''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]

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Helio Nyx



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MessageSujet: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Ven 10 Sep 2010 - 22:55

(Ambiance)

La Forêt des Âges. Forêt millénaire ayant traversé les temps et les ères, berceau d'Adyril depuis sa création. Un silence divin habite ce labyrinthe d'arbres, de lianes, d'herbe, de fleurs et de mousse. Quelques courants d'eau parcourent le sol tels des veines portant avec elles l'eau nécessaire au développement végétal du lieu. La pureté envahit l'air, libérant l'atmosphère de tout miasme pour laisser place à une paisible harmonie. Tout dans cette forêt suggère la tranquillité. Couleurs pastel, doux échos, lumière tamisée. Lorsque l'on entre à travers les arbres de l'orée de la Forêt c'est pour se retrouver avec soi-même, loin de toute obligation envers l'Empereur, envers la société, envers son travail, envers l'autre. Les animaux habitant la Forêt des Âges sont aussi pacifistes et amicaux. Peut-être même farouches. Un séjour dans cette forêt est toujours un bon signe.

Je suis allé dans cette forêt après avoir terminé mon travail. Une fois la carte remise j'ai dit à ma sœur que je me rendais dans la forêt, mais que je ne voulais pas être dérangé. J'ai couru jusqu'ici, cet endroit où j'ai l'habitude de me rendre lorsque je souhaite rester seul avec moi-même. Une clairière perdue au fin fond de la Forêt offrant un carré de ciel bleu à travers l'épais feuillage vert, rouge, marron et or. L'herbe y est toujours à la hauteur de la cheville. Le Ruisseau Millénaire passe tout près et un énorme tronc d'arbre couvert de mousse jonche le sol, bien plus grand que moi, vidé de l'intérieur. Un abri en cas de pluie et un lit inespéré pour admirer les nuages ou les étoiles. Je suis perché en haut de ce tronc, assis tout au bout, les jambes ballotant dans le vide à près de cinq mètres du sol. Un brise chaude souffle doucement, avec constance. Elle se mêle à mes cheveux, me caresse la nuque, m'enlace tendrement. J'inspire longuement, profitant de cette solitude pour me ressourcer. Je ferme les yeux et me complait dans mes pensées. Le temps passe lentement, me laisse prendre mon repos tant mérité. Quand j'ouvre les yeux je m'aperçois que je ne suis plus seul.

Un jeune Séraphin se tient devant moi, cinq mètres plus bas. Je reste muet face à sa beauté faite de blancheur. Cheveux blancs neige plutôt longs, yeux bleus verts, traits fins, nez peu prononcé, lèvres minces. Habillé d'une chemise blanche et d'un pantalon blanc, il pourrait être la source de lumière de ce lieu. Je sourit doucement. Les Séraphins me mettent toujours dans tout mes états. Je m'étire, baille un peu et m'agrippe au bord du tronc. Je penche légèrement la tête sur le côté en signe de bienvenue et m'adresse à lui de ma voix grave.

-Oh, un autre amateur de solitude ? Ou peut-être ce fringant jeune Séraphin s'est-il perdu dans le labyrinthe forestier ?


Dernière édition par Helio Nyx le Ven 24 Sep 2010 - 22:52, édité 1 fois
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Amaël Van Keüllian



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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Ven 10 Sep 2010 - 23:40

La journée n'avait pas vraiment été dure. Elle était comme toutes les autres. Sentant mon travail devenir un peu plus lourd, j'avais su que je devrais aller me reposer. Et puis, ma petite soeur n'était pas supposée passer me voir avant demain. J'avais tout le temps qu'il me fallait... De toute façon, s'il y avait urgence, ils savaient tous où venir me chercher. Ce n'était un secret pour personne que je venais régulièrement ici-même, dans cette magnifique forêt où l'on entendait le joli chant des oiseaux. Au bord du ruisseau, c'était magique. Parfois, quelques petits animaux venaient y boire de l'eau. Sachant que je n'étais pas méchant, ils s'approchaient de moi sans crainte et me laissaient caresser leur pelage. Aujourd'hui, il n'y en avait pas. Ils viendraient sans doute plus tard. J'en avais aperçu quelques uns à travers les fourrés, mais ils ne s'étaient pas approchés. Ils chassaient surement à manger. Eux aussi avaient faim ! Moi, j'avais mangé avant de venir, même si je n'avais pu m'empêcher de prendre une de ces merveilleuse pommes que j'aimais tellement. Depuis que j'étais petit que j'en raffolais! Je touchai une liane du bout des doigts et testai sa solidité. Je pouvais m'asseoir dessus si je le voulais. C'est donc ce que je fis.

Pourtant, je me relevai assez rapidement, quelques minutes plus tard. Je n'avais pas envie de rester là, j'avais envie de marcher! Après tout, cette forêt était si merveilleuse qu'il était tentant de vouloir la voir le plus possible!

*Un jour, je me prendrai des semaines, des mois s'il le faut pour découvrir cette forêt au grand complet!*


Ce n'était pas pour rire, j'avais vraiment l'intention de le faire! Même s'il paraissait que c'était impossible. De toute façon, j'avais encore des années et des années devant moi! Alors pourquoi pas? Je m'imaginais bien dans cette ambiance, des jours et des jours. Bien accompagné, cependant. Ou peut-être seul, mais pas tout de suite. J'avais encore tant de chose à faire à la maison... Alors, me disant que je remettrais ce voyage encore longtemps, je continuai lentement mon chemin. De toute façon, j'avais encore bien du temps devant moi!

J'arrivai alors dans une gentille petite clairière. L'herbe m'arrivait aux chevilles et j'aimais ça. Elle était verte et brillante et je souris de sa bonne santé. Tout était si beau ici! Je regardai longuement le ciel. Il était d'un bleu pale, même s'il n'y avait aucun nuage visible. Je restai figé là, ainsi, un bon moment, puis quelqu'un me parla.

-Oh, un autre amateur de solitude ? Ou peut-être ce fringant jeune Séraphin s'est-il perdu dans le labyrinthe forestier ?


Je tournai la tête en sa direction, mais ne l'aperçu pas, du haut de ses cinqs mètre de tronc d'arbre. Alors, je m'élevai à sa hauteur avec mes ailes. Je le vis alors. C'était un petit élu et il me regardait en souriant, tout heureux de me voir.

-Non, je ne me suis pas perdu... Je me balladais! Je m'appelle Amaël, ou Zamva, pour les intimes. Toi, garçon, quel est ton nom?

Je le regardai d'un air faussemet soupçonneux et l'interrogeai alors de nouveau.

-Que fais-tu là? Tu prenais du bon temps? Tu regardais le ciel? C'est tellement bon d'être ici!
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Helio Nyx



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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Dim 12 Sep 2010 - 18:58

(Ambiance)

Le Séraphin ne m'a pas tout de suite vu et a dû prendre de la hauteur avec ses ailes pour venir à mon niveau. Des plumes d'une blancheur à en faire pâlir la neige. De près il est encore plus beau, sa peau encore plus délicieuse, son regard encore plus mystérieux, son visage encore plus angélique. Je souris à mes pensées. C'est normal, il est un ange après tout. Il semble se promener depuis quelques temps déjà, l'odeur de la forêt est imprégnée sur ses vêtements. Je remarque aussi une toute petite feuille verte accrochée au bout de ses cheveux. De sa belle voix il me dit qu'il n'est pas perdu, et qu'il s'appelle Amaël. Il me confie aussi un surnom "pour les intimes", Zamva. Est-ce qu'il me considère déjà comme un intime ? Sa remarque me perturbe encore plus, il jette un certain doute sur la proximité qu'il place entre nous deux. Nous ne nous connaissons pas et voila déjà qu'il me donne son surnom. Peut-être que ce détail n'est pas important à ses yeux ? Puis il me demande mon nom. Son regard change, il a l'air de se douter de quelque chose, ou en tout cas il soupçonne je ne sais quoi. Je me demande bien ce qu'il s'imagine, mais il ne me laisse pas le temps d'élaborer des théories fumeuses, il me pose déjà sa série de question.

-Que fais-tu là? Tu prenais du bon temps? Tu regardais le ciel? C'est tellement bon d'être ici!

Ainsi donc il ne veut qu'une seule chose : savoir pourquoi je suis ici. Je suis un peu déçu, je m'attendais à une envie plus transcendante ! Mais bref, je dois faire avec. Je m'étire légèrement en arrière, me met debout et constate qu'il n'est qu'à une longueur de bras de moi. Je tend la main avec douceur pour retirer la feuille verte de ses cheveux blancs, penche la tête légèrement sur le côté, prend mon regard envoûtant, plein de charme, souris légèrement et lui répond da ma voix la plus sensuelle.

-Mon nom est Helio, et on me surnomme Crescendo. Et je suis ici pour m'évader, oublier ma vie et mon métier, confier mes souvenirs à cette Forêt, me retrouver avec moi-même... Ou quelque chose comme ça !

Clin d'œil complice. Je ne sais pas s'il comprendra ce que je sous-entends, mais je ne m'en soucie pas pour le moment. Autre chose attire mon attention. Un malaise, une vague négative dont la source est située un peu plus bas. Je jette un regard inquisiteur et voit sortir d'une faille un groupe de trois orcs. L'un est armé d'un arc et les deux autres d'une hache chacun. Ils ont l'air d'en avoir après nous, simplement car nous sommes des Anges. (Nouvelle Ambiance) L'archer a déjà une flèche d'encochée dans son arc et il vise le Séraphin, je réagis au quart de tour. Je me jette sur Amaël pour le protéger. J'entend un sifflement caractéristique des flèches filant dans le vent, puis un tintement métallique m'indiquant que la flèche a touché mon bouclier fixé dans mon dos. C'était juste. Amaël ne pouvant soutenir mon poids soudainement ajouté sans prévenir au sien, il chute au sol. Rapidement nous nous relevons, je m'arme de mon bouclier et de ma masse et m'adresse à Amaël d'une voix bien différente, presque autoritaire. Voyant qu'il n'est armé que d'un arc, je décidé d'établir une stratégie adaptée. Il doit surement avoir quelques compétences magiques aussi.

-Amaël, reste en arrière, mais surtout ne monte pas sur le tronc tant que l'archer n'est pas hors de combat. Tu serais une cible trop facile. Soutient moi avec ton arc, et si tu as quelques sorts lance les. Je m'occupe de les retenir. Notre cible prioritaire est l'archer, c'est lui qui a dût conduire le groupe en Adyril, il doit avoir des connaissances magiques.

Je fait volte-face et dévie une seconde flèche avec mon bouclier. Avant de me lancer dans la mêlée j'envoie un éclair sur l'archer, ce qui l'assomme quelques peu. Je cours à la rencontre du groupe et les contient avec mon bouclier et ma masse. Je ne tiendrai pas des lustres de cette façon, mais j'espère laisser le temps à Amaël de mettre l'archer hors de combat. Si le combat vire vraiment au vinaigre je devrai utiliser mes sorts les plus puissants, mais je ne sais pas si cela nous avancera beaucoup.
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Amaël Van Keüllian



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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Dim 12 Sep 2010 - 21:02

-Mon nom est Helio, et on me surnomme Crescendo. Et je suis ici pour m'évader, oublier ma vie et mon métier, confier mes souvenirs à cette Forêt, me retrouver avec moi-même... Ou quelque chose comme ça !

Je souriais encore, tout heureux de rencontrer ce Helio. Il semblait bien gentil! Même s'il me faisait des clins bizarre, même s'il me faisait du charme. J'en étais légèrement touché. Oh! Il me trouvait de son gout? Comme c'était mignon! Voyant cela, je lui fis un sourire plus grand encore! Sauf que, une sourde énergie négative vint brouillé mon bonheur. Oh non? Qu'est-ce que c'était? Je regardai en bas et remarquai qu'il y avait des orcs. Trois exactement, un archer et deux avec des haches. Aussitôt, je paniquai.

*Ah non! Qu'est-ce que je fais?! Qu'est-ce que je fais?????*

Helio, lui, réagit aussitôt et se précipita sur moi. Quoi?! Que faisait-il? C'est en tombant que je remarquai qu'une flèche rebondissait sur son bouclier. Ah... Je me rélevai aussitôt tombé, Helio faisant de même. Alors, il s'adressa à moi, m'ordonnant de rester derrrière lui. Comme il me le demandait, je reculai derrière lui, quelques mètres plus loin. Je vis qu'il lançait une éclair magique sur l'archer, c'était sans doute lui qu'il nous faudrait abattre en premier. Je n'avais que très peu de compétence en magie guerrière, mais je savais me servir de mon arc et je pourrais sans doute l'aider sans problème... Au moins pour tuer l'archer. Cependant, je me répugnais à tuer. Je ne l'avais jamais encore fais et j'avais bien du mal. Où viser? Pour le mettre hors d'état de nuire ou pour le tuer?? J'hésitais... Puis agit. Alors, je bandai mon arc et visai ses deux épaules. Ainsi, il ne pourrait plus bouger ses bras, mais il restait quand même un problème. À demi assomé, ses bras paralysé, il ne pouvait plus faire grand chose pour l'instant et Helio semblait dans une position bien fâcheuse. Je ne savais pas trop quoi faire... Après tout, je n'étais pas du tout fait pour la bagarre, moi! Je n'avais jamais su maîtriser convenablement les sorts de défense! Pourquoi étions-nous tombés sur une faille! Quelle galère!

Pendant que je réfléchissais à notre malchance, Helio, lui, devait vraiment avoir hâte que j'agisse, car il commençait à être dans une position vraiment fâcheuse. Moi, c'est comme si j'étais dans une sorte de bulle de watte et que je voyais le monde au ralenti sans trop savoir comment agir. Je voyais ce qui se produisait, mais je ne faisais rien!

* Qu'est-ce que je fais???*

Ce qui arriva ensuite acheva mon questionnement. Helio venait d'être blessé! La hache de l'orc avait réussit, je ne sais trop comment avec toute l'armure qu'il avait, à le toucher et maintenant le sang tachait ses vêtements et sa belle armure. Je dus réagir instinctivement, mais enfin, je réagis. Je brandis la main et lançai un sort bouclier autour de lui, ce qui devrait lui donner le temps de se guérir, s'il savait comment. S'il ne savait pas, je m'en arrangerais plus tard, de toute façon, à deuxième vue, sa blessure n'avait pas l'air si grave. J'avais seulement paniquer. Je ne voulais pas qu'il meurt après qu'on se soit seulement dit bonjour! Je m'en sentirais coupable. Je repris mon arc et lançai une flèche entre les deux yeux de l'orc qui l'avait blessé.

J'essayai de lancer un sort qui paralysait automatiquement, mais ne réussit pas très bien, il ne fit que ralentir ses mouvements. Bon, au moins, il serait plus facile à achever... Avec un orc qui ne pouvait que donner des coups de tête et un orc qui faisait un mouvement en une minute, ce n'était plus très dangereux...

-Euh Helio... Tu peux les... tuer?

Moi, j'étais déjà catastropher par l'idée d'en avoir tuer un! Qu'avais-je fais? Il était... mort? Je reculai au travers des arbres et, voulant m'éloigner du résultat de mon acte. Qu'avais-je fais?
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Dim 12 Sep 2010 - 22:55

La bataille fait rage. Alors que l'Archer se remet difficilement de mon éclair, les deux guerriers m'assaillent de coups de haches désordonnés. Leur dé-synchronisation rend les parades d'autant plus difficiles. Heureusement je maitrise mes deux équipements, je peux les contenir. Tant que la fatigue ne se montre pas je peux réussir à laisser du temps à Amaël. Du temps. Il en prend beaucoup. Je ne sais pas ce qu'il manigance, s'il lance un sort long à préparer, ou s'il met du temps à viser, mais du temps, moi je n'en aurai bientôt plus. Quand enfin je perçois deux sifflements de flèches. Amaël vient enfin de prendre son arme et a visé les épaules de l'archer. Ainsi paralysé il ne pourra plus se servir de son arme, mais je crains qu'il ne sache employer la magie. J'aviserai, maintenant que le Séraphin est dans le combat ce sera plus facile. Je commence à agir un peu plus, me montre plus offensif. Cependant, plus aucune flèche ne vient de mon dos. Qu'est-ce qu'il fait ?! J'espère qu'il se tient juste prêt à m'aider en cas d'erreur de ma part, ce serait le minimum. Je me dit qu'il doit être encore un novice. L'idée de tuer pour sa survie doit encore le répugner. Mais nous n'avons pas le choix. Enfin je n'ai pas le choix. Il peut toujours s'enfuir, mais personnellement ce sera difficile. Mais s'il te plait, réagit !

Je donne une charge avec mon bouclier et bouscule l'un des deux guerriers, mais j'ouvre en même temps une faille dans ma défense. Faille qu'exploite le second. Je sens le fil acéré de sa hache entailler ma hanche. Froid, puis chaud. Mon sang imbibe ma tenue. Heureusement l'orc a le bras court, il n'a fait qu'une blessure superficielle. Mais autant pour moi, cette très légère erreur fait agir le Séraphin. Une douce lumière m'enveloppe et forme une bulle autour de moi. C'est un sort défensif, un bouclier supplémentaire. Plutôt léger, mais ce sera suffisant. Il m'offre un peu de répit en tuant enfin l'orc qui m'a touché d'une flèche entre les deux yeux et en tentant d'arrêter le temps pour l'autre. Il ne fait que le ralentir, mais suffisamment pour que je ne craigne plus d'être touché par celui-ci. Je me soigne avec des sorts élémentaires, stoppant l'hémorragie, et me retourne pour lui demander un sort de hâte. Je l'entend me demander de les tuer puis le vois reculer pour se fondre dans la masse végétale. Il doit vraiment être un novice.

Un bruit de grognement me rappelle à l'ordre. L'archer, bien que privé de ses bras, marmonne quelque chose dans sa langue. Je ne réalise pas tout de suite qu'il lance un sort. Je n'ai pas le temps de me jeter sur lui que le cadavre de son ami rougeoie et explose d'un seul coup, me projetant des morceaux de chair à grande vitesse et chargés d'énergie noire. Le bouclier d'Amaël cède sous les impacts mais me protège totalement. Je dois agir vite et éliminer les deux en même temps. Je déplace d'un petit bonde sur le côté, charge avec mon bouclier le guerrier pour le jeter au pied de l'archer, m'approche d'un bond et lance une technique d'arme mêlée à la magie. Ma voix résonne dans la forêt. Peut-être même que le Séraphin m'entend.

-Oublie tout ce que tu sais, tient ta langue et déguerpit ! Jugement Cristal !

Je donne un grand coup de masse horizontal sur l'archer, et alors que j'arme ma masse en l'air un grand cristal les enveloppe. J'assène mon coup vertical, brisant le cristal dans un grand bruit caractéristique, et une intense lumière émane de chaque fragment pour transpercer les orcs. Ils finissent réduits en poussière. Je range ma masse, accroche mon bouclier à mon dos, et pose mes mains sur mes hanches soignées pour contempler le résultat. J'incline légèrement la tête, signe de respect envers mes défunts adversaires.

-Ce jeu est fini...

Je me retourne lentement et me dirige vers le point de sortie d'Amaël. Je m'arrête à l'orée de la forêt, regarde à travers le feuillage et ne met pas longtemps à voir un tâche blanche parmi les vertes. Je m'approche du Séraphin accroupi contre un arbre. Il semble perdu dans ses pensées. Je m'assois à côté de lui, saisit sa main et la place entre les miennes. La tête penché sur le côté, je prend une voix douce et chaleureuse.

-Tu n'as rien à te reprocher. Ils ont ôté la vie de nombreuses personnes innocentes, et si tu n'aurais pas agit, les nôtres se seraient retrouvées sur leur liste. Tu m'as sauvé, et je te remercie.

(Visuel de la technique disponible ici => http://www.youtube.com/watch?v=JbZAT1BEcyY 1er personnage, 3ème technique.)
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Lun 13 Sep 2010 - 1:07

Je regardai Helio à travers les arbres. Heureusement, il semblait bien s'en sortir. Il se battait plutôt bien, même. Lui n'était pas comme moi... Il savait se battre! Si seulement j'avais écouter mes parents! J'aurais su me battre moi aussi! Cependant, je ne l'avais jamais fais. J'aimais beaucoup trop m'amuser... et comme mes parents, je n'étais pas fais pour la bataille. Je guérissais les gens, moi, c'est tout. Je fermai les yeux et reculai. Je me laissai tomber au sol et entendit la voix de mon ami résonner. Il était bien meilleur en magie que moi!

Je continuai de le regarder se battre et sourit lorsqu'enfin, il brisa le cristal qu'il avait fait et les réduit ainsi en poussière. Il était bien plus courageux que moi! Il resta quelques secondes faire je ne sais trop quoi et me rejoignit ensuite. Il ne m'y pas trop de temps avant de me retrouver... Lui avait tué sans difficulté. Je n'en revenais pas. Il n'avait peut-être pas la même conscience de la vie que moi... Ces orcs, ils étaient peut-être gentils, entre eux. Peut-être qu'ils nous considèraient comme leur ennemi par notre faute? Peut-être que quelqu'un comme moi avait un jour décider de les chasser tous. Peut-être. Ou peut-être n'avaient-ils jamais connu la gentillesse, la compassion et l'amour. Pauvre d'eux. Voilà pourquoi ils étaient aussi méchants et agressifs...

Helio me rejoignis et s'installa à mes cotés, l'air compatissant. Aussitôt, je sus qu'il me comprenait, d'une certaine façon, du moins.

-Tu n'as rien à te reprocher. Ils ont ôté la vie de nombreuses personnes innocentes, et si tu n'aurais pas agit, les nôtres se seraient retrouvées sur leur liste. Tu m'as sauvé, et je te remercie.

Je ne répondis rien. Qu'y avait-il à répondre? D'une certaine façon, il avait raison. Je baissai la tête, mais ne retirai pas ma main de la sienne. Ce contact m'était réconfortant. Je pris une grande respiration et tentai de lui expliquer.

-Je suis un guérisseur, pour moi, la vie de toutes les créatures est importante. J'ai du mal à croire que quelqu'un peut être simplement perfide, méchant... que pour le plaisir.

Je secouai la tête et mes cheveux blancs tombèrent sur mes yeux. Je posai ma tête contre l'arbre et poursuivit.

-Cependant... ils voulaient nous tuer et je... enfin... je n'ai pas trop su comment réagir. Je suis désolé, j'aurais du mieux t'aider... mais je savais pas quoi faire. C'est la première fois que ça m'arrive, un truc comme ça. Heureusement que t'étais là! Sinon je serais mort...

Je pris son autre main et le regardai dans les yeux, les miens redevenant brillant, perdant leur gris de la peur et de la tristesse que je ressentais. Ils redevenaient verts comme les feuilles qui nous entouraient! Alors, solonnellement, je m'adressai à lui.

-C'est plutôt toi qui m'as sauvé... Sans toi, je ne serais plus de ce monde! Demande-moi n'importe quoi et je le ferai! Mon ami, si tu as un jour un problème, comptes sur moi! Merci beaucoup!

Je lui souris avec toute la franchise que je le pouvais et puis soupirai... Rien ne leur rendraient la vie et, même si j'avais tué l'orc pour sauvé Helio, je m'en sentais mal. J'imagine que je m'en sentirais mal à vie. Je n'étais vraiment pas fais pour être guerrier! Je n'avais même pas réussit à aider vraiment Helio! Il avait du me prendre pour un faible!

-Si je me serais attendu à cela... Au fait, tu veux une pomme, il y en a des très bonnes par là-bas?
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Lun 13 Sep 2010 - 15:36

(Ambiance)

-Je suis un guérisseur, pour moi, la vie de toutes les créatures est importante. J'ai du mal à croire que quelqu'un peut être simplement perfide, méchant... que pour le plaisir. Cependant... ils voulaient nous tuer et je... enfin... je n'ai pas trop su comment réagir. Je suis désolé, j'aurais dû mieux t'aider... mais je savais pas quoi faire. C'est la première fois que ça m'arrive, un truc comme ça. Heureusement que t'étais là! Sinon je serais mort... C'est plutôt toi qui m'as sauvé... Sans toi, je ne serais plus de ce monde! Demande-moi n'importe quoi et je le ferai! Mon ami, si tu as un jour un problème, comptes sur moi! Merci beaucoup!

Instant émotion. Parler ainsi lui a demandé beaucoup d'efforts, il a hésité longuement, ponctué son monologue de silences, saisit mes mains entre les siennes. Tant de simple franchise, je ne sentais plus léger au fur et à mesure que je l'écoutais. Je sentais ses mains mêlées aux miennes, emplies de chaleur. Je suis attendri par son comportement. Je souris doucement et, alors qu'il me propose d'aller chercher une pomme près d'ici, je déplace ses mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Ses yeux sont verts d'ailleurs maintenant, alors qu'ils étaient plutôt gris au début. Je ne sais pas ce que cela signifie chez lui, mais normalement le vert est une couleur symbolisant l'émotion. Je décide de me montrer le plus tendre possible envers lui.

-Garde ton sourire, c'est la meilleure chose que tu puisses offrir avec simplicité. Et si tu me promets que tes pommes sont excellentes je veux bien y aller, mais gare à toi !

Léger rire. Je me lève et l'aide à à se mettre sur jambes en le tirant doucement vers moi. Je me laisse guider jusqu'à l'endroit qu'il connait. J'aurai pu lui dire que même si toutes les vies se valent, ce n'est pas pour autant qu'il faut craindre de tuer l'autre pour assurer sa propre survie. Que le monde est, malheureusement, toujours dans cette balance entre la vie et la mort, que ce cycle ne peut s'arrêter. Je pense personnellement que je n'ai fait que me défendre, que la Justice que je cherche à atteindre avec la Vérité ne laisse pas de place à ceux qui veulent tuer pour le plaisir de tuer, quelle que soit leur race ou leur croyance. Ou bien lui raconter mon histoire, cette attaque des Capes Blanches purement malveillante et dénuée de Mais je ne veux pas casser son sourire retrouvé. Il me conduit à travers le dédale végétal d'un pas sûr et rapide. J'ai confiance en lui, et je pense qu'il a confiance en moi. C'est un bon début !
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Lun 13 Sep 2010 - 23:28

Un peu remis, je souris de sa réponse. J'aimais bien ce garçon. Il n'était pas méchant et ne semblait pas me juger. C'est ce qui était aussi bien, peut-être. Je le conduisis au travers de la forêt et retournai aux grands pommiers. J'aimais bien l'endroit. Au milieu de tous ces grands arbres, il y avait un petit étang où l'on pouvait voir de magnifique poisson tropicaux aux couleurs claires. L'eau était bonne et pure, comme nulle part ailleurs. Je m'accroupis et bu. Comme elle était bonne. On ne pouvait goutter de telle eau qu'à Adiryl! D'ailleurs, cette eau avait quelque chose de magique, j'en étais sur et certain!

-Selon moi, les pommes ici sont aussi bonne à cause de l'eau. L'arbre s'en nourrit et produit de délicieux fruits! Goutte!

Je pris une des plus grosses pommes, plus grosses que mon poing et lui tendit. Je m'assis au sol et pointai le sud de ma main.

-J'habite par là! Je n'habites pas au village, je reste tout près de la forêt. Ce n'est pas que je n'aime pas voir du monde, c'est que je fais trop de bruit, parait-il.

J'éclatai d'un rire joyeux et haussai les épaules. Tout près de la forêt, c'était un eupémiste, j'habitais presque dedans... On ne m'avait pas rejeté, loin de là, ici on ne nous détestait pas pour un peu de bruit! On ne faisait que nous regarder en se disant que nous étions jeune. Faut dire que je l'étais jeune, pour un Séraphin, même si, d'après ce que j'avais vu, même les plus vieux ne perdaient pas trop leur envie de s'amuser. Bah, mes parents, eux, n'avaient pas perdu leur humour! C'était peut-être pour ça que j'étais aussi... actif?!

-Ça t'intéresse de voler jusque là-bas? Nous y sommes à quelques minutes à peine de vol!

Un coup prévenu, je pouvais très bien le supporter en volant. Je le faisais souvent jadis, avec mon ami... Avant qu'il ne décide de rejoindre l'armée. Je ne lui en tenait pas rancoeur. C'était seulement que je n'avais plus vraiment de meilleur ami depuis. Ça me manquait? Bah! Plus ou moins... Je me relevai et le regardai manger sa pomme. Faut dire que je ne lui en avait pas donné une petite. J'espère qu'il l'apréciait!
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Mar 14 Sep 2010 - 12:36

(Ambiance)

Enchanteur. Le paysage est enchanteur. Féérique. Magique. Magnifique. D'une beauté inouïe. Un petit étang entouré d'arbres fruitiers aux produits gorgés de bienfaits et de soleil, parcouru de végétaux aquatiques aux larges feuilles, des animaux vivaces et farouches, arborant de vives couleurs. Je suis émerveillé. L'étang était caché de la vue par d'immenses arbres à l'épais feuillage vert. L'air était plutôt frais à cause de l'humidité ambiante, mais c'était une sensation fort agréable. On pourrait rester assis sur l'herbe, près de l'eau des heures durant tant la sensation de bien-être et de plaisir était puissante en ce lieu. Il ne manque qu'une légère petite chose, mais je ne pense pas être en mesure de la demander. Ce serait bien trop en vouloir pour ce premier contact.

-Selon moi, les pommes ici sont aussi bonnes à cause de l'eau. L'arbre s'en nourrit et produit de délicieux fruits ! Goutte !

Il me tend une pomme aussi grosse que son poing. Ronde, rouge carmin, tachetée de quelques pois blancs, une belle feuille accrochée à sa tige, elle semble vraiment succulente. Je croque dedans avec un peu d'appréhension quant au goût. Sucré ? Amer ? Acide ? Salé, peut-être ? Je ne sais ce que me réserve les fruits d'Adyril. La chair de la pomme cède sous mes dents, éclate sous la pression de son propre jus qui se répand sur ma langue entière. Elle est sucrée, avec un petit goût acidulé qui me fait frémir. Puis la douceur du fruit revient à la charge, comme une récompense à l'acidité passée. Amaël s'assoit au sol et tend la main vers le sud. Je m'allonge à ses côtés, repliant les jambes pour monter les genoux, et continuant de croquer ma pomme je l'écoute.

- J'habite par là ! Je n'habite pas au village, je reste tout près de la forêt. Ce n'est pas que je n'aime pas voir du monde, c'est que je fais trop de bruit, parait-il.

Son rire est plein de joie, presque enfantin et puéril. Je souris à sa réaction. Il est tellement craquant dans des moments comme celui-ci. Je me redresse sur un coude pour le regarder. Il est pensif. Je ne sais pas ce qu'il mijote mais j'ai hâte de le découvrir. Il ne tarde pas à me dévoiler son plan.

-Ça t'intéresse de voler jusque là-bas ? Nous y sommes à quelques minutes à peine de vol !

Ainsi il voulait me faire voler. J'avoue que l'idée est très tentante, mais s'il m'échappe, je deviens quoi moi ?! Je décide quand même de lui faire confiance, finit ma pomme, dépose le trognon dans un coin au pied d'un arbre, me lave les mains dans l'eau fraîche, me les essuie et me campe devant Amaël, un large sourire aux lèvres. Ça va être amusant !

-Je veux bien, montre moi ce que tu connais vu du ciel.
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Ven 17 Sep 2010 - 0:59

Ainsi il voulait que je lui montre ce que je connaissais du ciel? Je déployai mes larges ailes d'une blancheur immaculée et souris de joie. Voler était une chose que j'adorais plus que tout au monde! Tant que mes parents avaient toujours dus trouver des moyens pour m'empêcher de voler. Adiryl n'était pas vraiment dangereux, mais ils ne voulaient pas que je me fasse du mal, donc ils n'avaient pas vraiment le choix. Alors, pour compenser, ils m'emmenaient faire de longues balades. Je donnais quelques coups d'ailes pour les dégourdir un peu, elles qui étaient restées inactives pendant si longtemps! Je saissis mon nouvel ami et le serrai contre moi. J'étais assez fort pour le tenir. Je n'avais jamais échappé personne et je ne voulais pas courir le risque.

-Si tu as peur, tu n'as qu'à te tenir sur moi. Ne t'inquiète pas tu ne me feras pas mal du tout!

Alors doucement, pour ne pas partir en fou et lui faire peur, je battis des ailes et m'élevai dans les airs. Voyant qu'il n'avait pas encore l'air malade, j'augmentai ma vitesse et filai dans le ciel. Alors, je me positionnai à l'horizontale, histoire d'être plus aérodynamique. J'allais tout de même lentement, puisqu'il n'était pas encore habitué, mais je n'étais pas du tout à mon entière vitesse. Je pouvais aller beaucoup plus vite! De plus, être plus lent nous permettait de mieux contempler le paysage vu d'en haut. C'était magique. Les oiseaux n'avaient pas peur de moi et venaient voler tout près de nous. Gazouillant comme s'ils essayaient de nous dire quelque chose. Aussi, nous pouvions voir des choses que, autrement le feuillage nous cachait ou bien que les troncs, si immenses, nous empêchaient de voir. Bien sur, nous ne voyions pas tout! Par en haut aussi, le feuillage était dense!

Voyant que mon ami ne s'en sortait pas trop mal, je décidai de lui montrer ce que j'avais dans les ailes et de m'amuser un peu. Je le serrai encore plus fort, pour qu'il sache que je n'avais aucunement l'intention de le laisser tomber et qu'il pouvait se sentir en sécurité et me mit à tournoyer sur moi-même, à prendre de l'altitude, à redescendre. Bref, je faisais un véritable balais aérien! Puis, je montai encore plus haut, pour qu'il voit de ses yeux les oiseaux qui volaient à cette altitude. Ils étaient beaucoup plus gros que les autres. Les aigles magiques, par exemple, adoraient voler par ici. Leurs plumes au couleur chatoyantes venaient presque éclipsé le soleil tant elles iradiaient. Ils étaient très pacifiques, nous pouvions voler à leur coté sans qu'ils ne s'affolent ou nous attaque. On pouvait même les toucher. Ils étaient là à une heure précise de la journée et il fallait y être bien précisément, sinon, on les manquait.

Aujourd'hui, nous étions tombés à pic. Helio pourrait voir le spectacle avec moi. Moi-même je ne les avais vu que très rarement. Ils y en avaient des dizaines, en ce moment. Ils volaient autour de nous sans s'en préoccuper. Je poussai un cri strident qui dut irriter le tympan de mon ami, mais cela vaudrait le coup. En effet, à ce signal, ils s'arrêtaient, sachant qu'on allait tenter de les approcher. Effectivement, je me rendis vers le plus proche et dis, doucement, à Helio qu'il pouvait les caresser.

-Leurs plumes sont aussi douces que l'eau des ruisseaux qui coulent en bas... C'est une chance qu'il y en ait par ici! Ils sont merveilleux, n'est-ce pas?

Pour me répondre, leur chef, le plus grand et le plus beau, m'envoya un second cri strident, ce qui voulait dire que je devais redescendre, sinon ils risquaient de me blesser sans le vouloir. Ce que je fis.

-Une fois qu'on les a toucher, il faut redescendre. Ce sont des oiseeaux très indépendants et fiers, ils ne sont pas des animeaux de compagnie et considère qu'ils nous font un cadeau en nous permettant de les toucher, tu comprends? Ils ne nous attaqueront pas si nous ne redescendons pas, mais ils risquent de ne plus vouloir qu'on les retouche. Ils ont la mémoire longue...

Je descendis en piquai, puis me posai doucement sur l'herbe devant ma petite maison. Elle était du style plutôt simple. Faite en bois, elle était entourée de fleurs que je faisais poussé pour la rendre plus belle et mettre de la vie. Aussi, j'avais un petit jardin, derrière la maison. Étant végétarien, c'était bien pratique. J'y faisais poussé pratiquement tout ce que je mangeais. Les fenêtres ouvertes laissait entrer un vent frais qui rafraichissait la maison pour que la température y soit agréable et aussi quelques insectes, mais ça, cela ne m'avait jamais vraiment déranger. Des insectes, et puis? Ils avaient le droit à la vie autant que moi-même. Après tout, je leur avais volé un espace qui était autrefois le leur, alors, pourquoi ne leur permettrai-je pas d'entrer chez moi?

-Tu as aimé ta balade volante? M'enquis-je en libérant Helio de mon étreinte.

Je lui souris d'un air joyeux, mais anxieux. Avait-il apprécier? Peut-être que je lui avais fais peur... J'avais essayer de lui montrer tout ce qu'il y avait de plus merveilleux dans les cieux... mais il n'y était pas habitué et peut-être qu'il avait le vertige et qu'il avait été terrorisé tout au long? Cessant de m'inquièter pour une trentaine de secondes, je désignai ma maison du doigt.

-C'est là que j'habite, fis-je. Tu peux me suivre à l'intérieur, si tu veux, je t'offres un rafraichissement!
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Ven 17 Sep 2010 - 11:17

(Ambiance)
(Ambiance 2)

-Si tu as peur, tu n'as qu'à te tenir sur moi. Ne t'inquiète pas tu ne me feras pas mal du tout !

Il me serre contre lui, mon dos contre son torse, me tenant fermement mais sans me faire mal. Sa peau est douce comme de la soie, sa chaleur me donne le sentiment d'être en sécurité. Il ne me laissera pas tomber j'en suis certain. Il déploie ses ailes et les bât légèrement avant de s'élever tout doucement. Je vois le sol s'éloigner de mes pieds centimètres par centimètres. L'herbe perd de ses détails pour devenir une étendue verte uniforme. Je distingue de moins en moins les détails tels que les brins, les petites fleurs cachées, les insectes posés sur le tapis vert, le trognon de pomme abandonné dans un coin, la trace encore chaude de nos deux corps dans l'herbe, la surface légèrement perturbée de l'étang, les pois de couleurs que sont les poissons. Je quitte ce jardin secret pour en rejoindre un autre de blanc et de bleu. Les nuages cotonneux se profilent au loin, les arbres laissent place à un océan vert, rouge et or, la brise fraîche caresse mes joues et se mêle à mes cheveux. Il va plus vite pour monter encore, me donnant l'impression de quitter ce monde pour en rejoindre un autre. Le sien. Silencieux, imperturbable, apaisant, tranquille. Je crois que son âme est tout aussi sereine que ce paysage figé.

Puis il bascule en avant, ne me prévenant qu'en me serrant un peu plus contre lui. Je prend un peu peur et m'accroche à son bras par réflexe. Il me faut quelques secondes pour me ressaisir et me mettre parfaitement à l'horizontale comme lui. Et une fois que j'ai totalement reprit mon assurance j'écarte les bras, le lâchant totalement. Liberté. Je l'ai trouvée. Cette Liberté que je cherchais en Adyril à mon arrivée avec Tera. Celle que j'essayais de côtoyer lors de mes escapades dans la forêt. Un sourire illumine mon visage, des étoiles brillent dans mes yeux, mais dommage qu'il ne puisse pas les voir. Ainsi allongé sur les vents la vue est on ne peut plus belle et merveilleuse. Toutes ces nuances de couleurs que l'on retrouve sur terre sont décuplées. Une aquarelle pétillante tracée de la main innocente d'un enfant. Des formes douces, des teintes pastel, le tout magnifié par un soleil couchant rendant le ciel violet et orangé. Les feuilles reflètent cette lumière douce et chatoyante jusqu'à mes yeux émerveillés. Je balade mon regard à chaque recoin, balayant l'entièreté du paysage pour m'en imprégner. Je sais que ce ne sera pas suffisant, mais je veux graver cet instant jusqu'au plus profond de ma mémoire et de mon cœur. Les animaux de cet espace ne sont pas farouches et nous approchent facilement, voletant autour de nous sans crainte. Je me demande si Amaël vole souvent de cette façon pour son propre plaisir.

Je sens qu'il raffermit sa prise encore plus. Il prépare quelque chose mais je ne me doute de rien. Il m'entraine quelques secondes plus tard dans un balai aérien ponctué de vrilles, de montées et de descentes et diverses figures. C'est un instant tout simplement magique. J'aimerai tant qu'il ne s'arrête pas. Une course dans les airs contre le Soleil et la Lune, sans fin. Je me sens quelqu'un d'autre, comme si le fait d'avoir goûté à quelque chose dont ma race n'a normalement pas accès a changé mon âme. Je ferme les yeux pour ne plus sentir le poids de ce corps et ne devenir qu'un simple esprit vagabond, reposant dans les bras d'un Séraphin. Un cri strident me sort de mes rêveries. Je vois une dizaine de gigantesques aigles se rapprocher de nous deux. Je ne connais pas cette espèce, jamais je n'en ai vu auparavant, ni dans les livres ni dans le ciel. Ils doivent vivre loin du palais et ne voler qu'à très haute altitude. Amaël me dit que je peux les toucher. Je tend timidement le bras et effleure du bout des doigts le plumage d'un des aigles avant qu'il ne s'éloigne. Une sensation hors du commun. Une douceur que l'on ne peut même pas imaginer. Même le plus grand des esprits avec tout les mots de toutes les langues à sa disposition ne saurait décrire cette sensation. La décrire est même la réduire, l'emprisonner. Je préfère ne garder en moi que le souvenir de mes doigts, libre de toute chaîne. J'entend Amaël me parler, un nouveau cri strident, et à nouveau la voix du Séraphin. Mais je suis plongé dans mes pensées, je ne perçois que quelques mots. Il me fait comprendre que je ne les reverrai pas. Mais je ne veux pas les revoir. Je préfère garder un souvenir aussi fort d'eux. Les voyant s'éloigner je leur fait signe de ma main. Ils ne comprendront peut-être pas, mais cela m'est égal. C'est un adieu.

Soudain Amaël descend en piqué pour se poser face à une modeste maison. Entièrement en bois, entourée de fleurs et de plants à légumes. Une grande variété végétale donne vie au cadre tout en l'apaisant. Le bruit du vent dans les feuilles produit une douce mélodie. Les fenêtres ouvertes laissent apparaître un intérieur tout aussi simple que l'extérieur de la maison. Quelques insectes s'y aventuraient, mais je ne vois aucun piège pour eux. Le propriétaire de cette maison doit les accepter, ce qui est plutôt rare. J'entends Amaël dans mon dos me demander si j'ai apprécié le vol. Il ne se rend pas compte que son mot est bien trop faible. Puis je vois du coin de l'œil qu'il montre la maison avant de reprendre la parole.

-C'est là que j'habite. Tu peux me suivre à l'intérieur, si tu veux, je t'offre un rafraichissement !

C'est donc lui qui habite ici. Il m'a amené jusque chez lui alors que l'on se connait à peine. Après m'avoir offert ce vol que, sans lui, je n'aurai jamais pût avoir, après m'avoir montré un étang qu'il apprécie particulièrement. C'est beaucoup, et je ne sais pas s'il se rend compte de ce qu'il me donne. Je craque, je me retourne et le serre dans mes bras, calant ma tête contre son épaule. Un élan de chaleur et d'émotion. Je reste près d'une minute ainsi, sans bouger, les yeux fermés. Je ne sais pas ce qu'il fait, s'il est gêné, s'il hésite. Je ne sais pas ce qu'il pense, ce qu'il compte faire. Mais c'est à moi de lui offrir quelque chose. Je me recule un peu et le regarde dans les yeux, les miens brillant sous l'émotion.

-Je... Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu me donne. Le ciel... C'est plus qu'un rêve pour ceux qui sont comme moi, attachés à la terre. C'est un symbole, c'est un but, c'est une raison de vivre. Et tu viens de me permettre de le parcourir. Jamais je n'avais imaginer pouvoir faire ça un jour... Et toi... Tu m'y emmènes, dans ce monde que seules les personnes comme toi peuvent parcourir. J'aurais voulu ne jamais redescendre, ne jamais retrouver ce contact dur et ce poids qui me retient. Rester là haut, toujours, avec toi...

Pendant ma réplique je me suis avancé jusqu'à le dépasser légèrement. Il s'est sûrement retourner pour me suivre du regard, mais je n'ai pas encore fini. Je vois un gros nuage blanc plus loin au dessus de nos têtes, s'étendant dans la direction du soleil. Je tend mon index vers lui, concentre la magie dans celui-ci et la relâche d'un coup sous la forme d'un éclair bleu. Il file droit vers le nuage, le transperce de part en part mais ne le détruit pas. Rapidement une pluie fine tombe sur la maison et dans la direction de l'astre du jour. Je ferme les yeux et souris légèrement. Quelques minutes. Il ne lui faudra que quelques minutes. Minutes pendant lesquelles je contemple le paysage à travers le fin rideau de pluie. Et effectivement, quelques minutes après le début de l'averse il commence à se parer de ses couleurs, traçant un grand pont céleste. L'Arc-en-Ciel dévoile sa beauté à nos yeux sur fond de soleil couchant. Je me retourne vers Amaël, un doux sourire aux lèvres.

-Je... Je veux apprendre à te connaître... Et je fais le serment de te protéger. Quoi qu'il arrive je serai présent pour toi. Je ne laisserai personne te faire du mal... Personne...
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Ven 17 Sep 2010 - 22:29

-Je... Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu me donne. Le ciel... C'est plus qu'un rêve pour ceux qui sont comme moi, attachés à la terre. C'est un symbole, c'est un but, c'est une raison de vivre. Et tu viens de me permettre de le parcourir. Jamais je n'avais imaginer pouvoir faire ça un jour... Et toi... Tu m'y emmènes, dans ce monde que seules les personnes comme toi peuvent parcourir. J'aurais voulu ne jamais redescendre, ne jamais retrouver ce contact dur et ce poids qui me retient. Rester là haut, toujours, avec toi...

Il me donne les larmes aux yeux. Je ne croyais pas, moi qui peut toujours toucher le ciel que ce pouvait être aussi important pour lui. Quand c'est acquis pour soi, on a de la difficulté à croire que certaines n'en connaissse rien. Si on me coupait les ailes, je ne pourrais plus vivre. Comment eux faisaient-ils pour résister à la tentation d'aller rencontrer les oiseaux? Je m'attendais à ce qu'il aille dans la maison, mais il n'en fit rien. Il se retourna d'un bloc et me serra. Je restai surpris de sa réaction un instant et puis compris que je l'avais vraiment touché, beaucoup plus que ce que j'aurais pu le penser. Je finis par réagir et refermai les bras sur lui, acceptant son étreinte remplie d'émotion. Il me lâcha et, d'un éclair de foudre, il sépara les nuages pour faire tombée la pluie. Elle tomba du ciel et, bientôt, un arc-en-ciel se forma. Je souris, j'adorais les arc-en-ciel!

-Je... Je veux apprendre à te connaître... Et je fais le serment de te protéger. Quoi qu'il arrive je serai présent pour toi. Je ne laisserai personne te faire du mal... Personne...
-Alors, si tu te blesse en me protègeant, je pourrai te soigner...

À son visage, même l'imbécile n'aurait pu prendre ses propos pour des sottises. Il était plus que sincère. Je lui souris et l'emmena chez moi, l'entrainant par la main. À l'intérieur, je me servis un jus de fruits, tiré directement des baies derrières ma maison. Je lui en servis un aussi et lui tendis, m'asseyant à ma table. Je ne savais trop que répondre à sa dernière phrase, donc je décidai de changer tout simplement de sujet, ça rendait les choses moins compliquées. J'en étais touché, mais je ne savais trop comment le lui dire... Pourtant, je n'avais fais que l'emmener voler... C'était une activité comme les autres?

-Tu sais, si tu le désires je pourrai te ramener dans le ciel, si tu veux. Je peux y aller quand je veux, alors pourquoi pas? Ce serait un plaisir pour moi. Tu ne seras plus jamais attaché qu'à la terre, je te le promets.

Il but son verre et je me retenus pour pouffer de rire. J'avais oublié de lui dire que c'était du jus qui tachait... Il allait se retrouver avec les lèvres rouges, ainsi que ses dents et sa langue. Pour l'accompagner, je bus le mien d'un trait. Ainsi nous serions deux à être rouge.

-Ça part avec l'eau... avec le temps.

J'attendis quelques secondes, puis je me posai une question.

-Depuis combien de temps es-tu sur Adiryl... car tu es un Élu, non? Raconte-moi pourquoi tu es ici! Je veux tout savoir de toi! Tu as déjà vécu sur Feleth... comment c'était? Tu as de la famille avec toi, ici?
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Helio Nyx



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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Sam 18 Sep 2010 - 13:26

-Alors, si tu te blesses en me protégeant, je pourrai te soigner...

La sincérité se lit sur son visage. Une sincérité aussi grande que la mienne. C'est une promesse que nous nous faisons, une promesse qui tiendra jusqu'à la fin et même au delà. Une promesse engageant le cœur de deux êtres, mais aussi leur âme. Son sourire est franc. Non seulement franc en tant que sincère, mais aussi en tant que libre. Libre de toute obligation de politesse, libre de toute dette. Un sourire vrai, entier, naturel. Il me prend la main et me guide jusque dans sa maison. Il fait vraiment bon à l'intérieur. Magiquement apaisant, réconfortant, charmant. Il se sert un jus de fruits rouges que je ne connais pas puis me tend un second verre. Il s'assoit à table, je l'imite en me plaçant juste en face de telle sorte à pouvoir contempler son sourire sans me dévisser la tête. Et puis ses yeux, ses yeux qui restent dans la teinte d'émotion que j'avais décelé avant d'aller à l'étang. Il semble réfléchir, peut-être à ce que je viens de lui dire. Ou peut-être à autre chose. Il prend la parole alors que je porte mon verre aux lèvres. C'est sucré, onctueux, avec une pointe d'amertume pour rehausser le tout.

-Tu sais, si tu le désires je pourrai te ramener dans le ciel, si tu veux. Je peux y aller quand je veux, alors pourquoi pas? Ce serait un plaisir pour moi. Tu ne seras plus jamais attaché qu'à la terre, je te le promets.

Je souris intérieurement. Il est vraiment doux et attentionné. J'ai rarement vu une telle personne. Même chez les Séraphins qui sont altruistes par intérêt. Enfin je le trouve personnellement. Soudain je le vois se retenir de rire, comme s'il avait oublié de me dire quelque chose à propos d'une erreur comique à ne pas faire. Il boit son verre d'une traite et je comprends avant qu'il ne me le confirme. Sa boisson est extrêmement tâchante, tellement que ses lèvres sont rouges carmin. Je souris à mon tour, trouvant que cette couleur lui allait particulièrement bien. Un blanc s'installe quelques secondes, le temps qu'il prépare sa question. Une question que je n'aime pas vraiment, mais je comprends très bien qu'il se la pose.

-Depuis combien de temps es-tu sur Adiryl... car tu es un Élu, non ? Raconte-moi pourquoi tu es ici ! Je veux tout savoir de toi ! Tu as déjà vécu sur Feleth... comment c'était ? Tu as de la famille avec toi, ici ?

(Ambiance)

Beaucoup de souvenirs que je préfère oublier. Je veux me détacher de mon ancienne vie. Je ne suis plus cet Helio de Feleth, là bas je n'existe plus. Je suis Helio, Élu Cartographe d'Adiryl, celui qui se bat pour la Vérité et la Justice avec ses mots et ses armes. Mais j'ai le sentiment que ce passé troublé va me suivre encore longtemps. Tant que l'on ne me connaîtra pas sous cette identité là ce sera peine perdue. Je me lève doucement et me dirige vers la fenêtre. La pluie bat toujours à l'extérieur, et l'arc-en-ciel est toujours paré de ses plus belles couleurs. Le ciel s'assombrit lentement pour entrer dans des teintes violettes et bleues marine. Je m'appuie contre le mur à ma droite pour rester le regard fixé au loin, comme si tout au bout, à l'horizon, se tenait mon passé. Loin, mais toujours présent. Je décide de lui répondre d'une voix monotone, comme si je racontais une histoire qui ne me concernait pas.

-Oui je suis bien un Élu. Mais mon arrivée en Adiryl est vraiment très récente sur l'échelle du temps de ce monde. Je ne me souviens pas du chiffre exact, mais ce doit faire six ou sept années que j'exerce mes talents dans le monde du dessus. Je suis né en Feleth, comme tu l'as deviné, il y a un peu plus de vingt-sept ans. À Venill pour être plus précis. Mes parents étaient tout deux dans une profession commerçante. Mon père cultivait ses terres et ma mère vendait ses produits dans le magasin aménagé au rez-de-chaussée de notre maison. Mais ils avaient un lourd secret en Feleth. Je ne sais pas si tu connais la politique de ce monde, mais il est dirigé par une personne auto-proclamée Roi. Tyrannique, il règne sans merci sur ces terres. Une partie de son armée, les Capes Blanches, est affectée à l'expansion de la terreur. Ils massacrent sans vergogne, font fi de la Justice, pillent, saccagent, violent, tuent. Ils ont tout les droits. Mais quelques hommes et femmes veulent changer ce monde. C'est la Résistance. Ils luttent à plus ou moins grande échelle pour renverser le Roi et instaurer une ère de paix.

Je marque une pause pour lui laisser le temps de mémoriser le contexte dans lequel je vivais. Puis je reprend de la même voix.

-Mes parents étaient des Résistants. Ils réussissaient à cacher leur condition de façon assez habile. Ma sœur, Tera, est née deux ans après moi. Les Capes Blanches qui circulaient dans la ville ne sont jamais rendu compte d'eux même que mes parents œuvraient pour la chute de ce Roi. C'est un de nos voisin qui, pour sauver sa vie et sa famille, a informé le groupe du secret de mes parents. Je ne sais pas comment il l'a sût. Mais le fait est que ces fous à lier sont entré dans notre magasin. Tera et moi-même avons tenté de les repousser, mais ils étaient trop nombreux et nous trop inexpérimentés, avec seulement quelques sorts de base et quelques talents pour agiter une masse. Nous nous sommes fait capturer, et les Capes Blanches nous ont fait payer notre vigueur au combat. Ils ont simplement torturé puis exécuté nos parents devant nos yeux alors que nous étions attachés à une poutre de la maison. Ils ont voulu nous laisser dépérir en nous laissant attachés au poteau. Nous avons tout de même réussit à nous échapper, puis nous avons fuit dans la forêt voisine à la ville. Une grande traque qui s'est achevée dans une faille nous menant en Adyril. Nous avons été recueillit par des Séraphins. Ils nous ont apprit à manier la magie et les armes en nous inscrivant dans une école, et depuis nous œuvrons pour le compte de l'Empereur. Je suis Cartographe, elle est Exploratrice. Je suis un Mage Guerrier, elle est une Archimage.

Je me retourne vers lui. Une larme coule le long de son visage, mon histoire tragique l'a touché.

-Je suis désolé, je n'ai pas eût un passé joyeux. Ma vie d'Humain... Je veux l'oublier. Je fais table rase pour pouvoir atteindre mon idéal de Vérité et de Justice. Et toi ? Quelle est ton histoire ?
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Dim 19 Sep 2010 - 18:04

Son histoire m'avait fait pleurer. Elle était tellement triste! J'eus envie de le serrer dans mes bras, pour lui démontrer ma compassion, pour lui montrer que je le soutenais, mais je ne le fis pas. Je ne sais qu'est-ce qui me retenait... mais ce fut suffisament pour m'empêcher de bouger. Les larmes ne faisaient que couler, sans s'arrêter. Pourtant, je ne savais que lui dire. Que je le comprenais? Qu'il pouvait compter sur moi? D'une façon, rien n'aurait été plus faux. Je n'avais jamais rien vécu qui soit réellement triste, aussi, j'hésitais à lui raconter mon histoire trop parfaite. L'histoire d'une vie simple et heureuse. Cependant, je ne pouvais pas ne pas répondre. Ce n'aurait pas été bien. Ce qui lui m'avait confié lui avait prit tant d'efforts, tant de courage, seulement pour se le rappeller que je me sentais mal de lui avoir demandé. Je devais au moins, au moins, lui raconter la mienne, même si elle n'était pas de la même nature...

-Eh bien, il n'y a pas grand chose à dire sur ma vie... Sur mon enfance en fait, car, je suis né il y a 32 ans. C'est jeune pour un séraphin... Je vivais au village avec ma mère, une guérisseure, comme moi et mon père, un sculpteur. Je suis le plus vieux de la famille, moi aussi. J'ai un frère et une soeur, ils sont jumeaux, Jamias et Xamia. Ils ont 27 ans, je crois. Je ne me rappelle jamais de leur âge. N'empêche, bon. Ma soeur est druidesse, elle et mon frère et bien... En fait, il est un voyageur. Il essait de se trouver quelque chose à faire de sa vie, mais il ne semble pas trop y réussir. J'ai eus une petite enfance parfaite, tu vois. Ma mère m'apprenait les sorts de soins, mon père, et bien. Il essayait que j'apprenne à me défendre, mais il n'y a pas vraiment réussit. Ça ne m'avait jamais intéressé, j'ai toujours été répugné de faire du mal à quelqu'un et peut-être aussi que j'étais trop lâche. Bref, je passais mon temps avec le plus de bruits possible, le plus de conneries imaginables et inimaginables... et à la fin, ils m'ont dit que je ferais peut-être mieux de trouver la paix dans cette forêt.

Je lui souris, pour lui montrer que je ne tenais aucunement rancune à mes parents. Après tout, j'étais très bien dans cette forêt et je pouvais faire le fou autant qu'il m'en prenait l'envie. Pendant mon histoire, je l'avais rejoins sur le bord de la fenêtre et serrais doucement sa main dans la mienne.

-Alors, je me suis amusé ici... J'ai fais de cette forêt mon petit coin de paradis. Ce n'est pas vraiment un exil, ils ne m'ont pas proprement forcé de m'en aller, mais de toute façon c'est mieux ainsi. Je suis trop exubérant et les murs m'enferme, je préfère être dehors. De plus, tout le monde sait où j'habite, il le faut bien, je suis soigneur. Les gens viennent ici et je les soignes. Peu importe ce qu'ils ont et qui ils sont, ils viennent tous. Même ceux que je n'énervais.

Je souris d'un air joyeux. Je n'étais pas du genre à en vouloir à tout le monde pour des riens. Ce qui c'était jadis passé n'avait aucun impact sur ce qui se passait aujourd'hui. La vie continuait toujours et elle, elle ne se préocuppait pas du passé, elle ne faisait que couler.

-Quand j'étais petit, j'avais un ami, il s'appellait Zinos et c'était un haut elfe. Il était un peu comme toi, courageux et intrépide. Il n'avait peur de rien et il voulait se battre. Il est allé s'entrainer pour l'armé et depuis, on s'est un peu perdu de vue, mais on se revoit de temps, même si rien n'est plus comme avant. Et voilà, c'est mon histoire.

Je lui souris de nouveau et attendit qu'il fasse un commentaire quelconque.
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   Mar 21 Sep 2010 - 22:01

(Ambiance)

Noir et Blanc. Ombre et Lumière. Tragédie et Comédie. Un fossé sépare nos deux histoires, et c'est ce même fossé qui s'est manifesté plus tôt lord de l'arrivée de ces trois Orcs. Alors que je n'ai pas hésité à mettre fin à leurs jours, à me jeter dans la bataille pour faire couleur leur sang à la place du notre, Amaël a attendu que je sois blessé pour achever celui qui m'a touché. Mais lui il est un Ange, un vrai, moi je suis un Homme qui a sût s'adapter au monde du Dessus. Il a aussi une sœur et un frère de mon âge, je pense que Tera et Xamia se ressemblent à leur façon. Par contre je suis curieux de connaître son frère. S'il voyage autant, peut-être qu'il serait intéressé de rejoindre mon groupe d'exploration. Le contact de sa main entourant la mienne me tire de mes rêveries. Il affiche toujours ce sourire à m'en faire fondre le cœur. Je souhaite du plus profond de mon âme qu'il ne lui arrive jamais quoi que ce soit de mal, et que la personne qui dérobera son cœur saura à quel point il est précieux et rare.

Il me parle d'un ancien ami, Zinos, maintenant membre de l'armée de l'Empereur. Je n'ai jamais entendu parlé de lui avant malgré mes quelques excursions avec l'armée en tant que cartographe. Il le compare à moi, le qualifiant de courageux et d'intrépide. Courageux, oui peut-être. C'est surtout que je n'ai pas eût le choix. Lorsque tout est perdu il n'y a plus qu'un seul choix à faire, regarder la suite en face ou non. J'ai défié le destin avec ma sœur, je n'étais pas seul. Peut-être aurais-je détourné le regarde si ma sœur n'aurais pas été présente ? Je baisse légèrement la tête alors qu'il me souris innocemment. La nuit finit par tomber derrière le rideau de pluie, emportant l'arc-en-ciel loin de nos yeux. Timidement je le serre contre moi, l'entourant de mes bras, et lui dépose un baiser sur la joue. Il est temps pour moi de rentrer, j'ai encore beaucoup de choses à faire concernant mon travail et que je dois faire ce soir. Et si ma sœur ne sait plus où je suis elle risque de s'inquiéter. C'est à contrecœur que je m'éloigne de quelques pas en arrière, lui rendant un sourire un peu triste.

-Je dois rentrer chez moi, il se fait tard.

Je recule encore jusqu'à lâcher sa main et atteindre la porte.

-On se reverra, je te le promets. D'ici là prend soin de toi !

Sans plus attendre je me retourne, sors de la maison, marche jusqu'à sortir du jardin et me met à courir pour entrer dans le forêt. Je me dirige droit vers chez moi en coupant par les bois, je saurai me repérer. Je préfère ne pas me retourner. Ce sera au destin de décider de notre future rencontre. Peut-être ce sera dans quelques jours, dans un mois, dans un an. Peut-être ce sera jamais, peut-être ce sera une nouvelle fois et pour toujours. Je ne pense pas que le hasard existe, il n'y a que la fatalité. Tout est inéluctable, et si je dois le revoir alors je le reverrai. Mais cette fois je me met à espérer pouvoir lui forcer la main, au destin.

(Bon je clos ce rp histoire d'en libérer un =D)
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MessageSujet: Re: Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]   

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Clairière proche du ruisseau [PV : Amaël Van Keüllian] [Post Clos]

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