''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Le chemin de l'éternité - Chapitre deux - Introduction [PV Néro Elem]

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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Le chemin de l'éternité - Chapitre deux - Introduction [PV Néro Elem]   Dim 23 Juin 2013 - 23:04

Voilà déjà quelques temps que Fearghas dormait mal. Il n'était pas malade mais, il n'avait pas l'esprit tranquille. Il avait réuni les quatre fluides élémentaires, suite à sa victoire contre Balthazar et son accord avec la Dame des Glaces mais, il se heurtait maintenant à un problème bien plus grand encore. La recette fourni par le disciple d'Alchim mentionnait un symbole alchimique qu'il ne connaissait pas et qui ne lui suggérait absolument rien. Cet élément était indispensable à la confection de l'élixir mais, qu'est-ce que cela pouvait être ? C'était ça la grande question et il avait eu beau lire et relire tous les livres possibles et imaginables au sujet des philosophies alchimiques les plus farfelues, il n'avait rien trouvé qui correspondait à ce symbole !

Lola, sa fée, l'avait suivit lors dans sa quête des fluides et elle était particulièrement satisfaite du voyage qu'elle trouvait tout simplement fantastique, tant pour ce qu'il s'y était passé que par les nombreuses personnes qu'ils avaient rencontré. Seulement, pour elle s'était suffisant, pour Fearghas, non ! Il ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin et surtout pas après ce qu'il venait de se passer. Sa fée avait beau avoir essayé de le raisonner, il n'avait rien voulu savoir. Pire même, il s'était renfermé sur lui-même, étant devenu bien plus grincheux que d'habitude. Il ne voyait plus sa petite fille, et encore moins son fils, quant à ses élèves, il ne leur accordait plus autant de temps et d'attention qu'avant. Des changements qui inquiétaient Lola, elle voyait son maître changer lentement mais surement et la pente qu'il suivait n'avait rien de bien rassurant.

Après de longue semaines de recherches infructueuses, il ne lui restait qu'un dernier recours, les ouvrages interdits. Une formidable collection de livres uniques au monde que la tour des mages avait acquis au fil des siècles. Des livres que la tour avait classé comme interdit à reproduire, à vendre et même à lire pour la simple et bonne raison que leur contenu était trop dangereux pour être accessible à qui que ce soit et surtout, qu'il était particulièrement malsain, de quoi transformer un ange en démon avec quelques mots. Ces livres n'étaient pas entreposés à la bibliothèque centrale de la tour mais, dans une autre, quelques étages plus haut, à l'accès strictement réservé au membres du "haut personnel". Un accès protégé par de la magie et un accès auquel il n'avait évidemment pas le droit. Mais, Forrester avait plus d'un tour dans son sac et dans sa baguette !

Bien que Lola essaya de l'en dissuader, il ne l'écouta pas et choisis une nuit où les principaux membres de ce même personnel n'étaient pas là pour s'introduire à l'intérieur de cette bibliothèque. De toutes les façons, qui irait soupçonner un magicien aussi exemplaire que lui si jamais l'intrusion venait à être remarquée ? Le plus difficile, c'était tout de même d'utiliser les énergies de la lumière pour forcer ces mêmes énergies qui maintenaient les portes fermées. Un travail qui lui demanda une quinzaine de minutes et surtout, beaucoup d'efforts et de minutie pour qu'au final, le sortilège se brise. Ce n'était pas sain du tout d'employer la magie blanche à de telles fins et il le savait mais, il savait aussi qu'il n'avait pas d'autres solutions ... Enfin, presque pas d'autres solutions. Et puis, ça n'arriverait qu'une seule fois alors, où était le mal ? Quelque part, il avait un peu l'impression de trahir la confiance qui lui était faite mais, il ne faisait rien de mal, il ne faisait que consulter un ouvrage ... Non, ce n'était pas facile de se rassurer, décidément.

La bibliothèque ouverte, il s'aventura dans le dédale des allées et des étagères à la recherche d'ouvrages traitant d'alchimie. Il y en avait beaucoup, vraiment beaucoup et il mit bien une petite heure à faire le tour de la salle et à choisir les livres. Il les déposa tous sur une table perdue quelque part dans la bibliothèque puis, lorsqu'il eut finit, il entreprit de tous les examiner. Il s'assit alors à cette même table et entama une profonde et silencieuse lecture de ces ouvrages classés comme interdits. La discrétion était le mot d'ordre mais, qui disait discrétion disait certitude et ça, on ne pouvait jamais complètement l'avoir.
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MessageSujet: Re: Le chemin de l'éternité - Chapitre deux - Introduction [PV Néro Elem]   Mar 25 Juin 2013 - 18:11

La nuit était déjà tombée. La bibliothèque était sombre. Les ténèbres l'envahissaient toute entière. Cela était peut-être dû à l'absence de fenêtre. Des parchemins attachés et rangés dans des étagères en couvraient entièrement les murs. Des escaliers montaient le long d'eux et descendaient. Il n'y avait ni sol ni plafond parait-il. La bibliothèque continuait ainsi étage après étage, jusqu'à l'infini. Personne n'avait jamais cherché à vérifier. Cela était peut-être à cause du fait que les ouvrages entreposés étaient considérés comme dangereux. Il n'y avait ni entrée ni sortie. Seuls ceux qui en connaissaient déjà l'existence pouvait y entrer et ils étaient si rares que l'obscurité ne quittait que rarement ces lieux. Pourtant, à cet instant, une douce lueur fragile s'y trouvait. On aurait dit une simple luciole de magie pour s'éclairer. Qui pouvait donc ainsi s'user les yeux à une telle heure dans un tel lieu ? L'éclat bleuté révélait un pâle visage d'enfant que l'âge n'avait surement pas encore frappé, assis sur les dernières marches d'une échelle, un document entre les mains. Ses cheveux blonds semblaient blancs ainsi éclairés. Ses yeux turquoise étaient fixés devant sa lecture, écarquillés par la fascination de la découverte de ces secrets. Pourtant son visage était si jeune et épargné par le temps. Un enfant ? Inconscient... Ne savait-il donc où il se trouvait ? Cet endroit n'était pas anodin. Il contenait des révélations jugées si dangereuses qu'elles n'avaient même pas pu être soumises à l'état de livre. Elles resteraient donc ainsi, encre sur un parchemin, dans l'ombre, jusqu'à la fin des temps. Peut-être viendra, un jour, une époque où ce mystère sera finalement brisé. Cette ère-ci sonnera alors la fin du monde. Si ces écrits, plus puissants que la magie elle-même, venaient à être mis au jour, le monde en ressortirait profondément changé. Fuis mon enfant. Ces mots ne devraient jamais être lu par tes yeux innocents. Seras-tu l'être qui apportera finalement la fin de ce temps dépassé ?...

Un choc ! Une onde de magie se répandit dans l'air...



កុំភ្លេចកូនរបស់ខ្ញុំ



Un choc magique me fit tourner la tête. D'où venait cet étrange bruit ? Enfin... ce n'était pas vraiment un bruit, on aurait dit que c'était au delà des sons. Peu rassuré, je posai à nouveau mon regard sur les écrits. Sous mes yeux, la page que je lisais, il y a quelques instants, commençait a disparaître. Le bois se mit ensuite à grincer. Certes le parquet était vieux et faisait beaucoup de bruits quand on marchait dessus mais, cette fois-ci, c'était différent, le bois hurlait. On aurait dit que quelqu'un essayait de le tordre. Je me penchai légèrement sur le coté pour voir ce qui se passait. Une étagère surgissant soudain manqua de m'arracher la tête. Je ne dus qu'à la chance de ne pas mourir ainsi. En effet, l'échelle disparut... Attendez ! L'échelle quoi ?! Je tombai lourdement sur le sol. La douleur m'arracha un cri. Mais que se passait-il ici ? La bibliothèque entière était en train de se transformer. Les étages supérieurs étaient en train de se baisser, comme si, après avoir supporté le poids du secret pendant des millénaires, elles cédaient soudainement à l'épuisement. Des parchemins tombaient des hauteurs, parfois, accompagnés de bien moins sympathiques poutres de bois. Je me mis à courir, évitant débris tombant du ciel et étagères surgissant du sol. Le bruit était assourdissant. Partout, le chaos régnait. On aurait dit que le monde s'affaissait sur lui-même. D'où venait cette destruction ? Était-elle d'origine magique ? Étions-nous attaqués ? Le Triumvirat avait-il finalement décidé d'anéantir ce lieu ? Non... Mon maître m'aurait prévenu si c'était le cas. Oui... oui... il l'aurait surement fait. Il savait tout, il devait connaître aussi les événements actuels, n'est-ce pas ? Mais peut-être … Non ! Je me pris la tête entre les mains. Je n'avais pas le droit de douter de lui. J'avais juré de le servir. Il m'avait accueilli ici sans savoir qui j'étais. C'est lui qui m'avait trouvé alors qu'on m'avait chassé d'Adiryl. Je fermais les yeux. Une larme coula, solitaire, sur ma joue. Adiryl... Elle était la terre où j'étais né. Elle était la terre à laquelle j'avais aspirée pendant des années. Pourquoi mes pensées étaient-elles si brouillées, si contradictoires ? Quel était réellement mon passé ? Qui étais-je ? Un elfe ayant perdu ses parents ? Un oracle aux origines lointaines ? Un démon... ? Non ! Je n'étais pas un démon ! Je n'avais pas le droit d'être un démon ! Je ne voulais pas être un démon. Je me secouais d'avant en arrière. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tout avait pourtant été tellement simple avant. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je ne comprenais pas pourquoi cela arrivait ? Pourquoi étais-je si seul ? Pourquoi étais-je ainsi perdu ? Pourquoi étais-je… ?

Il n'y avait rien... Seulement un vide qui s'agrandissait, peu à peu, lentement, absorbant jour à jour chaque miette de mes souvenirs, chaque fragment de mon passé. Seul le silence me répondait. Le silence... Le silence ? Le silence ! J'ouvris les yeux. Autour de moi, tout était calme. J'étais dans une bibliothèque, une simple bibliothèque. Aucune poutre ne traînait, aucun parchemin déchiré. Une simple bibliothèque... normale. Un léger rire de soulagement échappa de mes lèvres. J'essuyai mes yeux. J'avais compris. Ce n'était rien. Ce n'étais pas le chaos qui s'abattait sur un terre. Ce n'était pas l'anéantissement du temps. Ce n'était que le système de sécurité. Mon Maître me l'avait expliqué alors qu'il me faisait visiter les salles secrètes de la Tour. Je me trouvais donc actuellement dans la Fausse bibliothèque. Je me demandais malgré tout qui avait bien pu ouvrir la Porte de la Bibliothèque Interdite en pensant que le Triumvirat aurait été assez stupide pour placer tous les livres interdits ensembles et indiquer l'endroit avec un portail tellement bardé d'Archimagie qu'il dégageait presque des étincelles quand on passait à coté. Je trouvais ça, pour ma part, particulièrement stupide d'avoir imaginé une telle chose. En réalité, les divers livres interdits étaient placés à divers lieux, plus ou moins protégés selon leur dangerosité et un mécanisme de protection transformait tous ces lieux en la Fausse bibliothèque quand quelqu'un tentait de forcer la Porte de la Bibliothèque Interdite. Tous les livres ici étaient des faux et, par un sortilège détourné, inscrivaient sur les pages uniquement les connaissances déjà acquises de son lecteur. De plus, cette place était conçue à la façon d'un labyrinthe mouvant, autant dire qu'il était impossible de s'y repérer. Je regardai autour de moi. Il n'y avait qu'un seul passage utilisable. Je n'avais donc pas vraiment le choix. Je me mis debout et avançai, espérant que le chemin me mènerait vers la sortie. Sur le chemin je laissais mon esprit admirer les environs. Certains livres semblaient si anciens que j'aurais presque eu envie de les regarder, et cela bien que je sache que je n'apprendrais rien dedans. Si cela faisait déjà un tel effet sur moi, je n'imaginais même pas la convoitise que ce devait susciter chez autrui. Les premiers mages à l'origine de tout ça avaient même réussi à former une aura de choses enfouies et oubliées. Ils devaient déjà être extrêmement puissants. Je commençai alors à voir une plus grande lumière devant moi. Mon cœur se remplit d'allégresse. Sans le vouloir, mes jambes commencèrent à courir d'elle-même. J'étais impatient de quitter cet endroit étrange.

Ce fut pour m'arrêter subitement. Devant moi étaient alignées des tables et chaises de bois, comme dans n'importe quelle salle d'étude. J'avais trouvé l'intrus. Je me retournais pour repartir le plus discrètement possible mais une étagère me faisait désormais face, me bloquant le passage. Je tournais sur moi-même pour chercher un autre passage mais l'unique était juste derrière l'inconnu. J'étais bloqué. La Fausse Bibliothèque m'avait eu. Je n'avais plus vraiment le choix, maintenant. Il allait m'apercevoir d'un moment à l'autre. Il valait mieux que ce soit moi qui engage la parole. Je m'approchais, en lisant les titres des livres qu'il avait choisi. De l'alchimie, un choix original mais plutôt inquiétant sachant que c'était une des disciplines les plus cachées au reste du monde. Je levais ensuite mon regarde vers l'intrus, m'attendais un simple apprenti un peu trop curieux. Je fus surpris, l'homme était déjà vieux. Que pouvait-il bien faire là ? Était-il possible... Se pouvait-il que... cet homme fut un traître ?! Cette pensée me surprit tellement que j'en glissais sur le sol, renversant plusieurs chaises ainsi que des livres en un gros fracas. J'étais mort...

Oui, cela aurait pu se passer ainsi, en un autre temps, en une autre heure ; mais le monde évoluait déjà, déchirant l'immense arbre des possibilités vers un futur plus sombre, obscure, impalpable. Tout changeait. Le mal règnerait. Aussi, lorsque Néro courut vers une issue probable, il ne rencontra pas un mage savant avec lequel il aurait pu composer pour former un élixir merveilleux qui aurait surement été une solution. Au contraire, non, il ne rencontra qu'une chose : le vide, la sortie, les égouts des possibilités. L'histoire qui aurait pu se former se fut pas produite. L'élixir qui aurait été créé disparut des mémoires. Il ne reste qu'une seul chose le silence.
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Le chemin de l'éternité - Chapitre deux - Introduction [PV Néro Elem]

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