''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]

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Alvin Lodrok

Le Marche-Vent

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Race : Humain des contrées de l'Ouest
Classe : Chevalier
Métier : Banneret de Gareth Valmort
Croyances : Seulement quelques superstitions
Groupe : Les Lames Errantes

Âge : 29 ans

Messages : 38


MessageSujet: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   Mar 25 Fév 2014 - 0:29

- La brise est si douce aujourd'hui... C'est toujours ainsi lorsque je viens te voir. Est-ce toi qui en est responsable... Elyse?

Je restais là, silencieux, comme si j'attendais une réponse de la statue angélique qui me dominait. Cela faisait deux ans que je ne m'étais pas rendu sur la tombe de ma défunte aimée. Les roses que j'avais jadis plantées le long du sentier se portaient à merveilles, et la zone était paisible. Personne ne connaissait ce lieu de recueillement, mis à part Gareth qui était venu me chercher ici il y a dix ans.
Regardant de façon alternée le collier d'Elyse que je tenais en main et la sépulture, je souriais bêtement, comme si elle se trouvait à mes côtés. La nature avait cependant quelques peu repris ses droits, essentiellement sur mon ancienne armure qui était couverte de mousse. Fermant finalement les yeux, je restais stoïque et silencieux pendant de longues minutes, racontant dans mes pensées les différentes aventures que j'avais vécu, comme lorsque je racontais jadis mes batailles à ma bien aimée. Cependant, je ne parlais pas de mes nombreuses conquêtes féminines, cela ne servait à rien. Toutes ces femmes n'étaient qu'un divertissement charnel, certes agréable, mais qui en rien ne remplaçait la présence d'Elyse. Dans le fond, peut-être que je cherchais simplement à retrouver la même grâce qu'elle m'avait offerte par le passé?


- Je vais devoir m'en aller maintenant Elyse... Mes compagnons m'ont envoyé un corbeau signifiant qu'un nouveau contrat nous attendait. Gareth m'a appelé personnellement donc je ne peux pas vraiment refuser. Je suis sûr que la troupe t'aurait amusé si tu l'avais connue. Ces hommes et femmes sont un peu brutes de temps à autres mais dans le fond, ceux sont des gens au cœur bon. Je repasserais le plus tôt possible pour te rendre visite... Je te le promets mon amour.

Posant ma main gantelé sur le visage de la statue, je lançais un dernier sourire à l'ange qui représentait Elyse et finalement, je remettais mon casque et retrouvais ma monture, attachée un peu plus loin. Repartant ensuite au galop, je quittais ce qui était le seul refuge que je possédais, le seul endroit au monde où je pouvais me vider l'esprit et alléger mon cœur. Comme à chaque fois cependant, un flot de sentiments m'envahissaient, mélange de chagrins, regrets et solitude.
Je mit trois jours à retourner sur les terres du royaume, me dirigeant vers le point de relais où la compagnie devait se retrouver. Le lieu m'était inconnu, il s'agissait d'une petite clairière proche d'un village modeste près de l'ouest des sentiers boisés. J'étais chanceux, cela rendait mon voyage plus court. M'arrêtant uniquement le soir afin de me nourrir et pour dormir un peu, j'essayais de minimiser la perte de temps, afin de ne pas être en retard. J'avais horreur de faire attendre mes compagnons.
Finalement, ce fût avec l'aurore matinale que je parvenais enfin vers la zone qu'on m'avait indiqué.

Le campement était déjà dressé, signe que la compagnie était ici depuis au moins une journée. Les compagnons commençaient déjà leurs différentes besognes, certains travaillant l'acier, d'autre préparant la nourriture. Chacun de nous avait une tâche précise qu'il pouvait ou devait parfois exercer pour le bien des autres. Nous étions tous inter-dépendants, et à la fois autonomes. Avançant jusqu'à l'écurie improvisée, je laissais ma monture afin que celle-ci bénéficie d'un repos bien mérité. Quand à moi, il fallait que je me rende à la tente de Gareth, afin de savoir ce que nous allions faire ici.
Marchant parmi mes camarades, je ressentais une joie assez surprenante alors que je retrouvais ceux avec qui je partageais le quotidien pendant tant de temps. Nous étions trois capitaines, Gareth, Launegisiles et moi, qui étions connus et entièrement respectés. Au delà de ça, cela me soulageait vraiment de retrouver les Lames Errantes, j'avais enfin l'impression de rentrer chez moi.

Arrivant finalement après quelques minutes de marche à la tente de Gareth, je pénétrais à l’intérieur de cette dernière une fois que j'étais certain que celui que je venais voir n'était pas en train de dormir ou de faire quelques choses que j'aurais put interrompre.
Soulevant le voile qui servait de porte, je le saluais directement d'un geste de la main, avant de retirer doucement mon casque et de me gratter la barbe avec mon gant d'argent.


- Navré de n'arriver que maintenant, je serais bien arrivé plus tôt mais il fallait que ma monture se repose, sinon j'aurais été obligé de venir avec elle sur le dos et non l'inverse! Alors mon ami, pourquoi sommes nous mander cette fois-ci exactement?
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Gareth Valmort

Le marche-abysse

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Race : Humain
Classe : Lame noire
Métier : Mercenaire
Croyances : Nihiliste
Groupe : Les lames errantes

Âge : 29 ans

Messages : 35

Fiche de Personnage : L'histoire d'une enfance brisée.


MessageSujet: Re: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   Ven 28 Fév 2014 - 17:05

Assis sur son lit, les yeux mi-clos, Gareth se perdait dans ses souvenirs en fixant Sanglot, posée sur ses genoux. Tant d'hommes et de femmes avaient trouvés la mort en le défiant, tant d'imbéciles bourrés d'orgueils et de petits nobles persuadés qu'un simple gueux mercenaire ne pouvaient mettre fin à leurs jours. La plupart devait avoir une famille, des amis...Crétins, pauvres crétins. A quoi bon risquer sa vie sur un champ de bataille lorsqu'on à encore quelque chose à perdre? Pourquoi ne pas laisser les êtres dévorés par leurs passés s'entre-déchirer?

Posant sa main gantée sur le plat de sa lame, la faisant glisser jusqu'à la pointe, le mercenaire ferma les yeux, faisant le vide dans sa tête, chassant ces questionnements sans intérêt. Durant une longue minute, il s'efforça de ne penser à rien, au néant.
Cet exercice se révélait bien plus simple à réaliser depuis l'acquisition de Sanglot, étrangement.

La minute passée, Gareth rouvrit les yeux, posa sa lame sur son lit, éteignit en un souffle la lanterne à ses pieds et se dirigea vers la table en bois face à lui. Après avoir traversé les deux mètres qui le séparait de sa cible, le mercenaire tira le siège de même facture en dessous de cette dernière pour s'asseoir dessus et poser ses pieds sur le bureau. Bien, la matinée débutait paisiblement, personne n'était encore venu le déranger, Alvin et Launesigiles arriveraient d'ici peu. Parfait. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez, ses timides rayons traversaient déjà la toile de la tente pour venir tourmenter le marche-abysse. Constatant cela, ce dernier attrapa d'un geste las son heaume, qui traînait sur la table, et l'enfila promptement. Avec sa peau pâle et son aversion pour la lumière, on pouvait aisément le confondre avec un vampire, d'autant que ses capacités de régénération étaient plus que surnaturelle. Cette réflexion le fit sourire, faire circuler une telle rumeur pourrait être un bon moyen de faire grimper la réputation des lames errantes en flèche, une troupe avec en son sein un "immortel" faisait toujours plus intimidante. Après, avec les chasseurs de monstres, les choses risquaient de se compliquer...Mh. Un bruit de frottement venant de l'entrée de la tente, à sa droite, attira son attention alors qu'il s'étirait. La provenance du discret son se révélait être un homme, que le marche-abysse connaissait bien, portant une armure étincelante.

"- Navré de n'arriver que maintenant, je serais bien arrivé plus tôt mais il fallait que ma monture se repose, sinon j'aurais été obligé de venir avec elle sur le dos et non l'inverse. Alors mon ami, pourquoi sommes nous mander cette fois-ci exactement?"
Sous le heaume de Gareth, un sourire fatigué commençait à apparaître, le mercenaire se leva pour serrer la main de son ami en déclarant :
"-Oh, une histoire de clans de bandits et de villageois en rogne, le maire nous en dira plus une fois chez lui. Et ne t'excuse pas pour le retard, Laune' ne s'est pas encore montré." Il marqua une pause, souleva le voile d'entrée puis poursuivit : "Fer-noir et Carim doivent avoir ramener du gibier, viens, allons déjeuner."

Ceci dit, le marche-abysse précéda Alvin en se dirigeant vers le centre du campement, saluant les quelques lèves-tôt déjà au travail sur le chemin. La troupe avait aménagé sur la clairière en fin d'après-midi et certains paresseux avait opté pour la nuit à la belle étoile, aussi le duo croisa les habituels retardataires emmitouflés dans leurs capes, occupés à plier leurs affaires ou a allumer un petit feu pour se réchauffer. Un homme, en particulier, attira l'attention du marche-abysse, un petit blond d'une vingtaine d'année, semblant chercher quelque chose dans le carnage qui lui servait de lit.
"-Roderick, ça va?"
Le concerné leva la tête en direction de son chef, dévoilant les impressionnants cernes qu'il avait sous les yeux, et déclara d'un ton fatigué :
"-Pas vraiment boss, j'ai caillé toute la nuit et en plus j'ai paumé mon épée.
-Elle ne peux pas être aller bien loin, tu étais avec hier soir, va donc manger un morceau, t'as pas bonne mine.
-Pas de soucis, je plie tout ça et j'y vais."
Les deux capitaines échangèrent un regard amusé avant de poursuivre leurs routes. Ils arrivèrent au centre du camp où les restes d'un sanglier finissaient de cuire au-dessus d'un foyer d'une taille respectable. Quatre mercenaires à peine réveillés étaient accroupi auprès du feu, Gareth les salua, chercha du regard un siège quelconque et jeta son dévolu sur un banc en bois à coté d'une table, imité par Alvin qui vint s'asseoir à ses cotés.
Une fois en place, le marche-abysse posa son heaume sur sa gauche et se tourna vers les hommes près du feu :
"-Carim, du sanglier pour tes deux capitaines !
-Tout de suite chef!"
Dès qu'ils furent servit, Gareth entama son repas avant de questionner son ami :
"-Bon, je ne sais pas quand est-ce que Laune' va arriver donc...Ton voyage s'est bien passé? Rien n'a changé là-bas?"
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Launegisiles l'Implacable

Mercenaire | L'éclat de glace

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Race : Humain
Classe : Éclat de glace
Métier : Mercenaire, lame à louer.
Croyances : Aucune
Groupe : Les Lames-Errantes

Âge : Trente-sept ans

Messages : 13


MessageSujet: Re: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   Sam 1 Mar 2014 - 16:52

Un corbeau croassa a côté de l'épaule de Laune' qui sursauta en poussant un beuglement tout a fait distingué. Dans un mouvement rageur du bras droit, il chassa l'animal qui avait eu le toupet de le tirer de son sommeil, mais le piaf résistait. Battant des ailes, il se mit a virevolter au dessus du mercenaire qui ne portais pas son armure et n'étais vêtu que d'une tunique matelassée, se massant le menton et secouant la tête, il grogna. L'alcool est vraiment le pire des faux amis, il passa sa main sur sa poitrine pour s'assurer de la présence de sa pierre et un sourire vint briser la commissure de ses lèvres.

« - Crôa ! Croassa fiérement le volatile.

- Fous moi la paix le piaf... Soupira lourdement Launegisiles.

- Crôa. Répondit-il fiérement en allant se poser sur une poutre. »

Roulant des yeux d'exaspération, le mercenaire s'approcha a son aise d'un sceau d'eau qui se trouvait au sol et entrepris de se laver correctement, se rinca le visage et la barbe, se passa un peu d'eau sur la nuque et sous les aisselles alors qu'il prit un simple savon pour se laver le torse. L'eau devait être glacée, mais il ne ressentait absolument rien d'autre que le sentiment agréable d'avoir de l'eau sur soi, sa pierre le protégeait de la température probablement glacée de l'eau.

Une fois préparé il passa son gambison et ses protections pour les jambes avant d'enfiller son plastron et de ganter ses mains. Roulant des épaules, Laune' chercha du regard autour de lui, où étais son épée et son bouclier. Faisant sept fois le tour de la pièce, le mercenaire retrouva son gagne-pain sous sa cape, il avait l'habitude de dissimuler un minimum ses armes quand il dormait, de peur de les perdres surement. Pratique n'est-ce pas ?

Attachant son foureau a sa ceinture et passant son bouclier dans son dos, il passa sa cape sur ses épaules avant de prendre son casque sous le bras, descendant de la chambre qu'il avait loué, Laune' passa devant le clerc et lui lança une pièce en guise de payement. Clignant des yeux, Laune' se rendit compte qu'il n'avait pas lu le message du corbeau. Se retournant vers la bâtisse il siffla l'animal qui vint se poser sur son épaule et il enleva le parchemin qu'il portait a ses pieds et entrepris de le lire. En un sourire, il pris la direction des fôrets. Vers l'Ouest.

La route fut agréable, bien que certaines personnes tentèrent de le ralentir. Launegisiles trottait paisiblement jusqu'au lieu de rendez-vous, il serait en retard quoi qu'il fasse donc autant prendre son temps, sur la route il délesta de leurs bourses certaines personnes assez hautaines pour l'agacer et répondit aux agresseurs avec des agressions assez glacées, pour dire que sur son chemin, certains hommes se retrouvaient éparpillés sous la forme de plusieurs blocs de glace sanglants. Mais en dehors de ça, Launegisiles, d'une bonne humeur, aida certains paysans et autres gens du peuples pour lesquels il avait du mal a cacher une forme de sympathie. Lui qui avait vécu dans la pauvreté la majorité de sa vie et qui n'avait connu que la lutte pour la survie, il les comprenait mieux que tous. De plus, avec la peste, les gens étaient affaiblis, le mercenaire se surpris a lancer une bourse avec quelques pièces d'or -un véritable pactole pour un roturier- a une mère de famille qui semblait peiner pour nourrir sa famille. Puis elle avait un joli sourire malgré la crasse qui recouvrait son visage et ses formes semblaient acceuillantes et légerement plantureuses. Surement une dame qui vendait son corps pour se nourrir, elle et sa famille. Launegisiles s'en foutait royalement en fait.

C'est après quelques heures de chevauchée qu'il arrivait au campement de sa compagnie, il fut acceuilli par sa famille chaleureusement, Roderick, un camarade qui n'étais encore jamais tombé au combat et qui n'avait jamais fui, l'invita a boire une chope de bière. Ce que Launegisiles accepta volontier, posant pieds a terre, il alla s'asseoir en face de lui et cogna sa chope contre la sienne en riant.

« - C'est bon de vous revoir capitaine, vous avez fait bonne route ? S'exclama Roderick.

- Les chemins étaient assez calmes, a part deux trois bandes de pillards et de pestiférés, rien de bien grave. Commença Laune'. Oh, j'ai vu une femme sur la route qui mène a Beolan, a une vingtaine de lieues d'ici. Qu'est-ce qu'elle est bien gaulée, tu devrais aller y jeter un coup d'oeil quand t'aura reçu ta paye pour le contrat.

- D'ailleurs. Coupa séchemment Roderick. A propos du contrat, Gareth vous attends. Z'êtes en retard cap'. »

Grimaçant, le capitaine se redressa en hochant la tête avant de se diriger vers la tente qu'il pénétra en souriant. Découvrant Gareth et Alvin qui entamaient un sanglier dont le fumet attisa l'appétit vorace de Launegisiles.

« - Messieurs ! Excusez de mon retard, j'ai eu une panne d'oreiller, comment vous... Ouh, de la nourriture ! »
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Alvin Lodrok

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MessageSujet: Re: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   Sam 8 Mar 2014 - 23:59

Je soupirais après la remarque de mon ami. Prenant une portion de nourriture devant moi, j'avalais ensuite une gorgée d'eau froide.

- La nature a repris ses droits, mais elle semble éviter de ternir la tombe d'Elyse. On dirait que la nature elle même ne souhaite pas faire disparaître ce lieu, et personnellement, j'en suis heureux.

La viande était bonne, assez tendre pour être avalée rapidement, et sa saveur était agréable, le feu lui ayant donné ce goût si particulier. Continuant notre repas, Gareth et moi vîmes arriver Launegisiles qui, à peine après nous avoir entamé sa phrase, se jeta sur la nourriture. Ricanant face à la scène, je lançais sur un ton sarcastique.

- Visiblement, il n'y avait pas que ton oreiller qui était en retard, ton estomac lui aussi visiblement. Cela fait dix jours que tu n'as pas mangé?

Il me lança un regard noir et assassin, ce qui me fit pousser un petit rire qu'il s'empressa d'accompagner. Nous terminâmes alors notre repas, chacun racontant les événements des derniers jours. La compagnie se séparait rarement, aussi, lorsque cela avait lieu, les retrouvailles étaient assez importantes.
Quelques heures plus tard, la compagnie se préparait, et enfin, dans un éclair, nous partions vers le village qui avait mandé notre compagnie.

J'observais les alentours proches du village, ce dernier n'était pas très grand et la forêt le bordait, pas étonnant qu'ils aient des problèmes de bandits. Seule une petite muraille de piques dressés formait la protection principale de la zone, tandis que des gardes, en armure et possédant des lance et pavois relativement bien forgés, se relayaient afin de montrer leur présence et dissuader les potentiels attaquants.
Au cœur du village, se trouvait l’hôtel de ville, où devait résider le maire qui nous avait appelé. Le ciel était couvert, aussi on aurait dit qu'il allait pleuvoir, même s'il n'en fut rien. Lorsque nous approchâmes de l'arbre qui dominait le pont menant à la bâtisse, plusieurs oiseaux noirs passèrent au dessus de nous, lâchant des petits piaillements particulièrement agaçant.



Quelques mercenaires se postèrent devant le bâtiment, tandis que Gareth, Laune et moi pénétrions à l'intérieur. Là, un homme, assez âgé et en tunique de moyenne facture nous attendait. Il nous observa un temps, avant de laisser transparaître sur son visage un air de soulagement. Autour de lui, se trouvait deux hommes, qui semblaient visiblement sortir d'une joute verbale. L'un était assez grand, blond et à l'air bête, le second était quand à lui de la même taille, mais avec un village plus carré, et marqué de quelques cicatrices qui lui donnaient un air sauvage. Avançant vers nous, l'homme âgé, visiblement le maire, prit la parole.

- Que le dieu du solstice soit loué! Enfin vous êtes là! Je n'avais plus grand espoir, et sans vous, je craint que nous aurions dut nous résoudre à accepter l'offre de ces maudits brigands!
- Laissez votre dieu tranquille, il n'a aucun rapport avec nos troupes, oui nous sommes là, souffla Gareth. Quels sont les détails exactement? Que devons-nous tuer?
- ... Et bien, j'avoue espérer que votre réputation soit vraie... Les brigands qui nous attaquent depuis maintenant quelques mois, s'avèrent être particulièrement violent et d'après certaines rumeurs, leur chef serait un véritable monstre! Nous avons tenté de contacter le royaume, mais ce dernier semble être plus préoccupé par les actes de rébellion qu'il ne nous considère pas comme une priorité... Comment un royaume peut-il rester légitime s'il n'aide pas son peuple? Quoi qu'il en soit, les brigands, nommé "Le fleuron noir", ne se contente pas de juste piller nos biens, ils ont aussi récemment enlever nos filles, celles qui étaient encore vierges... Nous avons tenté de résister, mais ils ont quasiment tué tous nos hommes en armes, ceux que vous avez vu dehors ne sont que des villageois qui tentent de faire impression.
- Vous savez où ils se retranchent? Nous ne pouvons pas vraiment agir s'ils nous sont cachés...
- Oui, aux abords de "la souche maudite", c'est une ancien arbre massif qui a été creusé et qui mène à des galeries souterraines, c'était autrefois un endroit où des jeunes amants se retrouvaient mais depuis déjà deux générations, il s'agit d'un repaire de malfrats. Mon fils ici présent, Nicholaï, vous accompagnera.
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée...
- Je sais me battre, vous me traitez de faible?
- Nicholaï!
- Je ne vous insulte en rien. Nous sommes seulement habitués à travailler entre nous, vous ne feriez que nous gêner dans notre façon de faire... Une partie des mercenaires vont rester au village pour vous aider à vous défendre si jamais l'on vous attaque. Nous irons quand à nous purger la souche maudite.

Nous quittâmes ensuite l’hôtel de ville, une fois que Launegisiles eut récupéré la première partie du paiement. Le ciel avait finalement décidé de faire tomber ses larmes sur le sol humide, faisant ruisseler bon nombre de gouttes d'eau sur mon armure d'argent. Tournant la tête vers mes compagnons, je bondissais rapidement afin d'aller avertir les différents mercenaires chargés de la protection du village.

Je ne mis quelques minutes avant de revenir au point de rendez-vous fixé par Gareth. M'approchant de mes camarades, je remarquais Nicholaï étalé sur le sol, du sang perlant au coin de sa bouche. Face à lui se trouvait Laune qui se plaçait entre lui et Gareth, qui me jeta un regard particulièrement blasé.
Marchant doucement et prenant place à ses côtés, je guettais le fiston qui se relevait difficilement, des larmes coulant maintenant sur ses joues. Ne prêtant maintenant pas plus d'attention à cette personne qu'aux piques de bois environnants, je me tournais vers mon ami et montrais les barricades nord.


- Nos hommes se mettent en place, je pense que nous pouvons y aller. Je te laisse mener la danse mon ami, après tout, la pluie n'est que le sanglot des cieux...


Dernière édition par Alvin Lodrok le Mar 27 Jan 2015 - 14:24, édité 1 fois
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Gareth Valmort

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MessageSujet: Re: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   Lun 10 Mar 2014 - 17:10

Gareth soupira, s'appuyant sur le pommeau de Sanglot, sa lame plantée dans le sol humide. Trois mètres devant lui, sous la pluie, un jeune homme se battait contre ses désillusions...Et perdait. Le poing ganté de son adversaire l'atteignit en plein visage, la force du coup le souleva de terre, l'envoyant s'écraser deux mètres plus loin sous le regard blasé du vainqueur qui croisait les bras d'un air las.
"-Sache que mon compagnon te fais mal uniquement pour ton bien petit."
L'intéressé essuya d'un revers de main le sang qui coulait de son arcade en s'asseyant dans la boue tandis que Launesigiles, celui a qui il devait cette blessure, saluait du regard le marchevent s'approchant d'eux en marchant. Gareth l'imita, arborant le même sourire fatigué qu'à l'accoutumée.
"- Nos hommes se mettent en place, je pense que nous pouvons y aller. Je te laisse mener la danse mon ami, après tout, la pluie n'est que le sanglot des cieux..."
Le concerné se contenta d'un hochement de tête et d'un discret ricanement avant de poser sa main sur l'épaule de l'éclat de glace se tenant toujours entre lui et le jeune homme.
"-Il a comprit la leçon."
Puis il alla s'agenouiller au coté de Nicholaï qui peinait à dissimuler ses larmes de rages pour déclarer d'une voix grave :
"-Tu es courageux, c'est une belle chose. Mais le courage n'arrête ni les lames, ni les flèches. Laisse-nous faire ce pourquoi nous sommes payés et attend ici sagement."

Quelques secondes plus tard, le trio marchait en direction des barricades nord tandis que les nuages au-dessus d'eux déversaient un flot ininterrompu de gouttes de pluies particulièrement glacées. Le voyage fut aussi rapide que le rassemblement et bientôt, la quasi-entièreté des lames errantes traversait les bois bordant le village en s'aidant de torches et de lanternes pour trouver leurs chemins. Ils voyageaient à pieds, pour des raisons élémentaires de sécurités les chevaux avaient été laissés à l'orée de la forêt avec une dizaine de gardes.
La végétation étant d'une densité plutôt élevée, les mercenaires se voyaient souvent contraint d'user leurs lames pour écarter lianes, ronces et autres bosquets se trouvant entre eux et le reste de la troupe.
Le plat de la lame posé sur son épaule, Gareth, suivit de près par Launesigiles et Alvin, menait toujours le groupe, la poignée de Sanglot enveloppait son poing, réchauffant ce dernier, le protégeant de la pluie. Se savant condamner a marcher dans les broussailles durant plusieurs heures, le marche-abysse se perdait une nouvelle fois dans ses pensées. Qu'avait donc ce petit Nicholaï ? Pourquoi tant de volonté pour un simple accompagnement? Les yeux du jeune homme était porteur d'une colère plus que palpable...Ainsi que d'une certaine stupidité. Voulait-il se venger des bandits lui-même? Avec son peu d'expérience et son air ahuri? Qu'espérait-il donc?
Faire mourir de rire les pillards? Un hurlement bestiale venant de sa droite le tira de ses réflexions acerbes en le contraignant à se tourner vers son origine. Balayant la zone du regard, le mercenaire a la crinière blanche ne trouva que mercenaires troublés et végétations trempées. Court silence, suivit par d'inquiétants craquements...Et par le bruit de course de quelques choses de très lourd. Alors que Gareth avançait d'un pas prudent en direction des secousses, une ombre brune faisant trois fois la taille d'un homme se dressa sur ses deux pattes en beuglant.
"-Un ours !" Hurla le marche-abysse en reculant d'un pas.
Aussitôt, un souffle glacée vint geler les pattes arrières de l'animal, contraignant ce dernier à l'immobilité, puis quelques chose de rapide, très rapide, entailla son ventre, le déséquilibrant tout en lui arrachant un énième hurlement...Très vite interrompu par Sanglot et son porteur qui lui tranchèrent la tête sans autres formes de procès.
La carcasse s'écrasa sur le sol, aspergeant ses meurtriers d'un sang noir particulièrement collant. Launesigiles pesta, Alvin rangea sa lame dans son fourreau comme si de rien n'était et Gareth reposa la sienne sur son épaule en reprenant la route. Derrière-eux, les témoins de la scène échangeaient des regards impressionnés ou amusés ou lançaient quelques "hourra" à leurs charismatiques leaders.
La suite de la traversée fut particulièrement monotone, aucun autre animal sauvage ne se dressa entre la troupe et leurs cibles, il n'y eut pas non plus d'apparitions de pillards et encore moins de soi-disant monstre meneur de bandit.
Aussi, au bout de deux nouvelles heures de traversées, alors que l'averse gelée avait laissée place a l'orage, les lames errantes arrivèrent devant ce que les villageois nommaient : "La souche maudite". Un énorme tronc d'arbre, renversé et vidé, recouvert de ronces et de lierres menant dans les profondeurs d'un souterrain sans aucuns gardes pour protéger son entrée.
"-Hmph. Soit, il semblerait que nos amis se sentent trop à l'aise pour poster des guetteurs, dommage pour eux..." Ricana Gareth en s'accroupissant devant leurs cibles. "Faites tout de même attention, placé des pièges sur le sol d'un souterrain c'est simple et efficace...Et ils ont l'air simples." Se redressant pour s'enfoncer dans les ténèbres, le marche-abysse conclut en déclarant : "Gardez les yeux ouverts, avec moi messieurs !"
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MessageSujet: Re: Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]   

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Quelques Lames... Contre quelques pièces. [PV Gareth / Launegisiles ]

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