''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [PV] Un nouveau jouet {Néro}

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Shaaïro Shvaarn

Le Masque de Porcelaine

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Race : Vampire.
Classe : Charmeur.
Métier : Chef d'une bande de mercenaires. (Ex-esclave)
Croyances : Aucune.
Groupe : Solitaire.

Âge : Treize ans, en apparence seulement.

Messages : 70

Fiche de Personnage : Le gentil petit vampire...

Histoire de Personnage : En cours:
- Oh un nouveau? (Solo)

Terminés:
Rien pour le moment.

Abandonnés:
- Vermeils. (PV Seiren)
- La faim justifie les moyens. (PV Mio)
- Comme chien et chat (PV Leevo)

MessageSujet: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Mer 2 Oct 2013 - 19:54


Un nouveau jouet 

Tic, tac. Cric, crac. Le temps passe lentement, et plus il passe, plus le Maitre s’ennuie sur son grand trône de pierre.
Tic, tac. Cric, crac. Il allait bientôt se trouver une occupation, et ça n’allait pas plaire à son « jouet ».
Tic, tac. Cric, crac. Il se lève et va voir comment se porte un des prisonniers enchainés aux murs de sa salle « royale ».
Crac. Ah, c’est fini. Il n’y a plus qu’à attendre le prochain Ennui.


Rzzz… *Baille* ..Hm… ? Oh ! Bonjour, je suis le Narrateur. Actuellement je suis les aventures du jeune –ou pas tellement- Ralph dans ses corvées au sein du Nid, « Là-bas ». Oui, oui, je parle bien du quartier général d’un groupuscule criminel dirigé par un gamin incroyablement caractériel et lunatique. Aujourd’hui, je vais vous conter une autre histoire. Hrm, hrm… Commençons, voulez-vous ?
Voilà quelques jours, le Maitre avait envoyé des hommes brûler les champs d’un client qui avait refusé de le payer sa dette envers lui. Seulement voilà, le fermier ne s’était pas laissé faire et avait abattu plusieurs des sbires du Maitre. De la piétaille, des moins que rien, mais l’échec avait un goût mauvais sur la langue de ce dernier. Un goût qu’il lui fallait faire passer. Le fermier avait alors fini enchainer dans les cachots, et Shaaïro, le Maitre, s’amusait à aller lui brûler quelques parties du corps. Un coup les yeux, l’autre fois les tétons, les oreilles, le nez, les lèvres, … enfin, tout ce qui lui passait par la tête. Dégoutant ? Non, ça reste encore propre. On voit que vous n’avez pas encore connaissance de tout son registre. Mais le bougre finit par lui crever entre les doigts, alors qu’il s’apprêtait à le débarrasser de ses attributs masculins. Ce qui l’agaça d’avantage.
Enfin soit, ce jour là, le petit vampire était très énervé et beuglait pour un oui ou pour un non sur ses hommes, leur ordonnant de parler, puis de se la fermer, puis d’aller en mission et finalement de nettoyer le sol. Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de logique de la part d’un Shaaïro bien énervé. Il avait alors ordonné à quelques-uns de ses meilleurs raffleurs de lui ramener un nouveau jouet qui lui servirait de gouter. Il voulait qu’ils l’étonnent, et s’ils y parvenaient, ils seraient récompensés. Une aubaine ! Les cinq gaillards partirent alors en chasse pour lui ramener un met de choix.
Nous sommes maintenant aujourd’hui –logique- et Shaaïro ne se rappelle même plus avoir donné un tel ordre, fixant de manière incrédule ses raffleurs. Eux n’osèrent rien trop dire, après tout en ce moment même, leur Maitre avait dans les bras le cadavre sanglant d’une dame qu’il avait dû mordre à peu près à tous les endroits atteignables. Elle ne semblait plus trop bouger. Vous savez comment sont les gamins ! Enfin… ils sont gourmands… non ? Enfin soit, il jeta le corps de la victime au sol et ordonna qu’on la fasse disparaitre, que ça faisait désordre.
Ses fidèles brigands lui avaient ramené un gamin qu’ils avaient attaché et bâillonné. Shaaïro, rassasié, semblait le jauger avec intérêt. C’était une chance pour l’enfant qu’ils l’aient amené maintenant, ainsi ne passera-t-il pas tout de suite à la casserole. Il se leva et de toute sa hauteur –plus ou moins un métre cinquante, donc … enfin soit- et darda un regard sanglant vers l’enfant. Mais après tout, Shaaïro a une certaine pitié pour les gamins. Peut-être se montrera-t-il clément ?
- Dis-moi… tu sais faire des choses intéressantes ? demanda-t-il d’une voix mielleuse. Si tu m’apprends des choses, je ne te tuerais pas. Enfin pas tout de suite. Alors, tu réponds ?!


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Néro Elem

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MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Dim 27 Oct 2013 - 22:11

J'avais du partir. C'était simple. Il n'existait pas d'autres solutions. Il semblait avoir été inscrit, à mon insu, au delà même des étoiles, que cela, un jour, arriverait. Je n'étais qu'un objet finalement. Il est parfois impressionnant de remarquer à quel point la moindre tentative pour essayer d'échapper à un destin funeste ne fait que vous projeter en une valse mortelle entre Charybde et Scylla. Il n'existe aucun moyen pour cesser d'être ce que nous sommes. Je ne l'avais jamais cru jusqu'à maintenant. D'une certaine façon, il est triste de le découvrir de cette façon. Qu'imaginai-je donc ? Après tout, je ne suis qu'un monstre. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours de même. Je suis né avec l'orage, seul, ignoré de tous, pourquoi cette situation changerait ? Aurais-je été assez stupide, assez chamboulé par ce présent pour croire cela ? Je ne suis qu'un fantôme qui s'accroche à un maigre et faible passé. Je suis une ombre dans les rouages du temps, un rien, un silence.

Des larmes coulaient le long des joues de l'enfant. Qui était-il ? Que faisait-il ? Rien... Il s'était perdu. La lande se dépliait tout autour de lui, sans la moindre bonté, sans la moindre pitié. La bruyère était sombre, obscurcit par les profonds nuages de pluie qui se déployaient. On aurait dit le verre sombre d'une jalousie, teintée de désespoir, ouvrant sur un monde rêvé, monde rêvé qui resterait à tout jamais rêve. Pensais-tu à autre chose ? Il n'y avait qu'une silhouette blanche, ici, debout au milieu de nul-part, en plein milieu d'un terrain dégagé, cible parfaite. C'était une larve hors de son milieu, une proie pour les charognard, un morceau de désert éloigné de son étreinte aride et desséché. Il avait déjà marché durant dans lieues, sans fatigue, sans hâte, sans but. Il ne cherchait à cet instant qu'une chose : partir. Il songeait à autre chose, loin, loin du moindre soucis. Ce n'était qu'un gamin après tout, une chose pas tout à fait finie. Il était immobile, il pleurait. Immobile, il l'était quand le premier éclair trancha le ciel. Immobile, il le fut malgré les sombres ombres qui s'approchaient de lui. Immobile, il le serait sans le coups qu'on lui infligea. Un petit corps, jeune, immature, tomba entre les grosses mains d'un simple mercenaire. La friandise était servie saignante.

Un grand cri me réveilla. Tout était encore confus, vague. Je ne savais plus vraiment où j'étais. La seule chose dont je me rappelait était l'orage dans les landes. Une violente douleur se mit alors à sourdre en moi, suivi d'un fracas. Lorsque j'ouvris les yeux, je découvris un endroit totalement différent de précédemment. Il régnait une odeur délétère. De l'eau coulait, en de fins ruisseaux sombres et opaques. L'homme qui avait dû me porter jusqu'ici venait de me jeter contre le sol. Il faisait sombre. J'envisageai un instant l'idée de me sauver, mais elle me parait vaine. Pourquoi faire ? Je ne savais même pas où nous étions, ils étaient beaucoup plus nombreux et de toute façon, je n'étais rien. Je n'étais rien, triste constat déjà mille fois établi durant ces derniers jours et qui me paraissait désormais inaltérable. Je fis donc la seule chose qu'un rien comme moi avait à faire : je m'assis calmement et me tus. Plus loin, les grands hommes sombres avaient allumé un feu et mangeait maintenant les morceau de viandes primairement découpés qu'ils avaient fait grillé. J'avais un peu froid et faim, à l'endroit où je m'étais assis, mais selon quel droit pouvais-je aller me réchauffer et leur demander à manger ? Aucun. Je restai donc assis, tentant vainement de rester immobile malgré le froid qui me faisait trembler. Qu'il aurait été simple de se laisser aller au sommeil, comme ça, pour ne plus avoir à endurer tout ça, mais je ne le fis pas. Je restais donc fort, si tant est qu'une Chose comme moi pouvait encore mériter un adjectif aussi mélioratif. En fait, j'étais tout au plus persistant. Oui, c'était le bon mot. Persistant comme une maladie ou un parasite qui s'accroche désespérément à quelque chose alors qu'un rien nuisible comme ça, ne devrait pas en avoir le droit. J'étais persistant. Plus tard, nous nous remîmes en route. Vers où ? Je n'en avais pas la moindre idée. Je ne faisais que suivre sur des jambes fragiles, manquant de tomber plusieurs fois.

Les ténèbres se levèrent sur une grand salle. Étrange, au milieu des égouts. Elle était haute. L'endroit, modestement éclairé paraissait calme. Un enfant était debout, au milieu. Ses crocs brillaient encore du sang d'un innocent. Ses cheveux étaient pourtant clair comme la neige, ses yeux, d'azur comme le ciel. Pourquoi le sang devait-il toujours couler ? Les mercenaires s'écartèrent révélant un second protagoniste. Il n'était vêtu que d'une simple robe de lin blanc. Elle semblait trop grande, par endroit déchirée. La boue et les saleté des égouts en avait noirci les extrémités. C'était une robe de lin salie, abîmée habillant un corps trop frêle. Il était encore jeune, celui d'un enfant. Sa peau avait été assombrie par le voyage, maculée de terre. Il semblait fragile, faible. Ses yeux était encore clair, trop clair pour avoir vécu trop d'épreuves. Pourtant, si vous saviez tout ce qu'il a enduré. Une corde lui mordait la terre et un bâillon, de toute évidence trop serré, lui cinglait le visage. Il avait peur, il était résigné. Pauvre petite âme trop faible pour survivre dans un monde si obscur. La mort serait peut-être pour toi la libération que tu attends tant. Si seulement tu pouvais la vivre. Le silence est déjà fait. Un corps démantibulé, pour lequel il est déjà trop tard s’effondre sur le sol. Seuls restent deux enfants, trop jeunes pour les tâches qui sont leurs ainsi qu'une masse de soldats dépassés. Une question est posée. Le regard trop simple, trop naïf reste posé sur la silhouette rougie de la gourmandise du vice. Quelqu'un arrache le bâillon. La lèvre saigne de cette violence injustifiée. Une voix répond alors tranquille, pure, répondant sans réellement y penser :

« Je connais des choses... je crois... » Un sourire s'illumine puis il reprend, simple : « Tu veux que je te raconte une histoire ? »
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Shaaïro Shvaarn

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Métier : Chef d'une bande de mercenaires. (Ex-esclave)
Croyances : Aucune.
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Fiche de Personnage : Le gentil petit vampire...

Histoire de Personnage : En cours:
- Oh un nouveau? (Solo)

Terminés:
Rien pour le moment.

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- La faim justifie les moyens. (PV Mio)
- Comme chien et chat (PV Leevo)

MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Dim 17 Nov 2013 - 17:35


Un nouveau jouet 


Tic, ...,  tic. Le temps va bientôt devenir précieux, pour certaines personnes.


La salle restait silencieuse, vraiment, on n’aurait pas pu entendre un pet de mouche. Le Maître n’appréciait pas les sourires, il trouvait ça impoli. On doit avoir peur face à lui, pas sourire bêtement. Vraiment, qu’avait cet enfant en tête ?! Ah oui, rien, c’est un enfant. Mais Môssieur Shaaïro n’est tendre avec personne, même avec les mammifères pourvus d’intelligence qui mouillent encore leurs culottes.  Il asséna au petit effronté une gifle sèche et rapide, on l’entendit siffler dans l’air au travers de ce silence morbide.

- Insolent ! Tu ne souris que lorsque je t’en donne l’ordre ! Cracha-t-il, ses yeux luisant d’une lueur de folie sanglante. Tu es mon Jouet. Tu es à moi. Et tu fais ce que je te dis, quand je le dis.

L’enfant porta sa main à sa joue déjà gonflée, marquée par les griffes du Monstre. Il se recroquevilla légèrement, debout au milieu de cette salle glaciale, vêtu uniquement de ses haillons. J’en avais presque pitié, je vous l’assure ! Mais j’ai appris à m’endurcir depuis que je suis le Narrateur de cette bande de barj… De nobles mercenaires ! De petits sanglots et hoquets s’élevèrent dans la pièce, brisant à nouveau le silence. Ca va l’agacer d’avantage tout ça, on voit que ce morveux n’a jamais été dressé par des mains aussi dangereusement expertes que celles de notre cher Maitre.

Tous pensèrent qu’il allait lui arracher la tête pour le faire taire, mais un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Il s’amusait. Il caressa presque tendrement la joue bosselée de son nouveau petit Trésor et s’approcha doucement pour lécher du bout de sa langue les perles de sang qui s’échappaient de la plaie. Un frisson parcourra son corps et il lécha les babines, l’air un peu fou. Enfin, plus que d’habitude en tout les cas.

- Je vais te punir, tu n’as pas obéi… susurra-t-il, presque au comble de la joie.

D’un geste vif, il arracha les haillons sales de son nouvel esclave, les réduisant en l’espace d’un instant en loques. Il jubilait de pouvoir humilier de la sorte un pauvre être qui n’avait rien demandé au Destin et qui se retrouvait maintenant entre ses griffes. Avec une fausse grimace de dégout, il les jeta au sol.

- Tu n’as plus besoin de vêtements. Tu n’es plus que mon Jouet. Si tu es sage, je t’en donnerais peut-être. Mais il faudra être très gentil.

La lueur de démence qui s’était allumée dans ses yeux semblait s’intensifier au fur et à mesure de ses paroles. Maboule, limite. Il sourit et s’installa sur son trône. Il ordonna alors à ses hommes de jeter un seau d’eau glacée sur la pauvre victime, prétendant qu’il était bien trop sale. Ils s’exécutèrent et le pauvre blondinet se retrouva à trembler de froid au milieu de cette salle. Shaa claqua des doigts et on lui apporta un plateau rempli de victuailles des plus appétissantes. Il s’empara du raisin et les goba un par un.

- Raconte-moi une histoire. Maintenant. Siffla-t-il en croquant dans un  des grains rouges et juteux.

La victime bafouilla quelques paroles, incapable d’aligner deux mots. Agacé de nouveau au plus haut point, le Maitre attrapa une pomme qu’il lança à la tête du conteur.

- Tu m’ennuies ! Dépêches toi !

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Néro Elem

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MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Dim 24 Nov 2013 - 18:23

Aux paroles succèdent le silence. Le temps s’enténèbre, se couvre de profondeurs vagues comme les ondulations paresseuses des abysses profondes. L'ange passe dans la salle, il est noir, couvert des cendre des malheurs du monde, il est sombre, à travers la lueur pauvre est changeante des feux éclairant la salle, il est mort, cadavre décharné qui pleure pourtant les souffrances infiniment plus complexes des vivants. Sombre terreur du vide et du mystère? Sur les lèvres du Seigneur d'Orage, le sourire se fige, se fane et pleure une larme de sang qui glisse en silence jusqu'à son menton. La punition se prépare. L'air se couvre de tension. Qu'a-t-il fait ? La question s'épuise, en même temps que l'innocent rictus. L'ombre de l'enfant-roi plane sur l'enfant triste. Enfin... le vent siffle, le coups tombe, l'enfant saigne. Durant un instant, il vacille. Il va tomber mais se retient au dernier moment. Quatre entailles fatales décorent sa joue meurtrie. Un cri se brise sans être prononcé. Un fantôme hurle sans s'être avancé. Le sang goutte sans être consommé. Un rêve disparaît aux yeux aveugles, ainsi, sans faire le moindre bruit, il coule lentement jusqu'à la porte de derrière et prend son essor. Des paroles l'accompagnent, rageuses, haineuses, impérieuses. La folie brille d'une lueur maladive derrière l’œil du maître-esclave. L'eau vermeille continue de couler, indifférente à l'agitation du monde qui l'entoure. Le sang n'attend pas, il se prend, il s'arrache, sinon il se meurt. Le sens est une énigme ; l'enfance, un puzzle ; l'innocence, jouet. Tu tends la main vers ta joue, croyant inconsciemment, vainement, que la douleur en sera légèrement apaisée... Mensonge ! Ressens la brûlure de la haine ! Ressens la morsure du froid ! Ressens la punition qui s'abat sur toi ! Tu es une chose, tu appartiens. Alors, il ne reste plus qu'une seule action possible. Le corps grêle, frêle, fragile, gracile se replie sur lui-même, il se tasse, se casse, se brise, le tissu fin frémissant faiblement au même rythme de son être déchiré. Pauvre objet oublié. Pauvre outil inutile. Pauvre enfant abandonné. Il souhaiterait pleurer, se répandre, s'oublier mais il n'ose, est trop faible, n'a le droit, alors il ne peut que gémir, sangloter, demeurer, seul, éternellement, débout au centre d'une salle humide, étroite, froide, dans les profondeurs sous la terre. Où sont donc ces dieux qui n'ont jamais existé ? Où sont donc ces protecteurs du bien autoproclamés ? Où sont donc ces rêves jamais réalisés ? Ils partent, vers l'azur, vers les cimes, vers l'utopie, nous laissant, mortels, éternels, statues. Refuse tes larmes. Refuse tes cris. Refuse tes passions. Rejette ce que tu es. Rejette ce que la monde est. Rejette ce qui est. Récuse les idéalistes. Récuse les idéaux. Récuse les idées. Il suffit de rentrer, à tout jamais, dans les ténèbres profondes du bonheur, cette lumière qui fait tant souffrir une âme enchaînée à un corps de chose.

Un doigt caresse. Un doigt frotte. Un doigt arrache. Il se pose, simple, calme, rêche sur une joue abîmée, en une douceur enfantine, en une douceur cruelle. Monstre ! Vampire ! Mortel ! Pauvre maître enfermé dans sa propre folie dont l'amour lui fait regretté la haine. Des yeux se lèvent, choqués, surpris, effrayés, avant de se rabaisser, confus. Un sourire empli de plaisir colore ces lèvres encore rouges du sang d'une autre. Comment haïr un anthropien heureux ? On ne peut que frémir et se cacher dans l'immobilité d'un traumatisme passé. Il s'approche, lentement, silencieusement, langoureusement, et, d'un léger mouvement d'une langue acérée, capture une perle écarlate animée par le retour à la terre qui l'a vue naître. Il l'emporte, la goutte, l'avale. Il est attiré. Il est fou. Il est satisfait. Un gémissement s'échappe, zéphyr de souffrance, sans le moindre son, comme un secret entre deux personnes. Un murmure, promesse, malédiction, à venir, effleure un temps le futur. Il s’exécute. Le tissu, déjà mort, disparaît, s'effritant presque de lui-même. Il ne reste, alors, plus que l'Abandon, aux cheveux clairs et aux yeux écarquillés, au centre de la salle humide, étroite, froide, dans les profondeurs sous la terre. Des promesses. Des mensonges. Du temps. L'ange se croyant démon recule, il retourne sur sa chaise décorée, comme le trône d'une vanité. Pourtant, lui, seigneur d'orage, perdu et sans soleil, reste là-bas, seul, nu, gelé, au milieu d'un îlot d'absence, de froid, de silence. Il tremble déjà. Sous les ordres d'un bienveillant despote, de l'eau est versé sur son corps sans chaleur. Elle coule, emportant avec elle la terre des ancêtres, les arbres du vide, l'âme de personne. La peau révélée est blanche, si pur, si clair, qu'elle en semble presque luire dans l'obscurité. Quel est cet être opalescent semblant d'irradier d'une lumière éphémère ? Il relève un regard immaculé, effrayé, vierge, frémissant et limpide, vers cette étrange seigneur qui règne sur des mercenaires quand lui règne sur l'orage. Qui est-il ? Le jus d'un raison trop mûr coule, semblable à un sang sombre et liquide presque chaud, quand son corps à lui est transi comme pris dans une calme tempête de neige. Ses dents claquent et il ne peut que regarder, terrorisé et suppliant, ce tyran des égouts. Un ordre tombe, lourd et inaltérable. La surprise s'acharne, enchaîne, paralyse. Quelques balbutiements sans sens. Le chaos. Les ombres glissent, tournent autour de la salle, fuient, gémissantes, implorantes, mélancoliques, dans les ténèbres sans fin pour l'espoir s'est enfui. Elles sont confuses, exsangue, perturbantes. Un cri ou un silence ? Un coups ou une caresse ? Le supplice ou l'oubli ? Un nouvel ultimatum, une fin créatrice, un mort sans disparition. Il faut. Il redécouvre ce qu'il est : un simple instrument, alors le squelette, de sa voix cristalline brisée, parle, raconte :

« Cela s'est passé il y a longtemps, à un époque révolue où le monde était encore vague, tout n'était qu'une immense plaine de chaos et d'aléas. Ténèbres créateurs... Il est né par ici, dans le Vein, dans la nuit. Avec lui, le monde change, imperceptiblement peut-être, mais le vide s'écarte un peu plus. Une bruine coule sur le sol, première musique de ce genre à travers le néant.Par le vent, psalmodie, qui jamais ne fut ouïe léger sifflement inédit par ici. Peu à peu les choses se mettent en place, en une mélopée mystérieuse. Lentement, une fin se forme, en même temps qu'un être.Il est né, gaie folie, entre l'air et la pluie. Pauvre chose, dans un monde alogique. L'aberration d'un esprit dément. La pluie tombe, abreuvant pour la première fois ces terres fertiles de mensonges. Le vent souffle, arrachant pour la première quelques fragment de souvenirs.Bel enfant, ironie. Innocent et réjoui. Alors, tous les éléments sont là. Le drame peut enfin commencer à se jouer. Qui sait où mènera ce désastres que même pleurent déjà les astres. Le premier mouvement est joué.

L'inconnu a-t-il un nom ? A-t-il seulement une existence ? Il ne se pose cette question. À l'instant même, rien n'importe réellement. Il admire ce qui l'entoure.
D'une main, se lever. D'un geste, regarder. Tout l'enchante. Il danse. Il court. Il rit. Son avenir se trace parmi les méandres dont le nom n'existe pas. Il n'est que joie immédiate et désir. Une envie d'exister, de bouger, de se lier. Il contemple le temps pur et clair, il avance le long des plaines. Il caresse les tombes posées le long du chemin. Il arrose le immense champs de blé déjà dorés par l'éternité. Par les yeux, s'approcher. Et devant, s'attarder. Simplement observer. L'enfant se promène sans peur, parmi les atrocités immobiles, entouré d'un voile d'averses. Songes passés. Découvrir les beautés du monde et... oublier. Douce amnésie salvatrice qui envahit peu à peu le moindre rêve. Connaissances évanescentes.

Doux azur au loin, qu'il est beau de de t'admirer quand tes iris sont remplis de nuages gorgés d'eau sombre.
Il leva ses doux yeux vers là-haut, triste cieux. Obscurité déleste, pourquoi retiens-tu ton cri quand tu es sir gorgé ? N'as-tu pas mal, mère ? Ne souffres-tu donc pas de ce poids qui afflige ton dos fragile ? Lui-aussi, où il pleut, il était, silencieux. Les larme célestes coulaient sur lui, comme une seconde peau, un second corps, une seconde âme, en une musique sans paroles, en un rêve sans musique, en un souffle sans rêve. Il chante, comme un dieu exauçant les anxieux. Mais personne ne prie un dieu de malheur. L'eau continue, immortelle, à s’abattre. Aucun songeur ne viendra l'implorer. Il est fils de ce lieu, de la pluie, chers messieurs. Pleurez pour lui, et pour son paradis d'ermite.

Un horrible fracas résonne alors dans cet Eden étranger.
Des éclairs, présages ? débarquent plein de rage. Leur colère n'a ni limite, ni crainte, ni amour. Ils ne sont que passion dure à l'état pur. Tout n'est plus alors d'éclats, de roches, de nitescence. Ils sont là... Détruisant nuages, horizon et ombrage. Rien n'est à l’abri. Le néant, lui-même, pâlit devant tant de puissance. Catastrophe, malheur, destruction par essence. Ils fondent, carnage ! Sur l'enfant, beau mirage. La paix est brisée. Le ciel est déchiré. Le rêvé est anéanti. Des lèvres s'ouvrent en un cri silencieux, quand la foudre traverse l'esprit limpide.Et naquit, simple image, le seigneur de l'orage. Il n'est ni mort, ni vie. Il n'est qu'un enfant. Vent. Pluie. Tonnerre. Qui est-il vraiment ?

Peur...
La monde le fuyait, mais sans larmes il parlait. Qui n'a pas peur de l'eau ? Les océans, les tempêtes, les fleuves. Personne ne connaissait encore l'innocent seigneur d'orage. La pluie les effraie, elle mouille et déplaît. Pourquoi ne regardez-vous pas de plus près ? Personne n'ose s'approcher de l’œil d'un cyclone. Le cœur d'un ouragan est à jamais enfermé. Il est pourtant là, au centre du typhon. L'un l'a vu, qui dansait, en obscur feu follet. Il brille parmi les ombres de la terre nourrie de rosée. Beau silence. Douce danse. Calme tranquilité. Mais l'enfant méconnaît ces mensonges incomplets. Loin du cœur, loin du monde.

Temps qui passe...
Une nuit, sous l'accueil d'un arbre et de ses feuilles, l'enfant se promenait alors sous une calme bruine, l'eau glissant sans heurt tout autour de son mirage, Apparut, en plein deuil, une Fleur que l'on cueille comme un blanc cadavre que la nature a conservé, un unique coups à travers la vue l'avait assassiné. Il offrit, donc, son œil, et la vie qu'il recueille brisant l'immobilité obligée qui est celle de l'outremonde. Se croyait-il roi pour agir ainsi, osant candidement et Détruisant son cercueil, et la Mort, sur son seuil. La Dame-Fleur se réveille. Ses yeux s'ouvre grands et purs. Elle est là.

Le miracle semble accompli, réalisé, exaucé...
Cependant, la mémoir de la Fleur, triste soir, disparue, effacée, abandonnée. L'Oeil lui avait fait un don mais avait aussi pris son dû. Elle... Dame-Fleur...N'était plus son savoir, oublié sans espoir. Le Seigneur de l'Orage pleure, sans bruit, sans larmes. Il s'excuse sans cesse. Le passé est définitivement. La rose innocente se penche et lui sourit... Trouvant ça illusoire, elle rit, dans le noir. Pourtant quelque chose avait été perdu. La Dame n'avait plus de nom. La Dame n'était plus elle-même. Elle était... autre chose, entre le savoir de l'Oeil et la futilité des démons. Il du la... décevoir. Fleur leur dit : Au revoir Simples mots, pourtant si douloureux.

De nouveau, un seigneur seul et solitaire, errant à travers le vide,
Il resta un instant puis partit pour longtemps. Promenade à travers la terre, humide et froide, d'un labyrinthe. Visite des sommet, gelés et austères, de montagnes. Découverte d'une forêt, noire et intime, hantée par la mort. Il était méritant. Pas assez car pourtant par une nuit ténèbre, par un ciel d'immortel orage. L'ordre se tord, se fâche. Il hurle et gronde. Crainte... Un clan de seïrdans l'attaqua, haïssant tout, l'amour, le chaos. Pauvre victime de sa naïveté. Il resta tranquille, immobile, calme, durant le silence, Cette pluie, lui ôtant son doux cœur innocent. L'Œil gauche pour le vent. Le Cœur droit pour le tonnerre. Il ne reste alors par terre, plus qu'un cadavre, un meurtre et la pluie.

L'humus est froid, mouillé, boueux.
Sur le sol, sordide, seul un corps tôt putride. Le silence est délétère, un requiem sans fin maudissant le dernier de ses jours. Le destin lui servant de malédiction s'est enfin réalisé. Il pourrit en paix. Mais le Vein, morbide, découvrant ce candide, apportant des horreurs supérieures aux rêves malsains d'un fou contagieux. Adieu chose perdu. Il ne reposera que sans paix alors que la magie elle-même L'engrossa, avide, refusant l'homicide. Une cloque. Sa peau déjà claire se tend, s'étire, s'arrache. Une marionette au ventre boursouflé et tendu par une aberration sans nature... Et naquit, timide, un parleur aussi stupide. Début du drame... »

Les mots se tarissent. La bouche se ferme. Le malheur s'éteint, tout en restant en partie présent dans les esprits. Le corps de l'enfant vacille, tordu par la peine, l'épuisement, la fatigue. Il a trop parlé. Il est déjà mort. Il ne tombe pas, il se relève. Il n'a pas reçu le droit de s'effondrer.
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Shaaïro Shvaarn

Le Masque de Porcelaine

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Race : Vampire.
Classe : Charmeur.
Métier : Chef d'une bande de mercenaires. (Ex-esclave)
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Âge : Treize ans, en apparence seulement.

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Fiche de Personnage : Le gentil petit vampire...

Histoire de Personnage : En cours:
- Oh un nouveau? (Solo)

Terminés:
Rien pour le moment.

Abandonnés:
- Vermeils. (PV Seiren)
- La faim justifie les moyens. (PV Mio)
- Comme chien et chat (PV Leevo)

MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Jeu 28 Nov 2013 - 9:59




Un nouveau jouet


Crac. .... Est-ce fini?


L’enfant termine son conte dans des mots presque éteints, qui semblent se perdre avant même d’accéder à ses lèvres, où ils auraient pu éclater aux oreilles de tous. Magnifique, vraiment magnifique ! Mais cela a-t-il plu au cher grand Maître ? Il faut dire qu’il n’a pas une excellente éducation, il a tué ses professeurs uns à uns ; confronté à des mots trop compliqués pour son petit cerveau de la taille d’une cacahuète (ah si, je vous assure, niveau vocabulaire, il ne dépasse pas la taille d’une cacahuète ! Comment ça je suis fou ? Je suis le Narrateur, je ne risque rien voyons ! Enfin…) il a deux réactions possibles. Soit il prétendra que l’histoire était ennuyante, que ça ne voulait rien dire, pour se donner le genre d’avoir saisi une bonne partie du texte qui lui fut conté, soit il fait écarteler la personne parce qu’elle a osé se moquer de lui, sachant très bien qu’il ne comprendrait pas tout ce qu’on chercha à lui rapporter.

Parano vous dites ? Très certainement. L’enfant restait prostré, nu, silencieux et grelottant, au beau milieu de cette pièce lugubre, tandis que le Monstre terminait de souper. Il mordit de toutes ses dents et de tous ses crocs dans la chair encore fumante d’une cuisse de volaille et se tourna enfin vers son Jouet.

- … C’est fini ? demanda-t-il, d’une voix lourde de menaces.

L’enfant ne dit rien, se tenant les côtes et se recourbant sur lui-même, frigorifié. Observant le bout de viande qu’il tenait à la main dans une intense réflexion, il soupira.

- Je n’ai quasi rien compris à ton charabia. Grogna-t-il. C’est pour ça que je n’aime pas les livres. Dans les livres, ils s’attardent toujours sur les mots, pas sur la compréhension. Chercherais-tu à te moquer de moi ? Tu te penses supérieur parce que toi tu es instruit ? Demanda-t-il à nouveau, dans un ton où une menace lourde de conséquence pouvait se faire sentir, presque toucher du bout des doigts.

Il a avoué qu’il n’avait rien compris. C’était peu commun. Vraiment peu commun. S’adoucirait-il en face d’un autre enfant ? Il jeta la cuisse de poulet aux pieds du gamin prostré. Bien qu’une belle marque de dents apparaissaient dessus et une belle bouchée en fut enlevée, elle était encore appétissante et surtout comestible ; de quoi jeter un vent de jalousie parmi ses propres hommes, qui eux n’avaient pas droit à de si bons repas. Ou en tout cas, pas un si beau morceau de viande. Parce qu’il faut bien l’avouer, c’est bien maigre pour tenir toute une nuit sans un ventre qui gargouille.

- Mange.
Ordonna-t-il. Tu n’auras que ça aujourd’hui, alors savoure-le !

Le gamin fixa la nourriture sans y toucher, tandis que le Monstre s’attaquait à une poire juteuse. Il soupira.

- Ne t’a-t-on pas appris la politesse ? Dois-je te frapper à nouveau ?

L’enfant releva rapidement la tête et murmura un merci, mais ne toucha pourtant pas à son souper. Après un rot retentissant, Shaaïro fit venir des servantes pour déblayer les restes de ses deux repas (à savoir les cadavres de fruits et les cadavres tout courts) et indiqua à une troisième qu’il voulait qu’on donne un bain correct à son Jouet. Hors de question qu’il ne salisse ses beaux tapis en mettant de la saleté partout. Il indiqua qu’elles n’avaient qu’à lui amener dans ses appartements. Avant de partir, il ajouta que s’il voyait la moindre trace de saleté, il les mordrait pour chaque tâche. Avec un sourire, évidement, il disparut dans le couloir richement décoré de ses appartements.
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MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Mar 25 Fév 2014 - 22:08

C'est fini ? La voix qui claque comme un fouet, impitoyable, direct, meurtrier. Je vous ai raconté mon histoire, seigneur... Pourquoi ? Pourquoi agissez-vous ainsi. Il mord dans sa cuisse de poulet, vorace. Un monstre. Un roi. Un vivant... je ne suis qu'un objet. À quoi m'attendais-je ? Une chose inanimé, une machine qu'on utilise puis qu'on jette. Une victime ? Moi ? Peut-on dire de l'épée brisée qu'elle est innocente, que c'est un enfant. Si je pouvais mourir, je le devrais sûrement. Je suis un sous-être, une sous-existence qui devrait se contenter de ramper dans la fanges des véritables habitants de ce monde. Il grogne. Mon histoire est incompréhensible. Après tout, nous sommes différents l'un de l'autre. Ce sentiment d'appartenance, de relation entre lui et moi n'était qu'orgueil. Pauvre poupée reste à ta place... entre l'outil de bois en formation et la figurine sans yeux qu'on a piétiné avec colère l'autre jour. Il me croit instruit. Je ne suis rien. Il croit que j'ai voulu le tromper. Je ne suis qu'une chose. Il croit... Je ne suis qu'une chose. Il me semble entendre un carillon. Celui du désespoir. Mon heure est arrivé. Laisse-toi faire entre des mains expertes. Sois mordu, déchiré, réduit en poussière. Arrache-moi l’œil, le cœur, le corps. Détruis-moi. Je ne mérite que ça. J'entends déjà le coup venir. La mort ne viendra pas, c'est sûr, mais peut-être en une douleur nouvelle, trouverais-je la guérison. L'objet et le monstre. Quelle drôle d'histoire de conte, un conte qu'on raconterait aux enfants la nuit avant de les égorger pour bien entendre leur gémissement de peur se muer en cri de rat qu'on égorge. L'arme tombe. Ça y est. Tu arrives. Puis l'arme rebondit et roule jusqu'à moi. J'ouvre les yeux. Elle n'est pas venue pour moi ? C'est une cuisse de poulet, presque intacte, on n'y voit qu'une trace de dents, délicate, claire, meurtrières. C'est pour moi ? Moi ? Un instant, je deviens fou. Que fait-il ? C'est amoral ! Je ne suis que rien ! Pourquoi me nourrit-il ? C'est mal ! C'est mal ! C'est mal ! Je sens les prunelles qui hérissent ma nuque : l'envie, la jalousie la haine. Elles sont là, déjà présentes, hors de portée. Les gardes me regardent. Ils attendent... Quoi ? Le moment de me tuer ? De s'emparer du reste ? De s'enfuir ? Tout. Ils méritent surement mieux que moi. Je n'aurais que ça pour dîner ? C'est déjà au dessus de moi... de la volaille, cuite à point, enduite de salive, nettoyée par la boue. Je ne puis accepter. Je ne dis rien. J'attends. Il parle. Je crois que j'ai cessé d'écouter depuis un moment déjà. Je reprends mes esprits, ironique, pour une simple chose. Politesse...

« merci » timide, qui sort, inaudible, de ma gorge.

Suis-je pire que le néant ? Il fut un temps où j'en avais peur. J'avais peur du néant, le vide où on répétait sans-cesse l'unique et même phrase. Suis-je mauvais ? Suis-je haïssable ? Est-ce que je mériterais de simplement mourir ? Quand ai-je pensé ça ? Je l'ignore. Je pense, au temps, au passé, au silence. Je ne me souviens plus vraiment pourquoi je suis ici. Ma fuite était-elle réelle ? Tout me revient lentement, sans mot, à moi, corps prostré contre le sol. Je me rappelle. Il savait. Pourquoi a-t-il fait ça ? Ma vie est moins importante que le chaos... peut-être. Il m'ordonne de manger. Je n'ose agir. Je doute encore. Mérite-je vraiment cela ? Je voudrais me lever et tendre ce met à ces gens hagards. "Tenez. Partagez." je leur dirais en souriant. Alors ils joindraient leur rire au mien. Puis doucement, ils me prendraient, m'enfermeraient dans un pot de fer et me mettraient sur le feu. Pendant tout ce temps, je leur dirais "Merci ! Merci." pour leur présent. Cependant, je n'ose pas. Je ne suis pas le maître ici. Donc je ne fais rien, je regarde simplement ce met qui ne m'appartient pas, immobile, mort, sur le sol. Silence. Le seigneur de table prend ses aises, puis il ordonne. J'entends des pas mais je ne lève pas la tête, je n'ai pas le droit. Je regarde le sol, ce cadeau que je ne consommerais jamais. J'entends le grincement de la chair sur la pierre. Je sens l'odeur acre, douceâtre, indescriptible, des égouts. Je vois un sang sombre, presque brun, presque solide, couler paresseusement vers moi. Je pousse, délicatement la nourriture sur le coté pour la préserver pour eux. Puis des pas, étouffés par un tapis. Il est l'heure. Quelqu'un m'empoigne et me relève fermement. Je ne réponds pas et me laisse faire par cette puissance mal-habile. Elle m'entraîne à travers les couloirs de pierre. Mon pied me fait mal. Il me semble avoir retrouvé mes sensations depuis qu'ils m'ont amené. Je ne sais plus pourquoi je suis là. Est-ce qu'il s'est écoulé beaucoup de temps ? …

La salle est étroite et fermée par des barreaux rouillés. On dirait une cellule dans une vieille prison abandonnée depuis des lustres. Je ne savais pas qu'on pouvais trouvé ça dans les égouts. Dedans, il y de l'eau, une sorte de cuve en porcelaine aux bords cassés et acérés. La vieille me pousse dedans sans retenu cependant, je réussis à ne pas me blesser. Elle sorte alors d'une petite bourse en cuir un mélange de cendre et de graisse. L'odeur est étouffante comme un feu qu'on aurait noyé dans la boue mais mélangé avec une odeur d'animal pénétrante, une odeur de... chien ? C'est gluant lorsqu'elle l'étale sur mon corps, ça colle, c'est pire que de la boue. J'essaye de me recroqueviller contre le fond mais une pointe de porcelaine me force rester à portée. Pour m'enduire partout de sa mixture infecte, elle me tire sur les bras, les jambe, m'appuie sur le dos. C'est dégouttant. C'est puant. C'est désagréable. Quand elle a fini son œuvre malsaine, elle prend une sorte de bac qui à l'air lourd, et le verse complètement sur moi. Devant l'eau, je m'offre dans un premier temps complètement pour retirer l'agglomérat nauséabond sur moi mais l'eau est froide, gelée. Je me mets bientôt à gémir, tente de repousser le bac mais une main ferme me saisit la nuque et me force à rester en place. Elle arrête un instant son action macabre. Je baigne dans une eau noire. Elle claque de la langue désapprobatrice. Elle vide la baignoire puis recommence sa besogne, encore, et encore, jusqu'à ce que l'eau soit claire après avoir été versée. Je pense alors que c'est bon. Qu'elle va arrêter et que je vais pouvoir sortir, mais elle se retourne, avec une brosse à la main. Elle prend mon bras et commence à le frotter avec. Je pousse un cri. J'ai l'impression qu'elle m'arrache la peau avec. Je me démène, essaye de retirer mon bras, la pousse, mais rien n'y fait. Elle continue, insensible. Après son passage ma peau est rouge, douloureuse. Sans prévenir, elle me saisit le pied, celui où je m'étais blessé. Je tombe alors de tout mon long dans l'eau, incapable de me contorsionner assez pour remonter à la surface. Je tousse, respire de l'eau suffoque. Elle ne fait de frotter la blessure de mon pied dans lequel s'est insérée de la terre sur le chemin. Elle m'arrache la peau sans gène, pendant que je m'étouffe sous l'eau. Le monde me paraît vague, je sombre dans un monde flou, sans pensé, de vide. Le néant...

Une main pressant fortement sur ma poitrine me fait tousser, arrachant l'eau à mes poumons. Je suis encore dans cette cuvette blanche. Elle est vide. La femme est toujours là, elle tient me jambe en l'air, faisant traction sur mon corps. Je gémis, mais sans le moindre sentiment, elle me relève durement. Elle enfonce de force mes pieds dans deux sabots trop grands pour moi. Dedans les échardes me pincent. Je me mords les lèvres pour ne pas pleurer. Tranquillement elle m'entraîne le long des couloirs sombre, lugubre. Mon ombre glisse sur moi, effleurant le nacre de mon œil, les quelques éclats de mon cœur et vient se loger dans mes bras sous la forme d'une peluche noire aux yeux uniformément blanc, comme la lumière elle-même. La femme n'y accorde pas d'importance et continue de me tirer. J'ai peur.
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Shaaïro Shvaarn

Le Masque de Porcelaine

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Race : Vampire.
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Groupe : Solitaire.

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Fiche de Personnage : Le gentil petit vampire...

Histoire de Personnage : En cours:
- Oh un nouveau? (Solo)

Terminés:
Rien pour le moment.

Abandonnés:
- Vermeils. (PV Seiren)
- La faim justifie les moyens. (PV Mio)
- Comme chien et chat (PV Leevo)

MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Mar 18 Mar 2014 - 20:11



Le jeune Maitre se reposait dans ses appartements. Des appartements somptueux qui plus est ! Avec des tapis épais et délicatement tissés aux fils les plus précieux, des tableaux accrochés de grande valeur accrochés aux vieux murs de pierre et des rideaux aux tissus princiers étaient accrochés au milieu du plafond pour retomber sur les murs, à la manière d’un voile de tente. Au milieu de tout ça, une pagaille sans nom. Sans nom parce que je n’oserais blesser le Maitre, ha ha ! Enfin soit, sur les tapis jonchaient parchemins et coussins, livres et objets brillants. Le jeune vampire ne savait apparemment pas ce qu’était une armoire. Ou bien celles-ci étaient elle trop encombrée de débris de verre et de métaux que pour pouvoir y glisser quoique ce soit. Le petit prince sadique aimait tout ce qui brillait. Ca le fascinait. Donc sa chambre était devenue une sorte de dépotoir à objets « Qui-brille » comme il aime les appeler. Enfin soit, tout ce blabla pour vous dire que son logement personnel était de toute beauté !

Le petit tyran s’installa sur son lit moelleux et entreprit de jeter un œil à ses jouets. Ou plutôt ses non-jouets, puisqu’il n’en avait plus. La cage dorée se trouvant à l’autre bout de la pièce était vide, seuls restaient un collier et une gamelle à l’intérieur. Il s’ennuyait beaucoup à vrai dire, depuis qu’il n’avait plus de compagnons de jeu. Et voilà qu’on lui en amenait un ? Fantastique ! Jubilant d’avance à ce qu’il allait lui faire subir, il se dit que ce serait peut-etre bien de le mettre un minimum en confiance, du moins au début. Quel petit vicieux voyons ! Il s’empressa alors de fouiller dans une malle de quelques-uns de ses vieux vêtements et tenta d’en trouver qui pourraient convenir à sa Chose. Mais il se prit finalement au jeu et sortit tout un tas de vieilles frusques comme des robes ou des manteaux délavés. Au final il trouva une longue tunique d’un beige sale, qu’il donnerait bien au Jouet. Vraiment … Ce petit est irrécupérable.
Il se dit aussi que si l’enfant était sage et obéissant, il lui en donnerait de bien plus beaux, alors il sera content et le remerciera. Mais l’humeur du Seigneur se fit bien plus sombre tout à coup, quand il se rappela soudain qu’il n’avait pas vraiment d’ami sur qui compter. Tout ce qu’il avait, c’était des serviteurs qui avaient peur de lui. Et les seuls amis qu’il s’était fait avaient tenté de le tuer. Son seul véritable ami… C’était Mr. Pinou.

Mais peut-être qu’au final, ce petit humain aux grandes oreilles deviendrait aussi son ami, qui peut savoir après tout ? On toqua à la porte, il hurla d’entrer, comme à son habitude. Les servantes n’osaient jamais entrer sans son autorisation. C’étaient les mégères qui lui apportaient son Jouet. Il lui lança alors sa nouvelle tunique.

- Ah ! Vous en avez mis du temps ! Moi qui voulait m’amuser…

Il fixa son nouvel animal de compagnie d’un œil gourmand avant de claquer la porte au nez des commères. Il s’approcha doucement du petit être et frotta son nez dans son cou. L’odeur était enivrante, alléchante… et il ne put résiter… il y croqua.


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Néro Elem

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MessageSujet: Re: [PV] Un nouveau jouet {Néro}   Sam 5 Avr 2014 - 17:37

J'entre. La femme m'avait poussé en avant. Il fait froid. Pourtant, la chambre est décoré. Il y avait des bougies, des centaines de bougies, un peu partout par terre, parfois vertes, rouges ou bleus, grosses, fines ou petites. Une grande bougie dorée trônait même au milieu de la chambre, brillant de tous ses feux, faisant étinceler les différents argents à travers la salle. Tout baignait dans une demi-obscurité comme ailleurs dans les égouts, mais, ici, cela semblait... différent, plus lugubre, plus inquiétant. Le seigneur de ces lieux était invisible. Les dessins des tapisseries paraissaient ternes, n'attirant pas l’œil en comparaison avec les autres objets, sur le sol, avec l'éclat doré d'un instrument angoissant posé dans un coin. Dans mes bras, je serrais plus que jamais la délicate peluche qui était venue discrètement à moi dans le couloir. Son regard blanc, vide, était rassurant. Il semblait donner l'impression que quoi qu'on lui fasse, il ne souffrirait pas, jamais. Je devais être comme lui, passif. Un soupir silencieux s'échappa de mes lèvres. J'étais prêt quoi qu'il se passe, une poupée dans la main d'un tyran. Il parle dans l'ombre du lit sur le coté. Un simple tissu tombe sur moi, le chaos naissant. Pourquoi es-tu tellement de haine, fils-vampire ? Est-ce le sang de tes ancêtres alors qu'ils arrachaient mon cœur qui transpire ainsi de ton âme ?

La première tortionnaire se retire. Je devrais sûrement me sentir soulagé, cependant le seul son que j'entends est celui de la porte qui claque, de ma liberté qui s'enfuit, des mandibules du mal qui se referment définitivement sur moi. Je suis bloqué. Je suis figé. La crainte, maîtresse des maux me sourit du haut de l'invisible. Elle sait elle ce qui se passer.
Les plaintes de l'obscurité s'élèvent, sombre, promesse de milles malheurs, mêlées aux voix de la lumière, enchanteresses, poison qui s'infiltre au plus profond de vous-même comme une drogue. Tout se trouble. Tout est flou. Tout est tranquille. Rester là semble si enviable à cet instant. Les simples lumières fragiles suffisent à m'emporter au loin, un monde aussi clair que les plaintes des ombres. Que le ciel est vide, pur, beau. Si seulement je pouvais l'attendre, me mêler à lieu, cesser d'être. Je n'aurais alors plus besoin de ressentir ce visage dans mon coups, mirage, caressant sans cesse ma chair de son nez. Je devrais partir mais le désespoir a envahi mon corps comme une poussière d'or lourde et pesante. Un temps d'arrêt. Un immense douleur. Mon cri déchire l'air. Mon cœur réagit tout de suite ; lui si froid expulse toute l'énergie de son veines. La foudre s'abat à l’intérieur de Shaa. Les enfants-rois, tout deux projetés à travers la salle, griffés par les débris qui traînent, mordus par les bougies écrasées sur leur chemin. Si le choc était relativement faible, il n'en reste pas moins douloureux. Néro se relève et voit le néant qui le regarde dans les yeux.

Pendant ce temps, dans l'air, la peluche abandonné, trahie par les sentiments violents disparait. L'ombre retourne en pleurant à l'ombre, s'enfuyant parmi les multiples lueurs des bougies encore allumées. L'éclat se fâne. Bientôt même le vent n'existe plus. Il ne reste alors plus qu'un petit nuage de poussière noir, dernier souvenir, presque mirage, soupir, de ce qui a été avant la foudre, perdu encore une fois dans les méandres du sommeil attendant qu'on le rappelle.

J'ai peur. Il est au sol. Il est trop tard. Il est blessé ? Je dois le sauver. Je cours, traverse la salle en un instant pour le rejoindre, contre le mur. Je pleure. Pourquoi reste-t-il là ? Je ne veux pas. Je le supplie :

« Allez-vous bien ? Je suis désolé, vraiment désolé. Répondez-moi s'il vous plaît. Je n'ai pas fait exprès. S'il vous plaît... réveillez-vous... »
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