''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un chardon dans la nuit. [PV Synëal]

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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

________________

Darion Sombrelame
________________


Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] _
MessageSujet: Un chardon dans la nuit. [PV Synëal]   Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] EmptyMer 26 Fév 2014 - 13:37

Une douce lumière éclairait le bureau de Darion, tandis que ce dernier lisait de nombreux grimoires narrant les méfaits de la magie noire, et ses vertus. Derrière lui, Drael'Nar était assise, se coiffant silencieusement face à son miroir. Au bout de quelques minutes, l'Ombre referma son livre en soufflant et se releva, se dirigeant vers sa compagne. Celle-ci le regarda chaleureusement et empoigna sa main, se levant avec une grâce certaine. Le duo quitta ensuite les bureaux de l'Ombre, traversant les nombreux couloirs de Cœur-Ébène, se dirigeant vers la salle de réception.

- Combien de seigneurs doivent venir nous voir aujourd'hui?
- Trois. L'un d'eux aurait semble-t-il marier sa fille avec l'un des nobles que tu avais assombri.
- Fort bien. Allons y en ce cas, nous n'allons tout de même pas les faire attendre.

Ils arrivèrent donc enfin à la fameuse salle. Il s'agissait d'une grande pièce, disposant de deux trônes, l'un fait en os et ivoire, celui du Squelette, et l'autre en pierres noires, celui de l'Ombre. Darion passa donc le reste de son après-midi à recevoir les fameux seigneurs, et à discuter avec eux des moyens qui allaient être mis à leurs dispositions une fois leurs serments respectifs fait envers l'Ombre et le Squelette.

Depuis qu'il était revenu du sanctuaire d'Orfol, Darion n'avait pas vraiment eu le moyen de tester les effets de ce qu'il avait accompli là bas, à vrai dire, il avait passé sept jours entiers à veiller Drael'Nar. Et une fois qu'elle s'était réveillée, il n'était pas partis en chasse, mais avaient simplement profiter l'un de l'autre, et s'étaient occupés de gérer toutes les alliances qui leurs étaient demandés et que Carl n'avait pas eu le temps de traiter.
Alors qu'il laissait le dernier seigneur repartir, accompagné par les gardes de Cœur-Ébène, l'Ombre repensa à l'un de ses amis passé, le Syrinx avec qui il était allé dans cette maudite tour, et avec qui il s'était battu contre les deux premiers hérauts des ombres qu'il avait rencontré. Les choses avaient bien changé depuis. Tous les hérauts restants avaient rejoint la cabale de l'Exécuteur et faisait régner la crainte sur les terres de l'Ordre, et Darion lui même avait bien changé. Le régent du crépuscule aurait bien aimé revoir son ami, d'autant plus qu'il lui avait proposé lorsqu'ils s'étaient quittés de venir à Rempart Nocturne afin de rejoindre l'Ordre.

Etant tiré de sa pensée par sa compagne qui lui notifiait qu'ils en avaient terminé, l'Ombre se releva doucement et se dirigea vers les salles de tortures, tandis que Drael'Nar allait à la bibliothèque afin de lire divers grimoires.
Descendant les nombreuses marches, Darion arriva enfin dans la fameuse salle depuis laquelle de nombreux cris se faisaient entendre. Pénétrant à l'intérieur, le régent observa un temps ses assombris qui torturaient les malheureux qui avaient tenté de résister à l'Ordre et s'étaient fait capturés. Les tortionnaires stoppèrent un temps leur activité lorsqu'ils aperçurent leur maître. S'agenouillant en baissant la tête pour le saluer, Darion leur fit signe de continuer d'un geste de la main, marchant doucement parmi les torturés.
S'arrêtant au niveau d'une haute-elfe qui était debout et enchaînée, le régent du crépuscule passa sa main le long de son visage encore intact. La jeune femme n'avait pas encore été "traitée" par les tortionnaires et affichait un visage mélangeant haine et peur, sa chevelure était d'ébène et ses yeux magnifiques, elle possédait également un corps splendide. Au moment où la main de l'Ombre passa sur la commissure de ses lèvres, cette dernière eu un sursaut et mordit de toutes ses forces la main de Darion. Du sang noir coula de la plaie ouverte tandis que l'homme affichait un large sourire, retirant sa main qui se soignait et plaquant son visage contre celui de l'Adirylienne.

- Allons... Ne tente pas quelque chose que tu pourrais regretter... Tu as de la chance, les hommes et femmes ici présents ne t'ont pas encore touchée.

Laissant ses ombres passer sur le corps de la jeune femme, Darion infiltrait sa magie en elle, s'emparant de ses souvenirs, ses craintes, et ses envies.

- Pourquoi une jeune haute-elfe comme toi est-elle venue tenter de chasser les ombres? Tu n'as pas vingt ans que tu penses pouvoir nous abattre? Regarde tes compagnons autour de toi... Regard l'état dans lequel ils sont maintenant...
- Assez, vous n'êtes qu'un monstre!

Insinuant encore plus sa magie, l'Ombre mit enfin la main sur ce qu'il cherchait, il venait de trouver les désirs profonds de la haute-elfe, ce qu'elle recherchait vraiment, et ce qu'elle tentait d'enfouir en elle.

- Comme c'est intéressant... Tu voulais venir ici, tu aimes voir tes compagnons ainsi n'est-ce pas? Le vice est donc vraiment présent en chacun de nous, savoir que tu prends du plaisir alors que tes compagnons souffres...
- Je... Vous mentez!
- Allons, pas de ça avec moi. Je connais tes désirs, je sais ce que tu recherches, je sais que tu rêves de devenir l'une des nôtres, et même de devenir l'une des tortionnaires ici présentes.
- ...
- Pas besoin de parler mon enfant, ta soif de sang n'a pas à être masquée, tu n'as pas à avoir honte d'être ce que tu es. Reste parmi nous, deviens une assombrie et révèle nous ta vraie nature. Obtiens le plaisir que tu désires.

Se plaquant contre elle, tandis que ses ombres la corrompaient, l'Ombre lui chuchota à l'oreille.

- ... Et fait les souffrir, en mon nom.

Les liens de la jeune femme se brisèrent alors, tandis qu'elle passait ses mains autour de l'Ombre et qu'elle lui affichait un doux sourire.

- Merci maître... De m'accueillir chez vous. Je suis Daynasa, et je vous suis entièrement dévouée et soumise.

Prenant son visage entre ses mains, l'Ombre lui rendit son sourire et après un baiser la regarda quelques instants avant de la relâcher tandis que ses ombres formaient une longue robe noire autour de la jeune femme.

- Et bien va ma belle, montre nous ce pourquoi tu es venu.

Sur ces mots, il recula de quelques pas, tandis que Daynasa s'emparait de divers instruments de torture et se dirigeait vers ses anciens compagnons. Les cris qu'ils poussèrent et la peur qu'ils dégageaient lorsque la haut-elfe commençait à leur arracher la vie donnèrent à l'Ombre un sentiment de plaisir incroyable, ou bien, il ressentait juste ce que ressentait l'Adirylienne?
Restant quelque temps face à ce doux spectacle, Darion ne manquait aucune miettes de la manière qu'avait le jeune femme de torturer les gens. Cette dernière était d'ailleurs ravie que son maître l'observe, un plaisir malsain, mais un doux plaisir tout de même.

Au bout du quinzième homme tué, il quitta doucement la salle, laissant aux mains de sa nouvelle tortionnaire en chef le soin de finir le travail, Daynasa était faite pour ce rôle, il en était certain. Remontant ensuite au château, il rejoignit sa compagne qui l'attendait dans sa chambre.
Le lendemain, un assombri vint frapper à la porte des appartements du régent du crépuscule. Ce dernier laissa le messager rentrer alors qu'il venait de terminer de s'habiller. C'est là qu'il fut heureux d'apprendre qu'un ami à lui arrivait aux abords du portail d'ombre menant à Rempart Nocturne.
Le botaniste ardent arrivait, et cette nouvelle, de bon matin, enchanta l'Ombre.

- Allez le quérir et faîtes lui passer le portail. Menez le ensuite au château, je l'attendrais dans la salle du banquet!

Laissant le messager repartir et Drael'Nar s'habiller, Darion alla ensuite accompagné de son épouse en direction de la salle où il attendrait Synëal, les choses allaient être intéressantes, il en était certain.

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Synëal Muspell

♘ | le Botaniste Ardent

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Fiche de Personnage : Le Botaniste Ardent


Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] _
MessageSujet: Re: Un chardon dans la nuit. [PV Synëal]   Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] EmptySam 1 Mar 2014 - 1:12

Les indications de Darion étaient, pour ne pas dire confuses, très...floues. La destination la plus précise que j'avais pu retenir de notre entrevue était une cavité dans les montagnes, une cavité que je ne pouvais rater si je cherchais bien selon ses dires. C'était en somme une jolie façon de dire de me débrouiller. Jouer aux énigmes et débusquer les trésors n'étaient pas du tout mon fort, sauf si je lançais moi-même ces énigmes.

C'était alors que le crépuscule s'assoupissait derrière l'horizon hirsute des montagnes que je gravissais le bord d'une excavation dans le pied de la montagne, suivi à quelques pieds par le fidèle mercenaire Desmond. Loin d'être fatigué, sa lutte contre la chimère de pierre ne l'avait pas laissé complètement intègre. Sa blessure, même refermée, avait été telle qu'il conservait une marque pourpre sur son ventre. Dans son dos, une fine croix ciselée à vif indiquait l'endroit où était sorti l'épée d'ombre. Ce simple spectacle me laissait un arrière-goût infâme dans la gorge, comme une culpabilité incertaine. De la peur de perdre un partenaire comme lui était née l'amertume de l'échec que nous avons failli subir. Bien que le défi était de loin le pire auquel nous ayons été confronté, je ressentais encore le poids de l'impuissance devant sa défaite. Comment devais-je me sentir alors que l'épreuve était déjà loin derrière nous mais que le souvenir persistait, aussi vivace qu'une mauvaise herbe par temps de pluie ?

Son pas lourd et mesuré, ordinairement avenant et assuré, m'arrachait une grimace intérieure. Je refusais de le voir plus longtemps ainsi. Si notre nouvel ami pourrait y faire quelque chose, je ne manquerais pas de lui demander cette faveur, que Desmond soit d'accord ou pas.

Le vent montagnard balayait la crête de son souffle impérieux, emportant avec lui poussière et froidure, poussant gravillons au bas de la montagne où ils regagnaient la place qu'il leur était du. Sa force balaya visage et vêtements, en nous pénétrant de sa température mordante. Il accompagna notre solitude durant notre avancée sur la pente oblique du flanc rocheux. L'obscurité gagna les landes en contrebas, bientôt suivi par la clarté timide de la lune dont le visage rondouillard s'élevait de l'autre côté du monde maintenant que le soleil s'était enfui. Les rayons lunaires vinrent embrasser le sillage de notre avancée alors que nous progressions malgré la force venteuse qui se faisait plus féroce au fur et à mesure de l'altitude.

Un peu plus tard, nous détections dans une anfractuosité de la paroi un passage ouvert en forme de V. Avec quelques instants d'hésitation, considérant le danger de s'avancer dans l'obscurité, je décidai de faire confiance aux conseils de Darion et de m'y engager, suivi par un Desmond sceptique. Les ténèbres nous rendaient presque aveugles alors que nous avancions sur quelques toises mais bientôt elles se dissipèrent comme une brume, révélant alors un corridor de pierres taillé de façon grossière, presque comme si le groupe qui s'y était glissé voulait laisser le tout à l'état naturel.

Le tunnel descendait en pente douce et le sol était humide, nous obligeant à tendre les mains pour tâter et esquiver les stalactites.

« Un sol pernicieux. », fit remarquer Desmond.

« Aussi pernicieux que ton souffle ? » grognai-je, lassé d'entendre sa respiration sifflante derrière moi.

« Aussi pernicieux que tes remarques pénibles quand tu t'y mets. » répliqua-t-il de mauvaise foi.

Malgré cette courte altercation, son visage venait de reprendre des couleurs. Il était plus rassurant de le voir ainsi, ragaillardi par sa contre-attaque verbale. Il emboîta à son tour le pas, plus pour me tourner le dos que prendre les devants de l'aventure. Avec un sourire en coin, je me surpris à songer à toutes les fois où il se renfermait après un copieux combat qui avait manqué de nous faire perdre la vie, je ne les comptais plus en réalité.

La descente se fit moins rude malgré que nous nous enfoncions dans les profondeurs rocailleuses. Le terrain était moins humide, moins glissant et les stalactites s'étaient rétractées pour rentrer dans un plafond plus haut et plus vaste. Notre cheminement se fit bientôt au sein de carrières souterraines aussi immenses que des cathédrales, dans lequel le bruit des gouttes retentissait tel les notes assourdies et altérées d'un orgue invisible. Plus tard, l'immensité des lieux se réduisit à une simple porte de pierre enfoncée dans la paroi, poussée en arrière afin que personne ne l'en déloge. Desmond posa sa main massive dessus et poussa. Devant sa tentative infructueuse, il réitéra le geste en poussant un geignement d'effort. Avec ses veines qui saillaient de son cou, je vis qu'il ne faisait pas semblant. Je me mis à palper la pierre de mon côté, cherchant une pierre amovible ou un bouton camouflé par la teinte grisâtre et polie de la paroi.

Il était curieux de remarquer seulement après une demi-heure de marche les faisceaux pâlots qui filtraient à travers le plafond pour venir caresser le sol. La lune devait avoir trouver le moyen de se faufiler sous terre et nous tenir compagnie alors que nous fouillions les lieux pour dénicher notre issue. Desmond se mit à battre du poing contre la paroi imperturbable alors que je caressai le mur dans le sens de la longueur en priant le hasard de déverrouiller cette porte moqueuse et méchamment immobile. Rythmée par les coups d'épaule du mercenaire, ma main se mit à tapoter le rempart uni qui nous faisait face.

« C'est inutile. Ton ami s'est bien moqué de nous. », maugréa Desmond, s'appuyant de son poing impuissant contre la cloison.

« Ce n'est pas bien grave. Ce n'est pas comme si nous étions habitué à perdre du temps sous terre. », dis-je avec un sourire sarcastique.

« Il nous manquerait plus qu'une compagnie de gnolls et là, je n'aurai rien à redire. » répondit-il dans un souffle, embrassant du regard l'inlassable étendue de roches lisses dressée face à nous.

« N'étais-tu pas en train de claudiquer en venant ici? », fis-je remarquer avec un ton toujours aussi mielleux.

« C'était ton imagination. Ton imagination. » Il accrocha mon regard et comprit instantanément que je ne m'inquiétais pas réellement. Son regard se durcit. « Tiens, sers-toi de ta tête et cogne-la trois fois contre cette porte ! »

J'éclatai de rire et là un raclement creux retentit. Un nuage de poussière voila la cloison en recouvrant les bottes de Darion d'une couche âcre et fumante. Il émit un soupir dépité alors que la chose immuable qui bloquait la sortie daignait à pivoter vers l'arrière. Je passai devant Desmond en lui glissant au passage que se servir de sa tête était bien futile en certaines circonstances.

Alors le décor d'opulence qui se présenta à nouveau me figea sur place. Bouche bée, je me tenais sur un parapet qui surplombait une cour clair-obscure, elle-même dominée de l'autre côté par un château immense, aux proportions ahurissantes, dont l'existence dans les tréfonds de Feleth ne pouvait tenir que du pouvoir divin. La caverne elle-même était été taillée de circonstance afin que l'ensemble de la demeure majestueuse ne connaisse pas la pression et l'inconfort de la pierre émaillée. Deux ailes étaient posées de chaque côté de l'atrium baigné dans l'obscurité lumineuse, deux bras de pierre et d'acier appuyés nonchalamment sur le sol pour accueillir les visiteurs. L'aile centrale, dont la façade était bariolée de vitraux d'un vert d'opale, était forcément la partie la plus imposante de cette construction dantesque.

La première vision de cet établissement singulier m'imposa d'abord la vision d'une araignée posée sur sa toile, attendant dans l'ombre avec une patience qui écrasait le temps que ses proies tombent sur les ramifications aussi invisibles qu'inextricables.

Desmond brisa cette contemplation sordide d'un sifflement admiratif.

« Jolie petite bicoque. »

Encore ahuri par les couleurs sombres et luisantes de l'ensemble, je n'osai piper mot de peur que la brise légère n'apporte aux pierres la vie nécessaire pour me faire taire elles-même. Le traumatisme de la chimère était encore là. Ou du moins, cet endroit exhalait d'une aura si insidieuse qu'elle soulevait en moi mes dernières angoisses et les laissait dégouliner de mes pores pour m'en souiller impunément.

Je reconnus en Desmond la force tranquille qui ne le laissait pas déstabiliser par cette vision qu'aurait détesté n'importe quel mortel.

« La folie règne ici. » ajouta-t-il en levant les yeux.

« C'est la corruption. », le corrigeai-je avec circonspection.

Une volée de marches nous fit descendre devant la cour où se dressait une fontaine tarie élevée sur un socle d'obsidienne. Des chuchotements épars s'élevèrent à notre arrivée, marquant curiosité et perplexité, avant de s'évanouir comme les fantômes qu'ils étaient. Je sentis momentanément le sang me monter à la gorge puis dans le nez, et ce n'est qu'en portant mes doigts à mon visage que je me rendis compte de mon fourvoiement. Ce n'était pas le sang de mortels que je pouvais percevoir. Alors que nous avançons entre les deux ailes latérales, une statue fichée dans le mur attirait mon attention. Grimaçante, les bras levés en guise de miséricorde, elle jaillissait de la cloison comme pour s'en extraire avant d'en être complètement enterrée. Ce n'était pas le sang de mortels, c'était de la poussière, du sang en friche qui coulait dans les veines desséchées de cadavres...Allez-vous-en  me souffla la statue au sexe indéfini.

« Non. », lui répondis-je.

Une voix me parla mais je n'y prêtai attention pour l'instant. Partez

« Je suis ici chez moi désormais. »

Je me détournai et fit alors face au visage taillé à la serpe, déformé par l'étonnement de Desmond.

« Tu causes aux sculptures maintenant ? »

Je haussai les épaules avant d'avancer dignement vers la porte d'ébène. « Chacun ses travers. »

Je l'entendis soupirer d'exaspération et il me suivit jusqu'au parvis. Le grand portique s'ouvrit de lui-même, toujours par le même enchantement curieux qui détectait visiblement les présences amicales. Il n'y eut personne pour nous souhaiter la bienvenue si ce n'était le froissement du vent ténu qui s'engouffrait dans l'ouverture. Nous nous concertâmes rapidement du regard et pénétrâmes tous deux à l'intérieur. La brise nous accompagnait encore, ténébreuse et chatoyante, trop leste et malicieuse pour n'être qu'un vent ordinaire. Le flux curieux décrivit une arabesque, faisant danser les flammes de quelques chandeliers, et nous conduisit docilement dans une autre salle, aussi fournie qu'étendue. Une grande table se profilait de la cheminée jusqu'aux armoiries du mur du fond, sous lesquelles se tenait notre nouvel ami, pris par la coude par une de ses conquêtes ou partenaires.

« Mon ami me faisait remarquer que ta demeure était à la hauteur de ton pouvoir, Darion Sombrelame. À vrai dire, j'imaginais la chose plus grande. », gloussai-je avec une insolence volontaire.

Ce fut au tour du mercenaire d'être mal à l'aise. Je le soupçonnai de craindre désormais notre incursion en ces lieux. Je n'avais guère le loisir de lui souffler que nous ne pouvions plus faire marche arrière désormais. Il lui fallait donc gesticuler tout en ne se faisant pas voir devant les Ombres. Je fis donc une diversion pour leur cacher le trouble du colosse.

« En tous cas, je suis ravi que tu m'aies invité. Je ne crois pas avoir connu de meilleur honneur que celui-ci. Je n'ai pas de présent pour te remercier à juste mesure mais sache cependant qu'aussi longtemps que je resterais ici, je ne serais pas qu'un invité mais aussi ton serviteur. » Je fis un geste vague de la main, cherchant un meilleur terme. « Ou du moins, ce que tu estimes être assez digne d'intérêt à tes yeux. »
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Darion Sombrelame
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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
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Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] _
MessageSujet: Re: Un chardon dans la nuit. [PV Synëal]   Un chardon dans la nuit. [PV Synëal] EmptyLun 3 Mar 2014 - 12:57

Darion ricana légèrement lorsque son ami s'adressa à lui. Toutes ces manières ne ressemblaient pas à celui qui s'était battu avec lui il y a quelques temps. S'avançant doucement, Drael'Nar à ses côtés, l'Ombre déclara sur un ton enjoué.

- Allons, pas besoin de faire tant de manières! Au fait, je manque à tous mes devoirs, voici Drael'Nar, ma compagne, tu n'as pas eu l'occasion de la voir à l'oeuvre, mais saches qu'elle est tout aussi dangereuse que moi. Bon peut-être un peu moins mais tout de même!

Drael'Nar fit une courte révérence à Synëal et Desmond, toujours très respectueuse. Elle s'arrêta cependant sur Desmond, analysant le mercenaire quelques temps, avant d'observer ensuite Synëal, analysant sans aucun doute leur magie. Elle se plaça ensuite légèrement en retrait par rapport à Darion, attendant que celui-ci ne fasse quelques choses. Ricanant légèrement, ce dernier montra deux chaises qui se trouvaient au niveau de la table du banquet.

- Prenez place mes amis, vous devez avoir faim. Mes assombris vont vous apporter de quoi manger, légumes, viandes, cœurs humains, demandez leur ce que vous désirez!

Darion attendit que ses deux convives ne prennent place avant de s'asseoir à son tour, après avoir installé Drael'Nar. Ils mangèrent assez rapidement, Darion demandant à Syn de lui raconter leur route jusqu'à Rempart Nocturne et ricana lorsqu'il entendit le passage du portail. Darion ne mangeait pas, comme il n'avait de toutes façons pas besoin de se nourrir, autant écouter attentivement le récit de son ami. Une fois le repas achevé, l'Ombre les invita à le suivre, et les mena à travers le château, leur faisant découvrir Cœur-Ébène. Sur le long des couloirs, se trouvaient de grandes tapisseries brodées aux fils d'or, et autres peintures plus sombres les unes que les autres. Un tapis rouge sang se trouvait sur le sol marbré du bâtiment, tandis que plusieurs statues de chevaliers étaient plaqués contre les pans de murs vides.

- Ne vous méprenez pas, ce ne sont pas que de simples statues... Les murs même de la cité peuvent prendre vie afin d'abattre tous ceux qui pourraient se montrer hostiles à notre égard. Mes ombres sont régentes et immatérielles, ne l'oubliez jamais.

Il les mena ensuite au second étage, qui se séparait en plusieurs parties. Il leur parla des appartements du Squelette, et du fait qu'ils n'y avaient pas accès, à moins de vouloir perdre la vie, et de l'aile de sa fille, où ils n'avaient là non plus pas accès.

- Ceux sont les deux seuls endroits qui vous seront totalement refusés, à moins bien sûr que ma fille et Carl ne vous autorise à y rentrer, auquel cas, aucun endroit de Cœur-ébène ne vous sera interdit.

Continuant la visite, Darion leur montra ses propres appartements, où seule sa chambre ne devait pas être visitée, ce qui était normale après tout. Il se dirigea ensuite vers la grande bibliothèque du château, ouvrant d'un claquement de doigt la lourde double porte qui la protégeait. Là, des milliers de grimoires et autres livres se trouvaient rangés par thème et ordre alphabétique. De grandes tables comblaient le vide au sol, cernées de grands sièges rouges bordées d'or. De longues colonnes soutenaient les grandes voûtes qui abritaient les étages supérieurs de la librairie, desquelles descendaient de longs escaliers taillées dans la pierre. Une longue travée marquait l'allée principale de la bibliothèque, d'où des dizaines de couloirs perpendiculaires marquaient le début des nouvelles allées. Tout y était répertorié, des ouvrages de la magie blanche, aux pires grimoires de malédiction et de magie noire, passant par l'évolution des mœurs et du folklores de Feleth, d'Adyril ou du Vein. Pas un sujet n'était pas traité dans un grimoire de cette majestueuse bibliothèque.

- C'est ici que je passe le plus clair de mon temps lorsque je ne dois pas recevoir un seigneur ou bien massacrer une ville. Tout y est traité, aussi, de nouveaux ouvrages arrivent chaque jours, mes assombris tenant ce lieu à la perfection. N'hésite pas à emprunter des ouvrages et à les emmener dans ta demeure si tu désires étudier chez toi, la seule condition est que tu les rendes en bon état naturellement. Crois moi, tu ne souhaites pas avoir le bibliothécaire en chef sur le dos, ce sectaire de l'Ombre pourrait massacrer Madorass si on abîme à l'un de ses livres!

Quittant ensuite ce lieu qu'il aimait tant, il mena Synëal et Desmond en dehors du château, laissant la douce brise de Rempart Nocturne caresser son visage. Il laissa Drael'Nar les quitter, cette dernière se dirigeant vers l'aile du cauchemar afin de présider l'assombrissement de quelques seigneurs. Darion mena donc ses deux camarades dans l'aile de la foudre, où se trouvait leur nouvelle demeure.
La bâtisse était grande, et se tenait sur deux étages. Ce petit manoir était mit à l'entière disposition des deux convives de l'Ombre. Pour faire une comparaison, un noble de Madorass n'aurait put espérer une aussi belle maison. Laissant Syn et Desmond découvrir leur demeure, il les attendit patiemment au rez de chaussé, et une fois qu'ils eurent terminé, le régent du crépuscule les mena devant l'entrée des salles de tortures.

- Ici, tu pourras laisser libre cours à tes expériences Synëal, à condition que tu ne blesses pas un des assombris présent. Daynasa est la tortionnaire en chef, pose lui la moindre question si tu as besoin de n'importe quel outil. Elle est peut-être nouvelle dans son poste, mais crois-moi, elle sait y faire.

Ils se dirigèrent ensuite vers l'aile de l'Ombre mais ne la visitèrent pas intégralement, celle-ci étant trop grande pour être vue en une journée, d'ailleurs, mis à part Cœur-Ébène, Synëal et Desmond n'avaient vu qu'une infime partie de la cité nocturne.

- Je vous laisserais découvrir cette aile mes amis. Elle est bien trop grande pour que je vous la montre maintenant. Cependant, sachez que vous y trouverez tout ce que vous désirez, aussi bien en terme de nourriture, qu'en terme de reliques noires. Notre cité prospère également grâce au marché noir et à la revente de relique, des assombris cherchant d'intermédiaires pour quelques seigneurs ambitieux qui désirent s'emparer de quelques unes de nos babioles.

Il marqua une pause, laissant un serpent d'ombres monter le long de son corps et entourer son bras, lui soufflant des mots à l'oreille.

- Bien, Drael'Nar en a fini au temple. Je reviens sur ce que tu m'as dit ce matin, je ne souhaite pas faire de vous deux l'un de mes simples assombris. Non, vous serez à mon service, mais libre de tous vos mouvements, je ne prendrais que votre allégeance lors du serment des ombres. Quoiqu'il en soit, avant de nous rendre au temple, dis moi Synëal, serais tu intéressé par un poste de dirigeant? Nous avons mit la main sur une maison close, un peu plus à l'ouest, à même pas un jour de Rempart Nocturne. Que dirais-tu d'en prendre la direction? Toutes les filles là-bas sont assombries et n'attendent qu'un maître de maison. Cela pourrait t'apporter des revenus supplémentaires et tu seras libre de faire ce que tu désires de cet endroit, tu en sera le véritable chef. Cela serait donc un... Travail, complémentaire à tes recherches. Tu es libre de refuser naturellement, mais je pense que ça pourrait être intéressant pour toi, tu me sembles parfait pour cette tâche.
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