''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Son dernier coup de flèches

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Maverdave Mc'Olan

Luthier/Mercenaire

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Race : Humain
Classe : Roublard
Métier : Luthier mercenaire
Croyances : Dieu des Songes
Groupe : Rebelles

Âge : 27 printemps

Messages : 84

Fiche de Personnage : Un doux dingue


MessageSujet: Son dernier coup de flèches   Lun 1 Juil 2013 - 23:28

Un sursaut particulièrement violent de la charrette réveilla Maverdave. En réalité c’est le choc de sa tête contre la rambarde qui le réveilla. Car le chaos de la route ne l’avait pas perturbé outre mesure depuis qu’il avait pris cette diligence de transport haut de gamme à Madorass. Clignant plusieurs des fois des yeux pour essayer de se réveiller par des moyens plus traditionnels, Maverdave remit son chapeau en place et donna un coup de coude à la poule qui avait élu domicile sur son ventre durant son assoupissement. La fameuse « diligence de transport haut de gamme » dont il avait payé une  place une petite fortune auprès d’un marchand demi orc véreux tenait plus de la basse coure roulante que de la calèche de roi. Mais bon. C’est tout ce qu’il fallait à Maverdave pour arriver à Beolan. Siège des sorciers, capitale de la magie, et proposant un parcours touristique intéressant de bord de mer avec chasse au crabe et ballade à marée basse. Mais l’intérêt du musicien pour la ville tenait moins à son côté touristo-pisciculturesque (dont il n’en avait personnellement rien à faire) mais bien plus au message qu’il devait remettre à un certain Jais-Rat le R’Mage Ax. La lettre cachetée et scellée lui avait été remise par le valet d’un mage respecté de la coure, qui en ce moment intriguait pour s’emparer du trône ... Comme à peu près tout les gens de la coure à l’avis de Mave.

Le valet lui avait bien précisé de remettre la lettre en mains propre au mage. Celui-ci était très réputé à Beolan pour ses services « spéciaux », le valet n’avait pas voulu en dire plus. « C’est simple, tu vas à la tour des mages et tu demande où il crèche, et surtout tu lui remets en main propre, vu ? » Et c’était bien payé en plus. Finalement finir ses jours en tant que messager n’était pas pour déplaire à Maverdave.

-Putain de poules ! Bordel !

En essuyant l’étron qui venait de maculer son cache poussière, Maverdave décida de rester aventurier encore un peu de temps ... Juste le temps de voir, comme ça. La route avait été longue depuis Madorass, une semaine, deux, peut être un mois, Maverdave avait perdu le compte. Seul le faisait tenir sa rage de vivre, la promesse de voir enfin la mer, et la paye ... en fait la paye plus que le reste. Ils avaient traversé des montagnes, des vallées, des collines, des forêts, des plaines, des plaines, des vallées, des forêts, des forêt, des plaines, des montagnes, des plaines , des forêt (parce qu’ils avaient dû faire demi tour) des forêt, puis Maverdave en avait eu ras le bol et avait décidé de ne plus se soucier du paysage, composant de tristes mélodies sur sa guitare et collant des coups de bottes dans les poules ... les journées avait passé lentement.

Et soudain elle fut là. Beolan, se dressant sur son promontoire rocheux comme un aigle s’apprêtant à fondre sur sa proie. Le messager en herbe devait bien l’admettre ça en jetait un peu quand même. Les tours, les murailles, les bâtiments même. La charrette passant sous la grande porte, Maverdave put voir que celle-ci était bien entretenue et que certains linteaux venaient juste d’être changés, et une herse en acier trempée semblait attendre le moment de mordre le moyen de transport de Mave au-dessus de lui. Les rouages étaient huilés, les gardes à l’affut, l’uniforme impeccable. Ça lui changeait de Madorass où les rues étaient boueuses les gardes ivres morts et les baraques plus faites de merde séchée que de pierres.

La charrette s’arrêta dans un grincement et une des poules tomba du chariot bientôt suivie des bottes de Maverdave qui lança une pièce d’or au conducteur avant de disparaître dans la foule. Il la fendit d’un pas rapide, dispersant mendiants et huissiers avec une facilité déconcertante. La tour des mages, tel était son but, tel était sa destination. Gravissant les rues à grand pas (un homme de petite taille qui n’arrêtait pas de tripoter un genre de bague l’avait d’ailleurs surnommé comme ça un soir dans une auberge) il montait le Tumulus par les rues transversal, afin d’arriver au fort plus vite, là où se situait la tour des mages et les gens de la haute. Arrivé à une autre enceinte, il suivit la muraille jusqu’à un poste de garde.

- Qu’est-c’y veut l’bouzeu ?
- Bonsoir messieurs les gardes ! Il se trouve que j’ai un pli à remettre officiellement entre les mains d’un des mages habitant le quartier, vous me verrez donc votre obligé si vous m’accordiez un droit de passage !
- Ah ... ben j’sais pas faut voir avec le chef.
- Merci beaucoup !

Maverdave s’engagea d’un pas alerte et mit plein cap en direction de la Cour des Mages, large place pavée surplombée par la Tour. Le temps s’étant couvert, une fine pluie tomba sur les épaules de Maverdave, qui s’enfonça dans la foule. Un éclair zébra le ciel et un corbeau croisa. La pluie se fit plus drue.

La tour des mages ressemblait plus à un palais surmonté de flèches dantesques, à cheval sur un contrefort, qu’à une réelle tour. Arrivé devant la porte d’entrée massive à double battant, Maverdave présenta sa lettre et eu l’autorisation de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment, d’où il en conclut que la sélection entre rat crevé et personnes influentes se faisaient plus loin. Et effectivement plus loin, on lui demanda d’attendre dans un salon, et surtout de ne pas s’asseoir sur les divans :
- Réservés aux mages. Lui glissa la soubrette d’un air désolé.
S’asseyant sur un divan, et prenant soin de bien essuyer l’étron de poule encore frais sur un coussin en soie, Mave pris son mal en patience. Soudain, un homme habillé en cuir souple et aux affaires élimé surgit dans le salon jeta un œil à Maverdave et couru vers la rue. Se levant sous l’étonnement, Maverdave vit déboulé un autre homme, un mage.

- Jais-Rat ?
- Oui ? Je ...

L’homme s’écroula, Maverdave le rattrapa avant qu’il ne touche le sol. Du sang coulait de sa bouche. Il s’étrangla dans son hémoglobine. Et murmura une phrase.

- Quoi ?
- Le ... op ... té
- Le haut thé ?
- Le léop ... ta ... té
- Le Lait au tas thé ?
- Non, arg ... le léopard tacheté, Arh !

Des hommes firent irruptions dans la pièce, qui l’épée tirée, qui des flammes aux poignets. Relevant la tête Maverdave eu les yeux attirés par une femme ayant une pierre étrange entre les yeux.

- Il est mort.
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Alvin Lodrok

Le Marche-Vent

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Race : Humain des contrées de l'Ouest
Classe : Chevalier
Métier : Banneret de Gareth Valmort
Croyances : Seulement quelques superstitions
Groupe : Les Lames Errantes

Âge : 29 ans

Messages : 38


MessageSujet: angelique.portefaix@gmail.com   Mar 2 Juil 2013 - 16:09

Béolan. Le nom de cette cité résonnait en moi et me semblait être une ville familière, tout du moins, elle l'était auparavant pour moi. Après la visite des ruines de Castarac, mon esprit était encore un peu embrumé. Je ne savais que faire. Le nom de mon amie disparue était encore présent et la peine que je ressentais toujours là. Pourtant, je m'étais remise en route, afin de me rendre peut-être vers un endroit où je pourrais là aussi en apprendre plus sur ma personne.

Sous forme de corbeau, il me fallut tout de même plusieurs jours pour parvenir jusqu'à la cité. Fort heureusement, il est plus facile de se nourrir en tant qu'oiseau qu'en tant qu'humaine. Je put facilement trouver graines, vers et autres aliments qui m'auraient sûrement dégoûtée sous ma vraie forme. Arrivant finalement à Béolan, je me posais sur une branche dans l'enceinte de la ville et observais la foule. Une masse affolante de personne s'y baladait et s'affairaient. Certains faisaient des tours de "magie" d'autres vendaient divers objets plus farfelues les uns que les autres. Tout du moins, ils me semblaient étrange.

Passant mon après-midi à observer les habitants et touristes, je m'amusais à imaginer les fonctions des divers artefacts vendus, les potentielles arnaques, et à trouver les "trucs" des prestidigitateurs. Finalement lassée de ces spectacles, je m'envolais pour parcourir la cité de long en large. Peut-être allais-je avoir un autre flash et recouvrer mes souvenirs. Finalement, je me rendais vers cette tour qui surplombait la cité comme un espèce de château. Une pluie se mit alors à tomber, me forçant à voler un peu plus bas, au point de croiser un homme étrange. Tout était donc aussi "original" dans la cité des mages? Me fatiguant bêtement à voler sous cette pluie maintenant plus drue, je repris forme humaine dans un coin sombre de cette enclave proche de la tour. Mettant ma capuche, je lévitait rapidement pour aller me réfugier à l'intérieur, prenant soin de remettre pied à terre avant d'entrer. Ça avait beau être la tour des mages, il valait mieux être prudente, car je ne savais pas la réaction qu'ils auraient eu en me voyant rentrer en volant. Je retrouvais l'homme que j'avais croisé plus tôt qui était en train... D'essuyer une fiente sur un des coussins des nombreux divans proches de lui... Classe...

Enlevant ma capuche, je me posais contre le rebord de l'entrée, observant les alentours et attendant que la pluie ne cesse. Une servante passa à côté de moi en souriant avant de reprendre son chemin, et de se faire bousculer par un homme habillé de cuir souple. Se dirigeant vers moi, qui étais proche de la sortie, il passa vivement en me jetant un regard, m'évitant de justesse. Entendant un cri, je tournais alors la tête perdant de vu l'inconnu qui s'échappait ou tout du moins semblait être pressé. L'homme étrange tenait entre ses bras un mage qui s'étranglait dans son sang. D'autres hommes firent irruption, manquant de me bousculer eux aussi. Pourquoi fallait-il que tout le monde manque de me bousculer? Sortant leurs épées, ils fixaient l'homme au chapeau qui déclarait que le mage venait de mourir, me regardant étrangement. Les gardes s'approchèrent de lui l'épée tirée et prêt à en découdre. Voyant cet homme innocent prêt à subir une accusation de meurtre, j'agissais sans réfléchir, m'approchant timidement des gardes et déclarant.

- Je... Ne lui faîtes rien, à part s'essuyer sur les coussins, cet homme n'a rien fait. Celui que vous recherchez est déjà loin.
- Quoi? Et t'es qui toi d'abord?
- Je suis...
- Ptètre bien que c't'elle la coupable! Regarde! Elle porte du cuir!
- Que... Quoi? Mais c'est ridicule, j'étais au niveau de la porte!
- Et alors, t'as bien put te dédoubler!
- Il y a deux secondes vous alliez suspecter ce type, pourquoi?
- Tais-toi! En plus avec des bijoux, ta dague et ce truc entre tes yeux, t'es sûrement pas nette! Allez, on t'embarque!

Ne voulant pas encore finir dans des geôles, je me mit à léviter et repoussait les gardes par télékinésie. Me sentant observée, je remit très rapidement ma capuche avant de finalement me changer en corbeau, et quitter cette maudite tour très vite. Pendant ma "fuite", une flèche toucha l'une de mes ailes, me blessant légèrement. Voletant parmi la pluie qui était maintenant devenue orage, je me dirigeais difficilement dans un grenier semblant abandonné. M'écrasant lamentablement sous la fatigue en forme humaine dans la paille, j'arrachais un bout du bas de ma cape pour en faire un garrot et stopper l'hémorragie. Ce n'était pas une plaie très grave, mais mieux valait stopper les effusions de sang. Me reposant contre une poutre effondrée et observant la cité et la pluie qui martelait les différentes maisons, je m'endormais.

Quelques heures passèrent, peut-être même la nuit entière. Quand je me réveillais en tout cas, la pluie semblait avoir cessée. Je m'étirais doucement en me relevant et commençait à léviter quand j'entendis du bruit derrière moi. L'homme au chapeau était là et me fixait. Levant ma main prête à lancer mes sorts, je le vis lever les bras pour me montrer qu'il n'était pas hostile. Me servant de ma télépathie, je déclarais.

* - Qui es-tu et pourquoi as-tu choisi de me suivre? Si tu me prends pour le tueur, je te préviens que je n'hésiterais pas à t'attaquer, si tu tiens à m'envoyer dans les prisons ! *
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Maverdave Mc'Olan

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Mar 2 Juil 2013 - 23:18

Ça se présentait mal.

Apparemment ça se présentait même très mal, les gens de Beolan étaient aussi stupides que ceux de Madorass. Les premiers bellicistes arrivés se tournèrent vers Mave, vindicateurs, avec une attitude belliqueuse. Se mettant bien vite à l’invectiver de façon outrageuse et proférant des obscénités ayant pour objet le décès de la personne que tenait Mave, mais aussi la façon mystérieuse dont celle-ci était morte.

*Me voila encore dans la merde ... je dois avoir un pouvoir en fait*

Mais les hommes s’approchaient dangereusement, l’épée au poing, et bien décidés à en découdre. Alors que Maverdave s’apprêtait à dégainer Machiavel et à trancher la langue de celui qui avait insulté sa génitrice, la jeune femme à l’aspect étrange s’interposa et pris le partis du musicien. Bien vite elle fût le sujet des dénonciations sans fondements. Mais avant que le mercenaire n’ait pu dire quoi que ce soit, l’inconnue avait déjà filée, et les hommes à sa poursuite.

Un peu chamboulé par la vitesse d’exécution des quelques minutes qui s’était déroulées depuis son entré dans le salon, Maverdave chercha du regard un témoin potentiel de ce qu’il avait vu. Il aperçut la soubrette et lui fit signe de venir. Elle lui confirma avoir vu ce qu’il s’était passé, il lui enjoignit donc d’aller quérir au plus vite un mage afin de régler l’affaire. Quelques minutes plus tard, certain qu’il ne serait pas dérangé par la milice locale, le musicien demanda au mage qui l’avait innocenté auprès des gardes :

- Le léopard tacheté ça vous dit quelque chose ?

L’autre mit du temps avant de répondre, un pli sur son front montrait une certaine réflexion.

- Rien de bien concret j’en ais peur ... Un apprenti de Jai-Rat se surnommé ainsi à une époque, mais il a cessé depuis fort longtemps et est désormais un enchanteur respectable de la rue des forgerons, à mon avis c’est lui qu’il faudrait questionner.

Sur ce il prit congé de Mave qui le remercia encore.

*Le léopard tacheté ... hum ... je ferais bien de me mettre en route avant que la nuit tombe.*

Le musicien sortit donc de la tour des mages et se glissa hors de l’enceinte fortifiée pour se diriger vers la rue des forgerons. Hélas la pluie se fit plus drue, et le temps couvert allié à la nuit tombante força les échoppes à fermer plus tôt. Les larges fourneaux de fonte s’éteignirent l’un après l’autre, et Maverdave fut forcé de presser le pas. Cherchant du regard un étalage plus luxueux qu’un autre, ou un brevet sur une porte, le messager désormais chômeur se blâma de ne pas avoir pensé à demander le vrai nom de l’apprenti.

* Je suis décidément le roi des cons !*

Malheureusement pour lui les échoppes fermaient plus vite qu’il ne marchait, et il dû bien vite se rendre à l’évidence qu’il finirait trempé avant d’avoir trouvait ce qu’il cherchait ... D’ailleurs il était déjà trempé, n’était-ce pas là une preuve de la puissance de son raisonnement ? Cherchant abri, il quitta la route principale pour s’enfoncer dans un dédale de ruelles boueuses où il fut accosté par un coupe jarret puis par une putain, aux quels il répondit respectivement qu’il n’était pas intéressé et qu’il n’avait plus d’argent ... ou l’inverse. Mais à force de marcher, le truc bien c’est qu’on finit par arriver quelque part.

Avisant un grenier qui semblait abandonné mais tout de même relativement épargné par le temps pour être un tant soi peu étanche, Maverdave pratiqua une ouverture dans une cloison pleine d’eau, et s’ébroua une fois au sec. Il retira son cache poussière qu’il jeta dans un coin, bien vite rejoint par sa house de guitare, son livre et son fourreau. C’est alors qu’il avisa une forme sombre couchée sur de vieux sacs de farines. S’approchant lentement, il reconnue la jeune femme à l’aspect étrange qui avait pris sa défense. Elle semblait endormit, le visage paisible, la respiration lente. Toutefois, un bandage récent et rougis lui ceignait l’avant bras. Une vilaine estafilade sans doute. Sans qu’il sache trop pourquoi, elle se réveilla, et plaça ses mains devant elle.

La plume de Mave, fichée dans son chapeau, se mit à émettre une diffuse lueur violette. Levant les mains en signe d’apaisement, le musicien prit sur lui de répondre à la jeune femme.

- Qui es-tu et pourquoi as-tu choisi de me suivre? Si tu me prends pour le tueur, je te préviens que je n'hésiterais pas à t'attaquer, si tu tiens à m'envoyer dans les prisons !

Un peu déstabilisé par la voix résonant dans son esprit, Maverdave reprit cependant vite les siens ... d’esprits.

- Ah non je ne vous suis pas du tout ! C’est un hasard des plus sordides qui nous fait nous recroiser ! N’est-ce pas complètement dingue ? En fait est-ce vraiment un hasard ? On est en droit de se le demander. Parce que si d’aventure une vache gyromancienne vient à croiser un lapin cartographe, alors là on évoque le hasard, mais dans notre cas je ne suis ni gyromancien et vous ne me semblez pas être une vache. Ou alors c’est que j’ai sacrément perdu les pédales ... Ce qui soit dit en passant semble plus logique que la rencontre d’une vache gyromancienne et d’un lapin cartographe ... Quoi que j’ai connu il y a longtemps un cartographe ... mais il n’était pas lapin, par contre c’était une peau de vache ! Tout ça pour dire que puisque nous nous retrouvons par le plus grand des hasards, un peu d’aide dans ma présente quête me serait singulièrement utile. Voilà ce que je vous propose, vous m’aidez à retrouvez la personne que je cherche et à élucider ce meurtre crapuleux, et moi je me charge de vous faire innocenter, ça vous va ? Et sinon je peux vous payer aussi.

Maverdave s’assit en face de l’inconnue, sortit sa pipe, la bourra consciencieusement, l’alluma, tira une longue bouffée et souffla un anneau d’une rondeur presque parfaite.

- Ah et au fait je m’appelle Maverdave Mc’Olan, mais vous pouvez m’appeler Mave !
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Alvin Lodrok

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Mer 3 Juil 2013 - 16:04

Cet homme me laissait... Dubitative. Il était là, en face de moi, assit en train de fumer sa pipe. Lévitant doucement dans la pièce, je touchais finalement le sol après avoir déplacé un sacs de farine pour m'asseoir dessus. Croisant mes jambes, je rabattais ma capuche sur ma tête et déclarais, cette fois normalement.

- Et pourquoi devrais-je accepter de résoudre cette enquête avec vous Mc'Olan? Je n'ai que faire de ma réputation vis à vis de la garde. Je suis habituée depuis longtemps à ce qu'on me prenne pour une malfrat. L'argent ne m'intéresse nullement, je me nourris de ce que je trouve, et je ne possède que ce que j'ai sur moi, et cela me va très bien. L'argent donc, ne me semble pas être une source de motivation.

Enlevant mon bandage de fortune, j'observais ma plaie qui semblait être coagulée. Me relevant doucement, je fixais Mave comme pour lui intimer de partir, puis, mon regard se posa sur sa pipe et les petits ronds de fumées qui s'en échappaient. Un éclair traversa ma tête soudainement, une hallucination frappant de nouveau.

La fumée... De la fumée partout autour de moi! Ce nuage était douloureux, incroyablement douloureux, je n'avais d'autre choix que de me recroqueviller sur le sol pour limiter cette douleur. Ma tête... Ma tête allait exploser ! Des cris d'enfants, des mères en pleurs, mais que se passait-il? Un battement d'ailes dissipa la fumée, alors que je voyais une ombre occire ce qui semblait être des monstres cornus. Se tournant vers moi, je ne vis son visage qu'en contre-jour et ne put discerner qu'un sourire. Soudain, une flèche traversa son abdomen et un nouvel écran de fumée fit son apparition, avant qu'elle ne reprenne sa place à mes côtés, comme si rien ne s'était passé. En face de nous, se tenait un mage, dont la cape était ornée d'une broche. Une broche en forme de flèche. Un flot d'images défila dans mon esprit, me ramenant à mon présent, s'arrêtant sur une image, la broche qui était accrochée à la ceinture de l'homme en cuir qui semblait être le meurtrier.

Revenant à moi, j'usais de ma magie par instinct contre un sac de farines y imposant une telle force que ce dernier éclata littéralement. J'étais là, à quatre pattes, haletante et pleine de sueurs froides. Cette vision avait été incroyablement violente en rapport à sa durée. Reprenant mon calme petit à petit, je me relevais, observant Maver qui me fixait avec un regard étrange. Commençant à léviter, je déclarais.

- Pardon pour ce qu'il vient de se passer... Ce spectacle a dut vous paraître bien étrange. Dîtes vous simplement que j'ai eu une "vision" et tout ira pour le mieux. Je m'excuse également de vous avoir menacé, je n'aurais pas dut vous considérer comme ces gardes stupides. J'accepte de vous aider Mave.

Fermant les yeux pour tenter de mieux voir le visage de l'ailée, dont je connaissais le nom depuis peu. Quelques secondes passèrent, avant que je ne me concentre à nouveau et reporte mon attention sur mon nouvel ami qui semblait maintenant prêt au voyage... Ou pas.

- Alors, "compagnon"... Par où commençons-nous?

[Hrp] Petit post mais grande fatigue ^^ je ferais mieux la prochaine fois ! [/Hrp]
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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Lun 8 Juil 2013 - 11:52

Lorsqu’il était petit, Maverdave s’était pris d’une passion pour l’admiration de la fumée. Lorsque le feu dans l’âtre n’était plus que braises rougeoyantes au petit matin, le petit Mave perdait son esprit dans les arabesques voluptueuses. Et aujourd’hui encore il lui arrivait de perdre complètement les pédales en face de trois petites volutes de fumée. A vrai dire c’était d’ailleurs ce qui était en train de se passer. Une branche de fumée attirait particulièrement son attention, elle lui évoquait un cheval qui galopait sur une nappe de brouillard un chaud après-midi de printemps.

Il en était là de ses élucubrations psycho-poétiques, a contempler trois touches de fumés flottant dans l’air ambiant, qui n’aurait évoquées au simple passant qu’un banal feu de paille, voire un feu de bois c’est dire, bien qu’il faille dire que Maverdave n’était pas un quidam banal, même pas quidam du tout, enfin il en était là quoi, lorsqu’il reprit soudainement conscience du monde qui l’entourait. Sa pipe était éteinte, et la demoiselle en face de lui avait bougé. Apparemment de manière peu naturel, car la plume sur le chapeau de Mave jetait de tant à autres de petits éclairs violets. S’asseyant sur un sac de farine et lui dit :

- Et pourquoi devrais-je accepter de résoudre cette enquête avec vous Mc'Olan? Je n'ai que faire de ma réputation vis à vis de la garde. Je suis habituée depuis longtemps à ce qu'on me prenne pour une malfrate. L'argent ne m'intéresse nullement, je me nourris de ce que je trouve, et je ne possède que ce que j'ai sur moi, et cela me va très bien. L'argent donc, ne me semble pas être une source de motivation.

Et se désintéressant de son interlocuteur elle s’occupa de son bandage. Et soudain, alors que rien ne semblait l’annoncer, la jeune femme fût prise de violentes secousses et son corps trembla de toutes parts. Maverdave fût d’abord surpris, puis intrigué, avant de commençait à être légèrement inquiet puis carrément angoissé. Il pensa un moment que c’était le haut mal, jusqu’à ce qu’il se rende compte que sa plume s’amusait comme une folle en envoyant des décharge de lumière violette à intervalles désordonnées, d’une puissance telle qu’elle tremblotait sur son chapeau. Le musicien ne savait pas quoi faire. Il était partagé entre la forte envi de fuir et la plus moindre de lui venir en aide.

* Qu’est ce qui se passe donc t-il donc bordel de foutre de moule de goéland ? Qu’est ce que je fais ? Merde mais qu’est ce que je fais ! *

Il se posa tellement de questions que finalement, au moment où son esprit commença à prendre la voix de la conclusion du raisonnement, tout s’arrêta aussi vite que cela avait commencé. Maverdave essuya la farine qui lui recouvrait le visage, et jeta un regard d’incompréhension totale (mais totale !) à la jeune dame qui reprenait lentement ses esprits en face de lui. Finalement elle rouvrit la bouche.

- Pardon pour ce qu'il vient de se passer... Ce spectacle a dut vous paraître bien étrange. Dîtes vous simplement que j'ai eu une "vision" et tout ira pour le mieux. Je m'excuse également de vous avoir menacé, je n'aurais pas dut vous considérer comme ces gardes stupides. J'accepte de vous aider Mave. Alors, "compagnon"... Par où commençons-nous?

- Eh bien fait, il va falloir qu’on se sépare parce qu’un talent tel que le votre peut s’avérer très utile ...



*
*      *


Maverdave marchait à grand-pas dans la rue des forgerons. C’était le petit matin et les dizaines d’échoppes venaient seulement d’ouvrir. Les grand fourneaux de fontes n’était pas chauds, seuls quelques passants flânaient, désireux d’obtenir telle ou telle babiole, un nouveau couteau, une nouvel dague. Mais ce n’était pas là le sujet des préoccupations du mercenaire/musicien ex-messager, pro-aventurier mais néanmoins chômeur actuel.

C’était l’impasse des enchanteurs qui était l’objet de la recherche de Maverdave. Et il la trouva finalement après quelques minutes de marches. C’était une petite coure pavée sur laquelle donnait en tout et pour tout trois échoppes, mais larges de façade, grandes de par leur nom et impressionnantes par leurs devantures. Maverdave lorgna avec intérêt les noms des trois forges, espérant un indice, il poussa un soupir de satisfaction en voyant sur l’une d’elle un panneau annonçant son nom : « Le léopard tacheté »

*Je n’en attendais pas tant, c’est presque trop facile*

Maverdave avait bien la ferme intention de poser deux ou trois questions au patron de l’enseigne. C’est ce qu’ils avaient convenue Corneille et lui hier soir. A lui charge de faire parler le dénommé « Léopard tacheté ». Il avait soumis à Corneille l’idée de s’infiltrer dans la tour des mages pour y chercher des informations à propos de Jais-Rat. Il ne savait pas si elle suivrait son idée ou non. Tout à ses préoccupations, il poussa la porte de l’échoppe.

Le mage, l’air affable, lui sourit.

- Bonjour cher monsieur ! Que puis-je pour vous ?
- Est-ce que vous connaissez un certain Jais-Rat le R’Mage Ax ?
- Oui ... De quoi s’agit-il ?
- En fait il est mort. Hier soir. Dans des circonstances étranges. Carrément foireuse même on peut le dire.
- Dieux ! Et qu’est-ce que cela à avoir avec moi ?
- En fait j’étais là au moment de sa mort, et ses derniers mots furent : Le léopard tacheté. Comprenez donc mon incrédulité quand, quel hasard (!), je tombe sur votre échoppe après qu’on m’en ais indiqué l’adresse. Et c’est là que vous entrez en scène ! Alors c’est plutôt à vous de me dire qu’est ce que ça à t’est-ce que comme rapport z’avec vous donc t’il bien pu être !

Du coin de l’œil Maverdave aperçut derrière le mage un de ses apprentis, roux, jeune assurément, une flopée de tâche de rousseurs sur le visage, qui le regardé l’air apeuré.

- Voyez-vous j’ai depuis bien longtemps abandonné ce surnom, c’est un de mes apprentis for talentueux par ailleurs, qui l’a repris. Nathaniel !

Et alors que le mage se tournait pour faire face au jeune garçon décrit plus tôt, celui-ci s’élança vers la porte de sortit, envoyant le mage à terre. Maverdave sauta de côté pour éviter le boulet de canon, et parti comme une furie à sa suite. Le jeune homme dévalait la Rue de la Terre à toute allure, renversant passant, chariots, ménagères de moins 50 ans, et se retournant de temps à autres pour bombarder son poursuivant par de petits éclairs bleus qui faisaient joyeusement éclaté les cageots de légumes. Maverdave, tout en courant, sortit sa flute de son étui et inséra dans le dispositif secret une fléchette enduite de poison paralysant, il porta l’embouchure à sa bouche et souffla ... ratant sa cible d’un bon mètre et faisant s’évanouir une vache qui tomba sur un étale de fromage ... la vie fait bien les choses.

Mais déjà Maverdave rechargé, et alors que les deux tarés courant à vive allure se trouvait dans une rue étroite donnant sur le quartier des entrepôts, Maverdave s’arrêta, visa et souffla. La fléchette atteint le bas du dos de la victime, qui tituba et réussit à pousser la porte d’un entrepôt avant de s’écrouler. Maverdave rangea son arme dans on étui et descendit la ruelle pour arriver à la hauteur de la porte qu’avait pris le jeune garçon. L’intérieur était désert et extrêmement sombre. Pas trace du garçon.

Le mercenaire dégaina son épée courte et s’introduisit dans le bâtiment. Il fit quelque pas en direction du centre quand un bruit étouffé se fit entendre derrière lui, il se retourna et instinctivement plaça son épée courte entre son cou et le chuintement menaçant qui venait de se faire entendre. Il para efficacement la deuxième attaque qui tentait de lui décoller le nez de la tête, lorsqu’une douleur violente lui ceignit la cuisse gauche, il tomba à genoux et un coup d’une rare violence lui fit perdre connaissance pour un court laps de temps.

Lorsqu’il rouvrit les yeux il était perclus de douleur et une lame au-dessus de lui menaçait de lui transpercer le poitrail. Il voulu bouger mais son corps lui fit bien comprendre que ce n’était pas le moment de faire des récriminations stupides. Alors que la lame s’éleva * sans doute dans l’intention de s’envoler et de se faire un nid, puis d’élever ses bébés épée volantes ... en tout cas j’espère *, la porte de l’entrepôt grinça, un flot de lumière permit à Mave d’identifier son agresseur qui avait relevé la tête sous la surprise, et qui fuyait désormais.

* Le mec en cuir ! Décidément je suis le roi pour m’attirer des emmerdes moi ...*
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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Lun 8 Juil 2013 - 13:36

Sous forme d'oiseau, je volais au travers de la cité. Me dirigeant vers la tour des mages, mes plumes s'hérissaient à l'idée de retourner dans cette endroit où les gardes-mages semblaient plus adepte du "on frappe puis on pose les questions" que l'inverse. Suivant les courants ascendants, je prenais de l'altitude et observais la foule en contrebas. Ce sentiment de liberté qui m’étreignait chaque fois que je volais me comblait de joie et d'un autre sentiment étrange.

Virant sur la gauche, je me posais contre un petit muret proche de la tour. J'allais devoir faire vite, car j'étais certaine que les mages finiraient par me détecter une fois à l'intérieur. Je ne pouvais d'autant plus pas venir normalement dans la tour sous forme humaine... Vu comment les gardes m'avaient parlé la veille, je ne pense pas qu'ils m'auraient accueillie les bras ouverts. Voyant une fenêtre ouverte, je m'élançais, pour finalement rentrer dans cette pièce étrange qui semblait être un bureau, ou une bibliothèque. Quoi qu'il en soit, j'étais seule.

Prenant forme humaine, je fouillais les papiers à la va-vite pour obtenir la moindre information quand un bruit sourd mais caractéristique se fit entendre. Une porte s'ouvrait. Me transformant de nouveau et me dépêchant de filer, je me posais sur le haut de la fenêtre et écoutais les nouveaux arrivants.

- Des nouvelles à propos de cette... Affaire concernant Jais-Rat ?
- Aucune. Les gardes poursuivent actuellement une jeune femme aux allures de corbeau semble-t-il. Ce qui nous arrange dans le fond, au moins ils se détournent des réels suspects, et de notre "ami".
- Et qu'en est-il de cet homme? Celui qui a tenu Jais-Rat lors de son dernier souffle. Le mage aurait très bien put lui révéler quelques choses?
- Notre "ami" justement, s'en charge actuellement.

* Mave! *

- Quoiqu'il en soit, je ne comprends toujours pas pourquoi nous avons dut faire appel à lui. Et pourquoi c'est nous qui avons été chargé de cette affaire. J'aurais préféré rester à étudier tranquillement, plutôt que d'avoir à me débarrasser de ce mage un peu trop fouineur.
- De toute manière, une fois que cet homme au chapeau sera effacé, nous n'aurons plus à nous soucier de quoi que ce soit, mis à part de l'argent qui viendra à nous.

C'en était assez, je me jetais du haut de la fenêtre, prenant mon envol naturellement. Les deux hommes ne me remarquèrent même pas. Je volais aussi vite que je pouvais vers les forges. C'était là où Mave devait se rendre si je me souvenais bien. Scrutant les moindres enseignes, je trouvais finalement le fameux " Le léopard tacheté ". Prenant forme humaine alors que je rentrais dans le magasin, je tombais nez à nez avec plusieurs gardes qui me fixèrent, un peu choquer avant de commencer à sortir leurs armes. Usant de mon pouvoir, je les envoyais valser un peu plus loin avant de fixer un homme terrorisé et de déclarer.

- Un homme au chapeau est venu, où est-il?
- Il... Il est parti il y a peu, courant après mon apprenti...
- Merci.

Disparaissant sous forme de corbeau, je le laissais là seul, avec des gardes se remettant peu à peu de leur vol plané. Descendant les ruelles à toute vitesse, j'observais une vache qui se faisait relever, visiblement effondrée sur un étale à fromage. Je n'avais pas le temps de m'attarder sur ce spectacle amusant, car si ce que je pensais était vrai, Maverdave était en danger. Tombant finalement sur un entrepôt, je descendais en piqué vers la porte, reprenant forme humaine une fois au sol, poussant la porte qui émit un grincement. Pour l'entrée silencieuse, c'était raté.

J'observais alors Mave étendu sur le sol, du sang coulant de sa cuisse et visiblement passé à tabac, tandis qu'un homme, habillé en cuir se tenait au dessus de lui, la lame au clair. ce dernier était celui que j'avais vu à la tour la veille, et dés qu'il m'observa, commença à courir en direction d'une sortie opposée. Sprintant jusqu'au corps de Maverdave, j'observais ses plaies pour être sûre qu'il ne risquait pas de me quitter dans l'instant. Certaine qu'ils n'était pas en danger immédiat, je relevais la tête et lançais de nombreuses caisses sur l'assassin plus pour tenter de le blesser que le tuer vraiment. Reportant ensuite mon attention sur Mave, j'observais la plaie qui se trouvait sur sa jambe. Faisant un garrot de fortune pour stopper l'hémorragie, je regardais la blessure.

* Poison... *

Je regardais où le poison s'était infiltré, heureuse que ce dernier ne se soit pas encore mêlé au sang de Mave, j'usais de ma télékinésie pour retirer le sang qui contenait le poison le plus vite possible. Après quelques minutes d'effort, je regardais Maverdave qui semblait un peu dans les étoiles. Haletante après cette tâche qui m'avait demandé bien des efforts ( il est en effet plus facile de déplacer des caisses et des gens que séparer du poison et du sang ), je me relevais finalement et commençais à me diriger vers la sortie qu'avait emprunté l'assassin. Des traces de sang étaient visibles. Elles n'étaient pas nombreuses mais montraient que mon attaque avait un peu porté ses fruits. Un objet attira cependant mon attention, une petite bourse avait été laissée là, sûrement abandonnée lors de la fuite de l'homme en cuir. L'ouvrant doucement, je mettais un peu de son contenu dans ma main. Retournant au près de Mave, je le soulevais et le maintenait contre moi avant de léviter, et de nous ramener au grenier qui nous servait de "planque". Là, je finalisais les soins sur sa plaie, recousant cette dernière. Après une heure ou deux, il reprit finalement connaissance. Attendant un peu, je déclarais.

- Cette expédition à la tour des mages est la raison pour laquelle j'ai put revenir vers toi. Ceux qui ont commandité le crime sont ici même, à Béolan. Notre homme de cuir n'est que la main armée, mais reste coupable. Tu as eu de la chance, notre assassin utilise un poison qui met du temps avant de se mélanger complètement au sang. Et quand il se mélange, il est fatal.

Ouvrant la bourse, je lui montrais son contenu.

- Voici du venin d'argent. Un poison rare et qui ne provient que d'une seule région de Feleth, un petit marais vers les plateaux de lunes qui regorgent de petit serpent vicieux aux écailles argentées. Ce poison coûte extrêmement cher, mais surtout, il ne s'en vend qu'à un seul endroit dans la ville. Et je ne pense pas que notre "ami" ne soit allé le faire lui même dans les marais. Trouvons le marchand qui vend cette poudre, qui non appliquée sur une lame mais mise dans du lait de chèvre donne un puissant aphrodisiaque, et nous saurons peut-être où trouver notre assassin, et potentiellement ceux qui ont commandités le meurtre de Jais-rat. Comme tu le sais, je ne peux me balader librement, mais je ne pense pas que te laisser seul dans la ville soit aussi une bonne idée. Repose toi, et nous trouverons un moyen de rendre visite à notre marchand. Au pire, je survolerais la ville sous forme de corbeau.

Mouillant un petit bandage que j'avais piqué dans une maison proche, je vins changer ceux de sa cuisse blessée avant de léviter pour venir m'asseoir sur une poutre du grenier. Attendant une réaction de Maverdaven, je balançais mes jambes d'avant en arrière silencieusement.
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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Jeu 25 Juil 2013 - 23:21

Maverdave était tombé dans les pommes. Les plus grosses et les plus juteuses pommes dans lesquelles il n’était jamais tombé. Il se sentait tellement bien dans ces pommes qu’il se demandait s’il avait vraiment envie d’en sortir. En réalité il n’eût pas vraiment le loisir d’y réfléchir plus avant ... ni plus après non plus d’ailleurs. Il se réveilla en sursaut, terrassé par la douleur. Il eu vaguement le temps d’apercevoir qu’il était de retour dans le grenier et que sa camarade de galère se tenait auprès de lui, avant de se faire une nouvelle fois terrassé par une nouvelle vague de douleurs provenant dans sa jambe.

- Putain de saloperie de chiasserie de connerie de putasse d’enculé de connard de saloperie de merde à gourdasse hypoxygéneuze de bravure à la chmeurzeule de kurvalat de brrr plttz de merde. AAAHHHHH !!!!!

Reprenant peu à peu ses esprits, haletant, Maverdave pris conscience que Corneille était en train de lui parler.

- ... ai put revenir vers toi. Ceux qui ont commandité le crime sont ici mêmes, à Béolan. Notre homme de cuir n'est que la main armée, mais reste coupable. Tu as eu de la chance, notre assassin utilise un poison qui met du temps avant de se mélanger complètement au sang. Et quand il se mélange, il est fatal.

Elle sortit alors une petite bourse de cuir usagée et en rependit le contenu en face du musicien qui se révéla être une petite fiole contenant un liquide blanc laiteux. D’après les dires de Corneille ce liquide était un poison virulent rare et cher. De là à déduire qu’il avait faillit en faire les frais il n’y avait qu’un seul pas à franchir, que la conscience de Mave réprima tout de même, pour la citer :

« On a sa fierté tout de même ! M’enfin ! Des années et des années de vadrouille, des aventures contre des orcs, des trolls des morts-vivants des tonnes de bandits, et plier devant du poison ? Naaaaaan. Ma cousine se moquerait trop de moi ! »

- Trouvons le marchand qui vend cette poudre, qui non appliquée sur une lame mais mise dans du lait de chèvre donne un puissant aphrodisiaque, et nous saurons peut-être où trouver notre assassin, et potentiellement ceux qui ont commandités le meurtre de Jais-rat. Comme tu le sais, je ne peux me balader librement, mais je ne pense pas que te laisser seul dans la ville soit aussi une bonne idée. Repose-toi, et nous trouverons un moyen de rendre visite à notre marchand. Au pire, je survolerais la ville sous forme de corbeau.

Maverdave approuva, la nuit portant conseil il ne poussa pas plus loin la réflexion, laissant le temps au temps : « autant qu’il tend ce temps, tant qu’a s’en faire, autant que j’attende qu’il s’étende ... non ? » Il tira de sous un sac de farine une casserole cabossée, quelque blettes, du lard et une grosse tomme de Venill. Il fit chauffer la marmite, coupa le lard en tranche, le fit rissoler puis éloignant un peu la casserole des flammes pour baisser la température il jeta les blettes et ensuite le fromage. Il sortit enfin deux bols en et deux cuillères rustiques taillées dans du bois. Il se servit une bonne plâtré du gratin improvisé et servit à satiété une autre assiettée à sa sauveteuse.

C’est bien plus tard que Maverdave alluma sa pipe et tira une longue bouffée, qui fit danser de rougeoyantes lueurs sur son visage. Il souffla la fumée par le nez et tira encore une bouffée. Il garda la fumée dans ses poumons, savourant le picotement de sa gorge, puis il souffla de grands ronds, lentement, frissonnant dans l’air froid et mordant du soir. Il se serra dans son large cache poussière, se rendossa contre les sacs de farine qui lui tenait lieu de dossier et soupira d’aise. Il tira encore une bouffée de sa pipe et se mit à marmonner :

- Si une fois j’ai vu la lune, une fois j’ai touché les nuages
Si une fois j’en ai embrassé une, une fois je n’ai pas été sage
Si une fois j’en ai tué un ...


Tout en psalmodiant, Maverdave tira Machiavel de son étui et serrant la main gauche sur la lame, il fit couler quelques goutes de sang sur les braises encore rougeoyantes.

- ... Un corps mutilé t’offre la liberté.

Et il s’endormit !
(Palapalapapa !! Quoi ? Je peux pas finir le truc comme ça ? Bon bah je relance alors)
Et rabattant son chapeau sur ses yeux il rejoignit Morphée.

*
*    *

C’est tôt le matin que les rues s’animent à Beolan, les marchands sortent de leurs échoppes afin de monter leurs étalage, les arrivages de poissons frais s’arrache déjà à la crier, et des mercenaires musiciens complètement crevés s’écorchant les yeux à chercher des étalages de Grésargent. Il en trouva finalement un, le seul, tenu par une Certaine Nicole Famèle. Il s’approcha du stand ouvrit la bouche pour demander quels étaient ses derniers clients, lorsqu’une flèche se planta dans la gorge de l’alchimiste.

* Ca va être super long comme enquête ça ... *
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Alvin Lodrok

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Mar 30 Juil 2013 - 17:40

J'avais accepté ce qu'il m'avait proposé. Non pas que j'avais réellement faim mais je trouvais ça impoli de refuser ce qu'il me proposait, d'autant plus qu'il avait au moins prit la peine de cuisiner. Ensuite, lorsqu'il avait recommencer à fumer, j'avais eu peur de subir à nouveau un flash, mais fort heureusement, il n'en fut rien. La nuit passa ensuite, où il put se reposer, tandis que je restais assise sur une des poutres du grenier, à observer le ciel.

Le lendemain, nous décidâmes de nous séparer, tout du moins en illusions. Je volais en effet sous forme de corbeau au dessus de la ville, décrivant de petits cercles autour de la position de Maver. Il mit un certain temps avant de trouver le fameux marchand de poudre qui... Mince, il venait de se prendre un flèche! Reprenant forme humaine presque instantanément, j'usais de mon pouvoir alors qu'une autre flèche fendait l'air en direction de mon compagnon. La flèche se détourna de sa trajectoire et alla se ficher dans une pauvre grosse femme. Je n'avais pas prit le temps de la stopper, je l'avais seulement déviée, j'avais à l'heure actuelle d'autres priorités. Observant la zone potentielle d'où le tueur aurait put se trouver, je m'élançais, déclarant par télépathie à Maver.

* - Vers les étables du marché! J'y vais en première, rejoins moi là bas! Fais attention! *

Étendant mes pensées pour garder tout de même un œil sur lui, je fonçais à vivre allure sous forme ailée pour tenter de rattraper le bougre qui tentait de fuir. Ce qu'il parvint néanmoins à faire... Atterrissant au niveau des étables, je rentrais à l'intérieur. Prise de réflexe, j'évitais un coup de fourche. L'assaillant, un jeune homme me fixait d'un regard assez étrange, comme déterminé et craintif à la fois. Tentant de me donner un nouveau coup, j'usais de la dague du corbeau pour me défendre, puis me mettais à léviter, ce qui sembla effrayer le jeune homme qui ne comprenait pas ce qu'il se passait. Aussi ne comprit il pas quand je commençais à le faire léviter avec moi, entravant tous ses mouvements. Une flèche fusa alors, et j'eus juste le temps d'esquiver, mais pas le pauvre fermier qui acheva sa vie en l'air.
Observant la personne à l'origine du tir, je remarquais qu'il s'agissait de l'assassin, ce dernier avançait prudemment dans la pièce, étonnamment sûr de lui. Il el fut moins quand je lui lançais les vaches et les porcs de la salle, dans le but de l'écraser. Il sortit alors sa lame et trancha une pauvre truie victime de mon sort. Continuant mon assaut télékinétique, je n'espérais qu'une chose, que Maver arrive vite pour combattre le tueur...

[Hrp] Petit post mais je voulais pas trop faire avancer l'intrigue! [/Hrp]
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Maverdave Mc'Olan

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Jeu 1 Aoû 2013 - 23:45

Essuyant, dégouté, le sang qui avait giclé sur son visage, Maverdave cligna des yeux rapidement, fronça les sourcils en voyant un archer décocher une flèche dans sa direction, le musicien leva un sourcil. La flèche passa à côté de lui, il en leva un second, il sentit un liquide chaud contre sa nuque. Se retournant il vit la flèche lui étant destinée, plantée dans le ventre d’une grosse madame richement vêtu qui semblait regretter un peu de s’être levé tôt ce matin. S’approchant d’elle, Maverdave lui susurra à l’oreille.

- Vous savez, quand on dit « l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt » ? C’est une expression. Faut pas tout prendre à la lettre.

Se redressant il salua le cadavre et retourna vers la boutique de l’alchimiste, il fouilla parmi les paperasses est dénicha ce qui ressemblait le plus à un relevé de ventes, le fourrant dans une poche intérieur, Maverdave reçut une grande claque mental et la voix de Corneille résonna dans son esprit.

- Vers les étables du marché! J'y vais en première, rejoins moi là bas! Fais attention!

Dégainant son épée courte, le Mercenaire sortit à nouveau dans la rue et, jetant un œil sur pour déterminer où se trouvait les étables, s’élança vers le haut de la rue. Il bouscula les gens, trancha des vêtements en train de sécher en deux, et finalement, après un énième saut au dessus d’une caisse et une énième roulade, le musicien arriva devant une étable résonant des cris affolés d’animaux. Pris d’une soudaine idée, Maverdave fit le tour de l’édifice, et rentra discrètement par une planche branlante. Le temps que ses yeux s'accoutumasse à la lumière et déjà une moitié de cochon filait à la vitesse d’un condor, s’écraser à deux pas du mercenaire ébahis.

* Des moitiés de cochons volants ? Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ! *

D’un rapide coup de son œil expert, Maverdave engloba le spectacle plutôt étrange qui se déroulait sous ses yeux. L’homme en cuir, le mercenaire, le grand blond avec une chaussure noire, le correspondant dix-sept, le professionnel, bref l’homme qui en savait trop, se tenait au milieu de l’étable, sautant, esquivant, s’accroupissant pour éviter les ... hum, j’ai du mal à l’écrire mais : les bovins qui volaient dans la pièce. Comme vous, Maverdave s’en trouvait un tantinet sur le cul, mais n’en laissant rien paraître, il réussit à capter le regard de Corneille, et profitant d’une accalmie tactique dans la tempête de bovidé, il s’élança furtivement derrière l’assassin en cuir, et d’un coup de pommeau sur la nuque il lui fit rencontrer Morphée.

- Bonne nuit !

Il en profita pour tomber bêtement comme un sac en poussant un « hung » terriblement suranné et profondément à l’opposé de la classe. Nan vraiment c’est absolument ahurissant. Moi ça me pèse, écrire ces histoires sordides ou entre deux vaches volantes un mec complètement crétin assomme un autre qui d’ailleurs n’est qu’un PNJ inutile moi ça me bouleverse, moi ça ... ça me ... Nan mais merde quoi ! J’EN PEUX PLUS !! SORTEZ-MOI DE CES PAGES DE RPS !!! JE VEUX ECRIRE DU MUSSOT !! JE VEUX ECRIRE DES ROMANS A L’EAU DE ROSE POUR ADO-PREBUBERTS !!!!

(Quelque temps plus tard et avec les excuses de la direction)

Maverdave traine le corps inconscient du mercenaire contre un poteau et le ligota solidement, puis, afin de le sortir de l’état comateux dans lequel la brusque rencontre entre la nuque de ladite personne et le pommeau de l’arme de Mave, afin donc de le sortir de ce triste état, de cet état terrible par l’apparence pitoyable dans lequel il plonge celui qui en est victime ... afin (DONC) de sortir cet être de son sommeil comateux, Maverdave mit sa main gauche sur le sommet du crâne de son futur interlocuteur, afin de la lui garder droite, puis, tirant très loin derrière lui son bras droit derrière lui, il ramena sa main droite avec rapidité, force, et, surtout, violence, pour la faire s’écraser avec un claquement sonore presque inquiétant, sur la tête que sa main gauche tenait encore quelques instants plutôt.

Ou pour faire court : il lui mit une grosse baffe.

L’homme grommela, Maverdave réarma sa main, et l’autre prenant soudainement conscience, lui assura (avec un tantinet de peut même peut-être) qu’il était tout à fait conscient et parfaitement réveillé. Soufflant un « bien » satisfait, le musicien se redressa, fit craquer son dos, se campant devant le malfrat, se mit en devoir de lui décocher un coup de pied dans le ventre.

- Ça c’est pour le poison.

Puis il lui en remit un autre dans l’aine ...

- Ca c’est pour la flèche.

Et termina par un violent crochet du droit, qui fit cracher du sang à l’homme en cuir.

- Et ça ... ça ... ça c’est pour le plaisir ! Alors reprenons, qui t’envois, qui te paye, qui te fournit, qui est impliqué dans la mort de Jais-Rat et surtout, surtout, supporte-tu les sévices physiques ?

L’homme, fier, digne, n’ouvrit pas la bouche, ne décocha pas un mot, se contentant de regarder le musicien dans les yeux, même pas une lueur de défis, juste résigné.

- Bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon. Souffla le musicien en dégainant Machiavel. On va commencer par le commencement alors. Qui t’envois ?

Et sur-ce, d’un geste expert, il coupa l’oreille gauche du mercenaire, qui poussa un hurlement qui fit fuir les quelques bêtes encore présentes.

-Je ne te le répéterais pas trois fois, vu ?

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Dim 1 Sep 2013 - 19:33

En quelques minutes, l'assassin s'était retrouvé ligoté contre une des poutres de soutien du bâtiment. Visiblement, Maver semblait en colère, et lorsqu'il arracha l'oreille du type, je ne put m'empêcher de lever la main et de déclarer.

- Arrête! Tu n'arriveras à rien en utilisant seulement la torture physique. C'est un tueur, je pense qu'il a connu des choses bien pire. Laisse moi faire.

Il sembla m'écouter et me laissa la place. Replaçant ma capuche sur ma tête, je m'avançais vers l'homme attaché, mes yeux virant légèrement au rouge.

* - Alors mon grand... Il semblerait que mon compagnon t'en veuille à mort... Je le comprends, être la cible d'un poison aussi virulent ne laisse pas un souvenir très agréable d'une compagnie. Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que tu aurais été plus chanceux avec lui. *

Il sembla perturbé par ma télépathie, avant de lui laisser le moindre répit, j'utilisais mon pouvoir pour le soulever au dessus du sol à deux ou trois mètres environ. Lévitant jusqu'à son niveau, j'appuyais une forte pression contre son cerveau, et déclarait.

* - Alors, on est perturbé par un petit tour de magie? SI tu veux que ça s'arrête, il te suffit de nous dire qui t'envoi. *

Il grogna quelque chose, visiblement un mot grossier à mon égard. La réponse ne semblait pas être son premier intérêt au vu de ce qu'il disait sur ma "mère". Fronçant les sourcils, j'appuyais mon pouvoir contre son bras droit, réduisant petit à petit les os de sa main et poignet en bouillie. Commençant à perdre patience, j'hurlais dans son crâne.

* - Ne me force pas à continuer bougre d'idiot! Ne rien dire ne te sauvera pas d'une mort idiote! Ne me dis pas que l'Honneur te tient au silence, tu as renié cela en devenant justement assassin!!! Dis moi qui t'envoi!!! DIS MOI!!!! QUI ??? *

La pression que j'exerçais sur son cerveau se focalisa sur un point précis, l'arrière du crâne. Visiblement, il y avait une zone qui lorsqu'on appliquait une pression dessus, nous faisait halluciner. Il poussa un cri atroce, alors que coupler à cela j'arrachai son bras gauche, et utilisais mon pouvoir pour empêcher le sang de sortir par la partie qui abritait autrefois son bras.

- NAAAAANNN!!! Lâche-moi sale Corbeau!!!! Tous ces insectes autour de moi... C'est insupportable! Ils me rongent le bras arggg !!!!
* - DIS MOI!!! *
- Les sang-froids... Ne craignent pas le givre...

Énervée par cette énigme, je brisais chacun des os de ses jambes et de son bras encore en place.

* - Plus d'énigmes!! Qui t'as appelé??? *
- AAARRRGGG....
* - ALLLLEZZZZ !!!! *
- Le MARIONNETTISTE!!! Il se fait appeler ainsi!!! Il m'a dit qu'un mage du nom de Serpent-gris voulait mes services!!! JE SAIS RIEN D'AUTRE!! SEULEMENT QUE JE DEVAIS PAS LAISSER DE TRACES!!!

Le nom du marionnettiste résonna dans mon esprit, et des images de la broche, et de mes souvenirs se ruèrent dans mon esprit, cette ordure était la personne qui m'avait causé du tord par le passé. Tout les objets autour de moi dans la salle se soulevèrent alors, mes yeux étant maintenant écarlates. Prise d'une rage incroyable, je laissais éclater mon pouvoir, et tout les objets explosèrent littéralement, provoquant un bruit effroyable. L'assassin, quand à lui, éclata également, me couvrant d'un sang encore chaud. Quelques minutes passèrent, avant que ma rage ne se calme. J'avais néanmoins pris soin de ne pas inclure Maver dans ma rage destructrice. Laissant les quelques morceaux de carcasse retomber sur le sol, je descendait doucement vers le sol, et me retournait vers mon compagnon qui semblait encore un peu sous le choc. Le fixant de mes yeux rouges, ma respiration était encore forte et mon cœur battait à toute vitesse. Mes yeux redevant peu à peu violet, je déclarais doucement.

- Serpent-gris... C'est le type qui l'avait enrôlé. Si on met la main dessus, on pourra attraper le deuxième mage en même temps. Mais avant... Il faudrait que lave mes affaires... Ce rouge ne me va pas au teint.

*
* *

Quelques heures étaient passées et je déposais mes affaires contre deux cordes dans le grenier qui nous servait de "repère". Ne portant que mes bas, je me promenais comme si de rien était, ne me souciant guère du regard de Maver. M'approchant en lévitant, je lui soufflais.

- Mes affaires ne devraient pas mettre longtemps à sécher. Bien, je t'écoute. Comment allons nous procéder à présent?
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Maverdave Mc'Olan

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MessageSujet: Re: Son dernier coup de flèches   Jeu 31 Oct 2013 - 21:53

Maverdave se balançait doucement dans le hamac de fortune qu’il s’était fabriqué avec deux cordes et un sac de farine. C’était le matin et il était tôt, les quelques rares rayons de soleil qui troublaient la quiétude du vieux grenier s’étalaient en arborescences orangées sur le sol, et les nuages de poussières, ainsi découpés par la lumière du petit matin, donnaient à la grange des allures de cathédrale. Le luthier réfléchissait depuis longtemps déjà aux affaires qui le préoccupaient, lui et sa camarade d’infortune. L’enquête commençait à être longue, mais Maverdave sentait qu’il touchait au but. Corneille lui avait relaté la conversation qu’elle avait entendu à la tour des mages, l’homme de main avait dénoncé son commanditaire, le filet se resserrait. Entre deux bouffés de pipe, le mercenaire commençait à échafauder un plan.

* Ce qu’il faut, c’est bien évidemment découvrir qui est ce fameux Serpent-Gris ... mais j’y pense ! On n’a pas remit la main sur ce salopiaud d’apprenti forgeron ... met avis qu’un petit tour chez son maître pourrait nous apprendre beaucoup de choses *
Ni une ni deux, il sauta à bas de son hamac, et se cassa la gueule sur le sol après avoir effectué un joli retourné-sauté. Pestant contre cette satanée botte qu’il n’arrivait pas à trouver, il partit finalement après avoir fait un remue-ménage de tout les diables, sans pour autant avoir réussi à réveiller sa camarade; il pensait n’en n’avoir que pour quelques minutes. Les rues étaient calmes, les différentes averses des derniers jours avaient recouvert la ville d’un manteau miroitant et dans la lumière du petit matin, chaque chose prenait l’apparence de l’argent.

Le luthier se dirigeait vers la rue des forgerons, les lourds métaux de fontes étaient fermé aujourd’hui, c’était la mâtiné hebdomadaire dédiée au Solstice, et il espérait qu’en bon mage, l’ancien disciple de Jais-Rat cracherait sur toutes ces bondieuseries. En arrivant à l’impasse des enchanteurs il dû se rendre à l’évidence : le léopard tacheté était fermé. Manifestement ce n’était pourtant pas dû à la ferveur du jour, un écriteau indiqué d’obscure raison commémorative, une période de deuil apparemment, toutefois l’aspect du bâtiment, largement calciné sur tout son côté droit, laissait supposer d’autre raison à cette fermeture intempestive.

* Des représailles ? Il serait bien de trouver ce garçon au plus vite *
C’est avec plus d’empressement que Maverdave retourna à la planque, espérant Corneille réveillée. Il lui exposa son plan. Il était impératif de trouver rapidement le jeune garçon et de lui extirper les informations, il pressentait plutôt sa camarade pour cet aspect là de l’enquête, en effet le garçon connaissait le visage du mercenaire et ce dernier pouvait encore s’en méfier, il avait d’ailleurs toutes les raisons pour. Maverdave quant à lui, bien qu’il n’avait jamais mit les pieds à Beolan, s’était laissé dire par un ami que les mages engageaient souvent des hommes de mains pour des basses besognes, leur ami de cuir en était un très bon exemple. Il se proposait donc d’aller quérir des informations sur le fameux « Serpents-Gris » en se faisant passer pour un mercenaire en mal d’argent ... Rôle peu difficile à jouer vu que c’était effectivement ce qu’il était.

- Une fois ces informations récupérées, ce qu’il faut c’est trouver quelqu’un d’influent à qui les donner pour qu’il nous sorte toi et moi de ce pétrin et surtout que je récupère mon argent, m’enfin si ça pouvait t’aider à quitter la ville la tête sur tes épaules ce serait pas mal non plus hein. C’est pourquoi j’ai bien peur qu’ils faillent jouer un petit rôle toi et moi plus tard ... Mais en attendant concentrons-nous sur les renseignements, ce sera déjà une bonne chose de faîte.

Maverdave conclut sa palabre en dégainant Machiavel et en l’envoyant se ficher dans une poutrelle à l’autre bout de la salle. Il espérait se donner l’air dur à cuire, il le fût un peu moins lorsque la poutrelle, rongée par l’eau, le temps et les mites s’affaissa sur elle-même avant de s’écrouler, faisant dangereusement pencher le reste de la toiture, de laquelle tombèrent quelques tuiles des dernières qui pouvaient bien tenir encore.

- Comprend que cette histoire me met sur les nerfs !



*
*   *

La taverne était sombre et crasseuse, elle se tenait à flanc de montagne, à moitié troglodyte, quelques rares fenêtres aux vitres noircies de crasse et de suie s’alliaient à un lustre rouillé dégarni de bougies, pour tenter de repousser l’obscurité. Les personnes attablées semblaient tout sauf bienveillantes, c’était la racaille la plus malfaisante du royaume et la lie de Beolan ; mercenaires pillards, demi-orcs véreux, ogres et nains exilés se côtoyaient dans un silence de mort. Là où les autres tavernes sont remplies des rires, celle-ci était remplie de tueurs. Et lorsque Maverdave franchit la porte en espérant se donner une contenance, il comprit vite que mieux valait être naturel, ça les intrigueraient d’autant plus. Il avançait, tendu, jusqu’au comptoir. Il était presque arrivé (et soupirait déjà intérieurement) lorsqu’un gigantesque demi-ogre s’interposa entre lui et sa cible.

- Dégage pied-tendre.

Maverdave recula légèrement la tête, un air légèrement gêné sur le visage. Le demi-ogre se baissa pour avoir sa tête à la même hauteur que celle de son interlocuteur et lui murmura :

- Tu m’as pas entendu ?

Le chuintement de Machiavel lui répondit, et la gorge du demi-ogre s’ouvrit, libérant deux bons litres de sang. Enjambant le cadavre du mercenaire qui gargouillait, le luthier s’accouda au comptoir, planta machiavel dans le bois du bar et s’adressa à la cantonade d’une voix posée :

- Le prochain qui vient me menacer, je lui fait manger ses dents.

Puis il accepta la bière que lui tendait le patron. Une grosse partie du travail venait d’être fait. Et dans sa tête il se répétait :

* PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN!!!!!*

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Son dernier coup de flèches

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