''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]

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Lyrad Rostbilde

Warm Shadow

________________


________________


Race : Humain draconique (PAS un démon)
Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire et chasseur de primes (allant au plus offrant dans les deux cas)
Croyances : Le hasard
Groupe : Solitaires

Âge : 152

Messages : 54


MessageSujet: Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]   Mer 7 Aoû 2013 - 2:42

Lyrad baissa la tête et enfouit les trois-quarts de son visage dans les écharpes qu’il avait enroulé autour de son cou. Malgré ses épais vêtements de voyage, la température avait chuté tant et si bien qu’au fur et à mesure de sa progression, le garçon ne sentait même plus ses pieds et ses mollets s’enfoncer dans la neige, malgré un rythme soutenu. Les pans de son poncho aux motifs ténébreux voltigeaient derrière lui alors qu’il luttait contre un vent en constant crescendo.

On l’avait dupé. Son client actuel, un riche marchand, lui avait commandé de se rendre dans un petit village situé dans les bas sommets d’une chaine de montagnes, à l’Est, pour y dénicher un concurrent qui s’y terrait tout en y orchestrant son commerce. Lyrad s’était déjà rendu dans ces montagnes une seule fois, et il en gardait des souvenirs peu agréables : de la neige à perte de vue, un ciel d’encre, et absolument rien pour s’orienter. Résultat, il avait dû passer plusieurs jours à errer avant de pouvoir atteindre des terres plus accueillantes. Il s’en était retrouvé affaibli et avait mis plusieurs jours à s’en remettre. C’était donc tout naturellement qu’il avait eu une once d’hésitation lorsque son client lui avait indiqué l’endroit où il devait se rendre. Ce dernier lui avait alors promis une somme bien grasse, ce qui avait achevé de le convaincre.

Lyrad s’arrêta un instant et regarda autour de lui, les yeux plissés. Il n’y avait pas de village. Il n’y en avait jamais eu. Comment avait-il été assez stupide pour le croire ? Qui serait assez fou pour venir s’installer ici ? Il s’était fait avoir, bêtement et simplement. Les bas sommets étaient un endroit extrêmement difficile à atteindre, et s’y installer ne serait-ce que parce que l’on veut se cacher relevait du suicide.

Il renifla et reprit sa route. Il ne voyait qu’une seule raison à ce piège : le marchand voulait sa mort. Sûrement qu’il avait été payé par un autre mercenaire pour envoyer Lyrad dans cet enfer blanc, ou quelque chose dans le genre. Même entre eux, la concurrence pouvait être rude, et sujette à de nombreux coups dans le dos. Encore un lâche qui n’osait pas s’en charger lui-même. Lyrad se promit d’aller dire deux mots au commerçant, une fois sorti d’ici. Ce n'était pas tant la frustration d'avoir été roulé - ainsi étaient faites les règles du jeu, et celui qui se trouvait perdant le devenait de manière définitive - qu'histoire de faire valoir sa place, de rappeler qui était le chef, et de s'assurer qu'il n'aurait plus jamais avoir à faire à cet indésirable. Et accessoirement, de savoir qui était derrière tout ça.

Ruminant ses pensées, la tête baissée contre les incessantes rafales de vent, il était si distrait qu’il faillit se heurter à quelque chose. Il s’arrêta net et leva la tête, sentant immédiatement le froid s’engouffrer avidement sous ses écharpes pour lui glacer la gorge et le torse. Il fût si stupéfait lorsqu’il découvrit la nature de son obstacle qu’il n’en tint pas compte : un mur de pierre. Lyrad estima qu’il devait bien faire dans les cent pieds* de haut. Il trônait là, imperturbable et insensible aux vents glacials qui venaient se jeter contre lui. Lyrad se mit à le longer, une main sur la roche.

Il ne mit pas moins de deux minutes avant de trouver une entrée. La tempête l’empêchait de voir par-delà le mur, mais il aurait parié que par temps clair, il aurait vu des tours dressées à l’intérieur de l’enceinte qu’il venait de suivre. Il y avait donc bien des gens assez fous pour venir s’installer ici.

L’entrée se composait d’une large arcade faite de la même pierre que les murs, avec, à l’intérieur, une paire de vastes portes en bois bien plus haute qu’un homme, close par une lourde poutre de bois. Lyrad grogna.

«  Comment diable pourrais-je soulever une chose pareille tout seul ? »

Comme pour répondre à sa question, il distingua, sur la gauche de l’entrée, entre les rafales de neige tournoyant dans l’air, une unique porte, bien plus petite et adaptée à sa taille. Resserrant sa prise autour de son capuchon, il s’y dirigea sans grand espoir. Les forts de ce genre étaient toujours bien fermés aux intrus. Il fit pression sur le bois gelé avec l’épaule et tourna la poignée ; à son grand étonnement, la porte céda sans protester. Il s’engouffra à l’intérieur et la referma.

La première chose qui le surprit fut l’atmosphère très agréable qui se dégageait de la cour intérieure. Il ôta lentement son capuchon tout en balayant les alentours du regard. La première chose qu’il remarqua fut le toit de verre en forme de dôme qui surplombait l’ensemble.

« Pas étonnant que la température soit moins rude ici », pensa-t-il en s’avançant pour explorer les environs.

Les dalles pavées au sol étaient elles-mêmes couvertes de mousse. L’endroit était loin d’être récent. Lyrad se demanda s’il était même habité. Un petit jardin occupait le centre de la cour, mais il apparaissait clairement que personne ne s’en était occupé depuis des années. L’herbe arrivait à la taille du garçon et l’eau de la fontaine, elle-même en piteux état et hors-service, était croupie. Seul l’arbre qui dominait majestueusement au milieu semblait ne pas avoir souffert de l’abandon de son propriétaire. Ses racines s’étaient frayé un chemin à travers les pierres au sol et Lyrad voyait les plus grosses d’entre elles continuer le long des murs comme de larges lézardes sylvaines, l’une d’entre elles allant même se faufiler jusqu’au toit.

Lyrad hésita un instant, jeta un dernier regard au tableau, ses yeux couleur rubis scintillants, et lança fortement :

- Y’a quelqu’un ?


*environ trente mètres

Spoiler:
 
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Bakhoum N'deye

♘ | Shaman de la tribu Wamakong

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Race : Demi-Démon Commun
Classe : Maître-lame
Métier : Chasseur de démon
Croyances : Seul les désespérés et les fous osent croire en des forces supérieurs ... et je ne fait partie ni des uns, ni des autres.
Groupe : Alliance

Âge : 40

Messages : 13

Fiche de Personnage : Bakhoum N'deye Le Maudit


MessageSujet: Re: Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]   Mer 7 Aoû 2013 - 22:51

Et maintenant de la neige. Le chasseur de démon, éreinté, commençait une fois de plus à ressentir des raideurs dans son bras gauche. Réajustant son turban bleu azur autour de sa tête, il cacha soudainement celle-ci dans le creux de son bras pour éviter une énième rafale de neige. S’adossant à un arbre, le visage dans le sens du vent, afin de s’offrir un peu de répit face à la tempête, il leva les yeux vers la cime des pins qui le dominaient de toute leur hauteur, leurs épines telles des griffes sombres sur le ciel immaculé, semblaient vouloir le capturer et l’emprisonner. Quelque part dans un coin obscur de son esprit, une sinistre voix éclata de rire ...

Une fois sortit des gouffres de Sombrelune, le traqueur n’avait même pas eu le loisir de retourner au centurio, un messager lui avait rapporté la somme convenue, plus un supplément pour la rapidité de l’action, ainsi qu’un nouveau contrat à remplir dans les montagnes près de Venill. Ce qui avait étonné Bakhoum c’était surtout la rapidité du messager, et plus encore celle de son commanditaire, qui avait dû apprendre en moins de trois jours que sa besogne était accomplie, puis avait dû dépêcher un messager qui avait parcouru la distance en moins d’une journée ... C’était étrange ...

*Tu as dit étrange ? Comme c’est bizarre ... AH AH AH AH*

- Tu n’existes pas … tu n’existes pas …

Bakhoum se força à avancer dans le froid, se focalisant sur ses sensations pour oublier la démence qui rampait dans le fond de sa vieille caboche. Le froid qui lui mordait les bras à travers l’étoffe rêche de lin. Ses pieds qui bravaient difficilement la profonde couche de neige et d’épines de pins. Et surtout ses yeux, qui ne rataient aucun détail. L’oiseau sur la branche, les traces d’ours à moitié enfouies, l’écorce de l’arbre déchique ... Le traqueur s’arrêta un instant, perplexe. Il leva la tête, l’oiseau n’était en fait qu’une branche cassée, qui avait l’air d’avoir subit la traction d’une chose très lourde. Il s’approcha doucement des empreintes d’ours, qui se révélèrent n’en être finalement pas, mais des empreintes n’appartenant certainement à aucune créature née sur ce monde.

Finalement il s’approcha de l’arbre et caressa l’écorce à l’endroit où celle-ci était arrachée. Des larges pans de bois pendaient lamentablement le long du tronc, et une myriade de petits copaux jonchés le sol au pied de l’arbre. Le traqueur se retourna et analysa du regard les traces qui menaient jusqu’à l’arbre, puis qui en repartaient, comme si la créature s’était ... prise le tronc en pleine course. La légère inclinaison d’icelui semblait corroborer la thèse. *étrange* songea le shaman. Puis il continua son chemin en suivant les traces du monstre. Dans son sillage, nombre de tronc était renversés, cassés, voire même coupés en deux, comme si rien n’avait pu ralentir la course folle de la créature.

Suivant toujours la ligne, d’une rectitude malsaine, que formait la trajectoire, Bakhoum dut s’accroupir pour passer sous deux arbres qui s’étaient effondrés l’un sur l’autre, puis en se relevant, il fut assailli par les broussailles, se dépêtrant tant bien que mal il prit une rafale de neige dans les yeux, fit un pas en avant pour se rattraper, tendit les bras et ... ne rencontra que du vide. Il chuta sur un bon mètre, puis roula sur une pente raide avant de tomber encore une fois dans un gros tas de neige qui amortit sa chute.

*Pour l’approche discrète c’est raté*

Songea-t-il avec amertume, se morigénant comme l’aurait fait Youssoun’dour si il avait été là. Bakhoum leva la tête et, reculant de plusieurs pas, regarda d’où il avait chût. La distance était grande, et au dessus des branches cassées, témoins de son passage éclair, un autre trou, beaucoup plus large, attestait d’un saut particulièrement puissant. Suivant des yeux le parcours imaginaire qu’aurait effectué le monstre, ses yeux croisèrent dans leur route un ... édifice. Sous son turban, l’homme à la peau d’ébène leva un sourcil inquisiteur. Qu’est-ce que ce bâtiment pouvait bien faire ici ?

Malgré le blizzard et les tourbillons de neige entre lui et Bakhoum, ce dernier distingua pourtant un édifice en pierre taillée carré, flanqué de quatre tours imposantes. Au-dessus de la cour centrale, le shaman cru entrapercevoir un dôme en verre, mais une telle construction dans un endroit si improbable le faisait douter de ses capacités visuelles. Puis un mouvement attira son attention là bas, au niveau de la porte. Une silhouette disparut par une poterne. Poussé par la curiosité, et surtout par le fait qu’un repos était obligatoire vu son état de fatigue, que son objectif se trouvait derrière le bâtiment et qu’il était impossible de le contourner par quelque côté que ce soit ; pour toutes ces raisons, Bakhoum décida d’entrer.

Ayant rapidement traversé la distance qui le séparait de la porte, le shaman réalisa que celle-ci pouvait fort bien se trouvait fermée. Tentant le tout pour le tout, il poussa la porte, qui grinça sur ses gonds dans un long rire guttural lugubre, et qui le fit directement remarqué par la silhouette qui se retourna avec une rapidité stupéfiante, apparemment prête à tout. Décidant de ne pas l’inquiéter davantage, Bakhoum pris le temps de s’arrêter quelques instants sur le seuil, puis de refermer lentement la porte, et de se retourner calmement vers la silhouette.

Puis il défit son turban, épousseta la neige qui lui recouvraient les épaules, et, levant les mains en signe d’apaisement, s’adressa à la personne en face de lui :

- Vous êtes d’ici ?
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Lyrad Rostbilde

Warm Shadow

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Race : Humain draconique (PAS un démon)
Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire et chasseur de primes (allant au plus offrant dans les deux cas)
Croyances : Le hasard
Groupe : Solitaires

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MessageSujet: Re: Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]   Dim 8 Sep 2013 - 12:53

Lyrad écouta sa voix se répercuter contre les parois de pierre froide. Silence de mort. Même la tempête extérieure n’était pas audible à travers le dôme de verre, à l’apparence pourtant si fragile que le garçon craignait qu’il s’effondre d’un moment à l’autre à cause d’une rafale de vent trop violente.

Il contourna la fontaine abandonnée. S’il n’y avait personne pour l’accueillir, autant faire comme chez soi. Son estomac commençait à geindre, et s’il s’avérait que le château était désert – ce dont il était de plus en plus convaincu au fil des minutes –, il pouvait faire une croix sur un repas comestible.

Ignorant cette hypothèse des plus fâcheuses, il se dirigea vers le fond de la cour. Là encore, une double porte de taille similaire à la première s’y trouvait. Lyrad fronça ses sourcils délicats. Il était sûr que le hall d’entrée se trouvait derrière tout comme il était sûr que les portes étaient verrouillées. Il s’y essaya néanmoins, mais rien n’y fit : elles reculaient sous la pression de son poids avant de se bloquer presque instantanément dans un grincement sinistre. Intrigué, il s’affaissa davantage contre elles : le grincement s’accentua. L’ensemble devait être retenu par une poutrelle dont la qualité n’était pas de taille face aux séquelles du temps. Du gâteau, en somme.

Lyrad recula de plusieurs mètres, évalua la distance. Il se dit qu’il y avait de fortes chances pour qu’il se déboite l’épaule… ce qui n’était peut-être pas pire que de devoir retourner dehors et errer dans le froid jusqu’à tomber sur un village, si tant est qu’il ne meurt pas de froid ou de faim avant.

Il tendit le cou à droite, puis à gauche, sentant le craquement de ses vertèbres se répercuter dans son crâne. Banda la jambe droite, plia la gauche. Entendit la porte d’entrée derrière lui s’ouvrir et se retourna d’un bloc, sans réfléchir.

Une silhouette s’était glissée à l’intérieur de la cour. Lyrad resta immobile, les muscles tendus, tout aussi méfiant qu’étonné. Combien de chances y’avait-il que deux voyageurs égarés se retrouvent dans un château abandonné au même moment ? Très peu. Il y avait donc possibilité que ce ne soit pas un hasard. Une trop grande possibilité, en fait.

Le nouveau-venu défit son turban, révélant une peau plus noire que l’ébène. Lyrad le dévisagea, et il se dit que l’autre devait tenter de faire de même, bien qu’il n’y ait que les yeux d’un rouge sanglant de visible chez le mercenaire. L’inconnu leva lentement les mains, comme pour se rendre.

- Vous êtes d’ici ? demanda-t-il.

Lyrad ne bougea pas. L’étranger continuait de le fixer ; il n’avait pas l’air d’avoir peur, ou d’être soupçonneux. En admettant que sa théorie du client piégeur s’avérait vraie, le garçon doutait fort que ce dernier aurait risqué d’envoyer un autre assassin dans ce traquenard hivernal pour s’assurer que le boulot était fait. Et quand bien même, celui-là n’aurait pas attendu que Lyrad soit bien à l’abri au chaud pour venir l’attaquer.

Lyrad se détendit.

- Non, répondit-il doucement. Je me suis égaré et je suis tombé sur ce château. On dirait bien que je ne suis pas le seul, ajouta-t-il en esquissant un petit sourire sous son châle.

Il regarda autour de lui.

- Les portes d’entrée du hall sont scellées mais elles ne sont pas très solides, continua-t-il en désignant la double-porte au fond de la cour. Si vous comptez rester ici, un petit coup de main pour l’ouvrir ne serait pas de refus.

Ses yeux couleur de rubis brillèrent entre ses couches de vêtements.

- Je m’appelle Lyrad.
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Bakhoum N'deye

♘ | Shaman de la tribu Wamakong

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Race : Demi-Démon Commun
Classe : Maître-lame
Métier : Chasseur de démon
Croyances : Seul les désespérés et les fous osent croire en des forces supérieurs ... et je ne fait partie ni des uns, ni des autres.
Groupe : Alliance

Âge : 40

Messages : 13

Fiche de Personnage : Bakhoum N'deye Le Maudit


MessageSujet: Re: Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]   Dim 3 Nov 2013 - 15:33

- Non, je me suis égaré et je suis tombé sur ce château. On dirait bien que je ne suis pas le seul. Les portes d’entrée du hall sont scellées mais elles ne sont pas très solides. Si vous comptez rester ici, un petit coup de main pour l’ouvrir ne serait pas de refus.

Tout en parlant, l’interlocuteur désigna une double porte au fond la salle. Celle-ci était d’ailleurs particulièrement mal entretenue, Bakhoum l’examina rapidement. De l’herbe fournie poussait sans retenue jusqu’à mi hauteur d’homme, une fontaine délabrée trônait au milieu d’une sorte de cour, surmontée d’un toit en verre. Bakhoum n’en croyait pas se yeux. Qui avait bien pu être assez dérangé pour construire une telle chose ?

En regardant à nouveau vers la porte du fond, il se rendit compte que l’homme disait vrai, la porte semblait en piteux état. Les battants étaient rongés par les mythes, le bas des portes était pourri à cause de l’humidité, et du lierre commençait à grimper sur les gonds. C’était presque irréel de voir ce paysage au milieu d’un fort au centre des pics les plus hauts de Feleth. Evitant d’y trop penser, Bakhoum hocha la tête en direction de l’inconnu et alla d’un pas rapide vers la porte.

Plaçant leurs épaules contre les battants, ils forcèrent plusieurs fois, muscles contre bois, mais la porte tenait bon. Essoufflés, ils s’assirent contre les portes. Bakhoum se gratta pensivement le dos en reprenant son souffle, la neige qui avait commençait à fondre, trempée désormais son habit, et il frissonnait sans s’en rendre compte. Le traqueur se leva subitement et fit quelque pas pour apprécier la porte dans son ensemble. Il lui vient subitement une idée.

- Pousse-toi.

Il s’approcha de la porte, regardant dans le jour entre les deux portes, Bakhoum entrevit la barre en bois qui retient les deux battants. C’était déjà ça, elle aurait pu être en fer. En regardant mieux, le traqueur se rendit compte que la cour qui se trouvait de l’autre côté était elle aussi surement couverte, il n’y avait pas de neige sur le sol. Toutefois la deuxième salle semblait beaucoup mieux entretenue. Il décrocha le fourreau de son dos, et en sorti Daïcha. Il en éprouva le fil du pouce et, l’insérant entre les deux battants, il sauta et s’appuyant de tout ces forces il enfonça la lame dans la barre de soutient. Il réitéra l’opération deux fois, puis, ruisselant de sueur, il dégagea la lame, et poussa avec l’autre homme sur les portes qui cédèrent sous la poussée.

Il rangea Daïcha et inspecta la deuxième cour. Elle était plus haute que la précédente et beaucoup mieux entretenue, le sol était dallé et les rainures propres, le sol balayés, les murs entretenus, et au centre se tenait un large trou cerclé de brique dans lequel brûlait un feu. Sur les quatres murs ont pouvait voir différentes portes et un balcon donnait sur un deuxième étage, des escaliers en bois y menaient. Tout au fond, sur ce qu’on devinait être une paroi rocheuse, une ouverture fermée par des portes de clôtures battantes, comme on en trouve dans les étables, laissait entrapercevoir des boxes d’écuries, et de la paille jonchait le sol à ses abords.

Sur des tréteaux, des tables étaient dressées ci et là, supportant un grand banquet non entamé, et des bancs en faisaient le tour. Après vérification, il s’avéra que les portes donnaient sur des chambres dont les lits étaient faits et les armoires pleines de vêtements propres, l’écurie était vide. Bakhoum était perplexe, la seule trace de vie était un gant de maille qui gisait sur le sol à quelque pas du feu, ensanglanté.

- Avez-vous la moindre idée d’où nous sommes ?

Demanda le traqueur à son interlocuteur. Ça ne ressemblait à rien de ce qu’il avait déjà vu. S’approchant prudemment du banquet, il dégaina sa machette et toucha un jarret de porc du bout d’icelle. Soudainement, le feu s’éteint, révélant un trou béant d’où sortit un bruissement inquiétant suivi d’un raclement de plus en plus fort. Un claquement suivi bientôt puis des rires aigus. Et soudain un bras décharnée, noircie à moitié putréfié s’agrippa au bord de brique, suivi rapidement d’un deuxième puis d’une tête chauve dont la moitié droite était complètement arrachée.

Le corps vint ensuite, tout aussi dégarni de peau et de vêtement, la jambe trainant. La chose se jeta sur Bakhoum qui l’accueillit d’un coup de machette dans le ventre. Le monstre hurla une gerbe de sang et chercha à agripper le coup du bretteur qui se dégagea en lui coupant la tête. Il eût à peine le temps de se ressaisir qu’il vit qu’une vingtaine de monstres semblables s’évertuaient à sortir du trou, suivis par une myriade d’autre. Le puits semblait grouiller de dos noirâtres.


*Mais qu’est-ce que c’est que bordel ?!*
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MessageSujet: Re: Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]   

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Dans cette vie à présent, c'est tuer ou mourir... ou mourir et tuer [LIBRE]

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