''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey]

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Behemoth le Cannibale

Minotaure du Vein

________________

Behemoth le Cannibale
________________


Race : Démons communs
Classe : Berserk
Métier : Tortionnaire
Croyances : La viande
Groupe : Solitaire

Âge : 1032 ans

Messages : 6

Fiche de Personnage : Μινώταυρος


Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey] _
MessageSujet: Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey]   Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey] EmptySam 19 Oct 2013 - 12:16

Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey] Minota11


Depuis sa naissance, la réalité portait un masque aux traits difformes, possédant des symétries insolubles. Une mathématique incohérente totale qui justifiait la cause de n'importe quelle action. Mais la vie demeurait douce et berçait toutes les entités dans un aveuglement si serein que cela en devenait terriblement dangereux. Pendant que Les gens brillaient et se donnaient l'illusion d'être maître de leur avenir, une entité se transformait en une puissante force de la nature au fin fond du Vein. Dans quel but ? Pourquoi octroyer de si grandes aptitudes meurtrières à une bête indomptable ? Quelle justification va-t-on donner à cet animal de faire ce qu'il fait de mieux ? Encore aujourd'hui, les fœtus se développent, les enfants naissent et les familles s'agrandissent en imposant le même devoir à tout être vivant : baise, reproduis-toi et vis une existence sans opportunité en étant assailli par les labeurs juste avant de périr dans l'oubli. Tout juste une moisissure corporelle à éradiquer. Une sanglante tumeur à percer avec la pression de ses doigts. Une tombe dénuée d'identité. Jusqu'au jour où un héritier s'élève au-delà des communs mortels et commet les mêmes erreurs de ses ancêtres en utilisant la même pierre qu'il l'a forgé. Le minotaure fait partie de cette nouvelle vague. Il est l'élément perturbateur de cette boucle, un tortionnaire capable de rompre ce cycle de vie. On lui a donné des armes, une absence profonde de moralité ... Mais surtout un nom : Behemoth le Cannibale. C'est en relevant la gueule pour mieux distinguer l'horizon qu'il put accepter cette terrible vérité : un mâle démoniaque totalement nu s'échappait loin de lui. Son corps maigre et osseux se mouvait avec efforts. Peut-être était-il un père, un frère et même un fils. Peut-être possédait-il de vastes terres ou profitait des misères de la vie comme seule richesse abondante à sa survie. Peut-être était-il une utopie ... Etait-il réel ? Une chose était claire sur l'identité de cet homme : il se montrait comme une cible. Pas une cible que l'on abat par rançon ou simple plaisir sadique ... Bien que né dans la destruction la plus élémentaire de l'Homme, Le Monstre avait préservé sa foi spirituelle. Plus il engloutissait des vies, plus il pouvait sentir subjectivement que les âmes restaient dans son ventre en lui garantissant force et grandeur. Sa religion était la gourmandise. Sa prière se trouvait dans les larmes, la sueur et le sang.

Son corps et ses bras robustes baignaient entièrement de ce liquide de vie rougeâtre. Une masse de quatorze cadavres brutalement démembrés et vidés par la force se tenaient derrière ses larges épaules. Le bras du minotaure décrivit un violent arc-de-cercle au-dessus de sa tête, puis il projeta la chaîne en direction de sa prochaine victime.  Le crochet installé dans l'un des bouts pénétra brutalement à l'intérieur de son talon. Fou de douleur, le misérable se mit à s'égosiller comme un terrible aliéné, son visage se déformant entre la peur et une première et délicate souffrance. Ses bras commençaient à gesticuler tout autour de lui, tentant vainement de s'emparer d'une prise pour gagner un maximum de temps. Son corps roulait encore une transpiration déjà nauséabonde et la poussière rocheuse des lieus. Le sang qui s'échappa de la blessure devenait la seule couleur perceptible. Empoignant la solide chaîne avec ses deux mains, le Cannibale ramena sa prise contre lui. Exactement comme une session de pêche ou de chasse. Manque de chance, le crochet cisailla entièrement le talon avant de rencontrer le sol poussiéreux dans un bruit métallique. Behemoth resta de marbre. Pas un seul mot ou grognement ne s'extirpa de ses larges lèvres pour exprimer sa frustration. Il avait pleinement le temps. Le damné, lui, ne perdait pas une miette de son temps. Il se mettait à ramper loin du monstre, canalisé par les tremblements de sa nervosité. Il balbutia des mots incompréhensibles, mais suffisamment clairs pour le définir comme un être faible vide de dignité. Le minotaure répéta le même mouvement que précédemment, mais cette fois-ci le crochet transperça profondément son omoplate. La voix de l'homme explosa à nouveau. Une couche d'écume remplie de salive sanglante inonda ses lèvres tremblotants. Il devint pâle... Il était impossible qu'il soit déjà à l'agonie. Pour annihiler le moindre doute, les mains de la créature tira sur la chaîne à plusieurs reprises. .. Behemoth n'attendit pas plus longtemps, il fallait agir vite avant qu'il ne parte pour de bon. Il posa son sabot sanguinolent contre son thorax pour le maintenir immobile. L'homme s'égosilla comme un terrible aliéné, hurlant un miracle pour que cette atrocité puisse enfin être interrompu et s'estomper dans l'au-delà. Mais le Cannibale voyait cela d'un autre oeil. Ses mains s'avançaient pour empoigner le bras de l'individu avant de tirer brusquement. Les os se mettaient à craqueler d'un bruit sec et sinistre. Il fallait augmenter cette force, y allez plus franchement. C'est ce que fit l'animal en poussant un beuglement grave et caverneux. Soudain, le bras se décrocha du corps sous une multitude d'éjaculations sanguines qui aspergea généreusement le démon, comme si chaque goutte imprégnée sur lui pouvait justifier sa conduite exemplaire. Le damné s'époumona en faisant vibrer ses entrailles, il devint encore plus livide qu'auparavant en se roulant maladroitement sur les côtés. Son boucher commença à défoncer sa tête purement et simplement en utilisant son bras comme arme contendante. Attaque après attaque, les muscles se mettaient à se contracter violemment. Les cris étaient étouffés par la brutalité donnée. Behemoth poussa un grognement tempétueux qui ressemblait à un rugissement colérique. Le bras se disloqua aussi rapidement que son visage. Les tissus corporels s'étaient déchirés avec une facilité déconcertante. La mâchoire se mettait à pendre, une mare de sang camouflait les atrocités que ce visage démoli pouvait encore dévoiler. Les cris avaient cessé depuis un moment déjà. Seul le bruit de ses assauts vibrait dans l'atmosphère terriblement vide des lieux. Brusquement, il cessa de répéter son action ... Il observa minutieusement son visage qui ressemblait à un fruit écrasé une fois trop mûre. Il jeta le bras complètement déformé au loin et traina le corps pour le laisser avec les autres. Il arracha son crochet de sa chair, puis le souleva au-dessus de ses cornes avant de le propulser sur le tas de charognes qui commençaient à empester d'une odeur atroce et nauséabonde.

D'un pas extrêmement lent, il s'approcha des défunts mutilés. Il se posa à côté d'eux  en rangeant sa chaîne autour de la taille. Son énorme épée n'avait pas encore bougé d'un seul centimètre. A vrai dire, Behemoth n'avait pas encore rencontré de difficulté à terrasser impitoyablement ces êtres faibles et diminués. Il sentait qu'une chose beaucoup plus grosse allait bientôt se présenter devant lui. Un puissant et énorme guerrier faisant trois fois sa taille peut-être. Il serait armé d'une arme si puissante que le Cannibale s'en emparerait volontiers sur sa mort prochaine. Le Vein jouait avec lui. Il pensait qu'une fois à l'extérieur de son labyrinthe déchu, les choses allaient pouvoir réagir autrement. Ce n'était pas le cas. Behemoth se trouvait simplement coincé et condamné dans un labyrinthe bien plus vaste. Il n'avait pas encore foulé les autres mondes, ignorant totalement de la marche à suivre. Il n'avait pas encore vu le bestiaire qui pullulait à l'intérieur des veines du Monde. Sa seule consolation rudimentaire était ces damnés qui surgissaient ainsi devant lui. Etait-ce à cause de ses envies refoulées ? D'une punition ? Les questions se montraient trop vagues et imprécises. Ce que Behemoth pouvait certifier en tout cas était ceci : S'il devait énumérer les décès causés durant ses dernières centaines d'année, la définition à ce massacre impitoyable était clairement un génocide.

A nouveau, il regarda devant lui. Un horizon froid et vide. Il attendit que le Vein lui offre gracieusement une nouvelle proie en perdition.
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Humphrey Dempsey



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Humphrey Dempsey
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Race : Chat démon
Classe : Rôdeur
Métier : Tueur à gages
Croyances : Lait
Âge : 4 ans

Messages : 45

Fiche de Personnage : Miaou.


Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey] _
MessageSujet: Re: Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey]   Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey] EmptyDim 20 Oct 2013 - 1:06

Quelque part dans le Vein...

Blanc, jaune, lait, sang, mouche, blanc, noir, silence, bourdonnement. Alternative de blanc et jaune à nouveau, successivement, avec une répétition presque lancinante. Mais toujours autant le silence, c'en était presque étourdissant. Le bourdonnement revint vindicativement, proche, très proche, et me frôla, effleura ma conscience en un contact électrisant qui fit frémir les images ténues. Elles s'échappèrent, farouches, mais revinrent timidement. Le bruit extérieur leur faisait peur, mais quand elles étaient là, elles s'accrochaient fermement pour m'enlacer de leur irréalité. Plusieurs fois, le son irritant les chassaient, mais elles revenaient encore à la charge. Puis ma conscience s'agita dans un mouvement qui détruisit aussitôt le bruit gênant.

Et je me réveillai d'un spasme violent, avec l'impression de tomber de haut. Par réflexe, je sortis les griffes et m'accrochai à ce qui se trouvait à portée.

Quelque chose vibrait encore sous mon coussinet, avant qu'une dernière pression sur le parasite ne le réduisit en bouillie minuscule. L'antre de mon Bienfaiteur Saphomoth s'ouvrit devant mes yeux fatigués, révélant un espace vide, un sol sablonneux, où étaient répandus, épars, des monceaux de cendre. L'un d'eux attira mon attention. Devant la porte, une traînée de poussière avait fait son sillage. L'ameublement n'avait pas changé, mais cependant, quelque chose avait bougé, j'en avais la forte intuition. Du moins, ce n'était que mon intuition de chat. Mon mentor se trouvait toujours ici à cette heure de la journée – mais quelle heure était-il exactement ?

J'étirai longuement mes pattes, le postérieur dressé au maximum pour tirer mes tendons ankylosés, et fit claquer mes mâchoires vides. Il me manquait de quoi combler mon gosier, car mes heures de sommeil étaient très longues, et pendant ce temps, je perdais toutes mes ressources. Je bondis de l'armoire et me rétablis au sol malgré mes pattes pantoises. Saphomoth parti, ce n'était plus qu'une question de temps pour que je trouve ses réserves de lait. Je doutais réellement que quelqu'un dans la région puisse m'en fournir directement. Mais si l'inspection se révélait peu concluante, une petite sortie dans le grand air du Vein ne me ferait pas de mal.

En approchant d'un interstice curieux dans le mur, non loin du grand miroir qui reflétait la sortie, dans lequel mon Bienfaiteur s'adonnait à quelques sortilèges, je fus pris d'un énième doute. Pourquoi était-il parti ? Cela ne lui ressemblait vraiment pas de me laisser seul, livré à moi-même, sans même un bol de lait rempli pour officier les repas de la journée. Alors que mon museau furetait  du côté de cette anfractuosité mineure, un chuintement siffla derrière moi et je fis volte-face instantanément. La porte de bois venait de pivoter sur ses gonch, livrant les premières particules de cendres lourdes sur le parvis. Saphomoth était réellement absent. Et de là, je fus partagé entre la réclusion docile sur mon perchoir favori, ou le goût stimulant de la liberté. La réponse ne tarda pas à venir, car je me glissais déjà dans l'ouverture, oubliant systématiquement ma quête pour le lait.

Inconstant comme une mer en pleine tempête, le ciel se chargeait de nuages menaçants dont le cheminement restait aléatoire au milieu de cette nappe grossière. Des traînées luminescentes jalonnaient parfois la nébuleuse, traces d'éclaircies qui ne cherchaient qu'à frapper un sol hétéroclite. Panorama d'arbres morts, tordus dans leurs dernières positions d'agonie, de monts déchirés par les vents hurlants, sifflant et hululant d'un air supérieur, portant avec eux les échos de plaintes infinies, les landes du Vein n'étaient qu'une longue étendue vide, et même temps, emplie d'engeances dont les formes invisibles ne se déplaçaient qu'à l'insu des visiteurs.  

Le pauvre petit chat que j'étais n'avait pas réellement sa place ici. Et pourtant...Sous la protection de Saphomoth, j'étais un démon comme un autre, redoutable et vicieux, et par-dessus tout imprévisible. Je n'étais pas un tueur reconnu pour rien. Un redoutable chasseur de primes, tueur à gages, écorcheur et bourreau, rencontré dans une boule de cristal logée sur un bâton m'avait reconnu. Tous les assassins du Vein avaient tous plus ou moins entendus parler de mes exploits, ou le cas échéant, de mes pérégrinations sur Feleth. La nouvelle de la destruction de Peron Fribas, très controversée, m'avait élevé plus haut que je ne l'aurai imaginé. Mais en cet instant, le poids protecteur de cette notoriété venait de s'envoler, et je n'étais plus qu'un félin sur une terre désolée, le ventre vide.

J'entrepris de faire une escapade de quelques minutes et me promis de revenir au bercail une fois que mon estomac ne le supporte plus. Suivant une voie imaginaire, je laissai mon flair me guider en avant, m'éloignant de plus en plus du rocher dans lequel était logé notre antre. Mais il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'un phénomène, qui allait sans doute bouleverser ma journée, se produisit. Une forte odeur de sang me parvint, forte comme un coup de poing, manquant de me faire tomber à la renverse. Maudissant ma sensibilité aux odeurs trop puissantes, je fus néanmoins intrigué par cette intervention malsaine et choisit de prendre la direction de son origine plutôt que de m'en éloigner et de trouver une autre destinée.

Non loin de l'espace vital dans lequel le Bienfaiteur et moi nous exercions, se trouvait ce qu'on appelait la Cuvette de l'Oubli. Un vallon profond, dont les pentes rudes et pernicieuses finissaient à quelques mètres du sol en de centaines de crevasses qui lézardaient de ci et de là sur un sol fangeux. D'ordinaire désert, des masses d'ombre jonchaient le fond du vallon. Je me perchai sur le haut d'un rocher proéminent et embrassai la zone du regard. En observant avec attention les silhouettes, elles étaient non pas immobiles mais inertes. Une demi-lieue plus loin, un tas curieux se dressait au bord d'une mare sombre. Et devant se tenait un individu dont la perspective m'empêchait d'apprécier les traits. La curiosité piquée au plus vif, je dévalai la pente avec une souplesse que m'auraient envié tous les rampants du coin et bondit sans bruit au-dessus d'une lézarde. Et je pus constater qu'il ne s'agissait pas que de petits tas de pierres qui auraient pu former avec un quelconque hasard des silhouettes humanoïdes. C'étaient réellement des individus perdus réduis en charpie, torturés et ballottés comme de simples jouets. Le sang coagulait encore de leurs plaies, et, étant donné le court laps du temps après lequel l'incident a du arriver, cela m'étonnait de ne rien avoir entendu.

La grande créature debout devant la mare s'esquissait à faire gémir à mort sa victime. Deux cornes aiguisées dépassaient de son crâne. Et mon Bienfaiteur m'avait fait remarquer un jour à quel point les démons à cornes étaient les plus redoutables et sans aucun doute, les plus invincibles. Cette description encore vivace en tête, j'hésitai à rebrousser chemin. Cependant, et avec un sentiment proche de l'angoisse, j'en revenais à penser à Saphomoth et à me demander si ce grand gaillard dangereux, cliquetant de ses lourdes chaînes, à la respiration de soufflet de forge, pouvait avoir une simple petite idée de l'endroit où un démon imposant comme mon bienfaiteur, affublé surtout d'un masque de cuir, ait pu aller. Alors j'avançai résolument vers lui. Là, il saisit son jouet, et le souleva au-dessus de sa tête comme un sac de jute, et le projeta au-dessus de moi, contre le tas déjà magistral. Et sans même m'apercevoir, il ne broncha plus, les yeux dans le vague, perdus au loin, plongés sans aucun doute dans une réflexion d'animal. Ses yeux n'en étaient pas vraiment. C'étaient deux onyx brillants plantés au-dessus d'un mufle dont les naseaux saillant exhalaient un léger hâle de buée à chaque expiration. Son corps d'homme émanait un musc très fort, presque aussi intense que l'effluve métallique du sang qui chatouillait mes moustaches.

Je fis le premier pas. En général, il ne comptait pas. Le deuxième était facile. Le troisième, sans être le plus risqué, n'était pas une mine affaire, mais il n'avait encore rien d'impossible. Le quatrième était le plus remarqué, et si un signal d'alarme ne se déclenchait pas intérieurement, c'est que le futur interlocuteur sera distrait ou ne remarquera jamais notre existence. En l'occurrence, il me remarqua.

L'animal aux poils soyeux que j'étais s'adressa au rude bovin musculeux en des termes clairs.

« Je suis simplement là pour chercher mon maître. »

Le râle de la dernière marionnette exsangue de ce démon cornu me répondit. Étalé sur un autre macchabée, il respirait tant bien que mal le nuage de sang et de poussière que ses camarades morts lui offraient pour toute sa sollicitude. Qui sait quand la Mort l'étreindra, lui ?
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Sang chaud et viande froide [PV : Humphrey Dempsey]

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