''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]

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Iosaphat Neviim

le Nephilim

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Race : demi-oracle
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MessageSujet: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Mar 11 Juin 2013 - 18:10

Et voilà, ceux-là n’allait plus me gêner. Mon regard hautain passa sur les cadavres de mes victimes : le sang coulait encore de la commissure de leurs lèvres, alors que leurs yeux fous avaient cessés de s’agiter en tous sens. Les deux lapins allaient faire un dîner parfaitement adapté, il m’avait suffi de laisser Neviim chasser ces bruyantes proies qui n’avaient cessés de me suivre avec leurs yeux curieux, disparaissant de mon champ de vision dès que je tournais la tête. Les êtres les plus agaçants que j’ai jamais rencontrés.

Et au loin fumait une cheminée, témoin silencieux de la présence d’un village, ou au moins d’un foyer. Le dîner pouvait attendre, je pourrais préparer les lapins plus tard. Neviim, perché sur mon épaule, prit la peine de parler au lieu de simplement me penser dans la tête.

Neviim – Et bien, nous avons du travail devant nous.
La Corruption ne se remplira pas seule,
Allons faire choir ceux qui sont encore debout,
Et préparons-leur un noir linceul.


Iosaphat – ça fait des siècles que je me plains de tes vers … je crois qu’il te suffirait de parler en continu pour nourrir Corruption avec le dégoût que tes pseudo-poèmes m’inspirent …

J’avançai toutefois vers ce village, car j’avais également eu l’idée de rendre une visite à ces gens. Au fur et à mesure de mon avancée, je pus vérifier qu’il s’agissait bien d’un village, et que visiblement quelques nomades avaient installés leur camp non loin. Tant mieux, ça me fera plus de personnes à maudire.

Sans chercher plus loin, je frappai à la première porte du village. Le crépuscule entamait à peine la lumière chaude de l’après-midi, aussi m’ouvrit-on sans grande suspicion. C’est une femelle orc, dans une sorte de costume de majordome (qui semblait, sur elle, un déguisement fait exprès pour la moquer) qui se trouva devant mon nez. D’une haleine aussi pure que le fond d’une fausse commune, elle m’envoya à moitié au tapis.

Orc – Oui, c’est pour quoi ?

Tentant de garder contenance, j’affichai un sourire des plus cordiaux. J’allais faire mon grand classique, inutile de chercher loin avec les orcs. Je me demandais si c’était vraiment la maîtresse de maison ou si, comme son accoutrement me le laissait supposer, elle n’était qu’une domestique.

Iosaphat – Bonsoir, je cherche un toit pour la nuit. Je sais cuisiner et soigner, et je peux dormir sur le sol s’il le faut : je promets de ne pas déranger, mais j’ai juste besoin d’un toit et suis sans-le-sou en ce moment.

Orc – Pas intéressés. L’auberge et là-bas.

Un geste vague du doigt, et la porte se referme sur mon visage. Voilà un accueil désagréable s’il en est. Je me dirigeais donc vers ladite auberge. Au moment où j’en passais les portes, je croisai le regard d’un vieil homme qui sembla blanchir, comme s’il me reconnaissait. Je n’eus pas le temps de m’en inquiéter qu’un balourd qui arrivait à ma suite me bouscula à travers l’ouverture béante laissée par ladite porte. Le temps de laisser entrer le tas de muscles recouvert de sueur et de repasser la tête par l’embrasure de l’huis, l’homme avait disparu.

Je rentrai donc enfin, et vint au comptoir. Il ne me restait plus grand-chose en monnaie, je n’avais pas vraiment mentit à l’orc. Quand le tavernier se tourna enfin vers moi, je lui posai quelques questions.

Iosaphat – Qu’est-ce que je peux avoir pour ça ? Je suis médecin itinérant, et je commence à manquer de ressources … vous ne sauriez pas si on aurait besoin de mes services quelque part dans le coin ?

Tavernier – Si tu veux dormir t’as droit à un quignon de pain en plus, ou alors tu peux faire cuir tes bestioles à la cuisine. Et pour l’instant y a personne qui est malade chez nous, même si y paraît qu’à Madorass c’est la panique. Ici on est tranquilles et on a toujours été tranquilles.

Iosaphat – Vous devriez toucher du bois en disant ça.

Tavernier – Hein ?

Iosaphat – Une vieille coutume. Quand on parle de sa chance, on touche du bois pour éloigner le mauvais sort un peu plus longtemps encore. Ceci dit, je préfère m’affairer à la broche : j’ai fait deux belles prises tout à l’heure, je ne voudrais pas que ça se perde.

Laissant les pièces sur le comptoir, je rejoignis la broche où le cuisinier s’affairait déjà. Bien plus aimable que le patron, il se montra fort prolixe sur la petite communauté où je me trouvais. J’appris les derniers ragots, et deux ou trois histoires que je pourrais peut-être utiliser pour plus tard. Visiblement les nomades étaient arrivés ici il y avait deux jours, et ne posaient aucun soucis, au contraire même ils faisaient tourner les commerces. Certains craignaient quand même qu’ils n’aient attrapé le « Chancre de Madorass » et ne contaminent les villageois, mais aucun ne semblait malade.

J’allais donc avoir un peu de mal à faire mes œuvres ici. J’aurais pu tout bêtement passer et maudire tout le monde en une ou deux traversées du village et du campement. Mais j’avais vraiment besoin d’argent, et le sentiment de trahison est un de ceux que Corruption préfère. J’allais rester le temps nécessaire pour gagner la confiance des gens d’ici, remplir ma bourse et repartir en leur laissant un chacun un « cadeau » personnalisé.
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Jim Stocker

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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Sam 22 Juin 2013 - 12:41


Spoiler:
 

Cela ne faisait que deux jours que le camp s’était installé ici et Jim s’ennuyait déjà. Les grandes étendues étaient plates et mornes, et n’avaient rien d’un terrain de jeu quand il s’agissait de jouer seul. Les autres enfants du groupe avait tôt fait de profiter de l’espace en se courant après et en riant, car les adultes ne s’occupaient pas trop d’eux, mais pas Jim.

Jim avait pour habitude d’explorer les villes, les villages, de trouver des ruines et d’imaginer y voir des trésors, mais à part le village voisin, dont il avait fait le tour en une journée, il n’y avait rien à visiter ici-bas. Malheureusement, la halte était nécessaire car le clan avait besoin de certaines ressources que l’on ne trouve qu’en ville. Il fallait travailler le cuir acheté, obtenir de nouveaux outils si certains venaient à être cassés et vendre les plantes ramassées pour payer tout cela… Rien d’intéressant en somme.
Il était donc allé flâner une énième fois du côté de la taverne qui faisait aussi office d’auberge, avant de se faire arrêter par un homme qu’il connaissait de vue, qui l’avait renvoyé vers le camp en lui expliquant très clairement que ce n’était pas un endroit pour les enfants. Cela pouvait paraître étrange de voir ainsi des individus se soucier de la progéniture d’autrui, mais malgré leur fonctionnement un peu barbare, les Loups de feu avaient toujours fonctionné de la sorte, comme une sorte de meute ou chacun doit survivre.

Jim s’était juré de revenir plus tard, car, s’il y avait bien un moyen pour qu’il fasse quelque chose, c’était de lui interdire…

Alors qu’il revenait en sautillant vers le camp, il aperçut l’Ancien devant lui. C’était rare qu’il se promène, il restait habituellement près du feu et il semblait frissonner à chaque instant. Jim le rattrapa en quelques bonds enthousiastes, faisant sursauter au passage le vieil homme. Celui-ci semblait étrangement soucieux… Il gratifiait habituellement Jim d’un sourire puis entamait la conversation avec entrain, mais aujourd’hui une ride lui coupait le front en deux, et c’est à peine s’il regarda l’enfant.


- Tu as l’air triste ce soir !


Tout le monde se parlait ainsi dans le clan, seule l’expression et le ton de la voix indiquait le degré de respect que l’on devait à la personne, et Jim l’avait bien compris ; il s’était toujours montré très calme et souriant avec l’Ancien qui était presque sa seule vraie famille.
Il eut un pâle sourire pour toute réponse.


- C’est ce que j’ai peur des fantômes mon enfant, ils sont parfois plus près que l’on ne le pense…


Jim le dévisagea, un sourcil haussé en signe d’incompréhension, mais il n’osa pas interroger le vieil homme qui parut sombrer à nouveau dans l’abime de ses pensées. Il trottina jusqu’au campement sans dire un mot, puis, comme le jour tombait et que chacun s’affairait à préparer le repas Jim s’éclipsa.

Même dans l’obscurité, il retrouva facilement le chemin du village, évitant soigneusement de croiser les retardataires qui rentraient dans le crépuscule. Des hommes étaient surement restés à la taverne, ils profitaient de la compagnie étrangère tant qu’ils pouvaient encore. Le jeu du soir consisterait non pas à rassembler des trésors mais à écouter de nouvelles histoires, peut-être même que les autres ne les connaitraient pas !

Il se faufila sans difficulté jusqu’à atteindre les cloisons de bois du bâtiment. La porte et les rares fenêtres étaient fissurées, si bien qu’en tendant l’oreille, on pouvait entendre ce qu’il se disait à l’intérieur. La première chose que Jim entendit fut un rire un peu gras, sans doute un homme un peu éméché qui partageait une anecdote hilarante avec des compagnons. C’était souvent de ceux-là qu’il apprenait le plus, il décida donc de rester sur place.
Les voix étaient confuses et il avait du mal à écouter, aussi se releva-t-il, délaissant la posture accroupie qui lui permettait jusqu’ici de passer inaperçu. De toute façon, il n’y avait personne. Il fermait les yeux pour se concentrer sur le son quand une main sur l’épaule manqua de lui arracher un cri aigu. Il s’était retenu à temps et il se retourna vivement, un air apeuré sur le visage.

L’Ancien ? Mais que faisait-il ici ? Le vieil homme respirait difficilement, il semblait essoufflé, et quand Jim l’eut reconnu, il se laissa tomber à côté de lui plus qu’il ne s’assit. Alors que Jim allait parler, il posa son index sur ses lèvres pour lui signifier de garder le silence, et désigna son oreille pour montrer qu’il souhaitait lui aussi écouter.
Jim était toujours dans l’état surexcité qui suit habituellement le sursaut, et voir l’Ancien se comporter de manière si étrange ne l’aidait pas à se calmer. Il devait se tramer quelque aventure ici-bas !




Dernière édition par Jim Stocker le Dim 30 Juin 2013 - 15:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Sam 22 Juin 2013 - 15:53

Spoiler:
 

J'avais préparé le premier lapin, et le second était encore dans ma besace. L'arôme de la viande embaumait à présent toute l'auberge, preuve s'il en est de mes talents de cuisinier. Neviim me chuchota une idée à l'oreille : un poison dans la bête, que je partagerai avec quelques gens de la taverne. Avec un peu de chance on blâmerait plutôt l'aubergiste (qui avait la réputation de prendre des mets avariés pour son cuisinier), et pas le délicieux lapin. La nuit n'était pas encore là, je devrais attendre encore un peu avant de proposer ce régal. Voyant quelques regards passer avec envie sur la bête, je lâchai un grand sourire, et sortit le second lapin de ma besace : voilà déjà de quoi s'attirer des sympathies.

Je préparai les viandes lentement, laissant une partie de la clientèle repartir, jusqu'à ce que les deux bêtes suffisent à nourrir un peu chacun des piliers qui restaient. Je les sortis alors de la broche avec une exclamation satisfaite, répandant discrètement dans les carcasses de quoi leur infliger à tous une bonne indigestion. C'est en entamant la conversation que je répartit la viande. Déjà à moitié saouls, les clients ne firent pas attention. Le patron lui était en train de compter sa recette et de préparer ses bouteilles, alors que le cuisinier était retourné se coucher quelques minutes plus tôt. Je laissait traîner mes oreilles, riant quand ils riaient, quand je sentis Neviim disparaître de mon épaule.

Une grosse main prit sa place, dans un éclat de rire gras auquel je répondis avec plus de retenue. Les dons de téléportation du démon m'avaient évités un bel ennui. J'écoutai les histoires, je riais un peu, et surtout je contrôlai l'avancée de mon sort, le ralentissant un peu pour effacer les soupçons autant que possible. Finalement un peu étouffé par l'ambiance par trop festive, j'allais prendre l'air à l'extérieur.

A peine eus-je passée la porte que je sentis Neviim reprendre sa place. Je lâchai un soupir tout en levant la tête vers le ciel nocturne. Quelques nuages cachaient le croissant parfait de la lune ascendante, qui peinait à éclairer le monde.

Iospahat - Pas de chance, nous sommes tombés sur des gens en plaine santé. ça va compliquer les choses.

Neviim - Tu ne devrais pas parler à voix haute, on pourrait t'entendre.

Iospahat - Et toi, que fais-tu en ce moment-même ? je me demande combien de temps ça va prendre, pour gagner leur confiance. Peut-être qu'il vaudrait mieux se tourner vers les nomades ? les rencontres avec des bandits pourraient mieux rentabiliser notre activité.

Neviim ne répondit pas, mais je sentais que son esprit était en train de peser la question. Les nomades n'étaient pas nombreux, et pour peu qu'ils soient trop méfiants je ne pourrait pas obtenir de les suivre. Mais ils se déplaçaient sur les routes, où l'ont croise nombre de gens, donc de potentielles victimes, allant du marchand au bandit, en passant par le pèlerin. Si je restais ici, je perdrais du temps à gagner la confiance de ces gens, sans être sûr du résultat, même si je pouvais avoir directement accès à un grand nombre de personnes. Les deux options étaient donc envisageables.

Je soupirai à nouveau, me préparant à aller me coucher. Les gens auraient des maux de ventre dès demain soir, et j'aurais alors du travail. Je me retournai vivement, et crus voir une silhouette se rétracter précipitamment derrière une mur. Je haussais finalement les épaules : ce devait être un jeu d'ombres dû à l'éclairage imparfait de la lune. Allons, il était temps de profiter du lit que j'avais payé.
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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Dim 30 Juin 2013 - 15:03

Spoiler:
 


L’Ancien avait posé sa main sur l’épaule de Jim en entendant la porte s’ouvrir et l’avait tiré en arrière, le plus doucement possible. Une voix s’éleva alors dans l’air, pas haute ni claire, mais suffisamment assurée pour que Jim puisse l’entendre. Il se faufila à moitié à quatre pattes et laissa dépasser sa tête de derrière le mur qui le cachait pour apercevoir l’homme, car la voix était indéniablement masculine.
Jim fut surpris de voir que l’homme était seul. Etait-il fou ? Cependant, rien n’égala sa stupeur quand il entendit une autre voix s’élever dans l’air, sans pour autant réussir à en apercevoir la source. Instinctivement, ses cheveux s’hérissèrent le long de sa nuque, et il frissonna. Il resta ainsi paralysé et manqua de tomber quand il vit que l’homme se retournait dans sa direction. Il eut tout juste le temps de cacher derrière le mur.

Lorsque l’homme fut parti, Jim se tourna vers l’Ancien et chuchota :

- C’était lui le fantôme ?

L’Ancien acquiesça.

- Sûrement. Mais nous reparlons de ça au matin, il ne faut pas déranger les vieux esprits la nuit.

L’Ancien attrapa Jim par l’épaule comme à son habitude et le ramena vers le camp des Loups de Feu. Le retour se passa comme dans un rêve, car le ciel était dégagé et de nombreuses étoiles y brillaient, plongeant les deux nomades dans une ambiance onirique. Une fois arrivé, Jim se coucha sur l’herbe sèche, les yeux perdus dans l’immensité du cosmos, et c’est ainsi qu’il s’endormit.

Les premières lueurs du jour eurent tôt fait de le réveiller, et il ouvrit difficilement ses yeux toujours ensommeillés. Le souvenir de la veille lui semblait flou et s’effaçait comme un mauvais rêve. Il finit donc par se redresser afin d’aller trouver l’Ancien pour l’interroger, mais lorsqu’il arriva à l’endroit où il était supposé dormir, il n’était plus là. Jim dut pâlir puisqu’une femme se tourna vers lui pour lui dire que le vieil homme était parti tôt au village ce matin.

Sans attendre plus d’informations, Jim partit en courant en direction du village. Il n’avait pas vu le visage de l’homme aux deux voix de la veille, mais il était sûr de pouvoir le reconnaître à l’écoute. Il se dirigea d’abord vers l’auberge, et sans prêter garde à ceux qu’il croisait, il fonça droit vers une haute silhouette.
Le choc lui fit perdre l’équilibre et il tomba à terre. Relevant les yeux avec un air un peu perdu sur le visage, il aperçut un homme portant une tunique blanche brodée. Il avait l’air gentil, se dit Jim. Peut-être pourrait-il lui indiquer où se trouvait l’Ancien ?

- Excusez-moi, je suis désolé !

Jim bafouillait toujours lorsqu’il s’excusait.

- Je cherche un vieil homme, avec une longue barbe blanche et une tunique grise ? L’auriez-vous vu ? C’est important !

Il avait débité tout cela extrêmement vite, et il espérait que l’éclat agacé qu’il avait cru percevoir dans le regard de l’inconnu disparaîtrait face à l’urgence de la situation…
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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Mer 3 Juil 2013 - 2:00

J'avais reconnu le vieil homme. qui aurait pus oublier cette expression ? Forcément le visage avait changé, ça faisait si longtemps. Et puis j'avais reconnu l'empreinte de ma magie en lui. Mais je ne pensais pas le croiser ici. Lui en tout cas, m'aurait reconnu. Pire encore, si je ne l'avais pas aperçu alors qu'il discutait avec des habitués à la taverne, j'aurais pus me faire intercepter.

La présence d'une de mes anciennes victimes dans ce lieu ne m'arrangeait pas du tout. Surtout qu'il était trop tard pour dissiper les soupçons en changeant de rôle, j'avais déjà fait les présentations, en changer si vite serait une grave erreur.

En même temps, la malédiction avait rongé cet homme. Je devrais trouver un moyen de m'en débarrasser avant qu'il ne vende la mèche. Je pourrais aussi jouer sur mon apparente jeunesse, prétendant être un parent éloigné de son bourreau...

Pour plus de sécurité j'avais tout de même pris soin de sortir dans la rue sans qu'il me voit. Le moment où tous les retardataires de la veille seraient malades, et ce serait à moi de les soigner ... à ce moment-là je ne pourrais pas éviter cette résurgence du passé.

J'étais donc en train de réfléchir aux différentes pirouettes et moyens détournés dont je pourrais user pour me sortir de ce mauvais pas sans avoir à prendre la fuite, quand quelque chose me percuta violemment. Nous tombâmes tous deux, moi et le projectile.

- Je cherche un vieil homme, avec une longue barbe blanche et une tunique grise ? L’auriez-vous vu ? C’est important !

Dieux qu'il est bon d'avoir des neurones au fonctionnement rapide. Il ne me fallut qu'une fraction de seconde pour comprendre que ce gosse n'était pas d'ici, donc probablement un membre de la tribu des nomades. Que le vieil qu'il cherchait était donc tout aussi probablement celui qui risquait de me causer des ennuis. Et si c'était "important", c'est qu'il y avait un lien entre eux. Inutile de penser trop fort pour que le raisonnement découle sur ceci : le gamin aussi était gênant. Si le vieux commençait à parler du passé, j'étais très mal.

D'une autre côté, je pouvais essayer de rattraper le coup. Avec un peu de subtilité, je pourrais même tourner la situation à mon avantage, ou du moins écarter les soupçons définitivement. Je me frottai l'arrière de la tête, autant pour faire croire que je reprenais mes esprits que pour calmer l'élancement provoqué par la bosse qui commençait à déformer mon cuir chevelu.

- Je crois avoir vu quelqu'un y ressemblant à l'auberge. Tu n'as qu'à venir avec moi, il ne faudrait pas qu'il t'arrive quelque chose en chemin.

J'allais utiliser ce trajet pour apparaître comme quelqu'un de bienveillant. Vu l'âge du vieux, ça devait faire entre 20 et 50 ans que les faits c'étaient produits. J'avais largement assez de marge pour prétendre être un descendant du "monstre", honteux des actions de son ancêtre, et désireux de les racheter. Il ne me restait plus qu'à espérer que cela suffirait.

Nous arrivâmes assez vite à la susdite auberge, sans encombres évidemment. Comme je le craignais, le petit me désigna mon ancienne victime. Je le conduisit auprès de l'ancêtre, qui parlait de jours sombres à venir dans sa barbe, pendant que le barman lui versait une pinte.

- Monsieur, ce garçon vous cherchait, il avait l'air de dire que c'était important. J'espère que vous allez bien.

L'homme se retourna vers moi d'un coup, et pâlit plus vite que je pensais que ça puisse être possible. ça risquait d'être difficile de le convaincre que je n'étais pas celui qui lui avait probablement brisé ses rêves et ses perspectives d'avenirs. Il commença à ouvrir la bouche pour crier, quand un premier bruit de vomissement se fit entendre. Je me retournai, souriant intérieurement, mais une mine inquiète sur le visage.

Les premiers symptômes de la maladie se manifestaient. Ballonnements, vomissements, maux de tête ... Sans laisser le temps à l'aubergiste d’essayer de comprendre, je lui criais d'aller chercher le docteur. Je demandais ensuite aux bien portants d'allonger les malades sur le sol ou sur les tables, et me mis à mimer une auscultation.


- C'est bon, ce n'est qu'une indigestion, je pense. Je vais les soulager un peu, le temps que le médecin arrive.

C'était risqué d'utiliser mon feu devant le vieux. Mais je n'avais pas le choix : les plantes médicinales qui me restaient seraient inutiles, et si je voulais faire bonne impression, je devais soulager ces gens. J'écartais les bras en fermant les yeux, et des flammes bleus coururent sur mon corps. Dans un cri d'effroi la plupart des gens reculèrent, et j'entendis des cris lorsqu'elles vinrent lécher les malades. Mais il fut vite évident que les flammes ne brûlaient pas les corps, et même au contraire : les visages des malades se détendaient. J'interrompis toutefois mon sort avant qu'ils soient complètement guéris.

- Ce sont des flammes curatives. ça devrait les maintenir en forme le temps qu'ils reçoivent des soins mieux adaptés. Profitons-en pour nettoyer tout ça, d'accord ?

J'ignorais volontairement le duo de nomades. Neviim était en train de fouiller sa mémoire à la recherche de ce que nous avions fait à cet homme. Neviim n'oublie jamais rien, aussi étais-je sûr d'avoir rapidement cette information.
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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Mer 24 Juil 2013 - 13:31




Jusque-là, Jim  avait éprouvé un sentiment d’apaisement en songeant que quelqu’un pourrait peut-être l’aider dans sa recherche. Les adultes ne comprenaient que rarement l’urgence de ses requêtes, et c’est avec ravissement qu’il constata que l’homme semblait prêt à l’aider. Il était en fait si content qu’il ne put pas mettre immédiatement de nom sur la voix qu’il entendait, et bien qu’il la reconnaisse, il ne fit pas le lien immédiatement avec le fantôme.

-  Merci beaucoup !

Et il emboîta le pas de l’étranger en sautillant.
Ce n’est que lorsqu’il rejoignit enfin l’Ancien qu’il comprit. Pour la première fois, le vieil homme semblait réellement effrayé et s’était détaché du sang-froid teinté de sagesse qui l’entourait toujours. Jim lança en coup d’œil vers l’homme qu’il avait croisé, tâchant du mieux qu’il pouvait de retenir ses traits. Il ne semblait pas très vieux, comment l’Ancien avait-il pu le connaître auparavant ? Même si Jim était jeune, il n’était pas dénué de bon sens et la question s’était posée naturellement.

Un bruit immonde vomissement se fit alors entendre, suivi par d’autres. Une odeur âcre et répugnante se répandit dans l’air tandis que Jim essayait de se rapprocher de l’Ancien, qui ne semblait pas décidé à lui parler, car il fixait toujours l’étranger. Celui-ci se proposa d’aider les malades et le gamin repensa en frissonnant à ce qu’il avait entendu la veille… « pas de chance, des gens en pleine santé » ou quelque chose du genre. Qu’est-ce que cela signifiait ?

Bien sûr, l’hypothèse qu’il se trompe de personne était la plus probable, mais elle ne lui traversa même pas l’esprit. Il reconnaissait la voix, l’Ancien reconnaissait le visage, c’était bien suffisant. L’événement qui suivit acheva de le pétrifier. Bien entendu Jim connaissait la magie, il la maîtrisait plutôt bien lui-même sans trop s’en rendre compte, mais il ignorait les différentes facettes qu’elle pouvait prendre, et chaque fois qu’il en découvrait une nouvelle, il ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller ou s’inquiéter.
Il se dégagea donc un passage pour se planter devant l’homme qui effrayait tant l’Ancien. Il ne lui avait pas adressé un regard depuis qu’il l’avait amené dans la taverne, mais Jim était désormais en plein milieu de son champ de vision.

-  Comment faites-vous cela ? Et cela ne guérit que les vomissements ?

Les questions, toujours les questions, si la forme interrogative n’existait pas, Jim aurait eu tôt fait de l’inventer.
Il sentit une main sur son épaule. C’était l’Ancien.

-  Fils, tu devrais aller prévenir Maliana que je ne rentrerais pas pour manger car mes jambes sont fatiguées.

Maliana n’était pas vraiment de la famille du vieil homme, mais elle s’en occupait comme son propre père et tout le monde la connaissait comme une âme généreuse dans le clan. Elle était un peu la mère qui faisait défaut à certains, même si elle n’avait jamais vraiment aimé Jim.
Celui-ci ignora cependant la remarque de l’Ancien. Maliana se doutait bien qu’il ne mangerait pas avec elle s’il n’était pas au camp, il n’y avait nul besoin de la prévenir, et de plus, il n’avait aucune envie de laisser l’Ancien seul avec le fantôme.

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MessageSujet: Re: Ce doit être le karma ... [PV Iospahat Neviim / Jim Stocker]   Lun 5 Aoû 2013 - 12:58

Spoiler:
 

-  Comment faites-vous cela ? Et cela ne guérit que les vomissements ?

-  Fils, tu devrais aller prévenir Maliana que je ne rentrerais pas pour manger car mes jambes sont fatiguées.

Voilà donc le moment que je redoutais, la confrontation. J'aurais préféré pouvoir vivre cet instant ailleurs qu'au milieu d'une auberge bondée, mais je n'avais pas trop le choix. Faisant semblant d'ignorer le vieux, je plaquai un sourire bienveillant sur le gosse. Neviim venait de retrouver la malédiction que nous avions jeté il y a de cela un temps certains, mais là je devais me concentrer sur autre chose.

- Ces flammes ne consument pas la chair ou le bois, elles se nourrissent du mal qui habite les malades. Malheureusement elles ne sont pas toujours efficaces, et un sort de soin plus conventionnel ou quelques plantes judicieusement choisies sont souvent plus adéquats. Je n'ai fais que soulager les symptômes, il leur faudra une décoction. Hélas, je n'ai pas les ingrédients nécessaires, mais je suis sûr que le médecin saura vite régler la situation.

Mon plan était simple si on excluait les deux gêneurs. J'augmente la puissance de la maladie quand le docteur soigne, je la diminue quand j'agis. Au final, adieu docteur, bonjour moi ! Mais voilà, je devais compter avec cet homme qui m'avait reconnu. Neviim prit rapidement la pensée.

- On a fait fort avec lui Iosaphat. Une femme enceinte qui meurt en couche et donne naissance à un monstre difforme destiné à mourir au bout d'une semaine. Nous "suivions" la grossesse. Lui, on lui a laissé un cadeau avant de l'abandonner, seul, sur le plancher de sa maison avec son fils difforme dans les bras : il vieillit deux fois plus vite que les autres humains, en contrepartie de quoi il ne tombera plus jamais malade de façon naturelle. Si jamais la malédiction est levée, il meurt.

Malheureusement, lever une telle malédiction n'est pas aussi simple. Elle avait "évolué" au bout de toutes ces années, et pour la retirer je devrais utiliser mes flammes. Je me penchai sur lui, et il recula. Je gardais mon sourire, et désignai une table éloignée de l'attroupement peu salubre.

- Allons donc nous asseoir pour reposer vos jambes, vieil homme, je m'en voudrais si vous attrapiez du mal à cause de toute cette agitation.

J'utilisai les Passions pour faire un tour des esprits présents. tous le monde était vaguement inquiet pour les malades, et attendait le docteur, tout en étant satisfait de ma prise en main rapide de la situation. Parfait. Le vieux était terrorisait et se perdait dans le passé, tandis que le jeune avait compris que j'étais dangereux mais ne voyait pas encore en quoi. Je grimaçai intérieurement : cette loque avait parlé, sinon des événements, au moins de moi. Tous trois nous donnions le change, tous trois nous fûmes bientôt à table.

- Alors vous êtes revenu ? Trois vies ne vous ont donc pas suffis ?

Au moins il était direct. Je n'eus aucun mal à paraître surpris, car je ne m'attendais absolument pas à une entrée en matière si brutale. Je ne pourrais peut-être pas effacer la conviction du vieux, mais en la jouant bien, je pourrais peut-être gérer le jeune. Lequel semblait attentif à la conversation. Visiblement il en savait vraiment très peu. Tant mieux.

- Pardon ? C'est la première fois que je viens ici. Et qu'entendez-vous par "Trois vies ne vous ont pas suffis" ? Je sauve des vies, du moins dans la mesure de mes moyens, alors non trois ne sauraient suffire.

Le regard de l'homme s'intensifia. Il n'aimait visiblement pas qu'on se moque de lui. D'un air accusateur, il tendit le doigt vers moi, son ton se fit ferme. à cet instant, il avait une sorte de majesté, de celle que seuls les vieux peuvent avoir, quelque chose qui laisse penser que les années qu'ils ont vécues leur ont servies à gagner en puissance sans discontinuer. Je ne savais pas encore à quel point.

- Après notre "séparation", j'ai étudié beaucoup de chose, et développé mes sens. Je le vois.

Je remarquai alors que son doigt pointait mon épaule, celle précisément où était perché Neviim. Un frisson nous parcourut l'échine à tous les deux, nous n'avions jamais révélée l'existence du démon à cet homme. Ce fut à mon tour de pâlir. Jamais je ne pourrais convaincre cet homme. Essayer de le faire passer pour sénile auprès du gosse ? Il l'avait appelé "mon fils" : c'était sûrement faux, mais le lien était trop fort pour être mis à mal, sans doute. J'avalai difficilement ma salive, je pouvais encore essayer de jouer l'innocence.

- C'est vrai ? Vous pouvez faire quelque chose pour le chasser ?

Une histoire se montait lentement dans mon esprit. Descendant du "monstre" qui avait fait du mal au vieux, j'étais hanté par son esprit maléfique qui me torturait nuit et jour. C'était égoïstement que j'avais choisis de soigner, car il semblait que c'était la seule chose qui le tienne loin de ma conscience et l'empêche de me pousser à faire des choses horribles. La conversation était tendue, et j'attendais les ouvertures qui me permettraient de placer cette histoire de façon vraisemblable. Ma survie était peut-être en jeu. Non, vu la foule qui se pressait autour de nous, je pouvais oublier mon "peut-être".
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