''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'art de faire disparaître un crayon.

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Synëal Muspell

♘ | le Botaniste Ardent

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MessageSujet: L'art de faire disparaître un crayon.   Mer 5 Juin 2013 - 20:43

Il était entré en titubant, une main sur l'estomac, la mine livide, et les yeux révulsés plantés dans ses cernes noires. Il jeta un regard aux alentours, et quand il vit les regards inquiets des autres clients, il alla se carapater dans le fond de la taverne en remontant maladroitement le col de sa veste sur son cou, sa main toujours le ventre. Il n'osa rien dire, du moins pas avant que l'aubergiste ne s'approche de sa démarche habituellement pataude et méfiante. Ils se regardèrent tous les deux, l'un affalé sur la chaise, le visage blanc comme un linge, l'autre les joues boursouflées par une consommation excessive d'hypocras.

« Alors, vous voulez quoi? Dans tous les cas, je vous déconseillerai l'hydromel, même la bière, l'hypocras, le rhum, le vin... »

L'étranger balaya sa tirade d'un geste las de la main.

« De l'eau. Beaucoup d'eau...de l'eau... », éructa-t-il dans un râle avec une voix aussi sèche que du parchemin.

Comme il n'y eut pas de scandale, les clients détournèrent leurs regards inquisiteurs et s'occupèrent à nouveau de leur assiette ou de leur compagnie féminine. L'aubergiste fronça un sourcil, avec une moue perplexe.

« Comme vous voulez. J'vous rapporte un pichet. »

Il attendit un remerciement de la part du type très pâle, mais il n'en fut rien. Il haussa les épaules. Après tout, il n'avait commandé que de l'eau, pas la formule hebdomadaire. Et pendant qu'il retournait à son comptoir, l'étranger s'enfonça encore plus sans son siège, si tant est que cela était encore possible. Il émit un petit geignement en plissant les paupières et en basculant la tête en arrière, les traits tirés par une douleur invisible. Le tenancier revint et posa un gobelet et un pichet sur la table, mais le sinistre inconnu saisit la anse du récipient et le vida dans sa gorge. De l'eau dégoulina de sa bouche alors qu'il avalait goulûment tout son content. Et ce à quoi assista l'aubergiste dépassa tous ses cauchemars les plus malsains.

Le ventre de son client se mettait à gonfler littéralement. Le pichet alla se renverser par terre, avec ce qu'il restait d'eau. L'autre se mit à gémir et bascula de son siège en crispant ses mains sur son pourpoint. Il poussa alors un véritable hurlement en se cambrant sur lui-même, tordu en arrière comme si une force invisible le tirait par les cheveux. La bosse de son estomac avait doublé de volume et continuait de prendre une ampleur inimaginable, et, avant que tout n'explose dans un vagissement d'agonie, dans une gerbe d'entrailles et de sang visqueux, l'aubergiste eut le temps de se dire qu'il ne boirait plus jamais de sa vie.

Je me levai, enfonçai mon chapeau sur ma tête afin qu'on ne puisse voir que le bas de mon visage, et quittai l'auberge sans me retourner. Je ne sus si l'un des spectateurs m'eût aperçu dans la panique qui suivit, mais je n'en avais cure. Personne ne pourrait se douter que ce massacre était de ma propre facture. De plus, il s'agissait une fois de plus d'une expérience ratée, et je ne souhaitai déjà plus y repenser. Le vent m'accueillit en pleine figure une fois dehors et brassa mon visage de sa morsure sacrée. Je frissonnai et m'engageai dans l'allée descendante, alors que retentissaient derrière moi des bruits de couverts qui tintaient et le piaillement affolé d'une femme hystérique.

C'était une soirée bien particulière, parce que je goûtais une fois de plus au goût amer de la défaite, aussi persistant qu'une goutte d'acide sur la langue. Je levai ma main à hauteur du regard. Les derniers rhizomes dansaient dans la racine du creux de ma main, mais la représentation était finie désormais, et ils rentrèrent au sein du foyer chaleureux de ma chair.
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Frans Claytis

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MessageSujet: Re: L'art de faire disparaître un crayon.   Mer 5 Juin 2013 - 21:26

Venill, la nuit, les pensées du passé et un silence capable de détruire un sourire. Voilà où je me trouvais actuellement, j'avais fait mon entrée dans l'Alliance depuis quelques semaines a peine, mais je sentais que je n'étais qu'en test pour l'instant. Ou en initiation. Je ne sais pas encore trop, mais je n'avais encore pas commencé à travailler pour l'Alliance et la seule que j'avais vu pour l'instant, Camelle, m'avais dit qu'un ordre viendrait sous peu m'indiquer la suite des événements. Pas de problème pour moi, j'avais encore beaucoup de cartographie à faire, et c'était pour cela que je m'étais rendu à Venill... Mais aussi pour retrouver une trace des miens, même si après tant d'années, je n'avais plus d'espoir.

Passant non loin d'un autel dédié aux Dieux je pris un instant pour m’arrêter devant, ils n'avaient jamais rien fait pour moi, et je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'apportent quelque chose aujourd'hui. Surtout pas après les derniers événements. Et pourtant. Et pourtant, même si je ne croyais pas en leurs existences, Elisa y croyait elle, et souvent elle me reprochait mon manque de foi. Que pouvais-je y changer, j'avais toujours été ainsi, pouvait on allait au-delà de sa nature ?

Me postant devant la statue du dieu de la pluie, comme était la croyance de ma douce, je me surpris à espérer et à laisser quelques pensées s’échapper de mon esprit torturé.


* Bon mon p'tit dieu de la pluie. Je sais que tu m’apprécie pas trop, enfin autant que peu m'apprécier quelque chose qui n'existe pas, mais j'aurais quand même quelque chose à te demander. Bon Je me lance... Écoute, je ne sais pas si ma femme et ma fille sont morte, et j'espère qu'elles ne le sont pas, mais si jamais elles le sont... Veillent sur elle...S'il te plait... C'est la seule chose que je te demanderais.... *

Non mais j'étais trop con sérieux. À quoi je pouvais bien penser, je n'ai jamais vénéré les dieux, je ne croyais même pas en eux et voilà-t-il pas que je me pointais là pour leur demander quelque chose ? Mais je n’étais pas bien dans ma tête, je comprends bien pourquoi on me surnomme ainsi.... Bon ok ça n'a vraiment mais alors vraiment aucun rapport. Et puis qu'est-ce que...

Un bruit, des cris divers non loin de moi.

Détournant le regard de la statue et alors que le vent se faisait de plus en plus fort et froid je me dirigeais doucement vers le lieu de cette sonorité qui devenait de plus en plus importante. Coller à un coin d'un mur j'observais le lieu de tout ce vacarme, l'auberge des gobelins musiciens... Drôle de nom que celui-là. Mais que pouvait-il bien se passer là-dedans, j'allais me lancer vers la porte quand je vis sortir un homme, un peu bizarre avec une chevelure est un chapeau très particulier et reconnaissable. Saurait été utile de connaitre son nom, mais malheureusement ce n'était pas mon cas... Hahaha... La tuile. Mais l'homme était quand même bizarre, à sortir comme ça l'air de rien, alors qu'il y avait un véritable foutoir dans l'auberge.

Alors qu'il s'enfonçait dans une allée, j'en profitais pour voir ce qu'il se passait dans la dite auberge. Passant rapidement la tête à l'intérieur je pu voir que des gens essayaient d'aider un pauvre malheureux qui avait des plantes dans le ventre et ... Quoi quoi quoi ? Des plantes dans le ventre ?! Mais c'est quoi cette soirée ? Déjà je parle à un dieu, enfin je parle... Et ensuite ça..


* Merde il est passé où l'autre gus bizarre ? *

Reprenant l'allée qu'il avait emprunté je me rendit compte qu'il était non loin de moi, marchant tranquillement, enfin le plus possible après ce que je venais de voir. De ce que je pouvais voir de cette nuit et de cet homme c'était qu'il faisait des trucs étranges avec sa main.. Je ne savais pas pourquoi mais en moi quelque chose me poussais à lui parler, voir et savoir ce qu'il s'était passé. J'étais curieux de savoir s'il était mêlé de près ou de loin à cette histoire. Alors, forçant le pas, je m'annonçais à lui le plus simplement du monde.. Enfin nous étions quand même dans une ruelle obscure en pleine nuit et il avait un grand chapeau... Quel était le rapport ? Aucun.

Hum, excusez-moi m'sieur, mais vous savez ce qu'il s'est passé dans l'auberge juste à côté ? Je suis venu quand j'ai entendu les bruits et vous voyants vous enfuir avec tant de courage et de vaillance j'ai voulu savoir si vous saviez quelque chose. Après je ne dis que c'est vous qui avez fait mumuse avec des choses pas nettes, mais quand même...

Sinon bonsoir à vous quand même, faudrait penser à rester polit et courtois en toutes occasion n'est-ce pas ?


Polit et courtois... J'étais vraiment un âne des fois... Et je faisais quoi-moi si c'était lui le « mumuseur » de plante.. Je ne sais même pas si cela se dit.... Je suis vraiment grave parfois....
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Synëal Muspell

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MessageSujet: Re: L'art de faire disparaître un crayon.   Lun 10 Juin 2013 - 12:43

Les cris s'étaient estompés depuis quelques instants. Ma victime avait fini d'agonir quand les racines de la plante lui étaient remontées jusqu'au cerveau via sa colonne vertébrale, laissant aux autres manants le loisir de contempler son anatomie pulvérisée.

J'accélérai le pas afin d'allonger la distance entre moi et l'auberge, les mains enfoncées dans les poches de ma veste. Il fallait que je trouve un moyen de remanier cette formule, mais comment? J'avais déjà passé en revue la quasi-totalité des alternatives, et celle d'arracher un bébé directement dans le ventre de sa mère n'était pas chose aisée. Il s'agissait dans ce cas-là d'un véritable coup de chance. J'avais déjà fureté dans des hôpitaux de campagne, mais sans succès. La plupart du temps, les infirmières n'acceptaient l'arrivée d'aucun inconnu. Si j'avais voulu passer en force, cela m'aurait été fort préjudiciable, et n'aurait abouti à rien de concret. Du moins, rien de concret pour ma finalité.

Je me frottai la mâchoire tout en méditant sur mes échecs, puis m'interrompit soudain. Là. Ce n'était pas mon imagination. J'avais déjà bifurqué sur une autre rue, où j'étais désormais imperméable à tout regard dans la pénombre, mais j'avais eu l'impression persistante d'entendre des pas dont le son formait un écho suspect aux miens. Je passai alors en revue les différentes façons de donner l'impression que je n'avais encore remarqué, et fit mine de fouiller dans la poche de ma veste. Le claquement de bottes se rapprocha sans s'arrêter, comme s'il ne se souciait pas de me trouver sur son passage, puis il se tut. Je jetai un œil ambré par-dessus mon épaule.

Un homme plutôt grand, à peine plus que moi, se tenait là, le visage avenant, les yeux pétillants d'une lueur interrogatrice. C'était cela qui m'avait suivi? Un individu lambda qui ne portait même pas d'armes (visibles)? Il engagea aussitôt la conversation et ne sembla même pas cacher les raisons de sa filature. J'esquissai simplement un sourire en coin en me tournant complètement pour lui, relevant le bord de mon feutre du doigt. Ainsi, selon son point de vue, j'avais fui le massacre par pure couardise. Je ris intérieurement. C'était une façon de voir les choses. Ah non, en réalité, il avait bien cerné mes desseins. Je ne pouvais déjà plus rien cacher désormais. La main toujours coincée dans ma poche s'était refermée sur la petite dague qu'elle recelait.


« Vous avez raison, la politesse se perd rapidement de nos jours. » J'avançai vers lui, lentement, et prit un sourire sincère. « Je suis... » Hésitationch. « Kerm. Kerm Aldebaran. Et vous donc?

-Synëal! Synëal ! »

Je poussai un très long soupir affligé. D'une, j'avais reconnu cette voix entre mille, et de deux, je venais de perdre ma couverture en quelques secondes. Le sentiment de frustration et de honte grangréna lentement mes veines jusqu'à ma tête jusqu'à ce qu'une silhouette trapue trottina vers nous en tenant une lourde sacoche dans la main qui manquait de lui faire perdre son équilibre à chaque pas. Il la lâcha devant moi et leva son visage lunaire vers moi, avec un large sourire aux lèvres proéminentes. Quelques furoncles poussaient ci et là sur sa peau et lui donnaient l'allure d'un vulgaire crapaud. Il cligna stupidement des yeux en me dévisageant et frotta son oeil globuleux d'une de ses courtes phalanges. Je le fixai, partagé entre l'envie de feindre l'indifférence, ou l'étonnement, et celle de l'envoyer paître tout simplement.

« J'ai bien fait mon boulot alors? Il s'est transformé? Il s'est transformé? », répéta-t-il de sa voix fluette.

D'un geste large, je le giflai, le faisant tomber en arrière. Il écarquilla les yeux, la main sur la joue. Il regarda ses doigts, puis moi, puis ses doigts. J'avançai sur lui, et posa mon pied sur son genou, l'écrasant de tout mon poids avec un rictus mauvais planant sur mes lèvres. Il geignit, et se mit à larmoyer, ses traits tirés par le chagrin.


« Mais, mais...?

-Mais quoi? », sifflai-je. « Il ne s'est pas transformé, il a explosé, abruti! », éclatai-je, « Si pour toi, ça, c'est une transformation, alors je vais me faire un plaisir de te transformer

-Non, non, pitié! »Il se redressa à quatre pattes et rampa vers moi en se mettant à baiser mes bottes.

Il m'inspirait une telle pitié affligeante que j'en avais oublié l'inconnu. Je lui jetai un coup d'oeil en coin afin de m'assurer qu'il se gardât bien de dire quelque chose, puis interrogeai le nigaud prostré sur mes pieds.


« Qu'est-ce qui n'a pas marché?

-Beuh,...beuh,...je ne sais pas! Il était peut-être trop faible, il...il était un peu... »

Je redoutais la réponse. « Un peu...?

-Malade...

« Félicitations, Kerm, tu as gagné le droit de mourir. », grinçai-je en dévoilant mes dents dans un sourire glacial.
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Frans Claytis

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MessageSujet: Re: L'art de faire disparaître un crayon.   Mer 12 Juin 2013 - 16:30

L'homme était bel et bien un étrange personnage du nom de Kerm ou Synaël ? Je ne savais pas qui croire depuis que ce petit truc avait fait son apparition, a la vérité je n'avais même pas eu le temps de me présenter que l'ensemble des questions que je me posais trouvèrent une réponse avec ce machin. Machin donc, du nom de Kerm, mais on dira machin parce qu'arriver à donner une description d'un truc aussi moche était tout simplement pas possible, indiqua à Synaël que le test qu'il avait fait avait échoué, parlait il de la taverne ? Sans aucun doute. Et effectivement qu'il pouvait dire que cela avait raté, enfin quoi merde ! Le mec avait carrément explosé bouffé de l'intérieur par je ne sais pas quelle plante à la con... Fichu psychopathe.

Sentant que les deux énergumènes devant moi allait en avoir pour un petit moment, je croisais les bras et me mis à siffloter doucement en tapant du pied droit. Mon dieu que je me faisais chier.... S'était quand même violent d'assister comme ça à la remise en place en bonne et due forme de ce petit machin tout moche. Mais qu'est ce que ça pouvait être d'ailleurs ? Un petit nain qui avait raté sa vocation ? Non c'est trop moche pour être un nain ou même un humain... En fait on y reviens toujours dessus, c'était trop moche pour être vivant tout court. Et pourtant.

Et pourtant la créature était là, a essayer de se justifier devant un Synaël qui ne voulait rien savoir et qui allait sans aucun doute le tuer, ou alors c'était un jeu, un peu bizarre tout de même. Mais venant de la part d'un être capable d'utiliser des humains pour ses expériences je pouvais m'attendre à tout de sa part.

Au bout d'un moment et alors qu'il allait tuer la petite et moche créature, je toussa assez fortement pour qu'il ne m'oubli pas.


Dite donc mon p'tit Synaël faudrait quand même pas trop m'oublier n'est ce pas ? Veuillez quand même laisser cette pauvre bestiole tranquille.

Je stoppais de frapper sur le sol pour bouger et faire les cents pas en cercle, un peu a la manière d'un malade mental.

Alors donc, vous vous nommez Synaël, Moi c'est Frans, Claytis de mon nom de famille. Vous semblez faire des expériences sur les gens avec des plantes, vous les tuez puisqu'il semblerait que votre technique n'est pas encore très très au point exact ? Moui on va dire ça, vous n'êtes pas nul, ça se voit dans vos yeux. Vous êtes brutal ? Moui on dirait bien, quand je vous vois gérer mon petite mocheté je ne peux qu'approuver ma réflexion.

En conclusion, et devant l'étendu de ma réflexion je me dois de vous dire que vous représentez un danger pour les habitants de cette sympathique bourgade..


J'haussais les épaules l'air de m'en foutre avant de finir.

Comme c'est bête pour eux n'est ce pas ?

J'entendais des bruits au loin, comme si la garde de la ville se trouvait dans la taverne et commençait à chercher une explication à tout ce foutoir, connaissant à peut près ce genre de gus, il vaudrait mieux terminer cette discussion ailleurs. Ce que je m’empressais de dévoiler à mon compagnon de ruelle sombre et noircie par la nuit.

Il faudrait peut être finir cette discussion ailleurs si nous ne voulons pas être surpris par la garde non ? Votre cas est intéressant et il serait bien bête pour vous de tomber entre de mauvaise main.... Et avant que vous ne vous posiez la question, ne tentez même pas de m'injecter ou de me faire le truc que vous avez fait à ce pauvre gus. Il y a des choses qui méritent de rester telles qu'elles sont. Mon ventre, en l’occurrence est très bien comme il est non ? Et puis m'expliquerez vous ce que vous lui avez fait ? Il me tarde de le savoir...
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MessageSujet: Re: L'art de faire disparaître un crayon.   

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L'art de faire disparaître un crayon.

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