traces olfactives qui se distinguent mais, elles sont mélangées à pas mal d'autres traces. Chacune semble converger dans des directions opposées.
- Leur caractéristiques ?
- Il y en a une qui est un peu âcre, un peu ferreuse aussi je dirais ... Ça sent l'acide, ça sent le sang mais, c'est pas désagréable. Au contraire même, c'est équilibré, c'est pas trop fort ... Peut-être même un peu fruitée. Quant à l'autre, elle y ressemble mais, elle plus subtile en fait. Il y a une arrière odeur ambrée. Ça pique le nez quand on renifle bien, un peu pimentée, je sais pas si vous me comprenez bien.
- Ça ne me dit vraiment rien du tout.
- Il y a une odeur de bois brûlé aussi, très discrète ... Enfin, pas de bois, de résine, je dirais plutôt. C'est pas méchant, ça sent même bon mais, ça semble loin.
- Résine brûlée ?
- Oui.
- Et l'odeur mène dans quelle direction ?
- À l'est, à l'est-nord-est pour être plus précis.
- D'accord.
- Je peux avoir mon pot ?
- Attrape.


Dit-il en le lui envoyant. Le tieffelin s'en saisit brusquement, se dépêchant de l'ouvrir le plus rapidement possible pour en déguster son contenu, il en avait la salive qui dégoulinait ! Rytchkine le regarda faire un moment puis, il prit son arc et le banda, visant la tête du démon. Ce dernier ne s'en était même pas rendu compte.

- Désolé mais, je vais quand même être obligé.
- De quoi ?

Dit-il en relevant la tête. Le démon blanchit alors.

- Pourquoi ?
- Parce qu'on sinon, on va me prendre pour une petite frappe.
- Mais il n'y a que vous et moi ici, personne ne le saura !

- ... Détrompe-toi, on est loin d'être seul ici.

Dit-il en lui décochant la flèche, qui s'en alla lui perforer le crâne. Il tomba face contre terre, mort. Alekseï remit son arc sur son dos et, sans ajouter un mot de plus, emprunta la direction qu'il lui avait indiqué. De longues heure de route l'attendaient encore. De longues heures durant lesquelles il eut le temps de réfléchir. Où en était-il, où allait-il et pourquoi ? Pourquoi ressentait-il le besoin d'aller retrouver cette séraphine, sans même avoir la certitude qu'elle soit en danger ou qu'elle soit encore en vie ? Il ne sentait pas redevant envers elle et l'intérêt scientifique était encore écarté, même à ce jour. C'était autre chose qui motivait ses gestes, une autre chose qu'il avait du mal à cerner et à comprendre. C'est vrai, Narydia n'était pas comme ses semblables, elle était honnête, elle était sincère et franche. Elle ne se cachait pas derrière des idéaux et des principes faux pour corrompre ce monde en trompant sa propre conscience. Non, elle n'était pas une hypocrite, elle était tout l'inverse. Elle aurait pu être une de ses meilleures alliées, peut-être une amie, une associée ou même plus, qui savait après tout ? Il avait bien l'impression d'être passé à côté de quelque chose en la congédiant et il s'en mordait maintenant les doigts. Dans le fond, il espérait qu'il ne soit pas trop tard, qu'il puisse encore se rattraper avec elle et lui faire comprendre toute la valeur qu'elle avait à ses yeux, toute l'importance de sa personne.

Cela dit, il éprouvait aussi beaucoup de colère à son égard. Il n'y avait pas de haine mais, simplement une rage brûlante et incessante. Des envies de violence, de mort ... Il avait tout perdu à cause d'elle, ses moyens, son argent, ses recherches, son laboratoire, ses " appuis " et maintenant il était en train de risquer sa vie pour elle. Il était déjà fou mais, les choses ne faisaient qu'empirer pour lui. Son esprit était incertain, instable. Il était comme dans une période de transition, à se demander ce qu'il allait se passer d'une minute à l'autre. Un silence de mort régnait dans sa tête, il était seul avec sa conscience. Elle pesait lourd, très lourd, et ce n'était qu'en se focalisant sur le souvenir de la séraphine qu'il résister à elle. Il avait envie de se mutiler, de se tuer, pour se faire payer à lui-même tout le mal qu'il avait fait mais, il savait qu'il n'avait pas le droit, ça ne serait que céder à la tentation d'une délivrance bien trop facile. Il fallait la supporter et avancer. C'était peut-être pour ça qu'il avait perdu sa raison, peut-être n'était-elle pas d'accord avec lui.

Mais alors, comment expliquer qu'il arrivait encore à définir des objectifs, à les poursuivre et à survivre dans ce monde ? Être fou ne signifie pas forcément être débile. L'idiotie est la plus clémente des formes de folie, la folie froide, celle qui ne se ressent pas mais, qui nous dicte pourtant notre conduite est probablement la plus néfaste. La liberté n'existe plus, cela revient à vivre en cage en observant le monde extérieur. Le Vein ne lui facilitait d'ailleurs pas la tâche, il altérait son humeur comme bon lui semblait, tantôt enragé, tantôt déprimé, parfois heureux et parfois malheureux. Entre espoir et désespoir, où se situait-il ? La corruption était omniprésente, elle l'appelait et il s'en était déjà rapproché. Ce Tieffelin ne méritait pas la mort et pourtant, il la lui avait donné. Il avait tué ses ennemis sans pitié, tout comme ses propres alliés et, il ne regrettait absolument rien. Maintenant qu'il n'avait plus sur qui passer ses nerfs, il se retourner contre lui-même. Il devait y faire face et ne pas céder, pas pour lui, mais, pour cette séraphine.

Il finit par tomber sur des traces de chevaux. Elles bifurquaient et menaient dans une autre direction. Qu'est-ce que des chevaux faisaient dans le Vein ? Par ailleurs, il y avait une minuscule plume par terre, signe qu'un être ailé était passé par ici. Peut-être elle ou peut-être l'autre séraphin dont parlait le démon. Quoi qu'il en soit, il avait trouvé son chemin. Il les remonta donc et, alors que la nuit était tombée depuis déjà un bon moment, il finit par arriver à ce qui ressemblait à un camps. Il y avait un feu allumé, des tentes et pas mal de matériel. Le Cheval était là, lui aussi, couché. Rytchkine était assez loin pour ne pas se faire remarquer, cacher par la pénombre. Il fouillait l'endroit du regard, peut-être qu'il apercevrait Narydia. Il pensait sincèrement qu'elle se trouvait dans une des tentes mais, à bien regarder l'amas de caisses en bordure du camps, il y avait quelque chose qui dépassait. C'était du métal, enfin, une pièce de métal fine et brillante ... Il reconnaissait l'armure de la séraphine.

En silence, le coeur battant et les idées troubles, il s'en approchant, dissimulant son arrivée en se cachant derrières les caisses. Pas un bruit, pas une murmure, il ne fallait en aucun cas éveiller les soupçons. Il avait repéré deux Seirdans ici mais, le deuxième séraphin n'était pas visible, surement endormis dans l'un des abris. Plus il se rapprochait, plus ses intestins se nouaient. Il avait peur, peur de ce qui pourrait bien lui prendre à cet instant. Dos aux caisses, il passa pencha sa tête sur le côté et aperçu la séraphine, adossé contre elles, ligotée. Elle ne l'avait pas vu arriver. Il jeta un coup d'oeil à ses poignets, ils étaient en sang. Il sentit comme un pincement à l'intérieur de lui-même, suivit d'une montée en colère, lente mais, certaine. Il se retourna et passa lentement sa main entre deux caisses, saisissant la séraphine par le bouche pour l'empêcher de dire mot. Il respirait fort, il la tenait mais, il ne parlait pas. Sa main se resserra alors, lui comprimant le bas du visage.

" Tue-là. "

Cette voix raisonnait dans sa tête avec froideur et cruauté. Une voix qui ressemblait à celle de Bob mais, qui n'était pas la sienne. Il savait qu'il n'était pas tout seul, qu'il ne l'avait même jamais été mais, il avait espéré que les choses changeraient. Malheureusement, elles n'avaient fait qu'empirer.

" Je ne peux pas la tuer. "
" C'est une traîtresse. "
" Ce n'est pas elle qui m'a trahis, c'est moi qui me suis trahis moi-même. "

" Tu as tout perdu à cause d'elle ! "

Sa deuxième main se glissa alors sur le cou de la séraphine, sans qu'il n'arrive vraiment à l'en empêcher.

" Elle te maudira plus que tu ne pourras jamais le faire toi-même. Elle ne te rendra rien, elle se servira de toi pour se sortir de là et te tuera quand elle n'aura plus besoin de toi. Elle n'a pas hésité à garder le secret pour elle, alors qu'elle savait pertinemment ce qu'il allait se passer. Elle est indigne de ta confiance et de ton amitié, elle est ton ennemie, tue-là ! "


Il comprima sa gorge, débutant la strangulation. En fait, Alekseï n'était même pas sûr de ce qu'il avançait. Il croyait et il pensait mais, avait-il une preuve concrète de la valeur de cette femme ? Il était habitué à prouver et à démontrer, à ne croire que ce qui répondait à la logique et au bon sens. Narydia sortait complètement de ce cadre, de ce contexte scientifique, il lui était impossible de prouver quoi que ce soit et donc, d'y croire avec certitude.

" Regarde comme c'est bon de triompher de ses adversaires. "

Effectivement, il ressentait du plaisir à l'étrangler sans qu'elle ne puisse se défendre, à la tuer lentement, à apaiser sa colère. Il se laissait aller à la haine et à la vengeance, c'était délicieux, c'était agréable ... Mais ce n'était pas ce qu'il voulait. Le plateau de droite était plus lourd, il tomba et souleva son opposé. Des preuves ne prouvaient que ce que l'on voulait bien prouver, il s'en passerait volontiers, la science n'avait aucune raison d'être ici. Il avait peur de l'incertitude, il avait peur de se tromper mais, ce n'était pas en restant à l'abris qu'il allait avancer. Il lui fallait prendre le risque d'avancer, il n'en tiendrait ensuite qu'à Narydia de lui montrer qu'il avait eu raison. Il lui lâcha le cou avec effort, luttant contre ses sombres envies pour ne pas la tuer. Il rapprocha ensuite sa bouche de son oreille.

- Pour les explications, on verra après. Il y a deux Seirdans ici et probablement un autre séraphin, à ce que j'ai cru comprendre. Je vais vous détacher et ensuite, nous irons les tuer. Pas la peine de les affronter de face, j'ai perdu mes épées et vous êtes blessée. Il va falloir leur tendre un piège, attirez les deux démons par ici comme vous le voulez et distrayez les. Ceci fait, je sortirais de ma cachette et je les tuerai. Un coup de dague dans la nuque ne sera pas trop difficile à placer en comptant sur l'effet de surprise. Je peux compter sur votre coopération, Narydia ?

Dit-il en coupant les liens qui la retenait.

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Narydia Ventari

La lame flamboyante

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Narydia Ventari
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Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyMer 27 Mar 2013 - 22:07

Narydia qui ne parvenait pas à s'endormir avait sombré dans un demi-sommeil, à moitié consciente. Une somnolence tourmentée et peuplée de cauchemars. Elle fut réveillée par une main qui était venue se glisser sur sa bouche furtivement. Cela la fit sursauter et l'ange ouvrit complètement les yeux, prise de panique. La poigne était suffisamment forte pour être celle d'un homme. La séraphine ne pu crier et ne voulu pas le faire… avait-elle seulement quelqu'un à appeler au secours ? Ici, tous voulaient danser sur son cadavre. Alors qu'elle réfléchissait à plusieurs possibilités d'action, la main sur sa bouche se resserra un peu plus. Elle entendait une respiration forte à ses oreilles, et saccadée. Elle sentait les doigts de son agresseur s'imprimer dans sa peau. S'il continuait ainsi, il allait lui comprimer la mâchoire. Mais ligotée, la jeune femme ne pouvait rien faire, et la poigne de l'homme était trop forte pour qu'elle puisse se déplacer.

Bientôt, on l'attrapa à la gorge et l'air commença à se vider de ses poumons. Une seconde passa, puis deux, puis plusieurs… et au fil de temps, la séraphine sombra à la limite du coma. Mais qu'importait maintenant… peut-être était-ce simplement sa mort venue à elle afin de la tuer d'une façon plus douce que ce que s'appretrait à faire Glenn dans les heures qui suivraient. Ce fut sur cette pensée que la jeune femme sentit qu'on la lâchait. Elle respira un grand coup et tenta de retrouver ses esprits. Une voix prit la place des mains qui avaient voulu la tuer quelques secondes plus tôt. Une voix qui la choqua :

— Pour les explications, on verra après. Il y a deux Seirdans ici et probablement un autre séraphin, à ce que j'ai cru comprendre. Je vais vous détacher et ensuite, nous irons les tuer. Pas la peine de les affronter de face, j'ai perdu mes épées et vous êtes blessée. Il va falloir leur tendre un piège, attirez les deux démons par ici comme vous le voulez et distrayez les. Ceci fait, je sortirais de ma cachette et je les tuerai. Un coup de dague dans la nuque ne sera pas trop difficile à placer en comptant sur l'effet de surprise. Je peux compter sur votre coopération, Narydia ?

Narydia n'eu pas l'occasion d'assimiler tout ce qu'il venait de lui dire tant la présence d'Alekseï, ici, la choquait. Après qu'il eu défait ses liens, la jeune femme tourna la tête vers lui sans comprendre. Elle l'entrevit tout près d'elle au milieu des deux caisses qui siegaient derrière elle. Que faisait-il là ? N'était-il pas mort ? S'en était-il tiré ? Les remords de la jeune femme grimpèrent en flèche à cet instant, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait en face cet homme qui s'était fait attaquer par sa faute. Seulement par sa faute. Mais de ce qu'elle voyait, il avait l'air indemne. Trop sonnée pour réagir, la séraphine le laissa détacher le reste de ses liens sans rien dire. A vrai dire, elle ne croyait pas à tout cela. Ou elle rêvait, ou le Vein lui causait des hallucinations. C'était cela… une hallucination. Elle devenait folle. Ce monde la rendait folle et lui faisait imaginer ce qu'elle voulait voir. Mais tout ceci n'était que du faux… Il n'y avait rien de vrai en Alekseï. Il n'était qu'une ombre dans le Vein… une ombre que ce monde lui apportait pour lui démontrer son pouvoir sur elle. Un pouvoir qui lui signifiait qu'elle ne s'en sortirait pas. Qu'elle était sa victime.

Et désormais, la seule chose à laquelle pensait Narydia dans ce rêve était de tuer l'initiateur de sa future mort. Celui qui avait tout dicté, celui qui l'avait ligoté et celui qui comptait montrer son corps inerte de traîtresse en offrande aux séraphins. La jeune femme ignora l'ombre d'Alekseï et se dirigea vers le feu. Sa vision était trouble. Troublée par la fatigue et par ce rêve, ce rêve de vengeance. Elle trépignait d'impatience en pensant à ce qu'elle allait faire subir, ce qu'elle allait faire endurer à Glenn. Elle imaginait les pires monstruosités qu'elle allait lui infliger… elle allait le torturer comme il l'avait fait avec elle psychologiquement, jusqu'à ce qu'il s'en excuse et juste avant qu'elle transperce son coeur.

Alors qu'elle s'était arrêtée près du feu, cherchant son épée des yeux, les flammes s'élevèrent dangereusement avec la fureur de la séraphine. Encore. Du sang. Afin de voir si elle était vraiment dans un rêve, Narydia tendit le bras dans les flammes et observa celles-ci lécher sa peau durant plusieurs secondes. Elle riait en regardant le spectacle. C'était un rêve. Elle allait tirer sa vengeance dans ce doux cauchemar, avant d'être exécutée le lendemain. Voilà qui était trépidant. La séraphine tremblait d'impatience et de folie tout en riant. Après un moment, elle retira enfin son bras. Indemne. Elle murmura pour elle-même :

— Je vais te ramener d'où tu es venu… à la poussière.

Elle avait cessé de rire. La jeune femme jeta un oeil circulaire au campement. Desert. Il fallait se montrer discrète et retrouver son arme. La séraphine fit quelques pas dans un silence absolu vers la tente la plus proche. Vide.Elle y trouva simplement son épée qui jonchait le sol lamentablement. L'ange s'en empara et la dégaina. Une deuxième tente… vide. Les démons n'étaient pas là. Peut-être n'appartenaient-ils pas à son rêve après tout. Peut-être n'y avait-il que le séraphin qui allait la conduire à sa mort. Narydia pénétra dans la troisième et dernière tente. Et là, son sourire s'élargit à la vue du spectacle. Les trois hommes se tenaient assis et discutaient autour d'une carte… jusqu'à ce qu'ils se tournent vers la séraphine qui était entrée sans cérémonie. Ce fut visiblement ce qui les choqua, puisqu'ils restèrent quelques secondes immobiles, interloqués. Le démon le plus proche s'était levé et se précipita sur elle. Trop tard, Narydia avait bondit en l'air grâce à ses ailes pour l'esquiver à la dernière seconde. Les deux autres les suivirent à l'extérieur. Mais le démon revenait déjà à la charge et la jeune femme n'eut que le temps de faire grandir le feu juste derrière lui pour le projeter sur la créature. Celui-ci s'enflamma et les métaux de son armure se mirent à virer au rouge. On ne jouait pas avec le feu.

Glenn qui regardait le spectacle finit par lever la main et déclarer d'un ton autoritaire :

— Elle est à moi. Occupe toi de notre invité caché là-bas, dit-il en désignant les caisses de la tête… et donc Alekseï.

L'autre démon se tordait de douleur sur le sol, hors d'état de nuire pour le moment. Ce rêve progressait étrangement. Il était presque trop beau. La séraphine se sentait animée d'une fureur et d'un feu exceptionnel qui bouillonnait en elle. Glenn l'observait avec inquiétude, comme si l'apparence même de la jeune femme était effrayante ou dérangeante. Narydia fit tourner le pommeau de l'épée bouillante entre ses doigts. Elle n'avait pas hâte de se réveiller. La présence d'Alekseï ici n'était qu'un symbole. Quelque chose venu lui annoncer sa mort. Il avait été tué par les séraphins, par ses propres frères. Par son propre sang. La bouche de la jeune femme se tordit de dégoût lorsqu'elle posa ses yeux enflammés dans ceux de Glenn. D'une voix sans expression, elle annonça :

— Je vais faire couler ton sang, Glenn. Je vais rougir le sol de ton sang, et le Vein se souviendra de toi comme l'être le plus répugnant et le plus infâme qu'il ai connu. Je ferai couler le double du sang que tu as fait verser d'Alekseï et tu subiras chaque blessure que les séraphins lui auront infligé avant de l'achever.

Glenn se contenta de sourire. Un doux rêve, véritablement. Elle s'élança sur lui à toute vitesse tandis que l'homme parait sa première attaque, plutôt facilement. Ce dont il n'avait pas encore pris conscience, c'était le redoublement de force de la séraphine causé par sa fureur. le feu dictait ses gestes et le moindre contact même éphémère avec la peau de la jeune femme lui serait insupportable. Narydia lui assena un second coup de son épée en visant la tête mais son adversaire était décidément bien rôdé pour elle. Le combat serait difficile. Chacun connaissait les forces et surtout les faiblesses de l'autre pour s'être entraînés ensemble durant des siècles.

Glenn tenta une percée de sa lame entre les jointures de l'armure au niveau de la gorge de la séraphine. L'épée effleura sa peau, ne faisant couler qu'un filet de sang. Mais Narydia profita du premier sourire victorieux de son adversaire pour lui assener un coup de pied au torse et le faire basculer contre la tente, arrachant celle-ci du sol. Le tissu retomba sur Glenn qui se mit à jurer bruyamment. Alors qu'il tentait de se dégager, la séraphine s'empressa de se précipiter sur lui et l'immobilisa de tout son poids. C'était sous-estimer le séraphin, qui malgré le tissu entre eux l'attraper par les hanches et la fit basculer pour se retrouver sur elle. A présent, la jeune femme se retrouvait à son tour derrière le tissu de la tente, handicapée dans ses mouvements. La lame et la chaleur corporelle enflammèrent rapidement le tissu qui créa une barrière de feu entre elle et Glenn. Ce dernier se recula précipitamment, permettant à la jeune femme de se dégager du futur incendie. Mais au passage, elle utilisa sa magie de l'air pour propulser la tente en feu sur Glenn à toute vitesse. Il se retrouva emprisonné et hurla au contact des flammes. Il était pris au piège entre le feu crépitant derrière lui et la tente. Narydia saisit cette opportunité pour s'élever rapidement dans les airs et redescendre sur lui, traversant les barrages de flammes pour fondre sur lui et le plaquer au sol. Le feu léchait la peau du séraphin tandis que Narydia ne subissait pas la moindre brûlure.

Une seconde de panique de la part de Glenn fut la seconde qui fit tout basculer. Narydia voyait son avenir dans les yeux du séraphin. Un avenir où elle serait bannie, persécutée et sans doute chassée par les siens. Elle eu un instant d'hésitation, mais finit par s'écrier en riant :

— Ce n'est qu'un rêve !

Et d'un geste, elle trancha la gorge du séraphin, répandant son sang sur l'armure argentée immaculée de l'homme et sur la sienne. Puis, la jeune femme se releva précipitamment et sortit des flammes, déboussolée. L'inévitable et l'impardonnable étaient arrivés. La jeune femme se sentait vide de toute émotion, vide de tout sentiment. Elle se laissa tomber à genoux et regarda le cadavre de Glenn, ensanglanté. Il rendait l'âme peu à peu sous les yeux embrumés de la séraphine. Embrumés par la tristesse, la haine… La jeune femme ne voyait plus rien, sa vision devenait floue, tout comme son esprit, ses sens… elle lâcha l'épée d'Alekseï et tenta de calmer ses tremblements. Le Vein… le Vein… il fallait qu'elle sorte d'ici.. qu'elle cesse de rêver...
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Alekseï Rytchkine



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Alekseï Rytchkine
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Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyJeu 28 Mar 2013 - 11:30

À peine eut-il terminé de la défaire de ses liens qu'elle tourna la tête vers lui, l'air perdue. Elle le regardait, presque choquée de le voir ici. Quelque part, c'était compréhensible mais, la suite des choses le laissa plus perplexe. Alors qu'il détachait le reste de ses liens, elle ne prononça pas un seul mot, même pas pour s'étonner de sa venue et, mieux encore, elle se leva presque aussitôt et se dirigea vers le feu, ignorant complètement le scientifique. Ce dernier, les sourcils froncés, ne comprenait absolument rien. Que lui avaient fait ses kidnappeurs ?

- Narydia ! Mais, qu'est-ce que vous faites ?

Lui dit-il à voix basse. Elle ne réagit pas et continua son chemin, comme s'il n'existait vraiment pas. Elle s'était arrêtée près du feu, elle cherchait quelque chose du regard, probablement son épée vu que son fourreau était vide. Les flammes réagissaient d'ailleurs à sa proximité, elles s'élevaient et s'agitaient, folles et dangereuses. C'était étrange de voir ça, d'ordinaire, la réaction était plus calme. Il l'observait, elle tendait son bras dans le feu, riant comme si elle ne sentait rien. Un rire qui n'avait d'ailleurs rien de rassurant. Rytchkine retourna derrière les caisses lorsqu'il la vit pénétrer une tente. Il continuait de la suivre du regard mais, à l'abris, des fois qu'un ennemi ne sorte de nulle part, il fallait conserver l'effet de surprise.

" Qu'est-ce qu'il lui prend ? "
" Exposition trop longue, esprit affaiblis, corruption. "

Alekseï sursauta.

" Mais ... Mais qui parle ? "
" Dischwepser, entité de réflexion avancée. "
" ... Une nouvelle personnalité ? "
" Entité d'énergie partielle, ego propre, coexistence, dépendance hôte. "
" D'accord ... Et l'autre qui m'a parlé, c'était qui ? "
" Jonathan, entité d'énergie partielle également, influence néfaste, objectif : corruption, recommandation : ignorance. "
" ... Ça n'en finira jamais quoi. "

" Absence de raison, réaction immunitaire, création de compléments. "

Chose à laquelle il ne répondit pas. Lui qui pensait s'être débarrassé d'eux une bonne fois pour toute, en voilà que d'autres venaient prendre leur place. D'ailleurs, ils semblaient plus évolués que les précédents, chose qui l'inquiétait d'un certain point de vue tout en le rassurant d'un autre. Mais, ce n'était pas le moment d'y penser, ill se concentra sur Narydia, elle venait de ressortir d'une des tentes, épée en main. Elle avait retrouvé son arme, c'était une bonne chose mais, qu'allait-elle faire ? Rien de stupide, il espérait. Il n'aurait quand même pas fait tout ce chemin pour la voir mourir maintenant, pas après tout ce qu'il c'était passé, pas après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble, par après autant d'efforts et de sacrifices, c'était bien trop effrayant et douloureux pour l'envisager. Pourquoi n'intervenait-il pas ? Parce que jeter dans la gueule du loup et sur son propre territoire était du suicide. Par ailleurs, à en croire Dischwepser, elle était sous l'influence du Vein, chose qui n'était pas dénuée de bon sens lorsqu'on voyait les effets que ce monde avait sur sa propre personne. Elle pénétra la deuxième tente et en ressortit presque aussitôt. Il y avait comme une impression de haine sur son visage, de la colère mêlée à de la folie. Alekseï tenta une fois de plus de l'appeler.

- Ne faites pas l'idiote Narydia ! Vous êtes chez eux, vous ne vous rendez pas compte cinq minutes du danger que vous encourez !

Mais, rien à faire, elle ne l'écoutait pas. Le désespoir le gagna, lentement. C'était peut-être déjà trop tard ... Elle pénétra la troisième tente. Quelque secondes seulement et la voilà qui s'élançait dans les airs, pour esquiver l'attaque de l'un des Seirdans. Les deux autres le rejoignirent bien vite dehors. Il recommença une deuxième charge vers elle et, cette fois-ci, la séraphine riposta en se servant du feu, l'envoyant sur le démon à l'aide de sa magie. Il prit feu et se mit à brûler ... Vif. Rytchkine s'en réjouit mais, il ne devait pas rester à sa place, il devait venir lui donner un coup de main.

- Elle est à moi. Occupe toi de notre invité caché là-bas.

En fin de compte, il allait peut-être laissait le démon venir. Ce dernier ne se fit d'ailleurs pas attendre, il bouscula toutes les caisses d'un geste de bras et planta son épée dans ce qui lui semblait être la personne de Rytchkine, manque de bol pour lui, c'était le sol, Alekseï s'était dégagé au bon moment. Il s'empara de l'une de ses nombreuses dagues et se positionna face à son adversaire. Ce dernier était lourdement armé, tout comme le Poltergeist, à la différence que le Seirdan avait de quoi se battre alors que le scientifique, non. Le temps d'un échange de regards et le combat commença. Ce fut le démon qui fonça sur lui le premier. Inutile pour Alekseï de chercher à bloquer ses coups, avec une simple dague, il ne le pourrait pas. Cela dit, il pouvait encore les esquiver, afin d'épuiser son adversaire. Mais, le combat fut rapide et bien mené par le démon, qui dépassait le Poltergeist en terme de maîtrise du combat. Fort heureusement, son épée ne parvenait pas à transpercer sa lourde armure, du moins, pas en seul coup. Mais, en bon guerrier qu'était ce démon, il ne se découragea pas et remarqua le point faible de l'armure. Il axa alors ses coups sur la tête, qui n'étaient pas protégée, forçant le guerrier à changer sa tactique et à parer au lieu d'esquiver. Un long échange de coups et de ripostes avant que, finalement, il ne tente de l'atteindre une bonne fois pour toute. Reprenant de la distance, il s'élança vers lui, épée pointée, et visa le ventre, pour le forcer à se protéger à cet endroit, ce qui lui permettrait de lui fendre le crâne en toute facilité à l'aide d'une manoeuvre de dernière minute. Rytchkine se positionna face à lui et, contre toute attente, il ne chercha pas à esquiver le coup. L'épée s'enfonça dans ses entrailles. Le Seirdan l'observa, choqué. Il lâcha son arme et recula.

- Pourquoi t'as pas parré ?!

Un comportement totalement illogique et donc, imprévisible. Rytchkine respirait bruyamment. Il se saisit de l'épée plantée en lui, la retira et l'enfonça dans le torse du démon, visant la rate.

- Voilà pourquoi, charogne !

Le coup fut fatal. Le démon s'effondra au sol, mort. La prise de risques engendrait l'effet de surprise et donc, la victoire ... Mais le prix était cher payé, Alekseï n'allait sûrement pas tarder à le rejoindre d'ailleurs. Compressant la blessure avec sa main, il tomba à genoux et se rattrapa avec son bras. Le sang lui coulait entre les doigts et la douleur était horrible. Relevant la tête vers Narydia, qu'il avait complètement oublié durant le combat, il la vit dans un cercle de feu, debout devant un séraphin allongé. Son épée était tâchée de sang, elle le regardait mourir. Elle tremblait et son visage était partagé entre la haine et la tristesse. Normalement, cela n'aurait rien d'étonnant mais, Alekseï était presque choqué par la scène, cela ne ressemblait en rien à cette séraphine. Le Vein lui avait filé un coup sur la tête ! Elle recula, sortant du feu, tout en observant la dépouille, comme tétanisée par ce qu'elle venait de faire. Il fallait qu'elle s'en aille d'ici, et rapidement.

Alekseï était cloué sur place, l’hémorragie était grave et comprimer la blessure ne le maintiendrait pas longtemps en vie. Narydia semblait saine, elle, mais, le combat l'avait comme traumatisé. Si son esprit était atteint, se remettre de ce passage dans le Vein serait bien plus compliqué que prévu. L'environnement était chaotique, il y avait des morts ici et le feu mordant illuminait l'endroit, dévorant tout ce qu'il pouvait se mettre sous la dent. Macabre et lugubre, tout comme le Vein ...

- Narydia ...

Dit-il en serrant les dents.

- Partez d'ici ! Ne restez pas dans le Vein, vous allez vous perdre !

Il ne savait même pas si ce qu'il lui disait résonnait dans son esprit ou pas. Elle était comme en transe, elle n'était plus elle-même, peut-être qu'un stimulus pourrait la sortir de cet état ? Il prit le premier caillou à portée de main et l'envoya sur la tête de la séraphine.

- Allez-vous en !!!


Lui hurla-t-il dessus. Cela lui rappela alors la façon dont il l'avait chassé ... Peut-être n'était-ce pas une si bonne idée que ça ? Si elle avait déjà été heurté une fois, la brutaliser une seconde fois ne ferait qu'empirer les choses. Quelques explications s'imposaient avant, il espérait en avoir le temps.

- Je ne vous ai pas retrouvé pour vous savoir morte quelques temps après. Le Vein n'est ... Pas un endroit pour vous, ni pour moi d'ailleurs. Mais, il vous a épargné, vous avez encore votre chance. Partez ... Je vous vous savoir saine et sauve. Je suis sincèrement désolé, tout ceci est de ma faute. J'aurai dû vous accompagner et vous protéger tant que j'en avais encore les moyens ! Au lieu de ça, je vous ai lâchement abandonné, je vous ai trahis ... J'ai été stupide avec vous, je me suis conduit comme le dernier des goujats. J'ai fait ce que je reprochais à vos semblables, emporté par ma peur et ma haine, je ne suis qu'un lâche. Vous êtes probablement ce ... Ce qu'il m'est arrivé de meilleur ... Quel gâchis, vous méritez tellement mieux, pardonnez-moi.

Sa respiration était de moins en moins forte. Ses sens commençaient à l'abandonner.

- On dirait que je suis ... Foutu. Ce n'était pas comme ça que ... J'imaginais ma fin ... Mais, vous avoir à mes côtés en ce moment là ... Et savoir que ma mort vous aura permis ... De ... De vivre d'une façon ou d'une autre ... Me rafraîchis ... Oh pourquoi je n'ai pas esquivé ce coup ... Trouvez une faille ... Et allez-vous en maintenant ... Sans vous retourner ... Vous pourrez encore vous en remettre, et peut-être oublierez vous ce mauvais passage ... Je ne vous oublierai pas, moi ... Même après la mort ... Mais vous ... Tâchez de le faire ... Je ... Je ne serais qu'une ombre gênante ...

Narydia s'était rapprochée de lui, avec de bonnes ou de mauvaises intentions, il n'en savait rien. Dans un dernier effort, il lui sauta au cou, s’agrippant à son être pour se tenir debout et la serrant au plus fort contre lui. Son propre sang coulait sur l'armure de la séraphine. Prit d'une brûlure au coeur et d'une volonté inébranlable dans sa tête, il tenta d'articuler quelques derniers mots. Malgré sa faiblesse, son esprit était étrangement lucide, il fallait que ça sorte, il fallait qu'il le crache, cela l'étouffait depuis déjà trop longtemps. Il rapprocha sa bouche à son oreille.

- Lâche ... Comme ... Pas deux ... C'est ... Trop ... Tard ... Mais je ... Je ...

Mais il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que ses muscles se relâchèrent. Il s’effondra au sol, sur le dos, l'armure ensanglantée. Il était inconscient mais, sa poitrine bougeait encore, même si faiblement. Son coeur ne tarderait pas de s'arrêter de battre.
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Narydia Ventari

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Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyVen 29 Mar 2013 - 10:10

Au fur et à mesure des secondes, Narydia commençait à revenir peu à peu à la réalité. Glenn était mort, et elle l'avait tué. Mais sa décision avait été prise simplement : c'était elle ou lui. La jeune femme n'avait pas de remords. C'était tout ce qu'il avait mérité. Mais qu'allait-elle faire à présent… La voix d'Alekseï finit de la sortir de cette hallucination :

— Narydia ... Partez d'ici ! Ne restez pas dans le Vein, vous allez vous perdre !

Sa voix était faible et paraissait lointaine. La séraphine reçu un caillou sur la tête. Elle tourna les yeux vers le guerrier et découvrit avec frayeur qu'il était gravement blessé. Le sang coulait sur son armure, la peignant en rouge écarlate. Alekseï comprimait la plaie avec sa main, mais cela ne servirait pas à grand chose. Narydia s'approcha de lui alors qu'il parlait et parlait, s'épuisant davantage…

— Je ne vous ai pas retrouvé pour vous savoir morte quelques temps après. Le Vein n'est ... Pas un endroit pour vous, ni pour moi d'ailleurs. Mais, il vous a épargné, vous avez encore votre chance. Partez ... Je vous vous savoir saine et sauve. Je suis sincèrement désolé, tout ceci est de ma faute. J'aurai dû vous accompagner et vous protéger tant que j'en avais encore les moyens ! Au lieu de ça, je vous ai lâchement abandonné, je vous ai trahis ... J'ai été stupide avec vous, je me suis conduit comme le dernier des goujats. J'ai fait ce que je reprochais à vos semblables, emporté par ma peur et ma haine, je ne suis qu'un lâche. Vous êtes probablement ce ... Ce qu'il m'est arrivé de meilleur ... Quel gâchis, vous méritez tellement mieux, pardonnez-moi.

Toutes ces paroles n'avaient pas de sens… de quoi parlait-il ? Ne pouvait-il pas simplement cesser de se juger, rien qu'une seconde pour être celui qu'il voulait être sans s'en empêcher ? Tout cela remis d'aplomb les idées de Narydia qui sentait son animosité disparaître. Elle ne parvint pas à prononcer le moindre mot, tant ce que disait Alekseï l'étonnait. Elle n'était pas d'accord avec lui. C'était à elle de porter cette culpabilité, pas à lui.

— On dirait que je suis ... Foutu. Ce n'était pas comme ça que ... J'imaginais ma fin ... Mais, vous avoir à mes côtés en ce moment là ... Et savoir que ma mort vous aura permis ... De ... De vivre d'une façon ou d'une autre ... Me rafraîchis ... Oh pourquoi je n'ai pas esquivé ce coup ... Trouvez une faille ... Et allez-vous en maintenant ... Sans vous retourner ... Vous pourrez encore vous en remettre, et peut-être oublierez vous ce mauvais passage ... Je ne vous oublierai pas, moi ... Même après la mort ... Mais vous ... Tâchez de le faire ... Je ... Je ne serais qu'une ombre gênante ...

Narydia allait lui rétorquer une fois pour toutes qu'il ne disait que des sottises mais il s'agrippa à elle pour la serrer, lui coupant presque le souffle.

— Lâche ... Comme ... Pas deux ... C'est ... Trop ... Tard ... Mais je ... Je ...

Il n'eu pas le temps de terminer sa phrase qu'il s'effondra au sol, inconscient. Narydia ne put retenir sa chute mais si elle la rendit moins dure. Tous ces aveux l'avaient remué, mais la jeune femme se doutait qu'il n'avait parlé ainsi que sous les effets de sa blessure… et peut-être même à cause de l'influence du Vein. La jeune femme s'agenouilla près de lui et posa la main sur son cou, essayant de perçevoir les battements de son coeur. Ils étaient faibles mais bien présents. Il fallait faire vite. La séraphine se redressa et courut vers la tente la plus proche, à la recherche de bandages. Elle n'y trouva rien. Dans la seconde, elle récupéra un matériel de secours. Il s'agissait du strict minimum. Elle s'en empara et se précipita en dehors de la tente. Elle entendit alors un murmure et se retourna. Le premier Seïrdan qu'elle avait abattu en le brûlant gisant au sol. Brûlé de toute part, il vivait toujours mais semblait paralysé. Narydia s'en approcha et le saisit par le col brutalement.

— Toi, dis moi où je peux trouver des soins.

Lé démon ricana, ou du moins essaya sans y parvenir réellement. Son visage était contorsionné par la douleur et ses yeux mi-clos. Il parvint tout de même à articuler d'une voix presque inaudible :

— Pourquoi... t'aiderais-je ?

— Parce que de nous deux, c'est toi qui est sur le point de mourir.

— Tu ne... me sauveras pas… n'est-ce-pas ?

Narydia ne répondit pas. Elle l'aurait souhaité, si jamais il lui avait offert l'opportunité de soigner Alekseï. Mais elle ne pourrait se déplacer avec deux hommes à la charge. Porter Alekseï serait déjà compliqué. Le démon esquissa un infime sourire.

— Je ne... t'aiderai pas.

La séraphine serra la mâchoire. Elle allait le secouer pour le faire parler, mais elle préféra jouer la délicatesse. Alekseï se vidait de son temps et agonisait, elle n'avait pas une seconde à perdre en discussion.

— Si tu ne me dis rien, tu agoniseras ici longtemps, des heures peut-être, avant de trouver le repos. C'est ce que tu souhaites ? tu n'a même pas la force de t'achever… je pourrais t'y aider.

Voilà qui était une proposition plutôt étrange. Mais à la hauteur de la situation. Voyant que le démon n'était pas plus motivé, l'ange poursuivit :

— Je ne t'ai rien fait. Ni lui, ni moi.

— C'est vrai, j'ai une dette envers toi… pour t'avoir enlevé.

Une nouvelle fois, il se mit à ricaner faiblement. Le visage de la jeune femme s'assombrit. Elle n'avait plus le temps.

— Nous sommes pareils toi et moi.

Tous deux s'étaient fait trompés par ce séraphin. ce séraphin qui en avait payé le prix. Le Seïrdan sembla comprendre cette fois-ci et il soupira. Enfin.

— A quelques kilomètres d'ici, vers le nord, se trouve une source. Tu n'auras qu'à l'y plonger.

Le démon ferma les yeux et grimaça. Sa peau était carbonisée de toute part mais visiblement, son coeur n'était pas assez atteint pour cesser de battre. Il prit doucement la main de la séraphine qui tenait de pommeau de l'épée.

— Va-y maintenant. Fais ce que tu m'a promis.

La jeune femme hocha doucement la tête. Mais elle ne souhaitait plus faire couler le sang. Elle posa une main autour du cou du démon, et celui-ci murmura :

— Serre.

Elle posa son autre main sur le visage du Seïrdan et serra, lui coupant la respiration. Quelques secondes plus tard, la tête de l'homme bascula lentement sur le côté. Narydia ferma lentement ses yeux privés de vie et se releva. Elle se précipita vers Alekseï et s'empara des bandages inclus dans le matériel. Elle tenta tant bien que mal de l'enrouler autour de son corps sous son armure pour couvrir la plaie. Elle soutint le guerrier dans ses bras pour avoir accès à son dos. Elle tenta de serrer suffisamment pour limiter l'écoulement de sang de la plaie. Mais le bandage virait déjà au cramoisi. Il ne tiendrait pas longtemps. La jeune femme souleva Alekseï et passa le bras du guerrier autour de son cou. Elle le serra contre elle et s'éleva doucement dans les airs. Il n'y avait pas de temps à perdre.

La séraphine s'élança dans la direction que lui avait indiqué le démon et tâcha d'insuffler sa chaleur au corps inanimé d'Alekseï afin qu'il ne se glace pas à l'approche de la mort. Alors qu'elle progressait vers le nord, Narydia lui parlait doucement, ce qui la rassurait plus elle-même qu'il ne devait l'entendre. Elle caressait ses cheveux, consciente que chaque seconde pourrait être fatale.

— Tiens bon.

Au fil des minutes, elle sentait leurs deux poids la tirer vers le bas. La force de ses ailes avait beau l'aider considérablement à le porter, sa propre fatigue commençait à l'handicaper. Enfin, l'espoir commença à renaître lorsque au bout de ces dix interminables minutes, elle aperçu un trou d'eau à même le sol. La jeune femme se posa juste à côté. C'était cela ? C'etait la source d'eau qu'elle avait vu depuis qu'elle était arrivée dans le Vein… c'était surprenant sans l'être. Et si c'était bien la seule, malgré son allure, ce devait être celle dont avait parlé le démon. Du moins l'espérait elle… elle n'avait rien vu d'autre sur le chemin, c'était donc sa dernière chance.

La séraphine observa une seconde le trou. Il semblait profond et lâcher Alekseï risquerait d'entrainer sa noyade. C'était même certain. Elle s'y glissa donc avec lui, sans le lâcher. Mais cette fois-ci, son poids dans l'eau était dérisoire, ce qui lui permettait de le soutenir sans efforts. Narydia s'empressa de retirer l'armure du guerrier, laissant l'eau faire son oeuvre plus facilement. A première vue, il ne s'agissait que d'une eau normale… une eau qui fit cependant disparaître les blessures superficielles de sa propre peau. C'était bien ça. La source avait des vertus magiques. Elle détacha le bandage du corps d'Alekseï et observa le liquide faire son effet. La plaie se refermait, peu à peu… mais il était peut-être déjà trop tard. L'ange appuya son oreille sur le torse du guerrier, à l'emplacement du coeur. Il battait toujours. Cependant, la jeune femme avait l'impression que son esprit commençait à se brouiller au fil des secondes. Elle voyait trouble et sentait l'eau comprimer son corps. Un nouveau délire ? La jeune femme n'allait pas se laisser avoir cette fois-ci. Elle serra davantage Alekseï contre elle et se propulsa avec ses ailes à la surface de l'eau. Elle rejoignit rapidement la terre et déposa le guerrier sur le sol. Puis, elle s'assit à ses côtés et l'observa. Il semblait respirer plus régulièrement. Rassurée, la jeune femme attendit son réveil. Elle déposa une aile sur lui, afin de le couvrir et de le réchauffer au mieux. Mais la séraphine ne tarda pas à voir ses yeux se fermer d'eux-mêmes. Après plusieurs minutes, elle s'allongea contre Alekseï, son aile les recouvrant toujours de sa chaleur, et sombra dans le sommeil.
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Alekseï Rytchkine



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Trahison { PV : Alek } _
MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyVen 29 Mar 2013 - 15:18

Les ténèbres ... Profonds, impénétrables, omniprésents mais, cependant pas oppressant. Au contraire même, c'était agréable. Ce vide, ce noir, pas de lumière ici, pas de vue, de la solitude et du repos. Pas de cris, pas de larmes, pas de mal mais, pas de bien non plus. C'était presque comme si rien n'existait, cette étrange sensation de ne plus se sentir soit-même, d'être nulle part et partout à la fois. Un paradoxe, une impression de grandeur mêlée à une impression d'étroitesse. Pas une voix, pas une murmure, uniquement un battement long et faible, décroissant, fatiguant. Plus il ralentissait, plus la liberté se rapprochait. Mais ... Qu'avait-il après ces ténèbres ? N'était-ce que la simple illusion d'un esprit mourant ou tout ceci était-il bel et bien réel ? Le temps n'était plus à la réflexion, le temps était à l'inertie. Se laisser aller, peu importe où cela menait, c'était ça ce qu'il fallait faire. Trop tard pour faire marche arrière, trop tôt pour continuer d'avancer, une période de transition où plus rien ne semblait avoir de l'importance. Le temps n'était plus qu'une notion vague, floue et de toutes les façons à oublier, elle n'avait plus sa place ici. D'ailleurs, rien n'avait plus sa place ici, ni la science, ni la magie. Quel repos ...

Pourtant, les choses se précisèrent. Le temps d'un court instant, c'était comme s'il frissonnait puis, il ressentit une étrange chaleur qui l'envahissait lentement, doucement. Quelque chose de réconfortant et d'agréable mais, d'étrange. Les battement sourds qu'il entendait semblaient se stabiliser dans leur allure et, mieux encore, ils reprenaient de la vitesse. L'impression de légèreté s'estompait lentement, il se sentait maintenant happé vers le sol, plus lourd et plus vivant. Un bourdonnement se fit entendre, d'abord au loin puis, de plus en plus proche. Cette chaleur était encore là mais, différente, moins ardente et plus distante, on aurait dit. Elle était encore présente oui, elle semblait le recouvrir, le réchauffer mais, avec moins d'effort. De la douleur ... Son corps fatigué commençait à lui revenir, il reprenait ses esprits, peu à peu. Finalement, les bourdonnement cessèrent et, les ténèbres furent percés par la lumière. D'abord des ombres, puis des formes puis, enfin, des images. Un ciel grisâtre, presque noir, une lumière morne qui réveillait ses yeux. Où était-il ? La mort, la vie ... Cet endroit lui disait quelque chose. Il cherchait dans sa mémoire des souvenirs de ce ciel, des souvenirs qui pourraient l'aider à en trouver d'autres, et d'autres qui en attireraient encore d'autres et ainsi de suite jusqu'à ce que sa mémoire lui revienne. Le Vein ... Il était encore dans le Vein, il n'était donc pas mort, quel dommage.

Il tourna ses yeux vers le bas ... Il se vit, allongé sur le sol. Son armure était rouge, pleine de sang. Il arqua les sourcils, légèrement, se demandant d'où il pouvait venir, avant de se rappeler du combat. Il ne ressentait plus de douleur, la plaie s'était-elle refermée ? S'il était encore vie, c'est que c'était le cas. Blanc, il y avait quelque chose de long et de blanc sur lui. C'était léger, très léger, et réconfortant. Ça le réchauffait, un peu comme une couverture, était-ce donc ça qu'il ressentait ? Il suivit cette chose du regard et elle le ramena à une femme, couchée contre lui. Elle était endormie, à en juger ses paupières fermées. Son visage lui disait quelque chose ... Narydia. Il sentit l'angoisse monter en lui, était-elle morte ? Il bougea difficilement ses deux bras. Il attrapa son gant droit et le retira, défaisant l'attache qui le maintenait en place. Il posa ensuite sa main libre sur le cou de la séraphine. Elle était très chaude et son pouls était fort. Elle était encore en vie, simplement endormie. Il se rassura. C'était-elle qui l'avait sauvé ? Il lui devait bien plus qu'une simple vie en fait, c'était l'éternité qu'il lui devait. Il se relâcha, profitant du moment. Un tel calme était une chose très rare dans le Vein. Le silence était reposant même si l’atmosphère était oppressant. Il fallait qu'il reprenne ses forces, qu'il laisse le temps à son corps de récupérer. Il repensait à ce qu'il s'était passé, depuis le tout début jusqu'à maintenant. Beaucoup de choses en somme, pas mal de partage, pas mal d'expérience, beaucoup d'émotions ... Pourquoi leur route s'étaient-elles croisées et, surtout, pourquoi ne s'étaient-elles pas encore séparées ? En fait, il se posait la question. Est-ce qu'à l'heure actuelle, il accepterait que son chemin se distingue du sien, après tout ce qu'il avait vécu avec elle ? Cette simple idée lui brisait le coeur. Il se souvint du combat, elle avait tué un de ses semblables, froidement. Le Vein y était pour quelque chose, certainement mais, ce geste n'était pas non plus dénué de toute volonté propre. Sa vie ne serait probablement plus jamais la même et, si elle retournait sur Adyril en l'état actuelle des choses, que diraient les siens s'ils apprenaient qu'elle l'avait tué ? Certes, peut-être qu'il était recherché et que le fait de s'être allié avec des démons était un motif valable pour le tuer mais, elle aurait à subir un questionnaire et peut-être qu'à un moment ou à un autre, elle ferait une erreur et les séraphins l'en incrimineraient, ils n’attendraient que ça.

Lentement, il retrouvait tous ses esprits et l'influence du Vein se faisait de nouveau sentir, cette colère, cette rage inexpliquée ... Pas contre Narydia mais, contre lui-même. Cette envie de se donner la mort, d'échapper à toutes ces souffrances. Sa conscience le frappait, des souvenirs malheureux lui revenaient, il avait envie de crier mais, il ne le fit pas. Il passa délicatement son bras dans le dos de la séraphine et la serra davantage contre lui. Cette chaleur, cette proximité ... Il pensait à autre chose, il pensait à elle. Il avait voulu lui dire mais, il n'avait pu terminer. Lui dire quoi ? Il se posait encore la question. Il l'avait compris le jour où il l'avait chassé ... Mais, il ne l'avait pas admis. Il avait essayé de l'oublier, de faire sans, de noyer cette irréductible vérité mais, il n'y était pas arrivé et, c'était pour cette raison qu'il s'était aussitôt rendu dans le Vein, sans même pensait aux risques qu'il encourait. Il voulait la retrouver à tout prix, il craignait qu'il ne lui arrive quelque chose, qu'elle se perde ou qu'elle meurt, il le savait, il aurait bel et bien tout perdu. Ses biens matériels, sa science, sa personne et même sa vie ne lui paraissaient que dérisoires à côté d'elle, pourquoi ? Peut-être ... Par amour. C'était difficile pour lui de l'admettre, il avait peur, il préférait la fuir, la haïr, ne plus jamais croiser son regard, au risque de s'égarer, de se tromper ou même d'y rester. C'était la sécurité, c'était la solution de facilité mais, il s'en était rendu compte, c'était de lâcheté et il en était la première victime. Pire même, peut-être qu'il avait fait du mal à cette séraphine, peut-être qu'elle lui en voulait, peut-être qu'il avait déjà tout gâché, tout perdu. Mais, si elle était encore là, à ses côtés, et qu'elle l'avait sauvé d'une mort certaine, c'est qu'elle lui avait accordé une seconde chance, une chance qu'il ne voulait plus rater. Peut-être qu'il avait encore des preuves à faire, peut-être qu'elle ne voyait pas l'affaire sous le même angle mais, en réalité, cela ne l'importait que peu. Le coeur avait suivit la raison et la raison s'était épris de cette séraphine. Tout ce qu'il voulait, en fin de compte, c'est elle, il ne se comptait même pas dans le calcul. Certes, sa conduite n'allait pas de paire avec ses intentions mais, personne n'est infaillible. Il avait fait une grossière erreur, il comptait bien la lui faire oublier, à défaut de pouvoir la corriger. Mais, chaque chose en son temps ... Peut-être que ses idées étaient plus claires, peut-être qu'il avait envie d'en découvre avec Narydia mais, ils étaient encore dans le Vein, il fallait en sortir et au plus vite.

D'ailleurs, ce monde hostile et démoniaque ne tarda pas à le rappeler à l'ordre. Un cri retentit dans le ciel alors que le vent semblait se lever. Il rouvrit les yeux. Une ombre volait et tournait dans les airs. Une ombre qui se faisait de plus en plus grande. Elle semblait avoir des ailes, de grandes ailes et une queue. Un long cou, une tête semblable à celle d'un lézard ... Le coeur du Poltergeist fit un bon dans sa poitrine, tout en écarquillant les yeux, il jura à haute voix avant de se relever, brutalement. La créature volante s'agita à son tour, accélérant la cadence et poussant davantage de hurlements. Il secoua la séraphine avec force.

- Debout Narydia ! C'est pas le moment de dormir !

Mais, visiblement, elle avait du mal à quitter le pays des songes. Pas le choix, il fit passer son bras autour de sa nuque, passa les siens derrière ses épaules et sous ses genoux puis, il la souleva et se mit à courir, dopé par l'adrénaline. L'ombre fit alors un piquet vers le sol, fonçant vers eux, la gueule ouverte. Rytchkine se jeta au sol, coinçant Narydia en dessous, et évitant de peu la morsure. Un dragon, c'était un gros dragon ! Il se releva immédiatement après et reprit sa course, secouant la séraphine autant qu'il le pouvait.

- Réveillez ... Réveille toi Narydia, le temps presse ! Il nous faut une faille !!!

Pas de grottes, pas de forêts ni même d'eau, pas un endroit où se cacher. La seule façon d'échapper à ce monstre serait de quitter le Vein. Ouvrir une faille vers Feleth ne devrait pas être trop difficile pour une native d'Adiryl ... Enfin, il espérait.
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Narydia Ventari

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MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyVen 29 Mar 2013 - 20:10

La jeune femme sortit de son sommeil lorsqu'elle se sentit soulevée et secouée. Elle ouvrit lentement les yeux et constata qu'elle se tenait dans un endroit plutôt improbable qui ne ressemblait en rien à celui qu'elle avait quitté quelques instants plus tôt. Alekseï l'avait prise dans ses bras à courait à toutes jambes, comme s'il fuyait quelque chose. Elle n'eu pas le temps de se dégager de ses bras que le guerrier s'était jeté au sol pour esquiver une bête rugissante. Et déjà il reprenait sa course. Nardydia leva la tête et découvrit… un dragon.

— Réveillez ... Réveille toi Narydia, le temps presse ! Il nous faut une faille !!!

A présent parfaitement réveillée, la jeune femme profita d'être dans les bras d'Alekseï pour enserrer ses bras autour de lui et continuer la course à sa place. Elles s'éleva un peu dans les airs et la cadence s'accéléra, même si leur deux poids la ralentissait un peu. Narydia avait très vite compris la dangereuse situation dans laquelle ils se trouvaient et elle savait que le moindre moment de faiblesse de sa part pouvait leur être fatal à tous les deux. Elle filait dans le vent et jetait de temps en temps un oeil à la créature derrière eux. Elle savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas la semer. La seule solution durable était de glisser dans une faille pour retourner dans feleth. Le temps qu'elle volait lui permettait de réfléchir. Et même si elle rassemblait ses idées à toute vitesse, l'ange savait qu'elle n'avait pas la capacité de créer une faille dans le Vein aussi facilement. Quoique… par définition, ce monde était censé rejeter toute forme de magie blanche. Il lui fallait donc utiliser ses pouvoirs à cette fin. Mais cela n'allait pas être évident…

Elle n'avait pas beaucoup de temps, car plus les secondes passaient et plus sa course la fatiguait. Elle devait maintenir une vitesse constante et ne pas ralentir une seule seconde pour que le dragon ne puisse prendre de l'avance et les rattraper. La séraphine commença à se concentrer. Elle n'avait pas la capacité d'invoquer la magie de la lumière, mais elle espérait que l'effet qu'elle allait produire serait suffisant pour les expulser en dehors du Vein. Le but était de projeter une puissance suffisamment élevée pour aveugler le dragon… et infliger pareils dégâts, sans l'influence du Vein occupant son esprit et son corps, devrait la faire entrer en conflit avec ce monde. Mais tout cela impliquait diverses manipulations qui risquaient de s'avérer compliquées… Déjà, elle devait rassembler sa magie et brusquer les éléments entre eux pour invoquer de lui-même l'élément qu'elle souhaitait. Ainsi, elle en décuplerait la puissance. Mais cela nécessitait une parfaite concentration ainsi qu'une captation des quatre éléments, chose qu'elle ne pourrait faire sans une observation de l'atmosphère. Ensuite, il lui faudrait se retourner pour aveugler la bête, tout en gardant Alekseï contre elle afin de ne pas passer la faille sans lui.

Elle n'avait que quelques secondes. Cela devait marcher. La confrontation avec le dragon serait bien plus ardue autrement et c'était l'occasion de créer une faille et de sortir enfin de là. Narydia observait les alentours. Le feu n'était pas un problème, elle allait chauffer l'atmosphère afin d'y faire monter la température. Et au contraire, il lui faudrait créer un choc thermique en refroidissant le sol. Autrement dit, cela allait être très compliqué avec un dragon aux trousses… Et il ne manquait plus que…

La créature envoya dans leur direction un puissant jet de flammes que la séraphine évita de justesse.

— Il veut jouer avec mon élément… finalement, il va me faciliter la tâche. Accroche toi bien.

Elle se mit à sourire et s'éleva dans les airs. De nouveau la bête fit jaillir le feu de sa mâchoire, illuminant la nuit. Ils n'étaient pas loin des nuages. La séraphine espérait que Alekseï n'ai pas le vertige, car cette distance était au moins le double de ce qu'il avait connu à Beolan. Narydia prit garde à ne pas élever sa propre température afin de ne pas gêner le guerrier. Elle envoya son propre feu vers la bête et laissa des traces enflammées dans les airs. Le dragon ne cessait de cracher son feu, enervé par cette course qui n'en finissait plus. La jeune femme piqua ensuite vers le sol, sans trop de brusquerie pour ne pas perdre Alekseï en route, et gela le sol qu'ils frôlaient sur une centaine de mètres. Puis, elle se redressa avant que le dragon n'ai pu les rejoindre tendit ses mains vers le ciel. Elle provoqua de violents sursauts dans les airs qui se déchainèrent entre le ciel et le sol. Sans cesser sa course, la séraphine passa au travers des bourrasques et la tempête commença à grandir. Finalement, elle créa le premier éclair, déchainant les éléments entre eux. Le choc thermique empirait et Narydia commença à ralentir sa course. Il fallait à présent qu'elle se positionne face au dragon afin d'arriver à son but. La jeune femme se tourna donc doucement et du s'immobiliser pour faire face à la bête. Elle compta les secondes dans sa tête. Une de trop, et ils se feraient tuer.

— Ferme les yeux, glissa-t-elle doucement à Alekseï.

L'instant d'après, un immense éclair avait surgit des cieux et s'étaient abattu droit devant eux, à quelques mètres du dragon. Narydia y concentra sa magie afin qu'il perdure et aveugle le dragon de sa lumière intense. En plus de ne plus rien y voir, la créature fut touchée par un autre éclair et se mit à rugir férocement. Elle courba l'échine et lança un tourbillon de feu vers le ciel. D'un coup, Narydia se sentit aspirée en arrière. Elle serra davantage Alekseï pour l'entraîner avec elle et se prépara au choc. Elle fut comme engloutie dans un tourbillon d'air et ils furent secoués de part et d'autre, à en perdre la tête. C'était un sentiment différent du moment où elle avait traversé la faille pour entrer dans le Vein. Actuellement, elle se sentait non pas déchirée et repoussée ou au contraire mais presque aidée… le monde l'aidait à partir. Il repoussait la magie blanche. ce qu'avait espérait la séraphine.

Un nouveau choc les projeta plus haut encore vers le ciel et ce fut le sol qui les reçu. Un sol qu'ils connaissaient… celui de feleth. Bien qu'ils soient tombés douloureusement et durement sur la terre dure, Narydia était ravie et heureuse. Elle se mit à rire, de joie, tant elle sentait un poids de moins peser sur ses épaules. Mais le poids de la réalité n'allait pas tarder à refaire surface et à lui rappeler les circonstances des choses. Il lui fallu quelques instants pour se remettre de sa joie subite d'échapper à ce monde, d'en avoir fini du Vein. De ces meurtres… soudain, elle perdit son sourire. Elle se releva et essuya son armure, le temps de chercher ses mots. Elle devait lui dire ce qu'elle avait appris dans le Vein. Et le réel objectif de sa mission. Hésitante, elle déclara néanmoins :

— Il se trouve que les propos du séraphin venu m'avertir de ma mission n'étaient qu'un mensonge… En réalité, je n'avais personne à capturer et à tuer. Aucun séraphin n'avait trahi Adyril, excepté moi de leur point de vue, puisque je me suis alliée à toi dans ton voyage… C'est pourquoi l'objectif de ma mission n'était pas d'éliminer un séraphin… mais de me faire tuer. le seul but était de m'attirer dans le Vein afin de me tuer, par un moyen ou l'autre. Le séraphin que je poursuivais me l'a appris lorsque je l'ai rencontré dans le Vein et… il m'a aussi dit que des séraphins étaient venus te tuer. Tout cela est de ma faute. Tu as réussi à t'échapper et à survivre… mais pourquoi as-tu décidé de me rejoindre dans le Vein ? C'était un suicide alors que tu avais préservé ta vie… Je ne me le pardonne pas.

Elle s'était exprimée avec une certaine émotion qui ne lui étais pas coutumière. Pourquoi avait-il prit autant de risques pour elle ? Pour elle qui l'avait embarqué dans cet enfer où ils étaient pourchassés pour leurs deux trahisons respectives ?
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Trahison { PV : Alek }   Trahison { PV : Alek } EmptyVen 29 Mar 2013 - 22:13

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