''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Journal de bord (très privé) de Juin Belair

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Juin Belair

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Histoire de Personnage : Journal de bord

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MessageSujet: Journal de bord (très privé) de Juin Belair   Journal de bord (très privé) de Juin Belair EmptyVen 7 Juin 2013 - 19:06

« A ceux qui trouveront ce journal,

Sachez que s'il vous est permis de le lire, c'est seulement parce que je dois être mort à l'heure actuelle. Les faits que vous y découvrirez sont la pure vérité. J'ai passé l'intégralité de ma vie à mentir et ne me repens pas dans cet ouvrage. Il contient toutes les choses que j'ai pensé sans jamais les dire et toute la sincérité dont je suis pourvu. Malgré ça, j'ai pris bien trop de plaisir à pigeonner les gens que j'ai rencontré tout au long de mes voyages pour avouer mes torts maintenant. Je suis conscient du mal que j'ai pu faire à mes proches, mais que sont des proches si on ne peut leur faire de mal ? (...)

J'ai commencé à écrire ces lignes à l'age de dix ans. Mon père m'a offert ce carnet le jour de mon anniversaire et je lui en suis reconnaissant puisqu'il m'a permis de graver chacun de mes souvenirs sur le papier. Papa, si c'est toi qui le lis, je t'aime. Maman, pareil, j'adorais tes poudingues à l'oignon. Merci d'avoir toujours fait attention à mes préférences alimentaires. Avec le temps j'ai continué à détester le sucre, ça ne s'est pas arrangé malgré tout ce que tu me disais. (...)

Si jamais c'était toi, ma sœur, qui trouvais mon journal, je te demande d'arrêter ta lecture à cette page et de l'apporter à nos parents, même si je doute que nous ayons réellement les mêmes. D'une certaine façon je t'ai toujours envié et pris pour modèle. C'est grâce à toi que j'ai eu envie de devenir pirate (maman ou papa, ne lui en voulez pas, ce n'est pas de sa faute). J'ai vraiment apprécié nos bagarres et nos chasses-parties ; c'était divertissant. J'espère qu'avant ma mort, la prime sur ma tête a dépassé ta renom, aussi grosse soit-elle. J'ai été content de t'avoir revu l'autre fois. Tu ne l'avoueras jamais, mais je suis sûr que c'est à moi que tu dois ton crochet à la main. Je vise bien avec Le Flinque, n'est-ce pas ? Il faut dire qu'il me facilite la tâche, il choisit ses cibles tout seul. (…)

J'ai eu une vie palpitante et ne regrette rien, que ce soit la mort du capitaine Flinque ou mes projets, en passant par toutes les magouilles que j'ai pu réaliser au nez et à la barbe de mes rencontres. J'ai eu une vie de débauche et de galérien ; j'ai manqué mourir à plusieurs reprises, j'ai collectionné les blessures et les échauffourées mais cela m'a permis de devenir ce que je suis devenu et de faire ce que j'ai fait. Je sais que ces lignes sont les dernières, aussi les conclurai-je de la meilleure façon possible. Je les écris un sourire aux lèvres, allongé dans le branle que je désirai depuis toujours. (...)

Moi, Juin Belair, ancien cambusier de l'équipage du Marie a tout pris du fameux capitaine Franchemon Flinque à qui j'ai pris la vie et l'arbalète magique, forban mutin, traître de L'amicale de Roger l'Heureux et condamné à la pendaison, rebut du Roi des Pirates et du Commerce Maritime, Maître du Banditisme Naval et Gardien du Code primé à 23 270,87 ors bruts, nécessiteux du continent, corsaire spécialisé dans le tir toutes distances et armes confondues, élève du perlimpinpin-de-bord Redulf Fondebrik, incendiaire de la première heure et collectionneur de bagues, je fais savoir à ceux qui détiennent ce journal entre leurs mains, qui ont réussi l'exploit de monter à bord de ce monstre sacré, que tout navire doit avoir un capitaine prêt à mourir pour ses rêves.

Juin Belair, Capitaine du Saint-Charles »


Dernière édition par Juin Belair le Dim 9 Juin 2013 - 18:10, édité 4 fois
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MessageSujet: Historique RP   Journal de bord (très privé) de Juin Belair EmptyVen 7 Juin 2013 - 22:25

En tournant les vieilles pages sales du journal de bord du pirate, et même avec un sens de l'analyse basique, on peut se rendre facilement compte qu'il existe plusieurs chapitres dans l'histoire de Juin Belair, plus ou moins marqués par son évolution dans l'age et sa façon d'écrire.
Cette dernière, fébrile, peu structurée, à la ponctuation abondante dès les premières pages, se fait plus développée, de plus en plus sophistiquée au fur et à mesure de l'avancée dans les opuscules du corsaire. Ou à peu près. En tout cas, on peut constater les tentatives de l'auteur faites dans ce sens...


____________

Premières pages du journal - Les secrets d'un futur pirate
Les pages semblent collées entre elles...


Premier chapitre - Les débuts d'une vie en mer
Certains écrits ne sont pas lisibles pour le moment...
~ Son nom est Timon (Krocq Meethain)
...


Second chapitre - Débauche en terre


La fin du carnet - La fin du voyage
Aucune de ces entrées n'est compréhensible...


Dernière édition par Juin Belair le Mar 9 Juil 2013 - 4:58, édité 6 fois
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MessageSujet: Annales RP - PNJ et autres sujets récurrents    Journal de bord (très privé) de Juin Belair EmptyDim 9 Juin 2013 - 3:10

Certains extraits du carnet ne donnent pas l'impression de raconter l'histoire du forban. On y trouve ce qui pourrait s'apparenter à des annexes où se mêlent dessins et textes sur des feuilles volantes maladroitement accrochées à la reliure.
En les lisant plus attentivement, on remarque qu'y apparaissent des noms récurrents dans le récit, qu'il s'agisse de personnages, d'objets ou encore de lieux extraordinairement méconnus...  
Sans ces annotations et autres gribouillis, il aurait été bien difficile de comprendre de quoi parle exactement le propriétaire de ce journal, yo oh !


____________

L'amicale de Roger l'Heureux :
« Groupement de pirates, contrebandiers et commerçants. L'amicale de Roger l'Heureux, qui tient son nom du fondateur et plus célèbre pirate des mers Roger l'Heureux, est à la base un comptoir de commerce situé sur une île au beau milieu de l'océan. Avec l'âge, le comptoir s'est agrandi et compte désormais tellement d’adhérents qu'il est devenu un point clé des courses en mer, a un point tel qu'il a été nécessaire de mettre en place un code de conduite afin d'assurer la pérennité de la communauté grandissante. Les pirates, équipages, contrebandiers et marchands qui souhaitent écumer les plus grandes mers n'ont d'autres choix que de passer par L'amicale de Roger l'Heureux et d'en signer le code s'ils veulent pouvoir circuler librement, trouver de la main d’œuvre pour une somme modique et transformer des biens trébuchants en or sonnant.
Mais avec son agrandissement, L'amicale n'est pas seulement devenue le comptoir au commerce le plus diversifié du monde, c'est aussi le point de départ et de rencontre de tous ceux qui souhaitent se lancer dans la carrière maritime (spécialité : banditisme).
Commencer avec L'amicale de Roger l'Heureux, c'est s'assurer d'apprendre le B.A-BA de la piraterie, moyennant un serment officiel qui peut varier selon l'équipage rejoint. »
...Les pages suivantes ont dû se décrocher...

Roger l'Heureux :
Impossible de lire ce qui se trouve ici...

Roi des Pirates et du Commerce Maritime, Maître du Banditisme Naval et Gardien du Code
Les lignes ont été barrées...

Franchemon Flinque :
L'écriture est totalement illisible...

Redulf Fondebrik
De l'huile entache toute cette partie...

Freid le boucanier
On dirait que le papier a servi de mouchoir...

Timon dit Le serein
La page est totalement déchirée...

Metea Belair
Une substance étrange recouvre cette zone...

...


Le Flinque :
L'encre donne l'impression d'avoir pris feu...


Le Marie a tout pris :
Les dessins ne représentent rien de compréhensible...


Le DAMJ au bel air :
Le parchemin est gras et mâchouillé partout...


Le Saint-Charles :
Le papier est complètement pourri à cet endroit...


Dernière édition par Juin Belair le Dim 16 Juin 2013 - 4:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Chacun selon sa manière   Journal de bord (très privé) de Juin Belair EmptySam 15 Juin 2013 - 4:46

« Journal de bord – Jour 6909

Ahahahahahaha ahaha ah !!! De nouvelles choses incroyables me sont arrivées !
J'étais tranquillement allongé sur la paille d'une caisse que j'avais vidée de son contenu dans le port de Beolan, profitant de la fraîcheur que me procurait cet abri pour siester aux alentours de la mi-journée, quand le vent et la mer se sont mis à tourner en ma faveur !! ʻʻEnfin ! Il existe une justice dans ce monde pour les laissés-pour-compte !ʼʼ, voilà ce que j'ai dit à mon camarade qui trimait pour ouvrir un tonneau plein de savates à moitié mouillées. Un vrai calvaire pour ce maraud sans avenir. Aurait-il seulement pu imaginer que quelques minutes plus tard il allait se retrouver à ramer dans une barque en direction de l'océan ? Non !

Le fait est que quelques minutes plus tard il se retrouvait effectivement avec une rame dans chaque main en train de nous conduire vers l'horizon bleu, ce qui le changeait bien de ses habitudes ! Ah ah !
Le bougre n'avait jamais vu au loin que de la terre ou de la boue quand il était plus chanceux. Il a passé six ans à errer dans le port mais jamais il n'a regardé plus haut que ses pieds parce que le large lui donne des ʻʻnausées philosophiquesʼʼ ! Il n'avait jamais mis un pied sur l'eau mis à part en allant le long du quai chercher un coin intime pour pisser. Quel renouveau pour lui ! J'étais fier d'être celui qui lui apprenait comment se déplacer en mer ! Bon, il a ressuyé quelques dégueulis au début, mais à force de se concentrer sur le rythme de la pagaie, et grâce à mes encouragements et bons conseils, il a fini par en oublier sur quoi il se tenait et tous les ballottements de la coque sur l'eau, si bien qu'au bout d'un moment il avait la bouche assez sèche pour me demander de lui raconter une nouvelle fois ce qui s'était passé.  
ʻʻDis-moi encore ce qui s'est passé !ʼʼ m'a-t-il exactement dit tandis que j'étais allongé de tout mon long en face de lui, les pieds dépassant d'un coté du bord.
Qu'est-ce que j'étais bien, là, avec tout autour de moi les vagues, la fraîcheur de l'écume, les odeurs toutes neuves de l'air brassé par le ressac et, surtout, aucune terre infecte à portée ! Je pouvais tendre la main et plonger mes doigts dans l'eau ; je pouvais chercher le poisson des yeux et écouter le bruit de la mer et, notamment, le clapotis délicieux des rames qui me menaient vers ma nouvelle destinée. Je n'étais pas malade sur l'eau : j'étais en vie. A cet instant, je reprenais la mienne là où je l'avais laissée, je le sentais ; je le ressentais partout tout autour de moi ; la mer, l'océan et les mouettes me le hurlaient depuis le fond jusqu'au bec.

Le sourire ne me quittait plus depuis que nous avions embarqué, ce qui dérangeait et inquiétait fortement mon camarade. Il ne m'avait vu sourire qu'en de rares occasions, généralement quand je lui braquais Le Flinque sous le museau pour lui prendre sa bouteille. Sa gêne avait beau m'amuser, j'avais quand même essayé de masquer ma joie on-ne-peut-plus exprimée sous mon chapeau, appuyant bras et tête sur la poupe, ce qui avait le double avantage de me protéger du soleil qui, sur l'eau, nous venait autant d'au-dessus que d'en-dessous. J'avais également pris soin de bien arranger ma tignasse histoire qu'aucun de mes cheveux ne roussissent avant de lui raconter toute l'histoire pour la deuxième fois. Il aurait été dommage de gâcher un si beau moment en devenant de nouveau ʻʻcrevetteʼʼ.

ʻʻAlors voilà (j'ai commencé comme ça parce que j'étais trop excité pour réfléchir à une meilleure entrée en matière), j'étais dans ma caisse, tranquille, comme d'habitude, en train de somnoler, comme toujours à cette heure (je n'en suis pas fier mais c'est la vérité et de toute façon les mendiants n'ont rien de mieux à faire de leurs journées quand ils n'ont plus rien à boire) quand j'ai entendu un truc frotter le toit ! Enfin, pas le toit, mais le haut de la caisse, tu comprends ? Alors, au début j'ai rien dit, j'ai pensé que c'était toi et que t'avais pas fait exprès. Alors, je me suis dit ʻʻC'est bon, il va arrêter cette merde et me foutre la paix, je vais pas avoir besoin de lui coller un tube là où le soleil brille jamaisʼʼ et effectivement après quelques secondes à peine le bruit s'est arrêté tout net. J'ai commencé à me rendormir, naïvement, à l'aise, quand le bruit a repris ! (Le nouveau mathurin était vraiment étonné à ce moment, faut dire que j'y mettais le ton) Mais c'était pas le même bruit ! Ça ressemblait à des bruits d'ailes, ou n'importe quoi d'autre et on aurait dit que le truc était carrément sur le toit à s'y déplacer ! Sur le coup ça m'a vraiment énervé, donc j'ai tapé au mur pour le faire arrêter ou partir, tu me suis ? ʻʻC'est sûrement une de ces satanées mouettes qui nous volent toujours nos morceaux de poissonsʼʼ (elles étaient vraiment chiantes celles-là d'ailleurs), voilà ce que je me suis dit ! Du coup, je l'ai entendu partir et puis j'ai repris ma sieste ! Mais la bougresse est revenue ! Encore ! Et cette fois-ci  elle s'est mise à crier comme nous autres pour rameuter toute la bande quand on trouve une caisse pleine de bouffe... Incroyable la bestiole ! Je suis sûr que tu l'as entendu aussi. Franchement, je crois que c'est à moi qu'elle en voulait ! Je déteste les piafs plus que tout, je sais pas si je te l'ai déjà dit ? J'en ai une sainte horreur ! Je rêve du jour où j'aurai suffisamment de matériel pour fabriquer assez de munition pour mon arbalète afin de pouvoir tous les brûler vifs et en plein vol, pas toi ?ʼʼ

Lui, non. Il aimait bien les oiseaux, il les trouvait beaux. Franchement, je vois pas ce qu'ils ont de beau, c'est jamais rien que des machins informes, avec seulement deux pattes comme des fourches en papier mouillé et un bec à la place de la gueule. Leurs yeux sont mêmes pas l'un à côté de l'autre, ce qui peut expliquer leur air fou, et pour s'exprimer ils sont obligés de chanter à tue-tête. Sérieusement ! Que le dieu qui a inventé les oiseaux arrête de boire un moment et revoie l'état de ses produits. Bref. Ce gars venait de baisser dans mon estime mais je lui ai quand même raconté la suite : je lui ai dit que j'étais sorti de ma caisse vraiment en boule, décidé à Flinquer le machin quand j'ai vu qu'elle avait un œil et la moitié des plumes en moins. Je me suis vraiment moqué d'elle, faut dire qu'elle avait l'air mal fichue. J'ai moins ris quand je me suis rendu compte que les lignes de plumes qui lui manquaient formaient l'emblème de L'amicale ! J'ai cru halluciner complètement en remarquant ça ! J'ai eu beau regarder et regarder encore pour m'assurer que ce n'était pas mes yeux qui me jouaient un sale tour, comme trop souvent depuis que je passais mon temps à bourlinguer de la vieille gnôle, je n'arrivais toujours pas à le croire. Et bien ! C'était vraiment l'emblème de Roger l'Heureux sur ce sac de plumes !!! J'ai failli défaillir sous le coup de l'émotion ! J'ai pensé perdre tout mes esprits avant de parvenir à me rappeler ce que la présence d'un tel oiseau signifiait.

Quand je me suis souvenu de ce que ça voulait dire, j'ai commencé à sauter sur place, à danser et à hurler, ce qui a fait fuir l'animal. Merde ! Il ne fallait surtout pas qu'il m'échappe ! Alors je lui ai couru après et j'ai essayé de l'attraper. Malheureusement, l'idiot n'arrêtait pas de bondir chaque fois que je m'approchais de lui. J'avais beau lui demander de rester calme, essayer de l'attirer avec des morceaux de quelques choses coincés sous mes chaussures, la bestiole ne voulait décidément pas trouver place dans mes bras. Je n'étais peut-être pas assez doux. Et comment aurais-je pu l'être ?! J'étais trop excité de voir une chose aussi improbable se produire !! Ici, à Beolan !! Un oiseau de L'amicale !!! Incroyable !! Impensable !!!  

J'ai finalement terminé ma chasse dans l'eau poisseuse du port. Je n'avais pas fait attention à où je mettais les pieds, trop pris par mon objectif farouche. Quand je me suis agrippé au ponton pour regarder vers où filait la mouette, j'en ai remarqué toute une nuée du même genre vers le levant. Je ne pouvais pas vraiment voir la différence entre les mouettes de L'amicale et leurs congénères à cette distance, mais mon instinct me hurlait qu'elles venaient toutes du même endroit ; qu'elles venaient toutes du bateau dans le fin fond de l'horizon, tâche indistincte entre le ciel et la mer bleus.

Je me suis sitôt dépêché de sortir de l'eau pour aller courir de-ci delà à la recherche d'un moyen de me transporter jusqu'au navire avant qu'il ne soit trop tard. J'étais tellement énervé et fébrile que j'ai attrapé mon camarade par le cou et l'ai secoué comme un prunier en lui hurlant de trouver une barque ou n'importe quoi d'autre. Il s'en souvenait très bien ; il m'a avoué avoir eu la peur de sa vie à ce moment-là ! Il lui en fallait décidément peu.

Tout de suite après que j'aie arrêté de le malmener méchamment, il a rappelé à mon bon souvenir la présence de la barque du vieux pêcheur qu'on volait souvent. C'est à ce moment-là que je lui ai lâché que la chance nous souriait finalement avant de me précipiter, tout en l'embarquant avec moi, vers le pont de l'engin. La barque était minable. C'était une barque tout ce qu'il y avait de plus normal dans le registre des barques ; elle n'avait pas de trou et possédait ses deux rames, c'était suffisant pour que j'ordonne au mendiant de s'y mettre. Deux bras, deux rames, pile poil le nombre qu'il fallait pour l'occuper et nous faire avancer correctement. J'ai bien sûr profité de son manque de connaissances pour esquiver l'exercice.

Par la suite, et malgré ses questions, je ne lui ai bien évidemment pas raconté tous les détails qui avaient participé de ma motivation soudaine. Hors-de-question que je lui apprenne les subterfuges de L'amicale et le stratagème des oiseaux. Je lui ai seulement dit que je savais où aller et qu'il n'avait qu'à ramer, omettant intelligemment de lui avouer qu'il fonçait vers un bateau pirate sans doute en train de vider un navire marchand du continent de tout ce qui pouvait avoir de la valeur.

Le gars avait beau ramer comme un forcené, il ne nous faisait pas avancer bien vite. Ou en tout cas, pas assez vite pour moi : plus la silhouette du brigantin se confirmait au loin, plus j'étais pressé de le rejoindre et plus j'essayais de motiver le galérien. Au bout du moment, et comme je le voyais ralentir et s’essouffler, j'ai pris sur moi, lui ai arraché les rames des mains et me suis mis au boulot. Les hommes de la terre ne servent définitivement à rien ! Ils ne sont bons qu'à éplucher des patates ou à chasser les mouches d'un vieux morceau de carne. Heureusement pour mes bras, nous étions suffisamment proches et je n'ai pas eu à pagayer bien longtemps (l'autre avait fait le plus gros du trajet, soit ½ heure de galère, ah ha !). On pouvait déjà entendre les cris de l'équipage au-dessus de la coque gigantesque qui nous cachait du soleil. J'avais reconnu le navire de suite. Il n'y en avait qu'un comme celui-là. Il n'y en avait qu'un à avoir son nom inscrit sur le côté de la proue. Il n'y avait qu'un Capitaine assez fou pour écrire son nom sur son bateau et l'afficher aux yeux de tous ses ennemis.

Dès que les lettres stylisées se sont offertes à mes yeux pour confirmer l'idée que j'avais en tête, j'ai lâché les rames et mon sourire s'est déconfis, figé sur place comme une fiente du mois dernier sur le parapet d'une église. Je ne sais pas trop comment décrire ce que j'ai ressenti sur le moment. Je crois que je ne m'étais tout simplement pas attendu à tomber sur cet équipage-là ! Remarque, je ne sais pas non plus à quel autre je m'étais attendu. J'étais peut-être chanceux de tomber sur celui-là, d'autant que je le connaissais mieux que n'importe quel autre. La seule chose dont j'étais sûr à cet instant, c'était que je cogitais furieusement sur l'incertitude de ce qui allait m'arriver ! Enfin, ʻʻnousʼʼ arriver, puisque je n'étais pas seul (mais je me fichais complètement de ce qu'on allait lui faire) : j'avais déjà oublié la présence de mon idiot de camarade. D'ailleurs, et comme si son inutilité à bord ne suffisait pas, celui-là s'est sitôt empressé de faire le commentaire que tous les imbéciles ignorants font la première fois qu'ils lisent le nom de ce galion, à savoir, le très fameux : ʻʻDAMJ au bel air ? 'y a une faute, non ?ʼʼ, ce qui m'avait de suite donné envie de lui en mettre quatre dans la margoulette et de le passer par-dessus bord. Je me suis contenu comme jamais auparavant et lui ai seulement rétorqué un ʻʻNon, 'y a pas de faute, apprend à lire avant de dire des palsembleuʼʼ bien sec, accompagné d'un regard qui en disait plus long sur ma pensée le concernant. Du coup, il n'a plus jamais fait de remarque à ce sujet. Grand bien lui en a fait ! 

J'ai continué à l'invectiver des yeux pendant un moment, manière d'être sûr que le message était bien passé, quand une tête est apparue par-dessus le bastingage ! Sa figure était en contre-jour alors je n'ai pas bien vu de qui il s'agissait, surtout que, lorsque je me suis levé pour mieux la voir, elle a disparu d'un coup ! Ah ah ! Quel effet je faisais !!
Juste après ça, j'ai entendu quelqu'un annoncer nôtre présence et hurler mon nom ! Comme si on nous attendait ! Le bateau n'était même pas en train de livrer bataille ; il était seulement amarré, là, au beau milieu de nulle part, suffisamment loin du port pour ne pas qu'on le remarque, tout en restant à portée de vue de ceux qui savent lire dans les oiseaux. Réflexion faite, connaissant les manies du capitaine, je ne doute pas que nous étions attendu et que ma rencontre avec la mouette n'était pas fortuite. Les questions qui demeuraient étaient de savoir comment et surtout pourquoi. Quoique pour le pourquoi, avisant encore une fois les manies du capitaine, ça ne valait pas vraiment la peine de chercher de réponse.

Presque aussitôt après avoir entendu mon nom, d'autres têtes se sont épanchées pour nous zieuter. J'étais fier ! J'ai même gonflé le torse pour avoir l'air encore plus impressionnant. Je me suis senti comme de retour chez moi et cette impression n'a fait que croître un peu plus quand on nous a jeté l'échelle de bord. J'ai senti mon sourire reprendre possession de mon visage. J'étais encore plus pressé de monter à bord et de remettre les pieds sur un vrai bateau ! Oh ! Bien sûr, j'étais déjà monté sur un navire entre temps, mais il n'avait franchement rien à voir avec ceux de L'amicale. Ce n'était pas pareil, vraiment. Ce n'était pas la même ambiance, pas le même bois, pas les mêmes équipages et certainement pas les mêmes ambitions dans la vie.

J'ai voulu monter en premier mais, après réflexion, considérant que je ne savais pas ce qui m'attendait une fois là-haut, j'ai décidé de laisser mon compagnon de galère passer d'abord. J'étais mesquin ! Mais s'il faut être mesquin pour rester en vie plus longtemps... je n'hésite pas une seule seconde ! Mes précédentes aventures n'ont fait que confirmer cette façon de penser ! De fait, j'ai suivi mon mendiant de compagnie de près, redoutant le moment où il atteindrait l'ouverture de la palissade. Je l'ai vu passer tranquillement par-dessus, ce qui m'a bien étonné, je dois l'avouer ! D'ordinaire, quand on recevait quelqu'un à bord (quelqu'un qu'on ne désirait pas, ou plutôt : quelqu'un à qui on désirait des choses biens précises), on l'attrapait d'un coup par les épaules et le balançait sur le pont comme un sac ! Et là, rien ! Je me suis franchement posé des questions, tellement de questions que j'ai pris tout mon temps avant de finir mon escalade. J'ai essayé de jeter des coups d’œil discrets à l'intérieur du navire, des fois qu'un comité d’accueil ait prévu de me recevoir en grande pompe. Comme je ne pouvais rien voir, j'ai pris mon courage à deux mains et ai bondi sur les planches comme un diable hors de sa boite.

L'effet que mon entrée a produit m'a bien plus étonné que mes hôtes ! L'équipage tout entier était attroupé dans un coin, entre deux mâts. Ils tenaient mon camarade à l'arrêt (il m'avait d'ailleurs envoyé des appels oculaires, comme si j'allais l'aider !), un peu comme pour le protéger ou... je ne sais pas ! Ils ne donnaient pas l'impression d'en vouloir à sa vie, en tout cas. Ils avaient plutôt l'air d'être complètement déstabilisés par la situation. Comme si le moindre de leur geste allait donner lieu à une sanction irrévocable, irrattrapable, à quelques morceaux en moins irrécupérables. Ah ah ! Je n'en doutais pas du tout. C'était bien le genre du cinquantenier qui leur servait de capitaine. Moi, j'étais tout seul de mon côté. Ils ne voulaient pas m'approcher ! J'étais un peu déconcerté ; je m'attendais à une bagarre ou au moins à des insultes et des crachats ! J'avais posé une main sur Le Flinque et tout, déjà ! Mais bon, soit, tant pis... ou tant mieux. Évidemment, il fallait que j'attende encore un peu pour la chicane et la baroud. Ça ne tarderait pas ! Mais... quand même... on avait fait mieux en matière de montée à bord... J'étais un peu déçu. Non, en fait, j'étais très déçu ! J'avais tué le Capitaine Flinque, oui ou non ? Ne méritais-je pas un bon poing dans la truffe ?? Qu'est-ce qui était arrivé à tous ces fieffés bagarreurs ??? Ils avaient l'air complètement sonnés ! Je ne les reconnaissais pas ! D'ailleurs, c'est bien vrai : je n'en reconnaissais aucun, à croire que le louvetier avait refait son équipage en intégralité... C'était bien dommage, je suis sûr que certains d'entre-eux auraient été contents de me revoir et d'apprendre ce que j'étais devenu ! Enfin, je ne leur aurais peut-être pas tout raconté en intégralité, puis peut-être pas tout dans la vérité non plus mais... ah ! Peu importe, ils n'étaient plus là de toute façon.

Je me suis lancé dans un tour des yeux des environs, vu que personne n'avait l'air décidé à me présenter la nouvelle coupe du DAMJ au bel air.  Je connaissais bien ce navire. Je suis assez content d'avoir pu voir ce qu'il est devenu sachant que la dernière fois que je suis monté à bord je ne devais pas avoir plus de dix ans ! Il a été le tout premier sur lequel j'ai posé le pied et celui grâce auquel j'ai eu envie de devenir pirate. Il m'a fait rêver et, même si je ne l'avouerai jamais, même sous la torture, je suis assez fier de savoir que mes initiales sont gravées quelques-part dans le bois. Outre le fait que je trouve stupide l'idée d'afficher haut et fort le nom de ma famille et que j'en veux au capitaine de me faire responsable des commentaires du genre ʻʻmais y a une faute, là, non ?ʼʼ (et c'est volontaire, personne ne m'en fera démordre !!!), je ne peux qu'être satisfait de savoir qu'un si beau bâtiment transporte le nom des Belair au travers de la mer. Le brigantin a d'ailleurs bien changé entre temps ! Le petit coureur que j'ai connu est à présent devenu l'un des plus gros navires de L'amicale, l'un des plus rapides aussi : l'étalage des mâts et la qualité visible de ses voiles, des cordes ainsi que celle du bois m'en ont assuré. Ses capacités dépassent de loin celles du Marie a tout pris. Son propriétaire en prend soin, et il le fait drôlement bien, c'est inéluctable. Le seul hic ! dans cette histoire, finalement, c'est que le DAMJ lui appartient. Ce n'est pas le genre d'individu qui mérite un tel outil de chasse en mer. C'est plutôt le genre qui mérite, disons, des chaînes soudées à une enclume qu'on jetterait à l'eau après les lui avoir attaché aux pieds. Et encore ! Est-ce que ça suffirait pour en finir ?

Bref. J'ai fini mon tour du propriétaire par une petite blague vu que l'ambiance était vraiment pourrie. Alors que je revenais en marchant vers mon point de départ, je me suis d'un coup retourné et j'ai fait semblant de sortir Le Flinque en imitant le bruit d'un tir (je n'ai bien sûr pas vraiment sorti Le Flinque de sa cachette, il aurait été bien fichu de tirer tout seul pour de vrai!). Malheureusement pour moi, ma petite plaisanterie n'a pas eu l'effet escompté ! Au contraire ! J'ai moi-même pris peur lorsque la porte derrière moi s'est ouverte en cognant contre le mur. Je me suis retourné d'un coup en sursautant ! Mon cœur battait tambour quand j'ai vu le ruffian qui avait provoqué ce bruit sortir de la cabine. Il avait une figure désinvolte et désagréable à l’œil ; il paraissait essayer de garder son calme bien malgré le fait que celui-là tentait de lui échapper par tous les trous à la fois. Il avait dû se faire chauffer les oreilles à blanc ! Ah ah ! Enfin, le malin s'en est venu vers moi et m'a défiguré des pieds à la tête avec une haine indicible. Enfin un peu de reconnaissance pour mon acte ! J'ai toutefois noté qu'il avait pris soin de garder une certaine distance, comme s'il s'attendait à ce que je le poignarde sans sommation, avant de me grogner à la figure que le capitaine voulait me voir (…).
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