''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Deum Sanguinis Natales

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Uridan Sangried

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Deum Sanguinis Natales   Ven 29 Mar 2013 - 12:28

Les Plateaux de Lune, la nuit. Le territoire des vampires. Si peu de villages … Il faut dire que la plupart des gens qui essaient de s’installer ne restent pas longtemps. Au milieu de ces étendues planes torturées par le brouillard de la peur, une petite masure. Cachée dans un renfoncement rocheux, un des rares reliefs existant, elle n’abrite plus ses créateurs. En effet, si vous étiez assez fou pour venir jusqu’ici, si vous étiez assez inconséquent pour être là, dehors, de nuit, et si vous aviez la folie de jeter un regard par la fenêtre crasseuse, vous pourriez avoir de nouvelles raisons de vous en faire pour votre vie. Assis dans un fauteuil étrangement confortable pour la misérable chaumine où ils se trouvaient, deux yeux luisaient dans l’obscurité de la nuit. L’éclat orangé de ce regard trouvait un reflet sur la lame d’une dague, elle-même posée sur les genoux d’une silhouette sombre.

Sur mes genoux.

Après plus d’un millénaire de liberté, je me retrouvais sous deux juridictions, et ce en moins de six mois. D’abord l’Arcane XIII … Des adorateurs de démons qui prétendaient mêler le Vein et Feleth. C’était on ne peut plus intéressant, un vrai changement en perspective. Ensuite, le Marchemonde. Je ne pus que frémir à ce souvenir, alors qu’un lointain murmure résonnait encore dans mon esprit : Les autres contractants étaient loin, je ne les ressentais pas plus que cela. J’avais passé un contrat avec cet homme, pour sauver ma vie. Il était à présent mon maître, quoique j’en pense, quoi que je veuille, et jusqu’à ce que je puisse briser le contrat. Et pour briser le contrat, je devais lui rapporter des âmes, beaucoup d’âmes. Et cette dague était le seul moyen dont je disposai pour les récolter.

Mais si j’étais en ce moment dans une petite cabane, dans les Plateaux de Lune, c’était pour une troisième raison. Un projet que mon maître et l’Oeil Noir connaissaient. Un projet grandiose, mais qui nécessitait qu’ils me laissent faire ce que j’entendais sans intervenir directement. Car ici, j’allais devenir un Dieu. J’allais rallier les vampires à ma cause, j’allais former une milice, peut-être une armée de fanatiques. J’allais attirer les attentions, détourner les regards des autorités de ceux à qui j’avais donné mon allégeance. Mais plus encore peut-être, j’allais avoir ma propre force de frappe. Me rebeller contre le Marchemonde était illusoire, et je n’avais pas de raisons de trahir l’Arcane. Mais prudence est mère de sûreté, et il me fallait être plus que prudent.

Je jetais un regard désabusé aux deux esclaves, prostrés dans un coin de la cabane. Ils n’osaient même plus bouger sans me demander la permission. L’Arcane faisait un bon travail, quoiqu’on en pense. Un groupe de vampires était censé vivre non loin d’ici, raison pour laquelle j’avais passé la journée dans cette masure pitoyable. Mais la nuit venait de tomber, il était temps de se remettre en route.

Je me levais dans un soupir, en rengainai la dague maudite. Le fauteuil de sang sur lequel j’étais assis repris sa forme originelle, celle d’une flaque carmin, que j’avais extraite des propriétaires légitimes des lieux. Mais il faut être stupide pour s’installer ici, de toute façon … Les deux misérables formes de vie sursautèrent en me voyant bouger. L’un d’eux en vint même à lâcher un petit gémissement pathétique : ils étaient mûrs, c’était parfait. Muant la flaque en un long manteau à capuche, je me dirigeai vers la porte, qui s’ouvrit en protestant. Un geste de ma main, et ils se précipitaient à mes pieds. Ils ne le savaient pas, mais ils étaient déjà morts. Mon plan ne comptait pas qu'ils restent en vie.

Une fois dehors, je fermais les yeux. Les pouvoirs donnés par le Marchemonde étaient encore frais, difficiles à maîtriser. Je me projetais dans l’esprit des rongeurs nocturnes, et de tous les petits animaux vivant aux alentours, jusqu’à trouver enfin ce que je cherchais. Deux douzaines de vampires s’entraînaient (ou se battaient) dans un endroit assez peu éloigné. Pauvre créatures sans autre but que de servir le Dieu du Sang, de l’honorer par des carnages perpétuels, fut-ce en s’entretuant. Mais j’allais changer cela. Avec un sourire mi amusé mi cruel, je tendis ma main gauche devant moi. Une sorte de faille apparut lentement devant moi, assez grande pour que je passe dedans. J’envoyai d’abord les deux esclaves, puis je passais le portail magique en susurrant quelques mots.

Uridan – Je vais vous en donner, un but … Il est temps de me mettre à l’ouvrage. Toute entreprise commence à petite échelle …

Vous pouvez sortir de votre cachette, il est partit. Comme un mauvais rêve. Les seuls témoins de son passage, sont vous … et les deux cadavres exsangues qui sont à l’étage de la bicoque abandonnée. Mais bientôt, des rumeurs parcourront ces plateaux. Des rumeurs de Dieu. Ce ne seront pas les premières, ce ne seront pas les dernières. Mais celles-là seront différentes, parce qu’elles vont mener à la création d’un culte, un culte qui n’a pas un prêtre à sa tête, mais un Dieu. Vous voudriez savoir comment ça s’est passé ? Ça tombe bien, j’avais l’intention de vous le raconter …
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Uridan Sangried

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Deum Sanguinis Natales   Jeu 4 Avr 2013 - 11:26

Hector et Vlid’mer ont plusieurs siècles. Ce sont, comme beaucoup de vampires, des êtres avides de sang et de carnages. Raison pour laquelle leur Dieu est le Dieu du Sang. Ça permet de faire ce qui est le plus amusant en honorant une déité. Ça fait plus … sérieux, plus présentable, de dire qu’on est en mission divine, plutôt que d’expliquer qu’on se livre simplement à ses pulsions. Mais ni Hector, ni Vlid’mer ne croient vraiment en quelque Dieu que ce soit. Enfin, aucun des deux ne croyait en un Dieu jusqu’à ce jour. Ce jour où l’atmosphère elle-même s’est déchirée.

De la fissure, deux choses pitoyables sont sorties. Recroquevillées, pétrifiées de terreur, elles tremblaient comme des feuilles. Les vampires ont d’abord cru qu’il s’agissait de créatures faibles et que leur arrivée annonçait un grand festin pour eux et les autres vampires de leur clan qui, plus loin, s’entraînaient pour ne pas perdre la main. Et en cela ils n’avaient pas vraiment tort. Mais pas pour les raisons qu’ils imaginaient. En effet, au moment où ils allaient saigner les petits êtres chétifs, une jambe sortit à nouveau de la faille.


Ma jambe.

Et je n’attends pas. D’un mouvement de bras, je projette du sang contre les deux vampires qui se trouvent là, les repoussant de quelques mètres. Je dois encore travailler la précision, je voulais apparaître un peu plus loin du camp. Aussitôt, le sang revient vers moi et relève les esclaves en les immobilisant. Une langue de sang déchire le haut de l’homme, un demi-ange si on m’a bien renseigné. Mes dagues sortent de leurs fourreaux, plongent dans les artères et les déchirent sans hésitation. Le liquide carmin coule des plaies, et je sens l’âme de la femme (une humaine, pour sa part) intégrer la dague maudite. Dague que je plante aussi dans le cœur du demi-ange : y a pas de petites économies.

Vlid’mer – T’es qui toi ? Et eux, c’était quoi ? Et qu’est-ce que tu ... hein ?!

La dernière exclamation retentit lorsqu’il croise mon regard. J’ai le sang de quatre personnes sous mon contrôle, aussi mes yeux brillent-ils d’une lumière suffisamment intense pour qu’on n’y voit ni pupille, ni iris. Je rassemblai tout le sang autour de moi, formant une armure de forme particulièrement torturée. Les corps des deux esclaves tombèrent au sol. Dans le dos du mâle, les moignons de ses anciennes ailes pointaient vers le ciel. Enfin, il n’aurait plus l’occasion de déplorer leur perte maintenant.

Uridan – Eux, c’était mes esclaves. Et moi, Je suis le héraut des réjouissances impies. Je suis venu planter la graine du Chaos sur cette terre, et la voir porter mes enfants, qui sont la peur, la mort, le désespoir et le sang. Je suis celui pour qui vous avez tué, je suis celui pour lequel vous tuerez à nouveau. Je suis votre Dieu et vous êtes mes serviteurs. Je suis porteur d'un âge de carnages. Réjouissez-vous de ma venue, car je suis le Dieu du Sang.

Au fur et à mesure que je parlais, je m’élevais dans les airs, utilisant le sang qui recouvrait mon corps pour me maintenir en suspension. Au fur et à mesure que je parlais, les vampires s’étaient rassemblés. Lors de la dernière phrase, alors qu’ils étaient tous devant moi, je fis ressortir des tentacules multiples de l’armure, ouvrait les bras en croix, ma voix se fit plus forte, et je m‘arrangeais pour que mes yeux brillent plus fort.

Vlid’mer ne croyait pas aux dieux. Il ne croyait qu’aux carnages, et aimait se donner une excuse pour donner libre cours à ses instincts. Mais ce jour-à, une créature effrayante était sortie de l’atmosphère. Ce jour-là, alors que des vampires remirent en doute les paroles de cet être étrange, ils furent réduits en charpie, et leur sang vint nourrir l’arrivant. Ce jour-là, Vlid’mer commença à croire qu’il existait des choses plus puissantes qu’il ne l’imaginait. Alors les yeux de l’être, qui n’étaient que deux éclats carmin, se posèrent sur lui. Alors celui que Vlid’mer allait reconnaître aujourd’hui et jusqu’à la fin de sa vie comme le Dieu du sang expliqua ce qu’il attendait des 16 vampires survivants. Ce qu’il voulait ? Vous devriez l’avoir compris, non ?

Non ? Hum … Je vous le raconterais la prochaine fois alors. Il faut toujours garder un peu de suspens, vous ne pensez pas ?

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Deum Sanguinis Natales   Mer 10 Avr 2013 - 12:41

Le sol est rouge, l’air est rouge. C’est un brouillard carmin qui s’est répandu sur le manoir. Au milieu de ce brouillard, des corps et des gémissements. Tous les morts et les blessés ont des canines sur-développées. Devant l’entrée, une silhouette. Lorsqu’elle tourne son regard dans sa direction, Ernist se recroqueville un peu plus dans sa cachette. Ces yeux ne sont que du rouge, un rouge lumineux et cruel, un rouge qui semble faire écho à celui de la brume. Comment cette situation a-t-elle bien pus arriver ? Ernist, garde du manoir, ne put que se poser la question. Une lame lui traversa la poitrine. Vlid’mer retira l’arme du corps de ce qui n’avait même plus la carrure d’un adversaire, et posa son regard sur la silhouette. Sur son Dieu. Le sang de sa victime s’éleva dans les airs, venant nourrir le brouillard qui s’épaissit encore. Bientôt, son maître aurait un trône digne de ce nom.

L’attaque avait été un succès. Je m’étais établi loin de la demeure de mes parents, pour plus de sécurité idéologiques, dirons-nous. Ce manoir m’avait plus, et sa configuration correspondait parfaitement à mes attentes : tout était ordonné autour d’une vaste et somptueuse pièce, dans laquelle je fis ériger un trône et un autel. Assis sur le siège rehaussé de quelques décorations, je fis le point sur ma situation. J’avais convaincu les esprits les plus faibles, mais pas les bras les plus fainéants. J’avais à présent mon « temple », et mes « prêtres ». Bien. Il me restait à gagner plus d’êtres à ma cause, et à écraser les groupes qui vouaient un culte au Dieu du Sang, mais pas à moi.

Malgré les pertes, nous avions gonflés nos rangs, certains esprits voyant en moi le Dieu que je voulais paraître. Si je pouvais continuer de recruter sans gaspiller ma salive, ce serait merveilleux. Mais je devais aussi penser à mes obligations envers l’Arcane et le Marchemonde. Ces vampires seraient mes outils, et je ne doutais pas que le Messager sache me faire parvenir un message quelle que soient les circonstances si ma présence était requise auprès de l’Œil Noir. Je devais maintenant identifier les cultes présents, et m’attaquer en priorité aux plus faibles pour renforcer mes propres effectifs. J’étais plutôt fier du coup de la brume de sang. En mêlant un peu de sang invoqué à celui des premières victimes de l’assaut, j’avais pu empoisonner nos opposants, nous assurant une victoire sans effort et le ralliement de plusieurs fidèles.

Maintenant, il me fallait leur trouver une cérémonie d’intronisation. Un système à la fois simple et plein de symbolisme. Je regardais les vampires s’agiter en tous sens pour emménager ici, et n’eût aucun mal à reconnaître les survivants des seize premiers. Oh ! Les seize premiers … Je crois que j’entrevois une solution à ce problème. Ils ne sont plus que 10 : j’en ai presque perdu la moitié, mais j’aime bien les comptes ronds, ça devrait aller. Pour ce que je veux faire, il me faudra l’attention de chacun : je vais donc attendre le soir, qu’ils soient tous installés.

Ils étaient tous, sous mon ordre, regroupés devant l’autel. D’une voix calme, j’appelai chacun des dix vampires à faire un cercle autour du dit autel. Puis je pris la parole.

Uridan – Je suis le Dieu du Sang, Héraut des carnages et de la destruction. Et vous êtes les premiers à m’avoir vu. Et vous êtes les premiers à m’avoir servi. Et vous êtes les premiers à avoir versé le sang au nom de Moi, car vous m’aviez rencontré. Aujourd’hui je viens récompenser votre effort, et saluer votre valeur. Il y en avait 24 Lorsque je vous trouvai. 8 se rebellèrent, et je les tuai. 6 tombèrent au combat, et aujourd’hui vous êtes 10. Je vous nomme les 10 Patriciens rouges.

Je repris mon souffle. Pour l’instant tout allait bien, ils avaient l’air dans le délire. Tant mieux. Allons, la suite à présent. Je posai mes yeux sur les dix, et remarquai que comme je l’avais exigé, ils avaient tous une dague. Je souris, d’un sourire sauvage.

Uridan – Tranchez-vous une veine, mes dix Patriciens, que je vous fasse don de vos insignes de fonction.

Aucun n’hésita, mais je vis la stupeur sur le visage des autres. Ils n’avaient pas encore compris. Bien, à moi de leur montrer ce que je suis. Enfin, ce qu’ils doivent penser que je suis. Le filet de sang qui s’échappait de chacun de bras s’éleva lentement dans l’air. Je m’adressais à chacun d’eux à leur tour, régulant le flux sanguin autant que je pus. Je ne voulais pas les tuer tous de même.

Uridan – Toi, dis-moi quelle arme tu souhaiterais avoir.

Vlid’mer – Moi Seigneur ? Je voudrais une épée courte pour vaincre vos ennemis, et un bouclier pour vous protéger.

Putain la vache, il est accro ce garçon ! Bah, ça fait des paroles classes au pire, et puis c’est pas comme si j’étais incapable de faire quelque chose d’aussi simple.

Uridan – Soit. Reçoit les présents de ton vœu, issus de ton sang et forgés de ma Main.

Je formai une épée et un bouclier à partir de son sang, puis je les cristallisai : aussi solides et durables que de l’acier, aussi rouge que le sang. Les armes se déposèrent devant lui, sur l’autel. Je recommençais donc le petit dialogue, formant des hallebardes, épées, sabres, dagues, etc … Puis je me félicitai d’avoir fait installer un creuset sur l’autel. Je remplis ledit creuset d’une quantité égale de chacun des dix sangs.

Uridan – Ces armes, je vous es offre pour avoir tué en mon nom. Mais j’ai fait de vous mes dix Patriciens Rouges. Alors il vous faudra un insigne qui montre votre rang. Prenez !

Le sang forma une ceinture autour de chacune des tailles. La boucle des ceintures était toujours la même : un crâne rouge aux canines surdéveloppées. Satisfait, je pris la parole une dernière fois, en cristallisant un fois de plus mes créations.

Uridan – Vous porterez ces ceintures sur vous en toutes circonstances, car elles sont le signe de votre rang. Me tournant vers les autres vampires restants. Et vous, regardez-les biens. Ils sont ceux à qui vous obéirez lorsque je m’absente. Lorsque vous combattrez pour moi, lorsque vus tuerez pour moi, je vous offrirai une arme à vous aussi, forgée dans votre sang. Ainsi sera sanctifiée votre entrée à mon service. Veillez et priez, car bientôt vous combattrez.

Je fis signe aux dix de me rejoindre, et aux autres de disparaître de ma vue. Après les avoir chargés de retrouver « Ce des habitants des plateaux qui, tous en me vénérant, ignorent mon existence », je leur donnais congés. J’allais devoir mettre en place un système de rangs à présent. A part pour les dix premiers, qui allaient me servir de grands prêtres, il me fallait avantager la force. Bien, au travail.

Et voilà, c’est comme ça que tous a commencé. Notre Dieu est installé dans son temple, entouré de ses prêtres et d’aspirants. Ils ne sont pas tous entièrement dupes, mais s’il n’est pas vraiment un Dieu pour chacun d’eux, tous ont reconnu sa force. C’est maintenant que tout commence …
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