''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Miscarcand, le soleil du Vein

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Silas Miscarcand

Soleil noir

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Race : Faux parleur
Classe : Sorcier
Métier : Collectionneur de livres
Groupe : Solitaires

Âge : 937 ans

Messages : 29

Fiche de Personnage : Sombre lumière


MessageSujet: Miscarcand, le soleil du Vein   Ven 21 Juin 2013 - 19:37

* * *
Personnage


Nom : Miscarcand
Prénom : Silas
Rang : Soleil noir

Âge : 624 ans, il demeure sur Feleth depuis 224 années, ayant passé le reste dans le Vein. Cependant il n'a absolument pas conscience de vivre depuis aussi longtemps.
Sexe : Masculin

Race : Faux Parleur
Classe : Sorcier
Métier : Aucun métier officiel, Silas est collectionneur de toutes sortes de livres, ainsi que trafiquant d'élixirs, de concoctions et de poisons.
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaires

Équipement : Le démon garde la plupart de ses possessions dans ses repères, et ne garde sur lui qu'un manteau noir à capuche, dans lequel il a cousu quelques poches de fortunes, ainsi qu'un médaillon avec un pendentif en ambre, en forme simplifié de soleil.
Talents de combat physique : N'étant pas vraiment violent en dehors des crises, ou lorsque la situation l'exige, il n'a jamais appris à se défendre grâce à son corps. Il utilise surtout son esprit. Cependant, il sait se défendre un minimum, juste de quoi échapper à la prise d'une personne plus forte que lui physiquement.
Talents de magie : Sorcier né, ses pouvoirs répondent toujours à son œil gauche, entièrement noir. En voici les principaux, les plus « puissants », ceux qu'il n'utilise pas souvent :
Encre – Le démon peut provoquer une « noyade » intérieure, faite du même liquide qui coule de son œil. Un genre d'encre. Celle-ci sortira également des yeux et de la bouche de la victime, jusqu'à l'asphyxier.
Poison – S'il concentre son pouvoir sans ses doigts, il peut communiquer un poison dans le corps de son adversaire, uniquement s'il l'injecte par les deux yeux. Ce poison, toujours noir, s'immiscera lentement dans les veines et empêchera le sang de circuler.
Branche – Ces ombres liquides qu'il maîtrise peuvent se solidifier pour former des liens, pouvant tout aussi bien immobiliser un adversaire, que lui briser les os, si Silas se concentre bien.
Talents divers : Silas, au fil des années passées sur Feleth, a acquis une maîtrise parfaite de la flore, et de ses attributs. C'est un excellent alchimiste, si par ce mot l'on désigne la fabrication des potions, et autres mixtures.
Pouvoirs particuliers : Lorsque le vrai démon, celui qui tue, prend possession de lui, son œil gauche se met à pleurer des larmes noires. Ce même semblant de « liquide », semblable à de l'encre, peut-être récupéré et utiliser pour fabriquer des poisons. Mais Silas ne s'en sert quasiment jamais.

Apparence physique : Le visage de Silas est très particulier, et repousse la plupart des gens. Son faciès n'a rien de difforme, il est même plutôt agréable à regarder, de profil, mais la partie gauche de son visage est recouverte de griffures, et son œil gauche lui, est entièrement noir. Aussi, son sourire est extrêmement malsain. Toujours sans être déformé, ou autre, il dégage pourtant quelque chose d'assez effrayant et de glauque.
Il dispose également d'une peau très pâle, parfois d'aspect laiteuse, et de cheveux de jais, qui une fois détachés, tombent au niveau des omoplates. Légèrement ondulés, il les laisse libre la plupart du temps mais il lui arrive de les nouer en queue de cheval, tirant ou pas toutes les mèches vers l'arrière pour dégager son visage.
Le démon n'a pas une carrure très forte, il est de taille et de stature moyenne. Face à des hommes grands et forts, il ressemble à une fillette. Au niveau vestimentaire, il porte le plus souvent des vêtements abîmés, voir même un peu crasseux du fait du temps passé dans les égouts, mais il possède quelques vêtements plus couteux qu'il lui arrive de vêtir, de temps à autre.

Caractère, personnalité : Les années de mutisme, avec lui-même pour seule compagnie, en ont fait une personne -un démon- très calme, silencieuse et cérébrale. Silas passe le plus clair de son temps à réfléchir et à penser, trait de caractère exacerbé par de longues années de lectures. Aussi, le démon n'a quasiment aucune conscience du temps qui passe, et a de grandes difficultés à l'évaluer. De ce fait, il peut rester des heures entières à fixer un objet sans que cela ne lui paraisse plus long que quelques minutes. Très refermé sur lui-même, il est difficile de le faire sortir de sa torpeur psychique, dans laquelle il aime se noyer continuellement.
Néanmoins, et malgré que l'on ne puisse pas réellement définir un caractère aux Faux Parleur, il a tout de même ses réactions propres, face aux choses qui se déroulent autour de lui.
Comme dit précédemment, il aime rester dans son univers, et vivre dans sa propre tête, ainsi, il n'aime guère être dérangé lorsqu'il travaille ou qu'il réfléchit. Tiré de ses pensées, il peut devenir parfaitement infect et irritable. D'une nature calme, il peut aussi se mettre dans de grandes colères, mais cela arrive rarement. Son côté très pensif le pousse à juger la colère trop impulsive et irréfléchie.
Lorsqu'il se voit obligé de communiquer, que ce soit avec les villageois les plus banales, ses clients, ou même d'autres démons, et malgré sa maîtrise parfaite du langage -surtout à l'écrit, il lui arrivera souvent de buter sur certaines phrases, de chercher longuement ses mots, d'autant plus longuement de par sa non-conscience du temps, ce qui fait certainement de lui un être plutôt timide.
Autrement, le Faux Parleur est un démon très appliqué, qui ne supporte les choses incomplètes ou bâclées. L'une des raisons pour lesquelles le déranger n'est à l'évidence pas une bonne idée.
En somme, Silas a tendance à la versatilité, mais dans l'ensemble, est un être très calme et discret.

Histoire : Comme une simple averse pouvait façonner le corps d'un être, un simple rayon de soleil pouvait façonner toute une pensée. Juste à travers un trou dans la pierre, donnant sur une grotte remplie d'eau, ce seul petit rayon de soleil passait, s'échouant sur une grande souche d'arbre, presque entièrement engloutie. Et les choses passaient. Pouvait-on parler de temps dans cet endroit dénué de règles ? Non. Les choses passaient, évoluaient. Ce petit rayon de soleil continuait de réchauffer la souche, et l'eau, autour, parfois. Jusqu'au jour où il apparut. Un corps frêle, la peau très clair, le visage levé vers ce petit rayon de soleil qui jamais ne disparaissait. Il aimait cette chaleur douce, qui s'étendait sur sa peau, comme une pluie diluvienne qui enivre. Il fermait les yeux, engloutissant le silence ambiant, loin des carnages, loin du bruit, loin du froid. Bien qu'il soit un démon, un réel démon, né des fibres sombres du Vein, il aimait cette parcelle de douceur qui parvenait à subsister au sein de ce monde de fléau.

Parfois, un corps s'égarait. Avançait dans les eaux qui arrivaient à mi-bras. Alors, Silas ouvrait les yeux, et tournait la tête vivement, un grand sourire aux lèvres, pour contempler ce visage inconnu qui troublait son silence. Il n'en avait pas conscience, mais c'est grâce à son sourire, horrible, malsain, et effrayant, que les corps partaient, disparaissaient, cédant leur place au Roi silence. C'était sa prunelle noire, entièrement noire, sans la moindre parcelle de couleur. Pourtant, il était comme un petit morceau de soleil, de soleil froid, de soleil tiède, qui réchauffait, mais ne brûlait pas. Ses mains n'étaient pas taché de sang, son esprit n'était pas embrumé, pas pour l'instant.

Sa vie se résumait alors à demeurer sous son petit rayon de soleil, à le fixer, sans ciller. Mais un jour, son soleil fut noirci. Quelque chose avança doucement sur le trou dans la pierre, jusqu'à la plonger dans le noir absolu. Le choc fut rude. Il resta de très, très longs moment à fixer le noir, le désarroi prenant possession de son corps, la haine, de ses veines. Enfin, il descendit de sa souche, avançant désormais dans l'eau lui aussi, pour sortir de la grotte, sortir de sa chaleur, sortir de son berceau. Déserter son univers. Comme brisé.

Dehors, des corps étaient entassés sur le sol. Des corps morts. Et non loin, se tenait une silhouette, vivante, elle. Ses mains étaient rouges, elle semblait essouffler. Il comprit. Son corps à lui brûlait, sa douce chaleur avait évolué en brasier terrible. Ses mains tremblaient, et la haine avait beau le ronger de sa caresse brûlante, il avait terriblement froid, au fond de sa poitrine. Trempé, il s'avança vers l'autre silhouette, cette dernière, alertée par le bruit, se retourna. Mais avant qu'il n'ait pu dire un mot, Silas sombra.

« Sois maudit, sois maudit, sois maudit, sois maudit, sois maudit... » Répéta t-il, tandis que son œil noir se mit à pleurer.

Ses mains gelées se posèrent sur la gorge de l'inconnu, pressant, enfonçant ses ongles, véhiculant toute sa force de démon, toute sa haine, et toute sa peine. Au bout de quelques secondes, le corps s'écroula, et restait dans ses mains, un morceau de sa gorge, la glotte, dégoulinante de sang. Le sang était chaud, tiède, mais rien ne pourrait lui rappeler son soleil. Il était parti. La seule certitude qu'il lui restait, c'était son existence. Si ce petit rayon n'avait pas apparu, Silas ne le serait pas non plus.

Laissant choir ce qu'il tenait, près du corps de sa victime inconnue, et essuyant son visage avec sa manche, il se retourna. Ses yeux s'ouvrirent alors, en grand, remarquant sa lumière jaune, au loin. Elle était vraiment très loin, mais bien présente. Son petit rayon avait-il trouvé une autre grotte à illuminer ? Une nouvelle maison, un nouveau sanctuaire, un nouveau tombeau de silence où il pourrait demeurer sous sa chaleur. Ce devint chez lui, une obsession. Il se mit en quête. Il fallait atteindre son soleil mouvant.

Il sillonna les terres changeantes du monde qui l'avait vu naître. Son envie irréversible, son manque de chaleur, le faisait souvent replonger dans un délire meurtrier, où il maudissait chaque êtres qui passaient sur sa route. Certains démons ne parvenaient pas à pallier à sa force décuplée de Faux Parleur. Il en fuyait également certain, qui étaient beaucoup plus forts que lui, naturellement.

Ses convictions ne subirent jamais le doute. Il progressait, apprenait certaines choses, découvrait l'étendue vaste du Vein, tout en fixant cette lumière à l'horizon. Mais ce même Vein était plein d'illusions, et un jour, sentant ce doute redoutable envahir doucement son esprit, il se retourna. Fallait-il faire demi tour ? Non. Il fallait continuer, et trouver le soleil. Il s'apprêta à reprendre la route, tout droit. Mais lorsqu'à nouveau, il se retourna, la lumière avait disparue.

Encore une fois, il demeura immobile, pendant des heures, peut-être des mois, ou des années. A assimiler. Mais cette fois-ci, il ne put pas admettre, ni accepter. Son esprit déclencha une faille, inconsciemment. Et il chuta. Silas espérait chuter dans un trou de lumière, mais il n'y avait rien, juste du vent, un vent froid qui lui giflait le visage. Et il chutait. Avant de s'échouer durement sur le sol. Ses yeux étaient fermés, il s'efforçait de ne plus penser, juste de se souvenir. De son soleil.


Feleth. Lorsqu'enfin Silas ouvrit les yeux, il se trouvait dans une caverne. Il n'y avait pas de lumières, et même le silence était abîmé. L'eau gouttait du plafond de pierre, s'échoua sur le sol froid. Il faisait froid. Tout était froide, et sombre. Se recroquevillant sur lui-même, il resta allongé dans cet endroit sans vie, de très longs moments. Mais subitement, son besoin de convictions se réveilla. Il ouvrit les yeux, ayant presque oublié la structure de la grotte. Il n'était plus dans le Vein, mais dans un autre endroit, un autre monde. Peut-être qu'il y trouverait un peu de soleil.

Il parvint à sortir de la caverne, et se retrouva dans des marais ternes et humides eux aussi. L'endroit était joli, même sans lumière. Cependant, après quelques minutes de marches, il remarqua qu'un petit rayon passait à travers des arbres mornes et touffus. Un petit rayon, comme celui d'où il venait. A la fois heureux et effrayé, il s'assit à l'endroit où le rayon mourrait, et sentit le soleil sur sa peau froide. Il leva les yeux, et reconnut cette lumière familière. Alors, bien sûr, il resta là, encore de très très longs moments, n'ayant aucune conscience du temps. Il se sentait mieux, comme s'il venait d'absorber quelque chose d'essentiel à sa survie, dont il avait dû se passer pendant des années.

Un jour, des corps vinrent. Comme dans la grotte, ils avançaient en silence, à l'affut. Et Silas eut la joie intense de se tourner vers eux, arborant son sourire de terreur. Mais cette fois-ci, ils ne partirent pas. Ils étaient trois, ils avaient des armes, et ils s'avançaient au lieu de fuir. Les sourcils de Silas se froncèrent, comprenant qu'il allait devoir s'ôter à son soleil pour les faire partir. La colère le gagna, il ne voulait pas se lever, il voulait simplement que les corps partent. Mais ils avançaient, inexorablement. Alors, le démon sombra.

« SOIS MAUDIT ! »

Une haine si grande, une rage si intense, si brûlante. Les corps n'eurent pas le temps de le blesser, qu'ils leur avait arraché à chacun leur glotte, sans craindre le sang qui s'écrasait sur son visage. Le brasier en lui se calma, et Silas remarqua qu'ils ne ressemblaient pas du tout aux démons. Certains démons avaient cet aspect humanoïdes mais... Ils n'étaient pas pareils. Un autre monde, pour d'autres êtres, c'était logique après tout. Dégageant les corps, les jetant dans les eaux opaques capables de les engloutir, il sortit des marais afin de découvrir ces autres corps.

Et il fut surpris. Ils avaient tout un tas de traditions, de lois, de travaux. Ils étaient fascinants. C'est auprès d'eux que Silas découvrit les livres, et l'écriture. L'écriture qui permettait de transcrire les paroles, sur des parchemins. Il en fit une passion dévorante, d'années en années, il s'en procura des tas et des tas, qu'il rangeait dans les creux secs de sa grotte des marais. Mais un jour, on lui demanda quelque chose en retour, les livres avaient un prix. Silas se mit à adorer l'argent, il en fallait tellement peu, pour un objet d'une telle valeur.

Cependant, l'argent, il fallait l'acquérir. Le gagner. Il apprenait peu à peu le système des ces corps, et chercha donc une autre passion, qui lui permettrait d'avoir des petites pièces dorées. C'est de cette manière qu'il finit par adorer les plantes, les fleurs, et autres ingrédients nécessaires à ces potions. Il décida de s'établir un laboratoire dans les égouts de la cité royale de Madorass. Parfois il entendait les petits carnages des corps qui servaient ce « Roi », mais il entendait aussi les complots, les plans des malandrins qui pensaient que les égouts étaient vides.

Souvent, il retournait dans les marais, pour fixer sa petite lumière, lorsqu'elle était là, lire, ou entreposer ses nouveaux livres, et objets précieux. Mais il entretenait beaucoup son commerce d'élixirs dans les égouts, vendant toutes sortes de concoctions illégales dans le marché officiel des potions. Cela lui rapportait beaucoup de petits pièces de soleil, et donc de livres. Il avait comblé ce vide de lumière et de fraîcheur, par ces habitudes parmi les Autres.

Le soleil était très présent sur ce monde, dont il avait découvert le nom. Feleth. Mais ce soleil n'était pas le sien. Il n'égalerait jamais le sien. Alors la haine le reprenait. Sois maudite, citée, car tu es Feleth.


En ce qui vous concerne


A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ? Autant que ma petite vie tranquille me le permettra.

Comment avez-vous découvert le forum ? En fouinant sur le net, on trouve de ces perles... C'est fou hein ? ^^

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ? Il est splendide ! Harmonieux, simple tout en étant original, et il colle vraiment bien avec l'ambiance..


Test-RP

La pluie pleurait sur des lèvres bleues, le soleil s'étendait sur des lèvres pourpres. Il y avait un contraste fascinant entre le soleil et les jours de pluie. Et parfois les deux se mélangeaient. Ce jour là, était un de ceux là. Silas était assis, sur son petit morceau de terre, sous les arbres des marais, toujours aussi avachis et ternes. Et son rayon était là, mais la pluie l'accompagnait. Son visage levé vers le rayon recevait les larmes froides du soleil, qui dévalaient ses joues pâles. Son cœur battait doucement contre sa poitrine, mais ce mélange le rendait fou. Ces éclaircis, et cette grisaille, mélangées, c'était tellement hypnotisant.

Bientôt, un bruit sourd fendit même le ciel, et masqua le soleil d'un voile gris. Il n'y avait plus son rayon, c'en était fini pour aujourd'hui. Il se mit à pleuvoir. Une averse diluvienne et glacée. Le marais redevint sombre et triste. Tout comme Silas. Il regagna sa grotte, et chercha un livre susceptible de l'intéresser ce soir là.

Il tomba par hasard sur un livre vierge. Il disposait de pleins de pages, mais toutes étaient dénuées d'écritures. Fouillant dans les caisses qu'il remplissait de choses et d'autres, il chercha de quoi écrire un peu d'encre, mais n'en trouva pas. Il fronça les sourcils, et sans réfléchir, piqua son œil gauche avec la plume. La douleur fut vive mais partit rapidement, tandis que le liquide noir glissait.

Le sourire malsain fit surface, tandis que le démon récupérait l'encre directement sur sa joue, et commençait à écrire. Il n'écrivit que deux mots, les alternant. Une fois l'un, une fois l'autre. Soleil, et Pluie. Jusqu'à remplir toutes les pages....


* * *


Dernière édition par Silas Miscarcand le Dim 2 Nov 2014 - 15:53, édité 1 fois
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Alekseï Rytchkine



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Fiche de Personnage : L'histoire d'un timbré.


MessageSujet: Re: Miscarcand, le soleil du Vein   Dim 23 Juin 2013 - 14:10

Salutations Silas et bienvenue dans les terres de Feleth !

J'ai lu toute ta fiche et je trouve ton personnage pas mal réfléchis. Son origine de faux-parleur contraste bien avec le personnage, son innocence et aussi, sa haine ... Un peu comme le jour et la nuit, non ? Toussah pour dire que j'aime bien, même si je ne suis pas très porté démon mais là, c'est cool.

À part ça, je n'ai pas trouvé d'incohérences, je vais donc te valider ! :)




Je te souhaite beaucoup d'inspiration ! Pense à remplir ton profil et à renseigner ton rang ici.
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Miscarcand, le soleil du Vein

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