''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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  L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]

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Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

________________

Eldareth Anfauglith
________________


Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

Messages : 72

Fiche de Personnage : Ici


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyDim 21 Avr 2013 - 21:51

Avant cela...
_____


"Il n’y a aucun intérêt à ce que vous le sachiez. Aussi tenons en nous à La Spiriphage."

Lui répondit elle, sèchement. Sareth n'en était pas moins agacé, mais ne dénia pas prolonger cette conversation et en profita pour enlever son masque. Ils galopèrent ensemble jusqu'à la sortie de la ville, avant d'y être arrêté, malheureusement. On n'arrête pas un général comme ça, ou du moins on arrête pas Sareth comme ça, pour un contrôle de routine. Il descendit du cheval, curieux de savoir le pourquoi du comment. La Spiriphage en fît de même, surement peut-être pour autre chose, quoi que. De toute façon, c'était lui sa cible, elle n'allait rien faire de stupide, en tout cas pas en sa présence. Les gardes au nombre de 4 s'approchèrent, l'un d'eux attrapa par reflex la Bride du cheval d'Eldareth, puisqu'il semblait nerveux, comme apeuré et s'excitait sur place. Peut-être était-ce l'un des effets secondaires d'utiliser la télépathie sur un être sous-doué intellectuellement. Pourtant, il ne l'avait forcé à rien, cet animal avait immédiatement obéi à ses demandes. Enfin bon, rien de trop préoccupant, inutile d'y réfléchir. L'autre s'était éloignée de peu, pour appeler son cheval, peut-être. Rien de plus indiscret. Un des gardes s'en alla à sa rencontre, enfin, ce garde-ci, le Général ne pouvait l’apercevoir. Mais il la croisa des yeux et lui fit un regard si hardi, si écrasant qu'il ne pouvait dire qu'une chose : "Reste tranquille". Les gardes lui demandèrent juste au même moment :

"Bonjour Monsieur Anfaugltih, c'est rare de vous voir sortir de la ville. Généralement, vous faites en sorte que cela ne se sache pas, n'est ce pas ? Où allez vous ?"

Eldareth le regarda impassiblement. Qui était cet homme ? Pour qui se prenait-il ? En étant influant et même redouté, nous ne pouvons éviter que certaines personnes soit "haineuses" envers nous, ce n'est pas trop dérangeant en soit même, mais pas négligeable. Il n'hésita pas à lui répondre :

"Nous allons dans ton cul, retrouver ta mère qui s'y est surement égarée."

Le garde n'eût pas le temps de répondre, ni même de réagir, qu'Eldareth lui envoya un formidable coup de coude dans la figure, un coup qui se ressent, croyez moi. Il tomba à la renverse, la mâchoire totalement déboîtée, inconscient. L'autre garde, témoin de la scène, n'osa pas réagir et recula lentement, gagné par la peur :

"Dois-je te rappeler quelle est la différence qui nous sépare ?"

Lui dit il. Mais le concerné ne répondit pas, trop étourdit pour cela. Eldareth préférait toujours éviter les combats, mais refroidir ceux qui avaient un problème avec lui était beaucoup plus judicieux que de les laisser parler. Ainsi, il assurait à la fois ses arrières et sa réputation par quelque chose de solide : La peur. Chose qu'il avait aussi essayé chez la Spiriphage, mais qui s'est avérée inefficace car celle-ci s'étant contentée de subir, mais pas de réagir. Pendant ce temps, le "garde" qui s'était intéressé à la femme à capuche n'avait pas tardé à engager la conversation :

"Alors, on accompagne le Général ?"

Lui avait t'il dit. Il la regardait fixement. Il souriait, c'est la seule chose qu'elle pouvait voir à travers son heaume. Il y avait quelque chose de puissant chez cet homme. Quelque chose d’indescriptible. Puis il enleva lentement son casque. Le monde autour d'elle s'était, figé. Il n'y avait plus aucune couleur, plus aucun son. Rien. Ses cheveux blancs flottaient dans les airs. Un visage harmonieux et fin, un visage.... identique à celui d'Eldareth. Ses mouvement étaient décomposés, comme si il s'agissait d'image qui se succédaient lentement. Il leva sa main vers sa gorge et de son pouce, fît mime de se la trancher. Un rire résonna au fond de son esprit, comme un puissant écho, se répétant toujours et encore...

"Hé ! Tu m'entends ?"

"L'autre Eldareth se dissipa soudainement, comme s'il n'avait jamais été là et... Tout se brisa, tout redevenait comme à l'habituel. Des bruits, des couleurs. Ces paroles, elle ne mit pas longtemps à deviner qu'elles avaient pour base le Général, qui la regardait alors fixement, plissant les yeux. Il n'ajouta rien, se contentant de la regarder. Puis il détourna les yeux et lui murmura, d'une voix rassurante :

"Nous y allons."

_____________________________________________
Il faisait froid. Il faisait noir. Il n'y avait rien. Rien hormis elle et... lui, l'homme qui avait les cheveux blancs. Elle n'avait rien, ni ses lames, ni ses vêtements, tout comme lui. Il plongea sa main dans l'ombre avant de la ressortir avec ce qui semblait être une dague. D'un mouvement léger, il lui tend. Elle n'était plus maîtresse de ses mouvements. Elle n'avait plus rien. Seuls ses yeux lui obéissaient. Elle saisissa la dague. Lui, fît mime de se trancher lentement la gorge avec son pouce. Elle l'imita. Mais de ce qui avait été le pouce pour l'homme, était une dague pour elle, une dague avec laquelle elle se trancha lentement la gorge. Son sang se répand. Il sourit. Elle tombe.

"Si un telle chose que le bonheur existe en ce monde,
Ca doit être quelque chose qui ressemble à un néant sans limite.
La vacuité consiste à ne rien posséder et donc à n'avoir rien à perdre.
Si ce n'est pas le bonheur, alors qu'est ce que c'est ?
Les Choses que mes yeux perçoivent n'ont pas de sens...
Les Choses que mes yeux ne peuvent percevoir n'existent pas.
Il n'y a rien, ni en toi, ni en moi, Elian.

Il est temps de te réveiller, maintenant"

_____________________________________________

L'odeur des champs, de l'air libre... Venil, ville campagnarde de commerce entourée d'exploitations agricoles et située sur un fleuve. Ici, l'influence du royaume est basse, ici, les rebelles et autres organisations dominent, ici, Edareth n'est plus en position de force. Sous demande de la Spiriphage, qui menait alors la "marche", ils se dirigèrent jusqu'aux "docks". Sareth était plus méfiant et prêtait d'avantage attention au contexte, ayant le doute qu'on l’emmenait dans un traquenard. Là où cette fille se trompait, ou peut-être même, la confrérie se trompait, c'est qu'il n'est pas un enfant de cœur ni un gamin, il n'a pas accepté cette "proposition" sans savoir qu'il courait un risque, si petit soit il... Ne jamais sous estimer son adversaire disait-on. Eldareth connaissait la confrérie et ses limites, ses points forts et ses points faibles, il l'avait déjà affronté et est prêt à le faire une seconde fois, mais à l'inverse, elle, ne connaissait rien de lui... enfin, il s'était arrangé pour. Rare sont ceux qui échappent à ses yeux, rare sont ceux qui échappent à sa lame. Il avait passé la frontière de Venil en sachant tout cela. Ils arrivèrent, le soleil se levait alors. Ils avaient certainement voyagé longtemps. Le Général remarqua que la Spiriphage, une seconde fois, s'était plongé dans un état qu'il qualifierait "d'intermédiaire entre le monde réel et des rêves", il lui cria alors :

"Il est temps de te réveiller, maintenant."
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La Spiriphage



________________

La Spiriphage
________________


Race : Demon Commun.
Classe : Spiriphage.
Métier : Bourreau.
Croyances : /
Groupe : Alliance des Ombres- Confrérie des Ombres

Âge : 26 années recensées.

Messages : 16

Fiche de Personnage : Symbiose cadavérique.


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyVen 26 Avr 2013 - 15:43


Les hommes ? Du moins, un homme. Il était grand, le même type de carrure que son contrat. Il portait la tenue militaire, la tenue des gardes de la citée et à sa hanche droite pendait un long fourreau. La Jeune femme essaya de ne point trop lui prêter d’attention mais ignorer quelqu’un semble une chose difficile quand celui que vous fuyiez se place juste devant vous. Là, il n’y avait aucun moyen de détourner son regard et elle n’en fut pas moins contente d’avoir caché de nouveau son visage derrière sa capuche. Elle lâcha la bride de son cheval. Cet homme devant elle avait quelque chose… d’attrayant. D’hypnotique. Il émanait de lui quelque chose de très attractif qui vous ferez oublier votre propre nom. Une puissance que l’on pouvait ressentir jusque dans son corps, qui résonnait en soi comme tant de tambours et de martèlement de sabots contre les pavés. Un bruit si assourdissant et pourtant si doux… Apaisant. Comme un douce folie qui gangrène peu à peu votre corps. Vos chairs se délient, flétrissent. Pourrissent en somme. Pourrissent pour finir sur la sol, pour finir noyé dans le peu de larmes qui vous reste. Serais-ce de la souffrance ou tout simplement de la honte ? Et si ça n’était rien de cela ? On pleure trop facilement une perte, la Spiriphage le savait. Et l’homme aussi. Puis, une autre image jaillit alors qu’il enlevait son heaume. Les traits fins et les cheveux blancs. Il était jeune mais semblait si vieux. Il y avait un espèce de charme sauvage, dangereux et incontrôlable qui émanait tel des ondes de choc. Elle ne pouvait défaire ses yeux de cette créature qu’elle savait prête à la manger et pourtant, d’une félinité sensuelle. Elle sentait des choses bizarres se passer en elle. Des petites chatouilles dans son ventre, ses muscles qui se tendent. Partagé entre méfiance et confiance, entre haine et amour. Tout semblait contradictoire. Seulement, à trop fixer une personne, on en oubli son propre corps. Mimétisme certainement. Le bel damoiseau passa négligemment son doigt sur son cou. Lentement. Mais n’était-ce pas la jeune femme qui en faisait de même ? N’était-ce pas elle qui passait langoureusement son pouce contre sa trachée et sa carotide ? « Hé ! Tu m’entends ? ». L’homme s’effaça aussi rapidement qu’il était apparut. Il disparu dans les limbes de ses souvenirs. Avait-elle rêvé ? « Nous y allons ». Il avait été intransigeant. Nul doute possible, il n’attendrait pas. Aussi, se réveillant de sa torpeur, elle mit pied à l’étrier et s’engagea sur la route du retour.

Route ? Sentier plus ou moins tortueux où le temps avait creusé de nombreuses incommodités de transport. Il faisait une nuit d’encre. Le chemin n’était pas visible et les champs qui bordait la route n’étaient qu’ombres mouvantes. Elle aimait ce genre d’endroit. Ce calme causé par le manque de clarté. Les sens en alerte pour se préserver du moindre danger : car les routes ne sont pas sûres. Surtout en ces temps troublés où les innovations fleurissent tout autant que les cadavres de la Guerre s’accumulent. Ce soir, elle ne pouvait pas voir avec ses yeux mais sentir avec son corps et son cœur. Il leur faudrait la nuit entière, peut être même la suivante s’il prenait un rythme lent pour atteindre la ville portuaire. Venill la Belle. Celle qu’on surnommait la Commerçante. Loin des frivolités de la capitale, là bas, les femmes avaient des cœurs d’ouvrières et les hommes allouaient leurs cœurs à leur commerce. Beaucoup disaient que c’est à Venill que l’on devient riche et à Madorass que l’on vide les caisses. Nombreux bourgeois avaient gagnés leur fortune alors qu’à Madorass, la Grande, la richesse naissait plus souvent de disparitions fortuites. Bien que, comme de partout, il y ai un lot de cocottes en corset et d’homme en culottes, la plupart des habitants la Commerçante avait déjà travaillé, s’étaient salis les mains et levés aux aurores. Tel était le charme que la jeune femme lui trouvait. Elle qui n’avait jamais rien vécu sinon sa gloire dans son travail laborieux. Longtemps elle avait reçu des punitions pour ses fautes, des corrections que nul ne devrait connaitre. Elle a souffert autant qu’elle faisait souffrir. C’était le prix à payer. On ne peux pas faire mal sans savoir ce que c’est, il s’agit là d’une des règles primaires et certainement ce qui rendait son Art plus noble encore que la Peinture ou les Chants. Elle, elle faisait un tableau vivant en faisant chanter le protagoniste. Même si hurler serait plus correcte. Pour voir le beau, il faut y être confronter. Son Maitre lui avait dit un jour : « Nul résultat sans peine. ». Elle n’avait jamais mesuré à quel point il avait juste. Que dirait-il maintenant qu’elle s’inclinait devant les plus grands de son Ordre, ceux qui semblaient si inaccessibles dans ses rêves d’enfants…

Ils avaient mené grand train. Leurs montures écumaient mais qu’importe. Elles les avaient guidé jusqu’à la ville. Ils passèrent devant les champs que l’aurore violacée sublimaient. Elle repris alors les rênes, bien que le Général s’était tout au long de leur périple arrangé pour se trouver derrière elle. Bien qu’il avait tord de la considérer comme un ennemi, elle ne pipa mot de tout cela et se dirigea vers les docks. Les ports marchants. Personne n’était encore levé à part les pêcheurs. Elle s’arrangea pour passer par les ruelles les moins fréquentées. Elle avait l’habitude, après tout, d’être une Ombre, quelqu’un que l’on ne voyait pas. Les sabots martelaient les pavés en cadence, dans une allure lente… Une allure qui lui rappela celle de la veille au soir. L’homme aux cheveux blancs qui avait dégagé tant de choses en elle, tant de sentiments aussi interdits que dérangeant par leur confrontation momentanée. « Il est temps de te réveiller maintenant. ». Il avait crié et les trois pêcheurs qui embarquaient s’été retournés. Trop tard. Elle arrêta sa monture et mis pied à terre sous l’interrogation de son compagnon de voyage. Ici, personne n’aimait les Capes Blanches, alors leur général… Et puis, nul n’était sans savoir que les Ombres se déplaçaient sur les murs de cette ville. Dommage pour eux, ils auraient dû ne pas se retourner. Elle avança vers eux et une fois à leur hauteur, d’un geste souple, elle trancha les deux gorges barbues qui était à sa porté. Le troisième écarquilla les yeux et ouvra la bouche mais aucun son ne sortit. Et la raison humaine voulu qu’il couru sur son bateau, trébucha en se cognant la tête. Il gémit de douleur, certainement mais sa lenteur permit à La Spiriphage d’attacher ses pieds à la corde de l’ancre. Elle le poussa à l’eau et regarda les dernières bulles remonter à la surface avant de balancer les deux autres victimes par-dessus le bastingage avant de revenir près de sa monture. « Je ne m’échine pas à passer dans des ruelles et à rallonger le trajet pour rien. Sachez qu’ici, vous êtes une cible plus qu’appréciable alors tâchez de rester discret. D’ailleurs, nous y sommes presque, venez. ». Tout deux rejoignirent la petite écurie miteuse derrière la bâtisse qui servait d’entrepôt. Personne n’y venait mais il n’y avait pas plus sûr endroit pour eux : il s’agissait d’une des nombreuses acquisitions de la Confrérie dans la ville. Elle jeta une pièce d’or au valet qui lui sourit de ses dents cariées. Elle se retourna. « A partir de maintenant, vous ne pouvez plus voir où l’on se dirige, il va falloir me faire confiance, je suis désolée… ». Sur ces mots, plusieurs hommes sortirent de l’ombre, encapuchonnant leur invité et liant ses mains avant toute riposte… Il était pour le moment traité comme un invité de marque, est-ce que cela durerait-il ?
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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptySam 27 Avr 2013 - 22:48

"Il est temps de te réveiller maintenant."

Il avait crié, peut-être un peu trop fort. 3 hommes s'étaient retournés, lui ne les avaient pas remarqué, mais elle, si. Elle mit pied à terre, le général lui demanda pourquoi, mais elle ne lui répondit pas. Mais le temps de se rendre compte de ce qui se passait, elle avait déjà coupé 2 gorges. Des marins peut-être ? De là où il était, Eldareth ne pouvait pas vraiment voir les visages, mais nous pouvons déduire que le troisième fût pris de panique, réaction humaine de base. Pas de bol, il trébucha et se cognant la tête. La Spiriphage profita de son moment de faiblesse pour lui attacher les pieds à la corde de l’ancre et le balancer dans l'eau. Mais d'où sortait cette fille, merde ? Elle revînt vers sa monture, et lui adressa :

"Je ne m’échine pas à passer dans des ruelles et à rallonger le trajet pour rien. Sachez qu’ici, vous êtes une cible plus qu’appréciable alors tâchez de rester discret. D’ailleurs, nous y sommes presque, venez."

Il se contenta de souffler du nez, mais ne tarda pas à répondre lorsque la concernée eût fini de monter sur sa monture :

"Dis moi, Clara : Tu as déjà touché une bite ? Parceque si non, tu devrais profiter de l'inconscience de tes victimes pour le faire, histoire de ne pas finir ta vie avec en te disant : « Je n'ai jamais touché un sexe masculin et je n'ai pu me satisfaire de mes désirs sexuels qu'avec des ustensiles de cuisine. »"

Il avait laché ça comme ça, pour le plaisir en imitant la voix (très) aiguë d'une fille pour se mettre à la place de La Spiriphage. L'interlocutrice tourna sa tête pour le fixer et lui se contenta de sourire bêtement en guise de réponse. Vous remarquerez aussi le petit "Clara". Il comptait l'appeler comme ça jusqu'au moment ou elle se déciderait à lui dévoiler son vrai nom. Il enchaîna :

"Tu m'injures avec ton regard, je te baise avec mon sourire, Louloute."

Malgré ces deux provocations, elle resta calme. Enfin, d'apparence. Il savait maintenant qu'elle pouvait faire preuve de calme, ou peut-être n'avait elle pas répondu violemment simplement parcequ'elle croyait qu'il était plus fort qu'elle ? Alors pourquoi avait elle la langue si pendue ? Il l'humiliait et elle ne faisait rien. Il y a une raison simple à cela : Lorsque nous formons un individu, qu'il soit bête ou intelligent, il acquière des automatismes. De cette façon, nous le changeons radicalement, un gamin peut devenir un dur comme un dur peut devenir un gamin. Il n'est simplement qu'une cible, une cible qu'elle doit garder en vie, par tous les moyens. Peut importe ce qu'il pensait d'elle ou ce qu'il lui disait. Elle était exactement identique à celui qu'il avait été par le passé, dressée pour obéir aveuglement à ce qu'on lui impose, privée d'une partie de son libre arbitre. Et c'est après, après s'être dirigé vers la petite écurie miteuse derrière une sorte d'entrepôt, après qu'elle ait donné une pièce d'or à ce qu'on pourrait qualifier de valet, ses délicieuses lèvres lui murmurèrent :

"A partir de maintenant, vous ne pouvez plus voir où l’on se dirige, il va falloir me faire confiance, je suis désolée…"

La réponse fût immédiate :

"Te faire confiance ?"

Il pouffa :

"Tu es une chienne tenue en laisse, qui fait ce qu'on lui demande. Comment oses-tu demander une telle chose, alors que ta vie ne t'appartient même pas ?"

Il l'a regarda fixement, pitié et compression se mélangeaient dans son regard, chose qu'il n'essayait pas de cacher. C'est alors que plusieurs hommes sortirent de l’ombre, encapuchonnant leur invité et liant ses mains avant toute riposte, il faut dire qu'il n'avait pas cherché à résister. Ils avaient lié ses mains avec une sorte de corde. C'était ridicule, si ridicule qu'il ne parvenait pas s’empêcher de ricaner, jusqu'à qu'il se prenne un bon coup dans les côtes et qu'il se taise. Il faisait froid et humide, Eldareth devina qu'il était dans des souterrains. Alors le QG de la confrérie est situé dans les souterrains de venil ? On lui confisqua son katana, enfin, on demanda à Clara de le garder. Par chance, même après les fouilles, les hommes de la confrérie n'avaient pas remarqué ses lames secrètes. Il passèrent dans une salle où il y avait grand monde, chose devinable par la brouhaha présent et assourdissant. Alors, il hurla, pour bien se faire entendre :

"LES GARS, JE SAIS QUE VOUS VOULEZ TOUS M’ÉPARGNER LA SENTENCE DE VOIR VOS TRONCHES DE DÉTRAQUÉS, MAIS J'AIMERAI QUAND MEME VOIR CE QUI SE PASSE ! QUELQU'UN AURAIT L'OBLIGEANCE DE M’ÔTER CE FOUTU SAC ?! "

Quelques secondes de silence. Paf, Quelqu'un s'approchait. Il le sentait. Il se planta devant lui. Eldareth sentait sa monstrueuse haleine et après avoir tenté en vain d'éviter le parfum en gesticulant débilement la tête dans tous les sens, il lui donna un puissant coup de boule alors que celui-ci s'apprêtait à parler. L'homme s'étala contre le sol, les autres se levèrent, le général ajouta :

"Désolé j'ai éternué."

C'est facile de voir comment on perd facilement le contrôle de la situation. Certains étaient bourrés, d'autres drogués. Certains dégainèrent, d'autres saisir des bouteilles. Ils regardaient tous le général encapuchonné, la haine et l'envie de se battre se faisait sentir. Il risquait de se faire tuer, diriez vous. Et bien, lorsque la peur de mourir n'est plus présente, lorsque la vie n'est plus importante, on ose beaucoup plus. Mais aussi, peut-être cela fait-il partie de plan. Un plan Rusé, ingénieux, mais risqué et ne garantissant que peu le succès. Alors, pour combler le silence installé depuis quelques secondes, Eldareth murmura :

"J'ai envie de pisser, que quelqu'un vienne ouvrir sa bouche devant moi. Immédiatement."
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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyDim 28 Avr 2013 - 1:38


Des provocations. Encore et toujours mais elle ne répondait pas. A quoi bon répondre quand ça n’en vaut pas la peine. On lui avait enseigné la parole utile et non le bavardage des vieilles. On tendit l’arme du Général à la jeune femme qui la sortit du fourreau. Il s’agissait là d’un instrument d’une finesse extrême. L’on dit souvent que les armes sont le reflet des âmes. Si ce proverbe s’avérait vrai pour sa cible, elle n’avait vu que peu de grâce. Peut-être aussi était-ce là une façon de se cacher du monde, de se protéger. Si ses techniques d’intimidation marchait sur le commun, elles laissaient de marbre la Spiriphage. Pour le moment, il n’avait rien à craindre d’elle. Son travail était de l’amener à peu près entier au Cercle et éviter tout problème en chemin. Elle était garante de son comportement et surtout, de tout ce qui pouvait découlait à partir de là. Elle fit un léger geste de la tête aux hommes qui se trouvaient là. Des affidés, peut être des Ombres. Cela l’importait peu du moment qu’ils lui obéissaient. Puis, en une fraction de seconde, elle vit. Elle croisa le regard d’un des gaillard. Il avait une belle carrure, et sa jeunesse était apparente. Mais ses yeux, eux, criaient la peur. La crainte. La méfiance à l’égard du Bourreau. Il est clair qu’en ces lieux, la croiser n’était pas bon signe pour celui-ci. Nul ne voulait avoir à faire à elle. Elle était un symbole. Elle était l’arme vengeresse de son Ordre. Elle était celle qui savait faire résonner les cris dans les couloirs mieux que personne. L’effroi qu’elle instaurait n’était pas anodin : La Spiriphage était une artiste macabre, prête à tout pour une symbiose cadavérique. Au-delà de ça, elle pouvait être pour certains une jeune femme fort charmante. Qui oserait imaginer derrière ces traits d’ange,  en dehors de ses cicatrices et ses yeux sanguin, se cache en fait une Folle ? Quelqu’un qui aime tant la vie qu’elle offre la mort ? Personne. On ne la détestait pas elle, on haïssait son nom, on abhorré ses actes. C’est ce qui faisait d’elle la Spiriphage, et non Elian.

Ils avançaient depuis dix bonnes minutes dans le quartier général. L’humidité habituel emplissait l’air. Qu’il fait bon d’être chez soi. Pourtant, pour rejoindre le Cercle, ils leur seraient obligatoire de traverser les quartiers les plus fréquentés. La jeune femme détestait ça. Là, régnait l’effervescence même de la guilde. Là s’exposait sa véritable nature. Raclure de bas fonds pour la plupart. Les Ombres d’une part, dans un coin reculé de la pièce. Ensuite, tout n’était que débauche là où se posait vos yeux. De l’alcool l’humidité ambiante avait pris l’odeur, des gens dégustait l’opium, invention tout de suite adoptée pour un nouveau marché. De plus, ça et là se mêlaient des corps à moitié rongé. Des putains appartenant à la guilde passant de mains en mains. Sinon quelques esclaves devant être vendues sous peu. Là était tout ce qu’elle détestait. Comment pouvait-on agir de la sorte ? Faire des horreurs pareilles à des corps qui mériteraient bien mieux. Le dégoût s’empara d’elle. Il n’était pourtant pas rare qu’elle doive ramener un de ses petits pensionnaires de cette façon, mais il lui en coutait à chaque fois. Elle s’éclipsa alors qu’une Ombre l’interpella. Il était aviné, son haleine puait la fermentation mais il réussit à aligner quelques mots cohérents : « On m’donné ça p’ur vous. Cle chef, hic. Il a dit que j’crois qu… Il a dit qu’fallait l’mett’ à vot’ proie ». Il lui tendit un collier. Non pas un joli collier dont les femmes aiment se pourvoir mais des lanières de cuir épais, avec un fermoir complexe empêchant que la personne à qui on le mettait ne se l’ouvre lui-même. Aussi, en son centre était incrusté une drôle de plaque. Ni du fer ni de l’argent. Quelque chose d’étrange avec des arabesques gravées dessus.

Lorsqu’elle retourna auprès de ses compagnons, plusieurs lames étaient dégainées et les ivrognes s’étaient tus. Tous regardait le Général, se trouvant en face d’un homme gras au petit air lubrique. Sans nul doute un des tenants de maison de passe de la Confrérie. Sauf que quelque chose clochait sur son visage. Du sang coulait de son nez et il s’était mis à pleurer comme un enfant de cinq ans. Il avait mal, elle le sentait. Elle avait toujours cet étrange sentiment de plénitude qui l’envahissait à chaque fois. Comme après une bonne nuit de sommeil mais en beaucoup mieux, beaucoup plus puissant. « J’ai envie de pisser, que quelqu’un vienne ouvrir la bouche devant moi. Immédiatement. ».  Personne ne réagit. Pourquoi avait-il fait ça ? A présent, c’est elle qui aurait des ennuis. Sa mission n’était pas un succès total et cet homme avait la fâcheuse manie de se faire remarquer. Contre toute attente, l’Empoté couru vers lui et lui retira le sac, libérant sa vision. Il arma son poing. « Toi je vais te but.. ». Il n’eut pas le loisir de répondre que déjà la lame du Bourreau se retrouvait sous sa gorge, le menaçant mieux que les mots. L’acier contre la peau et la peur palpable qui s’en échappait ne rendait que la scène plus excitante pour elle, bien qu’elle n’en montra rien. « Ose le toucher, ou même ne serait-ce que lui enlever un cheveux de sa tête et je te découpe en rondelle. ». Elle chuchota : « Regarde autour de toi. Regarde ces chiens aux aboies. Ils n’attendent que ta mort, tous autant qu’ils sont. Telles sont les règles ici : tue ou sois tué. ». « J’aurais dû me douter que le Chienne était derrière tout ça. ». Elle ne répondit pas et l’envoya simplement valser plus loin sans trop s’en préoccuper. Il sentait aussi fort l’urine à présent que la pièce l’alcool. La Spiriphage ordonna d’un simple geste de maintenir le Général plus fermement et de le mettre à genoux. Avec deux hommes qui vous tiennent et qui, en même temps vous donne un coup dans l’articulation, croyez moi que même si vous êtes fort, vous ne pouvez que subir. Elle s’approcha de lui et l’imita mais lui empoigna les cheveux en les tirants vers l’arrière. Il lui fit une de ses réflexions acerbes. Après tout, c’est ce qu’il avait fait depuis le début de leur rencontre. Elle plaça le collier et relâcha sa tête en le lui attachant. Elle s’approcha de son oreille et lui susurra, rien que pour lui : « Appelez moi comme vous voulez mais cessez de jouer les imbéciles. Vous n’êtes pas le bienvenu, d’ailleurs, ici personne n’est tout à fait en sécurité. Je ne serais pas là tout le temps pour éviter que votre minois ne sois quelque peu abimé par l’un d’entre eux. ». Il bouillonnait intérieurement, cela se voyait à ses traits tirés nonobstant, il gardait ce sourire et cet air satisfait. S’il avait pu, ses mains se seraient instinctivement porté au collier. « Il vous va à ravir. A vrai dire, cela m’inspire un peu alors j’ai plutôt hâte d’en finir et retourner simplement au près de mes pensionnaires. Si dorénavant vous pouviez éviter de vous faire remarquer… En échange, plus de sac. Qu’en dîtes vous ? ». Il était si étrange pour elle de faire un compromis avec un contrat que les mots sonnaient très faux dans sa bouche. Qu’allait-il répondre à son offre ?
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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyDim 28 Avr 2013 - 20:42

J’ai envie de pisser, que quelqu’un vienne ouvrir la bouche devant moi. Immédiatement.

Aucune réponse, il s'apprêtait à en remettre une couche lorsqu'il entendit celui qu'il avait précédemment frappé se lever, puis avancer rapidement vers lui. D'un brusque geste, sans aucune douceur, il lui ôta son "sac". Super. L'un s’apprêtait à en mettre une, l'autre à riposter, mais ce combat ne dura pas bien longtemps, stoppé par la lame de cette Femme qui était posée sur la gorge de son adversaire. Il fût impressionné par sa rapidité d'action, son timing était parfait. Alors elle souffla à l'agresseur :

Ose le toucher, ou même ne serait-ce que lui enlever un cheveux de sa tête et je te découpe en rondelle.

Elle ne manquait pas de classe et le Général par l'apparence ne décelait rien. Aucune peur, aucune hésitation. Il ne savait pas qui était cette fille, ni même le rôle qu'elle jouait dans la confrérie, mais il valait mieux ne pas trop pousser avec celle-ci. Derrière sa beauté sans nom se cache un serpent, un serpent qui aime la mort. Elle se retourna vers lui et lui murmura, de façon à ne pas se faire entendre :

Regarde autour de toi. Regarde ces chiens aux aboies. Ils n’attendent que ta mort, tous autant qu’ils sont. Telles sont les règles ici : tuer ou sois tué.

Il ne lui répondit pas, car il savait très bien cela. Mais cette façon de parler... Se sentait-elle différente d'eux ? Il la regarda longuement. Cette fille était chiante. Après tout ce qu'il lui avait fait depuis leur rencontre, n'importe quelle personne aurait fuit ou demander de l'aide... voir même "péter un câble". Mais elle était restée calme, impassible. Il l'avait finement observé, l'avait provoqué, intimider, humilier. Non. Rien du tout, il n'avait rien pu déceler.

J’aurais dû me douter que le Chienne était derrière tout ça.

Paroles intéressantes. Il tourna son regard vers le concerné, alors il la connaissait ? Elle avait déjà tourné la tête, tant mieux. Quelques secondes... Des tribals bleus surgirent durant celles-ci, agressifs, électriquement effrayants. Et ses yeux, alors brillants comme lune, perçurent. "La Spiriphage", "celle qui fait hurler jusqu'à la mort". Bourreau de la guilde, crainte et redoutée, respectée et détestée. Pourquoi envoyer une femme comme elle le chercher ? Elle ordonna qu'on le maintienne plus fermement, ce que les gardes firent à la seconde même, tout en le frappant dans les articulations. Rien de trop grave, chaque coup n'était pas fait pour blesser et le peu de dégâts que cela produisait était rapidement "soigné" par son système immunitaire, mais la douleur était présente. Il arrivèrent dans une salle vide, au fond y était situé une grande porte, surement là qu'était son petit point de rendez vous. Elle s’approcha de lui et lui empoigna les cheveux en les tirants vers l’arrière, Sareth lui murmura quelques mots provocateurs, mais elle n'écouta pas, lui glissant un drôle de collier autour du cou, un collier fait pour résister. Ce collier, il sentait quelque chose de bizarre en lui, il s'affaiblissait. Elle lui murmura à l'oreille :

Appelez moi comme vous voulez mais cessez de jouer les imbéciles. Vous n’êtes pas le bienvenu, d’ailleurs, ici personne n’est tout à fait en sécurité. Je ne serais pas là tout le temps pour éviter que votre minois ne sois quelque peu abimé par l’un d’entre eux.

Il ne l'avait pas écouté, il essayait de garder le sourire et de ne rester impassible, mais n'y arrivait pas. Son corps chauffait, ce Collier... était un artefact puissant qui annulait la magie. Qui avait fait ça ? Qui ? Comment ? Il ne pouvait plus tenir longtemps. Avait-elle la moindre idée de ce qu'elle venait de faire ? Elle ajouta :

Il vous va à ravir. A vrai dire, cela m’inspire un peu alors j’ai plutôt hâte d’en finir et retourner simplement au près de mes pensionnaires. Si dorénavant vous pouviez éviter de vous faire remarquer… En échange, plus de sac. Qu’en dîtes vous ?

Il ne pouvait plus et à vrai dire s'en foutait totalement de ce qu'elle pouvait raconter, il était à bout après avoir essayé en vain de contrer les effets du talisman. Sur le coup de la colère, Il lui hurla de toutes ses forces :

 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] Noir
Il lui envoya un puissant coup de pied pour la repousser en arrière. Au même moment l'amulette "s'activa", projetant une grosse onde de choc tout autour de son possesseur, balayant les gardes. Il hurla de douleur et s'agenouilla. "Sa véritable forme est scellée par la magie, si ce "sceau" venait à être brisé ou annulé, alors elle serai dévoilée au grand jour". Deux grandes paires d'ailes grises sortirent alors de son dos, des ailes qui semblaient appartenir à un cadavre. Ses avant bras et ses avant jambes "mutèrent" pour devenir d'écailles et de poils noirs, ses oreilles s'allongèrent tout autant que ses canines, ses cheveux devinrent blancs comme neige, une grande queue noire s'étira du bas de sa colonne vertébrale. Il gerba, ses bras l’empêchaient de s'étaler sur le sol. Après avoir fini cette "vidange", il se leva lentement, son visage se crispait sous l’insupportable effort qu'il était en train de mener. Il souffla après avoir posé ses yeux sur la Spiriphage :

Je suis horrible n'est ce pas ?

Car c'est tout ce qu'il était : Une aberration qui n'aurait jamais du exister. Il avait essayé d'échapper à son passé, mais celui-ci à présent le rattrape. Il se croyait intouchable malgré le fait qu'il pensait que sa vie n'avait pas d'importance, il savait aujourd'hui que c'était faux. Cette amulette, il n'y avait qu'un seul homme qui aurait pu la faire pour lui. Et justement, celui-ci se dégageait de l'ombre, un marteau en main. La Spiriphage le connaissait bien, car c'était l'homme qui l'avait formé. Sans qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il décerna un puissant coup de marteau dans la tête du Général, qui était à bout de force et ne pouvait donc plus se défendre. 2 "boom" : Celui du marteau tapant la tête d'Eldareth et celui de sa tête tapant le sol. Il le regarda quelque secondes, pour vérifier qu'il était bel et bien inconscient, puis s'adressait à elle :

"Il ne faut pas s'en faire, il ne mourra pas aussi facilement. Le cercle est au courant, prépare-le, l'entretien commencera dés qu'il se réveillera."

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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyLun 29 Avr 2013 - 23:38


Stupeur. Elle ne vit même pas le coup arriver. Il l’envoya contre le mur sans pour autant la faire tomber. Puis quelque chose d’imprévu se passa. Quelque chose de spectaculaire. Tout d’abord, il y eu une onde de choc qui envoya au tapis les deux gardes qui les accompagnaient. Et puis se fut le Déluge. Le Général tombait à genoux et la Spiriphage se cambra. Un gémissement de plaisir se fit entendre. De sa propre bouche. Les yeux révulsés, elle n’avait jamais réellement connu ça. Elle ne voyait plus rien, n’était plus dans le monde réel. Non, elle était loin, bien loin de toute chose sensible. Elle ne voyait plus certes, elle sentait. Tout n’était qu’effusion de couleur, de son, de formes. Tout n’était que plaisir et apaisement. Elle se sentait incroyablement forte et pourtant était tellement vulnérable… Telle était sa vraie nature, à elle. Ses doigts se crispèrent contre le mur froid et rongé par la moisissure. Elle n’appartenait plus réellement à cette Terre qui la portait : entre conscience et inconscience ; sur le fil de la vie. Son cœur battait vite, et elle ne pouvait s’empêcher de se laisser aller à ce doux plaisir. Plus elle se relâchait, s’abandonnait en somme au délice de la Douleur, plus elle devenait forte et lui, se vidait de ses forces. Elle se mordait la lèvre tellement fort que bientôt le gout âpre du sang vint parfaire son palais. Sang, douleur, plaisir. Voilà comment résumer la situation se déroulant à cet instant. Puis il vomit. De la bile, de l’alcool aussi peut être. Il souffrait mais le gros de la crise était passé. Elle avait ressentit la puissance de cette dernière. Haletante mais plus forte que jamais, elle essayait tant bien que mal de reprendre une posture plus normale. Lorsque ses yeux se réveillèrent totalement, ce n’était plus un beau jeune homme qu’elle avait en face d’elle. La Spiriphage se trouva alors devant un démon. Longues ailes squelettiques, queue, écailles et long cheveux blancs. Il n’avait plus l’allure de l’homme fort. Bien que son nouveau statut, sa nouvelle apparence sois d’une carrure plus robuste, il n’avait jamais parut si faible et quand elle arriva à atteindre ses yeux, ces derniers étaient emplis de honte et de dégouts. Pas pour elle, non, mais pour lui-même. Il ne s’aimait pas. « Je suis horrible n’est-ce pas ? ». Elle allait répondre mais des pas sortant de l’ombre l’arrêta. Les yeux de sa cible s’écarquillèrent légèrement avant de recevoir un violent coup dans la tête. Deux stylets avaient déjà trouvé leur place dans ses mains mais lorsque l’auteur de ce cirque se retourna, elle les laissa tomber au sol. « Il ne faut pas s’en faire. Il ne mourra pas aussi facilement. Le cercle est au courant, prépare-le, l’entretien commencera dès qu’il se réveillera ».

Elle s’inclina très respectueusement. D’un geste, elle essuya le sang qui coulait encore de sa lèvre. Depuis quand était-il là ? Depuis quand la suivait-il ? La plaie lui causerait une cicatrice de plus, sinon la honte de celui qui l’avait éduqué. « Bien Maitre. ». « Cesse de te cacher Elian. Je suis là depuis plus longtemps que tu ne le crois. ». Sa voix était tranchante et elle se figea droit dans le cœur de la Spiriphage. Il reprit, l’air sévère : « Agis comme je te l’ai appris. Arrête de t’égarer, cela causera ta perte. Je ne suis plus là pour te protéger d’autrui, j’estime que tu dois te servir de ta tête. Les Morts inutiles ne sont jamais bonnes, sache le, car tout se sait un jour. ». Elle aurait voulu pleurer mais quelque chose au fond d’elle l’en empêcha. Elle devait se montrer forte. Ce n’était plus la petite fille de six ans, elle devait à présent assumer ses actes et plus encore, se montrer digne de l’enseignement qui lui a été fournis.  Elle ramassa ses armes sous l’œil inquisiteur de l’homme, campé fermement sur ses deux jambes. Il n’était pas une montagne de muscle mais imposant tout de même. Sans être grand, il était oppressant. Puis il y avait ses yeux océan. Bleu des profondeurs. Combien de fois les avaient elle évité ? Puis, sans un mot, une fois qu’elle fut tout à fait remise, il pris congé, s’enfonçant dans les ténèbres d’où il était apparu. Les deux hommes qui accompagnaient la jeune femme avaient eu, eux aussi, le loisir de se remettre sur pieds. D’un geste de la tête, ils se saisirent du corps inerte du Général.  Un aux pieds l’autre aux épaules, ils parcoururent tout trois les dédalles ténébreux du quartier général. Il n’y avait que peu de flambeau pour éclairer ces endroits lugubres, pleins de recoins et de portes. Plusieurs fois ils croisèrent des rats. La Spiriphage les aimait bien. Une fois, alors qu’elle devait exécuter une mission, elle en avait même usé. Placez des rats affamés dans une plaie, ils s’en donneront à cœur joie. Elle se souvenait nettement des cris de l’homme a qui les bestioles mangeaient la cuisse. Lorsque la femme les enleva, il ne restait de ce qui fut sa jambe que l’os. Il avait eu mal. Très mal mais sa Douleur n’était pas aussi… puissante que celle de plutôt dans la journée. A vrai dire, elle avait du mal à s’en remettre tout a fait. Elle planait à milles lieux.  Elle avait accroché son sourire macabre à son si joli visage. La croute de sang séché sur sa lèvre se craquela, laissant s’échapper une fois de plus du fluide vital. Mais qu’importe, elle ne sentait rien. Elle était forte. Et elle ouvrit la porte de son antre.

Elle fit déposer le corps du général que la table, sous les gémissements de ses Pensionnaires. Elle était aux anges, de retour dans l’endroit qu’elle aimait le plus au monde. Les deux gaillards étaient blafards et leurs visages étaient tendus. La jeune femme suivit des yeux l’endroit qu’ils fixaient tout deux : il s’agissait du cadavre attaché qu’elle n’avait pas eu le temps de retirer. Elle le regarda avec un air tendre. Un air de mère couvant son enfant du regard. « N’est-ce pas sublime ? ». Elle s’approcha. Ses chairs étaient devenues vertes et ou nécrosées. Ses yeux avaient pourris, ils n’étaient à présent que deux sphères à la couleur similaire à des algues. Son corps était parsemé de larves et de vers. De cafards et autres insectes se délectant d’un bon repas. Elle passa la main sur sa joue tandis qu’un de ses compagnons vidaient le contenu de son estomac. « Approchez, venez voir de plus près. ». Ce n’était pas réellement une proposition mais un ordre. Bientôt, ils se plantèrent juste dans son dos. Elle se retourna et tendis la main vers eux. Elle était gluante, recouvert de miasmes et de tissus pourris. Des tissus habités par un écosystème riche. Il vida encore ses tripes. « Êtes vous insensibles à l’Art ? ». Ils ne répondirent pas. « Eh bien. J’attends une réponse. Et ne me mentez pas. ». Le premier, essayant tant bien que mal de ne pas finir dans le même état que son coéquipier pris une voix mal assuré : « Assurément j’aime l’Art Spi… Ma Dame. ». « Alors pourquoi ton regard fuit ma main et le tableau que je te présente ? ». « Je ne suis pas incliné à ce genre d’Art Ma Dame. ». Elle rit, plongeant ses yeux rubis dans les siens terrorisés. « Crois-tu ? Chaque mort finit ainsi. Il pourrit. Alors crois-tu vraiment que trancher une gorge est plus… propre ? Nenni. Foutaise. Il arrive un moment où ton Art, celui pour lequel tu es ici conduis à ça. Regarde ! ». S’en fut de trop pour lui aussi et il dégueula à son tour. « Et toi ? Maintenant que tu n’as plus rien dans l’estomac, dis moi ce que tu penses de mon œuvre… ». «Mais vous êtes folle ! Voilà ce que je pense ! ». Les yeux de la Spiriphage se voilèrent d’une lueur sadique. « Vraiment ? Alors dis-moi, toi qui es ici, face à moi, aussi vide qu’un puceau pour sa première fois, à ma merci, désarmé et m’ayant délibérément insultée… Qui es le plus fou de nous ? ». L’horreur passa sur ses traits. Elle souriait toujours, la main tendue puis elle soupira et se tourna, sous les yeux stupéfaits des hommes. Elle retira les chaines de ses poignets de mort et le cadavre se fracassa contre le sol. « Emmenez le moi. Faites le disparaître. Oh et vous reviendrez ici nettoyer ce que vous avez fait. Dans la cas contraire… Vous avez vu ce qui vous attends. ». Ils hochèrent tout deux la tête puis, avec une mine on ne peux plus dégouté se saisir du corps à grand renfort de larmes silencieuses. Ils partirent.

Le Silence retomba dans sa pièce. Elle huma l’air. Humidité, sang, mort. Elle regardait l’homme allongé sur la table. Un démon sans aucun doute possible. Elle pris soin de lui attacher les poignets avec les lanières de la table. Qu’est ce que cet homme avait à cacher ? Elle l’observait dormir puis, sous un couinement et les cris des ses pensionnaires –et aussi sous la vague de Force qu’elle reçu- elle se rendit près de la salle des cages. Elle ralluma le feu dans le foyer, et laissa la lumière peu à peu gagner les ténèbres. Dans la cage principale, celle des plus anciens, elle vit un garçon prostré dans un coin, couinant tel un animal. Elle tourna la tête avant de croiser un autre petit, grignotant un doigt dans son coin. Le sang coulait et semblait encore chaud. Elle pénétra dans la cage et rejoint le Neuf-Doigts. Il pleurait. Ses joues étaient creuses et sales. Il y a un mois, peut être plus, il s’agissait d’un boucher. Quel triste idée d’avoir essayé de dénoncé un membre de la Confrérie au Royaume. Il  lui en a couté d’abord sa mémoire, puis son humanité. Bientôt, c’est la vie qu’il perdrait. Il serait une œuvre de plus. Elle aurait bien aimé reprendre ses séances avec ses cinq pensionnaires et ses deux Permanents. Mais le temps lui manquait… A moins que. « Viens mon petit, je vais arranger ça ». Elle le prit par la main et il la suivit de bon cœur jusque dans sa Salle. Son visage s’assombrit lorsqu’il vit qu’il n’était pas seul. Avait-il peur de ne pas avoir toute l’attention qu’il méritait ? Il grogna. « Il suffit. Va sur la chaise, plus vite que ça. ». Il s’assit sagement, boudeur. Il se laissa attacher. Il était devenu routinier à présent de ces petites séances. Il s’était même mis à les aimer. Il aimait souffrir. La Spiriphage saisit un petit couteau et fit basculer sa tête en arrière. Lentement, elle déplaça la lame sur la peau, longeant la lisière de ses cheveux. Avec une précision sans égal et dans un calme absolu, elle commença à lui retirer une fine couche de peau. Elle découpait. Il hurlait et elle prenait du plaisir à poursuivre son œuvre. Eldareth gémit. Elle en était à la moitié du visage décollé. Le Général ouvrit les yeux et tourna la tête vers elle. « C’est pas vrai, il faut toujours qu’on me dérange ! ». Elle posa son outil après l’avoir essuyé et se leva. Son Patient leva la tête pour la suivre du regarde. La moitié de son visage était à vif. Sa peau, si fine et découpé avec application pendait au niveau de son menton. Elle avait du sang un peu partout sur le thorax et atteignit la table en peu de pas. «Vous aviez l’air de vous connaitre. ». Voilà tout ce qu’elle lui dit. Sans même prendre le temps de lui expliciter le lieu de sa détention. A quoi bon ? C’était assez flagrant comme ça.
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Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

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Eldareth Anfauglith
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Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

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Fiche de Personnage : Ici


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptySam 4 Mai 2013 - 17:27

Il fait froid, il fait noir. Comme toujours. Il y avait une table ronde sur laquelle était posé un jeu de carte. A côté de celle-ci, sur l'une des deux chaises, un homme, ou plutôt, celui que La Spiriphage avait déjà croisé. Il ne portait que de légers habits de soie, ses pieds trempaient dans l'eau. A oui, j’oubliais, l'eau arrivait jusqu'aux chevilles, ici. Sareth était allongé à plat ventre, baignant à demi dans cette eau froide, regardant le ciel noir comme son histoire. Il pensait. De quoi ? De tout et de rien, de vérité et de mensonge, du passé et du présent.

Les heures passèrent.

Les deux hommes n'avaient pas bougé, figés comme s'ils n'étaient que de vulgaires images inertes. L'autre, que nous appellerons dés lors "Siegfried", brisa cette inertie en empoignant le jeu de carte, puis le mélangea et distribua 4 cartes divisées en 2 groupes équivalents. Il posa le jeu, puis attrapa doucement le cigare pour l'amener à sa bouche. Il s'alluma sans aide d'une quelconque source de chaleur. Il déposa alors ses yeux sur Le général pensif.


"On joue ?"

Le concerné regarda le locuteur, puis sans répondre se leva avant de rejoindre la table et donc, la partie. A quoi jouaient-ils, me diriez vous ? Et bien, je n'en sais que trop rien. Seuls eux connaissent ce jeu. Un jeu sans principe, sans règles, sans gagnant, ni perdant. Un jeu qui ne se fait qu'entre vieilles connaissances, pas plus inutile qu'un autre.

"Combien de temps comptes-tu rester encore là ? Je pense que tu as autre chose à faire, non ?"

Il ne répondit pas. Siegfried le regarda encore quelque secondes avant de baisser les yeux vers ses cartes.

"Tu as vu ça, Elian a grandit, non ?"

Sareth se décida à lever les yeux pour fixer son adversaire.

"Peut-on vraiment encore la considérer comme la fille qu'elle était avant ?"
"Elle a toujours eu de petit côté, mais la confrérie l'a surement renforcé. J'ai communiqué avec elle, pendant quelques secondes. Pour la prévenir, de toi. Mais ça n'a pas fonctionné."

"Je t'ai scellé, Siegfried. Le jour où tu arriveras à parler sans mon autorisation, le ciel sera vert et mes couilles auront des dents."
"Il y a plusieurs façon de communiquer sans user de la parole, Sareth. Tu le sais très bien. Que comptes tu faire, maintenant ? Cela ne se passe pas comme tu l'aurais voulu"

"Qu'importe, cela ne changera rien au résultat final. Il n'y a que lui qui compte."

Il déposa le cigare ainsi que les cartes.

"Et bien, je te laisse faire. Essaye de ne pas frôler la mort, sans quoi je n'interviendrai pas. Il est temps de partir, à présent."

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Un hurlement. C'est la première chose qu'il entendit en revenant à la réalité, avant de remarquer l'odeur nauséabonde. Ce bruit assourdissant le fît gémir, il tourna la tête vers elle. Il y avait un homme au corps gras attaché en face de la Spiriphage, bien que ses joues soient creuses. Un bout de peau pendait sur son visage, ce qui le rendait encore plus enfantin. Dès qu'elle s'aperçut qu'il l'observait, elle s'exclama :

"C’est pas vrai, il faut toujours qu’on me dérange !"

Elle s'avança vers lui après avoir posé son outil, le torse couvert de sang. Il grimaça avant de regarder autour de lui. Cette salle était plutôt propre, l'odeur ne venait pas de là. Peut-être à côté. Elle s'adressa à lui, mais il ne l'écouta pas, ou plutôt, il n'avait pas envie de lui répondre. L'autre le regardait bizarrement et avec envie, une envie de tuer. Après avoir regardé minutieusement la salle, il la fixa :

"Va te faire foutre et dit à l'autre imbécile qu'il arrête de me fixer comme ça."

Lui avait il dit. Elle n'eût pas le temps de répondre que celui qui l'avait précédemment assommé rentra dans la pièce :

"Pourquoi ne pas répondre ? C'est une très bonne question. Votre présence m'est familière, bien que ma mémoire ne s'en souvienne. Dites moi, M. Anfauglith."

Il resta silencieux :

"Qu'importe. Elian, il ne me semble pas que je t'avais demandé de mutiler tes pensionnaires, n'est ce pas ? Ce que j'entends pas "préparer", c'est d'enlever ses habits et de lui nettoyer la figure. Il passe devant le cercle, il faut faire en sorte qu'il soit présentable."
"Elle ne me touche pas."

Le maître regarda le prisonnier, agacé :

"Tu penses avoir le choix ?"
"Va te faire foutre toi aussi, Enring. Si elle me touche, sa tête se retrouvera dans ton cul avant le coucher du soleil. J'irai voir le cercle sans cette "toilette" inutile. Merci. Aussi, si j'ai le droit à un bon dîner et à votre meilleur vin, je parlerai sans broncher. A moins que vous ne préfériez me torturer devant eux pendant toute la journée. Je pense que la première solution est la meilleure, si vous savez remballer votre fierté."

Il se crispa. Peut-être parceque le général connaissait son nom et qu'il le tutoyait. Ou peut-être parceque ses paroles étaient si puissantes et persuasives que même un lion n'oserait refuser. Il répondit :

"Très bien, je m'occuperai personnellement de cette tache. Mais si vous ne parlez pas, vous boufferez vos dents. J'espère que c'est bien clair."
"Comme de l'eau de roche petite bite. Alors, on y va ? J'ai faim putain de merde."

Le maître s'avança et demanda à Elian de lui attacher les pieds pendant qu'il faisait de même avec les mains. Il en profita pour lui latter les couilles avec l'aide de son genou lorsqu'il fût debout, en signe de réponse à ses provocations. Un coup puissant, tout de même. C'était bel et bien un gars de la confrérie. Il avancèrent tous les trois dans des tunnels sombres pendant quelques minutes, silencieuses et longues. Ils franchirent une grande porte qui fût verrouillée juste après leur passage. Quelques gardes, des tableaux, des bougies. Ils s’enfoncèrent dans celle ci jusqu'à atteindre une autre porte, un peu plus petite, où étaient situés 2 gardes à chaque extrémité. Ils l'ouvrirent et nos compagnons passèrent avant qu'elle se referme. Une grande table de marbre noir, où était posé une assiette, un verre et une bouteille qui semblait vieille. De belles chaises à l'architecture soignée l'entourait, Sareth y prit place sans demander son reste. Les membres du cercle n'étaient pas là. Tant mieux. Quelque chose tracassait le général : Quand Enring avait il demandé à ce qu'on apporte le dîner au Général ? Cette pensée fût ininterrompue par l'arrivée des membres du cercle et don son repas. Enring et Elian s'étaient mis à l'écart pour observer "l'interrogatoire", si nous pouvons appeler cette "situation" comme ça. Il s'asseyèrent parfaitement à l'opposé du Général, le regardant prendre ses couverts et se jeter sur la nourriture. Quelque chose clochait. Ils étaient. Perplexe. L'un d'eux, qui semblait plus "gentil" tremblait. Enring le regardait les yeux grand ouverts, interrogé. D'un mouvement lent, il sortit une feuille de sa poche marquée d'un sceau et la posa sur la table. Le maître l'empoigna impulsivement et remarqua qu'elle était scellée d'un sceau appartenant au Royaume. Il l'ouvrit et le prononça à voix haute :



"Cher membres de la confrérie,

Suite à la décision de plusieurs généraux et capes blanches en relation avec le général Anfauglith, nous avons coupé toutes les voix commerciales de la confrérie (maritimes comme terrestres, chose sur laquelle nous fermions les yeux jusqu'à maintenant) et sommes prêt à démanteler tous vos établissements situés à Madorass ainsi que dans les autres villes sous contrôle du Royaume. Le port de Venil est bloqué par notre armé, ainsi que toutes ses routes principales. Pour éviter de rentrer en conflit avec les rebelles situés non loin de chez vous, nous avons promis de leur divulguer des entrées Nord/Sud/est/Ouest en cas de manque de coopération de votre part ainsi que les noms de certains de vos membres infiltrés, en plus de la signature d'un pacte de non-agression temporaire. Il faut savoir que ces informations ne sont détenues que par les plus hauts placés d'entre nous et sont donc pas encore officialisées. Ceci peut-être une déclaration de guerre, mais aussi un pacte de paix, si ces conditions sont respectées bien évidemment :

• Le versements de 50000 pièces d'or, soit le double de ce que propose l'Alliance pour la divulgation de vos entrées ainsi que vos établissements.

• La libération Immédiate du Général Anfauglith.

• Une taxe de 25% sur tous vos revenus liés à Madorass.

• La gratuité de vos produits pour tous les membres du Royaume au courant qui seront dés-lors "affilés" à vous.

• La signature de ce pacte de "Non-agression" par l'un des membres du cercle.

Vous trouverez si joint avec cette lettre, dans un sac, pour prouver notre motivations, les têtes de 3 ombres de votre guildes, démasqués par mes hommes, ainsi que la tête de la fille d'un de vos membres du cercle. Nous avons pris soin de les vider de leur sang ainsi que de leur bourse. Croyez-nous, ce fût une décision difficile à prendre, compte tenu de nos affinités, cette guerre ne sera pas forcement bénéfique, ni pour nous, ni pour vous. Réfléchissez bien.

Mes sincères salutations,
Alexander, Ancienne ombre. "


Il jeta violemment le papier au sol, s'approcha d'Eldareth et le saisissa par le col :

"Tu te fous de notre gueule, la ?!"

"Non, je ne suis en aucun cas responsable de ça. Je ne n'étais même pas au courant qu'un des membres du cercle avait une fille. Je suis venu ici sans savoir vos entrées, ni tout ça. Mais si je peux me permettre; Bluff ou pas, c'est tout à fait plausible. Depuis la mort du Roi, peu d'hommes sont au dessus de nous. Le fait qu'il ait pu contacter d'autres généraux, ainsi que des capes blanches pour autoriser la mobilisation d'hommes pour vous nuire est tout a fait possible. Si le Royaume est resté jusqu'à maintenant de marbre face à vos agissements, c'est uniquement parcequ'il n'est pas réellement bon et préfère investir dans autre chose.

Et je croyais pourtant lui avoir effacé la mémoire au sujet de la confrérie.

Bref, Ce n'est pas mon problème. Si je peux apporter mon avis, ce n'est pas 50000 pièces d'or qui vont vous ruiner, ni cette taxe. Ce qui peut vous détruire, c'est la sodomie qu'il vous inflige."


Puis il ricana, au même moment, un homme rentra en défonçant la porte, quelque peu affolé :

"Messieurs, nos éclaireurs ont rapporté que les routes commerciales ont effectivement été bloquées par des forces armées. C'est tout ce que je sais pour l'instant."


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La Spiriphage



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La Spiriphage
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Race : Demon Commun.
Classe : Spiriphage.
Métier : Bourreau.
Croyances : /
Groupe : Alliance des Ombres- Confrérie des Ombres

Âge : 26 années recensées.

Messages : 16

Fiche de Personnage : Symbiose cadavérique.


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptySam 8 Juin 2013 - 23:00

 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] Bloop11


Il ne prit même pas la peine de lui répondre. Ou peut-être n’eut-il même pas le temps de le faire. L’encadrement de la porte laissa apparaître la silhouette du maître. La Spiriphage le regarda, et comme une élève soumise, baissa la tête. Elle savait pertinemment qu’il lui reprocherait de ne pas avoir écouté ses ordres. Elle avait préféré obéir à ses pulsions. Comprenez que la vue de ce cadavre l’avait émoustiller… Mais céder à soi est preuve de faiblesse. Et dans un égoïsme monstre.  Elle avait une mission : celle-ci devait passer avant toute chose, même avant elle-même. Si elle devait mourir pour la mener à bout, elle devrait le faire. C’était ainsi. Elle l’avait juré. Elle l’avait prononcé les mots du pacte. Son corps, son talent et son âme était propriété du Cercle et de ses membres, quels qu’ils soient et quoi qu’ils veulent d’elle. C’était au-délà du devoir. C’était une contrainte. Rien pourtant ne l’obligeait à ça, aucune union magique sinon des représailles. Mais son éducation auprès de son maître lui avait inculqué les notions de loyauté, obéissance, dévouement et surtout, d’humilité. Elle n’était rien que la Spiriphage, mortelle parmi les mortels. Ni Dieu ni héros, seulement une humaine. On n’est jamais plus et jamais moins que ce que nous sommes réellement. Tel était la difficulté de la position humaine : où sommes-nous ? Elle se l’était répétée des dizaines voir des centaines de fois. Aucune réponse n’était pour autant satisfaisante. A vrai dire, elle pensait qu’il était impossible de le savoir, aussi valait-il mieux se référer aux ordres et se contenter d’y obéir. Un pion sur un échiquier. Les hommes parlaient. Ils parlaient trop même. Aussi décida-t-elle de prendre une minute pour ramener son petit pensionnaire à moitié déchiqueté dans sa geôle. « Je reviendrais bientôt ». Il pleurait la haine. Une douce haine. Acide. S’il avait été armé, elle serait surement morte. L’animalité des gens les pousse aux extrêmes de leur sentiments. Bientôt s’en serait fini pour lui, elle regarderait son visage se gangréner. Ses chairs partir en lambeaux. Puis son souffle devenir qu’un maigre fil, celui d’une lutte pour la vie. Enfin : résignation. Toute flammes s’éteindra pour ne laisser place qu’au Néant si avide de ses proies. Il aura mal. Le boucher était devenu bête. Elle était devenu boucher. Ironie du sort n’est-ce pas ? Cette pensée lui tira même un rictus malsain. Elle aimait ça, elle ressentait déjà les petits picotements familier de son pouvoir. Pour le moment, il ne souffrait pas trop. La tendance changera bien assez tôt. De nouveau avec les deux hommes, son maître lui demanda d’un ton calme de lier les poignés du général. La Spiriphage ne se fit pas prier. Elle avait suffisamment manqué à ses obligations pour la journée. Elle ne tenait pas vraiment à être punie.

Ils marchèrent dans les dédalles de couloirs. Une porte puis une autre. Jamais la bonne. L’humidité gardait l’atmosphère au frais. L’obscurité donnait à ses murs poreux un aspect inquiétant. Ils croisèrent plusieurs Affidés et quelques Ombres qui déambulaient. Tous les regardaient soit avec curiosité soit avec mépris. Elle n’était pas aimé et la croiser ‘errer’ dans les souterrains était une chose plutôt rare. Elle n’aimait décidemment pas ça. Le regard d’autrui la gênait, du moins, dans ces lieux. Ici elle n’était pas personne, non, elle était Spiriphage. Celle qui fait crier les morts. C’était elle qu’on redoutait. Nombres de membres ayant copulés menacent leurs enfants capricieux par le biais de son nom. Est-ce flatteur ou insulte ? Elle aura tellement voulu être vu différemment. Après tout, elle n’était pas foncièrement méchante et surement aurait voulu avoir des amis. Petite, elle imaginait une jeune fille de son âge, qu’elle nommait Kat. Elle la voyait blonde avec de jolies tresses et, quand elle n’étudiait pas, vivait de nombreuses aventures palpitantes avec son amie dans ces couloirs insondable. Jusqu’au jour où son maître la surpris. Elle se souvenait encore des mots sans tact qu’il avait employé : « Est-tu stupide Elian ? Kat n’existe pas. C’est un fantôme qui parasite ton esprit. Je te le répète : es-tu stupide ? Non ? Et bien tâche de ne pas laisser ce monstre créé de toute pièce te mener vers cette voie. ». Bien sûr, elle avait essayé d’entretenir le souvenir de Kat en cachette mais les mots avaient touché leur cible et le doux visage de la petite blonde de six ans ne laissait place qu’à une représentation floue, tordue, monstrueuse. On ouvrit enfin une porte en bois, plus petite que la précédente. L’air s’y engouffra et les gardes la refermèrent sitôt qu’ils furent entrés. Au centre se trouvait une table de marbre noir, tout à fait en accord avec la décoration de la pièce qui n’était pas si petite que ça. On assit le prisonnier et son maître lui intima de se relayer auprès des ombres. C’est ainsi qu’elle se retrouva derrière le chandelier, non loin d’Enfauglith. Pas trop près pour ne pas être vue, pas trop loin pour ne pas se laisser distancer en cas de fuite. Et puis, la porte restait beaucoup plus proche d’elle que de lui. Le Cercle pris place avec son convive dans un silence des plus austère.  L’un des hommes encapuchonnés tremblait légèrement. A vrai dire, il puait la peur et la peine. Lentement, il déroula un parchemin au sceau du Royaume et déclama les symboles dansant du papier. Il finit, la voix tremblante de mépris et de colère : ‘Alexander, ancienne Ombre’. Il se jeta ensuite sur lui, hurlant des paroles vindicatives. La Spiriphage observait, muette. Perplexe même de ce qui venait de se passer. Peut être fallait-il s’y attendre ou peut être n’était ce là qu’un chantage sans réelle base ? "Non, je ne suis en aucun cas responsable de ça. Je ne n'étais même pas au courant qu'un des membres du cercle avait une fille. Je suis venu ici sans savoir vos entrées, ni tout ça. Mais si je peux me permettre; Bluff ou pas, c'est tout à fait plausible. Depuis la mort du Roi, peu d'hommes sont au dessus de nous. Le fait qu'il ait pu contacter d'autres généraux, ainsi que des capes blanches pour autoriser la mobilisation d'hommes pour vous nuire est tout a fait possible. Si le Royaume est resté jusqu'à maintenant de marbre face à vos agissements, c'est uniquement parce qu'il n'est pas réellement bon et préfère investir dans autre chose. Et je croyais pourtant lui avoir effacé la mémoire au sujet de la confrérie. Bref, Ce n'est pas mon problème. Si je peux apporter mon avis, ce n'est pas 50000 pièces d'or qui vont vous ruiner, ni cette taxe. Ce qui peut vous détruire, c'est la sodomie qu'il vous inflige."

La Spiriphage fut en un rien de temps derrière lui, assenant une claque rapide et lui saisissant la langue. « La prochaine fois, tiens ta putain de langue, sinon je risque de ne plus bien t’entendre crier quand je te la couperait, elle aussi ». Aussitôt eut-elle finit de lui chuchoter ces mots qu’il la mordit lui arrachant un couinement et une droite bien placée. Il l’avait eu, elle se méfiera plus à l’avenir. Une Ombre déboula essoufflée dans la salle. Il avait dû courir et chercher assez longtemps. Entre deux respirations bruyante, il affirma que le Royaume ne faisait pas pression dans le vent. Il avait déjà bloqué les vivres. Tous devaient à présent être sur le qui-vive. Si tout ce qu’ils disaient dans le communiqué était vrai, alors il vaudrait mieux éviter tout rond de jambes et courbettes. Mais les intrigues politiques n’étaient pas tellement de son ressort. Elle n’était là que pour accomplir ce qu’ils demanderaient. Allaster que son capuchon ne cachait qu’à peine me fixa. C’était un signe. Puis, il ouvrit la bouche : « Tu sais ce que tu as à faire, nous reviendrons vers toi en temps voulu. ». J’hochais la tête et à la seconde près, attrapait le général par les cheveux. L’effet de surprise eu l’effet escompté, il bascula de sa chaise et je saisi le couteau que je lui enfonçait dans la cuisse, à quelques millimètre seulement de sa fémorale. La rapidité d’exécution avait été un atout majeur : quelques dizaines de secondes trop tard et il aurait surement réagit avant la Tortionnaire. Elle se plaça devant lui. « Si tu essaies de bouger ta jambe, tu te tues. Tu sectionneras ton artère : en plus de la paralysie due à la douleur, tu te videras doucement de ton sang, et moi, je te regarderais mourir à petit feu. La question, à présent est : veux-tu mourir comme ça ou vas-tu te laisser faire ? ». Elle le fixait sévèrement, ne laissant transparaitre aucune émotion. C’était exactement ce qui se passerait. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il aime jouer car, après tout, il semblait se moquer de la mort. On jouerait à un jeu sanglant selon les règles qu’elle imposera…
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Eldareth Anfauglith

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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyMer 12 Juin 2013 - 14:39

- Que la partie commence
 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] Simple_Sig_by_Thinz0r
"Les mots n'ont de signification que celle qu'on leur donne. Sans ceci, ils ne sont rien et ne valent rien. Ils permettent de soumettre sans violence les simples d'esprits, qui y attachent une certaine importance."
Eldareth Anfauglith.

"Messieurs, nos éclaireurs ont rapporté que les routes commerciales ont effectivement été bloquées par des forces armées. C'est tout ce que je sais pour l'instant."

Ce n'était pas du vent. Enfin, ça n'en avait pas l'air. Alexander frappait fort et bien. Quel était cette étrange sensation qui parcourait Eldareth de long en large, depuis que le messager était rentré ? Qui était cette personne ? Personne d'autre ne l'avait remarqué, il n'y avait que le Général. On ne le trompe pas, lui. Mais peut-être est-ce relatif de le comparer aux autres êtres présents dans la salle, après tout. Il tourna la tête. Avec ça, lugubre serait la dégustation de son repas. Il baissa les yeux, perplexe. C'était bien son jour. Quelle idée stupide d'avoir accepté de venir ici.

"Tu sais ce que tu as à faire, nous reviendrons vers toi en temps voulu"

Il s'était adressé à la tortionnaire. Une voix étouffée qui représentait correctement son visage ridé. C'est avec dynamisme qu'Elian l'attrapa par les cheveux, le fit basculer en arrière et lui planta un couteau dans la cuisse. Eldareth n'avait pas eu le temps de réagir et la douleur l'immobilisait, elle se plaça devant lui pour marmonner :

"Si tu essaies de bouger ta jambe, tu te tues. Tu sectionneras ton artère : en plus de la paralysie due à la douleur, tu te videras doucement de ton sang, et moi, je te regarderais mourir à petit feu. La question, à présent est : veux-tu mourir comme ça ou vas-tu te laisser faire ?"

Elle avait été sévère, impassible. Eldareth l'était aussi, quoi que son visage laissait paraître un léger agacement. Vous savez quel était le point faible de cette femme ? Et bien, outre le fait qu'elle était négligente, elle le traitait comme n'importe quel autre de ses pensionnaires. Eldareth, lui n'en demandait pas plus, mais était-ce vraiment judicieux ? Le Général l'avait observé et analysé, autant grâce à son Don que par ses propres capacités d'analyse. Il avait été prudent, même si ce fût une erreur de venir ici. Comment aurait-il pu deviner qu'on lui balancerait un collier sur la gueule ? Elle ne le savait même pas, en plus, cette salope de merde. Mais que sait La Spiriphage d'Eldareth ? Rien. Nous jouons sur le détails. Rien n'est fait au hasard. Comme j'ai pour l'habitude de dire. Il répliqua, sèchement :

""Je pense que tu as mal formulé ta question, gamine : "Comment pouvez-vous me tuer et comment arriverez vous à résoudre cette question avant d'être tous morts ?" serait certainement plus approprié. Mais je pense que celle-ci n'est pas vraiment la bonne, après tout, imaginons que tu puisses me tuer avec ce petit couteau. La question qu'il faudrait alors se poser est la suivante : "Que ferez vous une fois que je serais mort ?". Après tout, si Alexander est parvenu à savoir que j'avais perdu une partie du contrôle de la situation, il parviendra surement à savoir ma mort. Et ça, ce n'est pas bon pour vous, n'est ce pas ?"

En si peu de mots, il avait su dire beaucoup de choses, si bien que le maître de la tortionnaire s'était figé. Tant qu'à elle, elle n'avait pas lâché son couteau, mais semblait sur le point de commettre ce qu'elle avait annoncé. C'est son cher maître qui l'en empêcha, en saisissant fermement son épaule. Le messager était toujours là, observant la situation, ne laissant rien paraître. Il avait, bizarrement, vite récupéré. Non... ce n'est pas le bon raisonnement.... Était il vraiment épuisé en arrivant ici ? Il avait aidé le général à se relever et à s'asseoir et la porte par laquelle il était passé s'était parallèlement refermée. La Spiriphage et celui qui l'avait dressé étaient là, tout proche. Les membres du Conseil, qui étaient prêt à disposer il y a quelques secondes, se tenaient debout devant lui. Eldareth se servit un verre de Vin, puis commença son repas, avant de continuer avec assurance :

"Arrêtons de jouer les ignorants, voulez vous ? Vous savez pertinemment bien que je ne suis pas un enfant de cœur. La raison pour laquelle vous m'avez "convoqué" ici, n'est d'autre que l'incompréhension n'est ce pas ? Pourquoi, tous vos espions qui approchent mon entourage meurent ou disparaissent ? Pourquoi chaque tentative de braquage d’entrepôts ou de banque est un échec avant même d'avoir commencé ? Pourquoi pourquoi pourquoi ? Alors vous avez mis en commun ce que vous saviez, pour au final parvenir jusqu'à moi. Pas mal, même si vous n'y êtes parvenu qu'au bout de 18 ans."

Plusieurs hypothèses, Eldareth avait cependant trié celles qui faisaient référence au passé. Mis à par cela, il était allé trop loin, apparemment. C'est ça de jouer avec les limites des humains. Le mamaître dégaina son sabre, sous le coup de la colère et l'abattit sur le Général. Coup qui fut arrêté à quelques centimètre de la gorge de celui-ci, par la lame messager. Le Général n'avait pas bougé, et bouche pleine, murmura :

"Risible"

Ce qui eût pour effet d'énerver encore plus le maître. Les membres du conseil n'avaient pas encore bougé, sous l'effet du choc surement. Le messager, s'efforça de sourire en disant :

"Ce n'est pas une bonne idée, Monsieur"

Le maître n'eût même pas le temps de répliquer, que tel le tonnerre, celui qui se nommait Allaster hurla :

"Ça suffit ! Elian emmène le Général dans tes locaux, et inflige lui la sanction qu'il mérite pour cet affront ! Nous déciderons de son sort plus tard ! Tant qu'à toi Enring, j'ai à te parler."

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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyJeu 13 Juin 2013 - 22:23


Cet homme était une abomination. Il était tout ce qu’il y a de plus détestable. Son arrogance n’avait d’égale que son antipathie. Jamais elle ne se permettait de juger ainsi ses pensionnaires, mais dans le cas présent, il fallait reconnaitre que c’était une tâche bien difficile. Elle qui habituellement était un caractère souple… Elle le prenait purement et simplement en mépris. Ce n’était pas un Artiste. Il n’aimait pas l’Art, cela se sentait. Il n’appréciait pas la position dans laquelle il était : la soumission est une chose bien compliqué à gérer lorsqu’on a l’habitude d’être le dominant. Arroseur arrosé, dominant dominé. C’était en tout cas ce qu’il se passait… Pourtant, malgré ça, il arrivait tout de même à aggraver son cas. Et dire que sa lame n’était qu’à quelques millimètres de sa ligne vitale… Il serait mort avant d’avoir pu prier pour demander pardon. Elle le regardait, serrant un peu plus ses doigts sur l’arme planté dans la chair tendre de sa jambe. Une main forte se posa sur son épaule. Elle n’aurait rien fait de stupide, non, pas sans un ordre. Elle lui aurait seulement fait peur. Mais les doigts qui comprimaient sa clavicule semblaient intransigeants. Il ne fallait pas le tuer. Du moins pas tout de suite, il restait encore bien trop important. On l’aida à se relever. On le porta même sur une chaise. Il saignait mais rien de grave. Sa plaie sera nettoyée et recousue en temps et en heure voulus. Il préférait siroter son vin en défiant quiconque passait sous sa vue, plutôt que de se préoccuper de la tâche collante et chaude sur sa cuisse. C’était son choix. On avait ordonné à la Spiriphage de ne pas le tuer, après, s’il souhaitait mourir de la gangrène, cela ne la regardait pas.

"Arrêtons de jouer les ignorants, voulez vous ? Vous savez pertinemment bien que je ne suis pas un enfant de cœur. La raison pour laquelle vous m'avez "convoqué" ici, n'est d'autre que l'incompréhension n'est ce pas ? Pourquoi, tous vos espions qui approchent mon entourage meurent ou disparaissent ? Pourquoi chaque tentative de braquage d’entrepôts ou de banque est un échec avant même d'avoir commencé ? Pourquoi pourquoi pourquoi ? Alors vous avez mis en commun ce que vous saviez, pour au final parvenir jusqu'à moi. Pas mal, même si vous n'y êtes parvenu qu'au bout de 18 ans. ». Que voulait-il dire par là ? Qu’elles étaient ses insinuations ? Elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il racontait, mais son air hautain restait grave. Cela semblait être la vérité. Et puis, quelques flash lui revinrent en mémoire. Elle était là, dans un des couloirs. Les gens courraient dans tout le sens. Pus une forme qui elle avait choisit une marche lente et déterminé. Un homme. Un homme portant une cape blanche. Il avait tournait la tête mais son visage ne lui revenait pas en mémoire. Il s’était agenouillé devant elle et elle avait sentit quelque chose d’étrange. Comme si on la fouillait. Puis une main puissante l’avait tiré de ses pensées. C’était son Maître qui défia du regard l’homme puis le Néant. Alors avait-elle réellement vécue ce moment ? Est-ce que dix-huit années auparavant elle avait pu croisé le Général ? Il était impossible de savoir avec exactitude. C’est la voix puissante d’Allaster qui la tira néanmoins de ses pensées. Un ordre qui n’attendait qu’une exécution rapide. La Spiriphage tourna vivement la tête vers les deux gaillards à l’entrée qui s’empressèrent de saisir le Général fermement, l’empêchant de fuir, bien qu’elle douta qu’il s’en aille. Il était bien trop fier pour cela. Ils le soulevèrent et Eldareth se débattait quand même. S’il avait réellement voulu partir, il l’aurait pu. Tout cela n’avait l’air que d’une mise en scène d’une troupe de mauvais comédien d’un village égarée des plaines du Royaume. « Pathétique… ». Alors qu’elle se mit en route, Enring fut appeler à rester auprès du Cercle : elle serait vraiment seule et au calme cette fois. Rien ne pourra la déranger dans sa tâche à présent. Elle ouvrit la porte et la voix forte de son Maître retentit : « Il est important. Tâche de lui donner une chance ». Bon, voilà qui réduisait déjà certains de ses projets en miettes. Sur le chemin de sa salle, elle réfléchissait à la meilleure méthode…

A présent tout était propre. Les deux jeunes gens avaient accomplis ce qu’elle leurs avait demandé. L’atmosphère n’était pas changé et l’odeur âpre du sang semblait encore omni présent mais plus la moindre trace des indigestions. Qu’il était bon de retrouver la sécurité des murs que l’on connait. « Portez le là-bas. Je m’en occuperais moi-même ensuite. ». Elle désignait un mur où était fixé des grosses chaînes de fer. Ils le déposèrent sans douceur et elle s’approcha, posant sur ses poignets ces dernières. A présent, il ne pourrait plus bouger que dans un rayon de quelques centimètres. Et les innovations technologique obligeant, il suffisait à la Spiriphage de tourner un levier pour resserrer les chaînes vers le plafond et contre le mur. Si elle le souhaitait, elle pouvait sans problème le suspendre par les bras. C’était un outil fort pratique, surtout quand on veux s’amuser un peu.. Mais elle avait choisie une toute autre approche. Elle plaça devant le Général un sceau d’eau clair. « Déshabillez-vous et veuillez vous débarbouiller. Vous sentez mauvais et je n’apprécie pas Œuvrer dans ces conditions. ». Elle se retourna et chercha sur sa table le nécessaire pour nettoyer et recoudre la plaie à la jambe. Bien entendu, elle n’eut pour remerciement qu’une remarque cynique. « Pas avant toi ! ». Sans même tourner la tête, elle prit la parole assez fort pour qu’il l’entende : « Je crois que vous n’avez pas bien compris. Ce n’était pas une question et si vous ne le faîtes pas vous-même, je m’en chargerais. Entre nous soi-dit, je pense qu’il n’est pas plus humiliant de vous en charger vous-même… A moins que vous n’ayez quelques problèmes de coordination vous empêchant de vous déshabiller seul, dans quel cas, je plains votre mère et vos amante. ». Elle avait pris un ton neutre et parfaitement impassible, revenant vers lui à pas cadencée mais pas plus rapide que ça, posant son attirail de ‘réparation’ sur une table, se positionnant devant lui les bras croisé. « Et je ne vous ferais pas ce plaisir… Du moins, pas avant de vous avoir crevé les deux yeux et coupé les deux mains. ». Elle souriait en coin et, par la force des choses et non sans râler, il fini par obtempérer. Un fois la toilette sommaire faite, elle resserra les liens de fer de façon à ce qu’il ne puisse pas bouger les bras et s’installa sur ses tibia pour éviter tout coup de pieds mal venu. S’en suivit quelques minutes de couture plus ou moins laborieuse. Elle n’était qu’au tout début, il aurait été stupide de laisser son jouet s’âbimer…
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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyVen 19 Juil 2013 - 2:25

Je suis, tu es.
"Les humains sont semblables des moutons. Ils suivent le mouvement."
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"Ça suffit ! Elian emmène le Général dans tes locaux, et inflige lui la sanction qu'il mérite pour cet affront ! Nous déciderons de son sort plus tard ! Tant qu'à toi Enring, j'ai à te parler."

Ils s’exécutèrent rapidement. Deux gardes à l’allure imposante le saisirent fermement, puis le soulevèrent. Eldareth se débattait légèrement, il avait vraiment l’air d’un homme qui subissait son destin... ou d’un bon comédien. Après qu’Enring ait adressé quelques paroles à son ancienne élève, on l'emmena dans les “locaux” de celle-ci. Malgré que la salle ait été nettoyée, il y avait toujours cette puanteur présente, emplissant vos narines de l’odeur de la mort. C’est dans ce genre d’endroit qu’Eldareth avait grandit. Il les connaissait bien. Il s’y était accoutumé, comme un rat s’accoutume aux égouts. Fermement, elle avait ordonné aux gardes :

"Portez le là-bas. Je m’en occuperais moi-même ensuite."

Ils obéissèrent sans attendre, le posant sans aucune délicatesse sur un mur contre le sol où était situées des chaînes de fer reliées au plafond. Instruments de torture ? Eldareth ne tarda pas à comprendre son fonctionnement. Ils l’attachèrent, l’un des gardes le plaignait de ses yeux. Eldareth souria intérieurement. La Spiriphage avait telle réputation que même ses propres alliés éprouvait une certaine compassion en y emmenant ses victimes. Elle déposa un sceau d’eau devant le général avant de lui dire :

“Déshabillez-vous et veuillez vous débarbouiller. Vous sentez mauvais et je n’apprécie pas Œuvrer dans ces conditions.”

Il sentait mauvais ? Comment ça ? Le corps d’Eldareth était cliniquement, dans un état intermédiaire entre la vie et la mort. Il ne transpirait pas. Il ne vieillissait pas. S’il sentait mauvais, c’était sûrement à cause de quelque chose venant de l'extérieur. L’odeur de la salle ? Où peut-être est-ce simplement un caprice habituel de la fameuse spiriphage. Qui sait ? Elle tourna les talons et s’éloigna en direction de la table. Tout en la regardant, Eldareth lui balança :

“Pas avant toi.”

Le ton de sa voix avait changé. Elle ne le remarqua pas. En vérité, c’est toute son attitude qui allait changer à partir de maintenant. Pourquoi ? Et bien, disons qu’il a simplement obtenu ce qu’il voulait devant le conseil. Rien n’est laissé au hasard. Sans prendre la peine de tourner la tête, elle lui adressa impassiblement en guise de réponse :

“Je crois que vous n’avez pas bien compris. Ce n’était pas une question et si vous ne le faîtes pas vous-même, je m’en chargerais. Entre nous soi-dit, je pense qu’il n’est pas plus humiliant de vous en charger vous-même… A moins que vous n’ayez quelques problèmes de coordination vous empêchant de vous déshabiller seul, dans quel cas, je plains votre mère et vos amante.”

Une mère ? Eldareth ne l’a jamais connu, en avait-il seulement une ? Parent... Il ne connait pas ce mot. Il ne connait pas l’amour que ces personnes peuvent lui apporter. Elle revint avec quelques outils, les posa et, se positionna devant lui, bras croisés, pour lui marmonner :

“Et je ne vous ferais pas ce plaisir… Du moins, pas avant de vous avoir crevé les deux yeux et coupé les deux mains”

Que de menaces. Elle n’avait apparemment pas oublié de ramener sa langue fourchue en plus de ses “outils”. Sans avoir réellement le choix, après qu’on lui ait enlever ses vêtements et ses lames rétractables, sous la stupéfaction des gardes, qui avaient été négligées lors de sa fouille à l’entrée de la confrérie. il se débrouilla comme il le pût pour se laver. Une fois ceci fait, elle resserra ses liens et s’installa sur ses tibia. Elle ne se gênait vraiment pas, d’autant plus qu’il était nu. Eldareth décala un petit sourire au boucher, qui était là, quelque mètres plus loin, derrière ses barreaux, le regardant avec une once de jalousie. Puis quelques minutes de couture, inutiles certes, car cette blessure superficielle était déjà sur le point de cicatriser. Alors qu’elle était en train de finir, Eldareth lui murmura :

“C’est bon, il est inutile d’en faire plus. Fait ce que tu as faire, qu’on en finisse, Elian.”

Il avait été familier, comme s’il la connaissait. Sa voix était portée d’une légère mélancolie, ses yeux devenait de plus en plus brillants, il ne souriait plus, impassible comme marbre. Il n’était plus le même que celui qu’il avait été devant le conseil, de par sa façon de parler ou encore de s’exprimer. S’il avait préparé quoi que ce soit en venant ici, alors on approchait sûrement de sa réalisation.


Pendant ce temps....

“Essaye de ne pas t’emporter de cette façon la prochaine fois, Enrig. On ne sait pas qui il est, ni de quoi il est capable, lui comme ses relations.”

Le messager s’en était aussi allé. Personne ne semblait lui porter de attention. Magie ou négligence ? Enring regarda Allaster dans les yeux, pour finir par répondre :

“Avez vous déjà pensé, que tout ça avait été préparé ? Avez vous déjà pensé, que tout ce qu’il attendait, c’était que quelqu’un vienne le chercher ? Car si c’est le cas, alors cet homme se joue de nous et attend le bon moment pour agir. Et si c’est le cas, vous regretterez amèrement de ne pas l’avoir tué plus tôt.

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 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyVen 19 Juil 2013 - 20:01


L'aiguille entre si facilement dans la chair. Au final, nous ne sommes qu'un amas de muscles, de sang, d'organes en tout genre. De vaisseaux et d'eau. Un monticule complexe et fragile. Si fragile qu'une simple aiguille entre en vous comme du beurre. Si fragile qu'un seul mot peut prendre possession de vous, vous conduire à la folie. Le corps est une machine délicate que le moindre dérèglement brise à jamais. Les âmes ne sont pas la vie, elle sont simplement le sens que l'on donne à notre existence? Ces muscles, ce sang, quant à lui, est bien la seule raison qui fait que nous respirons, vieillissons et mourrons. Le fil traverse la cuisse, referme la plaie. Pour autant, une Existence ne se répare pas. Une fois brisée, nulle façon de recoller les morceaux: c'est là que la torture physique est intéressante. Quelle plaisir aurait-on à maltraiter un pantin, un être vivant certes, mais dont les yeux avaient perdus tout éclat. Non, il était beaucoup plus intéressant de ne s'attaquer qu'au corps un temps, avant de jouer sur le mental. Casser et réparer. Casser et réparer encore. Puis, un beau jour, casser pour ne plus réparer. Laisser une fissure qui muera en un craquèlement hideux, qui laissera tomber des pans entiers de ce qui fait de nous des hommes. Devenir des bêtes à nouveau, presque oublier tout langage intelligible. Pour finir, faire mine de réparer, une dernière fois, et lorsque les yeux pleins d'espoir recommencent à luire, conclure sur la déchéance la plus profonde, la plus noire. Telle était sa technique favorite, celle qu'elle employait sur la plupart de mes pensionnaires. Mais il fallait du temps, ce qu'elle n'avait pas avec le Général. Un temps si précieux qui lui était décompté, elle le savait. Elle connaissait assez le Cercle pour savoir qu'il repartirait sous peu. Aussi, la Spiriphage devait profiter au maximum de son jouer. Alors que ses mains habiles, même expertes, recousaient la plaie sur la cuisse, son pensionnaire étira un sourire sur son visage. Il ne lui était pas adressé et elle se doutait un peu du destinataire. Elle souriait intérieurement. Voilà qui était parfait, il venait de faire connaissance avec son nouveau colocataire. Il ne disait rien d'autre, gardant ce sourire en coin victorieux, mais son muscle tressaillait la douleur qu'il ressentait légèrement. C'était un dur, il avait dû voir et subir pire. L'aiguille rentrait, sortait. Le fil serrait les bords rouges de la plaie encore sanguinolente. Plus l'œuvre avancé, moins le doux sentiment qui parcourait l'échine à la jeune femme perdurait. Il ressentait de moins en moins l'acier sous sa peau, son ressentit était amoindrit. Alors qu'il lui restait peut être un ou deux point à faire, le Général l'arrêta. Son ton était dénué de sentiment, d'un sérieux qu'elle n'avait pas encore connu de lui jusque là. "C'est bon, inutile de faire plus. Fais ce que tu as à faire, qu'on en finisse, Ellian". Aucune nuance, aucune variation. Il lui avait intimé cela comme s'ils se connaissaient de longue date. Elle réprima un frisson. Pourquoi s'adressait-il à lui comme ça? Comment se faisait-il qu'il connaissait son Maître? Tant de question qui n'avait pas encore trouvé de réponse. Elle retira le fil de l'aiguille, et noua comme elle pouvait. Ce n'était pas un travail de professionnel mais c'était relativement propre et cela lui permettrait de mieux cicatrisé encore. "J'en ai fini avec vous. Vous pouvez disposer". Et bien que ses yeux étaient plantés dans ceux du Général, comme si elle pouvait sonder son esprit, sa réplique était dirigée aux deux gardes qui avaient permis le transport du pensionnaire. Elle allait commencer doucement. En fait non, elle avait besoin de réponse, et elle allait tout faire pour les obtenir. Même si cela coutait d'amocher un peu le Général contre l'aval de ses supérieurs. Après tout, ils lui avaient juste demander de ne pas le tuer.

Les hommes ne se firent pas prier et la Spiriphage se releva pour clore la porte derrière eux. Ainsi, ils ne seraient pas dérangés dans leur entretien. Elle activa une nouvelle fois la poulie qui tira de force son jouet vers le haut, le forçant à se lever, les bras tendus au dessus de sa tête. Elle se planta devant lui, l'observant de la tête aux pieds. Il n'était pas désagréable à regarder, bien c'était le cadet des soucis de la Spiriphage. Elle le détaillait, certes. Elle n'omettait aucun détail de son anatomie. L'avantage, lorsqu'on à appris le corps, c'est que l'on voit les points faibles. Un appui trop prononcé sur la gauche, un muscle plus saillait qu'un autre. Le Général faisait partit de ces hommes fins et musculeux, qui ne travaillaient pas spécialement leur corps mais dont le temps avait sculpté avec finesse et parcimonie les formes non moins intéressante de son corps. Elle s'approcha de lui, prenant son menton dans sa main pour lui inspecter le visage, un sourire en coin sur les lèvres. "Vous vous entretenez bien, Général". La remarque était dite d'un ton froid et distant; elle réfléchissait. Elle planta de nouveau ses yeux dans les siens. Une seconde. Trois. Dix. Elle les lâcha et prit sur la table une petite lame fine et aiguisée. "Vous m'intriguez sérieusement". Elle ponctua sa phrase d'une arabesque sanglante sur son torse. Elle ne faisait que caresser sa peau, la coupure était très superficielle mais cela n'empêchait le fluide vital de s'échapper dans une petite larme chaude. "Pourquoi faire semblant? Vous êtes bon comédien, mais vous devez mieux savoir que moi que lorsque l'on sur-joue, notre crédibilité est amoindrit". Elle se souvenait parfaitement de l'enseignement de son Maître. Du fait qu'il lui avait dit que si l'on voulait être un mendiant, il fallait se comporter comme tel, ni plus ni moins. Idem pour un noble. Adopter le langage et les mimiques, ni plus ni moins. Pas sous jouer, pas trop en faire. Juste ce qu'il faut. Pour autant, son pensionnaire resta de marbre. Et aucune émotion ne transperçait. Il n'avait que très faiblement mal. Trop peu à son gout, aussi, poursuit-elle ses dessins macabres sur sa peau, de ses avant bras à son aine, passant dangereusement près de son intimité sans pour autant y toucher. Tout comme son visage, qui restait impassible. Il lui marmonnait et disait des choses sans importance. Du moins, il ne s'agissait pas des réponses à ses questions. Elle l'abandonna quelques instants. Elle récupéra un bol. Elle s'installa face à lui sur la table, ne le quittant pas des yeux, un sourire aux lèvres. Elle versa de la graisse, dont il valait mieux ignorer les origines pour s'éviter quelques troubles intestinaux. Puis y ajouta du sel en quantité, du citron et un pointe de chaux. Elle mélangea le tout à la cuillère. C'était à présent une crème trouble, parfaite pour les petites coupures: le sel creuse, le citron brûle tout comme la chaux quant à la graisse, elle permet de bien imprégner les plaies. S'il n'aurait que très modérément mal à l'application, les cloques et les différentes réactions purulentes de son organisme lui apprendra à hurler. La douleur est une chose qui se travaille avec amour. Elle s'approcha de nouveau de son corps attaché et sans attendre, lui badigeonna toutes les plaies visibles de sa mixture. Il étouffa plusieurs petits couinement mais la jeune femme le sentait, il avait mal. Elle avait le cœur qui battait toujours plus fort et son corps s'emplissait toujours plus de plaisir. Eldareth pencha la tête en avant, résistant au maximum à la douleur qui lui saillait tout le corps. La Spiriphage n'en avait pas finit. Elle releva sa tête violement, tirant un stylet de sa ceinture où elle avait glissé. Il commença à se débattre -instinct de survie- mais elle tenait tellement fermement sa tête que cette dernière ne bougeait pas. Il plantait ses yeux brillants d'une détermination étrange dans les sien à nouveau et elle en profitait. D'un geste rapide et précis, elle plaça la pointe du stylet entre sa paupière et son oeil, tournant d'un quart la lame. A présent, l'acier frottait son globe oculaire. Insidieusement, elle commença à appuyer légèrement sur le nerf, lui arrachant cette fois un vrai cri de douleur et un plaisir non dissimulé. "Je te conseille de ne pas détourner ton regard d'un millimètre, sinon tu risquerais de devenir borgne malencontreusement". De sa main libre, elle essuya la goutte de sang qui se frayait un chemin le long de son nez. "Trêve de cordialité. D'où me connais-tu ?". Il ne répondit tout d'abord pas, aussi, lui rappela-t-elle qu'elle avait une patience limitée, jouant de nouveau avec son nerf, lui tirant un petit spasme. "Vein. C'est moi qui t'es ramené ici.".

Et l'Ordre des choses fut bouleversé. Même si elle n'en montra rien, son univers forgé s'écroulait doucement. Qu'est ce que cet homme racontait? A présent un rage bouillonnante la rongeait. Elle aurait voulu lui crever l'œil, là, comme ça, sous l'emprise de cette pulsion mais ça n'aurait pas aidé pour la suite, aussi, se contenta-t-elle de retirer le stylet. Quelques vaisseaux avaient éclatés sous l'effort qu'il avait fournit pour ne pas bouger mais son œil était intacte. Un léger filet carmin s'écoulait paisiblement, mais rien d'affolant. Il garderait sa vue. Aussi prit-elle un ton faussement enjoué: "Tu vois quand tu veux". Sa respiration était un peu saccadé sous le stress et il était moite à présent. De plus, l'effort d'avoir presque son poids sur les bras n'aidait pas. La douleur semblait à présent omni présente dans son être. Et c'était une douce sensation qui se logeait au creux de la Spiriphage. Elle en profita pour nettoyer durant quelques minutes son matériel avant de desserrer les liens. Il tourna son visage, un moue de douleur tordant légèrement son joli visage. Ah oui, la pommade magique commençait à jouer son rôle, pour le plus grand plaisir de la jeune femme. Il semblait assez étonné de la rapidité de la séance aussi, s'en amusa-t-elle. "Le corps est un machine fragile. Dérégler de trop et il devient inutilisable. Je ne t'aurais pas donné dix minutes de plus". Elle rangeait tout son attirail et jeta un coup d'œil au boucher écorché. Il regardait avec envie le Général. Aussi, lança-t-elle un bout de pain à Eldareth. "Tu devrais manger, sinon tu risque d'être trop faible cette nuit, et je ne tiens pas à retrouver le boucher en train de manger tes viscères... Du moins, m'en a-t-on défendu".
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Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

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Eldareth Anfauglith
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Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

Messages : 72

Fiche de Personnage : Ici


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyVen 26 Juil 2013 - 18:58


Festival de démons
"Nous avons connu la douleur. Nous avons connu la haine. Nous avons détruit des vies comme nous en avons sauvé. Nous avons vu tout ce qui nous était cher s’éteindre devant nos yeux. Aujourd’hui, nous n’avons plus rien à perdre. Nous sommes l’Aphla. Nous sommes l’Omega. Nous existons sans vraiment exister. Nous vivons sans vraiment vivre, prisonniers malgré nous de ce monde. Incertains de ce que nous allons devenir, rongés d’obscurs sentiments."
Eldareth Anfauglith

"C'est bon, inutile de faire plus. Fais ce que tu as à faire, qu'on en finisse, Ellian".

Elle le regarda quelques secondes, puis s’arrêta. Malgré son calme, elle devait se poser des questions, beaucoup de questions. Quoi de plus normal, Eldareth faisait en sorte qu’elle le fasse. Après s’être relevée, elle ordonna tout en le regardant :

“J'en ai fini avec vous. Vous pouvez disposer”

Les deux “gardes” s'exécutèrent avec rapidité et partirent sans fermer la porte. Ils fuyaient la mort. Dommage, ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils allaient bientôt l’embrasser. Après avoir refermé la porte, Elian tira sur le levier qui était lié aux chaînes d’Eldareth. Se levant sans en avoir forcement le choix, tiré vers le haut pas ces chaînes qui entouraient ses poignets, bras tendus, le Général n’attendait d’Elian qu’elle ne fasse que ce qu’elle avait fait avec tous les autres pensionnaires présents. Le quart d’heure qui allait suivre ne serait pas plaisant, loin de la.

Elle se planta devant lui, puis l’observa lentement de la tête aux pieds, par spécialement par plaisir, mais simplement pour mieux faire ce qui allait suivre. Après tout, l’analyse avait un bon nombre de pratiquants. Elle s’approcha pour lui saisir le menton, sourire aux lèvres. Le décalant à droite, puis à gauche, tel une observatrice. Elle lui fit alors remarquer, froidement :


“Vous vous entretenez bien, Général.”

Ah oui ? Il n’avait que faire de ce genre de remarques. Elle se planta devant lui. Elle le fixa. Sondant vainement son esprit de ses yeux rouges, elle qui ne savait déjà rien d’elle-même. Elle attrapa sur la table une lame fine, puis, tout en tranchant lentement le torse du général, murmura :

"Pourquoi faire semblant ? Vous êtes bon comédien, mais vous devez mieux savoir que moi que lorsque l'on sur-joue, notre crédibilité est amoindrit"

Il ne fit pas de commentaires, cette remarque lui paraissant plus qu’absurde. Il était là, attaché. Sans rien. Livré à son destin sans ne pouvoir rien faire. Du moins, c’est ce que la confrérie croyait. Il n’avait pas besoin de plus. Pourquoi faire semblant ? Risible. Crédible ? Il l’était déjà bien assez. Bon comédien ? Pour des amateurs comme eux, oui. Alors elle s’amusa, dessinant sans hésiter sur son corps de sa lame, n'omettant rien, ne pardonnant rien. Puis, elle s'éloigna pour revenir avec un bol. Et s’en suivi de la préparation d’un étrange mixture. Elle y versa ce qui semblait être de la graisse, pour y ajouter de la poudre blanche (sûrement du sucre ou du sel) et finir par acidifier la chose avec du citron. Elle mélangea le tout et sans attendre, lui badigeonna toutes les plaies visibles de sa mixture.

Rongé. Comment mieux décrire la chose ? Le général avait l’impression que cette étrange sauce lui mangeait ses plaies. Il étouffa quelques gémissements, mais la douleur s’accentuait au fil du temps. Devenant insoutenable, insupportable. Profitant un maximum de la chose, souriante, La Spiriphage tira un stylet de sa ceinture. Instinctivement, Eldareth voulut se libérer, il força les chaînes qui le liaient, tirant son corps vers l’avant, mais... trop tard. D'un geste rapide et précis, elle plaça la pointe du stylet entre sa paupière et son oeil, tournant d'un quart la lame. Le tranchant frottait son oeil. Il avait mal, très mal. Son esprit s’échauffait. Son pouvoir... Bourdonnait.


“Je te conseille de ne pas détourner ton regard d'un millimètre, sinon tu risquerais de devenir borgne malencontreusement”

Chose difficile lorsque l’on est esclave de la douleur nous ronge. Elle enchaina :

“Trêve de cordialité. D'où me connais-tu ?”

Il ne répondit pas. Enfin, pas de lui-même. C’est elle qui lui arracha la réponse, frottant sa lame contre le fond de son oeil, impitoyablement :

“Vein. C'est moi qui t'ai ramené ici.”

Clair, net et précis. Pas besoin d’en dire plus, inutile d’en dire moins. Elle se figea quelques secondes, enfonçant encore légèrement son stylet dans l’oeil du général. Peut-être ne s’en était elle même pas rendu compte. Enfin, elle retira le stylet avant de dire :

“Tu vois quand tu veux”

Il ne fit même pas attention à ce qu’elle venait de dire. Il avait mal. La suite est un peu floue, Eldareth gisant dans un état de semi-conscience, torturé par la douleur. Cependant, elle n’avait joué avec lui que quelques minutes, longues certes, mais se comptant sur les doigts de la main. La tortionnaire apporta rapidement réponse à cette interrogation :

"Le corps est un machine fragile. Dérégler de trop et il devient inutilisable. Je ne t'aurais pas donné dix minutes de plus."

Les règles qui s’appliquent à ceux qui vivent ne sont pas les mêmes qu’à ceux qui sont déjà morts. Enfin, elle l’apprendrait bien assez tôt. Elle lança un bout de pain sur la tête du général, avant de dire :

“Tu devrais manger, sinon tu risque d'être trop faible cette nuit, et je ne tiens pas à retrouver le boucher en train de manger tes viscères... Du moins, m'en a-t-on défendu”




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“Elian, Qu’est ce que tu fais encore ici ?”

Elle était entrée discrètement dans une chambre, peu vaste mais “distinguée”, assez pour qu’on devine qu’elle appartenait à une ombre. La fille devait avoir 8 années, tout au plus. Elle était petite et semblait peu sûre d’elle. Le général était là, plongé jusqu’alors dans un livre, sur son bureau. Il portait les habits de la confrérie. Elle l’implora de ses yeux rouges, et après un soupir, il lui adressa :

“Allez, viens”

Sans attendre, elle se glissa sous le bureau tout en exprimant un sourire au général, qui se contenta de lui faire un clin d’oeil. On toqua à la porte, et sans que le général ne dise quoi que ce soit, on entra. C’était Enring. Ou plutôt, Andrei. Oui, c’est comme ça qu’on l'appelait à l’époque. Il regarda rapidement à droite. Il regarda rapidement à gauche Rien. Puis il fixa Sareth, et lui demanda, d’une voix grave et usée :

“M.Anfauglith, auriez-vous vu ma peste d’élève ?”
“Non, et il me semble pas vous avoir donné ma permission pour entrer, Andrei.”

Il ne répondit pas, la porte claqua. Elian montra sa bouille mais la rangea bien vite, car la porte fût ouverte dynamiquement à peine quelques secondes après qu’elle ait été refermé. C’était Alexander, une pastèque blanche sur le visage, l’air ignorant et imbécile, maigre comme un clou. Sans se gêner, tel un enfant, il se jeta sur le lit. Il regarda le général durant plusieurs secondes, qui n’avait même pas prêté attention à sa présence et lui exprima sarcastiquement :

“Je ne savais pas que tu avais un goût pour les petites filles, Eldareth. Je sens son petit coeur battre d’ici. D’ailleurs tu as son gateau ? Il est temps.”

Eldareth tourna les yeux vers Alexander, ne semblant pas apprécier la nature de la blague de celui-ci, ni sa révélation. Car il est vrai que nous étions le même jour que celui où il l’avait récupéré. Elian quitta sa cachette et plongea ses yeux débordant d’espoir dans ceux des deux individus. Eldareth soupira une nouvelle fois. Il comptait faire ça plus tard dans l’après midi. Enfin, bon. Alors il se leva, tourna les talons vers le lit sur lequel était posé Alexander et y tira en dessous un gâteau chocolaté :

“Bonne Anniversaire, Elian”


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“Elian ! Elian ! Réveille toi bon sang !”

La même chambre... Longtemps après. Enring l’avait un peu secoué. Elle avait été profondément endormie. Elle se leva en sursaut, transpirante :

“Mais de quoi tu rêvais ? Dépêche-toi.”

Ils sortirent ensemble, puis il enchaîna :

“On a retrouvé des cadavres démembrés dans toute la souricière, certains se relèvent même pour attaquer ceux qui vivent. Se rajoute à ça ceux qui sont devenus complètement taré durant la nuit, les mercenaires qui saccagent nos possessions, les membres du conseil qui entendent constamment des voix dans leurs têtes, des écrits démoniaques incompréhensibles qui décorent les murs, les failles qui s’ouvrent vers le Vein et les démons inférieurs qui en emergent.... C’est devenu incontrôlable. On ne peut même pas enclencher des mesures de ripostes que celles-ci sont déjà écrasées. C’est comme si ces enfoirés pouvaient lire dans nos pensées. Un portail vers le vein s’est ouvert en plein milieux d’un bar à putes. 20 personnes sont mortes. C’est du grand n’importe quoi, j’ai retrouvé une ombre en train de se bouffer ses propres mains ! On s’est fait prendre par surprise. Ce n’est plus contre le royaume qu’on se bat.”

Ils arrivèrent dans la salle de torture, endroit préféré d’Elian. Eldareth n’était plus là. Tous les pensionnaires étaient morts, déchiquetés, dévorés, démembré. Le corps du boucher, tout particulièrement, semblait “desséché”. Comme si toute sa vitalité/vigueur avait été absorbée. Mais ce n’est pas la plus inquiétant. Car tous les corps aptes à se lever le firent, le yeux débordant d’une magie noire. L’un d’eux parla, d’une voix saccadée et faible :

“Mes belles dents déchireront votre chaire et mes bras arracheront vos yeux. Je suis le numéro 6. Enchanté.”



Spoiler:
 
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La Spiriphage



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La Spiriphage
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Race : Demon Commun.
Classe : Spiriphage.
Métier : Bourreau.
Croyances : /
Groupe : Alliance des Ombres- Confrérie des Ombres

Âge : 26 années recensées.

Messages : 16

Fiche de Personnage : Symbiose cadavérique.


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptySam 27 Juil 2013 - 20:08


Elle était assise près de sa table, sur le sol, face à lui. Elle l'observait. Il suait à grosses gouttes, dans un état de semi conscience. Les yeux rougis par des larmes qu'il ne sentait même pas couler de ses yeux âbimés. La séance avait fait son oeuvre. Il souffrait plus ou moins silencieusement, lachant quelques petits gémissements plaintif mais rien de plus. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'une comédie si la Spiriphage n'était douée d'un talent particulier pour la reconnaissance de la soufrance. Elle caresser sa lame, le fixant. Il avait mal, c'était indéniable. Son visage, même à demi abscent, reflétait la douleur et l'angoisse de cette dernière. Il marmonnait, passant par divers phases: entre conscience et inconscience, son esprit n'était pas totalement épargné. Elle aurait dû s'arrêter avant, elle le savait mais sa volonté de savoir l'avait importé sur un des principes les plus basiques, l'un de ceux qu'on enseigne dès le début de la formation. La Souffrance est un Art délicat qu'il faut manier avec précaution et selon des degrés bien déterminés. Et voilà la punition qui lui était infligée pour sa faute. Elle devait surveiller son pensionnaire, veiller à ce qu'il ne se déshydrate pas ni qu'il sombre dans les méandres du Néant. Le silence règnait, si l'on omettait les quelques bruits de pas provenant des cellules et les chuchotements douloureux du Général. L'air était toujours aussi humide et impreigné de l'odeur sanguine qu'elle aimait tant. La Spiriphage continuait inlassablement sa surveillance assidue mais ses pensées s'en allèrent vers dernières paroles intelligibles de l'homme: "Vein. C'est moi qui t'ai ramené ici". Les mots sonnaient encore de manière très claire dans sa tête et même si elle avait feint la satisfaction et l'indifférence, la nouvelle l'avait touché au plus haut point. Pourquoi ne se souvenait-elle pas de lui? Il d aevait mentir, auquel cas il était normal que rien ne lui revienne en mémoire. C'est ça, un homme comme lui était capable de proférer des fausses vérités afin de semer le trouble dans le coeur de son assaillant. Qu'attendait-il d'elle? Qu'elle le libère? Pourtant, lorsqu'il lui avait avoué, il avait l'air parfaitement sincère. Et la torture aidant, il n'avait certainement pas eu le loisir de réfléchir à autre chose qu'à la douleur qui parcourait son corps. Un dégout profond pour cet homme s'installa peu à peu dans le coeur de la jeune femme. La Spiriphage savait qu'il n'avait relaté que les faits, qu'il avait été honnête. Mais si cela était véridique, alors son petit monde s'écroulait. Maitre Andreï lui avait dit qu'il était allé dans le Vein la chercher, LUI. Pas un Général ayant commis quelques actions punissables par la Confrérie. D'abord, qu'avait-il réellement fait? Pourquoi était-il là, traité comme un traitre, un parjure mais un parjure considéré. La lame lui entailla le doigt. Elle regarda le petit chemin carmin se tracer sur sa peau blanche. Elle trouvait cela apaisant. La chaleur du fluide et sa couleur parfaite. Le sang avait été sa Mère tandis que son Maitre avait toujours fait office de père. Si elle n'était pas croyante -Andreï lui ayant mainte fois rappelé que "La foi est une plaie nécrosée. Les gens s'y raccrochent pour expliquer le moindre changement métabolique. Il n'y a pas de Dieu, sinon celui que tu deviendras au yeux des autres"-, elle n'avait pas pour autant ommis quelques offrandes au Dieu du Sang. Voici, Mon Dieu, la purification des âmes. Je t'offre le pourpre et le chaud Maternel puis le blanc et le froid, symbole de la pureté de mon acte. J'expie mes peurs et mes démons en ton nom. Pardonne moi, donne moi ta Grâce. Oublie que j'ai été infidèle car me voici, carmin sur les mains, tout prêt à te servir. Je n'ai ni remord ni honte. En ton nom le sang coulera comme un fleuve impétueux, car, Roi du Ciel, tu demeures l'Immortel. Psaume II. Elle tapota le front de sa malheureuse victime avec un linge humide. Elle lui donna de l'eau, veilla à ce qu'il ne manque de rien, bien que des paroles soient toujours incompréhensibles. Elle fit un tour dans les geôle. Les quelques pensionnaires n'attendaient que son attention mais elle ne l'accorda à aucun. Elle n'avait plus envie, ni même la force de faire une autre séance. Dans le dédale des sous-terrains, la notion de temps est complètement abstraite, aussi ignorait-elle que la lune était dans le ciel depuis près de deux heures. La Spiriphage soupira et sortit vers sa chambre, fermant soigneusement la porte derrière elle, laissant le Général endormit. Aucune torche éclairait la partie du couloir où elle se rendait. Après tout, elle était la seule à empreinter ce chemin. Elle marcha deux minutes et ouvrit la porte grinçante. La pièce était petite mais coquette, simple mais fait avec goût. La Spiriphage ne prêtait pas d'attention particulière à la mode mais elle aimait que son Jardin Secret sois le plus à l'opposé possible de l'Univers dans lequel elle baignait depuis son plus jeune âge. Bientôt vingt qu'elle parcourait les couloirs humides. Dix huit d'apprentissage. Elle avait vu plus de cadavre que n'importe qui. Elle se deshabilla et prit un bain rapide. Ici, rien ne pouvait la toucher, si ce n'est l'étrange phénomène d'absorption de la douleur. Même celle des rats. Lorsqu'elle s'allongea, nue sur le lit, elle partie pour le pays des Songes en moins de temps qu'elle ne le pensait...

Des cris. De la douleur. C'était un chaos impensable. Tout le monde courrait sans savoir où, sans connaitre pourquoi. Ils courraient en pleurant, en criant. Ils essayaient de fuir quelque chose, quelque chose que la petite ne connaissait pas. Elle l'appela Le Monstre. Elle s'était cachée une fois de plus, croyant jouer un mauvais tour à son maitre. Elle devait avoir à peine huit ans. Ses yeux rubis regardaient les gens affolés. Elle était tapis dans une cavité que les flambeaux n'éclairaient pas. Elle suivait les instructions de Maitre Andreï: 'Ne faire qu'un avec l'Obscurité'. Des gens saignaient. Beaucoup pleuraient des larmes salies. Elle voyait des personnes dont elle ignorait même l'existence. Puis une femme -une jolie femme- se jetta dans la même cachette qu'elle. La petite emis un petit couinement tandis qu'elle lui écrasait le pied sans s'en rendre compte. La Jolie Fille la regardait, terrorrisée. Elle sentait bon, la Jolie Fille. Un melange de fleurs et d'épice. Elle portait une jolie robe qui moulait son corps mais le tissus était transparent et elle ne portait rien en dessous. "On voit tout Madame", dit la petite poliment. La Jolie Fille rit anxieusement, lui tapotant la tête. Ses larmes se s'arrêtaient pas pour autant. "Dites, Jolie Madame, pourquoi tout le monde c...". Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une main puissante s'empara de Jolie Fille. La petite écarquilla les yeux, luisant d'incompréhension. Son instinct la sauva un peu, lui intimant de rester cacher et d'attendre. Le parfum fleurit se transforma bien vite en une odeur âpre et un liquide rouge se glissa jusqu'auxpieds de l'enfant. Elle attendit sans bouger, regardant une fois les personnes qui se hâtaient, une autre fois le corps sans vie de Jolie Fille. Elle n'était pas choquée et elle débordait d'énergie. Elle sentait tant de flux en elle qu'il était difficile de se contenir. Beaucoup de gens avaient mal, elle le sentait. Une main la saisit sans qu'elle n'ai eu le temps de voir son propriétaire arrivé. Mais elle ne dit rien, ne cria pas. Elle se contenta de regarder son Maitre la tirer de sa cachette comme un chaton. Il n'était pas content du tout. Ses sourcils étaient froncés mais une étrange lueur de soulagement brillait dans ses yeux. "Tu seras punie Ellian, et sévèrement. J'y veillerais personnellement". La petite déglutit en sachant très bien que ce ne serait pas une partie de plaisir. Puis elle pensa à son ami. Il l'avait toujours aidé. C'était un grand monsieur, qui avait toujours été gentil avec elle. Elle irait le voir et lui irait parler à son Maitre. Ce dernier la reposa au sol et lui prit la main, la tenant fermement. Puis ils se mirent en marche, sans précipitation, profitant de l'ombre sur les murs. Elle ne parla pas pendant cinq minutes puis, comme toute les petites filles tiraillées par la curiosité, elle céda. "Maitre Andreï, pourquoi tout le monde court? C'est à cause du Monstre?". Le maitre regarda son élève. Il avait toujours su qu'elle avait l'esprit vif et que cela lui causerait quelques ennuis. "Un monstre? Non Ellian, tu apprendras que parfois le pire monstre, c'est nous-même. Et tout le monde court parce que tout le monde à peur". "Peur de quoi ?", il fallait s'y attendre. "Il s'est passé quelque chose dans les sous-terrains et nous devons partir au plus vite, mais d'abord, je dois passer dans la salle prendre quelques objets". Ils arrivèrent devant la porte et Andreï laissa la petite là. Un homme s'avançait. Il portait une cape blanche. Son visage était caché par les ombres mais il s'accroupit devant l'enfant, tétanisée. Elle vit son visage. Elle pleura. L'homme avait les traits du Général...

Elle se reveilla en sursaut, attrapant la petite dague sous son oreiller en moins de temps que la moyenne. Elle était transpirante, encore bouleversée par son rêve. "Mais de quoi tu rêvais? Depêche-toi !". C'était son Maitre qui était devant elle. Elle lacha la dague mais une vague de gêne la submergea. Elle était nue devant l"homme qui l'avait élevé, et même si ça ne semblait pas le déranger plus que ça, la pudeur de la Spiriphage venait d'en prendre un sacré coup. Elle rougit instinctivement. Elle observait son Maitre l'air grave qui la fixait surement en faisant semblant de ne pas voir qu'elle virait au cramoisi. Elle sauta de son lit et enfila une de ses tenues rouge, glissant quelques couteaux, dagues et stylets un peu partout. Elle ne savait pas se battre mais elle savait faire souffrir et quoi qu'il se passe dehors sa chambre, elle avait cet avantage là. Tant que les gens auraient mal, elle serait puissante. Elle boucla sa ceinture à sa taille et partit sur les pas de son Maitre. Il marchait sans se presser, comme à son habitude. Elle se souvint alors un de ses enseignements pour lesquels elle s'était pris une bonne raclée. "Courir c'est être vu par tous, remarquable, identifiable. Préférer la marche lente c'est mieux se fondre dans le décor et porter moins d'attention sur soi. Souvient-en Ellian, si tu veux échapper à mes punitions, il faut être plus subtile que ça". Depuis combien de temps son Maitre ne l'avait pas touché? Tandis qu'elle se perdait dans ses pensées, il lui fit un topo. Il savait qu'il n'avait pas besoin. Elle était au bord de l'extase. Le souffle court et en proie à des plaisirs toujours plus intenses alors qu'ils ne faisaient que marcher. Beaucoup de gens souffraient. Et la réalité la frappa en plein coeur. Cela ressemblait étrangement à son rêve. Beaucoup trop pour que ce ne sois un hasard. Les putes et les penche-toi-là courraient, essayant de fuir une menace qui leurs était pour le moment invisible. Ils se rendirent dans la salle de torture. Le Général avait disparu. Deuxième faute. Avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit, son Maitre lui assèna un coup de poing dans la machoire violemment. Il savait qu'elle ressentirait plus de plaisir que de douleur mais elle porterait la marque de son echec. Il l'avait éduqué comme ça. Mais elle adorait et pensait qu'il avait surement raison. Puis l'horreur lui apparut: tout ses Pensionnaires étaient morts. Tous étaient à moitié déchiqueté. Enfin, ça, c'est ce que la Spiriphage pensait. Mais les corps se réanimèrent. Une aura magique s'échappait d'eux. La nécromancie. Elle en avait appris les rudiments dans les livres mais ne s'était jamais amusé à les appliquée. Elle préférait de loin l'hémomancie. Le boucher parla. Sa voix était caverneuse. Andreï se retourna: "Va chercher le Général. Ne fais que ça, je m'occupe d'eux". Mais elle ne bougea pas. "Pars d'ici Ellian, c'est un ordre !". Elle se mit à courir, prenant un stylet dans sa main droite. Puis, une fois sortie de sa salle, elle longea les murs sombres en marchant, se fondant dans l'obscurité. Elle interpella plusieurs personnes affolées, leur demandant s'il n'avait pas vu l'homme qu'elle cherchait. Certains lui répondaient, d'autres faisaient semblant de ne pas entendre. Puis elle le vit. Il lui tournait le dos, marchant dans le couloir. Que devait-elle faire à présent?...
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Eldareth Anfauglith

~ Le Purificateur ~

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Eldareth Anfauglith
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Race : Démon commun
Classe : Pendragon
Métier : Général
Groupe : Royaume

Âge : Né vers le début de Feleth

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Fiche de Personnage : Ici


 L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] _
MessageSujet: Re: L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage]    L'Idéal souffrance {Partie 2} [Eldareth & Spiriphage] EmptyLun 12 Aoû 2013 - 3:16

Iréel et Réel
"Tu imagines Eldareth ? Les femmes que j'enfante accouchent au bout de deux semaines et le gosses qui y naissent atteignent leur taille adulte en 9 jours. On pourrait créer une armée et faire plein de choses amusantes ! Tu te rends compte ? Je pourrai soumettre Feleth rien qu'avec ma bite, il faut juste que des culs viennent se planter dessus."


Alexander




“Mes belles dents déchireront votre chaire et mes bras arracheront vos yeux. Je suis le numéro 6. Enchanté.”

Andrei le regarda avec des gros yeux pendant quelques secondes, visiblement dépassé par la situation. Tout le monde ne supporte pas la vue de cadavres déchiquetés aussi bien que la Spiriphage, ou du moins pas aussi facilement car celle-ci n'est pas autant banalisée. Il se retourna bien vite vers son élève, criant :

"Va chercher le Général. Ne fais que ça, je m'occupe d'eux"

Mais elle ne bougea pas. Puis il insista sévèrement, et elle s'en alla. Andrei se retrouvait seul face aux restes des pensionnaires d'Elian. Il dégaina son sabre sans attendre. Les cadavres ne bougèrent pas. Sans baisser sa garde, il posa :

"Que cherchez-vous ?"
Il n'eut de réponse que le silence. Car après tout, "ils" ne cherchaient rien. "Ils" l'avaient déjà trouvé. Il ne restait plus qu'à aller le prendre. Ils sont les chats. Et Dieu sait que les chats aiment s'amuser, surtout dans les souricières. Vous savez, personnellement, j'adore tester leur limite. Je leur arrache d'abord un bras. Puis je regarde. J'attends. Puis j'en arrache un autre, et un autre... Puis si il est encore vivant, je lui arrache les dents, puis les yeux. Je n'ai pas de raisons particulière de le faire, comme je n'ai pas de raisons particulières pour me confesser ici. Mais je le fais. Suis-je fou ? Non, ce n'est qu'une question de point de vue.

Il n'avait aucune cicatrice sur le visage. Ses vêtements blancs étaient tachés de sang, tout comme son katana ensanglanté. Ses hommes étaient là. Il le sentait. Mais il n'y avait pas qu'eux. Son éveil avait attiré beaucoup de ses vieux ennemis. La confrérie était une organisation complexe mais fragile. Si bien qu'elle est très vulnérable aux attaques internes. Alexander l'avait compris et sans attendre agit. Lors de l'arrivée de la lettre, pris de panique, le conseil avait ordonné le scellement de toutes les portes, sauf une. Tout ce qu'il restait à faire, c'est veiller à ce que personne ne puisse sortir par celle-ci. Chose facile, lorsque ceux qui gardent ces informations ne sont que de simples humains faible psychiquement. Il ne suffit donc qu'à "fouiller" dans leur petit cerveau. Personne ne les aideraient, et s'ils ne mourraient pas par l'épée, ils le seraient par la famine. Ils ne se battaient pas contre des cueilleurs de cerises. Ces "choses" étaient plus expérimentées, plus fortes et plus intelligentes. La confrérie possédait elle-même de puissantes ombres, mais sans ordres et désorganisées, incertaines de ce qu'il se passe autour d'elles et de ce qu'elles vont devenir, affolées par la panique, elles devenaient aussi inutiles que la poussière qui jonche votre bureau.

Il se retourna. Ses yeux croisèrent ceux d'Elian. Puis, plus rien. Un noir. Complet. Parfait. Elle était devant une table. Andrei y était présent, à l'autre bout. Il y avait quelques ombres autour, la salle était fermée. Il parla :


"Notre adversaire est un homme capable d'en soulever un autre facilement d'une main. Il est fort, rusé et très habile. Mais ce n'est pas tout. Il est assez puissant pour être capable de modifier ce que nous percevons de la réalité. Est-elle vraiment modifiée ou est-ce simplement une illusion ? Personne ne le sait. Mais partons de ce principe : Si vous prenez une pomme, mais que vous et tous ceux qui peuvent vous entourer voyez une poire, et que cette pomme à la gout d'une poire. Alors ce n'est plus une pomme. Mais une poire. Cet homme modifie ce que nous percevons, et donc notre réalité."

Il leva les yeux vers la Spiriphage. Elle tremblait. Elle semblait se douter de quelque chose. Son instinct lui faisait défaut. Elle avait mal à la tête. Un noir. De nouveau. Elle était à présent dans sa salle, devant lui :

“Vein. C'est moi qui t'ai ramené ici.”




. . .


"Vein, c'est moi qui t'ai ramené ici."

Puis l'image d'Eldareth s'effaça pour laisser place à celle d'Andrei. Tout se déforma, encore et encore. Elle repensa au moment ou elle l'avait torturé. Elle revivait tout, voyant Eldareth à la place d'Andrei et Andrei à la place d'Eldareth. Elle se vu se donner elle même un coup de poing lors de sa précédente entrée dans la salle de torture, Elle vu Eldareth parler devant le conseil debout, pendant qu'Andrei souffrait sur sa chaise. Elle vu Andrei lui supplier d'arrêter sans qu'elle n'entende rien et Eldareth regarder patiemment la scène sans qu'elle ne s'en aperçoive. Depuis quand ? Depuis quand ?! Depuis quand ?!! Elle se retourna. Elle était devant l'homme aux cheveux blancs. Il faisait un sourire pastèque, ressemblant à un gamin à qui on aurait donné un bonbon. La pression était de nouveau revenue. Écrasante, imposante.
“Je suis le numéro 0, Siegfried. Siegfried Alsafalko."

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