''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]

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Yse Veshtra

Héraut Mortel

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Yse Veshtra
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Race : Syrinx
Classe : Empathe
Métier : Rétameuse / Messagère / Tortionnaire
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Âge : A vue d'oeil, 19 ans

Messages : 18

Fiche de Personnage : Héraut Mortel


Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] _
MessageSujet: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyVen 28 Juin 2013 - 9:48

Yse s'ennuyait. Cela semblait être une constante chez elle. Elle s'amusait un peu, quelques minutes, quelques heures, puis, alors que le sang s'écoulait en longues rigoles roses sur son corps nu, la plaisir s'évanouissait et ne laissait qu'un vide toujours croissant. Il en allait ainsi, et cette tendance allait en s'aggravant, depuis qu'elle avait rencontré Silas. Ce n'était pas tant lui en tant que mâle, que corps, ou que personne, mais lui en tant qu'entité, que représentant du Vein.

Elle savait qu'elle n'y retournerait probablement jamais. Elle n'avait qu'une chance sur un million de retrouver l'endroit exact qui l'avait fait naître, celui où ses sœurs s'épanouissaient sous la pâle lueur diffusée par le Noir, dans cette eau tourbillonnante et claire qui approchait les victimes innocentes de leurs filets veloutés qui, sans bruit, se refermaient, les étouffaient et s'en nourrissaient avec une délectation dont elle avait de plus en plus de difficulté à se souvenir.

Sur Feleth, elle avait découvert d'autres joies, d'autres beautés qui rivalisaient avec la puanteur et la folie du Monde du Dessous. Une logique régissait ces terres des Humains, qui parlait à son esprit sans imagination. Les verdure y était en quelque sorte plus verte, ses sentiments plus vibrants, ses odeurs plus prégnantes. Son eau, également, y était bien plus régénérante. Non, elle le savait, elle ne retournerait sur ses terres natales que pour y mourir, et si le Noir le voulait bien, elle retrouverait son lac et y plongerait une dernière fois avant de rejoindre la magie primordiale.

Elle soupira une nouvelle fois en sentant l'herbe sous ses bottes. D'un geste mille fois répété, elle mit en place la béquille de sa charrette, retirant les chaussures de cuir bleu avant de retirer ses manches de robe. Elle se demandait si cette fois elle parviendrait à ne pas se salir. Non, probablement pas... D'un ample mouvement circulaire qui fit voler sa robe, découvrant partiellement ses jambes blanches et le début d'un tatouage, elle observa les environs. Personne. Parfait.

Doucement, méticuleusement, elle retira son petit chapeau carré, puis le pic qui retenait ses courts cheveux rosés qui lui effleuraient les épaules. Il s'agissait toujours d'un préliminaire indispensable, comme si elle avait besoin de sentir le vent dans sa chevelure pour apprécier véritablement son contact primitif avec ce qui faisait l'Homme. D'un mouvement gracieux et presque félin, elle s'étira, tendant ses doigts vers le ciel, les pieds fermement ancrés dans la terre. Sereine, elle défit ensuite les attaches retenant sa robe, qui s'effondra au sol en un tas blanc et bleu. Son corps nu, couvert de cicatrices, marqué par une longue liane courant le long de sa cuisse et autour de sa taille pour terminer sa course contre son cœur, sous sa poitrine.

Avec une certaine satisfaction à sentir ce contact direct entre la chair de l'homme et sa peau, elle tira une imposante silhouette de sa carriole, la traînant au sol pour l'amener en terrain découvert. Elle rangea ensuite ses affaires, puis installa la trousse qui ne lui servait qu'à cela. Tous les instruments étaient entretenus méticuleusement, et le cuir était à peine constellé de petits taches lui apportant une patine et une originalité qu'elle savait apprécier à sa juste valeur.

Pendant quelques heures, grâce à cet homme dont elle ignorait tout, elle oublia sa lassitude, atteignant des bassesses inespérées. Aussi, lorsqu'elle releva la tête de son ouvrage, la peau et les cheveux rougis par l'effort, elle ne put que s'apercevoir vaguement que le soleil avait diminué et qu'un groupe de voyageurs approchaient. Elle n'aurait pu, dans cet état, faire des affaires avec eux, et abandonna donc la poupée désarticulée qui avait autrefois été un Humain, pour vider les lieux.

Elle n'avait revêtu que son plastron de cuir, à même la peau, et une longue cape noire qui lui permit de se voiler à la vue de ceux qu'elle aurait pu croiser, mais ce fut tout de même avec un soulagement certain qu'elle sentit l'herbe devenir cailloux, et l'eau gronder en un ressac enthousiasmant et proche. Elle se guida à l'oreille plus qu'à la vue et rejoignit une rivière qui se jetait en glougloutant dans la baie. Elle déposa une nouvelle fois son attirail, retirant encore ses vêtements, et entreprit de se baigner. Elle ne craignait pas véritablement le froid et décida donc de n'allumer son feu que par la suite. Ses plans ne furent pas, cette fois, contrariés, mais le brasier dut attendre, car la nuit se mua en une averse persistante l'obligeant à se rouler en boule sous sa carriole bâchée, enroulée dans sa houppelande.

Le lendemain matin, elle constata que le vide était revenu, tel un ver insidieux pourrissant la pomme. Les Hommes ne l'apaisaient plus et elle avait une décision à prendre. Devait-elle, ou non, disparaître dans le Vein pour n'en jamais ressortir, ou le Noir lui enverrait-il un signe lui indiquant qu'il avait besoin d'elle encore un peu sur les Terres du Milieu?

Avec un soupir, elle monta l'auvent sous lequel elle s'abrita, assise sur son tabouret trépied, une meule à manivelle plantée devant elle et une batterie de couteaux et dagues en tous genres à ses côtés. La monotonie de la tâche, espérait-elle, lui fournirait une réponse. Et donc, sous le bruit assourdissant du métal en train d'être aiguisé, aveuglée par les étincelles, elle réfléchit à la question la plus existentielle qu'elle se soit jamais posée. Une expression disait que lorsque l'on donnait suffisamment de corde à quelqu'un pour qu'il se pende, on lui donnait simplement le choix de sa destinée, mais elle avait l'impression lancinante qu'on ne lui avait fournit aucune autre corde que ses propres intestins pour savoir qu'en faire.
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Silas Miscarcand

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Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] _
MessageSujet: Re: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyDim 30 Juin 2013 - 16:25

« Maintenant chers enfants soyez attentifs,
Je suis la voix de l'oreiller,
Je vous ai apporté quelque chose,
Je l'ai tiré de ma poitrine,
Avec ce cœur j'ai le pouvoir,
De commander vos yeux,
Je chante jusqu'au lever du jour,
Une lueur éclatante au firmament,
Mon cœur brûle !

Ils viennent vous voir pendant la nuit,
Démons, esprits, fées noires,
Ils rampent dans les tréfonds,
Et viennent vous voir sous votre lit.

Maintenant chers enfants soyez attentifs,
Je suis la voix de l'oreiller,
Je vous ai apporté quelque chose,
Une lueur éclatante au firmament,
Mon cœur brûle !

Ils viennent vous voir pendant la nuit,
Et vous volent vos petites larmes brûlantes,
Ils attendent jusqu'au lever de la lune,
Et les glissent dans mes veines froides.

Maintenant chers enfants soyez attentifs,
Je suis la voix de l'oreiller,
Je chante jusqu'au lever du jour,
Une lueur éclatante au firmament,
Mon cœur brûle ! »


De longues heures, les yeux de Silas parcourent ces mots. Inscrits, perdus, dans un livre abîmé, ce conte était là, avec ses frayeurs et ses douleurs. Le marchand de sable, tel qu'il était nommé dans quelques rares histoires. C'était un être très abstrait, et craint, parfois. Mais il existait cependant, dans quelques imaginations, il apparaissait. Avait-il un visage ? Une voix ? Une odeur ? Peut-être... Silas avait du mal à le concevoir. Il ne voyait qu'un spectre torturé qui venait voler les rêves de ceux qui parvenaient à dormir. Pourtant, dans les rares contes qu'il avait lu, il était une personne douce. Qui venait Offrir le sommeil aux enfants. Mais ce conte là, dans ce livre en miettes, présentait ce personnage tel qu'il l'était dans l'esprit du démon. Cette ombre aux cernes profondes qui n'avait jamais réussi à fermer l'œil depuis des millénaires. Et qui de ses mains vieilles et sans repos, arrachait les songes, s'en gavait, s'en imprégnait.

Lentement, une larme, une unique larme, jaillit de son œil noir, et glissa, noire, sur sa joue pâle. Il relut encore une fois le conte, écrit sous la forme d'une poésie. Cette histoire l'avait atteint, plus profondément qu'il ne voulait se l'avouer. Il pouvait sentir ce mal que possédait en lui, le marchand de sable. Il pouvait sentir les cris de son corps qui fatiguait. Mais alors qu'il continuait de lire les mots d'encre, de l'eau tomba du ciel. Menaçant d'effacer ce conte. Silas ferma violemment le livre et glissa dans son manteau, se relevant promptement. Une pluie diluvienne s'abattait. Il faisait nuit. Mais le démon ne souhaitait pas s'abriter. Il aimait la pluie. Elle était toujours là, réveillant la vraie beauté des choses. Faisant jaillir d'un carnage, une poésie évidente. Faisant vomir d'une bouche subtile, d'un visage poupin, un sang noir de cauchemar. La pluie révélait le monde, sans un seul mot. La pluie était tout. Alors Silas demeura. Jusqu'à l'aube, où elle s'apaisa. Il cligna à peine des yeux une ou deux fois. Demeurant.

Petit à petit, un soleil terni se leva. Éclairant tout juste les recoins les plus sombres, désormais trempés par la pluie. Non loin se trouvait l'océan, et le faux parleur eut envie d'y aller. Il se mit à avancer dans une direction au hasard, ne sachant pas vraiment quel chemin prendre pour gagner les côtes. Il ne connaissait pas vraiment bien la géographie du monde du milieu. Du moins, pas celle aussi loin des marais ou de Madorass. Il était venu ici pour chercher de l'Harrada, et s'était quelques peu éloigné de la ville portuaire de Beolan pour fouiller les végétations alentours. Maintenant, il était perdu. Peu importait. Son esprit était encore noyé dans la pluie, baignant les songes du marchand de sable. Alors il marchait tranquillement, encore trempé, ses cheveux collés à son visage par endroit, sa tunique bleue, gelant son corps de par sa proximité avec sa peau. Il marchait... Jusqu'à tomber sur un petit char, tout seul.

Il en émanait une odeur étrangement familière. Fronçant légèrement les sourcils, il continua d'avancer pour atteindre la charrette d'où s'échappait ce parfum étrange. Une fois plus près, il entendit des bruits métallique à l'intérieur. Ses sourcils s'arquèrent d'avantage, mais après quelques courtes secondes à hésiter, il décida de simplement continuer sa route. S'éloignant du cercle parfumé autour du char, il se mit à en tête d'atteindre les rochers qui se dressait à l'horizon, comme si de rien n'était. Comme si aucune charrette ne se trouvait là, exhalant ce parfum vicié. Soudain, lorsque son esprit répéta ce mot, « Vicié », il se remémora le visage de la démone aux plantes. Alors il se retourna vivement, et reconnut sa chevelure claire et légèrement rosée. Incrédule, il osa...

« Yse ?... »


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MessageSujet: Re: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyDim 30 Juin 2013 - 17:15

Distraitement, entre deux mouvements sur la pédale qui faisait tourner la meule en un tourbillon de gris et d'étincelles orangées, elle percevait le carillonnement de l'eau dévalant les rochers, emportant avec elle de petits cailloux et quelques poissons qui auraient fait son repas si elle avait encore été... Avec un soupir, elle laissa le rond de pierre ralentir et ses mains, tenant toujours le couteau, retomber dans son giron. C'était une commande spéciale, une batterie de cuisine commandée pour le trousseau d'une jeune fille dans un village proche.

Elle avait ressenti la tristesse et la résignation de cette femme à l'idée d'être mariée à un homme qu'elle n'aimait pas et ne connaissait peut-être même pas. Elle n'y avait jamais réfléchi. L'amour et le mariage étaient des sentiments qu'elle n'identifiait que chez les Humains et pourtant... Ce qu'elle ressentait vis-à-vis du Vein n'en était-il pas une expression détournée? Ce manque, cette angoisse... N'était-ce pas ce que les poètes appelaient la nostalgie? Ou peut-être que cela n'avait rien à voir.

Résignée à son tour, elle fit repartir la meule, bien décidée à terminer sa commande. Elle n'en avait peut-être pas l'air, mais elle tirait une certaine satisfaction du travail bien fait, et ce dans tous les domaines. Elle ne rétamait jamais à moitié, ne délivrait sous aucun prétexte des demi-messages, et surtout, ne torturait certainement pas sans une application méticuleuse que finissaient par redouter ses victimes. Et, d'une certaine façon, chacun de ces emplois lui apportait quelque chose, comblait pour un temps son vide intérieur. Elle se dit qu'il lui faudrait lui trouver un nom si elle se décidait à rester sur Feleth. La qualifier comme une entité séparée d'elle-même permettrait peut-être de s'en dissocier, de s'en éloigner, de s'en soigner, en quelque sorte.

Elle se rendit alors compte que jamais auparavant l'idée ne l'avait effleurée d'abréger sa vie et de retourner dans le Vein. Cette rencontre avait-elle donc tant changé son point de vue? Les Terres du Dessous lui manquaient-elles donc tant? Que lui avaient-elles véritablement apportées à part la vie et un souvenir aussi lancinant qu'une brûlure à vif? Rien, véritablement rien. Il n'y avait que la souffrance, d'aussi loin que remontent ses souvenirs. La béatitude première de cette plante dans son lac, la surprise ineffable d'être incarnée au sens le plus véritable, mise dans une peau, dans la chair et l'os, dans les tendons, les nerfs et l'esprit, puis, enfin, depuis, la souffrance. Celle d'avoir dû quitter son habitat naturel, celle d'avoir dû se battre pour défendre sa nouvelle vie, avant même d'avoir pu comprendre que la mort était une fin en soi, celle de la séparation enfin, quand elle était arrivée dans le Monde du Milieu.

Avec surprise, elle s'aperçut qu'une part d'elle-même haïssait le Noir qui lui avait donné cette enveloppe, qui avait fait d'elle une marionnette de ses propres desseins. Et dans le même temps, elle le savait, elle appréciait également cette sensation de n'être que guidée, de sentir chaque particule de son être se recroqueviller sous la souffrance. *Quelle contradiction!* Cependant, sa décision fut un peu plus ferme quand elle hocha la tête en se résolvant à rester ici. Si le Vein attendait encore quelque chose d'elle, et bien soit, elle poursuivrait cette quête dont elle ne connaissait pas le but. Il lui suffirait d'éviter d'avoir à nouveau maille à partir avec un Démon... Et ce ne devrait pas être si compliqué, n'est-ce pas? Elle avait vécu ici plus de cinquante ans sans en rencontrer un, après tout...

Satisfaite, elle reprit son travail avec un acharnement renouvelé, finissant en un temps presque record la majorité des rafistolages. Il ne lui restait que l'entretien d'une petite dague, abîmée de la soie au bout de la lame et probablement irrécupérable, lorsqu'elle entendit une voix qu'elle avait espéré fuir l'appelant par son nom.

Tout d'abord, elle n'y crut pas. Ce n'était simplement pas possible! Une partie perverse de son être le rappelait simplement à son bon souvenir pour lui dire qu'il ne serait pas si facile de se débarrasser de ce fragment entraperçu. Mais elle leva tout de même la tête avec appréhension. Elle il fut là. Il n'avait pas changé, mais elle ne l'avait pas quitté depuis si longtemps que cela. Et cette fois, l'ironie du sort avait voulu que les rôles soient inversés. Il était sur son territoire, dans la nature, à un moment où elle ne voulait pas être dérangée et surtout pas par lui. Et en même temps, elle en avait eu terriblement envie...

Ce fut donc presque à contrecœur qu'elle ouvrit sa bouche charnue et que sa voix s'en échappa, étonnamment essoufflée:


"Silas? C'est..."

Elle ne savait pas quoi dire. C'était une surprise, mais elle doutait toujours en partie de la véracité de sa présence. Les hallucinations n'étaient pas une légende, et elle n'avait rien ressenti... Elle ferma les yeux quelques secondes, prenant conscience que, comme à l'habitude, les lianes de ses sensations s'étaient repliées au centre de son être après leur petite séance de distraction, comme un serpent repu hibernant après avoir englouti une proie trop grosse pour lui.

Elle les força à reprendre leur essor alors que son esprit enregistrait le moindre son son les environnant. Le bruit de l'eau cascadant toujours allègrement, les cailloux roulant dans le lit de la rivière et sous les pas du Démon, son souffle répondant à sa propre respiration, le vent s'engouffrant dans leur cheveux, les frottements de leurs vêtements... Tout avait l'air si réel. Ce visage marqué était toujours le même, ses yeux bicolores également... Puis les tentacules l'atteignirent et sa véracité fut confirmée. Les illusions pouvaient tout tromper sauf cela, à tout le moins aucune n'y avait réussi jusque-là.

Presque tremblante, elle rouvrit les yeux, toujours déchirée entre ses envies contraires. Elle ignorait si son visage reflétait son trouble, mais pour l'instant, elle s'en moquait éperdument. Elle ne savait pas comment l'accueillir, comment comprendre ce hasard, ce destin mis en branle par le Noir (qui d'autre après tout?). Cette rencontre n'était pas fortuite, mais ses capacités de réflexion réduites ne lui permettaient pas d'y songer avec sérieux pour l'instant. Alors elle laissa l'habitude prendre le dessus, sans cependant contrôler son expression ou le ton de sa voix, toujours aussi froide. La meule s'était tue depuis longtemps, ne lui laissant plus que la nature comme fond sonore lorsqu'elle reprit la parole:


"Asseyez-vous si vous le souhaitez, je pensais préparer le déjeuner incessamment sous peu. Avez-v..."

Elle s'arrêta juste à temps, les sourcils froncés. Elle avait failli lui demander ce qu'il avait à réparer. Un bon discours commercial, terriblement mécanique. Mais Silas n'était pas un client, comme elle n'en avait pas été une dans sa boutique. Mais l'ironie de la situation lui fit malgré tout poursuivre sa phrase avec un léger frémissement des lèvres, ce qui se rapprochait le plus d'un sourire naturel chez elle:

"Avez-vous des ustensiles à faire réparer, du bois à faire sculpter ou des couteaux à aiguiser?"

La dague dépourvue de manche était encore dans sa main, l'autre étant posée sur la meule, ses bras nus et blancs offrant un contraste saisissant avec la demi-pénombre offerte par l'auvent. Son pied gauche reposait sur la pédale, sa robe relevée jusqu'à ses cuisses, dévoilant le début de ce qui était à la fois une cicatrice et un tatouage, offrant à une plante qui n'avait jamais vu le ciel de Feleth un aperçu de son soleil et de ses nuages. C'est donc dans cette posture qu'elle attendit une réponse, se demandant s'il serait aussi hostile hors de ses terres, ou s'il accepterait, cette fois, de lui offrir ce qu'elle souhaitait et redoutait à la fois.
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Silas Miscarcand

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MessageSujet: Re: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyMer 3 Juil 2013 - 21:41

Partagé. Croisant les bras contre son torse, Silas ne savait pas du tout sur quel pied il fallait danser. Ses sourcils demeuraient froncés, tandis que dans son esprit se bousculaient plusieurs réactions de son cerveau. Produisant au passage un vacarme interne, monstre et très désagréable. Chacune de ces émotions hurlaient aux autres sa légitimité, dans le langage propre aux mots du cerveau. Tout d'abord, il y avait la surprise. Mais le démon acceptait petit à petit le fait que le hasard était très doué, il n'y avait pas besoin de s'attarder des heures sur la surprise de voir Yse ici.

Ainsi arrivait l'agacement. La dernière fois qu'il l'avait vu, elle avait été un élément perturbateur de sa tranquillité. Aujourd'hui, c'était certes lui qui venait la déranger, mais il n'avait pu s'empêcher de la reconnaître là, elle et son parfum. La surprise l'avait empêché de contenir le nom qui s'était échappé de ses lèvres, troublant le silence... Mais il n'en restait pas moins agacé. Elle avait beau venir du Vein, il n'aimait pas ses masques et ses jeux. Peut-être ne l'aimait-il pas tout court. C'était une probabilité assez évidente.

Tentant de pousser l'agacement, une petite faiblesse. Le conte du marchand de sable tournait dans la tête du Faux Parleur. Il avait envie de le raconter. Et il en avait peur en même temps. Une fois passée la barrière des lèvres, de la voix, l'histoire prenait une consistance si concrète. C'était presque un crime de prononcer les mots du livre, à haute voix. Avec les années, Silas avait développé un besoin monstrueux de protéger les écrits, de ne jamais les partager, à moins d'être sûr qu'ils tombent dans une oreille qui saurait les entendre.

C'est dans ce torrent de cris mentaux que Silas demeura, debout, non loin de la charrette d'Yse, à la regarder, l'écouter, très distrait. Complètement ailleurs. Sa conscience était comme sortie de son crâne, et se perdait dans les nuages, beaucoup plus haut. Mais son corps parvenait à tenir debout, là, dans cette dimension, cette atmosphère. Et la voix d'Yse parvenait à ses oreilles, sans réellement atteindre le démon. Jusqu'au moment où un oiseau des plages passa, au dessus de lui. Son cri perça la foule dans sa tête, et sa conscience reprit sa place dans son corps. Silas releva alors la tête et vit passer cet oiseau blanc, rejoignant un petit groupe de ses congénères. Il aimait ces oiseaux là. Il aimait leurs cris calmes, il aimait l'univers d'où ils venaient. L'océan, l'eau salé, les vagues... Lorsque son visage retomba, il tenta de percevoir ce son, mais rien... Il avait envie d'y aller...

« … ..faire sculpter ou des couteaux à aiguiser ?.. »

Ses yeux retombèrent donc sur la Syrinx. Le début de sa phrase lui avait échappé. C'était simplement des politesses, rien d'important.. Silas prit quelques minutes pour reprendre pleinement conscience de lui-même, puis il s'avança un peu vers la charrette. Remarquant ce qu'elle contenait. Une meule, des outils... Yse était donc artisante à ses heures. Sans réellement s'y attarder, il vit aussi sur un morceau de sa cuisse dénudée, un grand tatouage qui semblait remonter jusque sur son ventre. Il ressemblait à une plante... Décidément. C'était sûrement le tatouage qu'avaient tous les Syrinx, représentant la plante d'où ils étaient issus. Mais il ne connaissait pas celle sur le tatouage.

« De quelle plante êtes-vous issue ?... »

Silas ne s'en était pas aperçu, mais sa voix était très faible, comme obstruée par quelque chose. Une gêne, quelque chose de coincée. Il déglutit difficilement, gardant ses yeux sur le tatouage, avant de relever le regard vers les yeux d'Yse.


Dernière édition par Silas Miscarcand le Dim 2 Nov 2014 - 15:37, édité 1 fois
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Yse Veshtra

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MessageSujet: Re: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyVen 5 Juil 2013 - 14:47

Il fut un temps, Yse s'en souvenait, où elle était joueuse. Où la perspective d'appâter un poisson, de le laisser s'échapper, puis de le rattraper par le bout de la queue avant de l'engloutir et de s'en repaître, lui procurait une sorte de joie. Elle avait bien tenté de reproduire ce concept lorsqu'elle torturait quelqu'un, mais ils avaient toujours moins d'espoir. Soit leurs compagnons étaient morts, soit elle ne pouvait prendre le temps, ou le risque, de les laisser s'échapper. Cependant, elle se souvenait que c'était à la suite d'un évènement de ce genre qu'elle s'était retrouvée à Madorass et dans l'antre de Silas. Quelle ironie, en quelque sorte.

Donc, il fut un temps où Yse était joueuse. Mais ce temps était révolu. Il avait disparu en même temps que son corps premier, végétal et admirable. Jamais, elle le savait, elle ne serait aussi magnifique, souple et vénéneuse qu'elle l'avait été. Mais les plantes n'avaient pas de doigts et ne pouvaient créer. Éternel dilemme que celui de savoir si elle aimait ou détestait sa condition actuelle. Sûrement les deux en définitive. Cependant, la question n'était pas là. A cet instant, elle se demandait comment gérer le Démon qui lui faisait face et qui semblait terriblement instable. Elle avait ressenti sa surprise, tout en se disant que c'était lui qui l'avait appelée et qu'elle ne voyait donc pas de quoi il s'étonnait. Elle avait ressenti son agacement, son rejet de tout ce qu'elle était et représentait. Elle se souvenait vaguement qu'il n'avait pas apprécié qu'elle l'influence, mais aussi qu'elle n'avait pas besoin d'avoir l'air faible et Humaine avec lui. Puis elle avait ressenti autre chose, qu'elle n'avait pas identifié, et peut-être qu'elle n'avait pas voulu essayer de reconnaître, par peur qu'elle disparaisse.

Elle-même était plutôt perdue. Sa bonne résolution de rester sur Feleth en n'y croisant aucun Démon avait volé en éclats, et elle se demandait encore si elle réussirait à survivre à cette seconde rencontre, ou même si elle en avait envie. Avec un léger soupir, elle ferma les yeux. La nature n'était jamais la même dans le Vein, jamais aussi calme, reposante, joyeuse, dégoulinante d'une beauté et d'une béatitude presque écœurantes. Enfin, sauf quand les Humains venaient avec leur feu. Ca c'était... Un frisson remonta le long de son échine. Autant elle appréciait la souffrance des bipèdes, celle qu'elle ressentait, infligeait, renvoyait, autant la douleur des plantes était un véritable déchirement, comme arracher une part même de son être. Et elle n'était pas encore tout à fait assez masochiste pour apprécier ça.

Elle reprit lentement son souffle alors qu'elle sortait de ces souvenirs de cauchemar, essayant de se convaincre qu'ici tout allait bien. Le vent dans les herbes un peu plus lointaines lui soufflaient que le ciel était enfin clair et qu'elle avaient bu tout leur saoul pendant la nuit, les mouettes qui les survolaient poussaient de joyeux cris en fendant l'air pur et nettoyé, les petits goujons cascadaient dans la rivière en s'enthousiasmant de leur rapidité... Quelque peu calmée, elle ne put cependant s'empêcher d'appuyer du poing entre ses sourcils. *Faire la tête n'amène pas de clientèle* disait son mentor. Ce faisant, elle sentit dans sa main la soie de la dague. Du bout du doigt, elle testa son tranchant, s'entaillant légèrement la pulpe du pouce, avant de revenir au sujet qui l'intéressait.

Silas avait l'air absolument fasciné par son tatouage. A tel point qu'il lui demanda de quelle plante elle était issue. Étrange formulation, à ses yeux. Elle n'était pas issue d'une plante. Elle était une plante incarnée. De sa main libre, elle caressa le tatouage sur sa cuisse. Ces plantes n'avaient jamais vu le jour de Feleth, ne pouvaient même l'imaginer, perdues dans leur lac glauque du Vein, celui où elle-même était née, avait poussé, avait chassé pour la première fois avant de se rendre compte que plus jamais elle ne pourrait le réintégrer. Elle releva les yeux vers lui, une main posée sur le bas de sa robe, une autre dans son giron, tenant toujours la lame aiguisée. Son regard semblait vide, neutre, et pourtant y pulsait une souffrance véritable, et non un souvenir. Elle hésitait véritablement à répondre. Que lui avait-il apporté pour qu'elle dévoile son identité de telle façon? S'était-il d'une quelconque façon ouvert à elle? Avait-elle demandé quel genre de Démon il était? Non, bien sûr que non, elle n'aurait pas demandé. Et il ne lui avait strictement rien apporté, à part des ennuis et un sérieux cas de conscience.

Elle traînait des pieds, et pourtant, elle savait déjà qu'elle lui répondrait. Les fleurs ont toujours du mal à résister lorsqu'un papillon s'intéresse à elles... Elle se décida donc à ouvrir la bouche, parlant déjà plus pour elle-même que pour lui, d'une voix monocorde et basse:


"Quelle étrangeté qu'il ait fallu que le Noir m'incarne pour qu'une représentante de mon espèce foule les terres de Feleth, n'est-ce pas? Peut-être y en a-t-il eu d'autres comme moi avant, mais aucune n'en a ramené la mémoire dans notre lac d'origine. Nous sommes... Mais vous êtes herboriste, Silas, non? Si vous ne savez nous reconnaître, peut-être notre nom ne vous dira-t-il rien. Peu importe, cela dit... Nous sommes des Aldrovanda. Probablement la raison pour laquelle, même sous cette forme, j'apprécie autant la proximité de l'eau."

Elle était presque convaincue d'avoir répondu à sa question. Presque. D'un côté, cela lui avait eu l'air important, et de l'autre, elle n'en avait cure. Même s'il était vrai que l'élément aquatique lui donnait un étrange sentiment d'appartenance, comme si elle était enfin chez elle. Avec un nouveau soupir, elle se demanda vraiment pourquoi elle prenait autant à cœur les demandes de ce Démon. Elle n'avait jamais fait que massacrer les autres, alors pourquoi, lui, le prenait-elle au sérieux et surtout prenait-elle la peine de répondre à ses questions? Détournant les yeux, elle reposa la dague sur le plateau à côté d'elle, replia la meule et se leva, nouant sa robe pour qu'elle redescende pas plus bas que ses genoux, laissant encore entrapercevoir sa cicatrice. Elle rangea ses affaires, ne laissant que de quoi travailler le bois, deux morceaux, des clous et un marteau. Elle sortit ensuite une petite marmite toute rafistolée, un sac de légumes et deux poissons saumurés. Sur son chemin pour aller laver ses instruments, elle frôla Silas sans y prêter attention, puis s'installa, pieds et jambes nus, sur la berge, rinçant le sel et les peaux entre ses genoux écartés.

Elle était tellement perdue dans ses souvenirs qu'elle ne se souvint de la présence du Démon qu'à ce moment-là. Elle releva donc le visage vers lui après avoir regardé sa marmite plusieurs fois, comme si elle évaluait les quantités qu'il pouvait manger. Elle fit donc un geste du menton vers la charrette à quai avant de lui dire:


"Si vous voulez bien remmener cette marmite-ci et sortir le chaudron, je pense qu'il sera suffisant pour nous deux. Il faudra le remplir à moitié d'eau aussi, et l'installer sur le feu. Il y a tout ce qu'il faut dans la carriole."

Son ton avait été froid, mais un peu hésitant, comme si elle ne savait pas s'il l'écouterait ou ferait ce qu'elle avait demandé. S'il lui disait tout de go qu'il ne voulait pas manger avec elle, le problème serait réglé, mais en attendant... Peut-être pourrait-elle ajouter quelques petits poissons de roche pour donner du goût. Et il y avait certainement quelques oignons ou carottes sauvages cachés dans les herbes... Et s'il se proposait d'aller en chercher? Perplexe, elle se demandant d'où lui venait cette idée. Faudrait-il faire confiance à un homme qui concoctait des poisons pour gagner sa vie? Les mains dans l'eau froide, une petite brosse à la main, elle fronça les sourcils. Qui avait parlé de lui faire confiance? Si le Noir avait décidé qu'ils devaient se rencontrer une nouvelle fois, il veillerait à ce que la rencontre se passe comme il fallait. Même s'il avait un humour plus que douteux, à tout le moins...

Fatiguée du cercle interminable et possiblement infini de ses réflexions, Yse secoua la tête, faisant voleter ses cheveux roses dans l'air frais, avant de retourner à sa tâche. Elle n'aimait pas cuisiner, elle trouvait ça terriblement inutile, et à part la viande, rien n'avait bon goût. Et, très franchement, elle répugnait parfois à manger des légumes... Même si l'habitude lui faisait faire toujours la même chose. Avec un hochement de tête, elle se remémora les différentes étapes de la préparation de sa soupe de poisson, totalement oublieuse de son environnement malgré les tentacules d'empathie rampant autour d'elle.
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MessageSujet: Re: Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas]   Donner suffisamment de corde pour se pendre [PV Silas] EmptyLun 8 Juil 2013 - 16:40

« Quelle étrangeté qu'il ait fallu que le Noir m'incarne pour qu'une représentante de mon espèce foule les terres de Feleth, n'est-ce pas? Peut-être y en a-t-il eu d'autres comme moi avant, mais aucune n'en a ramené la mémoire dans notre lac d'origine. Nous sommes... Mais vous êtes herboriste, Silas, non? Si vous ne savez nous reconnaître, peut-être notre nom ne vous dira-t-il rien. Peu importe, cela dit... Nous sommes des Aldrovanda. Probablement la raison pour laquelle, même sous cette forme, j'apprécie autant la proximité de l'eau. »

Aldrovanda. Al-dro-van-da. Le nom lui rappelait vaguement quelque chose. Inclinant la tête sur le côté, sourcils froncés, il plongea spirituellement dans la mer sombre de ses connaissances sur les plantes, cherchant d'où venait ce mot, cherchant ce qu'il représentait, dans le tableau obscur des plantes du Vein. Pendant ce temps, la Syrinx était sortie du chariot, effleurant le démon, traînant son parfum derrière elle. Absent, Silas la suivit des yeux pour la voir s'installer près de la berge, son tatouage infini toujours à vue. Il baissa les yeux, mordant sa lèvre inférieure. Aldrovanda. Elle avait dit, ou sous-entendu que c'était une plante aquatique, et le tatouage laissait deviner une grande plante, une fleur imposante, qui ne passait pas inaperçu, même englouti sous les eaux. Tout en continuant de réfléchir, Silas prêta attention à ce que disait la jeune démone, tandis qu'elle humidifiait ses jambes avec l'eau pure qui s'écoulait dans un bruit tranquille.

« Si vous voulez bien remmener cette marmite-ci et sortir le chaudron, je pense qu'il sera suffisant pour nous deux. Il faudra le remplir à moitié d'eau aussi, et l'installer sur le feu. Il y a tout ce qu'il faut dans la carriole. »

Voilà donc ce dont elle parlait tout à l'heure. Manger. Mais Silas n'avait jamais eu faim de toute sa vie de démon. Lorsque son petit rayon l'avait crée, il n'avait pas jugé utile de le doter d'un estomac qui avait besoin d'être rempli. Le Faux Parleur était inconnu à tous ces besoins humains, et n'avait jamais vraiment essayé de manger, de voir ce que cela provoquait. Peut-être que ça ne ferait rien. Que la bouchée qu'il avalerait glisserait dans son néant intérieur. Car il était persuadé de ne posséder qu'un cœur, et un peu de sang, car il avait déjà saigné. Bien que ce sang fut noir, contrairement à celui des Autres, qui était rouge carmin. Tout le reste en lui, n'était que quelques os, et muscles, mais rien d'autre. Si l'on plongeait la main dans son ventre, on ne toucherait rien d'organique.

Cependant, il se laissa prendre à l'idée d'Yse de préparer de quoi manger. Peut-être qu'elle, même en tant que démone, avait ce besoin d'ingurgiter. Tous les êtres étaient si différents... Surtout lorsqu'ils venaient du Vein. Gardant bien à l'esprit sa recherche quant à la plante d'Yse, il attrapa le fameux chaudron dans le chariot de la Syrinx, et si dirigea vers la berge, près d'elle, pour remplir la cuve. L'eau était claire, dépourvu de la moindre saleté, et il n'y avait pas de poisson à cet endroit. C'était la meilleure eau pour travailler, ou pour boire. Passant à nouveau ses dents sur sa lèvre, il regretta de n'avoir rien sur lui pour en récupérer. Dans sa grotte des Marais, il avait beaucoup de bouteilles remplies de différentes eaux qu'il récupérait, dans les différents endroits où il allait. Mais ici, c'était bien la première fois. Silas leva les yeux vers Yse, curieux de savoir comment elle réagirait si il le lui demandait. Une bouteille en verre, avec un bouchon, elle devait bien avoir ça dans son barda ?

Il ne l'avait regardé que l'espace de quelques secondes, quand la plante lui revint à l'esprit. Ce n'était pas une fleur aquatique ordinaire ! C'était une plante carnivore ! Sans pouvoir se contrôler, son sourire dément vint fendre ses lèvres pourpres. Il avait apprit à ne pas sourire face aux Autres, peut-être qu'Yse ne serait pas effrayée... Peut-être qu'elle le serait. Peu importait, il avait trouvé.

« Plante carnivore des eaux profondes. »

Il se contenta de ces mots, et se redressa, une fois le chaudron plein. Elle avait demandé, de manière détournée, un feu. Près de la carriole, il restait quelques morceaux de bois. Elle avait dû allumer quelque chose mais la pluie, bénie soit-elle, avait annulé ses plans. Le démon posa le chaudron un peu plus loin, et jeta un œil à l'intérieur du chariot, pour trouver de quoi déclencher ces braises. Elle conservait quelques brindilles sèches et de quoi provoquer une étincelle. Se demandant pourquoi il s'était laissé emporter par tout ça, il alluma les brindilles et soupira. Depuis quand aidait-il les grandes joueuses et menteuses à préparer leur faible pitance ? Soudainement agacé par lui-même, il posa le chaudron sur le feu et s'autorisa à s'asseoir sur le rebord de la carriole, lançant un regard rapide pour voir si il voyait une bouteille vide et un bouchon, mais fut interrompu par Yse qui revenait vers lui.

« Voilà. Je ne peux faire plus, je ne mange pas, et ne sait pas du tout comment associer les différents aliments.

Ses jambes se balançaient doucement, et un vague sourire demeurait sur sa mâchoire.


Note:
 
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