''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les ombres ne disparaissent jamais complètement

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Erynies Rhadamanthe

Héraut de la Justice

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Race : Séraphin
Classe : Champion de la Justice
Métier : Exécuteur
Croyances : La Lumière
Groupe : Solitaire

Âge : 238 ans

Messages : 16

Fiche de Personnage : Accusé, levez vous...

Histoire de Personnage : Procès numéro 1

MessageSujet: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Mar 11 Juin 2013 - 18:26

Rhadamanthe reprit une gorgée d’alcool et contempla la loque humaine qui lui faisait face. Le teint cireux, les yeux fous, la main prise de tremblements incontrôlables, on aurait vraiment cru que l'humain venait de voir un fantôme. Et c’était peut être bien le cas.

- Toutes les nuits, je ne rêve que d’eux. Le matin, quand je me réveille, j’espère que tout ce qui s’est passé là bas n’est qu’un mauvais rêve. Je ne peux pas vous expliquer en mots ce qu’ils nous ont fait. C’était si horrible que cela paraissait surréel, trop violent et atroce pour être vrai. Il faut y assister pour comprendre. Ce spectacle digne de l'enfer !

Ici, la voix de l’homme se brisa et il éclata en sanglots. Indiffèrent, Rhadamanthe attendit tranquillement que l’homme ait fini de pleurnicher. Dans la Taverne bondée, personne n’avait remarqué leur conversation.

- Et pourquoi vous ont ils laissé en vie ?

L’homme renifla bruyamment et essuya ses yeux rougis sur sa manche sale.

- Ils ont dit… ils ont dit que je devais répandre la nouvelle. Que j’avais été choisi pour devenir le héraut d’une nouvelle ère. Ils m’ont demandé de répéter leur nom. Ordre du crépuscule.

Rhadamanthe acquiesça et reprit une gorgée de vin. L’Ordre du crépuscule. Ces criminels psychopathes qui se prenaient pour des Dieux… Rhadamanthe les traquait depuis un certain temps déjà mais il n’avait pas pu entrer en contact. Ils frappaient de manière tout à fait aléatoire, sans aucune logique et sans rapport avec leurs anciennes cible. Ils étaient insaisissables. Mais il finirait par les trouver. Et ce jour là…

Le gantelet en fer de Rhadamanthe se serra autour de son gobelet qui plia et faillit se briser. Arraché du fil de ses pensées par le bruit, il reporta son attention sur son interlocuteur. C’est alors qu’il remarqua que d’étranges tâches sombres couraient le long du bras de l'homme. Soudain, il attrapa le poignet de son compagnon et tira la manche de sa chemise avec son autre main.

- Mais… qu’est ce vous faites ?

Des plaques entières de chair étaient souillées par des marques noires. Sous la peau, les veines ressortaient affreusement et on aurait dit que le sang qu’elles véhiculaient s'était assombri. Rhadamanthe lâcha le bras et se rassit. L’homme portait en lui la marque de la corruption. Il était condamné.

- Veuillez m’excuser pour ce que je m’apprête à faire.

- De quoi ? Qu’est ce que vous vous...

La question resta à jamais coincé dans sa gorge. Rhadamante dégaina guillotine et le décapita d'un geste sec. La tête tomba sur le sol. Quelques instants plus tard, le corps glissait de sa chaise et la rejoignait. Dans la taverne, le silence se fit de manière instantanée. Tous les regards convergèrent vers le guerrier en armure scintillante. Ce dernier se leva tranquillement et contempla la foule qui l’observait. Personne ne fit le moindre geste. Le chevalier rengaina alors sa lame, déposa quelques pièces sur la table et sortit. Personne ne tenta de l’en empêcher.

Dehors, un cheval déjà harnaché l'attendait. Il se mît en selle et lança son cheval au trot. Alors qu'il se dirigeait vers l'entrée du village, quatre cavaliers le rejoignirent.

- Tu as fait vite.

- C'est qu'il n'y avait pas grand chose à en tirer.

L'homme à qui il venait de répondre s'appelait Magnus. Les deux hommes se connaissaient depuis longtemps. Cependant, ils ne s'étaient pas revu depuis des lustres.

- Alors comme ça, l'Ordre des Serviteurs de la Justice surveille lui aussi le crépuscule montant ?

Magnus haussa un sourcil.

- Ça t'étonne ?

Radamanthe ne répondit pas. Effectivement, cela n'avait rien d'étonnant. Des massacres de cette ampleur n'avaient pu échapper à l'œil vigilant de l'ordre.

- Dois je en déduire que tu as interrogé cet homme avant même que je le fasse ?

- En effet. Nous t'avons aperçu alors que nous partions. Je n'ai pas pu résister à l'envie de te saluer.

Ce fut au tour de Radamanthe de hausser un sourcil. Magnus éclata de rire.

- Allons, ne fais donc pas cette tête ! On se connait depuis si longtemps.

Reprenant très vite son calme, Magnus baissa la voix.

- Au fait, tu as remarqué les marques sombres que portaient notre ami sur son bras.

- Oui. Je m'en suis chargé.

- Tu t'en es chargé ? Mais tu sais bien que les marques sont impossibles à...

Magnus croisa le regard froid de Rhadamanthe.

- Oh ! Je vois. Quoi qu'il en soit, c'est très mauvais signe. Une telle force de corruption, c'est...

Magnus s'arrêta au beau milieu de sa phrase. Étonné, Rhadamanthe regarda dans la même direction que son ami, curieux de voir ce qui avait pût attirer son attention.

À l'orée du village, un homme vêtu de noir venait de faire son apparition. Il se déplaçait seul, à pied. Vu de loin, il semblait très ordinaire et Rhadamanthe se demanda pourquoi il avait attiré l'attention de son ami. Il baissa alors les yeux et remarqua l'emblème brodé sur sa cape. Le reste de la scène sembla se dérouler au ralenti. Un jeune garçon, qui s'était approché d'un peu trop près, fut soudainement pris de terribles convulsions. Un instant plus tard, chaque os de son corps se brisait dans un craquement à soulever le cœur. Trop surpris pour réagir, Rhadamanthe et les quatre autres n'avaient même pas eu le temps d'esquisser un geste. Soudain, l'homme se mît à incanter et un voile noir s'étendit sur le village. Les bêtes, terrorisées, se cabrèrent, et deux cavaliers furent projetés à terre. Rhadamanthe se maintint difficilement en selle mais choisit de mettre pied à terre. Inutile de rester sur une monture qui pouvait lui rompre le dos de frayeur. Quand il regarda autour de lui, Rhadamanthe remarqua qu'il avait été séparé de ses camarades. Il ne voyait plus rien, n'entendait plus rien.

Il était de retour dans la cave...
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Mar 11 Juin 2013 - 20:39

Assis sur son trône de Coeur-Ebène, Darion s'ennuyait. Il continuait d'analyser les derniers chiffres que lui communiquait le garde des sceaux mais il n'y faisait pas vraiment attention. Les affaires marchaient bien et rapportaient beaucoup d'argents à l'Ordre, leur donnant les fonds nécessaires pour corrompre des gardes et acheter des troupes. De plus, le marché noir qui faisait office au sein des Remparts Nocturnes offrait à l'Ordre un moyen simple pour étendre son influence. Les objets obtenus lors des différents massacres rapportaient énormément, et ça c'était bien.

Finissant de lire une proposition d'alliance avec un seigneur ambitieux, Darion observa un peu autour de lui. Carl et Vindicare était en vadrouille, Vektor devait sûrement torturer quelqu'un, sa disciple devait sans doute s'entraîner et sa fille torturer quelqu'un elle aussi. Quoi qu'il en soit, l'Ombre voulait bouger, et étendre à nouveau son voile. Les récents massacres de Brin-de-blé et Val-d'orge allaient sûrement attirer bon nombre d'aventuriers ou de "défenseurs" de la justice, ce qui promettait des actions contre l'Ordre prochainement. Pleins de moucherons allaient bientôt se jeter sur l'Ordre, et pour attirer les insectes, rien de tel que de la confiture sucrée, pour leur mettre quelque chose sous la dent.

Se levant soudainement, Darion alla se changer et enfila son uniforme de l'Ordre, s'apprêtant à partir. Il laissa ses instructions au garde des sceaux et quitta le repaire de l'Ordre sous forme de corbeau d'Ombre.
Parcourant des kilomètres, il repéra un village qui semblait fort paisible et où le voila ne s'était pas encore étendu. Merveilleux, il allait pouvoir s'amuser. Se posant sur le toit d'une auberge, Darion observa un temps les villageois qui s'adonnaient à leur petite affaire habituelle. La vie des paysans lambda l'ennuyait tellement, lui qui avait vu des centaines de vies travailler la terre ni voyait plus d’intérêt particulier, même si nécessaire. Sautillant de toit en toit, il s'amusa lorsqu'un enfant le fixait et criait "corbeau" en le pointant du doigt. Lorsque ce même enfant pris une pierre et lui lança, il s'amusa encore plus à apparaître sous sa forme humaine et attraper le caillou avec sa main gantée.

- Allons, ce n'est pas bien de jeter des pierres sur les animaux innocents.

L'instant d'après, il lançait la pierre de toutes ses forces, perçant le crâne de l'enfant comme s'il perçait du beurre. Le corps inerte du bambin s'effondra sur le sol dans une marre de sang, alors qu'un villageois apercevait la scène, et sonnait l'alerte. Le jeu commençait...
Quelques minutes passèrent alors que le village prenait déjà feu, des flammes d'ombres dévorant les toits des maisons et les paysans courant un peu partout, plus désordonnés qu'autre chose. Commençant par se lasser de la scène, Darion s'apprêtait à faire disparaître définitivement le village quand il ressentit une aura derrière lui, une aura lumineuse. Un enfant s'approcha de lui, plus déboussolé qu'autre chose, Darion le tua en un claquement de doigts. Les cavaliers s'approchaient et à la vue de leur aura ils ne seraient pas amicaux. Darion écarta donc ses bras et laissa un petit voile submergé le village. Rien d'énorme, mais assez pour créer une bonne aire de jeux. Sauf que cette fois, un nouveau jeu allait faire son apparition.
Marchant tranquillement dans le voile, Darion ressentait chaque battement de coeur et sentait déjà les nouveaux assombris qui se trouvaient sous sa volonté. Il les envoya achever les survivants sans hésiter. Leurs vies ne valaient rien. Continuant sa route, il sentait que les cavaliers qui allait le retrouver s'étaient séparés lorsqu'il avait déployé son voile, tant mieux, les festivités dureront plus longtemps. Arrivant au premier être "lumineux" Darion analysa le cavalier déchu. La chute de cheval qu'il avait subi avait dut le blessé légèrement, puisque son bras gauche semblait tordu dans le mauvais sens. Ricanant, l'Ombre se téléporta derrière lui et lui transperça le ventre, puis lui arracha le coeur, déclarant.

- Boom boom... Boom boom... Ton coeur bat vite... Laisses moi le mettre au silence...

Ricanant de plus belle, Darion fit résonner sa voix dans tout le voile, pour que tout les non-assombris l'entende.

- Messieurs, Mes dames... Bienvenue dans un monde fabuleux, un monde où les ombres seront vos compagnes pour un temps, un monde où la peur est la base de tout, et où vous ne pouvez fuir... Ecoutez ce coeur battre, il est encore chaud et ne réclame que votre attention.

Animant le coeur par magie, il continua.

- Bientôt, j'aurais peut-être le plaisir de tenir le vôtre dans ma main? Ou bien votre tête peut-être ? Quoique, il est fort possible pour que vous me suppliez de vous épargner avant la fin... L'Ombre a fondu sur vous mortels, et l'Ombre a faim.

Le jeu ne faisait que commencer, et alors que Darion disparaissait dans un nuage de fumée pour aller traquer une nouvelle cible, des cris se firent entendre, les assombris par le voile commençant leur oeuvre, tranchant les membres de leur ancienne famille...
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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Mar 11 Juin 2013 - 23:58

Désorienté, Rhadamanthe n'avait même pas eu le temps de rechercher ses camarades qu'une ne voix sarcastique retentissait à l'intérieur du voile.

- Messieurs, Mes dames... Bienvenue dans un monde fabuleux, un monde où les ombres seront vos compagnes pour un temps, un monde où la peur est la base de tout, et où vous ne pouvez fuir... Ecoutez ce coeur battre, il est encore chaud et ne réclame que votre attention.

Une pause, puis chacun pût entendre le bruit distinct d'un cœur en train de battre.

- Bientôt, j'aurais peut-être le plaisir de tenir le vôtre dans ma main? Ou bien votre tête peut-être ? Quoique, il est fort possible pour que vous me suppliez de vous épargner avant la fin... L'Ombre a fondu sur vous mortels, et l'Ombre a faim.

Quoi ? Il avait déjà eu l'un d'entre eux ?

- Impossible, murmura doucement le séraphin.

Soudain, sur sa gauche et sa droite, deux lumières s'allumèrent au milieu du brouillard. Les membres de l'Ordre tentaient d'utiliser leurs pouvoirs pour se rassembler. Les fous, pensa t-il, ils ne faisaient que rendre leurs positions plus faciles à repérer. C'est alors que la voix de Magnus retentit à quelques mètres de lui.

- Éteignez ça tout de suite, bande d'idiots !

Trop tard. Un cri perça les ténèbres et la lumière sur la droite de Rhadamanthe vacilla puis s'éteignit. Le cavalier de gauche annula alors son sortilège, soucieux de ne pas finir comme son camarade.

- Et de deux...

Rhadamanthe serra les poings, une colère froide prenant le contrôle de son corps. Ce psychopathe allait regretter le jour où il était venu au monde. Il tira Guillotine de son fourreau et, comme à chaque fois qu'il se servait de l'épée, sentit un courant d'énergie parcourir chacun de ses membres, les sorts tissés dans la lame lui procurant une force nouvelle.

Il leur était impossible de gagner si l'obscurité persistait. Et si la lumière ne perçait pas ce brouillard, alors il faudrait s'en prendre directement au brouillard. Rhadamanthe rassembla sa puissance et la concentra dans son épée. Il la leva alors et cria son espoir vers les cieux.

- Dissipation !

Le contre sort courut le long de la lame et atteignit rapidement la pointe. Un rayon de lumière s'échappa alors de Guillotine et vint frapper le dôme de ténèbres. Celui ci commença à se rétracter, ployant sous la puissance du sortilège. Un sourire victorieux s'esquissa sur les lèvres de Rhadamanthe. Ce dernier savourait déjà sa victoire quand un étrange phénomène se produit. Le voile, qui s'était presque entièrement rétracté, se remit en place au moment même ou le contre sort de touchait à sa fin. Un peu comme un élastique que l'on aurait cessé d'étirer.

- Impossible, murmura t-il pour la deuxième fois.

Un sort ponctuel aurait dû être annulé par la dissipation, cela ne pouvait en être autrement. À moins que le sort ne soit trop puissant. Mais en ce cas, raisonna le Séraphin, le dôme n'aurait même pas été affecté par la magie. Au lieu de cela, il s'était rétracté puis remis en place. Cela ne pouvait signifier qu'une chose. Le voile n'était pas ponctuel mais produit par un sort de magie continue. Mais personne n'était assez puissant pour pouvoir maintenir une telle protection aussi longtemps...

Pas vrai ?

Soudain, un mouvement sur sa gauche rappela Rhadamanthe a la dure réalité. Il se retourna à temps pour bloquer un coup hache qui aurait pu lui être fatal. Il riposta vivement et Guillotine vint s'enfoncer dans le cœur de son adversaire. L'homme s'effondra sur le sol, tué sur le coup. Rhadamanthe se pencha et alluma brièvement une lumière pour pouvoir apercevoir le visage de son adversaire. Un paysan. Mais qu'est ce qui lui avait donc pris à cet idiot ? Était-il possible que ce dernier l'ait confondu avec un ennemi ? Avec l'obscurité, c'était plausible... Il avait à peine eu le temps de formuler cette pensée qu'un nouveau bruit lui fit tourner la tête. Une fourche passa à quelques centimètres de son heaume, le rayant au passage. Il fendit à nouveau l'air de son épée et un autre paysan s'effondra.

Non, ce n'était pas habituel. Des gens normaux se seraient contentés de crier et de courir dans tous les sens. De plus, il était assez clair qu'il essayait de les aider depuis qu'il avait tenté de dissiper le dôme. Non, ces gens étaient sous contrôle. Il se mît à marcher en silence, conscient d'avoir vendu sa position au moment même où il avait lancé le sort. Il devait bouger et bouger vite. Il évita un nouveau coup d'épée qui provenait de derrière son dos et décapita l'impudent. Si il ne pouvait se fier à sa vue, ses quatre autres sens devraient faire l'affaire. Cependant, il était inutile de continuer à massacrer des villageois pour rien. Il devait trouver l'original et le cauchemar serait terminé. Et pour cela, il devrait le pousser à sortir. Regrettant par avance ce qu'il allait faire, le Séraphin s'éclaircit la gorge avant de prendre la parole de sa voix froide et métallique.

- Que le responsable de ce capharnaüm se présente devant moi !

Il attendit quelques secondes en silence, puis reprit d'un ton sarcastique :

- Alors ? Tu n'oses donc pas t'aventurer devant la Justice de la Lumière ? Ce n'est guère étonnant... Après tout, à quoi est ce que je pouvais bien m'attendre de la part d'un meurtrier d'enfants.

Rhadamanthe se tendait à mesure qu'il sentait le moment de la confrontation se rapprocher. Il raffermit sa prise sur la poignée de son épée, espérant ardemment que quelques uns de ses compagnons seraient toujours en vie pour l'aider.
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Mer 12 Juin 2013 - 16:04

Avoir déployé le voile rendait la partie... Intéressante. La première réaction, et la plus stupide fut que quelques des justiciers allumèrent une lumière. Cela n'était pas nécessaire, dans le voile, Darion savait où se trouvait chaque personne, chaque plante, chaque insecte. Mais allumer sa lumière... C'était comme demander une mort rapide et imminente. L'Ombre avait donc envie de jouer, et c'est pourquoi il s'élança sur la première lumière, qui pourtant n'en était pas une.

Arrivé dans son dos, il décapita le malheureux d'un coup de faucille rapidement, faisant tomber le cadavre dans un silence affolant. Observant le cadavre, Darion ricana alors que son corps s'évanouissait à nouveau dans une fumée noire. Ses nouveaux assombris s'élançaient déjà et commençaient à répandre la mort au sein du voile. UN flash lumineux s'éleva soudainement, et commença à "dissiper" le voile. Darion hurla de rire dans les ombres. Une fois le voile déployé seul Darion pouvait le faire disparaître, c'était une magie bien plus complexe que de l'ombre face à la lumière, et bien plus puissante, car elle se basait sur sa puissance à lui.
Comme prévu, le voile se remit en place rapidement, et les ténèbres refondirent sur le village. L'originaire de ce sort attira néanmoins l'attention de l'Ombre qui jaugea son adversaire un temps, avant de décider qu'il n'était pas plus important qu'un insecte.

Continuant de tuer de ci de là, Darion se mouvaient tranquillement et observait les différents carnages qui se déroulaient. Faisant son apparition devant un nouveau justicier, il laissa celui-ci attaquer, et esquiva le coup en se téléportant derrière lui, puis dévia de la main le plat d'une lame, qui était apparemment une tentative d'attaque.

- Pathétique...

Une main fut arrachée, un cri poussé puis à nouveau, le silence, la vie du justicier s'évanouissant en même temps que son coeur ne cessait de battre. L'insecte de tout à l'heure prit alors la parole et cria, comme s'il pensait que Darion n'aurait put l'entendre dans le voile. Ce misérable ignorait énormément de chose sur Darion et ses pouvoirs, mais une chose était sûre, il avait éveillé sa curiosité.

Se téléportant alors que l'individu proférait des insultes misérables, Darion se retrouva dans son dos, et subit une attaque très rapide. Se laissant faire, l'Ombre laissa la lame s'enfoncer dans son ventre dans un grand sourire. Après un instant où il fit semblant de mourir, il ricana et attrapa la lame, se dégageant d'elle doucement alors que la plaie s'était déjà refermée, les ombres faisant leur oeuvre sur le réceptacle du cristal.

- Et bien, ne fais pas cette tête là! Tu pensais réellement que j'allais mourir ? Moi? Ici? Hahahaha comique dis donc... Tu as demandé l'Ombre, et l'Ombre est venue à toi...

D'un geste de la main il repoussa son adversaire en faisant exploser une partie de son pouvoir, le projetant sur quelques mètres en arrière.

- Pense-tu être à la hauteur ? Crois-tu pouvoir décimer les ombres ? Ou bien... Espérais-tu simplement pouvoir couvrir la fuite des villageois et de tes camarades... Si c'était ça ton but...

Un claquement de doigt de Darion ouvrit alors une sorte de porte faite d'ombres. Quand celle-ci s'ouvrit, un nombre affolant de tête tomba et roula sur le sol. Ces têtes, c'était les anciens compagnons du justicier, et les villageois qui n'avaient pas cédés au voile et à la corruption.

- Que le jeu commence! Hahahahahahahaha !

L'ombre disparut alors dans un nuage de fumée, précédé de multiples liens d'ombres qui s'élançaient sur Rhadamanthe. Quelques secondes plus tard, des clones de l'Ombre se jetaient sur lui également.

[Hrp] Désolé de ce post assez court, mais le travail m'a pas mal achevé xD Si tu veux des précisions sur mes pouvoirs, mp moi ! [/Hrp]
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Erynies Rhadamanthe

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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Jeu 13 Juin 2013 - 15:06

Hrp/ Aucun problème. J'espère juste ne pas avoir pris trop de libertés sur tes pouvoirs.

P.S : désolé pour les couleurs, pour une raison inconnue je n'arrive plus à les utiliser.

Il y'eut une explosion d'énergie et il fut projeté à terre. Après un vol plané de plusieurs mètres, il atterrit directement dans la boue. Il se releva difficilement, s'appuyant sur son épée comme sur un vulgaire bâton. Comment cela était il possible ? Comment le démon avait-il survécu ? Il avait transpercé le mage noir, Guillotine s'était enfoncée jusqu'à la garde. Pourquoi était-il encore en vie ? Était-il seulement humain ? Ou était-il donc un Dieu, comme le prétendaient les légendes ?

- Pense-tu être à la hauteur ? Crois-tu pouvoir décimer les ombres ? Ou bien... Espérais-tu simplement pouvoir couvrir la fuite des villageois et de tes camarades... Si c'était ça ton but...

Un portail noir s'ouvrit à ses pieds et des dizaines de têtes en tombèrent. Au milieu d'entre elles, il reconnut celle de Magnus. Il sentit alors un sourd désespoir l'envahir ainsi qu'une irrépressible envie de s'enfuir en courant. Il comprit alors que même lui, qui était pourtant réputé pour ne jamais ressentir d'émotions, ne pouvait rester impassible face au spectre du gouffre éternel. Il comprit aussi qu'il allait mourir ici, dans ce trou obscur loin du soleil. Mais il comprit aussi qu'il préfèrerait subir mille morts plutôt que de faire à son ennemi la grâce de le supplier.

- Que le jeu commence! Hahahahahahahaha !

Un jeu ? Il se croyait dans un jeu ? Rhadamanthe sentit sa peur se muer en colère. La vie de ses camarades n'était pas un jeu ! Il allait lui faire comprendre cela, même si ce devait être son dernier geste. Il illumina la lame de Guillotine, toute discrétion oubliée, et hurla son défi au visage de l'ombre.

- Tu crois que c'est fini ? Tu crois que tu as gagné simplement parce que tu as tué des hommes de valeur en les attaquant en traître ? Détrompe toi, mon ami ! Je vais te faire payer pour tes crimes ! Non, ce n'est pas fini ! Ce n'est que le début d'un beau spectacle !

Soudain, comme en réponse à ses paroles, des tentacules surgirent de l'ombre et commencèrent à lui enserrer bras et jambes. D'un geste fluide, il réussit à couper les liens qui lui emprisonnaient les poignets. Cependant, il fut coupé dans son élan au moment ou il allait en faire de même avec ceux qui lui entravaient les jambes. Eb effet, en face de lui venaient de surgir quatre ombres, des ombres qui ressemblaient en tous points au magicien qu'il venait d'affronter.

Des doubles. Il se demanda distraitement si les répliques étaient consistantes ou si elles étaient simplement des illusions. L'épée qui faillit lui arracher la tête répondit à sa question. Il n'avait plus le temps de se libérer alors il les affronta sur place, décidant de ne pas céder un pouce de terrain.

La première ombre qui se jeta sur lui était rapide mais il arriva à la décapiter avant qu'elle ne l'atteigne. La seconde, qui s'était glissée derrière son dos, fit la sottise de croire que Rhadamanthe ne l'avait pas remarquée. Le Séraphin se retourna difficilement, les liens handicapant ses mouvements, mais l'éviscéra proprement. Les troisième et quatrième profitèrent alors de ce moment pour lui sauter dessus. Il fit face et donna un violent coup d'estoc en direction de l'un de ses adversaires. La troisième ombre mourut sur le coup, son torse séparé du reste de son corps. Mais la quatrième, à qui il avait tourné le dos, lui planta directement sa lame entre les côtes.

- Hurgh...

Rhadamanthe fit volte face et la décapita avant qu'elle n'ait le temps de retirer son arme. Elle retourna au néant. Il examina alors sa blessure à la lumière de sa lame. L'armure et la cotte de mailles avaient en grande partie dévié le coup, cependant elles avaient été bien moins efficaces qu'elles ne l'auraient été avec des armes en acier. Il releva la tête et inspecta les environs. Les ombres s'étaient évanouies, ne laissant pas même la plus petite trace de leur passage. Le magicien, en revanche, restait introuvable.

Tout à coup, une soudaine douleur au niveau de sa blessure faillit lui faire lâcher un cri. Sans qu'il s'en aperçoive, les tentacules qui immobilisaient ses jambes étaient remontées sur son corps et lui enserraient maintenant les hanches. La douleur qu'il avait ressentie avait été causée par l'un des liens qui était passé sur sa blessure. La tentacule s'infiltra alors sous la cotte de mailles, entrant en contact avec sa peau.

- Ah !

Elle brulait ! La noirceur qui suintait de ce sort était si intense que cela le brulait ! Mais il était trop tard pour se débarrasser des tentacules à présent. Il ne pouvait plus les couper sans se blesser lui même. Elles remontèrent encore, couvrant ses bras et ses poignets, le forçant à lâcher Guillotine. La lame tomba sur le sol, s'éteignant au moment même où elle quittait la main de son maître. Les immenses réserves d'énergie de l'épée lui firent alors défaut et il se mît à cracher du sang.

Mais ce n'était pas fini. Il lui restait encore ses sortilèges. Si le démon le croyait neutralisé, alors il se présenterait peut être à découvert. Et à ce moment là... Mais en attendant, il devait gagner du temps pour récupérer des forces.

- Alors ? Tu n'oses pas te montrer en personne ? Es tu si faible au point de ne pouvoir te servir que de si misérables intermédiaires ? À moins, peut être, que tu n'aies trop peur de moi.

Les insultes étaient misérables mais Rhadamanthe n'était pas habitué aux provocations.

- Cependant, je suis curieux. Je vais donc te poser une question avant de te mettre à mort.

Une pause de quelques secondes pendant laquelle nul bruit ne se fit entendre.

- Pourquoi ?
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Jeu 13 Juin 2013 - 16:07

- Pourquoi?

Cette question frappa telle une épée l'Ombre, qui s'amusait à entendre des questions aussi existentielles aux moments les plus critiques. Faisant résonner sa voix dans le voile, l'Ombre déclara :

- Peur? Hahahaha j'ai ressenti la peur de centaines de personnes à travers les âges... J'ai connu les souffrances les plus atroces, à des points que ton cerveau ne peut imaginer... Je ne vois pas l'interêt de croiser le fer directement avec toi, j'aime quand le supplice de mes proies dure... Si je viens, cela sera finit rapidement. Néanmoins...

Il fit une apparition, un nuage noir le précédent alors qu'il se trouvait en face de Rhadamanthe.

- Pourquoi est-ce que je fais tout cela ? Pourquoi prendre tant de vies ? Pourquoi être aussi violent ? Tu m'as l'air d'avoir vécu au moins un siècle, et tu ne connais même pas cette simple réponse? Car j'ai un but. Un but qui dépasse l'entendement humain. Un but plus profond que ce que les mortels ont l'habitude de voir et croire, car leur courte vie ne leur permet pas de voir au delà... Je ne souhaite pas gouverner. Les rois gouvernent, et les rois meurent... Non... L'Ordre ne se base pas sur le pouvoir simple, mais un nouveau monde, bien mieux fait. Sous mon égide, une nouvelle justice apparaîtra. Un nouveau monde fait à mon image, un monde parfait. Tu te dis représentant de justice, mais tu te proclames juge et bourreau. Tu te dis serviteur de lumière, sans savoir que celle-ci n'existerait pas sans les ombres. Tu trouves que nos actes vont trop loin? Que nos pensées sont corrompus, au même titre que nos êtres? Allons... Tu sais tout comme moi que dans l'absolu naît la vraie justice. Tu en as encore fait la preuve tout à l'heure en abattant ce pauvre survivant... Oui, je le sais. J'ai ressenti la douleur de la lame s'abattant sur lui comme j'ai ressenti la mort des autres assombris avant lui. A travers moi, se déroulent des centaines de vies.

Il claqua des doigts, faisant disparaître les liens d'ombres qui entouraient le justicier.

- Allez, ne me dis pas que le champion de la justice n'a déjà plus les moyens de se battre...

Il ricana à nouveau, alors que son adversaire ramassait son arme et se redressait tant bien que mal. Faisant tournoyer sa faucille à l'aide des chaînes, l'Ombre observa un temps son ennemi, puis empoignant son arme déclara.

- Nous pouvons régler ça de suite si tu le désires, sans magie aucune?

Il s'élança sur Rhadamanthe, qui dévia le premier coup de faucille rapidement. Enchainant les coups, Darion esquivait les quelques contre-attaques de son adversaire tout en baillant. Lassé, il dévia à nouveau la lame du justicier et plaça sa faucille à quelques centimètres de la gorge de son adversaire, avant de reculer en ricanant, une fumée noire lui donnant une impression fantomatique.

- J'aurais put t'achever, mais non... T'expliquer est plus amusant. Stilgar Stormbringer... Ancien général des armées angéliques... Corrompu par mes soins. A travers lui, j'ai appris la maîtrise de la plupart des armes existantes, et acquis le savoir faire de plusieurs centaines d'années de guerres et de batailles... Ne pense pas croire que je ne sois qu'un être magique puissant. L'art martial reste aussi ma spécialité. Quoi qu'il en soit... Je pense que nous en avons terminé.

Il lança alors une multitude de liens qui se jetèrent sur le justicier en un éclair. Déviés à la dernière minute, Darion observa un halo de lumière entourer son adversaire.

- Hum... Amusant...

Ricanant de nouveau, l'Ombre lança plusieurs attaques rapides à l'aide des liens qu'il avait envoyé plus tôt. A chaque fois, ceux-ci disparaissaient comme brûlés par la lumière du halo. Se téléportant derrière le justicier, il plaqua sa faux magique contre le halo, le faisant disparaître instantanément. La faux agissait vraiment de façon pratique, annulé une magie opposée était très utile... Donnant un coup de bottes rapide, Darion eu la surprise de voir sa jambe entaillée profondément par la lame de son ennemi, qui était projeté un peu plus loin. En quelques secondes, la jambe était à nouveau comme neuve et l'Ombre s'amusa même à faire craquer ses os.

- Alala... Tu t'obstines... C'est bie...

N'ayant pas le temps de terminer sa phrase, un puissant jet de magie de lumière traversa le peu d'espace qu'il y avait entre lui et Rhadamanthe. Plaçant rapidement sa faux devant lui, le jet se sépara en deux, arrachant tout le bas de son corps, et son bras gauche. Une fois "l'attaque" achevée, Darion rit aux éclats devant son adversaire qui semblait particulièrement fatigué. Flottant au dessus du sol, les ombres reconstituèrent en quelques secondes le corps de Darion qui marchait dans une fumée noire en direction de son adversaire.

- N'as tu donc pas compris ? Je ne peux être tué... Je fais parti de ce monde, comme le soleil l'illuminant. Je suis immuable, et si tu ne t'étais pas opposé à moi, tu aurais peut-être put devenir l'un des miens...

Arrivé à quelques centimètres, il attrapa son ennemi à la gorge et le souleva, lui faisant lâcher son arme à nouveau. Serrant ses doigts autour de son cou, il pouvait sentir les battements de coeur de Rhadamanthe.

- Boom boom... Boom boom... Ton coeur ralentit doucement... Sens-tu la vie te quitter? Les ombres de la mort t'étreindre chaleureusement?

D'un mouvement de bras, il lança son adversaire sur le côté, le renvoyant dans la boue. Le fixant dans les yeux, les cheveux de Darion n'était plus que fumée, et deux ailes d'ombres sortaient de son dos.

- Et pourtant tu vis toujours. Étrange n'est-ce pas ? La lueur de la vie qui t'ai donné par l'Ombre... Quoique, ce n'est encore qu'un point lumineux dans une nuit sans lune... Avant de peut-être en finir avec toi, j'ai une questioni justicier... Pourquoi croire que ta cause est juste ?

Comme pour accompagner sa question, Darion fit claquer sa faux et la replaça sur sa ceinture, la bataille était achevée pour le moment, et il était temps de répondre aux questions, et de discuter un peu...

[Hrp] Voila ! Comme pour toi, j'espère ne pas avoir pris trop de libertés! Dis moi si tu ne veux pas utiliser ta justice expéditive de suite, et je modifierais mon post! =) [/Hrp]
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Erynies Rhadamanthe

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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Jeu 13 Juin 2013 - 18:58

/Hrp No problème, j'aime la façon dont tu as mis tout ça en scène :)

Et désolé, j'ai encore de sales problèmes de miseen page

"Protection céleste", "Justice  expéditive", Dissipation". Il avait lutté de toute ses forces, utilisant chacun de ces sortilèges autant de fois qu'il l'avait pu. Aucun n'avait fonctionné. Conscient de ne pas avoir le dessus sur le plan de la magie, il était passé à la maîtrise de l'épée, utilisant les techniques les plus complexes de son répertoire. Mais là aussi, il avait été vaincu. Rhadamanthe repensa au nom que l'ombre avait mentionnée. Stilgar Antares Stormbringer. Si le grand général avait réellement été vaincu, alors quelle chance lui restait-il ?  

Présentement allongé dans la boue, Rhadamanthe n'avait aucune envie de se relever. Il voulait ramper, ramper jusqu'à ce qu'il soit hors d'atteinte. Il voulait s'enfuir de cet enfer pour se cacher dans un fossé où l'on ne le retrouverait jamais.

Mais cela n'aurait pas été digne de lui, alors il se releva. Il redressa la tête et se força à regarder l'ombre en face. Non, il ne mourrait pas à genoux. Il entendit un cliquetis et compris que son adversaire avait rangé son arme. Il ne le considérait même pas comme un danger. Il voulait parler. Et bien soit. Rhadamanthe doutait de convaincre le monstre mais il ne lui restait que les mots maintenant.

- Tu me demandes pourquoi ma cause est juste ? Tu dis que je n'existerais pas sans les ombres ? C'est tout le contraire. C'est la lumière qui façonne les ombres, et non l'inverse. Une ombre, ce n'est qu'une zone sombre créé par un objet qui s'interpose entre la lumière et une surface. De même, un endroit plongé dans l'obscurité n'est qu'un endroit ou la lumière n'a pas encore été apportée. Cela résume admirablement les choses, tu ne crois pas ?

Rhadamanthe fit une pause avant de continuer. 

- La lumière est la seule vérité. L'ombre n'est qu'une illusion. L'ombre n'est que la manifestation d'une absence. Tu parles d'une nouvelle justice ? D'un nouvel ordre ? Laisse moi donc t'éclairer. La vérité c'est que malgré toute la force que tu possèdes, tu es faible. Tu as cédé à la solution de facilité. Tu trouvais trop difficile de bâtir alors tu as simplement décidé de détruire.

Le Séraphin s'arrêta, laissant à son  interlocuteur le temps d'enregistrer ses paroles.

- Tu vois le village que tu viens de détruire ? Ces gens vivaient en harmonie avant que tu arrives. Regarde maintenant ce qu'il reste de ce havre de paix. Tu veux apporter la Justice par les ténèbres ? Autant vouloir apporter la vérité par le mensonge, le bonheur par la destruction. Autant tenter de faire se lever le soleil à l'ouest et se coucher à l'est. Autant essayer décrocher la lune. Les cerfs aux sabots légers paîtront dans les nuages avant qu'une telle chose ne se produise.

Rhadamanthe fit de nouveau une pause, essoufflé par sa tirade. Au départ, il n'avait pas eu  l'intention de parler autant. La conversation commençait cependant à l'intéresser. Après tout, c'était sûrement la dernière de sa vie.


- Et que vas tu faire maintenant ? Me tuer ? Mais je suis immortel moi aussi, bien que ce soit d'une manière singulièrement différente de la tienne. Mon enveloppe charnelle mourra peut être ici mais pas moi. Je ne suis pas humain. Ni séraphin. Je suis la vivante incarnation d'un concept. Un jour, quelqu'un reprendra mon armure et mon  flambeau. Et ce jour là, on te trainera hurlant devant les portes de l'enfer. 
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Ven 14 Juin 2013 - 16:20

Darion observait son adversaire, le laissant parler autant qu'il le pouvait.
Un sourire amusé s'étirait sur son visage en écoutant les paroles de Rhadamanthe. Le résonnement était logique, mais la cause stupide. Une fois que son interlocuteur eut terminé son monologue, Darion se concentra et répondit après un petit ricanement.

La solution de facilité ? Allons, sais-tu ne serait-ce que le nombres de vies que j'ai vu tenter de faire régner le bien sur ce monde ? Sais-tu combien d'êtres se sont vus pervertis par le désespoir et la mort ? Oui, j'ai choisis la destruction plutôt que la construction, tout simplement car les bases même de ce monde sont pourries. Et j'ai corrompu suffisamment de charpentier pour savoir que les fondations pourries, il vaut mieux les détruire...

Observant le ciel un moment, il continua.

Ainsi, tu penses que la lumière est la cause de tout, et que sans elle il ne peut y avoir d'ombres ? Je ne suis pas contre cette idée, mais plus la lumière est forte, plus grande sera l'ombre. C'est comme ça que je suis né. Une lumière, plus grande encore que tout ce que tu as put voir, m'a façonné, a fait de moi ce que je suis. L'équilibre a été rompu, mon ombre étant bien plus grande que cette dite lumière. Savais-tu par exemple, que sans obstacle, la lumière ne sert à rien, car elle ne peut être vue? C'est ces dits obstacles qui lui permettent d'exister, de servir à quelque chose. De plus, qu'arrive t-il quand une lumière s'avère être trop forte ? Et bien c'est simple, elle brûle et fait le mal.

Il claque des doigts, faisant apparaître un trône d'ombres pour s'asseoir.

Ne te méprends pas justicier. Je ne parle pas avec toi dans le seul but de te laisser du répit. Je cherche à te comprendre, et à te faire comprendre. Ta justice n'est pas absolue, et dans le fond, n'est pas juste. Tu me dis qu'ils vivaient en paix? En harmonie? Et comment le sais-tu? Lorsque j'ai déployé le voile, j'ai obtenu les souvenirs des habitants. Quatre-vingts. C'est le nombre d'attaques de bandits qu'ils avaient subits avant mon arrivée. Trois générations de paysans furent tués à cause de ces malfrats. Mais maintenant, mon ombre les étreint. Ils n'ont plus besoin de se nourrir, plus besoin de dormir, et surtout, au moindre problème, je peux potentiellement intervenir moi-même, ou envoyer mes hommes. Qu'en est-il du royaume? Qu'en est-il des justiciers tels que toi? Vous n'avez pas levé le moindre doigt lors de ces attaques, malgré les appels au secours... Vous avez attendu, attendu que ma personne n'intervienne pour tenter de m'arrêter. Mais fous que vous êtes, vous ne saviez même pas ce que vous combattiez.  Beaucoup d'entre vous se trompent, croyant que je réduits mes assombris au rang de simples esclaves. Non, la plupart d'entre eux continuent leur vie comme si de rien était, la douleur que la mort de leur proche leur procure allant directement dans mon corps. Néanmoins, ils se savent protéger, et qu'une fois le voile déployé, ils pourront enfin vivre totalement en paix, mes ombres les entourant. Des cerfs aux sabots légers dis-tu? Regarde attentivement...

Des cerfs d'ombres marchaient en effet sur les nuages, Darion les ayant crées au moment où il avait entendu le nom de ces animaux.

L'incarnation d'un concept dis-tu? En ce cas, pourquoi le concept a t-il rampé dans la boue? Pourquoi s'est-il accroché ainsi à la vie face à une justice opposée et absolue? Pourquoi perdurer et tenter de résonner une ombre? Je ne suis pas bien différent dans le fond, quand mon corps mourra, s'il périt un jour, mon être entier sera préservé, et lorsqu'une nouvelle enveloppe se présentera, je resurgirais des ombres, pour faire revenir le voile sur un autre monde. Nous sommes tout deux forcés d'être replongés dans un tumulte chaotique de sang, de justice et de mondes corrompus. L'enfer dis-tu? Hahaha, j'ai vu assez de choses pour savoir que ce qui s'en approche le plus, c'est ce que nous vivons actuellement. Adiryl... Feleth... Le vein... Ces trois mondes, à la fois opposés et fusionnels ne possèdent ni paradis ni enfer. Tout cela, c'est nos croyances qui les ont fabriqués. La mort, est une chose inconnue de tous jusqu'à l'avoir traversé pour connaître la vérité. Mon plus grand "ami" en est le plus fidèle amant, et à travers lui, on voit bien que lorsqu'une enveloppe charnelle meurt, ce qu'elle contient meurt également. Pourtant, nous sommes là? Nous qui avons "traversé les ages". Tu de dis réincarnation d'un concept, mais qui te dis que ce n'est pas que pure illusion? Que tes souvenirs sont faux et tes croyances idiotes? J'ai accumulé des souvenirs, des émotions, des croyances. Les centaines de vies que j'ai accumulé ont changé ce que j'étais, ont changé la base même de mon être, et ces vies, me font vire le véritable enfer.

Il se releva soudainement, avançant doucement vers Rhadamanthe.

Toi qui te proclame juge et défenseur de la justice véritable... Dis-moi... As-tu un jour ressenti le désespoir? As-tu ressenti la véritable souffrance? Et plus que tout, as-tu déjà subit le sentiment que l'on ressent lorsqu'un justicier zélé nous juge coupable et nous force à la torture jusqu'à ce que mort s'en suive, sous prétexte que l'on a suivit une ombre et des promesses? Bientôt, tu sauras ce que cela fait. Toi qui nous juge et nous déclare coupable... Aujourd'hui le procès est clos. Aujourd'hui, le juge est déclaré coupable.

Terminant ses mots, il attrapa Rhadamanthe par les épaules et insuffla en lui sa mélancolie. Il n'injecta qu'une infime partie des souffrances ressenties, du flot d'émotions qui le parcourait constamment. Même infime, la dose qu'il injecta était suffisante pour tuer un homme robuste. Le justicier était un séraphin, alors il survivrait surement à ça, même si cet acte le changera à jamais. Toutes les émotions qu'il ressentait en même temps étaient ce que les assombris avaient ressentis lors des tortures des capes blanches, des attaques de bandits, de la "justice" des inquisiteurs qui refusaient des cultes déviants. Il termina en injectant un sentiment particulier, la rage que ses assombris avaient ressenti après cette souffrance, ce sentiment ignoble d'avoir été laissé pour compte, de n'être que de la vermine forcée à devenir coupable pour survivre. Des larmes semblèrent couler sous le casque du justicier, dont les jambes faiblissaient. Lorsque l'Ombre le lâcha, il se retrouva genoux contre terre, immobile. Son coeur battait toujours, Darion l'entendait, mais il semblait choqué. 
Se retournant et marchant un peu, il s'adressa à nouveau à son adversaire.

Il existe en ce monde des groupuscules et des organisations bien plus vieilles et ancrés dans notre société. Toi qui vient d'un monde dit parfait. Toi qui as pourtant vu comme les autres son empereur disparaître. Vis. Vis aujourd'hui pour développer ton concept et combattre demain. Essaie de purger le monde des autres souillures qu'il possède. Si tu y parviens, et que ton oeuvre de justice arrive à son optimum, reviens me voir. Je sentirais, ne serait-ce que lors de ton affrontement avec l'un de mes disciple si tu as changé. Et là, nous affronterons à nouveau nos visions de la justice, nos visions du bien et du mal. En attendant, tu devras survivre à ceux que tu affronteras, survivre aux épreuves qui se présenteront à toi. Peut-être que la nuit éternelle arrivera avant, et si c'est le cas, c'est que j'aurais eu raison.

Il activa un portail d'ombre et commença à rentrer dedans, précédé par les nouveaux assombris qu'il avait obtenu, l'un d'eux justement, était un justicier. Tournant la tête alors qu'il empruntait le portail, Darion déclara.

-Et plus que tout. N'oublie pas qu'aujourd'hui c'est grâce à l'Ombre que la lumière vit.

[Hrp] Voilou! Bon, ben vois avec moi par mp si tu veux faire un truc précis après tes réactions à ce que je viens de faire ! Et comme à chaque fois dis moi si tu as un truc qui te gêne =) [/Hrp]
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Erynies Rhadamanthe

Héraut de la Justice

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Histoire de Personnage : Procès numéro 1

MessageSujet: Re: Les ombres ne disparaissent jamais complètement   Dim 16 Juin 2013 - 23:12

- Et plus que tout. N'oublie pas qu'aujourd'hui c'est grâce à l'Ombre que la lumière vit.
 
Rhadamanthe ne releva pas la tête mais il sut que l’ombre était partie. Dans son âme, un torrent d’émotions et de pensées contradictoires se disputaient avec une telle force qu’il avait l’impression que ça cervelle allait éclater. Il arracha violemment son heaume et se prit la tête entre les mains. Douleur, haine, espoir, amour, rage, ivresse, folie, désespoir, colère.
 
- Silence  !
 
Les mots lui avaient échappé avant même qu’il ne s’en rende compte.
 
Douleur, douleur, encore de la douleur.
 
Et tant de haine, tant de colère !
 
Autour de lui, la vie reprenait lentement ses droits. Si calme. Rien ne conservait aux alentours les traces du drame qui venait de se produire. Les montagnes se dressaient hautes et fières dans le lointain. La terre continuait à tourner et les ruisseaux de couler. Le soleil de midi brillait d’une lueur aveuglante ! Il tendit la main dans sa direction, comme si il voulait l’atteindre. Le soleil de midi brillait d'une lueur aveuglante ! Il se souciait peu de la vie des misérables mortels qu’il éclairait de ses rayons ! Rhadamanthe baissa son bras et commença à se relever. Quand il se fut redressé, il se mit à parler en direction du portail qui s’était refermé.
 
- Un monde parfait tu dis ? Comment le saurais-je, moi qui ne l’ai jamais connu. 
 
Il ramassa son épée et la remit au fourreau. La douleur était insupportable, insupportable. Sa tête allait exploser !
 
- Qui suis-je pour juger ? Moi qui me prends pour un défenseur de la Justice et qui distribue peines et châtiments. Je déclare coupable, je me fais Juge et Bourreau. Et pourtant... pourtant, je le déclare, tous avaient une excuse raisonnable à leurs actes. Tous.
 
Le Séraphin leva son regard vers les cieux, les rayons du soleil venant caresser sa peau trop pâle.
 
- Ce tueur que j’ai exécuté il y’a deux semaines. Ses parents avaient été massacrés par une bande de pillards. Pour survivre, il n’eut d’autres choix que de mendier et voler. Rempli de haine contre le monde entier, il se mit finalement à tuer des gens. Il devint la personnification de tout ce qu’il avait haï.
 
Qui suis je pour Juger ?
 
- J’ai été abandonné à la naissance sur ce monde pourri jusqu’à la racine. Pendant des années, je n’ai rien connu d’autres que la souffrance. Mes ailes arrachées en sont la preuve. 
 
Qui suis je pour Juger ?
 
- Ce voleur et moi nous étions pareils. Les deux faces d’une même pièce. Et pourtant, je l’ai déclaré coupable et exécuté froidement. Et toi, Ombre, quelle terrible chose t'a été infligée pour te dévoyer à ce point ?
 
Et moi, qui suis je pour juger ?
 
- La réponse est pourtant simple. Je n’en ai pas le droit ! Nul n’en a le droit. Si ils avaient été dans nos situations, ils auraient tous agi comme nous. Tous ces prétendus défenseurs de la Justice qui ne comprennent rien à rien !
 
Alors pourquoi les juge tu ?
 
- Hommes, séraphins, vampires, Seïrdans. Ils n’ont pas le droit de juger leurs semblables !  Nous sommes tous égaux dans ce monde pourri, pas plus innocents les uns que les autres ! Je le déclare, nous sommes tous soit coupables soit hypocrites !
 
Rhadamanthe ramassa son heaume et le contempla longuement.
 
- Mais il faut pourtant bien que quelqu’un le fasse. Il faut bien que quelqu'un juge ! Tel est le poids qui pèse sur mes épaules. Tu disais tout à l’heure que Dieu n’existait pas ? Certes, tu as raison. Mais alors qui jugera, si un Dieu Supérieur n'est pas là pour le faire ? QUI ? 


La douleur s'estompait peu à peu, laissant place à une détermination d'airain.


- Je suis ici pour cela. Je suis le Juge ! La vérité est ce que je décide qu'elle soit. Je SUIS la justice. J'ai toujours raison, c'est la réalité qui as tort ! Ne trouves tu pas cela merveilleux ? 


Rhadamanthe remit lentement son heaume. Celui ci s'ajusta avec un tintement métallique. 


- Un jour, nous nous reverrons.
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Les ombres ne disparaissent jamais complètement

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