''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Le début d'une haine sans fin [LIBRE]

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Aikanaro

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MessageSujet: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Jeu 17 Juin 2010 - 19:43

Aikanaro errait continuellement, ça et là, dans les vastes forêts de Feleth, perdu dans ses songes profonds et inatteignables. Il était vêtu de presque rien, comme à son habitude, uniquement de ses deux lames maudites aux cotés, d’un pantalon et de bottes de plaque noire comme les tréfonds du Vein. Son torse nu découvrait au monde la pâleur de son corps et sa large cicatrice prenant l’ensemble de son dos où était déjà tombé maints pétales de fleurs de cerisier.

A l’approche de la lisière des bruits de batailles de faisaient entendre. Le bruit métallique des armures fracassées, des armes souillées, des boucliers volant en éclats, des lames transperçant les chairs… Et plus au loin, le grondement sourd des projectiles de catapultes et de trébuchets, accompagné des cris, des plaintes, des hurlements vengeurs, en bref la musique de la destruction des hommes par eux même.

Il dépassa les quelques arbres restant et le spectacle qu’il y vit le fit immédiatement sortir de ses pensées, aussi profondes qu’elles auraient pu être : Un champ de bataille aux frontières d’un immense château, débordant largement sur la forêt où les traces de l’existence de la flore sont les restes des plantes calcinées par le feu surement pour permettre une plus grande marge de manœuvre du coté des attaquants. La terre était noire d’une épaisse cendre soulevée par les pas des soldats combattant au milieu des restes calcinés. Plus un brin d’herbes, plus une fleur, plus un arbre pas même les puissants chênes résistants pourtant aux années comme à la pluie qui bat leur feuillage dense. L’albinos ne ressentait plus rien venant d’en face de lui, et derrière, seules les lamentations pénibles des plantes pour leurs congénères.
Les soldats ne pouvaient les entendre, mais la tête du Syrinx était bel et bien remplit de ses échos de douleur perpétrés par la flore toute entière et par la terre elle-même.

Il fit taire les voix dans sa tête, la rage montait dans ses yeux écarlates, et de lourdes larmes salées roulèrent sur ses joues pâles, symbole de la souffrance de la nature. Cependant il entendit une petite voix qui refusait de se taire. Elle venait de loin devant lui, à travers le tumulte des combats, telle une imploration aussi désespérée qu’impuissante.

L’albinos ne perdit pas une minute, il fonça vers la zone de combat, ignorant de tous dangers, fixé sur la localisation de cette voix si faible. Il esquiva corps repoussé, flèches perdues, lames frappant tout autour d’elles, projectile traversant les cieux depuis le fort, lances et chevaux affolés. Sa rage dominait tout son corps et ses lames, sentant l’aura sanglante qui s’élevait du carnage qui entourait Aikanaro, accentué sa volonté vengeresse pour prendre les âmes des malheureux soldats qui viendraient à portée du prince Syrinx.
Il stoppa net sa course, et tomba à genou devant un arbrisseau, d’à peine une dizaine d’années, dont les rares feuilles qui n’avaient pas été arrachées étaient noircies ou partiellement brulées. L’herbe elle-même avait du mal à repousser après le passage de l’albinos, ce qui n’était encore jamais arrivé. Le désespoir l’envahit comme une lance transperçant un cœur et ses larmes recommencèrent à inonder ses yeux en amande. Que pouvait-il faire devant tant de mépris à l’égard de sa famille ?

Quand une flèche perdue vint frapper l’épaule du Syrinx de plein fouet, il ferma les yeux de douleur et lorsqu’il les rouvrit, la solution à son problème était claire. Il se releva lentement et extirpa la flèche de son logement. Il apposa ses mains au dessus de la jeune plante et le fit grandir jusqu’à ce qu’il devienne adulte et résistant aux piètres assauts que les hommes pourraient lui offrir.

Le prince Syrinx se retourna ensuite, faisant ainsi face aux hordes de soldats qui s’entretuaient de leur gris métal. Ses yeux flamboyaient d’une lueur malsaine, Stormbringer et Frostlightning lui insufflées haine et vengeance dans les veines, mettant de coté la faiblesse de son sang malade et lui fournissant une énergie digne du démon qu’il devrait être. Une aura sombre tourbillonnée autour de lui des une véritable tempête de ténèbres et de chaos.
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Querel Sentencia

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Ven 18 Juin 2010 - 19:13

Les ordres étaient clairs. Et pour une fois, Querel était, on peut dire, fier de ses dirigeants. La guerre entre ce fort isolé, avant-poste du royaume dans les immenses plaines, et le clan qui réclamait ce territoire n'avait que trop duré. Elle mettait en péril la stabilité des grandes étendues, et alimentait une violence qui pourrait éclater si l'affrontement trainait encore.

*Rares sont les si belles décisions, venant de ces constipés de sages de merde.*

En effet. Ce qui avait été demandé à la légion était digne d'une folie un peu caractéristique de son capitaine. Mais cette fois il était libre d'agir, sans même avoir à défier les autorités pour perpétuer ses exactions sanglantes.

- "Capitaine Sentencia ! Vous êtes sûr que les instructions étaient les suivantes ? Vous ne seriez pas encore en train de nous utiliser pour exterminer des innocents ?"

Querel n'aimait pas beaucoup le manque de discipline à son égard.

- "Oui, j'en suis certain. Et personne n'est innocent, imbécile. Les hommes ont besoin d'être purgés pour se rendre compte de leur pathétique tendance à être lâche. Si tu t'avises encore une fois de me remettre en question je couperai tes jolies petites ailes de femme, pour pouvoir te décapiter, en sale humain que tu sembles être."

Comme à son habitude, son ton était plutôt violent et persuasif. Personne n'osa prendre la parole à nouveau, face à ce regard perçant et terrifiant.
La légion était au complet, l'assaut qu'ils devaient mener était de taille il faut dire... La centaine d'anges marchait sur l'herbe sèche de la plaine, approchant lentement le chateau, à vrai dire assiégé et en flammes.

Querel dégaina la grande épée de son dos, et, la posant sur son épaule, se retourna vers ses hommes.

- "La mort vient du ciel. Renvoyez tous ces humains dans le ventre putride de leur pute de mère. Faites couler le sang, la justice et la paix naissent de l'éradication de la vermine !"

Le nuage de séraphins prit son envol. La légion était constituée de tous les plus violents des anges, jugés inaptes à une vie plus équilibrée. Mais aucun d'eux n'atteignait le fanatisme du capitaine.

Le fanatisme, par un être de charisme. La détermination, pour ceux qui marchent à ses côtés. Le massacre, pour ses ennemis...

Adiryl avait ordonné la mort du clan séparatiste, Querel n'avait pourtant pas l'intention d'épargner le fort. Un bon compromis lui était venu à l'esprit. Mettre un terme à tout signe de vie dans un rayon de plusieurs milles.

*En commençant par vous, sales chiens du roi.*

Il se mit à pleuvoir des guerriers, en plus des blocs de pierre enflammés. Ils étaient peut-être peu nombreux, mais on pouvait compter sur la folie que propageait le capitaine. Le choix de la victoire n'appartenait déjà plus aux misérables habitants de Feleth, qui mouraient d'ailleurs sans discernement, sous les coups des anges. Querel, quant à lui, se frayait un chemin à travers les pouilleux (à grands coups d'épée) vers un gigantesque arbre, miraculeusement indemne dans ce chaos total, ce qui l'intriguait énormément.


Dernière édition par Querel Sentencia le Mer 6 Juil 2011 - 18:40, édité 1 fois
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Aikanaro

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Ven 18 Juin 2010 - 20:55

La haine continuait de bruler dans les veines du prince Syrinx. Il était à la fois animé de la colère envers les guerriers qui n’avaient cure de la nature, de la rage pour protéger le dernier survivant végétal de cette guerre absurde, et évidemment de la volonté de combattre que lui apportaient ses lames assoiffées d’âmes et de puissance. Ces dernières lui apportaient une énergie faramineuse, l’élevant presque au-delà des plus puissants démons (excepté les deux démons majeurs, le peintre et le violoniste, qui avait une puissance inégalée et inégalable). Sans ces épées aux desseins destructeurs, il ne serait guère plus puissant qu’un humain malade de part son sang, car cette forme corporelle n’était pas faite pour son esprit ni pour son aura rattachée à la terre elle-même. Les armes scellaient ainsi l’âme du Syrinx, dans ce corps, et sans cette liaison, le corps ne pourrait supporter une telle puissance d’aura.
Ses yeux écarlates se figèrent alors, il allait passer à l’action : les détruire, les détruire tous, avec le même acharnement qu’ils l’ont fait pour la forêt paisible. Aucun pardon n’était possible car pardonner aux hommes faisant le mal serait faire du tort à ceux qui font le bien !
Il empoigna fermement ses épées, Stormbringer et Frostlightning, et se mit en garde, prêt à attaquer quiconque essaieraient de porter atteinte à cet arbre. Il leva les yeux au ciel et aperçut un large projectile traversant les airs telle une comète de feu se dirigeant droit sur eux.
Il grimpa rapidement aux branches de l’arbre avec une vitesse et une agilité dont personne ne l’aurait cru capable s’il l’avait croisé un jour dans une banale ruelle. Il attendit quelques secondes et se projeta en direction du boulet enflammé. Stormbringer siffla et chanta l’habituelle mélodie, complainte des âmes, qu’elle faisait résonner à chaque bataille.
Lorsqu’il retomba, sans bruit, comme une feuille morte tombant d’un large Hêtre, les deux parties du projectile tombèrent lourdement et roulèrent de chaque coté de l’arbre.
Il fit face de son visage blanc et de ses yeux rubis au tumulte de la bataille.

- "Mourrez…", chuchota-t-il.

Il s’élança à l’encontre d’un premier couple d’adversaire qui s’affrontait violement à l’arme lourde. La cinquantaine de mètres qui séparait le groupe fut traversé en quelques secondes et la tête du premier roula parmi les cendres de terre qui jonchaient le sol. Il fit même avec l’autre soldat, stupéfait de se voir aider par cet être qu’il ne connaissait pas et qui n’arborait pas les couleurs de son camp puis son visage se déforma lorsque la lame démoniaque du démon s’engouffra dans sa chair, transperçant les plaques de son armure comme du papier.
Il continua, marchant à travers les rangées de combattants, fauchant ça et là, les âmes des pauvres subissant le courroux du bras vengeur de la nature. Torse nu, esquivant les attaques espérant l’arrêter et laissant derrière lui une trainée de corps, inertes, les visages convulsés sous les casques souillés de sang de la dure réalité des choses : ils rejoindront tous les profondeurs d’une Vein à travers l’estomac des deux lames purificatrices.
Au loin, des hommes descendaient du ciel pour rejoindre à leur tour le champ de bataille. C’était des anges du royaume d’Adiryl surement venus purifier le monde du milieu de sa bêtise pécheresse. Mais cela, le prince Syrinx ne le voyait pas, il ne voyait que l’horizon ensanglanté et les ouvertures des soldats où ses lames se plantaient avant même que les victimes eurent le temps de se défendre.
Son aura à la fois sombre comme une nuit dans le Vein et froide comme les pics des monts d’Adiryl ne cessait de croitre, faisant parfois s’évanouir un soldat un peu trop faible pour la supporter, parfois renversait les cavaliers de leur monture effrayée, même surtout elle imposait un grand silence autour de lui. Non pas un silence de mort parce qu’il tuait tous hommes qui passaient à portée de lames, mais un silence de vie car avec la croissance de son aura, les plantes commençait à reprendre vie sous ses pieds, l’herbe verdoyante perçait la cendre et les fleurs s’ouvrait au monde comme si c’était la première fois. La nature revivait la où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.
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Querel Sentencia

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Sam 26 Juin 2010 - 13:05

Quand l'ange arriva au pied de l'immense arbre, il ne trouva rien de bien intéressant... Si ce n'étaient d'autres vermines à extirper de leurs corps pitoyables.

En fait il ne prenait pas plaisir à tuer, c'était plus un devoir, quelque chose que sa conscience démente lui dictait, une mission dont il se croyait l'unique représentant.

Mais sur le champ de mort et de désordre intégral, le sang ne cachait pas encore le sentier de petites pousses vertes, qui commençaient à reprendre le dessus sur la terre calcinée. Il ondulait selon une ligne arbitraire, que Querel s'empressa de suivre. Cependant il était difficile de se concentrer sur tout à la fois, les ennemis se ruaient partout dans des hurlements de courage, les projectiles fusaient, et certains séraphins tombaient.

L'un d'entre eux était d'ailleurs à terre, non loin du capitaine, quatre barbares s'acharnaient sur lui avec leurs pieds et leurs armes cassées. Querel, révolté par l'affront que portaient ces sous-races envers la légion, déploya ses ailes et se propulsa vers eux. Son épée se joua de leurs chairs, dans une cascade de tripes, ensevelissant le séraphin agonisant, le cachant des ennemis, pour qu'il aie une chance de survivre à la longue bataille qui s'annonçait.

Ses pas se remirent alors à suivre la piste de vie, jusqu'à apercevoir un dos nu, blanc, et orné d'une cicatrice représentant un magnifique cerisier.

*C'est donc lui, un syrinx, la pureté parmi les démons, qui essaye de rendre la vie à ce champ de ruines.*

Querel s'envola vers lui, laissant quelques plumes grises tomber, vers le sol jonché de cadavres. Il se posa juste devant le syrinx, mais pas trop près pour ne pas être balayé par les grands élans de ses lames maudites. Puis s'exclama d'une voix grave pour couvrir le chaos général :

- "Pâle guerrier ! Battez-vous à nos côtés, et nos lames tueront pour votre chère nature. Nous venons exécuter tous ces chiens, pour seulement repartir."

En espérant avoir été écouté, le séraphin empoigna plus fermement son épée et l'abattit sur une vermine qui tentait de l'attaquer par derrière.

Il considérait les syrinx comme des êtres sensés. Leur cause était juste, et s'ils massacraient des humains à la pelle, leur nom méritait des éloges. C'est pourquoi il proposait cette alliance, sachant pertinemment que le démon aurait fait des ravages colossaux sans ses rangs au cas contraire.


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Aikanaro

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Dim 27 Juin 2010 - 20:05

Une chose venait de passer au dessus de lui et s'était posé sur son chemin, imposant sa place parmi les soldats qui tentaient de repousser Aikanaro. C'était un ange, ou une race dans le genre, un habitant d'Adiryl quoi, l'albinos avait toujours du mal à reconnaitre les différentes races... Il acheva le guerrier dont il s'occupait et mit en suspend sa folie vengeresse pour pouvoir entendre les paroles de l'ange:

- "Pâle guerrier ! Battez-vous à nos côtés, et nos lames tueront pour votre chère nature. Nous venons exécuter tous ces chiens, pour seulement repartir."

Ses yeux écarlates percèrent ceux de son interlocuteur. Il sentait qu'il était doué d'une grande puissance et qu'il n'avait aucunement le même rang que les autres anges se battant sur le terrain malgré ses piètres habits auxquels il ne devait surement pas faire très attention. Le prince Syrinx ne connaissait pas la flore d'Adiryl et ignorait jusqu'à savoir si les terres célèstes en possédait une, c'est pourquoi il devint suspicieux quand à leur dire de protéger ce pourquoi il se battait en échange de continuer sa vengeance.
Bien que son opinion sur les Hommes fut faite depuis longtemps, celle sur les habitants des terres du dessus n'était pas commencé. Il était peut-être temps pour lui de chercher de l'aide, si ce n'est que du soutiens, chez d'autres peuples.


- "Si vos frères tiennent à revoir la nature reprendre ses droits alors ma vengeance est votre. Je ne tuerai pas vos soldats et je massacrerai les hommes !"

Ces mots furent lancer comme si l'ange venait d'arrêter l'albinos dans son élan ravageur. Ce langage semblait nonchalant au premier abord mais le manque d'expressivité d'Aikanaro venait de ses lames. Une fois en combat, même si la venue d'aide amplement appréciée arrive, il ne leur adressera pas de politesses avant que ses intérêts soient atteints.
Il tourna donc le dos à l'ange et reprit le carnage qu'il avait commencé avec plus d'ardeur encore que celle précédent l'arrivée de l'Adiryléen (?).
La fureur de ses yeux était lisible par tous ses adversaires, lui permettant un avantage certain face aux guerriers hésitant.
Au loin, il aperçut l'arbre qu'il venait de sauver, plusieurs flèches s'étaient déjà enfoncées dans son écorce neuve et pourtant solide. Deux hommes faisant parti de l'armée humaine semblaient courir vers la plante impuissante avec des torches et des gourdes certainement remplies d'huiles ou de liquide inflammable. L'arbre devait gêner pour les manœuvres des assaillants et ils comptaient bien l'éradiquer.
Le prince Syrinx tenta un sprint impossible mais il voyait bien, avec horreur, qu'il n'arriverait pas à temps à son but...
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Querel Sentencia

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Lun 28 Juin 2010 - 14:38

[HRP : pour Adiryléen je saurai pas te dire xD ça le fait mais du coup Felethien et Veineux puent X) enfin bref, t'façon on écrit ce qu'on veut...]


L'albinos affirma qu'il se battrait aux côtés des anges, du moins qu'il ne les attaquerait pas, puis fila vers son grand arbre, qui devait sûrement être menacé.

Querel quant à lui se prit d'affection pour un général humain, qu'il voyait gesticuler au loin à travers les fumées émanant du sol brûlé. Il se mit donc à marcher vers lui, dans les cendres et les corps, abattant quiconque croisait son chemin.
Arrivé à quelques mètres seulement du chef de guerre, le séraphin allongea son bras droit, tendant ses doigts crispés vers l'homme en armure blanche.

*Sème la discorde...*

Ses sorts d'esprit marchaient à merveille sur les petits êtres tels que les humains. Le général hurlait à s'en arracher les cordes vocales, il vomissait son sang et martelait son casque à grands coups de poings. Quand cette épave cabossée eut roulé sur le sol, le pitoyable homme se mit à creuser son crâne avec ses ongles.

- "SORTEZ LE DE MA TEEEETrrHhHeuu..."


Un liquide visqueux et épais jaillit de sa gorge, et il tomba au sol, à quatre pattes.

Au moment où Querel finit par couper en deux ce petit corps rampant, un sourire dément sur le visage, la guerre sembla s'arrêter quelques instants autour de lui. Les soldats regardaient avec effroi leur général abominablement terrassé par l'ange, le silence avait presque remplacé le vacarme pesant des armes.

Mais la légion profita de la panique pour frapper encore plus fort, exterminant nombre d'humains avant même qu'ils eurent compris ce qui se passait.


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Aikanaro

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Mar 29 Juin 2010 - 14:34

L'albinos continuait sa course acharnée, se battant avec les propres limites de son corps inapproprié. Il rageait intérieurement, sur lui par sa lenteur comparé à ce qu'il souhaitait, et sur les soldats qui passaient devant lui et qui le ralentissaient de quelques secondes le temps de se faire ôter leur vie méprisable.
Les deux incendiaires étaient déjà rendus au niveau de l'arbre et ouvraient les récipients contenant la matière inflammable. Il restait encore 500 mètres avant de pouvoir les atteindre et malgré la vitesse affolante du Syrinx, cela ne suffirait certainement pas à arriver à temps.
Il s'arrêta et ne put retenir les larmes de sa propre faiblesse. Impuissant, il tomba à genoux dans les cendres noires, plantant rageusement devant lui ses lames.
Il releva la tête pour voir la fin de ses espérances tomber en poussière mais les soldats n'étaient plus là. Un ange agonisait à leur place, vidant ses forces non pas pour se lever mais pour achever les hommes qui se préparaient à détruire l'arbre.
Une lueur d'espoir pointa dans l'œil rubis d'Aikanaro et en un bond, il se redressa et s'empressa d'aller vers son bienfaiteur. L'ange avait une aile brulé récemment vu l'odeur qui s'en dégageait, l'autre était retournée sous lui, surement cassée par la chute brutale et héroïque du guerrier. La cendre le faisait tousser violemment et il marmonnait, les yeux aveuglés par les larmes salées, son honneur envers sa patrie.
Le prince Syrinx s'agenouilla et le prit dans ses bras nu. Il était d'une légèreté qu'il n'aurait pas cru possible pour un être de cette taille. Il le posa près de l'arbre et plaça une main sur le torse de l'Aldiryléen et l'autre sur le tronc de la plante. Ainsi, par son intermédiaire il fit communier l'ange et la nature qui était dans l'arbre. Un immense tapis d'herbes et de fleurs s'étendit sur une dizaine de mètres autour de la scène.
L'ange ouvrit doucement les yeux montrant la vie nouvelle qui pétillait dans ses pupilles claires. L'albinos le remit sur pied et, désignant l'arbre dont le feuillage et la souche se desséchés à vue d'œil, lui souffla:


- "Vas ! Cet arbre te rend grâce de ton geste de bonté et a décidé de te laisser vivre en communiant avec toi. Que tes actes persévèrent sur le chemin de l'honneur."

Il lâcha l'ange afin qu'il retrouve son équilibre sans son aide. Puis le Syrinx lui tourna le dos et couru en direction du champ de bataille qui continuait de battre son plein. Il savait que l'ange devrait vivre avec la marque des Syrinx, soit une cicatrice en forme de feuille de l'arbre qui lui rendit la vie mais il ne pouvait pas ne pas récompenser un acte de bravoure aussi rare dans cette époque troublée.
L'espoir qu'il croyait perdu renaquit en lui avec la résurrection de ce soldat au service de la nature, ranimant ses forces de plus belle. Le carnage allait pouvoir reprendre !
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Querel Sentencia

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Mar 14 Aoû 2012 - 1:09

Se dressait ici un tableau de mort. L'absurdité de la guerre exacerbée.

Ce n'était même plus une force militaire contre l'autre, ici les hommes et les femmes mouraient sans aucun sens. Ils se retrouvaient tous là, à se battre contre tous les autres sans trop savoir pourquoi. Dispensant coups et mort à des inconnus, jusqu'à acheter leur propre chute au prix d'une épée brisée. Ils s'étaient réveillés au matin avec une angoisse au creux de leurs gorges, mais déterminés néanmoins, déterminés à se battre pour défendre leurs valeurs et leurs droits. Mais maintenant que la bataille faisait rage, tout courage, toute raison, toute beauté quittait leurs cœurs, assombrissant ciel et terre. Ceci n'avait plus aucune raison d'être, à leurs yeux. Ils voyaient leurs maisons brûler, leurs foyers détruits. Ils voyaient leurs frères d'armes mourir un à un.

Par leurs yeux ne filtrait plus qu'une sombre peinture aux odeurs de désespoir.

Querel resta quelques instants songeur. La folie qu'arborait son visage aurait pu faire oublier qu'il était doué de pensée. Il resta là immobile, ce corps détruit à ses pieds. Son regard se perdit vers les hauts remparts de pierre, majestueux et froids, mais percés de trous béants et fumants.

Assister à la mort de leur général avait fini de réduire à néant toute volonté chez les quelques guerriers du Royaume présents. Le courage avait quitté leurs corps et ils demeuraient là, tombant sous les coups des soldats de la légion.

Le capitaine sortit enfin de son passage à vide et vit volte face pour s'en retourner sur ses pas. Mais derrière lui se dressait un des humains. D'une voix éteinte, ce dernier demanda :

"Qu'avons-nous fait, ange, pour nous attirer la colère des dieux ?"

Il répéta :

"Qu'avons-nous fait ?"

Alors que l'épée de Querel s'enfonçait dans son ventre. Le séraphin l'empoigna par les cheveux et siffla dans son oreille :

"Vous êtes nés et vous vous êtes égarés."

Et alors que les yeux de l'humain se fermaient, il ajouta :

"La colère de tes dieux n'existe que dans ton propre fourvoiement, pour toi il ne reste que la mort. Une éternité de néant."

Sa carcasse s'effondra. Encore un oublié dont le rouge ne parviendrait jamais à rendre couleur à la terre calcinée.

Les instants passaient et les forces s'amenuisaient. L'ardeur du Royaume amputée, la volonté du clan déstabilisée, nombre d'hommes avaient pris la fuite. Se réfugiant sous les pierres grises de leur forteresse ou courant à travers l’immensité des plaines, il désertaient le champs de bataille, ils fuyaient.
Ils ne fuyaient pas la violence des combats, ni l'horreur de la guerre.
Ils fuyaient leurs croyances et leurs peurs, ils fuyaient car il y avait là pour eux plus qu'une bataille, il y avait un châtiment divin, contre lequel ils étaient impuissants.

En somme, ils abandonnaient leurs valeurs, celles qui faisaient d'eux de fiers guerriers, pour céder aux prémonitions, celles qui faisaient d'eux des hommes, bas.

Et c'était pour ce gâchis, pour cette chance bafouée de se hisser au dessus de la laideur, c'était pour cela qu'ils allaient mourir.

Le capitaine Sentencia essuya sa lame avec un pan de son manteau, avant de la rengainer. Son regard sillonna le champ de ruines et finit par se poser sur le démon, dont l'arbre s'était flétri.
Il considéra cet être de loin, et se parla à lui même, comme s'ils avaient été face à face.

"Étrange situation, syrinx. Nous voici sur le même champ de mort, arrachant la vie des mêmes individus. Alors qu'ici tout semble diverger, jusqu'à nos principes et nos convictions, nous ne nous entretuons pas.
Étrange situation, nos principes n'ont rien en commun, mais nous dictent tous deux que l'autre ne mérite pas de mourir.
"

Seul au milieu de nulle part, personne pour l'écouter.
Un sourire mystérieux grimpa sous ses cernes violacés.
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Aikanaro Myrrhyn

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MessageSujet: Re: Le début d'une haine sans fin [LIBRE]   Mar 14 Aoû 2012 - 2:19

Un facteur nouveau venait d'entrer en compte. Les guerriers de ce champ de ruine avaient pour la plupart cessé de se battre. A la place, ils craignaient pour leur vie pathétique. Pourtant, rien ne pouvait plus les sauver. Les soldats de la légion finissaient de décimer leur cible, laissant les autres se disperser. Ceux qui réussissaient à survivre aux Adiryléens tentaient de se cacher ça et là mais l'albinos les sentait. D'autres s'enfuyaient en direction de la forêt où le courroux de la Nature les attendait avec plus d'impatience que la mort elle-même. Aucune vie ne serait épargnée car cela ne couvrirait même pas le prix de la dévastation causé par leur folie démentielle.

Le prince démon marchait à travers les débris et les cendres, d'un pas lent mais déterminé. Il n'avait plus rien à sauver, l'heure était à la vengeance. Chaque guerrier passant à sa portée se voyait frapper par l'une des deux lames runiques du Syrinx, avec une vitesse et une précision telle que la pauvre victime n'avait le temps de comprendre qu'une seule chose avant de rejoindre les ténèbres de l'oubli: la paix lui serait interdit, maintenant, et à jamais. Puis les corps tombaient lourdement, soulevant un léger nuage de cendre noir, les traits des ces hommes crispés par l'horreur du calvaire qui les attendait. La détresse pouvait encore se lire sur leurs yeux desséchés de toute lueur de vie.
Ceux qui étaient trop loin pour subir directement la fureur d'Aikanaro trébuchaient sur quelques racines sortant du sol aléatoirement. Une fois déséquilibrés, les plantes les attraper dans une étreinte mortelle comparable à celle d'un serpent constricteur étouffant sa proie. Parfois, les épines faisaient perler le sang dans de repoussantes plaies balafrant les visages des mourants.

Ainsi les cries venaient ajouter un certain effet au spectacle. Comme un message d'avertissement à leurs compagnons dont la peur grandissait tellement qu'un rictus malsain commença à se former sur les lèvres du démon. Ils trainaient ses lames dans la cendre, marchant toujours à pas lent, son regard entièrement voilé de sombres intentions ne se détachant pas de l'horizon. Derrière lui, ce n'était plus l'herbe grasse et fraiche qui se mettait à pousser, ni les belles fleurs aux parfums délicats mais de nouvelles plantes, se tordant comme des vers, griffant le sol avec autant de férocité qu'une bête sauvage, fouettant l'air d'une rage insoupçonnée. Comme la folie sanguinaire dévorant son âme, le Vein s'était invité à la fête. Noirs étaient ses desseins, noires seraient ses enfants.

Il se tourna finalement vers le fort dont les murailles éventrées laissaient pénétrer une horde de fuyards cherchant asile parmi les gravats de leur orgueil. Les plantes et racines à l'écorce rugueuse et sombre et aux épines acérées commencèrent à prendre plus d'ampleur, grandissant à mesure que le prince Syrinx s'approchait des derniers vestiges de cette bataille ridicule. Autour de lui les végétaux sortaient du sol et y replongeaient dans un balai sinistre, requins affamés sur une mer de poussières et de cendres.
Bien que possédé par sa volonté de destruction intense, l'albinos semblait garder un certain contrôle sur cette flore démoniaque si bien qu'elle ne s'attardait pas sur les combattants Adiryléens, suivant leur prince avec la plus grande des fidélités.

Quelques braves tentaient de vaines manoeuvres désespérées pour contenir les plantes, d'autres essayaient de passer la barrière épineuse pour s'attaquer au prince lui-même avant de se retrouver littéralement broyer comme les vulgaires sac de sang qu'ils étaient.

Ainsi s'abattait sur eux la marche du prince noir, décrite dans tant d'histoires et de contes à travers les siècles et au cours de nombreuses batailles.
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