''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]

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Viktor Hjortron



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Race : Homme
Classe : Chevalier magicien
Métier : Chevalier privatisé
Croyances : Euh ...
Groupe : Royaume

Âge : 33 ans

Messages : 15

Fiche de Personnage : En avant mes féaux drus !

Histoire de Personnage : 1. Une nouvelle chasse. [Terminé]

MessageSujet: Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]   Dim 14 Avr 2013 - 22:44

L'endroit était richement décoré, les murs bien habillés, le parquet ciré, le plafond finement peint et le mobilier était luxueux, même les personnes ici présentent appartenaient à une certaine classe sociale et leur accoutrement n'était pas muet à ce sujet, bien que sombrement vêtus. Ce n'était pas qu'une histoire d'apparence, cependant, c'était aussi une histoire de vocabulaire, de gestuelle et d'intentions, intentions qui étaient d'ailleurs toutes portées vers une femme relativement jeune, allongée dans un lit pour le moins grand et confortable. Elle était couverte d'une épaisse couverture, elle-même couverte d'une seconde et la seconde, d'une troisième. La majestueuse cheminée était allumée où un feu ardent dévorait avec voracité bon nombres de bûches. Bien qu'il faisait un temps radieux dehors, les fenêtres étaient fermées et les rideaux tirés, ne laissant passer qu'un mince filet de lumière. Cette femme était pâle, très pâle. Elle avait les yeux fermés mais, elle ne dormait pas. Elle était trop faible pour parler, trop faible pour bouger et sa respiration était à peine audible. Elle tremblait et suait en même temps, elle était comme morte de froid, malgré la température excessivement élevée de la pièce et les nombreux efforts qui étaient fait pour la réchauffer. Malade, cette jeune femme était très malade. Fait remarquable cependant, son cou était habillé d'une fine pièce de bijouterie et cet endroit semblait être sien. Il s'agissait de la comtesse.

Alors qu'une servante changeait la bassinoire avec délicatesse, un homme vêtu de noir était assis à son chevet. Il lui tenait le poignet et relever son pouls, en silence. Trois autres hommes étaient là aussi, debout autour du lit. L'un d'entre eux était chauve, l'autre était maigre et le troisième, fortement musclé. Bien qu'ils avaient tous les trois le visage assombris, l'un d'entre eux l'était encore plus. Ils regardaient le médecin, attendant son diagnostic sans prononcer un mot. Une longue minute s'écoula avant qu'il ne relâche le bras de la comtesse.

- On dirait que ça n'a donné aucun effet.
- Une fois de plus ...
- Je ne comprend pas ce qu'il lui arrive. Ses symptômes ne correspondent à rien de connu, aucun remède ne fonctionne et son état ne cesse d'empirer, quoi que nous fassions. Mes recherches me font tourner en rond, ça ne répond à aucune logique. Je suis désolé Messieurs mais, ceci dépasse mes compétences. Je ne peux même pas vous dire combien de temps il lui reste à vivre, elle n'est pas encore mourante mais, elle en présente pourtant les traits.


Le médecin rangea ses affaires, se leva, présenta ses excuses aux trois hommes et s'en alla presque aussitôt. Les chevaliers étaient anéantis, comme une pareille chose pouvait-il se produire sous leurs yeux et comment pouvaient-ils être impuissants face à cela ? Viktor s'en alla prendre la place du médecin, au chevet de sa soeur.

- Peut-être qu'il s'agit d'une malédiction ?
- Notre magicien nous a donné la même réponse que notre mire.
- Si ce n'est ni physique ni magique, qu'est-ce donc ?
- Qu'est-ce que j'en sais, Oswald ? Elle va mourir et nous ne pouvons rien faire pour empêcher ça.
- Ne perd pas espoir, vieux. Tout problème a sa solution.

- Je ne demande que ça, la solution ! Mais encore faudrait-il pour cela identifier clairement le problème !

Alfrun, qui avait participé aux recherches, arqua un sourcil suite aux dires du chevalier.

- Plus on multipliera nos sources, plus on aura de chance de comprendre ce qui ne va pas. Il faut qu'on fasse appel à tous les médecins et les guérisseurs possibles et imaginables.
- Tu sais comme nous, Alfrun, que personne ne doit savoir ce qu'il lui arrive. Si cette information venait à remonter aux oreilles de nos ennemis, ils saisiraient leur chance et on aurait de plus gros soucis encore que l'état de santé de la comtesse !
- Et alors ? Si elle ne peut pas compter sur nous pour l'aider et la protéger, sur qui le fera-t-elle ?


Les regards se tournèrent vers Viktor.

- Il faut que tu prennes une décision vieux, on ne peut pas continuer comme ça mais, on n'a pas vraiment le choix non plus.

Hjortron tenait la main d'Amandine dans la sienne. Elle était glacée et moite, comment une pareille contradiction pouvait se produire ? Son organisme devait avoir perdu la raison pour tenter de se réchauffer en se refroidissant. Le médecin était par ailleurs formel, elle allait mourir sous peu et il ne semblait y avoir rien à faire pour éviter cela. Perdre sa petite soeur, en baissant les bras et en se contentant de la regarder agoniser, lentement ? Jamais !

- Allons passer le plus d'oisances que possible, recruter le plus de monde que nous pourrons, ne regardons pas à la dépense ni à l'effort, nous n'avons que peu de temps. Si jamais l'un de nos chers voisins se décide à nous rendre visite, nous irons personnellement le joieler, qu'importe leur nombre et leur armement. Nous ne pouvons pas simplement nous avouer vaincu alors qu'il reste encore de l'espoir. Alfrun, tu tireras à Béolan et tu manderas les meilleurs guérisseurs que tu trouveras. Oswald, rend-toi à Madorass et ne repaire qu'avec les médecins les plus expérimentés. Pour ma part, je m’affererai de répandre la nouvelle jusqu'aux terres les plus reculées, si l'homme ou la fame qu'il nous faut existe, je le ou la trouverai.
- Entendu.
- Ça marche.

Et les deux hommes emboîtèrent aussitôt le pas, sortant de la chambre de la comtesse et s'en allant se préparer sans perdre une seconde. Leurs objectifs étaient clairs, ils les rempliraient certainement. Viktor se leva à son tour et embrassa Amandine sur le front, avant de se retirer lui aussi. Ils avaient fait un sermon, c'était le moment de l'honorer. Il missionna tous les messagers du comté, embaucha le plus de chercheurs de têtes possibles et s'en alla personnellement porter la nouvelle là où personne ne voulait y aller, c'est à dire, dans le grand nord, dans un village très méconnu du monde mais, qui s'est pourtant spécialisé dans un domaine fort intéressant, les maladies du froid.
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Rozen Aingeal



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Race : Séraphine
Classe : Chantre Guérisseuse
Métier : Chanteuse, médecin itinérant
Croyances : Aucune
Âge : 15 ans

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Fiche de Personnage : Une colombe égarée


MessageSujet: Re: Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]   Jeu 16 Mai 2013 - 23:19

Ce fut dans un petit village meurtri par la maladie que Rozen et Rywan faisaient halte ces jours-ci. En fait, ils auraient aimé fuir cet endroit au plus vite tant tout était insalubre, mais la faim les tiraillant, ils ne pouvaient plus avancer le ventre vide. Rozen fit encore une fois preuve d'une très grande sollicitude lorsqu'elle avait trouvé un enfant des rues couverts de plaies. Celui-ci lui avait arraché des mains une pomme vieillie avant même qu'elle ne croque dedans. Bien sûr, la jeune fille lui avait mis la main dessus ...et l'avait soigné.

Aussitôt, ce n'était pas deux ou trois personnes qui vinrent la voir, mais bien tout le village, l’entraînant de maison et maison en tirant sur ses poignets graciles ou ses manches fragiles. Cette foule de villageois suppliants et aux bords des larmes attendait un quelconque médecin dans l'espoir de recevoir un traitement. Il y avait là beaucoup de mères et d'enfants, les hommes étaient sans doute occupés à d'autres besoins. Bien que son travail acharné fatiguait inexorablement la jeune fille, Rozen était heureuse lorsque les villageois la graciaient d'une miche de pain, ou même d'un sourire.

Rozen eut terminé ce fastidieux travail trois jours plus tard. Ce fut lors de l'après-midi du dernier qu'un homme s'empressa de venir à sa rencontre. C'était un grand chevalier à la barbe entretenue et à la mine triste. Celui-ci confia à Rozen, dans un parlé peu habituel, qu'une Dame des Grandes Étendues avait besoin de soins d'urgence. Les symptômes qu'il décrivit rendirent la jeune fille perplexe. Cependant, celle-ci, constatant que la tristesse du bonhomme était insupportable -il devait beaucoup apprécier la malade- n'eut pas le cœur à lui refuser sa mission, et ils partirent tous trois, le chevalier, Rywan et Rozen pour les Grandes Étendues.

Ils arrivèrent devant le château après quelques heures d’empressements et s’engouffrèrent dedans. L’intérieur était luxueux, aussi riche qu’on le voudrait. C’est dans une grande salle que le chevalier les conduisit. Là, parmi les étoffes et les tapisseries, sous trois couvertures épaisses, était allongée une jeune femme pâle et poisseuse de transpiration. Elle portait les cheveux longs, elle était aussi dotée d’une certaine beauté malgré sa maladie. Une domestique s’afférait à sécher des gouttes de sueurs froides avec douceur sur son front lisse.

La jeune femme d’une vingtaine d’année était fiévreuse, cela ne faisait aucun doute. Mais cette fièvre était si forte et si tenace qu’elle épuisait son cœur à une vitesse impressionnante. Bientôt, elle ne serait plus si Rozen ne faisait rien. Aussitôt, la jeune fille se mit à l’ausculter. La comtesse n’avait même pas la force de réagir à ses paroles. Sa respiration était faible et courte. Elle avait un teint livide, elle ne pouvait pas ouvrir les yeux…

Rozen glissa un regard désolé vers le chevalier.

« Pardonnez moi, monseigneur, mais je ne connais rien de la maladie qui la ronge…J’imagine, en humble paysanne que je suis, que vous avez mandé toute l’aide possible. Cependant, il est trop tard. Elle mourra certainement dans la semaine… »

Elle fit quelques pas pour prendre la main du guerrier et lui témoigner ses plus sincères condoléances. Mais la peine infinie dans les yeux de cet homme la frappa comme un puissant coup de poing. Rozen fronça les sourcils.

« Je ne peux pas vous laisser ainsi…Il y a peut-être un moyen de lui redonner des forces. »

Ce n’était peut-être qu’une légende…

« Mais je suis dans l’obligation de vous avouer que j’ignore si la plante qui peut lui rendre sa vigueur existe bel et bien. J’ai lu dans un des livres de mon maître elfe un conte où la fleur d’Eleuthé rendait force et vigueur à quiconque mangeait ses racines. Ce nom ne vous dit certainement rien, mais il faut essayer. C’est une fleur à cinq pétales, selon la légende. Elle est blanche et jaune et elle pousse parmi les pins. »

Rozen lâcha doucement la main du noble. Elle alla ensuite au chevet de la jeune femme et ouvrit la bouche. Aussitôt, une voix douce et fluette comme le chant d’un oiseau s’éleva dans l’air confiné de la pièce. Cet air mettait du baume au cœur et apaisait quiconque l’entendait, mais Rozen chantait surtout pour la comtesse alitée devant elle. La jeune fille espérait sincèrement que cette chanson pourra la soulager quelques peu, du moins assez pour que sa vie tienne jusqu’à leur retour. Car ils allaient tout trois faire un long voyage dans le but de la sauver.

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Rywan Aingeal



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Métier : Flûtiste
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Groupe : Solitaires

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MessageSujet: Re: Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]   Ven 17 Mai 2013 - 1:36

Rywan n'était pas mécontent de quitter enfin ce village nauséabond où la maladie était omniprésente. Ce spectacle était aussi douloureux pour ses sens que pour son cœur et il était soulagé que sa sœur ait pu calmer les souffrances d'autant de personnes et immensément fier d'elle. En revanche il avait bien du mal à avoir confiance en cet homme qui avait surgit de nulle part pour les arracher de cet endroit. Il ne doutait pas de la véracité de son histoire, il avait simplement du mal à se sentir en sécurité à cheval derrière un homme armé, d'autant qu'il chevauchait un fauve, les menant à bride abattue vers un endroit inconnu. L'homme avait, en effet, dû acheter un cheval afin qu'ils puissent voyager plus rapidement, son lion ne pouvant pas transporter tout le monde. Le jeune ange avait dû insister longuement avant que ce chevalier accepte qu'il monte avec sa sœur. Cela pouvait paraitre dérisoire mais il refusait de prendre le risque que cet homme fuit avec sa sœur et le laisse seul derrière.


Le trajet en lui même fut des plus éprouvant, Rywan n'était jamais monté à cheval et il ne s'était déplacé aussi vite que grâce à ses propres ailes. Sa sœur partageait ses craintes mais ensemble ils parvinrent à les surmonter en se rappelant que s'ils chutaient ils pourraient toujours s'envoler dans le ciel et s'enfuir loin de toute forme de chevauchée.


Une fois arrivé au domaine de la Comtesse, ils furent reçus et choyés comme des invités d'honneur. Extrêmement mal à l'aise, cette situation des plus inhabituel ne fit rien pour apaiser les craintes de Rywan. Finalement, ils furent reçus au chevet de la comtesse et sa sœur leur révéla l'existence d'une fleur légendaire qui pourrait peut-être la sauver s'ils parvenaient à la trouver. Au final un voyage fut organisé en hâte et il fut décidé qu'ils partiraient dès le lendemain. Le jeune garçon ne comprenait pas pourquoi sa sœur tenait tant à les accompagner mais il resta muet de toute l'après-midi.


Une fois le soir venu, on alla leur préparer deux chambres. Ils demandèrent de concert à ce qu'on ne leur en donne qu'une pour eux deux, prétextant vouloir déranger le moins possible. On leur accorda bien vite ce qu'ils désiraient et il purent s'installer dans cette chambre au luxe et au confort totalement inédit pour eux et s'y mettre à l'aise, libérant leurs ailes immaculées bien trop compressées durant le reste de la journée. Les deux jeunes anges se sourirent et purent enfin parler librement entre eux.


"Rozen... Pourquoi fais-tu tout ça ? Je veux dire... c'est bien de vouloir les aider ou de vouloir soigner cette pauvre femme, bien sûr, mais tu n'as pas besoin d'aller chercher cette fleur avec eux, non ? Tu leur as dit ce qu'ils devaient faire, maintenant ils n'ont plus besoin de toi, tu ne crois pas ? Après... ce n'est pas à moi de décider à ta place de ce que tu devrais faire ou ne pas faire..."


Il ne l'avait jusque là pas laissée répondre, après tout désirait-il vraiment entendre les réponses de sa sœur ou simplement lui faire se poser ces questions elle-même ? S'avançant vers elle, le jeune ange l’étreignit avec toute la tendresse et la douceur qu'un frère pouvait avoir pour sa sœur. L'entourant délicatement de ses ailes, il caressa tendrement la peau nue de son dos.


"Tu sais que je m’inquiète pour toi, je ne peux pas te le cacher. Tu t'es tellement fatiguée ces derniers jours au village, tu as tellement donné pour tous ces gens... J'ai peur que ce voyage ne fasse que t'épuiser encore plus alors que tu n'en as pas besoin. J'ai peur de te perdre, Rozen, tu sais... qu'est-ce que je deviendrai sans toi, hein ? Tu es ma sœur, je t'aime.... et tu sais tout ça aussi bien que moi."


Le jeune Rywan mit fin à leur étreinte afin de pouvoir regarder sa sœur dans les yeux pour lui dire la dernière chose qu'il avait à lui dire avant qu'ils ne se couchent. Ses yeux, légèrement brillants, trahissant, bien que Rozen n'avait pas besoin de cela pour le savoir, la profondeur de ces émotions qu'il partageait avec elle. Tandis que leurs regards étaient mêlés, Rywan ne put réprimer un sourire simple et significatif, tant qu'ils étaient ensemble il leur était impossible d'être malheureux ou triste bien longtemps.


"Je serai à tes côtés durant tous ce voyage puisque tu tiens tant à le faire, et tu pourras compter sur moi à chaque instant, comme toujours. Je te donnerai autant de force qu'il faudra et je passerai tout mon temps à m'occuper de toi si c'est nécessaire. Après tout je n'y connais rien en plantes et je suis bien moins capable de te protéger que tout ces soldats et ces chevaliers... alors c'est bien le moins que je puisse faire."


Son léger sourire occupait maintenant une place conséquente sur son visage aux traits encore enfantin et ils s'allongèrent côte à côte sans rien ajouter car il n'y avait plus besoin d'autres mots entre eux pour qu'ils se comprennent. Ainsi serrés l'un contre l'autre dans un lit plus confortable que tout ce qu'ils avaient connus jusqu'alors, ils ne pouvaient qu'être heureux, qu'importe les épreuves que les lendemains leurs réservaient.
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Viktor Hjortron



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Fiche de Personnage : En avant mes féaux drus !

Histoire de Personnage : 1. Une nouvelle chasse. [Terminé]

MessageSujet: Re: Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]   Sam 18 Mai 2013 - 1:55

Le voyage vers le grand nord fut difficile et très fatiguant pour le chevaliers et son destrier. Il faisait atrocement froid ici et ils n'étaient pas habitués à de telles températures, d'autant que les intempéries étaient nombreuses par ici et la nature, plutôt ingrate. Fort heureusement, il ne s'était perdu et, mieux encore, une histoire lui était remontée aux oreilles au grès des quelques gens qu'il avait croisé. Il y avait non loin de là un petit village en proie à la maladie, il aurait reçu la visite deux miraculeux adolescents qui aurait dispensés des soins tout aussi efficaces que gratuits à quiconque le leur aurait demandé. Suite à cela, il avait emboîté le pas et c'était rendu là-bas, à la recherche de ces deux jeunes gens. Lorsqu'il les eut trouvé, il constata qu'il s'agissait d'un garçon et d'une fille à la ressemblance physique frappante. Il s'était adressé de préférence à la jeune guérisseuse, lui expliquant son problème et lui demandant son aide, à son tour. même si elle fut réticente dans un premier temps, elle accepta malgré tout de le suivre, bien que son compagnon avait beaucoup insisté pour chevaucher avec elle, à part, ce qui l'avait obligé à louer une monture.

De retour au château, après un retour tout aussi désagréable que l'aller, il les conduisit sans plus tarder jusqu'à la comtesse. La garde présente aux portes de sa chambre refusa de le laisser rentrer, suite à un ordre passé par le colonel de cette même garde, mais, garde qui se montra malgré tout raisonnable et qui laissa passer les deux jeunes gens. Viktor avait jeté un rapide coup d'oeil à Amandine, son était s'était encore dégradé et bien que les domestiques prenaient le plus de soins possible à s'occuper d'elle, leurs efforts étaient vains. La jeune guérisseuse fit son office et le verdict ne fut pas des plus réjouissants.

- Pardonnez moi, monseigneur, mais je ne connais rien de la maladie qui la ronge … J’imagine, en humble paysanne que je suis, que vous avez mandé toute l’aide possible. Cependant, il est trop tard. Elle mourra certainement dans la semaine …

Puis elle s'avança vers lui de quelques pas, avant de lui saisir la main. Pour Viktor, c'était l’effondrement. Tant d'efforts et tant d'espoirs réduits à néant. Il ne disait rien, se contentant d'observer la scène avec amertume et impuissance. Peut-être que sa tristesse avait débordé mais, la jeune fille tenta le tout pour le tout.

- Je ne peux pas vous laisser ainsi … Il y a peut-être un moyen de lui redonner des forces.
- Lequel ?

Répondit-il en sursautant.

- Mais je suis dans l’obligation de vous avouer que j’ignore si la plante qui peut lui rendre sa vigueur existe bel et bien. J’ai lu dans un des livres de mon maître elfe un conte où la fleur d’Eleuthé rendait force et vigueur à quiconque mangeait ses racines. Ce nom ne vous dit certainement rien, mais il faut essayer. C’est une fleur à cinq pétales, selon la légende. Elle est blanche et jaune et elle pousse parmi les pins.

Dit-elle en allant au chevet de la comtesse. Alors que le chevalier se demandait si une telle fleur pouvait exister, elle se mit chanter, d'une voix douce et mélodieuse, un air qui lui rafraîchit le coeur sans trop comprendre comment. Le plus incroyable cependant, ce fut qu'Amandine semblait aller mieux le temps d'un court instant. Une fleur qui ne poussait que parmi les pins ? Cela signifiait qu'il allait falloir voyager loin, très loin même pour la trouver, jusqu'au pics neigeux, en espérant bien sûr qu'elle existe bel et bien. Quoi qu'il en soit, la consultation était terminée et Viktor ne voulait pas troubler davantage sa soeur, aussi emmena-t-il tout ce beau monde dehors.

- Je vous témoigne toute ma grâce, garcelette et damelot, pour votre aide et votre fatigue. Sachez que la Comtesse saura se montrer généreuse et vous baillera de moult guerdons dès qu'elle sera guérie, à défaut de quoi, si elle trépasse, je m’acquitterai de sa dette envers vous. En attendant, je vais vous mander à ce que l'on vous fasse faire mainemain deux chambres où vous conserverez le reste de la journée, vous avez certainement besoin de reposance. Nous vous porterons également repaissance et de quoi assouager votre soif.

Mais visiblement, ils n'étaient pas d'accord pour faire chambre à part, soit, ça sera plus facile ainsi.

- Nous ne trouverons plus de pins que dans les pics neigeux, c'est donc là que nous irons quérir la fleur. Cela dit, notre reze ne débutera qu'au retour de mes féaux drus, c'est à dire, pas avant le pique du jour. Profitez donc bien du temps qu'il vous reste et n'hésitez pas à me quérir si le besoin s'en fait sentir.

Dit-il avant de les confier à quelques domestiques et s'en aller vaquer à ses occupations. Le soir venu, on les raccompagna à leur appartement et l'on posta deux gardes devant leur porte, après leur avoir fait monter repas et boissons. Pendant ce temps, Viktor cherchait à trouver le sommeil mais, en vain. D'ailleurs, on le tira rapidement de son lit lorsqu'on l'informa que ses compagnons étaient revenus ... Bredouilles.

- Oswald, Alfrun ! Vous êtes sains et saufs !
- Ah ta gueule !
- ... Ca fait toujours plaisir de te revoir, Viktor.
- Où est l'aide que je vous ai mandé ?

- Il y a une grave maladie qui se propage a Madorass, les médecins sont débordés, pas un seul n'a voulu venir.
- À Béolan, la garde a déserté et aucun magicien ne veut quitter la ville désormais sans défenses. Par contre, il y en a qui m'a donné ça.

Dit-il en sortant un fenouil de son sac.

- ... Un fenouil ?
- C'est ça.
- Et à quoi cela relenquit ?
- Je n'en sais rien. Il était tout vieux et miteux, il vomissait partout et il a crevé après m'avoir gueulé dessus.
- Brûle moi cette pouillerie !


Ce que Hallon s'en alla faire.

- Et toi ? T'as trouvé quelque chose ?
- Deux jeunes mires, un galopin et une meschinette.
- Des morveux ? Tu te moques de moi ?
- La jovente a examiné la Comtesse et pense que la seule curation existante serait une fleur blanche qui ne poussent qu'entre les pins.
- C'est de la connerie, encore une paire d'imbéciles qui cherchent à profiter du malheur d'autrui.
- Ils ont guéris tout un village à eux seuls !
- Sorcellerie !
- Oswald ! Tu as une meilleure solution ?
- ... Non.

- Alors nous partirons à l'aube, tâche de te reposer.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le lendemain matin, Hjortron s'en alla réveiller les jeune gens, à sa façon bien évidemment. Il n'avait donc fait aucun bruit en entrant, puis avait ouvert la fenêtre et les avait brusquement découvert.

- Debout, jovente et jovencel ! Le soleil est levé, mes compaings sont revenus, il est temps de partir ! Je vous attend devant la grande porte !

Dit-il tout en fanfare avant de repartir et de claquer la porte.
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MessageSujet: Re: Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]   

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Qui cherche trouve. [PV Rozen et Rywan Aingeal]

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