''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]

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Talia Fictilem

La poupétière

________________


________________


Race : Vampire
Classe : Nécromancienne
Métier : Médecin
Croyances : Athée
Groupe : Solitaires

Âge : 22 ans

Messages : 24

Fiche de Personnage : La fabrique à poupées!


MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 20 Mai 2016 - 19:26

Hrp: Comme depuis le début de ce rp ( ouioui, ça date ), la lecture est déconseillée aux personnes trop jeunes/fragiles.


A la fin de la phrase du démon, Talia se lécha les lèvres doucement, essuyant de sa langue le liquide carmin qui se trouvait encore sur ses lèvres pulpeuses. Avant même qu'elle n'en donne l'ordre, plusieurs poupées sautèrent sur le démon, empalant son deuxième bras à l'aide de divers clous, crucifiant l'intrus.  Amusée, la vampire marcha comme un chaton vers sa prochaine victime, tandis que Sophie, derrière elle, inspectait les horizons en chantonnant. Les petites poupées suivant la demoiselle ricanaient en cœur à chacun des pas de leur maîtresse, devinant un massacre prochain.

Le manoir était en soit en piteux état, du sang partout, des meubles brisés, et d'autres choses indescriptibles jonchant le sol. A vrai dire, seul le laboratoire et les étages supérieurs devaient être en état correct. Pour l'heure cependant, le mobilier n'inquiétait pas la poupétière, car elle parvenait toujours à faire reconstruire ce qui appartenait à sa famille depuis des éons. Les villageois étaient du bétail malléable, et il ne serait pas difficile à la femme-médecin de tirer quelques cordes pour faire tout réparer. Au pire, elle n'aurait qu'à user de ses charmes, les hommes se laissaient piéger à chaque fois.

- Alalala... Mon pauvre petit caméléon... Nul n'a su te cacher de mon regard... Nul n'a caché ta laideur...

Posant un pied devant l'autre, le sourire de Talia se faisait de plus en plus grand à mesure qu'elle s'approchait du démon. Levant la main et son couteau par la même occasion, la demoiselle lécha le tranchant de la lame, se coupant légèrement la langue. Le sang qui perla à la surface de son muscle excita visiblement Sophie qui bondit alors pour rejoindre sa maîtresse, les pupilles dilatées comme quelqu'un sous matières illicites. Ricanant doucement, la poupétière tira sa langue ensanglantée, laissant sa poupée venir sucer son appendice. Cette vision, à la fois étrange et inattendue, sembla troubler le démon qui déglutit quelques instants sans bouger, quelques perles de sueurs perlant sur sa peau écailleuse. De là où elle se trouvait, Talia ne pouvait pas encore dire s'il s'agissait d'excitation de la part de sa futur victime, ou bien une réaction logique face au pic planté dans son bras. Repoussant finalement Sophie, Talia fixa sa poupée quelques instants avant de lui intimer de la laisser. La demoiselle gémit quelques instants avant de finalement rejoindre Mortelame, tout en se mordillant la lèvre. Reprenant sa marche, la vampire parvint finalement au niveau de sa proie.

- Pauvre chou... Tu aurais tellement préféré périr dans les combats plus tôt...

Se jetant sur le démon, la demoiselle enfonça sa lame juste en dessous de l'estomac de son sujet de test. Observant l'homme-caméléon cracher du sang par terre, un rire cristallin s'échappa de la gorge de la propriétaire du manoir.

- Oh... Ne crois pas ta mort venu en cette pauvre égratignure... Je n'ai déclenché qu'une hémorragie qui te tuera dans quelques minutes... D'ici là, je t'assure que ton corps sera couvert de bien plus de blessures mortelles...

Retirant le couteau d'un geste vif, Talia laissa ensuite la lame courir doucement sur le corps de sa victime, s'arrêtant au niveau de l'épaule avant de pénétrer finalement la chaire écailleuse du pauvre bougre. Traçant un chemin le long du bras empalé, la vampire se délectait à chacun des gémissements de son divertissement actuel. S'arrêtant lorsqu'elle sentit un os brisé, elle retira par la suite la lame, avant de claquer des doigts et d'observer ses petites poupées attraper chacune un lambeau de chaire pour le tirer vers elles. Chemin faisant, la plaie qui était assez propre s'écarta en se déchirant doucement, laissant apparaître les muscles et les tendons. Mordillant sa lèvre inférieure, la poupétière passa ses doigts sur les tendons, appuyant de temps à autres pour arracher un nouveau cri au démon, qui luttait pour rester éveillé. Pinçant finalement l'un de ces derniers, la vampire tira comme sur une corde, arrachant finalement ce qui permettait au poignet de bouger. Jetant sur le sol cet objet maintenant inutile, la demoiselle ne fit même pas attention à ses sœurs qui dévoraient les restes derrière elle. Plantant finalement ses crocs dans le tissu musculaire, Talia en déchira une bonne partie en bougeant la tête de droite à gauche, avant d'avoir un mouvement de recul et de cracher par terre, observant les os maintenant mis à nus. Une vague de chaleur et de nombreux frissons parcouraient le corps de la propriétaire du manoir. Sa cible commençait à gémir de manière particulièrement pitoyable, augmentant la satisfaction de sa tortionnaire. Grattant sur l'os avec la pointe de sa lame, Talia gratta suffisamment pour inscrire son nom sur l'ossature.

- Hum... Non, ça ne va pas. Si on trouve ton corps, bien que cela soit hautement improbable, on risquerait de remonter jusqu'à moi...

Se penchant sur le démon, Talia lui embrassa le front.

- Désolé, mais il va falloir que j'enlève ça, tu comprends?

Un grognement suivi d'un hurlement strident fut la seul réponse que l'homme caméléon fut en mesure de donner, tandis que la poupétière grattait frénétiquement le radius de sa victime à l'aide de sa lame, laissant une fine poudre osseuse se répandre sur le sol. Finalement, la lame pénétra l'intérieur même de l'ossature, et une moelle molle et blanche se répandit le long du bras charcuté du démon. Recueillant entre ses mains la moelle qui s'écoulait comme s'il s'agissait d'or blanc liquide, la vampire ricana doucement en se tournant vers Sophie qui s'empressa de rejoindre sa maîtresse, léchant ses doigts avec un appétit certain, même si la scène donnait un aspect très "sensuel" à la chose. Une fois ses mains "nettoyées" par sa créature, la demoiselle la congédia de nouveau, et se désintéressa du bras inutilisable de sa victime. Quelques poupées se précipitèrent cependant pour arrêter l'hémorragie de l'artère humérale et autres veines basilique et céphalique. Portant son attention sur le visage écailleux de sa victime. Ricanant doucement en forçant sa proie à la regarder grâce à son couteau, la demoiselle mordilla sa lèvre doucement alors qu'une de ses sœurs répondait à son appel, apportant une seringue emplit d'un liquide jaunâtre. S'éloignant quelques instants tout en observant le regard hagard du démon, la vampire s'empara de la seringue et l'enfonça dans le cou de son jouet morbide. Le corps du pauvre bougre tressaillit quelques instants, avant que le visage immonde de ce dernier ne se fige dans une moue de stupeur et de douleur.

- Vois-tu, mon cher, cette seringue contenait un violent poison. Une toxine botulique capable de paralyser les tissus humains, et de forcer l'arrêt d'un cœur si utiliser à trop forte dose. Je m'en sers généralement comme simple paralysant lorsque je tombe sur des fuyards, mais pour toi, je veux juste pouvoir conserver cette expression qui parcourt ton visage, et l'afficher dans mon laboratoire. Tu seras un souvenir merveilleux, j'en suis certaine. Oh et, naturellement, la dose que je t'ai injectée n'est pas mortelle, elle me permettra seulement de "travailler" sur ton visage sans que tu ne sois trop désagréable, ça ne durera que quelques minutes cependant, après tu ressentiras tout de nouveau, une chance, pas vrai?

Aucun grognement. Parfait, le poison faisait effet. Sifflotant doucement, la demoiselle commença à entailler la peau de sa victime en passant derrière les appendices servant d'oreilles au bougre. Longeant les contours de sa mâchoire, elle entailla par la suite le reste du visage, portant une attention toute particulière au contour des yeux et des babines. Une fois ceci fait, la poupétière tira doucement sur la peau du démon et en extirpa son "visage" au sens humain du terme. Se retournant, Talia attendit l'arrivée d'une de ses créatures pour y déposer son trophée sur un coussin de satin. Ricanant doucement, elle intima par la suite à Sophie de déposer tout cela dans son lieu de travail favori, en précisant bien qu'il ne fallait pas que ce dernier ne soit abîmé, ou dévoré. Gémissant, la première poupée de Talia s’exécuta néanmoins, bougonnant de devoir quitter la pièce ne serait-ce que quelques instants, visiblement inquiète de louper un bon repas.
Un tressaillement attira alors le regard de la poupétière, qui remarqua que le poison ne faisait plus effet. Le démon, si l'on pouvait encore le définir ainsi et non pas comme un morceau de viande, tremblait terriblement et de multiples gerbes de salive et de sang s'échappaient à fréquence irrégulière de sa bouche. Passant sa main contre le muscle masséter de sa victime pour le calmer, ce qui marcha, étonnamment. A vrai dire, le pauvre bougre était dans le même état qu'une bête se sachant perdue face à son chasseur. Tout ce que le démon espérait à présent, c'était une mort rapide, même s'il savait que cette dernière serait douloureuse. Souriant doucement, la lame de la poupétière glissa dans ses mains pour venir se planter sur le haut du thorax de sa victime, avant de descendre le long du sternum et de retrouver la ceinture abdominale. Plaçant alors la poignée de son couteau entre ses dents, Talia enfonça ses mains dans la plaie béante tirant plusieurs grands coups qui eurent pour effet de déchirer les muscles respiratoires de l'homme-caméléon. Un sifflement rauque et divers soubresauts démontraient que la créature arrivait à sa limite. Reprenant sa lame en main, Talia acheva de trancher les ligaments et autres muscles du torse de sa victime, avant de laisser ses créations arracher les côtes de la pauvre victime. La poupétière fut cependant surprise de voir que le cœur fonctionnait encore à un rythme correct, malgré le stress subit. Ce dernier manquait en revanche quelques battements et son battement devenait de plus en plus irrégulier. Talia crut apercevoir des larmes perler sur les yeux de sa victime alors qu'elle plantait son couteau dans la cuisse du démon pour encercler l'organe de sa victime de ses deux mains. Léchant ses lèvres, la demoiselle tira doucement l'organe vers elle, poussant les poumons et forçant l'extension non désirée de diverses artères primordiales à la survie de sa victime. Touts les poupées présentes encerclèrent alors à leur tour leur maîtresse, rejointes par Sophie, avant de commencer à caresser son corps doucement, certaines de manières plus intimes que d'autres. Frémissant alors qu'elle continuait de tirer doucement sur le cœur du démon, Talia poussa finalement un petit râle alors qu'elle tirait d'un coup sec sur l'organe, l'arrachant d'un geste du corps de sa victime et des artères qui le maintenait en place. Tombant à genoux alors qu'une pluie de sang se déversait sur elle et que ses poupées continuaient leurs gestes, la poupétière tira la langue et poussa quelques gémissements, sentant le cœur chaud entre ses mains cesser peu à peu de battre. Lorsque l'organe eut finalement achever son rythme effréné, la poupétière resserra son emprise, le broyant dans un bruit de gelé nauséabond. Elle se mit alors à rire, ainsi entourée, alternant respiration saccadée et petits rires cristallins, son corps frémissant à fréquence régulière tandis qu'elle tremblotait.

Quelques minutes passèrent ainsi, avant que les poupées ne se dégagent de leur maîtresse et que cette dernière ne se relève, pour finalement se retourner vers son invité de marque. Marchant doucement vers l'horreur nocturne, la vampire esquissa un sourire timide vers ce dernier.

- Je vous remercie de m'avoir laissé ce plaisir, Mortelame. On peut dire que j'ai savouré chaque instant de ce petit jeu. Savez-vous s'il reste encore quelques traînards? Sinon, je pense qu'un grand ménage s'impose, quoique... Ces types devaient bien venir de quelque part, non? Toute attaque mérite vengeance, pas vrai? Oh et, suis-je bête, nous pourrions voir comment va votre ami! Il est dans une des chambres à l'abri, plus haut.
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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
Classe : Lame noire
Métier : Anciennement forgerons et garde du corps.
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Inconnu.

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Dim 12 Juin 2016 - 23:16

Si le démon ne s’y était pas particulièrement attendu, il n’était pour autant pas plus surpris par la soif de sang de son hôte. La manière que cette dernière avait de jouer avec sa proie, jeu atroce mêlant sensualité et massacre, donnait une ambiance surréaliste à la scène, si bien que le démon, seul au milieu de poupées presque hystériques et avides d’en voir plus, en vint à perdre la notion du temps. Cette séquence de torture aussi savante que bestiale avait-elle été une question de minutes, ou d’heures ? Probablement la première option, mais il ne pouvait en jurer. Le spectacle l’avait même, chose des plus surprenantes, un peu secoué. Pas vraiment par sa nature. Pas parce qu’il n’avait jamais eu l’occasion de voir un être au visage écorché se faire littéralement arracher le cœur alors que ce dernier bat toujours. Pas parce que Talia nourrissait et satisfaisait clairement aussi bien des pulsions de nature sadique que sexuelles devant lui. Mais tout simplement parce qu’après ce massacre sans nom, après cette douleur, après avoir semé la mort et après avoir réduit un certain nombre d’existences à néant … Et même après avoir assisté à ce qui avait été reflété dans son masque de métal poli, il ne ressentait rien. L’ombre ne sentait pas son cœur battre dans sa poitrine, pas plus que son sang pulser, ou sa peau transpirer : c’était un fait … Mais du côté de son esprit non plus, il ne recevait aucun ressenti. Quelque chose semblait … Mort. Le bref instant de décontenancement provoqué par ce constat ne fut remarqué de personne, et pour cause : il n’avait été traduit par aucune manifestation physique. Continuant à rester à sa place sans bouger, le fantôme de lambeaux laissa le choc qu’il avait ressenti disparaître, au même titre que la vie s’échappait du démon face à lui par quelques plaies si sales et profondes qu’un humain normal en aurait déjà rendu l’âme plusieurs dizaines de fois. Lorsque la vampire se retourna finalement vers lui pour le remercier après son « grand final », l’ombre ne fit qu’incliner légèrement son masque vers l’avant. Il n’approuvait ni ne réprouvait ce qu’elle avait fait, et ce ressenti neutre couplé à son apathie naturelle et au fait qu’il n’était que vaguement concerné par cette histoire étaient parfaitement illustrés par la neutralité de son corps. Cependant, peu après que la vampire ait fini sa phrase, un choc sourd résonna au niveau du plafond. Le démon leva immédiatement la main, saisissant le pommeau de blanche.

Danalieth.

Pliant les jambes pour se ramasser sur ses appuis, il bondit. Cette simple action couplée à sa force démoniaque suffit à le propulser au niveau de l’étage, où il ne traversa qu’une paroi pour se retrouver dans la chambre de son esclave. Ce dernier, visiblement mal réveillé car sous l’effet de la drogue que lui avait administré Talia plus tôt, avait reculé en emportant avec lui la chaude couverture de tissus jusqu’au mur. Devant lui, couverte de son propre sang, une poupée enfantine nue et blessée tenait à deux mains un couteau aussi large qu’elle, visiblement décidé à défendre l’occupant de la chambre … Elle n’accordait d’ailleurs que peu d’importance à la large entaille sur son ventre, par laquelle un morceau d’intestin commençait à chercher à ressortir. Face à eux, le responsable de cette situation : un homme relativement grand et légèrement gras, à l’œil vif et à la rapière dégainée. Il ne s’attendait visiblement pas à l’intervention de la lame noire, car il se recula instinctivement en poussant un glapissement désarticulé, avant de tenter de reprendre une posture et une constitution un peu plus digne. Le démon n’y prêta même pas attention, alors qu’il se plaçait sur le passage entre lui et sa cible … La situation sembla se figer. Cependant, très rapidement, la porte de la pièce s’ouvrit à la volée, alors que Sophie, suivie de Talia et d’autres, pénétraient la pièce. Le bretteur, dans son coin de la salle, parvint cette fois à garder son calme, même si il apparaissait très clairement qu’il se sentait aussi cerné que perdu. Cependant, contrairement à toute attente, le démon leva une main, faisant signe a ses alliés de ne pas avoir de geste inconsidéré … Voir même, de s’arrêter complètement.

Trouvez-les. Les autres quelques rats qui ont survécu et se trouvent encore dans le manoir. Trouvez-les et faites-les sortir devant votre entrée. Ils ont besoin d’un exemple. Laissez ceux qui ne résisteront pas trop en vie.

La parole du démon était sans appel, et s’adressait visiblement aux poupées de Talia : en temps normal, il n’aurait jamais employé un tel ton …Mais ici, la passive indifférence dont il était presque systématiquement doté semblait avoir disparu. A la place, une intonation sèche, cassante : un ordre sans appel ni contestation. La petite poupée derrière Mortelame et devant Danalieth sembla soulagée de voir ce nouveau défenseur, plus grand et probablement plus doué en combat qu’elle : elle relâcha légèrement la prise de son couteau. L’homme, quant à lui … Eut un acte désespéré : saisissant un couteau dans sa veste, il le lança avec violence vers Danalieth. Le propriétaire de l’esclave stoppa la lame en plein élan, la saisissant au vol avec un grincement désagréable avant de la laisser tomber au sol.

Un courageux guerrier … Qui fuit lorsqu’il assiste au massacre de ses frères. Qui cherche à éviter des poupées ne faisant qu’un quart de sa taille dans les couloirs et les salles. Qui trouve la seule où se repose une personne blessée … Et qui n’hésite pas à l’attaquer, elle et la demi portion à peine armée qui la défend pendant que toutes les autres font un carnage. Non … Décidément, tu ne mérites pas que je tire Blanche pour toi. Pas plus que tu ne mérites que j’use de ma véritable force.

Ne comprenant visiblement pas de quoi le démon parlait, le bretteur resta quelques instants fixe, avant de réaliser ce qu’on venait de lui dire : l’horreur nocturne se battrait à mains nues, et sans forcer. Souriant en pensant le combat subitement plus aisé, il fit quelques pas relativement agiles et se fendit, tendant de viser le poitrail. L’ombre saisit sa lame dans son gantelet sans faire mine de tenter une esquive : elle crissa en glissant, raclant contre le métal sur plusieurs centimètres avant d’être finalement stoppée. Le démon fit peu de cas de l’arme, qu’il relâcha sans y accorder plus d’intérêt. Le badaud releva sa rapière et en observa la pointe … le fil tranchant avait été littéralement écrasé sous les doigts métalliques de sa cible de haillons. Cette dernière n’avait pas quitté sa position : tout au plus, son bras était revenu le long de son corps. Le mercenaire, finissant par rengainer son arme, dégaina une hachette de sa ceinture, et se ramassa sur ses appuis … Sans le moindre effet sur le spectre, une fois encore. Ce dernier se contenta de bloquer l’attaque visant sa tête en glissant sa main pile entre celle de l’humain et la lame courte, ses doigts percutant le manche. Le choc ébranla l’homme qui tenait l’arme, et il recula d’un pas ou deux … Avant que la créature du vein ne tourne la tête. Visiblement, aux sons qui résonnaient dans le manoir, les quelques « prisonniers » étaient en train de sortir. Parfait. L’humain, pensant saisir sa chance, se jeta dans une nouvelle attaque avec sa nouvelle arme : non content de cette fois encore la bloquer en lui saisissant le poignet, le démon lui envoya un coup de poing dans le ventre qui lui coupa le souffle. Puis, ne lâchant ni l’un ni l’autre de ses appuis, il souleva le mercenaire et le projeta à travers l’une des grandes fenêtres, l’envoyant littéralement dans une pluie d’éclats de bois et de verre s’écraser dans les jardins du manoir. Se dirigeant vers l’encadrement de la fenêtre, il monta sur ce dernier, lâchant quelques ordres.

Danalieth, fais-moi le plaisir de te trouver une chambre à l’autre bout du manoir et de t’y reposer. Je ne sais pas comment tu es sorti de ton lit, mais tu devrais y rester … Et tu as interdiction de regarder ce qui va se passer dehors. Sophie, Talia, je vous attends en bas. Désolé pour la fenêtre.

Sans un mot de plus, le démon sauta dans le vide, et se réceptionna sans mal dans l’herbe, ne faisant pas plus de bruit qu’un gros sac de plumes. L’homme qu’il avait lancé un instant plus tôt avait survécu à la chute : elle n’était pas si terrible que cela après tout … Couvert de petites coupures et d’ecchymoses, il tentait de se relever péniblement, gémissant un peu de douleur. Rien de cassé, visiblement. Sur le perron, les premiers mercenaires commençaient à descendre : une bonne fraction était blessée, mais la plupart étaient tout simplement les couards qui, réussissant à se cacher, étaient encore indemnes.  

Borris !

Le cri, qui venait de l’assistance, fit tourner la tête de l’homme à terre : il tenta de répondre quelque chose, mais un caillou, lui percutant la joue, lui tira un simple cri, avant qu’il ne regarde l’être du vein de nouveau. Ce dernier s’approcha calmement, baissant finalement pour la reposer sur le sol la jambe dont il s’était servi pour propulser la pierre à l’aide d’un coup de pied. Voyant cela, Borris chercha des yeux sa hachette, qu’il trouva à deux pas : posant la main dessus, il tenta d’administrer un coup pour se défendre … Il frappa le vide, et son élan le fit chuter de nouveau à terre. Pathétique. Le démon de bougea plus. Se relevant, le mercenaire tenta une nouvelle attaque : mortelame, lassé, lui mit un revers dans le poignet qui fit craquer plusieurs os et lâcher l’arme (en même temps qu’un cri) à l’humain.
Un autre homme, quittant le groupe qui venait de sortir du manoir, tenta de s’élancer vers mortelame pour l’atteindre de son cimeterre. Le démon se tourna vers lui une demi-seconde avant l’impact, et saisit la lame. La brisant d’un geste sec sans même que son propriétaire ait pu réagir, il la retourna et la planta dans son crâne, puis administra un coup de poing pour la faire ressortir de l’autre côté en plein milieux de ses cheveux. Le corps tomba à terre, sous les yeux d’un Borris médusé, qui regarda le spectre en tenant son bras tordu dans le mauvais sens. Ledit spectre finit par s’approcher, et le saisit au col. Levant le point, il l’abaissa brusquement sur son visage, et cogna. L’homme hurla de douleur. Une seconde mandale le fit taire. Une troisième lui tira un gémissement plaintif. Un coup au ventre le plia en deux. Le démon continua à frapper. Lorsque Borris cracha deux dents sur le sol, il le saisit au col, le releva de sa position à 4 pattes, et lui colla une nouvelle claque. Encore. Et encore. Sans prendre de pause de plus de quelques secondes. Sans épargner un endroit de son corps ou de son visage. Mais sans le tuer. Les hommes qui étaient tentés d’agir n’avaient qu’à observer le cadavre de leur jeune compagnon, sabre planté dans le crâne, pour comprendre qu’ils n’y avaient aucun intérêt. Le démon aurait pu en finir en un instant : il ne le faisait pas à dessin. Et lorsqu’il laissa enfin Borris à terre, sur le dos, ce dernier était méconnaissable. Son visage tuméfié avait presque entièrement tourné au violet. Un de ses yeux avait éclaté, de même que ses lèvres en de multiples points. Un mélange de sang, de bave et de morve couvrait toute la moitié inférieure de son visage, qui semblait avoir gonflé à un point frôlant le grotesque. Le démon le laissa là, quelques instants … Puis, une nouvelle fois, il le saisit par le col, et le souleva, le tenant comme ça à quelques centimètres au-dessus du sol.

Cet homme est peut-être votre compagnon. Il est peut-être votre frère d’arme. Il a peut-être même été votre ami. Mais pour moi, il n’est rien … Rien de plus qu’une vermine qui a tenté de s’en prendre à mon esclave blessé et endormi. Qu’un lâche qui a laissé des compagnons mourir pour tenter de faire son petit coup de couteau dans le dos. Et pour un individu d’une telle nature, je n’ai pas jugé nécessaire d’employer plus que la force d’une brute, comme celles qui composaient votre groupe.
Je fais bel et bien partie de l’ordre du crépuscule. Peu m’importe qui vous envoie, et pourquoi. Vous êtes venus, extrêmement nombreux, pour nous tuer moi et mon homme. Voilà le résultat : un charnier dans vos rangs, et de notre côté ? Pas une victime. Voilà ce que vous êtes, comparé à l’ordre … De misérables vermines, que balayer d’un revers de la main serait un jeu d’enfant, si nous nous en donnions la peine. Nous, moi et mon ordre, ne prendrons pas acte de vengeance contre vous : à quoi bon ? Vous n’en valez clairement pas la peine, et signifiez bien à vos employeurs qu’eux non plus.


Puis, pivotant légèrement, il se tourna de manière à présenter son dos à l’ensemble de l’assistance : seul Borris se tenait encore face à lui, plus mort que conscient. Lentement, le démon leva sa seconde main, et la posa sur son masque de métal poli, qu’il saisit doucement du bout des doigts. Tirant dessus, il le retira, et d’une voix transformée, laissa entendre un « Ouvres les yeux, Borris ». Ce ordre fonctionna probablement. En tout cas, dans la seconde qui suivit, Borris se mit à hurler. Pas juste à crier de douleur comme plus tôt, et pas juste à gémir, comme on aurait pu s’y attendre vu son état … A hurler, à pleins poumons, de toutes les forces qui restaient dans son corps, de toutes les maigres forces qui le maintenaient en vie. Au cri, presque inhumain tant il forçait sur les cordes vocales, s’ajouta très rapidement un son strident, désagréable et profondément mauvais : semblable à la plainte d’un milliers d’âmes en train de souffrir en concert … Semblable à la douleur, à la mort, à la souffrance. A la peine, qui aurait survécu durant des siècles sans jamais s’éteindre, sans jamais même diminuer. Un cri qui ne venait de nulle part, mais résonnait dans chaque oreille en même temps, bien plus intense que tout son naturel, bien plus profond … Un cri qui s’entendait grâce à l’âme, et non au corps. Un cri qui, très rapidement, supplanta celui de l’humain : ce dernier, dont les traits déformés s’étaient modifiés à l’extrême, finit par se taire définitivement : l’horreur nocture lâcha son col, laissant le cadavre déjà froid retomber à terre. Dans ses dernières secondes, par un procédé inconnu,  le sang qui gonflait la peau du mercenaire l’avait quitté, et ses traits, de nouveau nets et aisés à distinguer, étaient déformés par l’expression la plus terrifiée qu’il eut été donné de voir sur le monde gris à cet instant. Il était littéralement mort de sa terreur. Le cri désincarné cessa lui-aussi, mourant comme les braises d’un feu, avant que le spectre ne remette son masque poli sur son visage, et ne pivote de nouveau. Une volute de fumée noire lécha quelque peu son masque avait de se dissiper lorsqu’il reprit la parole.

En revanche, si je fais peu de cas des agressions envers ma personne, il n’en est pas de même pour mes amis ! Pour avoir profané le domaine Fictelem de votre présence, pour avoir souillé son manoir de vos morts et de votre sang, pour avoir combattu et trépassé en ses murs, et pour avoir porté les odeurs infectes et fétide de votre peur et de votre incompétence jusque sur le pas de sa porte … Pour cela, vous n’êtes plus que des morts en sursis, désormais. Fuyez s’il reste encore des muscles dans vos jambes, et ne connaissez de répit ou de halte, car je jure ici et maintenant que je prendrais par ma lame, Blanche, la vie de tous ceux que je parviendrais à rattraper ! Allez !

Le groupe se dispersa avec l’efficacité d’une volée de merles au milieu de laquelle aurait frappé la foudre. Dégainant lentement son tranchoir, dont la vue arracha un cri aux quelques idiots qui avaient encore le courage de regarder, l’horreur nocturne tourna lentement la tête, observant les survivants se disperser au mieux de leurs capacités dans les herbes hautes. Le soleil allait bientôt atteindre son Zénith : la brume semblait s’être levée depuis longtemps sur les plateau de la lune, et la journée était déjà chaude … Se tournant finalement vers la propriétaire de la maison, le spectre fit une légère courbette.

Je me prête à penser que vous n’apprécieriez pas forcément autant que moi, ou Sophie par exemple, les plaisirs d’une chasse à cours … Mais si d’aventure, vous vous sentiriez l’envie de nous joindre, n’hésitez pas. Pour le reste, cette vermine sera pour la moitié exterminée dans l’heure … Le reste pourra témoigner de ce qu’elle a vécu, s’ils ne souillent pas simplement leurs chausses derrière des tavernes pour le reste de leurs misérables vies en craignant le moindre torchon. Sur ce, je n’intente pas leur laisser trop d’avance … Veillez bien à ce que Danalieth se repose correctement.

N’ajoutant pas une parole superflue, le démon pivota une nouvelle fois, et se mit à courir … Cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas eu la sensation que ses pieds touchaient le sol : elle était étrange, et agréable … Mais clairement, dans ses souvenirs, sa vitesse n’était pas à ce point surnaturelle.
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Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]

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