''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]

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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Jeu 13 Juin 2013 - 22:34

Vampire – Seigneur ! Seigneur !

Imaginez un courant d’air qui court dans les couloirs d’un manoir abandonné. Vous aurez une idée de ce qui se passe quand un vampire affolé parcours ma demeure. Il faut dire que ces êtres sont physiquement bien supérieurs aux humains. Surtout quand, comme mes fidèles, ils ont voués leur vie aux champs de bataille. Finalement l’éclair carmin s’arrêta devant mon trône, déjà à genoux.

Uridan – Et bien, parles ! On va pas y passer la journée !

Vampire – Le contingent que vous aviez dépêché à la secte de la troisième lune a rencontré … un grave problème.

Uridan – Au fait, par MOI !

Vampire – Ils sont tombés sur une centaine d’humains armés. Ils sont en train de combattre à un contre quatre. Ça ne poserait pas de problème, si …

Uridan – Interromps-toi encore une fois avant la fin, et je jure par tous mes semblables que je sépare ta tête de ton corps en moins de temps qu’il n’est nécessaire à ton cœur de battre !

Vampire – Pardon Seigneur. Un être ressemblant à une femme guide les humains. Mais elle porte un crâne sur sa peau, et elle est faite de ténèbres. C’est un monstre, elle égale les combattants de votre divinité.

Je soupirais. Un démon ou le membre d’un ordre religieux qui se réveillait ? Vu le temps depuis lequel  les vampires que j’avais envoyés étaient partis, et compte tenu de la vitesse de course de cette vampire, ils devaient se trouver … hum … (merci à mon père de m’avoir payé un précepteur de mathématiques) en gros par là …

J’ouvris une correspondance vers ce qui me semblait être un lieu proche du combat … et qui se trouva être le centre du champ de bataille. C’était bien une femme qui se battait contre mes vampires, mais elle ne leur tenait pas tête. Elle les maîtrisait avec un talent certain, bien qu’elle commence à fatiguer. Elle n’était cependant pas faite de ténèbres et ne portait pas de crâne sur la peau : même d’ici je pouvais reconnaître un maquillage guerrier, et elle n’était pas la première femme à peau noire que je voyais. Je soupirai contre les incapables qui se battaient en mon nom : il était temps de soigner mon entrée. De l’autre côté, sur le champ de bataille, le sang commença à s’élever lentement dans les airs, et tourbillonna autour de la faille au moment où je l’empruntais, donnant l’impression que je sortais dudit tourbillon.

Voilà pour une entrée réussie. Je tendis ma main devant moi, et mon sabre-croc se matérialisa, alors que le calme s’était soudain abattu en plein milieu du combat. Je décapité un vampire qui avait perdu son bras contre la furie.

Uridan – Ne sont dignes de me servir que les puissants ! Le sang est mon offrande, et j’entends que ce soient les ennemis de mes fidèles qui le perdent, pas le contraire ! INCAPABLES !!!

Mon regard rougeoyant se posa sur la femme qui avait tenu mes combattants en respect : elle n’avait que quelques égratignures, mais elle semblait se rapprocher du moment où le souffle lui manquait. Le meilleur moment pour faire une démonstration de force. Assurant ma poigne sur mon sabre-croc, je fondis sur la femme.
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Ika Ano



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Race : Humain
Classe : Chevalière
Métier : Pilleuse Née
Messages : 49


MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Jeu 13 Juin 2013 - 23:38

Trois milles âmes, plus faibles les unes que les autres, ont été enterrées six pieds sous terre par ma faute. Et jusqu'à tout récemment, ils tombaient pour une cause. Ils tombaient pour le Roi. pour remplir son coffre, et maintenir son armée en ordre, du moins en ce qui concerne son équipement et ses rations. Le fait est que mon travail, cet océan de sang étalé sur des cités entières, n'a finalement servi à rien. Le roi Kaull est mort. Et je ne peux que pleurer depuis. Cet homme était mon dieu, sa voix était la mienne. J'étais une véritable femme de guerre, une véritable chevalière. j'eus juré de servir durant ma vie le défunt porteur de cette couronne.
Mais il est mort. Mort avant moi. Et mon existence à perdu son sens. Les cadavres que j'ai menés à leurs tombes du bout de mon épée tâchée d'un sang indélébile n'ont eux non plus le moindre sens. Je suis aujourd'hui réduite au rang de meurtrière inutile. Je suis une psychopathe, une tueuse en série dont la suite s'étend sur des centaines de victimes. Mon tableau de chasse n'a plus de raison d'être, je n'ai plus de cibles si ce n'est ceux qui contrent mon idéal.

Après avoir fait tomber quelques seigneurs corrompus qui se chamaillaient pour quelques babioles appartenant à mon bien aimé Hedenmark, après avoir jetée dans une rivière le blason qui tenais ma cape, j'ai posé la fameuse question à ma compagnie armée, comptant cent lances qui, jusqu'ici, avait juré de me suivre coûte que coûte, et avait partagé mon fanatisme sans limites.
Ces hommes, dénués de familles et de maisons, n'ont jamais eut de repos depuis qu'ils sont à mon service. Leurs mains, même gantées n'ont jamais connues le bonheur d'être lavées de l'hémoglobine d'innocente victime. J'en ai fait des êtres de violences sans noms, des personnages conditionnés à tuer sur mon ordre et ce, sans chercher de justification.

Beaucoup sont morts à mon cotés, durant mon service. Mais encore plus depuis que j'ai quitté la bannière qui est la mienne. Ils n'en restait qu'une cinquantaine, en fait, d'hommes aussi bien armés qu'entraînés, encore vivant pour m'être loyaux. Les cinquante autres soldats sont des mercenaires que j'ai payés grâces à mes premiers pillages.
Car ma peau et mon sexe, en plus du sang qui tâche jusqu'à mon coeur, m'empêche d'avoir une retraite paisible à la campagne. La mort de mon père pour un Royaume corrompu m'empêche de simplement y penser. Je ne peux me résoudre à cesser de tuer pour vivre, même si j'ai perdu la foi, même si j'ai perdu ma cause.

J'ai créée ma propre bannière, et ait sous mes ordres une horde de bandits ne désirant que s'enrichir pour une part, et me servir pour l'autre. Ils continuent de tomber les uns après les autres, au fur et à mesure que je remplis le coffre tiré par des chevaux, autrefois servant à récolter les taxes. Aujourd'hui, je ne me fixe plus de quota. Je ne me fixe plus de limite.
Le crâne blanc qui est ma bannière recouvre ma peau à jamais. Cette peinture me ronge désormais le visage et tue mon âme à petit feu. Je suis une personne nouvelle, une femme de peau noire mais à l'âme vierge. Blanche. Comme du papier sur lequel de nouvelles histoires attendent d'être écrites.

Mais qu'attendent ces histoires ? Elles attendent une cause. Elles attendent une voie. Pour ma part j'attend qu'un être incarnant cette puissance qui me faisait rêver en Kaull vienne me choisir comme champion. Je veux jubiler en sachant que le sang qui est sur mes mains sert une légende qui me dépasse. Je ne veux pas vivre, je ne veux pas me reposer, et encore moins me laver les mains de ce sang.

Je veux servir. Je veux être le pion d'un plan monumental. Je veux être la championne qui fera vaciller la ville de centaines voir de milliers de personnes sous le règne de quelqu'un. Je veux redevenir une chevalière. Une femme d'honneur. Je veux jurer fidélité à quelqu'un.

Et dans mon errance, alors que je revenais d'un fabuleux massacre, avec ma centaine de glandes dont le quart ne sait pas manier l'hallebarde comme je le lui demande, ma saga reprit de plus belle.

Un contingent de démons faibles comme jamais je n'en ai vu interrompit ma troupe dans sa marche et tenta une percée. Les premiers rangs, solides, de mon armée, sont composés de mes incroyables vétérans, pour qui mon nom est celui d'une divinité. Ces premières lignes de soldats sont déjà au combat. Des têtes tombent donc. Celles des miens.
Je ne puis donc rien faire d'autre que hurler, et tirer avec force le bridon de ma monture pour la forcer à cabrer, indiquant aux soldats encore devant moi qu'il est temps de charger, quand mon armure, d'un acier lourd et baptisé depuis longtemps déjà, est soulevé par l'animal à la musculature impressionnante.
Tel un héros de légende, j'écarte l'océan de chair et de sang devant moi et fonce, lame pointée vers l'avant. 

Les sabots de mon destrier détruisent les os de quelques ennemis, avant que je ne saute de ma selle pour percer le flanc d'une bestiole au physique tout bonnement immonde. Son sang gicle sur mon visage, et je souris. J'y goute la victoire, seul réconfort valable après avoir perdue toute autre chose qui me faisait vivre.
Je me retournes. Les cris d'une autre bête annonce son arrivée jusqu'à ce que je lui tranche la tête. une fois le corps inanimé de celui-ci s'effondre au sol, j'ai un panorama exquis sur le bordel que ces saloperies ont foutues dans mes rangs. Le chaos s'est emparés de mes hommes, qui crient les uns après les autres de douleur avant de lâcher leur dernier souffle de vie.

C'est un massacre. Ils massacrent mes hommes. J'y vois la fin de mon aventure, avec un sourire sur les lèvres, les dernières lettre contant mon errance sans but me rendent presque heureuse, je me retourne et égorge un démon qui me faisait dos, avant de faire un pas en avant pour contrer l'attaque mal amenée de son camarade, qui perd ensuite la vie lorsque j'enfonce ma lame dans son front jusqu'à la garde.

Sa cervelle coule au sol, et je coupe le bras au suivant. Des membres de mes hommes, des intestins et d'autres choses volent à quelques mètres du sol tandis qu'ils se font dévorés. Je ne connaitrai pas le même sort ; mais je ne le sais pas encore.

Un tourbillon du sang des défunts, qu'ils soient de mon camp ou démoniaques, s'élève au loin, jusqu'à ce qu'en sorte une personne d'apparence presque inoffensive, mais qui attire l'attention de ceux qui étaient ses sbires. 
Consciente désormais que je pourrais chercher la gloire en brandissant sa tête, je le regardait avec attention, contrant et rendant ici et là les lames de mes ennemis. Mais lui aussi me regardait, jusqu'à ce qu'il fonde sur moi à une vitesse inimaginable. ce n'était pas un humain, du moins, pas de ceux que l'on prétendra inoffensifs.

Je lève mon épée pour parer son coup, venant des airs comme s'il volait, et tremble déjà de la tête au pieds. Mon épée s'est brisée instantanément, et les bris de celle-ci s'enfoncent ici et là dans ma peau, mais pas dans la sienne.

Je ne sens en aucun cas la douleur. Je suis ébahie. Je jubile à l'idée d'avoir enfin trouvé celui qui incarnait la puissance que je voyais en Kaull sans que ce dernier ne l'ai jamais eue. Cette créature qui me faisait face, sans être juchée sur un trône, sans me montrer une quelconque bannière et sans me donner le moindre rang sans importance, régnait déjà sur mon âme et sur mes convictions.
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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Ven 14 Juin 2013 - 2:14

Mon sabre-croc heurta la lame d’acier usagée dans un choc extrêmement violent. Auquel l’arme de cette femme ne résista pas. Sur la centaine d’hommes qui accompagnaient cette femme, il n’en restait qu’une vingtaine. Tous étaient dans un état émotionnel proche de la rupture, comme l’indiquaient leurs traits tirés, et leurs yeux qui roulaient follement dans leurs orbites. De mes propres forces, ne restaient qu’une demi-douzaine de vampires. Les plus forts, dont les capacités physiques étaient encore suffisamment peu entamées pour pouvoir achever ces humains sans craindre de graves complications. Autour de nous, une centaine de corps éparpillés, plus ou moins complets. Cette femme était maintenant désarmée, au milieu de tous cela.

Elle ne suppliait pas pour sa vie. Ni pour celle de ses hommes. Elle ne demandait pas dignement une mort qui corresponde à son mode de vie. Non, rien de tout ça. Elle ne me défiait même pas du regard. Elle jubilait. Elle contenait difficilement une sorte de rire, de gloussement. Comme si cette situation la réjouissait. Comme si j’avais illuminé sa journée. Et ça, cela me plut. Mon sabre décrivit une courbe parfaite qui s’arrêta à quelques millimètres de sa carotide. A chaque pulsation de son cœur, l’artère frôlait le fil de mon arme. Pourtant, et comme je l’espérais, elle ne broncha pas. Elle cilla à peine pour tout dire, juste de quoi me prouver qu’elle avait des réflexes de combattantes, que ce gâchis n’avait pas juste été un coup de chance. A mon tour, je souris.

Uridan – Je suis le Dieu du Sang, Héraut du carnage, et annonciateur de la mort. Je suis venu planter la graine du Chaos sur cette terre, et la voir porter mes enfants, qui sont la peur, la mort, le désespoir et le sang.  Je suis venu ici, auprès de ceux qui étaient mes fidèles avant que de m’avoir vu.

Mes yeux, aux iris flamboyants cernés non de blanc, mais de noir,  étaient plantés dans les siens. Une fois de plus, le sang s’éleva du champ de bataille. Une centaine d’êtres venaient de perdre la vie, des centaines de litres lévitaient ainsi. Ils formèrent lentement, avec grâce et majesté, un gigantesque dragon rouge. Lequel fondit à une vitesse ahurissante sur la femme, la recouvrant complètement dans une sphère de sang qui s’agita pendant quelques secondes. J’espérai pour elle qu’elle avait eu l’idée de retenir sa respiration. Le sang s’éleva à nouveau, sous la forme cette fois qu’une bête indescriptible, composée de têtes cornues, deux paires d’ailes membraneuses,  un corps serpentin sur lequel poussaient d’innombrables tentacules, qui s’agitaient dans une grotesque masse grouillante. Le monstre resta en suspension, et les yeux revinrent sur la femme à peau noire.

Il y avait là une nouvelle armure sur elle. L’ancienne gisait, déchiquetée, à ses pieds. La nouvelle avait une forme différente, à la fois plus adaptée aux mouvements de la guerrière, et protégeant son corps plus efficacement. J’y infusai un enchantement, une langue d’ombre venant se répandre dans l’armure entière.

Uridan – Même si les vampires sont mes enfants, je sais reconnaître la force et la valeur des autres races. Tu t’es battue plus que vaillamment, et tu as démontré que ton esprit était lui aussi d’acier. Je t’offre cette armure en mémoire de ce jour où nous nous sommes rencontrés. Elle  te sera aussi loyale que tu me l’es. Si tu m’es fidèle, sache qu’aucune entaille ou fêlure n’y sera définitive. Nourrit-la de sang, et elle retrouvera son éclat. Mais si jamais tu me trahis… Alors elle te broiera dans une étreinte mortelle.

Je me retournais d’un pas nonchalant, ouvrant une faille devant nous, qui menait au manoir. Le monstre qui lévitait encore se mua subitement en chaînes qui immobilisèrent les humains qui n’avaient pas fuis, soit une douzaine. Je leur servis un sourire bien plus cruel, avant de faire un geste vers ceux de mes fidèles qui n’étaient pas morts.

Uridan – Ces humains nous serviront de pitance tant qu’ils le pourront. Essayez quand même de les rentabiliser, ils méritent de souffrir longtemps pour le mal qu’ils ont fait à vos frères. J’enverrais d’autres fidèles à la secte de la Troisième Lune. Allez hop, tout le monde là-dedans !

Ça manquait un peu de classe, mais peut importe. Mes vampires traînaient les humains gémissants sur le sol, avec sur le visage un air de vengeance anticipé. Ne resta que moi et l’humaine. D’un geste qui fit clinquer l’attirail, je cristallisai l’armure, lui permettant de perdurer.

Uridan – Que nous nous comprenions bien. Vous êtes dès lors à mon service. Bientôt, je vous ferais un autre cadeau, et vous irez détruire en mon nom celles et ceux qui s’opposeront à moi. Allons, passez devant.

Alors qu’elle passait la faille, je pus voir le dos de son armure. Comme je l’avais espéré, entre les épaules, le blason de mon ordre était incrusté : un crâne aux canines vampiriques. Sur le crâne, en plus petit, était le sigle de l’arcane. J’avais quelques projets pour cette petite …
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Ven 14 Juin 2013 - 2:43

Kaull n'avait jamais fait cela. Il ne m'avait jamais adressée la parole. Il avait toujours pensé être suffisamment puissant que pour exister sans avoir à se présenter. De ce coté, il eut longtemps raison. Mais la mort, aujourd'hui, a eu raison de lui. Et savoir que ce Dieu là représentait le mal qui l'avait rongé, qui l'avait fait tomber, lui discutait presque comme ci de rien n'était avec moi... C'était comme une renaissance intégrale. Je ne voyais malheureusement pas la nature de mon cadeau, faute de miroirs présents aux alentours. Mais je regardais tout de même autour de moi le résultat de cette bataille acharnée.

Des corps vidés de leur sang. Ce sang qui a nourri le présent qui m'a été accordé, s'étalaient au loin, et ce décor habitait pour survivant des prisonniers. Auparavant, j'aurais eue pitié pour eux. J'aurais tentée de les libérer. Mais aujourd'hui, à cette heure, le monde a changé sous mes yeux. La vie s'est trouvée un sens digne de ce nom. Et dans ce plan qui me dépassais, ce destin tout bonnement épique, ces âmes d'hommes faibles ne méritaient pas leur place.

C'est donc avec grand plaisir que je laissais les vampires s'emparer d'eux, profitant de leur victoire comme je profiterai de la mienne. Car je suis aujourd'hui, du moins dans mon coeur, la championne d'un dieu. Et je ne manquerai pas à la tâche qu'il m'a confiée, celle de le servir jusqu'à la mort.

Bien que l'armure de sang lui sert d'assurance, je ne me sentais aucunement contrainte à suivre l'aventure qui s'étalait désormais sur mon avenir. J'accueillais à bras ouverts ce que toute personne sur cette terre attend dès sa naissance. Un objectif et une cause. Un idéal. Le mien était simple ; Gravir les échelons, gagner en puissance et obtenir les faveurs de mon nouveau Roi. Et pour y arriver, je ferai absolument tout ce que l'on me demandera.

Avant d'avancer vers le portail qui venait d'apparaitre d'on-ne-sait-où, je me sentis forcée par mon code de chevalerie de poser un genoux à terre, une main sur le coeur et de baisser la tête en prononçant des voeux.

"Peu importe qui vous êtes. Peu importe cette armure. Donnez-moi une lame et je tuerai pour vous."


Je ne lui proposerai rien de plus. Car ce qu'il me demanderai n'a aucune importance. Je l'obtiendrai toujours de cette même façon. Ai-je un jour été douée pour autre chose ? Permettez-moi d'en douter. Et s'il en eut été autrement, sans doutes n'aurais-je pas été remarqué par le dieu du sang lui-même. 


Je me redressais donc, avant d'avancer à grands pas vers la brèche qu'il avait dessiné dans le vide, sans même me préoccuper d'où celle-ci me mènerait. En avançant ainsi, posant un pied d'acier l'un devant l'autre dans un bruit de fer lourd, je fis passer ma main sur mon visage. le sang qui y était resté s'étendait désormais sur la marque blanche qui était mon symbole. Ce ne fut donc plus un crâne blanc, mais bien rouge sang qui était mon visage.


J'étais quelqu'un de nouveau. D'inédit. Et je ne ferai pas regretter à mon maître le cadeau qu'il m'a fait. Le sang coulera autant qu'il le désirera. Je détruirai aujourd'hui le royaume de mes propres mains s'il le demandait. Et ce sans verser ne serait-ce une larme. Je n'ai jamais été au service de personne d'autre, ou du moins, je n'en ai plus conscience. Je n'ai jamais vécu jusque là.
Certains se demanderont peut être comment je sais encore me rappeler de mon nom.
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Uridan Sangried

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Ven 14 Juin 2013 - 12:19

Ika – Peu importe qui vous êtes. Peu  importe cette armure. Donnez-moi une lame et je tuerai pour vous.

Ces mots m’avaient arrachés un sourire satisfait. Jamais encore je n’avais fait autant d’effet en ne tuant qu’une seule personne, et encore la mort de cet incapable était anecdotique. Elle n’avait même pas flanchée en apprenant que sa trahison serait sa perte. Elle passa la faille, et je portai à mon tour mes pas à travers l’anomalie, tout en lâchant, dans un murmure presque caressant.

Uridan – J’y compte bien.

… Et nous fûmes dans mon manoir. La salle principale, dont l’apparence n’était qu’une ode au sang versé dans les batailles. Si les pierres restaient d’une couleur hésitant entre le gris et le noir, le reste était rouge. Rouges les tentures qui ornaient les murs. Rouges les râteliers d’armes qui les longeaient, rouges les armes qu’ils supportaient. Rouges les bancs, rouge l’imposante table ronde au centre de laquelle était un creuset. Rouge enfin, mon trône, surplombant la salle de toute son imposante masse carmin.

Du couloir attenant, sortirent les dix patriciens rouges. Ils portaient une robe tissée avec les cheveux de leurs ennemis, teintés dans leur sang. Je trouvais ça particulièrement amusant. La ceinture que je leur avais offerte comme insigne de fonction luisait dans la pièce sombre, signe que leur présence était requise ici. Tous avaient leur arme à la ceinture, ce qui était un minimum pour les disciples d’un dieu belliqueux. C’est dans un silence religieux qu’ils prirent place autour de la table. Il restait une chaise vide Tout en me dirigeant vers mon trône, je désignai la place vacante à cette femme :

Uridan – Assieds-toi, que nous commencions.

Je pris moi-même place sur mon trône, et dès qu’elle fut assise, les dix patriciens dégainèrent leurs armes dans un même mouvement, pour les poser devant eux, pointes vers le creuset. D’un coup de croc rendu adroit par l’habitude, ils s’entaillèrent le poignet, et leur sang rejoignit ledit creuset grâce aux rigoles qui traçaient un dessin complexe sur le plateau de la table. Ils se mirent à psalmodier tous bat, les échos sourds de leurs voix graves se répercutant dans la salle sinistre.

Uridan – Quel est ton nom, à toi qui viens me servir ?

Elle répondit, et les dix officiants répercutèrent ses paroles, comme si sa réponse était réverbérée par l’écho d’un monde sinistre.

Uridan – Ici, devant les dix Patriciens rouges, qui furent les premiers à me reconnaître, je veux que tu me jure fidélité, dans la vie et la mort, et par-delà les limites de ton être. Le jures-tu ?

Une fois encore la sombre voix des dix patriciens répercuté son assentiment. Je hochai la tête, satisfait. Je me levais, et le sang des patriciens forma la poignée d’une épée à deux mains. Je posai à nouveau mon regarde ardent sur elle, et prononçai les mots suivants.

Uridan – Notre alliance sera scellée dans ton sang. Entaille ton poignet gauche, car à présent tu es mienne. Entaille ton poignet droit, car aujourd’hui tu rejoins de nouveaux compagnons de violence. Et laisse-moi forger ta volonté à l’image de l’acier.

Une fois que le sang commença à couler, il s’éleva dans les airs, formant une lame à la mesure de la poignée qui attendait encore. La lame présentait plusieurs crochets sur sa longueur. Ils étaient reliés à un réservoir creux dans la lame. Lorsque ce réservoir serait plein, deux aiguilles sortiraient à la base de la garde de l’arme. Si elle plantait les aiguilles dans sa peau, le sang, porteur d’un enchantement, serait injecté dans son organisme, provoquant un état proche de la folie berserk. Je cristallisai l’arme avant de la faire doucement redescendre vers elle.

Uridan – Bats-toi et blesse et tue. Lorsque la lame te jugera digne de ce présent, deux crocs apparaîtront. Les failles de ton gantelet te permettront de faire pénétrer ces crocs dans ta chair. Alors tu recevras le don de la rage du combat. Et rien n’étanchera ta soif de sang jusqu’à ce que le combat soit terminé. C’est le cadeau que je t’offre, à toi pour qui j’ai de grands projets. Promets-tu d’être digne du Dieu de Sang, Héraut des Carnages et Père de la Souffrance ?

Une dernière fois, les échos de sa réponse se réverbérèrent dans la salle, mais plus fort que sa réponse à elle : les ténèbres s’étaient refermés sur son âme, à présent elle était mienne. Définitivement. Je souris, d’un sourire sauvage.

Uridan – La secte de la Troisième Lune ne croit pas en moi. Je veux que tu accompagnes ceux qui vont leur porter ma parole. Si ma parole ne convainc pas ces infidèles, je compte sur toi pour leur faire sentir la force de mon bras. Epargne seulement ceux qui me jurent allégeance, et ramène-les-moi. Tu accompagneras les 20 vampires que voici.

Prévenus par ceux qui avaient essuyé l’attaque des humains, 20 vampires pénétrèrent dans la salle. J’ouvris une faille devant les quartiers des membres de la Troisième Lune. Je laissai un rictus de satisfaction s’étendre sur mon visage : je me réjouissais du spectacle à l’avance.

Que ma volonté soit faite !
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Ven 14 Juin 2013 - 18:41

Après cette cérémonie plutôt classe durant laquelle je n'ai du répéter qu'un seul et même mot monosyllabique pour déclarer mon accord concernant le contrat qui me lierait à mon nouveau maître, j'exécutais les ordres et me fit saigner comme indiqué. Et je fus ébahie par ce qu'il se produisit ; Mon sang sortit de mes poignets, comme des fils assez épais, dans une lenteur magique et envoutante, laissant presque deviner une musique sur laquelle le liquide dansait en tout beauté. Lorsque les deux cordes rouges se rejoignirent au centre de la table, j'eus la très désagréable sensation qu'un salopard me tirait des vers d'abord de mes bras, puis ensuite de tout mon corps. Mais malgré ce léger désagrément, j'observais le spectacle qui se produisait au fur et à mesure que mon sang se vidait : une épée d'un rouge savoureux se matérialisait. A chaque détails qui s'y ajoutaient, je me sentais plus vide et pourtant, jamais auparavant je n'eus envie à ce point de tenir une épée entre mes mains.

Lorsque le phénomène prit fin, j'étais essoufflée. Le dieu m'informa que cette épée était mienne, et qu'elle me servirait dans les prochaines minutes. Il m'expliqua également que des crocs en sortiraient de la garde pour entrer dans la paume de mes mains pour me faire entrer dans état second et meurtrier. Et quand autrefois cette idée saugrenue m'aurait faite hurler de colère et tuer celui qui l'a prononcée, A cet instant précis, je le pris comme un fabuleux présent. Ma main rejoignit donc la garde de l'espadon de sang qui se refusait à s'enfoncer dans la table sous la force de la gravité, et je brandissait l'arme, le regard pointé sur la faille qui venait d'apparaître non loin de moi.

C'était ma première mission, et elle ne serait pas de tout repos. En effet, j'avais encore un peu de mal à reprendre mon souffle après avoir perdue tant de sang. Mais je me doutais sincèrement que mon dieu ne m'aurait pas proposé cette mission s'il pensait que quelques gouttes rouges en moins pouvaient m'affaiblir. Et je faisais confiance en son jugement.

C'est donc sans dire grand chose que j'avançait vers le portail, suivis des larbins de mon seigneurs, qui, le temps de ce raid, m'accorderaient leur appui. Car oui, je ne comptais pas les lasser parler ; je ne suis pas une diplomate. Les mots sont pour les lâches et les faibles, et pour ma part, j'incarne le courage et la force de celui qui me commande.

C'est la raison pour laquelle, une fois passé le portail avec ma horde de bêtes assoiffées de sang, je hurlais à qui voulait bien l'entendre parmi mes ennemis qui me regardaient déjà avec des yeux ronds.

"Je suis Ika Ano, championne du Dieu du Sang ! Que ceux qui acceptent son règne se couchent au sol !"

Et c'est ainsi que commença la bataille. Une poignée de personne, m'ayant aperçue avec mon crâne rouge sur le visage et ma compagnie peu hospitalière au coté, acceptèrent de se jeter à terre, sous les yeux effrayés de leurs camarades qui couraient déjà vers nous. A ma gauche et à ma droite fondaient déjà sur nos ennemis mes quelques alliés. Mais celui qui semblait être le chef de nos opposant m'avait prit pour cible. Voulait-il un duel entre champions ? J'aimais cet aspect combat de coq, car tous les autres, sans même sans rendre comptent, jetaient des coups d'oeils furtifs pour observer notre affrontement, comme ci toute la bataille reposait dessus.

Lorsqu'il tenta, ce gros balourd à la bedaine secouée par tant de mouvements, de m'abattre avec son gourdin, je fis une roulade pour me relever sur sa gauche et lui trancher la tête. Ma lame, trempée de sang, attirait mon regard quand d'un coup, les crocs s'étaient enfoncés dans mes mains. Je les sentais. C'est à cet instant que je fut prise par l'arrière. Sans même réfléchir, et en criant à pleins poumons, je fit volte-face et lui perça le ventre, me noyant presque dans le sang qui en sortait soudainement.
Une flèche s'enfonça ensuite à coté de ma spalière gauche et se logea sous ma peau, mais je ne sentais rien. Rien d'autre qu'une étrange colère alors que je découpais les ennemis qui tentaient maladroitement de me porter préjudice, en avançant vers le tireur qui était plus loin, en hauteur.

Les bras et les jambes volaient dans un ballet de sang animé par ma rage, la beauté du geste s'alliant parfaitement avec la merveilleuse musique qu'étaient le son des armes se croisant et des hurlements de terreur se mélangeant pour former le bruit tout particulier de la bataille. Une musique épique se glissa dans ma tête pour rendre le tout plus beau encore, pendant que je coupais en deux un maigrichon qui tentait de me ralentir dans ma course à l'archer.

Celui-ci, me voyait courir en sa direction, tenta de me battre à la course. Et bien qu'il fut plus rapide que moi, ses jours furent compter, car je lança ma lame, qui était d'une légèreté effrayante, droit dans son dos. Il tomba donc après avoir recouvert un bon mètre d'herbe de sang.

Satisfaite, je fit signe à mes alliés, dont aucun n'était tombé au combat, d'aller chercher les gens qui étaient restés à terre, observant leurs frères et soeurs tomber dans un combat sans mercis.
Ils étaient quatre. Trois hommes et une femme. Celle-ci, ne portant qu'un dague, implorait ma pitié du regard, quand les autres évitaient de me regarder. Je ne sais pas ce qu'elle attendait de ma part, mais elle pensait vraiment que j'étais de nature à le lui offrir. La liberté ? Le pardon ? Rien de tout ça ne lui serait offert. Et je me voyais mal offrir au dieu de mon sang une vermine aussi faible que celle-ci. C'est dans cet état d'esprit particulière que j'ordonnais à deux vampires de bien vouloir la tenir. D'un coté le plus fort la tenait par les cheveux, quand l'autre la tenait par les pieds. 
Se tordant déjà de douleur, le poids de sa tête tirant sur sa coiffe blonde, elle pensait connaître la le pire des traitement. jusqu'à ce que ma lame s'abatte sur son  coup, et que l'un des vampires, n'ayant pas bien pris appui, tomba à force de tirer les cheveux de l'innocente demoiselle et reçu la tête qui se vidait déjà de son sang en plein visage.

Satisfaite de ma mission rapidement menée, j'attendais avec impatience qu'un portail s'ouvre devant moi. Et comme le dieu semblait tout voir, ou du moins, tout savoir, celui-ci s'ouvrit enfin, et je vint à le passer, accompagnée de mes prisonniers et des vampires qui m'avaient offerts ce raid des plus relaxants.

Ce n'est qu'une fois de retour dans le fameux manoir que je réalisais n'avoir ressenti aucune fatigue lors du combat, et aussi qu'une flèche dormait encore dans mon épaule. Lorsque je l'enlevais de là, mon sang ne coula pas. Comme-ci il était condamné à rester en moi.

"Votre volonté est accomplie, mon seigneur."


Lui dis-je simplement, à genoux devant son trône.
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Uridan Sangried

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Sam 15 Juin 2013 - 15:09

Ika –Votre volonté est accomplie, mon seigneur.

Oh. Il faudrait penser à lui apprendre la mesure, à cette petite. Sinon j’allais avoir du mal à faire grossir les rangs de mes fidèles. La violence permet d’obtenir des résultats immédiats, mais si je voulais avoir des gens à convertir et pas une tripotée de cadavres inutilisables (je ne suis pas très bon en réanimation, malgré les pouvoirs obtenus auprès de Marchemonde), moi ! Mais bon, je ne pouvais pas vraiment l’engueuler. Ben oui, le Dieu du Sang, qui est censé se réjouir de chaque goutte de liquide rouge versée au combat, ne peut pas s’énerver contre quelqu’un qui a commis un tel carnage, en son nom qui plus est.

Je respirai donc à fond, cherchant un moyen de faire passer le message. Ou de l’envoyer directement à l’arcane. J’avais besoin d’yeux et d’oreilles, qui puissent surveiller l’œil Noir et s’assurer de ses progrès. Ika avait le profil des « talents » recherchés pas l’humaine. Mais saurait-elle faire preuve d’assez de discrétion pour collecter des informations ? En attendant, je ne pouvais pas l’enfermer ici, sous peine de la voir imploser, en manque de violence. Et je ne pouvais pas l’envoyer trop souvent à l’extérieur, elle risquait de réduire les plateaux de lune à un désert. Or il me faut des hommes pour former une milice. Oui, le seul moyen que j’avais pour la gérer était de passer par l’Arcane.

Mais avant cela, je devais vérifier sa propre force. Et justement, nous aurions tout le temps de nous en occuper dès demain : une troupe, envoyée par la Cabbale du Glaive Rouge, avançait sur nous. Ils y étaient deux cents vampires, tous porteurs d’un pouvoir ou d’une arme magique. A leur tête, si mes informations étaient bonnes, se trouvaient Cinquième Erudit. Autrement, un membre éminent de ce groupe, sans pour autant qu’il ait assez d’importance pour que sa présence sous-entende qu’on me prenait au sérieux.  

Ils venaient sans doute pour me « demander » d’arrêter de « recruter ». Voir me proposer de les rejoindre, ou de conclure une alliance. Mais en tant que Dieu, je ne pouvais que refuser. Ces 200 vampires mourraient ou me jureraient allégeance. Et je rentrerai en guerre contre la Cabbale. J’avais déjà battu les rappelle des troupes, un peu plus de 400 vampires seraient là d’ici ce soir. Une fois que ceux qui garderaient le domaine seraient désignés, j’enverrais 199 de mes hommes au combat. Et Ika serait de la partie.

Mais pour l’instant, je me contentai de hocher la tête et de la congédier d’un signe de la main.

Uridan – Alors soit ici dès demain matin. J’aurais un nouveau travail pour toi …

~~~~~ Le lendemain, en milieu de matinée ~~~~~

Les patriciens rouges, Ika et 188 autres vampires étaient réunis devant moi. Aucun ne savait vraiment pourquoi ils l’étaient, mes sources venant justement de l’Arcane. Le manoir grouillait de vie, étant donné les 200 autres vampires qui y vivaient en ce moment. Juché sur mon trône, je pris la parole.

Uridan – Comme vous le savez, sur les plateaux de lune, il y a de nombreuses sectes qui croient au Dieu du Sang. Mais beaucoup ont les yeux encrassés par leurs rites et leurs titres, et n’ont pas su me reconnaître. Certaines sont très puissantes. C’est le cas de la Cabbale de Glaive Rouge.

Je me levais, et grâce au pouvoir que j’avais sur mon propre sang, me mis en lévitation. Mes yeux luirent alors d’une lumière flamboyante, pendant que je passais ainsi entre mes fidèles, à une vingtaine de centimètres de sol.

Uridan – J’ai toujours préféré éviter d’abattre mon bras sur ces grands groupes, car ils sont de vrais fidèles. Mais alors que nous parlons, 200 membres de cette Cabbale se dirigent vers nous. Sûr de leur suprématie, ils essaieront de nous faire rejoindre leur cause. A nous de leur montrer que ce n’est pas à un Dieu de s’agenouiller !

Le cri de guerre renvoyé dans le grand hall m’assura que ceux-là ne me trahiraient pas. Je retournai me placer devant mes troupes, particulièrement devant les dix Patriciens Rouges et Ika.

Uridan – Nous allons tous aller au-devant d’eux. Mais la bataille ne commencera pas avant mon signal. Quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent, vous n’attaquerez qu’après avoir reçu mon ordre.

Pendant que je parlais, une demi-douzaine de correspondances étaient apparues dans mon dos, donnant sur un lieu où nous attendrions le contingent de l’une des cinq sectes les plus puissantes des plateaux. Les vampires passèrent les premiers, puis ce fut enfin au tour des patriciens et d’Ika. Je traversai en dernier.
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Sam 15 Juin 2013 - 20:08

"Vous n'attaquerez après avoir reçu mon ordre." Ces quelques mots résonnaient dans ma tête comme la voix du maître avait résonné entre les murs du manoir il y a quelques minutes à peine. J'étais prise d'émotion soudaine, laissant apparaître une larme silencieuse au coin de mon oeil droit. Cela me déplaisait au plus haut point de ne pas avoir plus au Dieu du sang pour ma première mission. J'avais faite mauvaise impression. Je restais donc silencieuse et le resterait jusqu'au bout. Je resterai quasiment immobile aussi.
La seule chose que je ferai, ce serai de suivre les vampires en rouge. Eux attendirent que la horde de vampire passe en première. Le bruit assourdissant des rangs plus ou moins ordonné me rappelle à mon ancienne vie. Je vois défiler les visages puissamment charismatiques de ma compagnie d'antan. Ils ne me manquent pas en tant que personne. Chacun d'entre eux ne représentent rien de plus dans ma vie qu'une image dans l'océan de mes souvenirs. Non, ce qui me manque à cet instant précis, c'est le contrôle et la puissance que j'avais sur eux. Le contrôle que ce dieu à sur moi.

Non pas que je désirais alors me séparer de son emprise et réunir ma propre armée à nouveau, non. Mais combattre seule avec des inconnus se faisait d'une toute autre façon que de se battre avec des visages connus et amicaux. Mon crâne rouge sur la visage, bien que déjà important à mes yeux, semblait avoir enlevé ce coté sympathique à mes batailles en me faisant devenir un symbole. Aujourd'hui, je suis une guerrière solitaire, et en suivant au pas mes comparses vampiriques, j'en prenais doucement conscience.

Mais sentant que mon Dieu me suivait à son tour, je réalisais que j'y trouverai bientôt mon compte. D'une façon ou d'une autre, je comblerai ce vide en moi. Et sans doute cela sera-t-il grâce à lui.

Nous arrivâmes sur un lieu semblant parfait pour une embuscade. Un sentier sur lequel des hommes pouvaient marcher par rang de cinq, avec des bois de chaque cotés. Etrangement, et sans que je comprenne pourquoi, personne ne parti se réfugier dans la végétation pour attendre le moment propice et attaquer sur les flancs. Trouvaient-ils cela lâche ?
Dans tous les cas, cela nous aurait assuré une victoire facile.

Tout cela étant dit, je respectait avec amour les désirs de notre maître à tous qui indiquaient que l'on ne ferait rien sans recevoir son ordre. Et je dus me retenir de dégainer ma lame, car je voyais déjà nos ennemis surmonter l'horizon. J'inspirais fort, très fort. Et la raison pour cela fut simple. Ils ne semblait pas amicaux, nous savions qu'ils ne l'étaient pas. Et nous n'étions pas venus pour leur serrer la main et leur offrir une bière. Nous étions là pour les poutrer jusqu'aux derniers s'ils refusaient de bien vouloir se courber devant le dieu du sang, le seul et l'unique.

C'est pour cela que j'inspirais, me retenant de foncer en hurlant pour faire tomber la tête de celui qui se croyait là en face de n'importe qui. Je désirais leur faire avaler leurs gueules suffisantes après avoir arraché la peau de leur visage. Je les pendrai par les testicules aux branches des arbres autour de nous après avoir coupées leurs langues, histoire de les faire souffrir comme les porcs qu'ils étaient. Mais avant de faire tout cela, j'attendais impatiemment l'ordre. 

J'attendais, en silence. Le silence le plus insupportable qu'il m'eut été donné de supporter.
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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Dim 16 Juin 2013 - 14:56

Et voilà. Je fis mettre mes fidèles en rang, et avec les patriciens me portais aux premières lignes. J’avais ouvert une minuscule faille entre le fond du creuset et ici. Dès que la bataille commencerait, une dizaine de vampire avait pour ordre de s’ouvrir les poignets pour alimenter ma puissance. On est jamais trop prudent. Il ne fallut pas longtemps pour que les deux cents adversaires soient visibles, et encore moins pour qu’ils arrivent à notre hauteur. A leur tête, un vampire solidement bâtit, avec une imposante masse à deux mains dans le dos. Alliée aux capacités physiques des vampires, une telle arme devait être dévastatrice.

Mais si c’était bien lui le Cinquième Érudit, il devait manipuler une forme de magie. Il parla, d’une voix amplifiée par la magie.

Cinquième Érudit – Je suis Vol’har Virrël, Cinquième Érudit de la Cabbale du Glaive Rouge, en mission diplomatique. Identifiez-vous, vous qui barrez le passage à la justice de Sang !

Je répondis sans me démonter, avançant même de quelques pas, d’un ton calme et presque chaleureux, comme un père s’adressant à un enfant qui aurait fait une bêtise sans gravité.

Uridan – Ils sont ceux que vous veniez assommer de vos diplomaties. Ils sont les membres du seul vrai culte du Dieu du Sang. Et moi, je suis leur Dieu. Je suis aussi le vôtre, même si vous m’honorez sans me servir.

Vol’har – Un Dieu ne prendrait pas la peine de se déplacer en personne ! Je suis ici pour proposer une alliance, votre soumission contre notre clémence et protection. Agenouillez-vous, et vous vivre.

Mon visage se fit plus dur, alors que le sang commençait à couler par la minuscule faille qu’il y avait près de moi : on aurait dit que l’air même saignait. Le blanc de mes yeux devint noir, leur centre s’alluma d’une lueur carmin qui gagnait d’intensité. Je m’élevai dans les airs, et mon sabre-croc apparu dans ma main.

Uridan – Je suis ici en personne, parce que votre cabale est puissante, et qu’elle me vénère sans me connaître. Vous êtes des enfants aveuglés par les paroles de vos aînés. Je voulais vous sauver de ma colère. Mais votre arrogance n’a pas de limite. Vous demandez à un Dieu, VOTRE Dieu, de s’agenouiller devant vous ?!

Je levais mon sabre à la verticale, posant mon regard flamboyant sur les deux cents vampires possesseurs d’armes ou de pouvoirs magiques qui nous faisaient face. Le sang qui avait coulé de la faille se mua en un ouragan de lames rouges qui m’entourèrent.

Uridan – Que ceux qui reconnaîtront mon autorité s’agenouille : pour les autres, ici sera leur tombeau !

J’abaissai mon arme, donnant dans un cri l’ordre de passer à l’attaque. C’était un miment inévitable, les membres d’un des plus puissants groupe religieux du plateau ne s’agenouilleraient pas devant moi sans une démonstration de pouvoir.

Uridan – C’est aux mortels, de se prosterner devant moi !

Les miens chargèrent. Les leurs chargèrent. Je mêlai du sang invoqué à celui de mes serviteurs, ainsi qu’à celui qui commençait déjà à couler à flot. Un épais brouillard rouge s’étendit alors sur le champ de bataille, nourrissant les armes et armures de mes fidèles. Mieux encore, le sang invoqué était ingéré par mes ennemis qui respiraient dans le brouillard, provoquant déjà des quintes de toux et des spasmes, chez ceux qui étaient les plus vulnérables. Des éclairs magiques fendaient l’éther dans tous les sens, 400 êtres s’affrontaient en ce jour.

Le sang s’écoulait à l’écart du champ de bataille, et je jouais du sabre pendant que, un peu à l’écart, je donnais naissance à une bête monstrueuse. J’étais en face du Cinquième Érudit, et je parais sa masse de mon arme. La puissance de ses coups était phénoménale. Mais j’étais né d’une fille du Vein, j’étais le fils d’une Seïrdan . La force qui coulait dans mes veines n’avait aucune rivale, et surtout pas ici, dans le monde du milieu, pas après qu’elle ait encore été renforcée par le pacte du Marchemonde. Je repoussais ses attaques, alors qu’elles se faisaient de plus en plus violentes, rapides et puissantes. Et je souriais, car il se fatiguait pour rien.

Uridan – Tu m’amuses au plus haut point, Cinquième Érudit. Deviens mien, et je te promets des champs gorgés de sang où tu pourras frapper quiconque s’oppose à Ma Parole. Ceci est ma dernière offre.

Vol’har – Plutôt mourir que de servir l’Usurpateur !

Uridan – Je n’usurpe rien. Mais soit, si tu veux la mort …

Et le monstre fondit sur le champ de bataille. Tous le sang qui formait la brouillard impie se rétracta pour lui faire une armure, et de chacune de ses 20 griffes suintait du sang invoqué, comme un poison. La créature faisait plusieurs mètres de haut. Solidement plantée sur deux énormes jambes, ses six paires d’ailes de chauve-souris cachaient le soleil. Une longue queue reptilienne poussait à la base de son dos, et trois paires de cornes ornaient sa tête. Trois rangées de dents aiguisées se dévoilaient sous son sourire sans lèvres, alors qu’un rugissement puissant sortait de sa gorge. Je m’élevais dans les airs, et amplifiai ma voix magiquement.

Uridan – VIENS A MOI, SERVANT DE LA DÉSOLATION ! OUVRE TA GUEULE DE MALHEUR EN MON NOM ! FAIS PLEUVOIR LA DOULEUR SUR LE CORPS TREMBLANT DE MES ENNEMIS ! HAL’YGOTH, HÉRAUT DE LA GUERRE, SUIS LES DÉSIRS DE TON MAÎTRE !!!

Un nouveau rugissement, et la créature fondit sur les rangs ennemis. J’adore ce genre de mises en scène.
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Dim 16 Juin 2013 - 18:44

Les adversaires auxquels m'avait mené mon dieu étaient plus puissants que ceux abattus plus tôt. Ils avaient des armes qui hurlaient le tonnerre quand d'autres étaient aidés d'autres illusions encore plus terrifiantes. Et si ma force à moi n'était que brutale et physique, même si je ne faisait pas s'abattre la foudre sur eux en un coup d'épée, je me sentais malgré tout fort à l'aise dans ce théâtre de guerre particulièrement. J'esquivais les pics de glace venant de ma gauche en faisant un tacle à mon ennemi de droite, avant de me relever pour lui offrir ma lame en plein cou.
Ce coup là, fit le plus long. Je laissait en effet mon espadon prendre possession de tout le sang qui pouvait dormir en ce corps désormais inanimé, jubilant de la réaction que m'offrirait mon arme.
Le sentais déjà, dans mes mains, la sensation exquise que j'allais ressentir. Je clos mes yeux pour mieux en profiter. C'est enivrant. Exaltant. jamais personne qui ne l'a ressenti auparavant ne pourra comprendre comme on se sent libre lorsque l'on est prisonnier de notre sauvagerie. Mes pupilles se dilataient et prenaient une couleur rouge sang. Et, immobile comme j'étais, les ennemis m'avaient presque oubliés. Mais lorsque je retirais mon épée du cadavre dans un calme terrifiant, quelques fous me prirent d'assaut. Courant avec des lames brillant d'une magie qui m'était inconnue, ils allaient droit vers leur perte. Le premier coup fut... Intercepté. Je tenais la lame que le pathétique vampire qui me faisait face tenait à deux mains, d'une force suffisante. Ma main saignait abondamment, assez pour être rapidement enrobée d'un gantelet de métal aux finitions d'une précision superbe. Je fit un mouvement du poignet pour lui faire lâche la garde de son épée, avant de lui saisir le cou à une vitesse qui semblait, par son regard, l'avoir impressionné. De mon autre main, je parais l'attaque d'une autre lame magique. Car oui, elles l'étaient bel et bien. Elles m'électrocutaient toujours plus, sans pour autant me faire hurler. Dans cet état second, je profitais de toute mes capacités sans ressentir la douleur.

Je tranchais la tête de l'homme qui m'assaillait derrière moi avant de mordre l'oreille de celui de devant, que j'étranglais d'une main, pour la lui arracher. Dans un cri de porcs égorgé, il finit par l'un finit par mourir quand l'autre s'écroula en silence, essoufflé. Je mâchais la chair que je lui avait volé en fauchant la vie de mes ennemis comme un fauche du blé, sentant sous mes pieds la terre devenir boue rougeâtre, écrasant dans le sang un membre séparé de son corps.
Je me délectais de l'odeur de la mort mêlée à celle de la victoire, pensant en être l'héroïne.

Mais malheureusement, une bestiole, sortie de nulle part, écrasait les gens sous ses pieds, et, avançant telle une furie, me frappa de sa patte malodorante pour m'envoyer droit dans un arbre, avant de me laisser tomber dans des ronces. Mon état de berserker prit alors fin, me laissant dans un sommeil complet, apparemment assommée par le choc.
Quelle honte. Ce lézard géant me volait ma victoire, ma gloire. Si j'étais encore réveillée, si mon épée ne m'avait pas échappée des mains, je serais face à lui, juste pour offrir un spectacle supplémentaire à mon dieu. Mais alors que je rêvais, dans mon sommeil, des multiples démonstrations de puissance que j'aurais pu offrir au dieu du sang, je lui offrait simplement la vue de mon incompétence et de ma malchance. J'étais le personnage inutile qui saignait, endormie, dans un buisson de ronces particulièrement pointues.
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Uridan Sangried

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1-2
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prélude à l'arcane :
1-2-3
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Divinisation :
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Dieu arcaneux :
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Mar 18 Juin 2013 - 2:33

Le résultat était meilleur que ce que j'avais craint, pire que ce que j'avais osé espérer. trente vampire du contingent ennemi m'avaient vouée leurs talents, mais près d'un tiers de mes troupes avait été tué.Ika s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, et avait été assommée au moment où j'avais formé le monstre de sang. Mais vu l'état du sol là où elle avait été un peu plus tôt, elle devait avoir tué plus que son compte d'ennemis.

Elle serait suffisamment puissante pour ce que j'attendais d'elle. Je lui avais demandé de venir dans la salle principale dès que possible. Aussi avait-elle carrément sauté de son lit de repos pour m'emboîter le pas. Un peu trop fervente pour son propre bien peut-être. Une raison de plus de l'éloigner un peu : le tout serait de présenter les choses pour qu'elle accepte ma décision de bon cœur.

Uridan - Je t'ai vu te battre. Tu viens tout juste de recevoir mes présents, et pourtant tu les manies déjà fort bien. Ta seule faille est ton impatience. Et justement, j'ai un travail pour toi.

je fis apparaître un peu de sang invoqué, jouant avec tout en parlant. Je devais lui parler de l'arcane sans lui révéler mon véritable rôle dans cette organisation.

Uridan - Non loin d'ici, il y a un manoir. il est habité par de nombreuses races, et dirigé par ... une humaine. Ils font quelque chose de très intéressant. Je voudrais que tu ailles là-bas, et que tu te mettes au service de celle qu'ils nomment l’œil Noir. Elle travaille à lier le Vein et ... hum, disons simplement que c'est compliqué. Va au manoir des Davallon, et présente-toi en mon nom. Le sceau qui ornent l'arrière de ton armure devrait suffire.

Je regardais les réactions d'Ika. Un sourire légèrement sadique apparu lentement sur mon visage.

Uridan - Écoute attentivement. Je veux que tu surveilles les progrès de l'Oeil Noir. Je lui demanderais de te faire participer aux raids et aux expéditions punitives. Gagne sa confiance, même si cela doit te prendre du temps, et quelques soient ses mensonges. Et informe-moi aussi souvent que possible des progrès de ses recherches.

J'ouvris alors une faille à côté de mon trône, et fit signe à Ika de le passer. Juste avant qu'elle ne le fasse, je la retins.

Uridan - Ah, oui, j'allais oublier. Elle te demanderas de passer quelques épreuves, et de rentrer dans sa petite organisation. Fais-le. Tu y seras mes oreilles et mes yeux, et ton bras répandra ma gloire lors des attaques où ils t'enverront. Je compte sur TOI, Ika Ano."
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   Mer 19 Juin 2013 - 19:15

J'étais toujours fort énervée de la fin de la bataille précédente. Je n'avais d'ailleurs pas compris comment je m'étais retrouvée dans mes quartiers avant de me réveiller. Cela était très désagréable de m'imaginer dans les bras d'un sbires quelconques, me menant comme la faible que je fus alors jusqu'à un lit au confort particulier. Jamais je ne devais réitérer l'exploit de tomber dans la bataille sans mourir. C'est ce que je gravais alors dans mon esprit, en rejoignant le dieu du sang qui semblait avoir bien des choses à me dire.

J'écoutais chacune des syllabes sortant d'entre ses divines lèvres avec une concentration défiant les lois du possible, presque en transe avec sa voix qui était d'une mélodie, pour moi, pareille à celle de la guerre. Je ne sais pourquoi mais à chaque fois que ce personnage s'exprimait, je prévoyais de broyer des os, de briser des nuques et de faire couler le sang sur un champ de bataille envahi par la faiblesse d'ennemis annoncés mort avant même que je ne les rencontres.

Mais aujourd'hui, le discourt semblait différer des précédentes chansons. Il ne parlait pas de violences, il ne parlait pas de meurtres. Il ne m'incitait pas à faucher la vie de ses opposants. Non. Il me présentait un groupe auquel il voulait que je me rallie. Il voulait m'engager dans la fourberie de l'information. Il voulait m'écarter de ses plans de guerre, sans doutes rendus inaccessibles à mes armes et mes talents par ma stupide chute qui semble clore ma carrière de championne.

Je voyais là ma retraite anticipée, je voyais là ma fin dans le rêve qui me faisait tant jubiler. Mais je voyais là aussi l'occasion parfaite de démontrer ma fidélité. Je mis donc un genoux à terre pour lui faire la fabuleuse promesse d'exécuter ces tâches envers et contre tout. De lui rapporter tout ce qu'il désire savoir et de passer les épreuves qui seront mises sur mon chemin avec brio. Je lui fis promesse aussi de le rendre fier et de faire couler le sang pour lui dès que j'en aurai l'occasion.

Même loin de son trône et de son influence je serais l'incarnation de la mort qu'il répand. Et ce avec une expression blême qui n'engagera jamais la sympathie. Les sourires, désormais, m'étaient encore plus inconnus qu'auparavant. Je serai une femme droite et forte, volontaire et terriblement crainte. Je ne serai plus l'amie de personne.

L'idée d'être la servante d'une secte en plus de servir mon dieu me fit frissonner l'échine de honte. Il me passait donc à d'autres de peur que je le ridiculise à nouveau. Mais je devais rester forte et fière. J'avançais en silence, attendant impatiemment de découvrir le visage de mes nouveaux hôtes desquels je devrai sonder l'existence et les objectifs.

Je ne fit pas d'adieux à mon maître, ni à personne d'autre. Je ne jetait aucun regard à qui que ce soit. J'avais déjà promis de faire les choses avec perfection. Je ne comptais pas en faire plus. Un pied devant l'autre dans un rythme militaire, dans un silence à réanimer les morts, j'avançait vers la faille qui ne m'impressionnait plus. Je me faisait doucement à ce système de voyage. Je me faisait doucement à ma nouvelle vie.

Et je ne comptais pas lâcher cette dernière.
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MessageSujet: Re: Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]   

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Rouge le Sang, Noire la Guerre [PV Uridan/Ika]

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