''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Des étoiles dans les feux - Nix Clerodendrum

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Juin Belair

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Croyances : Le Saint-Charles
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Histoire de Personnage : Journal de bord

MessageSujet: Des étoiles dans les feux - Nix Clerodendrum   Mar 19 Nov 2013 - 17:18

« Journal de bord – Jour 6919 (ou à peu près)

(…) Et c'est là que nous avons trouvé un bateau !! Caché dans la crypte ! Incroyable découverte !! Il ne s'agit en fait que d'une épave, sans doute le fruit d'une grande bataille navale compte tenu des énormes trous qu'on peut y voir (à moins que ça n'ait été le Saint-Charles ??? J'adorerais !). Évidemment il ne peut pas aller en mer ; il est pris en roche à ¾ coque, le bois est à moitié pourri, le mât est fracassé, de même que le pont qui est quant à lui recouvert de coraux et de sel. Il ne reste des cordages et des voiles que des lambeaux et quelques débris des poutres censées soutenir l'armature... Cependant je reste optimiste et suppose qu'avec un peu de bricolage il pourrait faire l'affaire. La simple idée de le remettre en état me met la goutte au front ! J'ai envie d'avoir mon propre bateau ! Juin Belair va avoir son propre bateau !! Le Capitaine Juin Belair !!! (…)

(…) il va nous falloir beaucoup d'or pour le matériel. La main d’œuvre peut être trouvée facilement avec les bons arguments. Le Flinque me semble être un argument adéquat. Le boucanier n'est pas d'accord avec ça. J'ai été très surpris de constater que Metea l'avait gardé captif tout ce temps. Nous nous sommes enfuis ensembles de son bateau (je sais qu'elle nous a volontaire laissé faire et ceci à des fins que je devine malfaisantes... il va falloir que je fasse attention). Nous avons coopéré à l'unisson comme jamais auparavant, à croire que les coups de rames que nous nous sommes donnés durant notre évasion ont suffis à aplanir nos rancœurs passées. Maintenant nous sommes un binôme parfait, même si je soupçonne Freid de vouloir récupérer le Flinque. Il n'y arrivera jamais, sauf s'il veut se le voir mettre dans le … Enfin bref. Nous avions décidé de nous séparer et de nous retrouver dans la crypte quand nous aurions récupéré assez de moyen. Puis nous nous sommes mis d'accord sur le fait que nous devions rester ensembles quand nous nous sommes rendu compte qu'on était trop fatigué pour continuer à nous battre pour l'unique barque que nous avions. De cette façon nous avons mis le cap vers le continent et c'est non sans des maux au cœur que j'ai remis pied à terre. Je me suis rendu compte que Freid, ce sagouin, méritait son surnom de boucanier quand j'ai vu avec quelle facilité il parvenait à se remplir les bourses en même temps qu'à se les vider sans grosse dépense. Il me fait beaucoup rire une fois mis de côté toutes les emmerdes qu'il m'a fait subir quand j'étais gosse et j'avoue être fasciné par tout ce qu'il fait. J'ai beaucoup à apprendre de lui et, plus je le vois faire, plus je me dis qu'il est trop bon pour faire partie de mon équipage. Je devrais peut-être le tuer avant qu'il ne me double ? »


Freid le boucanier avec qui je voyageais depuis plus d'une semaine déjà avait établi son territoire dans la rue adjacente à la mienne. Je le voyais taper du pied nonchalamment sur les pavés du croisement en train d'attendre une potentielle victime. Il avait les mains au moins aussi agiles que les miennes, si ce n'est plus, puisqu'il parvenait à voler et à profiter des formes de ces dames sans se faire prendre.

Mes mains à moi tremblaient depuis quelques temps sans que je ne puisse rien faire pour les en empêcher. Impossible de savoir pourquoi. Si j'avais d'abord cru que la cause en était le rhum au goût de poison que ma très chère sœur m'avait offert lors de ma visite, le simple fait de me retrouver encore en vie à cette heure me prouvait que c'était faux. J'avais peut-être seulement besoin de changer de régime alimentaire. Ma priorité actuelle était cependant tout autre et, en regardant comment mes doigts entreprenaient de pianoter des airs de silence dans le vide et le froid du petit matin de la cité des mages, je prenais soin de me dire qu'aujourd'hui ma performance de voleur dépasserait de beaucoup celle de ce zouave de boucanier. Je me savais par ailleurs posséder un avantage sur lui : si ce n'était pas la technique, c'était la connaissance et j'en avais une bonne en matière de bijou. Je me savais capable de juger la qualité d'une bague sans la voir, comme si j'avais le don d'en sentir l'odeur ou je ne sais quoi pour les vendre à prix d'or sans même les donner. Les marchands et autres priseurs de pierre se rendaient généralement compte qu'ils avaient acheté une bourse vide quand je me trouvais déjà de l'autre côté de la ville et que j'avais par trois fois changé de nom et de coupe de cheveux.

Jusqu'à ce petit matin personne n'était jamais parvenu à me retrouver. Je me disais en y repensant que je venais sans doute de réussir la plus belle embrouille de ma carrière : tout une compagnie de ces receleurs m'avait remis la main dessus au moment de l'aurore et j'étais parvenu à leur mettre le pourpoint à l'envers de la façon la plus magistrale et insoupçonnable possible. Je m'effrayais moi-même parfois. Le fait est que j'étais ressortis de là avec seulement quelques estafilades et mon cache-œil cassé mais j'avais aussi et surtout récupéré d'autres bagues bien plus chères que celles que j'avais perdu. Je cherchais depuis à qui les vendre – ou faire semblant tout du moins. Jamais le boucanier ne réussirait une telle performance ; mes mains tremblaient sans doute d'excitation et de vantardise plus que de mal-nutrition...
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Nix Clerodendrum

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MessageSujet: Re: Des étoiles dans les feux - Nix Clerodendrum   Ven 22 Nov 2013 - 23:09

Un flot d'images envahissaient alors mon esprit: Des visages souriants au plus proche du mien, la foule lointaine entrevue des cieux, des sacoches, des bijoux et des toits surtout. Il m'était difficile de m'attarder sur le moindre détail et déjà, les images s'échappaient, tel de vulgaires mirages.
Il était encore tôt et les rues du marché étaient pourtant déjà pleines, tant et si bien qu'au centre, il semblait difficile de s'y frayer un chemin. Je m'étais reculée, dans les ruelles malfamées qui ne s’éveillaient quand a elle, qu'une fois la nuit tombée et je n'avais pas quitter l'auberge depuis.
J'expirais, longuement, tentant de réguler ma respiration, de me concentrer d'avantage. Je cherchais, sans réellement savoir ce que je cherchais. Les étales de fruits s'estompaient facilement, mais les boutiques de bijoux me semblaient bien plus tangibles.
La brillance de ces derniers attiraient le regard du corbeau, comme si ce rapace eut encore posséder un quelconque instinct. Peut-être était-ce moi au fond, qui eut acquis le gout des belles choses, cela aurait découlé d'une plus grande logique. Mais je me permettait cependant d'en douter.
Le ciel, les nuages frivoles, la fumée échappée des cheminées, les enfants se chamaillant près de la fontaine. Je n'avais pas besoin de raison pour continuer a chercher. Peut-être n'était-ce finalement qu'une question de plaisance. Observer le monde d'en haut, comme si j'eus posséder des ailes, était en soit une motivation des plus suffisante.


* * *

Après de nombreuses minutes, a contempler la ville à travers des yeux qui n’étaient pas les miens. Je ralentissait la cadence, m'attardant un instant, sur un bijoux de toute beauté. Une magnifique bague argentée, surmontée d'une pierre ovale, arborant la couleur du sang.
Je me concentrais d'avantage sur les doigts tremblants qui manipulaient l'objet. Ils étaient eux aussi sertis de nombreux anneaux et je doutais que cette fine bague puisse encore y trouver sa place. Plus que tout, je la voulais. M'imaginant déjà la passer a mon doigt.
J'hésitais un cours instant, contractant ma mâchoire et déjà le corbeau plongea a toute vitesse vers le sol. Ce fut rapide, l'effet de surprise aidant, les griffes du rapace eurent tôt fait de faire lâcher prise et l'anneau fut rapidement emmener jusqu'au ciel, dans le bec crochu de l'animal.

J'ouvris les yeux, enfin, m'étirant brièvement pour relâcher la pression. Le retour a la réalité, s'accompagnait de calme et le silence régnait alors, dans la minuscule chambre de l'auberge. D'un petit bond, je descendait du lit sur lequel je m’étais assise et m'approchait de la fenêtre.
Après avoir ouverte cette dernière, j'enfilais rapidement ma longue cape noir délavé et attrapait ma petite sacoche posée sur le bureau. J'avais laisser ma valise a l'autre bout de la ville, au cas ou j'eus besoin de quitter les lieux précipitamment et après quatre jours passés ici, il était surement temps que je parte.
Mon corbeau se posa finalement sur le rebord de la fenêtre et je m'empressais de récupérer le bijoux, octroyant au cadavre animé, une caresse bien méritée. Ce dernier reprit alors son envole et je le laissais se poser sur le toit de l'auberge, dissimulé entre deux cheminées.
Le pauvre oiseau s'était fait de nombreux ennemis au cœur de Béolan, mais cela ne semblait pas l’empêcher de perpétué ses petits larcins. Le vol était ainsi devenu une activité de plaisir, bien plus que de survie et je me savais parfaitement insoupçonnable.
J'observais le bijoux a nouveau et m'empressais de le passer a mon majeur droit. Je secouais brièvement la main et constatait satisfaite, que l'anneau était a ma taille. J'esquissais un sourire si léger, que je doutais un instant que cette expression faciale puisse être qualifié ainsi, mais d'une manière ou d'une autre, j'étais plutôt contente de cette nouvelle acquisition.

J'ouvris la porte et m'engageait dans le couloir de l'étage sans une seule fois détourner le regard de la jolie pierre rouge. Je tournais ma main en tous sens, la rapprochait et l’éloignait pour juger de la tenue du bijoux. Il devait sans nul doute s'accorder a mes yeux, tout du moins, je le pensais.
Ainsi distraite par ma contemplation, je ne me rendis pas compte que j'étais déjà parvenue jusqu'aux escaliers et d'un pas mal mesuré, je ratais la première marche. Tout se passa très vite et déjà je chutais, roulant et me heurtant jusqu’à ce que je parvienne au pallier de l'étage inférieur.
Je demeurais un instant dans une position des plus inconfortable, a demi étendue sur le sol, serrant les dents pour tenter de contenir ma douleur. Ma tête me faisait mal, aussi j'y posais lentement ma main pour juger de la gravité de la situation, mais cette dernière me réapparu recouverte de sang.

Je me redressais, terrifiée et tremblante. Prises de bouffées de chaleurs incontrôlables et me tenant a la rambarde, m'empressais de regagner le rez de chaussé. Il fallait que je parte, dans un endroit ou ne demeurait ni bruit, ni mouvement, mais au centre de cette ville animée, un tel lieu ne semblait pas pouvoir exister et je n'avais que très peu de temps devant moi.
Le petit restaurant était ouvert et bien que peu fréquentée a cette heure, demeurait un groupe de quatre personnes attablées près de la cheminée. Au comptoirs, l'aubergiste bavardait tranquillement avec la cuisinière. Je me décidais a m'approcher d'eux, d'un pas des plus bancale, tandis que peu a peu ma vision se troublait et sans réfléchir, prononçait ses quelques mots.

« Enfermez moi... »

La cuisinière rondouillarde me lança un regard des plus interloqués et je compris a cet instant, que cette demande était inutile.

« Qu'est-ce que tu as à la tête petite ? »

Je ne répondis pas. Une enfant comme moi, ne pouvait pas être prise au sérieux en disant ce genre de chose. De plus, même si l'on m'avait enfermé, je n'aurais eu aucune garantie de pouvoir sortir. Je tentais de me calmer, de me concentrer sur quelque chose d'autre que les vibrations de mon corps.
Soudain la cloche de l'entrée retentit et sans réfléchir je me retournais, balayant du regard, une main familière, serties de bagues épaisses, qui empoignait le coin de la porte en cet instant...
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Des étoiles dans les feux - Nix Clerodendrum

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