''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Fête aux fous [libre]

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Wolfgang Oxford



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Race : Seraphin-oracle
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MessageSujet: Fête aux fous [libre]   Mer 26 Fév 2014 - 20:16

Qu’appréciait-on lors d’une fête? La bière dirait la majorité des hommes à quoi les femmes répondraient la danse. Les plus poétiques clameraient que c’était l’ambiance magique qui captivait les sens de l’Homme qui rendait ces soirs de festivités merveilleux. On pouvait nommer tous les éléments : nourriture, boisson, musique, danses, homme, femme… l’important était qu’ils oubliaient un instant leur misérable vie pour mieux continuer le lendemain. C’était aussi pourquoi on n’avait voulu annulé la célébration des cultures. Les guerres et les bandits seraient toujours là demain, qu’ils fassent la fête ou non.

Wolfgang claqua la langue de mépris. Il avait été obligé de sortir de l’auberge pour boire. Le propriétaire avait décidé de fermer son bar pour en tenir un à l’extérieur obligeant ainsi la clientèle - et le jeune homme - à assister à cette mascarade. Sa vie était merdique et aucune fête n’y changerait rien. L’alcool était mieux que le reste.

Une chope entre les mains, il était assis sur l’un des bancs mis à la disposition des fêtards et regardait la foule avec dédains. Un immense feu avait été allumé à l’entrée du village (du côté de Venil-ouest) et des jeunes gens dansaient autour au son des musiciens. Un flûtiste, un luthiste et un tambour s’acharnait à faire dansotter la galerie. Ils n’étaient pas médiocres, mais quelque chose dans leur style clochait. Wolfgang s’était attendu à mieux, mais les villageois, eux, s’en contentaient amplement.

Une personne se mit soudain dans son champ de vision. C’était une adolescente aux traits communs et aux cheveux roux. Elle lui tendait bêtement la main espérant sans aucun doute que le jeune homme la prenne, mais il ne fit pas un geste. Il garda ses doigts bien enroulés autour de son verre et tourna la tête pour signaler clairement qu’il n’avait aucune intention de satisfaire la demande de la demoiselle. Elle s’excusa avant de déguerpir. L’archer termina sa bière cul-sec. Il n’était pas à Venil pour faire des pas de danses avec les gamines. Il avait entendu parler d’un groupe de bandits qui sillonnait les routes, mais dès qu’il avait voulu en savoir un peu plus sur eux il n’avait eux que des réponses évasives. Personne ne savait qui les dirigeait, ni combien ils-étaient ou d’où ils venaient. On s’avait encore moins qui était Grimm le Gris. Pour les rares qui le connaissaient, ils les connaissaient seulement par les rumeurs qui circulaient sur les grands chemins. On lui avait même dit qu’il était sans doute mort. Wolfgang ne voulait y croire et continuait ainsi sa recherche. Ce qui l’avait amené à Venil et à cette horrible fête. Il refusait d’abandonner sa quête.

-Qu’est-ce que t’as à faire cette tête, lui demanda-t-on soudain.

Surpris, il posa sa main sur son poignard prêt à se défendre lorsqu’il remarqua la femme assise à son côté et qui le fixait. Elle rit à la réaction du jeune homme.

-Tout doux mon beau, je ne vais pas te manger. Je t’ai vu repousser Guylianne. Tu l’as mise dans tous ses états.
-Vous m’en voyez fort désolé, dit Wolfgang sans vraiment le penser.
-Peut-être espères-tu une prise plus mûre, susurra-t-elle. Si jeune et pourtant

Le jeune homme attrapa la main qui lui caressait la joue.

-Je ne suis pas un gamin.
-Mais tu n’es pas un homme.
-Si fait. J’ai atteint ma vingt-troisième année.
-Tu es aussi imberbe qu’un bébé, plaisanta l’autre en arrachant sa main de la poigne de Wolfgang.
-Je suis peut-être imberbe, mais je sais me servir d’une arme.

Sur quoi il se leva rageant contre la stupidité des femmes. L’archer alla s’asseoir sur un banc plus loin en espérant que l’impertinente ne la suive pas. De quel droit osait-elle dire qu’il était un enfant? Il songea avec amertume qu’il n’avait plus rien à boire et il se prépara à retourner voir le stand de l’aubergiste, lorsqu’une troisième personne l’interrompu dans sa solitude.
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Lyanna Azura

Fille de L'Equinoxe

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Race : Démon commun
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Croyances : Officiellement la Déesse de l’Équinoxe.
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Fiche de Personnage : La fille de l’Équinoxe.


MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Mer 26 Fév 2014 - 22:29

Le silence... Ce doux murmure que peut de gens savent apprécier... Au milieu d'une petite clairière qui bordait la ville de Venill, aucun son n'était présent. Mis à part le bruissement du vent dans les feuilles, rien ne brisait le calme ambiant, même pas un petit rongeur.

Soudainement, un tourbillon s'empara de la zone, créant un tumulte incroyable de divers sons, mélanges de cris, de chants, et d'animaux. Une fissure apparue dans l'air, comme si le ciel se craquelait. La fissure céda enfin, comme un mur qu'on brisait, et de cet éclat sortit une forme humanoïde. Cette forme, c'était Azéria. La jeune femme se releva doucement, après avoir trébuché sur le sol mousseux de la clairière. Respirant fortement, elle savourait d'être à nouveau là, sur Feleth, et non plus dans le monde décharné. Cela faisait vingt ans... Vingt longues années où elle n'avait pas croisé un seul constant, mais seulement d'autres âmes qui s'étaient attaquées à elle afin de voir si elle était toujours aussi forte. Au moins, elle n'allait pas avoir à chasser un cœur pour nourrir sa condition, elle allait pouvoir profiter de ce monde si calme, et de ses habitants si intrigants.

Observant ses vêtements, cette dernière souffla de lassitude en remarquant que sa robe était partiellement fendue au niveau de la cuisse. Les combats avaient eu raison de sa tenue semble-t-il, ce qui était regrettable. Tout ce qu'elle espérait maintenant, c'était qu'aucun des constants qu'elle croiserait ne la prendrait pour une catin, enfin, si c'était ça le mot qu'on utilisait pour décrire les filles qui vendaient leur corps?
Laissant ses pieds nus savourer encore quelques instants la clairière, elle décida ensuite qu'il était temps de se mettre en route. Comme le hasard faisait bien les choses, elle tomba sur un panneau indiquant la route la plus rapide pour se rendre à ce qui servait de lieu de regroupement pour les constants, elle allait se rendre dans cette ville qu'on appelait Venill. Qui sait, elle allait peut-être pouvoir profiter un peu de ce que les constants appelaient "bonheur".

Elle mit tout de même deux jours avant d'apercevoir au loin la ville. Arrivant aux abords de cette dernière, elle alla en vitesse vers un tailleur qui se trouvait non loin de l'entrée de Venill afin de réparer sa robe. Heureusement pour Azéria, elle pouvait attendre dans une sorte de petite cabine, ce qui empêchait la plèbe locale de l'apercevoir complètement nue sur le bord de la route...
Il était difficile de communiquer avec les Felethiens, d'autant plus que la jeune femme se terrait tout le temps dans un mutisme profond duquel on ne pouvait la faire sortir. Aussi elle avait dut montrer sa robe et le fils d'aiguille pour que le tailleur la comprenne, et lorsqu'il lui demanda un paiement, cette dernière eu la chance qu'un homme qui pensait s'attirer ses faveurs ne paie pour elle. Malheureusement pour lui, tout ce qu'il eu pour récompense fut un sourire, avant de voir Azéria partir en marchant l'air de rien vers la ville et le semer dans les différentes ruelles. Une fête se préparait visiblement, car de nombreuses banderoles et divers lampes étaient installées. Aussi, les tavernier commençaient à sortir leurs tables afin de préparer la soirée. Passant ses doigts sur sa gorge, l'âme errante se demanda si elle pourrait chanter le soir venu...

* Non, ce n'est pas une bonne idée... Cela ne ferait que les attirer vers moi tels des insectes face à du sucre... *

La journée passa donc, où elle ne fit qu'observer les mœurs des habitants, et quand vint enfin le soir et la fête, Azéria se contenta de regarder autour d'elle, sa mine blasé dissuadant tout les damoiseaux de venir à elle. Finalement, ce fut une jeune fille rousse qui passa devant elle et lui tendit la main, visiblement attristé par un précédent refus. Elle ne savait pas pourquoi, mais la jeune femme accepta le temps d'une chanson de danser avec l'enfant, après tout, elle était là pour profiter de ce monde, et des constants. La musique achevée, elle laissa la gamine repartir en quête d'un nouveau partenaire de danse, tandis que l'âme décharnée était attiré par un jeune homme un peu en retrait par rapport aux autres habitants. Il venait de repousser une autre dame aux vues de son regard et de la rage qui émanait de cette femme qui passait à côté d'Azéria. L'observant quelques instants, elle remarqua que ce dernier ne possédait plus de cette liqueur que les constants buvaient tant lors des fêtes. Aussi elle décida pour on ne sait quelle raison d'aller lui offrir la sienne. Après tout, elle ne buvait jamais rien. S'approchant donc doucement de lui, elle le laissa relever la tête et l'observer, avant de lui sourire doucement en déposant la chope de bière à sa gauche. Ensuite, elle se posa tranquillement sur le banc à ses côtés et regarda le feu qui brûlait avec un air enfantin, comme si elle attendait qu'il s'adresse à elle. La chaleur qu'il dégageait était si agréable, si seulement dans le monde décharné elle pouvait avoir un aussi beau feu...
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Wolfgang Oxford



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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Ven 28 Fév 2014 - 2:55

L’arrivante ne sembla pas vouloir le laisser seul, malgré le regard hostile qu’il lui lança. Il fut cependant étonné de la voir lui offrir son verre. En regardant la chope posée à sa gauche, il remarqua que la jeune femme n’y avait pas touché. Cette dernière s’installa au côté de Wolfgang et ne pipa mot. *Elle fixe le feu comme si elle désirait si jeter* songea le jeune homme dérouté par le regard de sa voisine. N’avait-elle jamais vu de bûcher de sa vie? Sans trop y réfléchir, l’archer prit le verre toujours posé à son côté et le porta à ses lèvres. Il laissa la liqueur envahir sa bouche et en savoura le goût amère.

-Merci, dit-il simplement à sa donatrice. Je bois à vôtre amabilité.

Il aurait dû dire plus, toutefois aucun mot ne lui venait. Il aurait pu se présenter, mais à quoi bon, il partirait dans deux jours dans une direction quelconque laissant Vinel derrière lui. Wolfgang imita sa compagne du moment et porta son attention sur les flammes du bûcher cherchant ce que l’autre y cherchait. Dans sa contemplation, une ombre à contre-jour apparu soudain entre les danseurs. Elle regardait dans leur direction et le jeune homme se sentit un malaise l’envahir. Il lui semblait qu’il connaissait la personne devant eux. Soudain, il sut. Il se leva brusquement tout en renversant une partie du contenue de son verre. Les danseurs se remirent en mouvement et un couple cacha l’ombre et celle-ci avait disparue lorsque le duo bougea.

Debout, les sourcils froncés d’incertitude, Wolfgang se trouva soudain ridicule. Il se faisait tard, il avait bu et avoir fixé le feu trop longtemps lui avait fait croire qu’une ombre était apparue. Il finit une seconde fois son verre et la dernière gorgée lui laissa un arrière goût qu’il n’apprécia pas. En se retournant pour partir vers la ville, il fit face à la jeune femme qui lui avait offert la bière. Son père aurait été déçu qu’il ne l’invite pas au minimum pour une danse en guise de remerciement. Il fit une révérence et tendit la main devant lui attendant que la demoiselle y dépose la sienne. Enfin, il l’entraîna vers le cercle de danseurs. Une nouvelle musique débuta et Wolfgang mena sa compagne. Les pas étaient assez simples et il ne tarda pas à retrouver l’aisance qu’il avait toujours su faire preuve dans cet art. Ce fut lors d’un tour sur eux-mêmes que l’archer regarda vraiment la demoiselle. La lueur du feu colorait d’orange la peau blanche et sous ses cheveux corbeaux, deux yeux bleus étincelaient d’une lueur que Wolfgang n’aurait su expliquer.

-Je m’appelle Wolfgang, dit-il alors qu’ils effectuaient un demi-tour pour repartir dans l’autre sens.

À peine s’était-il nommé qu’il revit l’ombre réapparaitre une fraction de seconde au dehors du cercle. Il fixa un instant l’endroit où il avait cru voir le fantôme, mais songea que le tout était dû à la bière ingurgitée. Il ne supportait pas l’alcool. Néanmoins, c’était l’un des seuls moyens qui lui permettait d’oublier sa triste vie de regrets. Oui, ce devait être l’alcool. La tête lui tournait et il se sentait nauséeux : deux signes distinctifs d’une trop grande consommation. La danse prit fin et Wolfgang salua sa compagne pour la remercier. Tant de manières discordaient avec ses habits de rôdeurs. Toutefois, il ne pouvait répudier aussi aisément son éducation. Il raccompagna la jeune demoiselle vers le banc.

-Je vous remercie pour la danse, dit-il avant de la saluer une autre fois.

Ce fut alors qu’il fut pris de malaise. Il eut l’impression qu’un voile noire lui couvrait les yeux. Avant qu’il ne s’en aperçoive, il se retrouva à genoux. Le monde autour de lui tournait dans une tornade de sons et de couleurs sombres. Au travers de ce maelstrom, il distingua une voix de ténor :

-S’aurait dû être toi qui boive la bière ma jolie. Pas lui. Maintenant, faudra que tu nous suives sans causer de problèmes. Tu me suis?

*Ne la touchez pas* songea simplement le jeune homme drogué.
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Lyanna Azura

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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Sam 1 Mar 2014 - 13:20

Azeria s'était surprise à ressentir un sentiment de plaisir lorsqu'elle dansait avec ce constant si étrange. Ce dernier semblait perturber, non pas par elle, mais par quelque chose qu'il semblait voir dans le feu. Peut-être avait il trop bu? Non, cela devait être autre chose, car il ne manquait pas de garder sa grâce et sa galanterie à son égard.

Il se présenta, alors qu'il effectuait un pas de danse, et à vrai dire Azeria aurait voulu en faire de même, mais chaque mot était douloureux, sa magie s'échappant en même temps que ses mots. Elle passa donc le reste de la danse à hésiter, savoir si elle devait elle aussi se présenter ou non. La musique, cependant, l'enivrait et elle souhaita un instant que cette danse dure bien plus longtemps. On ne voyait jamais ça dans le monde décharné, il n'y avait là bas que mort, chaos et survie.

- Je vous remercie pour la danse.

La démone fixa Wolfgang qui effectuait un autre salut, avant de lui sourire timidement en retour. Alors qu'elle s'apprêtait à lui dire son nom, le jeune homme tituba et fut pris de malaise, s'écroulant doucement sur le sol, drogué.

- S’aurait dû être toi qui boive la bière ma jolie. Pas lui. Maintenant, faudra que tu nous suives sans causer de problèmes. Tu me suis?

Elle soupira doucement, l'homme qui venait de parler était le même que celui qui lui avait payé le tailleur plus tôt... Les constants étaient vraiment étranges, et représentaient un mélange entre le Vein et Adiryl... Vraiment. Certains étaient aussi bons et doux qu'un animal inoffensif, et d'autres en revanches étaient perfides et aussi violents qu'une bête. Portant son regard vers son compagnon qui était à terre, elle réfléchissait rapidement. Soit, elle utilisait ses pouvoirs ici et maintenant, soit elle suivait le type et laissait ce pauvre homme ici. Il fallait aussi prendre en compte que l'homme, et ses compagnons qui l'attendaient surement avaient pour but soit de la violer, soit de l'enlever avant de la revendre, voulant certainement profiter d'elle et de son corps.

- T'inquiètes pas ma belle, la drogue ne fera plus effet d'ici quelques heures... Allez viens maintenant on a pas que ça à faire toi et moi!

Attrapant le bras d'Azeria, ce dernier la tira contre lui en ricanant, commençant à l'emmener vers une ruelle adjacente. Prenant de sa main droite le bras de son agresseur, Azeria le fixa d'un regard froid et glacial, tandis qu'il se retournait vers elle furieux. Bougeant doucement la bouche, la jeune femme sentait la magie s'écouler à la commissure de ses lèvres

- Ne me touche pas.

Elle sentit alors la magie quitter son corps tandis que ses mots vibraient dans l'air, comme une douce mélodie, et utilisa son pouvoir contre l'ordure qui se trouvait près d'elle. Ce dernier eut l'horreur de voir son corps se dessécher doucement, privé de toutes les matières indispensables à la vie. Quelques secondes plus tard, l'homme n'était plus qu'une masse aride qui vola en poussière lorsque Azeria tira son bras en arrière, brisant les restes de son ravisseur. Observant le corps partir en fumée, elle observa quelques instants la scène, alors qu'elle regrettait déjà d'avoir prit la parole. Comme une sirène, chaque mot qu'elle prononçait avait tendance à faire venir les gens à elle, et c'était fort désagréable, étant donné qu'elle ne pouvait pas vraiment parler avec eux.
Passant sa main sur son ventre et fermant les yeux, elle pensa doucement. Cela avait beau faire vingt ans qu'elle n'avait pas consommé de cœur constant, qu'elle n'éprouvait toujours pas de faim vorace. Les âmes errantes qu'elle avait tué avait suffit à la rassasier, et c'était tant mieux, si elle pouvait s'abstenir de pratiquer la fusion, autant le faire.

Prise soudainement d'une grande inquiétude, la jeune femme s'empressa de courir pour quitter la ruelle et retrouver Wolfgang. S'agenouillant devant son camarade drogué, elle le souleva doucement et passa son bras autour de ses épaules, le soulevant doucement et pouvant le transporter, malgré le fait qu'Azeria ne soit pas très forte. Elle l'emmena jusqu'à une petite auberge où elle dut user de nouveau de sa voix, déclarant seulement le strict nécessaire, provoquant dans les yeux de l'aubergiste un regard plein de désir mais contenu. Elle put donc emmener Wolf et le déposer sur un lit, restant assise à ses côtés le veillant. Elle retira cependant le haut de son camarade et passa une serviette mouillée sur son front, afin d'aider son corps à éliminer la toxine.
Passant ensuite sa main sur son torse, elle utilisa un peu de sa magie, vidant là aussi les restes des drogues qui n'avaient pas été assimilées. Silencieuse, elle écrivit ensuite sur une lettre, priant intérieurement pour qu'il sache lire à son réveil.
Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait agit ainsi, après tout, il n'était qu'un simple constant alors pourquoi se préoccuper de son sort et prendre autant de risque en prenant ainsi la parole? Elle l'ignorait, peut-être était-ce car elle ressentait une grande solitude émaner de lui, tout comme elle... Ou bien était-ce simplement en rapport avec la danse qu'ils avaient eu?
Le temps n'étaient pas à de telles questions, aussi, une fois qu'elle eut terminé d'écrire, elle se relut afin d'être certaine de n'avoir pas dit n'importe quoi.



-----Je vous ai pris une chambre dans cette petite auberge, ce n'est pas le grand luxe, mais au moins vous pourrez évacuer les toxines qui sont en vous assez vite et au calme. L'homme qui vous a drogué ne risque pas de revenir, et je suis profondément navrée que vous aillez été drogué à ma place, ce n'était pas mon but... Je voulais simplement vous offrir ce verre, vous sembliez en avoir envie.

Je me nomme Azeria Vulpes, je suis ravie d'avoir fait votre connaissance et d'avoir partagé cette danse avec vous. Vous êtes contrairement à bien des hommes, galant, et je vous remercie pour cela, j'ai éprouvé bien du plaisir à partager ce moment avec vous, même si je n'ai rien dit...

Au revoir, je fut heureuse de vous rencontrer.



Elle aurait voulu lui demander de l'emmener avec elle, de lui faire voir du monde ou tout simplement d'avoir encore un peu de la compagnie. Pour la première fois depuis vingt longues années où elle n'avait fait que se battre pour survivre, elle rencontrait une personne amicale. Mais il ne devait sans doute pas avoir le temps et puis ce n'était qu'un étranger, à quoi bon rester avec une femme inconnue?

Redressant son oreiller, Azeria laissa sa chevelure d'ébène tomber sur le corps de Wolfgang qui commençait à bouger, la drogue quittant peu à peu son corps.
Ensuite, elle alla se laver et alors que sa robe séchait doucement à côté du feu de la cheminée tandis qu'elle n'avait que ses sous-vêtements, elle se mit à la fenêtre et observa le clair de lune qui éclairait sa peau blanche. Elle se perdit longuement devant la beauté de l'astre, et s'imagina quelques instants vivre constamment dans ce monde, puis se résigna doucement en fermant les yeux.

Enfilant ensuite sa robe, elle quitta doucement la chambre, jetant un dernier regard à cet étrange constant. Puis, après un petit sourire, elle quitta l'auberge. Le lendemain, elle était assise sur une fontaine, au beau milieu d'une des places de la ville, et observait les habitants fêter on ne sait qu'elle événement.
Silencieuse parmi le tumulte, elle se mit à sourire en voyant les enfants se courir après, la vie pouvait des fois être si paisible... Même si elle se sentait loup parmi les agneaux.
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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Sam 1 Mar 2014 - 19:32

Les premières lueurs du jour baignaient la chambre d’une faible lumière lorsque Wolfgang se réveilla. Un mal de crâne lui vrillait la tête et il garda les yeux fermés un long moment. Il se tourna sur le côté et se recroquevilla sur lui-même en sentant une douleur le traverser de la pointe des cheveux jusqu’au bout des orteils. La drogue avait fait un ravage sur son corps. Toutefois, mieux fallait que ce soit lui qui l’ait bu que la jeune femme. À la pensée de celle-ci, l’archer ouvrit grand les yeux d’effrois. Où était-elle à présent? Était-elle en danger? Son corps protesta lorsqu’il se redressa. Même s’il ne la connaissait pas, sa nature le poussait à la secourir. Protéger les autres était marqué dans son sang. Néanmoins, il sut après quelques pas qu’il ne pourrait aller bien loin. Il retourna s’asseoir sur le lit en jurant comme un damné. Wolfgang attrapa la cruche d’eau posée sur la table de nuit et ce fut alors qu’il vit la lettre. Il s’empressa à la lire et il fut parcouru de soulagement. La demoiselle n’avait rien.

-Azeria Vulpes, murmura l’archer tout en éprouvant l’étrangeté du nom.

La jeune femme avait été bonne à son égard et il ne pourrait jamais la remercier. Elle l’avait emmené dans cette auberge pour ensuite l’abandonner. Le message était clair. Leurs chemins s’étaient croisés le temps d’une soirée pour mieux s’éloigner par la suite. Étrangement, cette pensée troubla Wolfgang. Il était à nouveau seul. Pas qu’il espéra continuer éternellement avec Azeria, mais seulement être en compagnie de quelques temps.
Midi sonna. Il était plus que temps pour lui de quitter les lieux et retrouver ses effets dans sa propre chambre. Il enfila sa chemise et son pourpoint, glissa la lettre dans l’une de ses poches et sortit. Alors que Wolfgang traversait le rez-de-chaussée qui servait de taverne, l’aubergiste; une dame à la forte poitrine, aux hanches larges et au sourire jaunie, l’arrêta.

-Tu t’es retrouvé seul très tôt ce matin. J’ai vu quitter ta belle au p’tit matin.
-Ah, ne put que répondre Wolfgang.
-Si j’avais été elle, j’l’aurais pas fais. Ça pour sûr. Hier quand t’étais dans ses bras, à demi-inconscient, j’avais des doutes sur elle. Puis, j’me suis dit que c’était pas d’mes affaires. Seulement, tu vois, j’me demandais ce qu’un beau garçon comme toi avait bien pu faire pour finir dans cet état. J’te promets d’en parler à personne et Marta aux dents d’or – qui était en l’occurrence une référence à ses dents jaunes et pourries – n’a qu’une parole.
-Comme vous l’avez-vous-même dit, ce ne sont pas de vos affaires. Désormais, si vous voulez bien me dire le chemin pour me rendre au Trois Rois.
-C’t’auberge là vaux pas mieux que la mienne, protesta la mégère, mais elle lui indiqua tout de même le chemin. C’te jour, c’est la fête des fous. P’t’être que tu gagneras la couronne du roi.

Et alors qu’il franchissait la porte, à Marta d’ajouter :

-Oublie pas, à la fontaine, faudra tourner à gauche puis à droite.

Le jeune homme avança d’un pas lent. La foule devenait de plus en plus dense et il dut s’écarter lorsqu’un groupe d’enfants passa à la course à côté de lui. Il le suivit des yeux jusqu’à ce que son regard se pose sur une certaine personne. Assise sur le bord d’une fontaine, Azeria souriait au milieu de la cohue. Toujours d’un pas lent, il se fraya un chemin parmi les villageois jusqu’à la jeune femme. Une fois arrivée à sa hauteur, il lui sourit tout en s’assoyant à côté d’elle.

-Je ne m’attendais pas à voir revoir, mais j’espérais au fond de moi vous rencontrer à nouveau.

Une gêne l’envahit. Il ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Azeria devait le trouver idiot. L’archer se sentait ridicule et il n’aurait pas été étonné que la jeune femme se moque de lui. Les beaux chevaliers servants et les belles dames se retrouvaient que dans les chansons. La bonté n’avait pas ça place si on désirait survivre. Son père en était la preuve.

-Pour vous remercier bien sûr, crut-il bon d’ajouter après une courte pause. Oui, je vous dois une belle chandelle.

Les phrases sonnaient comme s’il voulait se convaincre lui-même et ceci fonctionna à moitié. Il eut une soudaine envie de partir, de disparaitre ou de devenir tout petit. Le rouge lui monta aux joues. Que la jeune fille ne lui réponde pas le gênait. Heureusement pour lui, un homme, habillé en arlequin se présenta devant eux. Il tenait dans la main un panier rempli de chrysanthèmes. Il mima un mouvement où Wolfgang donnait une fleur à Azeria. Le jeune homme sourit et tendit une pièce à l’arlequin et prit une fleur blanche et la tendit à sa voisine. Le mime applaudit et disparut dans la mer de gens. L’archer se leva – non sans en éprouver une certaine souffrance – et tendit la main à la demoiselle.

- Désirez-vous m’accompagner?

Il pouvait bien croire être dans une de ses chansons l’espace d’un moment.
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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Dim 2 Mar 2014 - 18:18

Assise sur le bord de la fontaine, Azeria fut heureuse d'apercevoir Wolfgang qui avançait vers elle. Le hasard lui souriait pour une fois puisque l'homme la remarqua et vint s'asseoir à ses côtés, lui souriant.

- Je ne m’attendais pas à vous revoir, mais j’espérais au fond de moi vous rencontrer à nouveau.

Elle ne dit rien, mais voulu lui dire qu'elle aussi était heureuse de le revoir, sa compagnie lui plaisait, même s'ils n'avaient échangé qu'une danse, le fait qu'elle l'ait veillé pendant son sommeil lui donnait l'impression de bien le connaître, et il représentait le contact le plus chaleureux qu'elle avait eu depuis au moins une centaine d'années.

- Pour vous remercier bien sûr. Oui, je vous dois une belle chandelle.

Elle lui sourit doucement face à cette réponse.

* Naturellement. *

Le fait qu'elle ne lui parle pas sembla gêner son compagnon qui se mit à rougir étonnement, le fixant de ses yeux glacés quelques instants, un étrange sentiment de chaleur emplit le corps d'Azeria alors que son cœur battait un peu plus fort, elle allait lui dire qu'elle était ravie de le revoir, lorsqu'un Arlequin se plaça devant eux et fit son numéro. Sauvés par le gong, le duo sembla se décontracter un peu, alors que Wolfgang prenait une des fleurs de l'homme. Il la tendit ensuite à Azeria qu'il l'accepta en remettant une de ses mèches de cheveux derrière l'une de ses oreilles. Sentant la fleur en silence, elle laissa ce flot d'odeurs pénétrer dans ses narines et une joie certaine s'empara de son corps. Levant les yeux, elle aperçut la main que lui tendait Wolfgang.

- Désirez-vous m’accompagner?

Elle posa sa main contre la sienne et se laissa tirer en avant. Se plaçant à ses côtés, elle passa son bras autour du sien, lui souriant.

- Je le désire.

Sa voix cristalline emplit de magie traversa les airs jusqu'à Wolfgang, elle avait parlé assez fort pour qu'il l'entende et assez bas pour éviter que la foule ne soit attirée par sa voix. Elle observa quelques instants sa réaction, alors qu'ils marchaient tous deux vers une destination inconnue de la démone.
Elle était heureuse, d'être là à ses côtés, même si ce n'était que pour quelques instants ou quelques jours, elle profiterait de sa compagnie autant que possible. Tandis qu'ils déambulaient parmi la foule, elle laissa son regard passer le long du corps de l'homme, devinant à ses traits qu'il était plus vieux que ce que son apparence physique pouvait laisser transparaître aux constants lambda. Il sentait bon aussi, ce qui était assez rare parmi les constants, et bien que le silence de la démone le perturbait légèrement, il ne semblait pas vouloir briser ce dernier à tous prix.
Se penchant vers le visage de son compagnon afin que peu de personnes ne l'entende, Azeria prit une grande respiration alors que son cœur battait la chamade, comme si elle se risquait à un combat dangereux.

- Je suis heureuse que vous m'ayez demandée de venir avec vous.

Sentant soudainement la chaleur monter à ses joues, elle reprit d'un coup sa position précédente et regarda droit devant elle, gênée. Elle prenait beaucoup de risques à parler ainsi, si une personne lambda l'entendait, cela risquait de créer des ennuis, la magie emplissant ses mots séduisant certaines personnes comme une sirène attirant sa proie. Elle resserra cependant son étreinte involontairement sur le bras de Wolfgang, comme terrifiée à l'idée que cela se produise, et que des villageois séduits ne viennent s'en prendre à eux. Chassant ensuite ses pensées de son esprit, elle se rendit compte de sa prise et lâcha soudainement son compagnon, toute rouge et se tenant les bras complètement gênée. Relevant la tête, elle observa la petite auberge qui se trouvait devant eux.

Ils étaient visiblement arrivés là où Wolfgang voulait se rendre.

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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Dim 9 Mar 2014 - 14:54

Il était étonnant de constater ce qu’une parole simple pouvait faire comme effet. Wolfgang eut l’impression qu’une vague déferla sur lui et il fut parcouru d’un sentiment inexplicable. Quelque chose en la demoiselle le captivait, mais il ne savait pas quoi. Elle était différente des autres femmes.
L’archer se trouva soudain bête. Que savait-il des femmes? Il avait vécu dans la maison familiale la totalité de sa vie et la seule présence féminine qu’il avait vraiment côtoyée était celle de sa mère. Ce n’était que depuis le début de son voyage qu’il avait eu l’occasion d’en rencontrer et juger la totalité de la gens féminine sur sa maigre expérience était peu raisonnable. Son regard se porta sur la main blanche au creux de son bras avant de ne suivre la courbe du bras et remonter jusqu’au délicat visage. Face aux yeux bleus qui le détaillaient, il se sentit à nouveau gêné et détourna vivement la tête.
Ce fut alors qu’il sentit le souffle de la jeune femme contre sa joue.

- Je suis heureuse que vous m'ayez demandée de venir avec vous.

Il ne put réfréner le frisson qui le parcourut. Il tenta vaille que vaille de ne pas laisser transparaître le trouble que ces simples mots créèrent en lui. Que dire de cette poigne sur son bras. Alors qu’elles étaient douces, la jeune femme semblait effrayée des paroles prononcées : comme si elle serait arrachée à lui par le simple fait de les dire. Wolfgang voulu poser sa main sur celle de sa compagne mais il ne rencontra que son propre bras. Ses doigts se resserrèrent sur les plis de son habit en signe de déception.
Sans le savoir, l’archer avait emprunté le chemin indiqué par Martha aux dents d’or et ils se retrouvèrent en face des Trois Rois. Le rouge monta à nouveau aux joues du jeune homme. Que penserait ça compagne de lui? La vue d’une auberge signifiait une chambre et une chambre… Toutefois, Wolfgang n’avait aucune mauvaise intention. Il pensa demander à Azeria de l’attendre à l’extérieur, mais se sermonna. On ne laissait pas attendre seule une demoiselle. Ainsi, il l’invita à entrer. Il capta le regard amusé de l’aubergiste. Celui-ci semblait dire «Belle prise» rendant l’archer encore plus mal à l’aise. Ils montèrent les escaliers montant à sa chambre et, une fois à l’intérieur, il balaya la pièce des yeux ne se souvenant plus de ce qu’il avait besoin. Dû à sa rencontre avec la jeune dame, son désir initial de revenir à l’auberge n’avait plus lieu d’être. Ainsi, il fixait bêtement chaque objet sans savoir quoi faire. Son attention se porta sur le sac de velours noir contenant son instrument. Il l’attrapa et glissa la corde sur son épaule.
Le moment était venu de repartir et Wolfgang alla rejoindre sa compagne près de la fenêtre. Il posa délicatement une main sur son bras afin de signaler sa présence et pour la retourner. Ils se retrouvèrent alors face à face, les yeux dans les yeux. Le cœur du jeune homme se mit à tambouriner dans sa poitrine. Cette proximité le chavirait et la bien séance aurait été de se séparer, mais il ne pouvait briser le contact. Il se rapprocha d’un pas. Leurs visages étaient presque l’un contre l’autre et le désir d’embrasser Azeria envahit l’archer. Il devait dire quelque chose.

-Je

Soudain, un bruit à l’extérieur brisa l’enchantement du moment. Le jeune homme releva le visage et regarda au travers de la petite fenêtre. Un chaos général avait envahit la place. Toutefois, au travers des badauds, un enfant restait de marbre, fixant le jeune homme. En le voyant, l’archer fut envahit d’une crainte inexplicable. Le gamin lui fit signe de descendre et un besoin instinctif poussa Wolfgang à obéir. Il traversa la pièce et se précipita vers la sortie. Une fois à l’extérieur, il regarda à gauche puis à droite.
Rien. Le fantôme avait encore disparut. Le jeune homme bouscula plusieurs passants afin de se poster à l’endroit même où il avait vu le gamin. Il fut rejoint pas Azeria alors qu’il cherchait encore.

-Pardonnez-moi, dit-il maladroitement, j’ai cru voir quelqu’un qui me semblait familier.

Il fut alors bousculé par un groupe d’enfants et une fillette cria à ses compagnons de se dépêcher.

-Vite, le concours de chanl va commencer.

Wolfgang chassa les mauvaises pensées qui le troublaient et sourit à Azeria tout en lui prenant la main. Un spectacle serait le meilleur moyen d’oublier les derniers événements.
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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Mer 12 Mar 2014 - 22:05

Ils avaient été proches l'un de l'autre à côté de cette fenêtre, très proche. Azeria fixait Wolfgang alors que son visage approchait du sien, le coeur battant tandis que ses lèvres n'étaient plus qu'à quelques centimètres des siennes. Pourtant, alors qu'elle était prête à recevoir le baiser de son compagnon, ce dernier la quitta précipitamment, comme happé par quelque chose en dehors de l'auberge...

Le suivant doucement, Azeria faisant attention à ce qu'aucun n'objet ne soit resté dans la chambre avant de rejoindre l'archer. Une fois en bas, ce dernier sembla quelques instants perturbés, avant de finalement prendre la main de la démone et la traîner dans ce qui semblait être un concours de chant. Un concours de chant... Une idée traversa les pensées d'Azeria, alors que les premiers chanteurs commençaient, impressionnant foule et jurés. La démone observait, sa main dans celle de l'archer les différentes personnes présentes. Son cœur battait calmement, alors qu'elle savourait ce moment de calme, où la musique et les chants couvraient cette peur du monde décharné qu'elle connaissait constamment.

Au bout d'un moment, une envie l'envahit alors qu'un homme venait d'achever sa prestation. Elle tourna la tête vers Wolfgang en souriant.

- J'ai bien envie d'essayer.

Il la fixa, tandis qu'elle avançait doucement en souriant vers l'estrade qui formait la "scène" de prestation. Sans plus de cérémonie, elle se dirigea dans la queue qui permettait de monter chanter. Au bout de deux chansons, ce fut enfin à elle. Grimpant les marches, elle se positionna devant la foule et alors que la musique commençait, elle prit une grande inspiration.

Une douce mélodie s'échappa alors de sa gorge, tandis que les villageois semblaient captivés. Fermant les yeux, Azeria laissa ses pensées guider ses paroles, la mélodie s'accentuait quand elle pensait au monde décharné, et se calmait lorsqu'elle repensait aux moments qu'elle avait passé avec Wolfgang. L'écart de rythme n'était pas choquant, car il se fondait parfaitement avec la musique. Aussi, rouvrant ensuite les yeux, elle continua son chant, fixant cette fois l'archer dans les yeux alors qu'elle chantait, laissant sa voix cristalline traverser la place... Sa performance était exceptionnelle, et aucun humain présent n'aurait put lutter contre la voix emplit de magie d'Azeria. Achevant finalement sa prestation, la démone s'arrêtait et passa sa main contre sa gorge, tandis que la foule applaudissait, visiblement captivée. Les hommes et femmes présents avaient des regards admiratifs, presque amoureux. Mal à l'aise, la jeune femme rougit en apercevant le sourire de son ami, descendant la scène. Arrivant à son niveau, elle le regarda, encore un peu timide.

- Je n'aurais pas dut faire ça...

Il la regardait et allait dire quelque chose, quand plusieurs hommes vinrent pour parler à Azeria qui les repoussa, un air dégouté sur le visage. Elle n'avait rien dit, mais elle leur avait fait clairement comprendre qu'il n'en serait rien. Attrapant ensuite la main de Wolfgang, elle murmura.

- Allons nous en, rester ici n'est pas une bonne idée.

Il ne pouvait savoir pour sa voix, et le fait que ça attirait les gens comme des mouches par le sucre, mais s'ils restaient ici trop longtemps, des bandits allaient venir, charmés par sa voix pour tout faire, afin d'obtenir ses faveurs, de gré ou de force...

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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Ven 14 Mar 2014 - 1:58

À sa plus grande surprise et non à sa plus grande joie, les musiciens de la veille était de retour. Ils occupaient l’arrière de la scène afin de laisser la place d’honneur aux concourants. Hommes et femmes faisaient entendre leur voix à une foule qui en demandait toujours plus. Les spectateurs étaient seuls juges. Ils accompagnaient les chanteurs si l’air leur plaisait et huaient devant le manque de talent. Wolfgang savourait l’instant. Tenant toujours la main d’Azeria, il se laissait porter par la musique.
Cela demandait du courage de monter ainsi sur la scène. Encore plus lorsque c’était votre famille et vos amis qui se trouvaient dans l’assistance. L’archer sentit soudain ses doigts le démanger. Il avait envi de jouer de son instrument de musique, mais pas devant tout ces gens. Il voulait chanter pour sa compagne. Il fut toutefois pris au dépourvu lorsqu’elle se tourna vers lui.

-J’ai bien envie d’essayer, lui dit-elle en souriant.

L’étonnement passé, il relâcha à contre cœur la main d’Azeria et récupéra son carquois et son arc qu’elle avait récupéré dans la chambre de l’auberge. Ainsi libérée de son fardeau, elle fut tout à son aise de se diriger vers l’estrade. Il se sentait étrangement nerveux pour la demoiselle. Il garda son souffle lorsqu’il la vit monter et ne se détendit qu’aux premières notes. Un silence s’installa sur la place. Les villageois semblèrent d’un même mouvement se rapprocher de la voix espérant ainsi peut-être l’attraper. De son côté, Wolfgang sentit un malaise en lui. La chanson vibrait dans chaque parcelle de son corps. Elle touchait une corde sensible qu’il ne connaissait pas et ne savait identifier.
La prestation de sa compagne finie, les villageois applaudirent brisant ainsi la magie du moment. Le jeune homme se sentit libérer du mal qui l’avait envahit. Azeria arriva et il eut tout juste le temps de chasser l’inquiétude de son visage.  Il lui sourit gentiment. L’archer allait prendre la parole pour la complimenter lorsque des hommes – tous plus imposants que lui – vinrent à leur rencontre. Ils voulurent bien converser avec la chanteuse, mais celle-ci les repoussa froidement. Wolfgang ne comprenait pas ce comportement. L’aventure de la nuit précédente l’avait, certes, peut-être rendue méfiante envers les hommes du village. Il aurait voulu la questionner sur le sujet, mais elle l’attrapa par la main et le tira en dehors de la grande place.

-Allons-nous en, rester ici n’est pas une bonne idée.

Pourquoi? Pourquoi n’était-ce pas une bonne idée. Qu’avaient-ils fait de mal. Elle avait tout simplement chanté attirant ainsi l’attention de certains hommes sur elles. Azeria était jolie avec ses longs cheveux noirs de jais qui encadraient son visage pâle et ses magnifiques yeux bleus. Lui-même était tombé sous le charme. Ainsi, Wolfgang n’était pas étonné que d’autres le soient aussi. Et sa voix…
Il se laissa guider jusqu’à ce qu’ils aient atteint une place vide. Le jeune homme obligea la demoiselle à s’arrêter et à se retourner vers lui. Ses yeux se posèrent une seconde sur les lèvres rouges avant de se fixer droit dans ceux d’Azeria.

-Dites-moi ce qu’il se passe. Pourquoi devions-nous quitter la grande place.

Il y avait quelque chose de bizarre chez la jeune femme et Wolfgang se sentait idiot de ne pas l’avoir vu plus tôt. L’homme d’hier et ceux d’aujourd’hui...

-Vous êtes quoi? Une voleuse, une assassine?

Il n’y avait ni méchanceté, ni reproche dans sa voix. Ses paroles sonnaient plus comme une plainte et il redoutait la réponse. Il pourrait difficilement accepter la réponse. Il ne pouvait classer Azeria dans la même catégorie que Grimm le Gris. Il lui en coutait de concevoir que ces mains blanches, qu’il prenait tant de plaisir à tenir, soit tâcher de sang. Wolfgang nécessitait cependant une réponse. Son cœur et sa conscience l’exigeait.
S’il y eut une réponse, jamais l’archer ne l’entendit. Des hommes firent irruption sur la petite place beuglant des inepties. Le jeune homme reconnu l’un des villageois qui étaient venus voir sa compagne après sa prestation. Contrairement à l’instant d’avant, il n’avait plus son côté balourd qui l’avait distingué. Il semblait plutôt en chasse et l’objet de sa convoitise était évident. Wolfgang se plaça devant Azeria. Il tira une flèche de son carquois et l’encocha; prêt à tirer.

-Passez votre chemin! leur ordonna-t-il, mais ç’aurait été trop simple.

Le balourd s’avança et Wolfgang relâcha sa flèche qui alla se ficher dans l’épaule. Toutefois avant qu’il puisse en encocher une deuxième, un autre homme arriva sur lui tel un buffle et le frappa. L’archer tomba sur les genoux et peinait à retrouver le souffle.

-Courez, souffla-t-il à Azeria.
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Lyanna Azura

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MessageSujet: Re: Fête aux fous [libre]   Mar 10 Juin 2014 - 21:46

Tout était allé si vite... Il fallait se dépêcher, quitter les zones habitées le plus rapidement possible. Chanter n'avait pas été une bonne idée, Azeria le savait mais elle avait eu cette stupide envie... Et maintenant, des hommes la pourchassaient et Wolfgang était mêlé à tout ça... Pourtant, il était innocent, et elle refusait d'user de ses pouvoirs mortels en sa présence.

Arrivant dans une place vide, l'archer la força à s'arrêter, avant de se mettre à la questionner. Les questions étaient légitimes, pour qui n'était pas au courant de la malédiction de l'âme décharnée. Elle voulait lui répondre, elle voulait lui dire qu'elle n'était pas une simple tueuse, qu'elle n'éprouvait aucun plaisir à le faire, mais qu'elle y avait été forcée. Mais... S'il l'acceptait, sa malédiction se briserait et elle pourrait rester enfin parmi les constants... Si seulement...

- Je... Je ne suis pas....

Elle ne put achever sa phrase, car des hommes les prenaient en embuscade. Le regard que portaient ces types sur elle était affreux, tant de vices et d'envies à la fois. Wolfgang banda son arc, voulant protéger celle qu'il croyait impuissante, ou... Totalement pure. Une flèche quitta l'arc de son ami, se fichant dans le type qui avançait vers Azeria.
Un autre homme se jeta sur l'archer, lui assénant un coup et le faisant mettre genoux à terre.

- Courez.

L'ordre était sec, et il ne demandait à Azeria que de fuir et rester en vie, mais si elle fuyait, elle savait que ça allait mal se finir, que Wolfgang en subirait les conséquences, qu'il en souffrirait, ou en mourrait. Elle avait déjà vu des hommes la poursuivre comme un morceau de viande, et tuer tout ce qui se trouvait sur leur route, même leurs anciennes femmes ou leurs enfants... Elle refusait que lui, subisse le même sort.

Fermant les yeux et serrant les poings, la demoiselle souffla longtemps, accumulant son pouvoir. L'air se mit à vibrer autour d'elle et de l'archer, tandis qu'elle rouvrait les yeux doucement, déclarant de sa voix cristalline.

- Non... Je ne vous laisserais pas être blessé par ma faute, je vais nous protéger.

Ouvrant ses mains, un bruit sourd se propagea sur la place, alors que la sphère de vide se plaçait autour des deux personnages. Tous les hommes qui les attaquaient s'effondrèrent, privés soudainement d'air et les faisant s'évanouir. Plongeant ses yeux de glace sur l'archer, Azeria le regarda un peu gênée et pleine de tristesse, posant sa main sur la joue de son ami.

- Ils ne sont pas morts, juste inconscients... Je suis navrée pour tout ce qui arrive... Mais... Je ne suis pas une tueuse, je ne prends aucun plaisir à faire ce que je fais, et je n'utilise mes pouvoirs que par nécessité. J'aurais voulu ne jamais en avoir, mais j'ai été doté de cette... Malédiction.

Elle le laissa se relever, et alors qu'elle sentait son lien avec le monde s'affaiblir, elle avança doucement vers Wolfgang, se souciant peu de savoir si elle allait se faire transpercer d'une flèche ou non. Son corps commençait à se dissiper, s'envolant tels des pétales de roses blanches dans les cieux avant de disparaître dans le vide. Elle posa alors ses deux mains sur les épaules de l'homme qui l'avait faite se sentir en vie. Elle apposa ensuite un doux baiser sur ses lèvres, savourant cet instant qu'elle ne connaîtrait peut être plus pendant plusieurs siècles. Il ne restait plus que le haut de son corps dans Feleth, le monde décharné la rappelant à lui.

- Je suis maudite, je n'appartiens pas à ce monde, et j'aurais aimé vous raconter ma vie, et passer un bout du reste de cette dernière avec vous. Je ne suis qu'une prisonnière et je ne peux malheureusement pas savourer ce plaisir. Le peu de temps que j'ai passé ici a été de loin le meilleur moment que j'ai vécu depuis ma naissance. Merci, du fond de mon cœur, je suis heureuse d'avoir put être là avec vous. J'aurais juste souhaité... Pouvoir vous aimer un peu plus longtemps, et que vous, vous m'ayez aimé en retour...

Elle se laissa alors partir, son corps se dissipant encore un peu plus, elle plongea son regard dans les yeux de celui qui avait fait battre son cœur pour autre chose que pour survivre quelques jours. Elle adressa un sourire à cet homme qui avait sut par sa noblesse et sa gentillesse réchauffait cette pauvre âme errante.

- Nous nous reverrons peut-être... Wolfgang... Adieu.

L'instant d'après, elle disparut, des petits pétales blancs éclatants comme des flocons de neige, avant de s'évanouir dans la nature, elle n'était plus sur feleth, ni sur aucun monde, et seul le froid et le silence du monde décharné, de chez elle, l'accueillit à son retour...
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Fête aux fous [libre]

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