''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Lyrad Rostbilde

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Lyrad Rostbilde

Warm Shadow

________________


________________


Race : Humain draconique (PAS un démon)
Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire et chasseur de primes (allant au plus offrant dans les deux cas)
Croyances : Le hasard
Groupe : Solitaires

Âge : 152

Messages : 54


MessageSujet: Lyrad Rostbilde   Lun 27 Mai 2013 - 14:46

* * *

Personnage


Nom : Rostbilde
Prénom : Lyrad
Rang : Warm Shadow

Âge : Environ 150 ans
Sexe : Masculin

Race : Humain draconique

Une "race" à Lyrad tout seul s'il en est - bien qu'il soit possible qu'il existe d'autres humains draconiques au regard des expériences menées par les détenteurs de Lyrad -, l'humain draconique est un hybride d'homme et de dragon créé à travers la magie. De silhouette parfaitement humaine, ou presque, l'humain draconique tient de l'animal les écailles, qui peuvent varier de taille, de forme et de couleur, certains attributs faciaux - les yeux, les dents, les oreilles, voire des cornes, selon l'individu -, une force, une agilité et une rapidité surdéveloppées, même si elles restent bien en-dessous de ce dont un véritable dragon est capable de faire, et certaines aptitudes comme pouvoir cracher du feu au prix d'une énorme dépense d'énergie. Bien que cela n'ait jamais été confirmé, il est plausible qu'un hybride puisse naître avec des ailes ou une queue, voire les deux.

Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire et chasseur de primes, faisant allégeance au plus offrant. Il lui est déjà arrivé de servir deux clans à la fois pour ses deux métiers.
Croyances : Le hasard. Lyrad ne croit en aucune autre chose que le hasard pour tout ce qui est, et tout ce qui n’est pas.
Groupe : Solitaires (pour le moment !)

Équipement :
Pantalon de toile ample • Plusieurs couches de hauts, eux aussi en toile • Un espèce de poncho aux motifs sombres, porté comme une courte cape triangulaire recouvrant son épaule gauche, une partie de son torse et de son dos • Pour une question d’aisance, il reste pieds nus la plupart du temps • Kukri porté en bandoulière au côté gauche de la clavicule dans un étui de cuir sous le poncho • Longue dague portée à la ceinture côté droit • Sac de voyage • Couteau de chasse fait maison avec un os de troglodyte

Talents de combat physique :
Expert en combat rapproché. Son agilité et sa rapidité lui permettent de rivaliser avec de nombreux guerriers vétérans, et malgré sa frêle apparence, il possède un style de combat à mains nues très lourd et direct, utilisant principalement les poings et les coudes pour frapper et les bras pour se protéger. Quand il s’agit de se battre à l’épée, il n’est pas en reste ; il sait se montrer extrêmement violent, du moins quand il n’a plus d’autre recours.

Talents de magie :
Très pauvres, pour ne pas dire inexistants. Lyrad n’a jamais pris la peine de s’intéresser à la magie, n’en ayant jamais particulièrement eu besoin.

Talents divers :
- En tant que rôdeur, Lyrad a une certaine expérience en matière de discrétion et d’infiltration.
- Il peut naturellement survivre pendant des mois seuls dans la nature. En réalité, il pourrait vivre sa vie complète ainsi, s’il en avait envie.
- Charmant guitariste à ses heures perdues, il avait une guitare mauresque avant que celle-ci ne soit détruite dans une embuscade tendue par d’autres bandits.
- Capable de traquer sa cible pendant des jours sans s’arrêter.
- Assimile et apprend rapidement.

Pouvoirs particuliers :
- Capable de communiquer avec les reptiles (ce qui ne veut pas dire contrôler ou s’entendre avec)
- Capable de cracher de longues langues de flammes pouvant atteindre six mètres de long (bien qu'il lui faille dépenser une énergie considérable pour cela, il ne l'utilise qu'exceptionnellement)
- Agilité et rapidité surhumaines
- Peau épaisse et plus résistante que la normale aux coups (ce qui au final n'est vraiment utile qu'en cas de combat à mains nues, qui n'arrive que bien trop rarement)
- Capable de morsure profonde voire mortelle si portée à un endroit vital
- Vieillissement ralenti dû à son patrimoine draconique

Apparence physique :
La banale silhouette de Lyrad est unique en son genre. Lyrad est assez grand – au moins un mètre quatre-vingt – et gracieusement svelte en dépit de la brutalité dont il fait parfois preuve. Sa morphologie est celle d’un homme tout à fait normal, mais son corps est recouvert d’écailles acérées dont la taille diffère selon leur emplacement. De fait, il a toujours été difficile pour lui de porter de simples vêtements car ils sont vite réduits en lambeaux par sa propre peau. Ses écailles lui confèrent une pigmentation vacillant élégamment entre un vert obscur et un noir très léger, hormis sur son ventre où elles blanchissent en une demi-ovale qui s’arrête à son bassin. Sa tête est parée de petites protubérances épineuses traversant le milieu de son crâne en une ligne verticale jusqu’à la moelle, séparant ses cheveux noirs et mi-longs en deux ; mais sa caractéristique la plus impressionnante reste sans nul doute ses yeux, deux larges iris sauriens d’un rouge sanglant flamboyant dans la nuit, deux morceaux de braise embrasant les ténèbres.

Caractère, personnalité :
La nature singulière de Lyrad lui confère une attitude énigmatique que bien peu arrivent à cerner. Il reste en général très calme, étant assez difficile à énerver. A vrai dire, il faudrait le vouloir. De fait, sa constante quiétude est souvent prise pour de l’indifférence, ce qui n’est pourtant pas le cas : Lyrad est en réalité un être très sociable et ouvert, pour peu qu’on lui en donne l’occasion, fort sympathique et respectueux de ceux qui en font de même. Malgré son caractère extrêmement impulsif lorsqu’il est question d’agir, il aime prendre le temps d’observer, d’analyser et, souvent, de philosopher sur ce qu’il comprend ; une mauvaise habitude avec laquelle il espère égayer sa longévité surhumaine. Bien rares sont les âmes qui ont pu réellement retenir son intérêt cependant, non pas par indifférence, encore une fois, mais par appréhension…

Histoire :
Lyrad est né un plaisant soir d’automne, alors que les effluves estivaux étaient encore assez récents pour qu’il soit agréable de sortir. Ses parents, deux simples humains marchands, accueillirent cet évènement avec joie, se promettant de le chérir et de le protéger quoi qu’il arrive. Hélas, il ne fit pas longtemps avant que cette promesse fusse mise à rude épreuve : sept mois plus tard, trois inconnus agressèrent la petite famille à l’encontre d’un bois où ils se baladaient ensemble un soir, et les deux parents furent instantanément abattus sans avoir une chance de proposer leur monnaie ou leurs objets de valeur en échange de leurs vies. Le bébé disparut sans laisser de trace, tout comme les assaillants.

Bien entendu, l’incident ne fit aucun bruit, fait divers parmi tant d’autres. C’était toutefois ce fait divers qui allait forger le sort unique d’un simple bébé. Bouclé dans un laboratoire sombre, on ne se livra qu’à une seule expérience sur lui. Il ne pleura pas. Il n’avait jamais pleuré. Au travers de la magie, ses détenteurs, partisans d’un groupuscule aussi obscur que les recoins du laboratoire de pierre, lui injectèrent du sang de dragon, manipulé de telle sorte pour qu’il fusionne avec le sien sans le tuer. Le but était simple : créer un hybride inédit, mi-humain, mi-dragon. Il fut installé dans une chambre confortable, et y grandit. On ne l’empêchait pas de vagabonder dans les couloirs du monastère groupusculaire, mais il ne fallait à aucun prix qu’il en sorte. Lyrad, ayant grandi ici et n’ayant aucun souvenir de ses parents, acceptait sans poser de questions. Il n’était même pas conscient de ce qu’il avait subi pour devenir ce qu’il était. Il lui arrivait de demander à certains de ses détenteurs, avec lesquels il s’entendait bien, mais ils ne répondaient jamais clairement. Cela l’amena à commencer à se poser de sérieuses questions sur ses origines, mais il avait trop peur d’enfreindre la règle d’or : ne pas sortir. A aucun prix. Mais ces questions le démangeaient, le titillaient, au point qu’il lui arrivait parfois de ne pas être assez concentré pour l’entraînement qu’on lui faisait subir afin qu’il puisse développer ses capacités draconiques correctement. Mais il n’y arrivait plus. Les entraînements devenaient de plus en plus fréquents et intensifs, et la curiosité de Lyrad augmentait, ce qui n’aidait pas sa motivation.

Peu après ses dix-neuf ans (bien qu’il n’ait jamais su la date de son véritable anniversaire, il décida qu’il avait lieu la veille suivant le solstice d’été), alors qu’il passait dans les couloirs du monastère en effectuant ses corvées hebdomadaires, il surprit une conversation dans une salle adjacente : deux des détenteurs discutaient de lui. Ce qu’il entendit créa en lui un mélange émotionnel incroyablement confus : de la peur, de l’incompréhension, de la curiosité, et une affreuse envie de fuir très loin. Lyrad n’était pas un sujet au point, disaient-ils, et ses entraînements ne faisaient que le prouver. Ils ne pouvaient pas le garder, s’ils voulaient pouvoir perfectionner avec un autre sujet. Il fallait s’en débarrasser. Le terme frappa Lyrad : s’en débarrasser. Comme les déchets qu’il portait dans les bras à ce moment-là. Le garçon ne comprenait pas. Peut-être ne voulait-il pas comprendre, toujours était-il que son instinct lui bramait de filer avant que les choses ne s’enveniment. Il se savait en grand danger à présent, les questions attendraient plus tard. Il continua sa route le plus normalement possible du monde, afin de ne pas éveiller les soupçons, et une fois les ordures jetées dans l’arrière-cour, il grimpa habilement le haut mur entourant le bâtiment sans aucune difficulté et prit la fuite en direction des bois.

Les premiers jours en-dehors du monastère furent pour le moins déroutants. Lyrad n’avait pas peur de l’extérieur mais c’était bien la première fois qu’il s’y trouvait vraiment. Il observait chaque détail avec une attention studieuse, presque respectueuse. Ses capacités lui permettaient de chasser aisément du petit gibier. Un jour qu’il avait jeté son dévolu sur des petits lézards, il se surprit à comprendre ce qu’ils disaient. Dire n’était pas vraiment le mot, car ils ne parlaient pas, mais il comprenait ce qu’ils voulaient exprimer : ce n’étaient que des animaux, après tout, ils ne pouvaient que communiquer, coincés dans leur présent instinctif et imprévisible. Ils voulaient que Lyrad les épargnent, et le garçon ne savait pas vraiment comment réagir. Il ne savait même pas comment répondre. Le comprendraient-ils s’il parlait normalement ? Ils ne saisissaient que les signaux, après tout, mais Lyrad n’était pas capable d’en émettre. Ils ne fonctionnaient que par besoins vitaux.

« J’ai faim. »

Lyrad avait parlé normalement. Du moins, lui avait-il semblé. Il n’avait pas réellement entendu sa propre voix, mais il avait senti ses lèvres bouger. Les lézards le regardèrent d’un œil oblique, levant la tête de cette manière si reptilienne, le museau de profil, un mouvement sec et parfaitement contrôlé. Lyrad resta là, accroupi devant eux, à attendre une réponse.

« Viens. »

Lyrad n’était pas certain que le lézard ait véritablement parlé, mais le petit groupe fila sur l’humus sec et chaud. Lyrad se mit à les suivre, et, malgré leur vélocité et leur petitesse, il n’avait aucun mal à garder leur trace. Ils arrivèrent bientôt à la lisière d’une clairière que le garçon n’avait jamais repérée auparavant : verdoyante et ensoleillée, des familles de cerfs y batifolaient paisiblement, insouciants du danger que les minuscules reptiles avaient amené à eux. Lyrad en tua un et put assouvir sa faim, mais les lézards avaient disparus avant qu’il ait pu les remercier. Il se demanda s’il pouvait les remercier, s’ils comprenaient ce qu’était la gratitude. Tout ce qui venait de lui arriver déclenchait en lui une avalanche de nouvelles questions. Jusqu’où pouvait s’étendre cette capacité de communication ? Cela marchait-il avec tous les reptiles, même les serpents ? Il ne connaissait du monde extérieur que ce qu’il en avait lu dans les livres, aussi se dit-il que les réponses viendraient avec la pratique.

Les mois passèrent, mais Lyrad n’osait toujours pas sortir des bois. Ce ne fut qu’à la fin de l’automne qu’il se décida finalement à revenir en ville, car les températures commençaient à devenir trop basses pour être supportables sans vêtements épais. Passant par les toits pour se faire aussi discret que possible, il s’approcha furtivement d’un marché. Profitant d’un vendeur distrait braillant ses prix, il se glissa à l’arrière du stand par le toit de la maison contre lequel il s’était installé et réussit à subtiliser des laines ; alors qu’il se penchait pour récupérer une paire de chaussures, un cri derrière lui le fit sursauter : le vendeur venait de le surprendre. Lyrad ne se fit pas prier : il bondit sur un rebord de fenêtre, laines sur l’épaule, et grimpa sur le toit. Regardant en arrière, il vit des gardes accourir et le garçon entama une course de toit en toit pour gagner la sortie de la ville. C’était peine perdu : lorsqu’il y arriva, d’autres gardes s’étaient déjà assuré de lui bloquer le passage, et ceux qui étaient à sa poursuite achevèrent de le cerner. Lyrad se voyait déjà jeté au fond d’une cellule, voire pire, quand un étrange individu intervint. Indéniablement corpulent, d’une certaine prestance cynique accentuée parce sa bouche dodue et ses hauts sourcils en accent circonflexe, il se contenta de glisser une bourse clinquante dans la main du garde en charge et les renvoya à leur poste d’un geste d’une main surchargée de grosses bagues. Lyrad n’avait absolument rien compris à ce qui venait de se passer, mais l’insolite personnage affirma avoir vu ce qui venait de se passer et se déclarait impressionné par les talents du jeune garçon. Il somma Lyrad de le suivre et l’emmena dans une somptueuse et très grande demeure en plein centre-ville. L’homme lui expliqua qu’il avait un travail à lui proposer ; Lyrad lui trouva un certain charisme, et accepta d’en entendre plus. Le sieur avait un chargement à « récupérer » : un bateau contenant une cargaison massive de peaux d’ouargues destinée à un marché des plus bénéfiques pour qui la vend, mais également bien gardée. Il précisa que c’est là que Lyrad entrait en scène pour permettre aux hommes du marchand – c’est ainsi qu’il s’était présenté au garçon, mais Lyrad trouvait que quelque chose ne tournait pas rond – de ramener la marchandise en lieu sûr. Il fallait pour cela que Lyrad s’occupe de « neutraliser tous ceux qui pourraient les en empêcher ». Lyrad se demandait ce qu’il entendait par « neutraliser », mais il fut conduit dans une autre pièce avant de pouvoir poser la question. Elle était beaucoup plus petite, mais restait imposante dans les standards de Lyrad. Sur les murs sombres étaient accrochées diverses sortes d’armes de combat rapproché : épées, couteaux, haches, masses, lances, de toutes tailles et de toutes formes. Le marchand lui dit de choisir ses armes, car « tu commences d'ici deux semaines ». Lyrad fixa les armes avec des yeux ronds. C’était donc ce qu’il entendait par « neutraliser »… mais c’était sa vie contre celle d’inconnus. Le sieur lui avait promis une belle somme d’argent, avec laquelle il pourrait s’acheter des vêtements chauds ; ou il pouvait refuser et s’en remettre au larcin pour ne pas mourir de froid. Il s’approcha d’un énorme couteau et le souleva dans sa main. Il était étonnamment léger pour ce qu’il semblait être. La large lame était incurvée et pourtant si ronde qu’elle lui rappelait la forme d’une baleine. Lyrad en avait déjà vu dans des livres, il s’agissait d’un kukri. Son maniement était facile mais nécessitait toutefois une certaine précision. Il le trouvait néanmoins empreint d’une beauté mystique, aussi choisit-il de l’emporter avec lui pour ce qui serait ses premiers meurtres. Il choisit une longue dague en complément et hocha la tête pour indiquer qu’il avait fini. Le marchand le félicita et lui dit qu’il ne regretterait pas d’avoir accepté. Lyrad en était convaincu.

Le garçon passa le reste de la semaine à s’habituer au maniement du kukri, aidé d’un maître d’armes. La semaine suivante se passa de même, et un soir venu, Lyrad, accompagné de cinq autres stipendiés, se mit en route vers le port où le bateau était temporairement amarré, censé partir le lendemain matin. En chemin, il ne pouvait s’empêcher de se demander si cette cargaison appartenait vraiment au marchand à l’origine, mais, tout bien considéré, il s’aperçut qu’il ne s’en préoccupait pas vraiment. Il n’avait pas de talent autre que ses propres aptitudes hors du commun qui puisse lui permettre de trouver un métier suffisant à sa survie. Il ferait ce qu’on lui demanderait de faire, et la somme à son compte qui en résulterait était ce qui devait importer. Bientôt, la vague forme de la cible se dessinait dans l’obscurité, visible à la lueur des torches du port. L’opération se passa comme prévue : le petit groupe réussit à infiltrer le bâtiment et à éliminer tous ceux qui se trouvaient à bord et aux alentours. Lyrad venait de commettre ses premiers meurtres : le premier le choqua légèrement. Il ne s’était pas attendu à une telle brutalité et à autant de sang. Il avait taché sa combinaison noire. Le reste avait suivi automatiquement. Plus les cadavres s’enchainaient, plus il redevenait insensible. Il ne connaissait pas ces hommes, et il ne voyait pas pourquoi il aurait dû s’inquiéter pour eux. Ce n’était rien d’une « loi du plus fort », mais plutôt d’un solipsisme inconscient. Lyrad exécutait son nouveau travail comme un fermier travaillant son champ afin de pouvoir manger. Ces cadavres lui permettraient de vivre.

De retour à la demeure, il reçut finalement sa première paie, qui était largement au-dessus de ses attentes, et fut congédié après que le marchand lui ait manifesté sa satisfaction. Lyrad lui dit qu’il pouvait le recontacter quand il le désirait si jamais il avait de nouveau besoin de ses services, ce qui arriva plusieurs fois par la suite pendant une dizaine d’années. Cette « confiance » établie permit à Lyrad de trouver plusieurs autres recruteurs qui avaient entendu parler de lui et de ses capacités par bouche-à-oreille. Le marchand avait permis au garçon de garder son kukri et sa dague pour de bon après plusieurs années à sa solde, et entre-temps, Lyrad avait pu se créer une tenue à son goût, qui rappelait celle de ces guerriers à la peau basanée qui vivaient dans des terres lointaines plus chaudes. Son poncho sombre, une pièce unique, fut la dernière touche apportée au tableau. Il s’en servait principalement pour cacher son kukri, attaché à son épaule, lorsqu’il se déplaçait en public.

L’année de ses vingt-huit ans fut l’année qui vit Lyrad s’épanouir véritablement pour la première fois depuis sa naissance. Il avait déjà voyagé, il avait déjà vu beaucoup. Des paysages que seul l’horizon délimitait de manière trompeuse, des personnages hauts en couleurs, des architectures impressionnantes. Un soir qu’il était de passage dans une taverne, il fit la connaissance d’un jeune homme. Il s’appelait Okuv Neervor. Un conteur plus jeune que Lyrad de quelques années. Il débutait tout juste et parcourait les terres de Feleth à la recherche d’histoires à relater pour les générations à venir. Il poursuivait la gloire, la célébrité, la pérennité de son nom. Un jeune homme plein de rêves, d’ambition et d’énergie, qui surprit Lyrad. Lui-même n’avait jamais réellement eu d’ambition autre que celle de vivre sa vie telle que dictée par l’instant présent. Pas de rêve alimenté par des récits ou des proches, pas de but propre autre que son gagne-pain tel qu’il lui avait été imposé, le jour où il avait failli finir derrière les barreaux. Okuv était fasciné par l’unicité de Lyrad, et Lyrad était fasciné par le dessein que dégageait Okuv. Lyrad n’étant pas en mission et ne manquant pas de quoi vivre à ce moment-là, ils décidèrent tous deux de rester un bout de temps ensemble. Lyrad soupçonnait Okuv de faire cela uniquement dans l’intérêt d’avoir un premier récit rentable à pouvoir raconter, mais il ne disait rien et profitait de la personnalité enjouée du jeune homme.

Bien vite, Lyrad se rendit compte que leur relation évoluait de telle manière qu’Okuv ne le faisait plus dans un intérêt purement professionnel. Il pouvait le lire dans ses yeux. Pour la première fois, Lyrad s’ouvrait. Il lui racontait sa vie au monastère, il lui avouait son ignorance sur ses origines. Okuv le croyait. Ils allaient de village en ville, de ville en village, sillonnant les chemins, les montagnes et les forêts, deux démarches rythmées par la chaleur, la pluie, la neige, le vent. Ils passaient des soirées animées dans des tavernes, riant à cœur ouvert avec des inconnus, une choppe à la main, alors que la musique battait son plein, pour finir effondrés sur le lit et être accueillis par une monumentale gueule de bois au réveil. C’était un sentiment nouveau pour Lyrad, qui le déroutait grandement : plus il connaissait Okuv, plus il se sentait différent. Différent de toutes ces années où il avait tué, massacré, assassiné, pour gagner sa vie. Comme il le découvrit plus tard alors qu’il tentait désespérément de trouver un mot définissant ce qu’il ressentait, il était attaché à Okuv. Ce dernier l’était tout autant. Il était clair qu’il ne voyait plus en Lyrad une chance de commencer sa carrière, mais une chance de commencer sa vie.

Les mois passèrent. Lyrad finit par se rendre compte qu’il commençait à être à court d’argent, n’ayant pas fait usage de ses bons et loyaux services depuis plusieurs mois. Okuv n’était pas mieux avancé, conteur débutant qu’il était, vivant au jour le jour. Lyrad n’avait jamais parlé de son métier à Okuv auparavant ; comment lui annoncer que son gagne-pain consistait à trancher des gorges et poignarder des cœurs ? Okuv était rempli d’une immense joie de vivre mais aussi d’une grande naïveté… Lyrad ne voulait pas la détruire. Il se refusait à être celui qui le ferait. Et brusquement, pour la première fois de sa vie, il eut peur. Réellement peur. Assez bizarrement, Okuv ne lui avait jamais demandé s’il avait un métier, ou même comment il pouvait se payer autant de choses. Lyrad avait bien pris soin d’enfouir son kukri et sa dague au fond de son sac de voyage, et il savait qu’Okuv n’irait pas fouiller sans sa permission. Mais maintenant qu’ils commençaient à manquer, il n’avait pas d’autre choix que de se rendre quelque part où on le connaissait assez bien pour qu’on s’accorde ses services. Ce faisant, et en dépit des énormes risques que cela impliquait, Lyrad décida sans un instant d’hésitation qu’Okuv l’accompagnerait. Il aborda le sujet au cours d’une conversation. Il raconta comment il gagnait sa vie en chassant, revendant les meilleurs morceaux au prix fort, comment il économisait toujours sur ses revenus, ce qui lui avait valu de pouvoir s’en passer aussi longtemps. Pas une seule fois pendant la conversation Lyrad n’avait cligné des yeux ou détourner le regard. Il avait tenté d’être aussi naturel que possible, et ça avait porté ses fruits. Okuv le croyait, encore une fois. Lyrad ne se sentait pas mal pour avoir été aussi malhonnête : il voulait simplement le protéger, et il sentait qu’il avait réussi.

Aussi se mirent-ils en route le jour suivant, et Lyrad ne se fatiguait jamais de le voir aussi énergique et plein de vie. Okuv parlait sans cesse, de tout et de rien. Lyrad acquiesçait silencieusement, comme d’habitude, un léger sourire égaré aux lèvres. Lorsqu’enfin ils arrivèrent en ville le soir même, ils dépensèrent ce qui leur restait d’argent pour dormir à la taverne. Cette fois, Lyrad ne but pas. Il fit cependant en sorte qu’Okuv ait pris bien assez pour avoir un sommeil de plomb et, à la nuit tombée, il sortit discrètement pour rejoindre la riche demeure d’un de ses recruteurs. Il demanda à le voir et lui expliqua qu’il avait besoin d’argent. L’homme lui fit une offre : une ponte du trafic de cornes, un concurrent de taille, devait, selon ses informations, être de passage le jour suivant. C’était une occasion en or pour lui de l’éliminer, et pour Lyrad de pouvoir s’assurer une petite fortune.

Le lendemain, Lyrad expliqua à Okuv qu’il avait trouvé un client et qu’il comptait partir chasser pour la journée. Okuv demanda s’il pouvait venir assister, mais Lyrad refusa : chasser l’ouargue demandait une certaine expérience et même à cet égard, restait très dangereux. Lyrad lut l’inquiétude sur le visage de son ami ; ce fut à ce moment précis que la culpabilité commença à s’insinuer en lui. Il l’écarta de ses pensées et de son cœur : il faisait ça pour le protéger. Avec un sourire, il lui promit d’être prudent et qu’il l’emmènerait chasser, un jour. Okuv ne répondit pas. Il ne sourit pas. Il se pencha en avant et déposa un léger baiser sur les lèvres de Lyrad. Ce dernier eut un léger mouvement de recul et l’observa avec des yeux ronds. Il restait aussi pétrifié qu’un minuscule reptile à la vue d’un prédateur furetant. Comme ceux que Lyrad pourchassait, il y avait ce qui lui semblait être des siècles de cela. Okuv afficha un petit sourire d’excuse maladroit, et Lyrad se contenta de lui rendre avant de sortir de la chambre, un maelström de pensées et d’émotions faisant rage en lui.

Il exécuta son travail impeccablement et sans aucune faute, comme à son habitude, mais le souvenir de ce baiser continua de l’accompagner la journée durant. Il était vrai qu’il n’avait jamais vu leur relation sous cet angle, mais maintenant qu’il y pensait – maintenant qu’il en avait conscience –, tout cela lui apparaissait clairement. Lyrad n’avait jamais expérimenté l’amitié auparavant, et il n’avait très certainement pas su déterminer où se terminait l’amour amical qu’il portait à Okuv et où commençait le désir de passer le reste de ses jours en sa seule compagnie. Mais il y avait de plus, depuis ce baiser, une attirance physique à laquelle Lyrad n’avait jamais vraiment prêté attention avant. Plus il y pensait, et plus cette attirance se muait en désir. Une sensation étrange.

Il reçut sa paye et s’en retourna à la taverne payer pour trois nuits supplémentaires. Il comptait rester un peu plus afin de pouvoir gagner suffisamment de quoi vivre sans avoir à cacher ce qu’il faisait à Okuv pour plusieurs mois. Il raconta à Okuv comment la chasse avait été épuisante, qu’il avait bien failli se faire blesser, et c’est tout naturellement qu’il finit par aborder ce qui s’était passé avant ce départ de ce matin. Okuv, cependant, semblait gêné. Lyrad ne comprenait pas pourquoi. Il disait n’être sûr de rien, que Lyrad lui était cher, mais qu’il ne voulait pas réellement s’engager dans quelque chose pour le moment. Lyrad n’avait aucune idée de ce qu’il voulait dire, mais il savait une chose : il voulait ressentir une fois de plus ce qui s’était passé ce matin, pour être sûr de se remettre les idées en place. Sans laisser le temps à Okuv de finir de parler – il ne cesserait donc jamais ! –, Lyrad saisit ses lèvres avec les siennes mais ne se contenta pas d’un bref baiser cette fois. Okuv ne protesta pas, ne le repoussa pas. Dans l’esprit de Lyrad, cet instant dura longtemps, extrêmement longtemps, bien qu’il ait pu en réalité durer cinq secondes comme cinq minutes. Lorsque le visage de Lyrad s’éloigna de celui d’Okuv, ce dernier semblait hypnotisé. Lyrad lui dit qu’il ne comprenait pas pourquoi toutes ces complications avaient lieu d’être, mais Okuv paraissait ne pas savoir quoi répondre. Il lui dit le désir qu’il avait de vouloir rester avec lui. Finalement, Okuv répondit juste qu’il avait besoin d’un peu de temps pour en juger, car il avait déjà eu assez de problèmes pour oser se relancer dans une aventure comme celle-ci sans réfléchir. Lyrad ne voyait pas tellement où il voulait en venir mais respecta sa décision.

Lyrad retourna chercher un recruteur la journée d’après. Il se mit au travail tout de suite après, et la tache s’avéra plus fatigante que ce qu’il avait imaginé. Il y avait plus d’hommes que prévu, mais il y était parvenu. Il se consola en se disant qu’il verrait Okuv le soir même. Il passa chercher sa paie et revint à la taverne. Il retrouva Okuv qui lui annonça qu’il était allé faire un tour en ville aujourd’hui, s’ennuyant ferme à rester cloitré ici. Ils discutèrent toute la soirée de ce qu’il avait visité, de l’avenir, ils rirent, prirent un excellent repas, burent, et finalement allèrent se coucher.

Le lendemain, Lyrad se remit en chasse et réussit, non sans une certaine difficulté, à trouver quelque personnalité trop dérangeante à devoir évincer. Il se rendit à l’endroit où la cible devait se rendre, une des places principales de la ville, naturellement bondée. S’en débarrasser discrètement serait un peu plus compliqué, mais il en avait vu d’autres. Le visage encapuchonné, il attendit que sa proie passa à proximité. Un éclair d’argent fendit l’air, sa lame fonçant silencieusement vers la gorge de son adversaire. Lyrad poussa un cri de surprise lorsqu’il se sentit immédiatement repoussé. Ses sens en alerte, il se cabra sur ses pieds pour regarder ce qui s’était passé : une autre lame avait stoppé la sienne. Un grand homme se tenait devant sa cible, une épée à la main. Un garde ou un guerrier quelconque déguisé en civil, engagé par la cible de Lyrad pour le protéger. Evidemment… mais ce n’était pas un problème. Lyrad chargea bille-en-tête et un combat brutal s’ensuivit. Le guerrier était doué, mais Lyrad avait ses capacités pour lui. Il n’avait cependant pas d’épée et contrer au kukri était plus difficile et l’épuisait plus vite. Tout autour d’eux, le chaos prenait ses aises parmi les badauds, qui grouillaient sur la place comme des fourmis en plein labeur alors qu’ils cherchaient à fuir. Une rage subite et inattendue prit Lyrad et il redoubla d’efforts pour tuer son adversaire. Il perdait un temps précieux, qu’il pouvait passer avec Okuv. Il balança son pied dans le genou de son adversaire de toutes ses forces ; sa jambe partit en arrière, décrivant un angle inverse à celui d’une jambe pliée dans le bon sens. L’homme hurla, et Lyrad lui enfonça son kukri dans la moelle épinière. Une fois, deux fois, trois fois, le guerrier s’effondra. Sans perdre un instant, l’homme-dragon fit volte-face et s’en retourna chercher sa cible. Il se terrait dans un coin, tremblant de tout son petit corps frêle. Il n’avait même pas eu l’intelligence de fuir le plus loin possible de son agresseur. Il leva les bras pour se protéger lorsqu’il vit Lyrad s’approcher. Il ouvrit la bouche, sans doute pour implorer sa clémence. Lyrad lui trancha la gorge sans autre forme de procès, et jeta le corps de côté. Enfin, il en avait fini pour cinq bons mois. Cinq mois qu’il pourrait passer auprès d’Okuv, sans se soucier de quoi que ce fût d’autre. Son habit était taché de sang de son combat avec l’homme. Lui qui prenait toujours soin de ne pas se salir, il devrait se racheter des habits… heureusement, le poncho n’en avait pas souffert. C’était toujours ça de pris…

Il se figea. Comme un minuscule, tout petit reptile. Quelqu’un avait prononcé son nom. Une voix, parmi le chaos, qui l’interpellait. C’était un appel incertain, dubitatif, mal assuré. Lyrad se retourna lentement. Devant lui, sur la place presque vide où encore quelques curieux téméraires s’attardaient sur la scène du carnage, se tenait Okuv. Jamais, au grand jamais, Lyrad ne l’avait vu avec autant d’horreur noyant ses yeux. Il se sentit incapable de faire le moindre mouvement. Les deux jeunes hommes restaient là, les bras ballants, face à face, à se fixer. Puis Lyrad fit un pas en avant. Un son s’échappa d’entre ses lèvres. Il se mit à marcher vers Okuv, qui ne fit pas un geste. Il continuait de fixer Lyrad. Ce dernier s’aperçut qu’il n’arrivait pas à comprendre. Il ne le voulait pas. On aurait presque dit un zombie tellement il restait bouche bée, à fixer son ami. Lyrad lâcha son kukri imbibé de sang. Il porta ses mains au visage d’Okuv dans une scène qui semblait se dérouler au ralenti. Le contact qui en résulta eut un effet qu’une décharge électrique n’aurait pas mieux produit : Okuv sursauta et recula d’un bloc, repoussant Lyrad violemment au passage. Ses yeux brillaient de peur et son visage était déformé par un chagrin rageur. Il secouait légèrement la tête tout en continuant de fixer Lyrad. Lyrad fit encore un pas en avant, et Okuv tourna les talons, tourna le dos à son compagnon, pour s’éloigner sur la rue désormais complètement déserte jusqu’à n’être qu’une silhouette. Lyrad restait sans voix. Avant qu’il n’ait pu faire un seul mouvement, une dizaine de gardes surgirent sur la place et le chargèrent. Son instinct reprit le dessus en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, et il ramassa son kukri avant de bondir sur un toit, sautant de l’un à l’autre, aussi rapide qu’un jaguar en pleine course-poursuite. Il atterrit à la lisière de la forêt et s’y enfonça sans un regard en arrière, le cerveau abasourdi et la mort au cœur.

Cela faisait cent-vingt-trois ans. L’aspect physique de Lyrad n’avait pas changé, il n’avait même pas pris une ride. Son sang draconique devait lui octroyer une longévité à peu près égale à celle des dragons de Feleth, mais son âme n’avait jamais complètement guérie de ce qui était arrivé ce jour-là. Il lui arrivait encore de songer à ce qu’aurait pu être sa vie si Okuv n’avait pas choisi de partir. Lyrad ne l’avait jamais retrouvé, il n’avait pas essayé. Il était conscient, au fond de lui, de l’erreur qu’il avait commise. C’était sa punition. Il avait continué au fil des années ses activités macabres, se taillant une honnête réputation de mercenaire ainsi que de chasseur de primes. Il s’était fait quelques alliés comme quelques ennemis, mais au fond, tout cela ne lui apparaissait qu’avec peu d’importance. La vie continuait. Le despotisme du nouveau roi le laissait assez indifférent, car il ne l’empêchait pas de pouvoir exercer sa profession. Bien au contraire, les guerres intestines lui permettaient d’être engagé afin de devoir éliminer les plus gênants. Mais au fond, c’était toujours la même gorge qu’il tranchait, toujours le même sang qui giclait, toujours le même regard vitreux qui le fixait à ce moment-là. Un regard horrifié, tétanisé, un regard comme le dernier qu’Okuv lui avait adressé. Et il continuait, inlassablement, mécaniquement. Il continuait, même quand il n’en avait pas besoin.



En ce qui vous concerne


A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ? Suffisamment. Wink

Comment avez-vous découvert le forum ? C’est Slade Lion-Noir, un ami de longue date, qui m’en a parlé après que je l’ai entendu en discuter avec Carl Sorince pendant une conversation. Ça m’a intéressé, j’ai voulu en savoir plus, et voilà. Razz

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ? Moi aussi j’aime bien les pommes-frites.



Test-RP


Lyrad s’accroupit, prenant bien soin de ne pas poser une main dans l’humus sec et fragile. Ses yeux reptiliens analysant le sol, il resta immobile pendant dix bonnes secondes avant de trouver ce qu’il voulait. Ici même, Lyrad distingua le contour à peine perceptible d’une empreinte. Les feuilles étaient légèrement remontées au niveau des autres, ce qui indiquait qu’elle ne devait pas avoir plus d’un jour. Il se releva et se mit à suivre la direction dans laquelle son propriétaire semblait être allé, marchant à pas de loups afin de ne pas en rater une autre.

Lyrad ne se lassait jamais de se retrouver seul au milieu des bois baignés de soleil. Il y avait là une telle sérénité qu’il ne pouvait trouver ailleurs. Le pépiement incessant des oiseaux dans les arbres, quelques grondements au loin, les insectes voletant autour, le mercenaire n’en demandait pas plus.

Il continuait d’avancer, les yeux baissés par terre, si concentré qu’il mit plusieurs minutes à se rendre compte que quelque chose grognait à plusieurs mètres de lui. Il leva la tête et regarda autour de lui : les bruits provenaient de derrière un énorme arbre séculaire. Il y avait aussi ce qui semblait être une voix humaine. Lyrad déposa un chiffon à l’endroit où il avait repéré la dernière trace et glissa vers l’arbre. La lame de son kukri coula de son fourreau et il regarda.

La première chose qu’il vit fut la peau miroitante du Sang-Froid se reflétant au soleil. La bête était de bonne taille pour son espèce. Son museau épais humait l’air, ses narines s’ouvrant et se refermant au rythme saccadé et profond de sa respiration. Son dos formait une ligne presque droite avec son cou et sa queue, ce qui signifiait qu’elle s’était repliée sur elle. Elle était prête à bondir. Lyrad observa l’objet d’une telle posture : un homme, dans la trentaine environ, une épée à la main, prêt à parer l’attaque. Un soldat, sans doute, un rebelle. Quelle que fut sa déférence, Lyrad ne voyait de toute manière pas comment il pourrait résister au poids massif du Sang-Froid.

Lyrad sortit de derrière l’arbre. L’homme le regarda avec des yeux ronds mais la créature ne lui accorda pas la moindre attention. La curiosité avait titillé l’esprit du garçon draconique. Il appela la créature qui cette fois, leva son museau balafré vers lui, ses yeux étroits observant ce nouvel arrivant avec intérêt. Il continuait d’humer l’air. Il cherchait à savoir si Lyrad n’était pas dangereux.

Lyrad lui demanda ce qu’il faisait là. Le Sang-Froid n’avait probablement pas compris le sens de la question, mais il avait très certainement perçu le signal de curiosité, auquel il répondit avec un signal encore plus simple : faim. Lyrad se demanda jusqu’où il pouvait aller avec ces signaux.

- Vous pouvez lui parler ? dit l’homme dans un mélange de peur, d’ébahissement et d’excitation.

Lyrad l’ignora, se concentrant toujours sur le Sang-Froid. Ce n’était pas le genre de partenaire de conversation avec lequel il fallait détourner les yeux. Lyrad lui posa une nouvelle question. Pourquoi cet homme ? Pourquoi pas quelque chose de plus gros ?

Le Sang-Froid resta là, à le fixer. Pas de réponse. Puis l’animal émit un grondement de gorge qui résonna dans tout son large crâne.

« Il doit croire que je veux lui piquer son diner », pensa Lyrad, et il leva les mains en commençant doucement à reculer.

Le Sang-Froid tourna de nouveau la tête vers l’homme, qui le regarda aussi, puis tourna la tête vers Lyrad :

- Attendez ! Vous savez lui parler, non ? Attendez ! Dites-lui de me laisser tranquille… vous pouvez le faire ça, hein ? Vous pouvez ?

Lyrad haussa les épaules et s’en retourna observer les traces là où il avait laissé un chiffon. Derrière lui, les hurlements de l’homme et les broiements de ses os et de ses muscles résonnaient dans l’air si calme de la forêt.


* * *


Dernière édition par Lyrad Rostbilde le Lun 27 Mai 2013 - 21:41, édité 4 fois
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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

Messages : 542

Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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-Proposition



MessageSujet: Re: Lyrad Rostbilde   Lun 27 Mai 2013 - 19:42

BONJOUR ET BIENVENUE ! (Bon, okey, c'est assez inutile mais restons polis !)

Bon, commençons par, je dirais, le commencement !
Quelle fiche! On l'attendait celle là! Très agréable à lire. Un style plaisant et bien écumé, une réelle volonté de faire les choses bien. Tout ça se ressent très bien. Le personnage est incarnée, au fur et à mesure de ton histoire: si, au début, le point de vue reste globalement neutre, au fur et à mesure il en devient plus proche du personnage et ce crescendo me plait vraiment. C'est aussi une fiche assez originale mais surtout extrêmement bien détaillé au niveau de l'histoire. Pas de grosses zones d'ombres, tu dis ce qu'il faut dire sans plus et pour ça, j'aimerai te remercier ! Je n'aurais pas à dire d'étoffer un peu l'histoire \o.

Ensuite, passons aux choses sérieuses si tu veux bien ! Et dans l'ordre de ta fiche. Wink
→ Tout d'abord, le premier point que j'aimerais relever c'est que pour moi, il manque quand même un petit descriptif (une ou deux ligne) pour ta race hybride, bien qu'elle sois détaillée dans ton histoire. Cela permet entre autre à rappeler l'essentiel.

→ Ensuite, tu fais référence tout au long de ta fiche à des animaux tels que les Troglodytes. Ceci n'est pas un reproche mais sinon je vais oublier avant la fin de ma correction: Une section dans l'Antre du Scribe est dédié à l'inventaire d'animaux. Si cela te dit, libre à toi de l'enrichir avec tes créatures pour pouvoir mettre ensuite le lien entre les deux Wink.

→ Je trouve par contre que tu as peut être un peu trop de capacités: Entre ton talent naturelle aux armes et aux combats rapprochés en plus de tes spécificité Draconique (Cracher du feu, morsure mortelle, peau résistante, grande endurance)... Cela fait un peu trop non ? Essaie de minimiser ou alors, trouve des contreparties importantes du type "s'il crache du feu, il est totalement épuisé après", des conneries du genre ? Vous me recevez Alpha Nord ? :p

→ "Les effluves estivaux"... Hum. Juste parce que c'est la première ligne et que ça m'a choqué :p Corrige moi ça, fissa ! [Jpense que c'est plus de l’inattention m'enfin!]

→ Bon, je vais soulever un gros problème. Le plus gros d'ailleurs de ta fiche. L'ADN n'existe pas encore sur feleth. Etant une découverte biologique plutôt récente et le contexte se plaçant sous le signe du moyen-âge, comprends bien qu'il s'agit ici d'un gros anachronisme. Cependant, c'est un concept qui pourrait très bien être remplacé par celui de l'alchimie ou de la chimiatrie moyen âgeuse, ou même mêler un peu de magie dans la modification du petit Lyrad. C'est à toi de voir, mais tu ne peux pas laisser ça telle quelle.

→ JUIN ?! Non mais allô ?! Le mec il parle du calendrier IRL dans un fo fantastique ? Chais pas, vous me recevez ?! C'est comme si jdisais t'es un joueur et tu t'appelles Juin ?! Allô ? :p

→ Petit point technique qui me chiffonne: Lyrad, sortit d'un monastère où il était tenu à l'écart de tout, arrive à fuir et vient en ville. Il sait déjà ce que c'est la monnaie (bon, ça, tu me diras c'est plus ou moins plausible) mais qu'il apprenne à se servir parfaitement d'une arme en 2 jours... Je trouve ça un peu gros pour que ça fonctionne. Essaie de trouver un truc, ou par exemple dire que Sieur le loge quelques temps avant de lui offrir la possibilité de montrer ce qu'il vaut. A toi de voir, mais bon, moi ça me gêne un peu. Cela dit, ça reste ton histoire et si tu ne veux pas modifier ce point, ce n'est pas important. Saches le tout de même! :)

Pour le reste, je n'ai rien relever de choquant. Mais j'ai envie de te dire: "POURQUOI NE VIENS TU PAS DANS L'ALLIANCE DES OMBRES DEBILUS ?!"... Mais c'est mots ne seront jamais prononcés n'est-ce pas ? :p
Bon, je pense que tu as assez à faire comme ça (pas dit que je trouve pas d'autres choses d'ici la prochaine fois !).

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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: Lyrad Rostbilde   Lun 27 Mai 2013 - 22:26

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MessageSujet: Re: Lyrad Rostbilde   

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Lyrad Rostbilde

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