''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Ode à Lysianne [PV Djerin]

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Wolfgang Oxford



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MessageSujet: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Sam 1 Mar 2014 - 1:03

La rivière dormait doucement dans son lit. Calme, elle ronronnait de douceur. Elle était si paisible que les eaux claires permettaient de voir le fond couvert de galets. Soudain, une goutte tomba du ciel, puis une deuxième. L’eau se teinta alors de rouge. Le courant dissipa le nuage obscur comme s’il espérait garder la pureté de la rivière.

Wolfgang plongea ses mains dans l’eau afin de les nettoyer. Il regarda le sang qui les couvrait se disperser dans les flots. Il y trouva un spectacle fort plaisant. Il se releva et retourna auprès du feu pour s’occuper de lièvre qui lui servirait de repas. La bête avait eu la malchance de croiser le chemin de l’archer et ce dernier n’avait pas manqué sa cible. Il la ratait rarement. Le jeune homme alla ensuite vers de sa monture. Il regarda l’intérieur d’une des sacoches et vit deux gourdes. Il les attrapa toutes deux et revint auprès de son repas. Il piqua de la pointe de son poignard la carcasse du lièvre jugeant qu’il devrait attendre avant de le manger. Son estomac protesta à la penser de retarder l’heure du dîner. Pour calmer sa faim, il but une longue gorgée d’eau.

Il était sur les routes depuis déjà des semaines et il n’avait réussi à obtenir aucune information valable sur Grimm le Gris. Plusieurs s’accordait à dire qu’il devait être mort. En dix ans, il avait pu lui arriver n’importe quoi. Cependant, le jeune homme ne pouvait se résoudre à abandonner. Sa quête à Venill avait été un échec cuisant et plus il s’éloignait de sa maison plus il se sentait perdu.

Mieux valait chasser ses pensées qui le tiraillaient jour après jour. Le jeune homme vint pour boire une seconde gorgée lorsqu’il lança, rageur, la gourde au bout de ses bras. Il n’avait pas soif d’eau, mais de vengeance. Il était loyal à sa quête et à ses parents. Il ne serait plus rien s’il délogeait de sa mission. Alors pourquoi cet arrière-goût amère de doute? Il attrapa la seconde gourde pour la porter à sa bouche. Il but goulument le vin jusqu’au moment qu’il ait un vertige. Ce qui était très peu. Il regarda avec envi la graisse du lièvre goutter dans le feu. Le fumet lui fit monter l’eau à la bouche et il ne put se retenir plus longtemps. Il attaqua la pièce de viande comme une bête sa proie. Quoiqu’ici la tâche était des plus aisées puisque le lièvre était déjà mort. Lorsqu’il eut terminé son repas, Wolfgang se lécha ses doigts un à un afin de savourer le goût du gras animal. Manger était quelque chose de divin.

Un fois ses mains lavées, il sortit son luth de son étui. L’archer l’avait transporté depuis le début de son aventure. Faute de pouvoir transporter un piano derrière son cheval, il avait choisi d’apporter cet instrument. C’était son unique lien avec sa vie passée. Il s’accorda avant de se mettre à jouer. La prudence aurait été d’évité de faire du bruit, mais il désirait faire la rencontre des bandits. Si les gens des villages n’étaient en mesure de le renseigner, eux le pourraient peut-être. Le musicien chanta La belle et son chevalier des fleurs, La princesse aux longs cheveux d’or, La montagne brumeuse et une foule d’autres. Il les avait jouées la soirée précédente, mais alors il y avait une foule pour l’entendre. L’aubergiste lui avait promis un repas chaud en échange de quelques chansons. Il avait obtenu plus. Sa fille était venue le rejoindre dans sa chambre au milieu de la nuit :

-Chante moi Ode à Lysianne, lui avait-elle susurré à l’oreille.

Alors qu’il chantait à voix basse, elle lui bécotait le cou. Il aurait bien voulu rejouer la chanson pour faire apparaitre la fille de l’aubergiste. La compagnie des femmes lui était généralement sans intérêt, mais cette dernière avait réussit où plusieurs avait échoué. Il avait arrêté de penser à sa quête le temps qu’il se trouva dans ses bras. Au matin, avant de s’éclipser, elle l’embrassa une dernière fois.

-Ne m’oublie jamais, lui avait-elle demandé et il ne l’oublierait pas.

La nuit avait étendu son long manteau noir lorsqu’il arrêta de jouer. Personne n’était venu et il n’aspirait qu’à dormir désormais. Il rangea son instrument et s’enroula dans sa cape. Il fredonna Ode à Lysianne sans pouvoir la finir. Aux premières notes du dernier couplet, des bruissements le firent tourner la tête vers l'extérieur du cercle lumineux. Le jeune homme vit des silhouettes noires s'avancer vers lui. Il tendit la main vers son arme, mais son effort fut vain. Un pied lui écrabouilla le poignet et il lâche un cri de souffrance. Wolfgang attrapa son couteau de sa main libre et, dans un grand mouvement de bras, le planta dans la cuisse de son adversaire. A peine eut-il porté son coup, qu'il sentit qu'on le frappait à son tour. Soudain, tout devint noir.

À son réveiller, le soleil était déjà haut dans le ciel. Le mal de tête qu'il ressentait s'accentua lorsqu'il ressentit les cahots de la charrette. Le musicien leva ses mains pour les porter à sa tête, mais son mouvement fut arrêter par le lien qui les liait au plancher de bois.

- Tiens, la chanteuse est réveillée. T'aurais pas dû le frapper aussi fort Pod, le maître aime pas qu'on lui abîme sa marchandise.  

Wolfgang regarda autour de lui, dans le maigre espoir de trouver une main secourable.
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Djerin Rashkae

Guide des Protecteurs guerriers, Martyr

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Fiche de Personnage : Djerin, le premier martyr


MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Sam 3 Mai 2014 - 23:01

Djerin se tenait au sommet d'une colline surplombant le village de Rivelongue. La bourgade entourée d'une palissade de bois lui était familière, car il y était déjà passé deux ans auparavant, aidant les habitants à se débarrasser d'un ours meurtrier. La palissade avait du être érigée plus tard ainsi que plusieurs autres bâtiments. Suivant le sentier, le séraphin rejoignit la porte. Un jeune homme armé d'une pique de fer se tenait devant celle-ci et contait fleurette à une adolescente qui buvait ses paroles d'un air béat. Quand le guerrier fut à une dizaine de mètres de la porte, son gardien réagit en poussant la jeune fille derrière lui et pointant son arme vers l'étranger.

Halte ! Les étrangers ne sont pas admis au village sans être accompagnés d'un habitant prouvant sa bonne foi !

Le fait que l'arme que tu pointe sur moi est mon œuvre pourrai suffire, mais si cela ne te suffit pas, va chercher Henricks, le ferrant.

Maitre Henricks est mort il y a moins d'un mois.

Alors va chercher un des hommes qui ont combattus l'ours il y a deux ans.

Qui ont combattus...

Le garçon baissa les yeux sur l'objet qu'il tenait entre les mains et pâlit. L'arme, un long épieux à sanglier entièrement en fer, faisait partie des sept créés par le séraphin pour terrasser la bête lorsqu'il l'attaquerait au corps à corps. Le garçon se tourna vers sa belle, exposant son dos à l'ange.

Va chercher Dramel. Lui il saura.

Djerin grimaça, ledit Dramel était celui des sept qui avait fuit à la vue de l'ours, mais qui s'était gargarisé d'avoir abattu la bête avec les autres pendant les jours qui avaient suivis. Cependant, lorsqu'il arriva, il parut soulagé de voir celui qui avait menacé de le tuer s'il continuait.

C'est bon, Jelan, tu peux le laisser passer. Nos ennuis sont finis.

Le garçon écarta sa pique et le séraphin s'approcha de lui. Il lui posa la main sur l'épaule et plongea son regard dans celui du jeune homme.

Ne détourne jamais le regard d'un inconnu potentiellement hostile. ET NE LUI PRESENTE JAMAIS TON DOS !

Dramel soupira quand l'ange vint vers lui mais ne fit aucun commentaire. Ils traversèrent le village jusqu'à l'auberge et prirent le temps de partager un cruchon de vin avant même de commencer à parler.

T'as pas changé pas vrai ? Toujours aussi bavard... Et radical...


Il marqua un long silence.

On aurait bien eut besoin de toi il y a deux mois.

Un des sourcils de l'ange s'arqua.

Ya des pillards dans le coin, ils enlèvent les jeunes filles et tuent ceux qui les cherchent. Les six de la dernière fois y sont allés, on a retrouvé que leurs piques, et leurs têtes dessus.

Où ?

En général près de la rivière. Et c'est là qu'on a retrouvé les piques.

Le nom d'une des filles, la plus forte tête de préférence?

Euuh, Léona. Mais pourquoi ?

T'occupe. Trouve moi des fringues de paysan, et un endroit ou poser mes affaires.

D'accord.


Si l'homme se posait des questions, il n'en exécutât pas moins les ordres du séraphin. Lorsqu'il revint quelques minutes plus tard avec un grand sac et une poignées de frusques, Djerin le fit remonter dans son estime. Malgré sa lâcheté, il n'en restait pas moins efficace. L'ange passa les vêtement et s'engagea ensuite dans un exercice difficile, consistant à cacher dans le tissu de minuscules fils de métal tirés de sa cotte d'écaille. Lorsqu'il y eut une bonne quantité de métal dans les vêtements, il rangea ses affaires dans le sac et le confia à Dramel.

Bon, j'y vais. Je te ramènerais les filles. Et si je ne peux pas, la tête des responsables.

Le guerrier quitta l'auberge désarmé, dans une tenue qu'il aurait jugé ignoble quelques années plus tôt. Lorsqu'il passa la porte il arracha son arme des mains du gamin en lui ordonnant de s'en trouver une autre. Il prit la direction de la rivière en faisant un maximum de bruit comme un enfant qui tente de se cacher. Il lui fallut plusieurs heures pour tomber sur une bande organisée d'une dizaine d'hommes armés. Il les chargea en hurlant comme un demeuré, et les pillards restèrent à le regarder en rigolant. Lorsqu'il se fit trébucher à quelques mètres d'eux, le plus proche sortit un couteau. Djerin prit une voix gémissante.

Relâchez ma sœur. S'il vous plaît. La pauvre Léona n'as rien fait pour mériter ça.

Eh, attend Pod. Léona, c'est pas la petite rouquine qui tiens encore un peu tête ?

S'il vous plait.

Le tue pas. Voir son frère mourir devant ses yeux devrait la briser définitivement. On l'embarque.

L'ange fut chargé sans ménagement et attaché dans un chariot à coté d'un jeune homme aux cheveux noirs. Lorsque le jeune homme ouvrit les yeux Djerin tenta de le jauger du regard.

Tiens, la chanteuse est réveillée. T'aurais pas dû le frapper aussi fort Pod, le maître aime pas qu'on lui abîme sa marchandise.

Visiblement la marchandise n'avait aucun genre favoris. Ou alors le jeune homme n'en était pas un. N’arrivant pas à ce décider sur ce qu'il devait faire de lui, le séraphin se rapprocha discrètement de son infortuné compagnon et lui murmura une question.

Est ce que tu sais te battre ?


Dernière édition par Djerin Rashkae le Lun 5 Mai 2014 - 8:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Dim 4 Mai 2014 - 12:18

La question prit du temps à se frayer un chemin dans l’esprit brumeux du jeune homme. Savait-il se battre? Il savait tirer à l’arc, mais son arme était attachée à la selle de son cheval. Le combat à corps à corps était loin d’être sa spécialité et à deux contre douzaine, il doutait de leur réussite. Ainsi, il regarda son voisin avant de détourner la tête sans daigner ouvrir la bouche. Toutefois, les paroles n’avait pas échappé à Pod qui tapa de son gourdin la charrette. Il fixa ses deux captifs.

-Fermez-là sinon j’sais comment vous la fermer moi.

On avança jusqu’au soleil couchant. Le commandant du «convoi» donna le signal de la halte et les bandits installèrent leur camp dans une petite clairière en bordure de la route. Un gringalet détacha le lien qui maintenait les captifs à la charrette et les obligea à descendre. Il les obligea à s’asseoir dos à dos et second bandit vint leur lier les points. Wolfgang se sentit petit. Ainsi attaché à son compagnon d’infortune, il n’avait ni les muscles, ni la stature de l’autre. Le musicien avait rarement vu un fermier avec une telle stature et il était encore plus rare que l’un d’eux sache réellement se battre. Nonobstant, il avait d’autre soucis en tête. Une fois la soupe sur le feu, on s’intéressa à nouveau aux prisonniers.

-Nous allons jouer au jeu de la vérité. C’est tout simple, je vous pose une question et vous me répondez la vérité. Ne me mentez pas parce que je le saurai. J’ai comme qui dirait ce pouvoir. Et si votre réponse ne me satisfait pas, Pod et Rogue –ils allèrent se positionner devant chacun des captifs (Wolfgang hérita de Pod) vont personnellement se charger de vous. Alors la chanteuse, tu t’appelles comment? lui souffla au visage le chef du groupe.

Le jeune homme ne put s’empêcher de détourner le visage pour échapper aux vapeurs d’alcools en provenance de la bouche du questionneur. Voyant que l’archer n’avait aucune intention de participer à son jeu, le chef regarda Pod et fit signe de la tête. Ce dernier sourit et frappa.

-Ton nom?
-Mathias, cracha Wolfgang.
-Ne joue pas au plus malin. Pod?

Le nouveau coup plia le jeune homme en deux. Le bandit attrapa les cheveux du musicien et l’obligea à relaver sa tête. Les yeux dans les yeux, l’interrogateur poursuivit :

-Ton nom?
-Wolfgang.
-Et t’as quel âge Wolfgang?
-Vingt-trois.
-Plus vieux que la moyenne, mais t’as l’apparence d’un gars de seize ans. Le maître ne s’en formalisera pas. Pod frappe le une derrière fois.
-Pourquoi Trevis?
-Juste pour ton plaisir.

C’était désormais au tour de l’autre captif. Toutefois, l’archer avait beaucoup trop mal pour se concentrer sur la conversation qui se déroule derrière lui.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Lun 5 Mai 2014 - 16:46

Djerin écoutait l’interrogatoire de l'inconnu. Ainsi donc, son compagnon s'appelait Wolfang. Son âge aurait pu être celui de son enfant, s'il avait eut des ailes bien sur.

À ton tour gueule d'amour. Ton nom ?

Djerin plongea son regard dans celui de son interlocuteur, et chassa toute émotion de sa voix.

Jack

Le pillard eut une seconde d'hésitation, sûrement décontenancé par l’absence de peur de sa victime, mais se ressaisit.

Bien... Bien... Le reste importe peu, de toute manière tu crèvera quand on sera arrivé. Rogue, pète lui la gueule, elle me revient pas. Amuse toi mais laisse le en vie et garde son visage identifiable.

Ledit Rogue se fendit d'un sourire et leva son bâton. L'ange transféra son regard dans celui de l'homme et le fixa. Il fronça les sourcils et lui envoya un coup dans la mâchoire en grognant un imprécation quand à sa mère, sûrement vrai d'ailleurs. Les coups suivant frappèrent les cotes et les jambes, avec suffisamment de force pour couper le souffle du séraphin. Le bandit se lassa rapidement de tuméfier Djerin, ce dernier n'émettant aucun son excepté quelques grognements occasionnels. Trevis revint vers lui, et se pencha pour susurrer à son oreille.

Promis... Jack... Dès que nous arriverons, j'aurais mon fouet sous la main. Et là, je te ferais crier. Je te ferais tellement crier qu'à la fin du me suppliera de te trancher la gorge.

Le séraphin eut un rictus, présageant à l'avance l'ampleur du massacre qui aurait lieu lorsqu'ils arriveraient.

Lorsque j'en aurais finis avec toi. Tu ne sera plus en état de me supplier de quoi que ce soit...

Travis éclata de rire et donna lui un ultime coup de pied dans les côtes. Il s'éloigna vers le feu de camp pour se nourrir et narguer ses victimes.

Profite bien de ta dernière nuit Jack !

Wolfang se tordait encore de douleur, n'étant pas aussi costaud que l'ange et encaissait beaucoup plus difficilement. Djerin murmura de façon à n'être entendu que du garçon.

Essaie de dormir, je te réveillerais en temps voulu.

Le guerrier se concentra, et tenta de rassembler tout le métal caché dans ses vêtements. Au bout d'une heure dont il sortit essoufflé, il en avait réunis assez pour en faire une boule de la taille d'un poing, collée contre sa nuque. Il se reposa, en réfléchissant aux questions qu'il poserait à son camarade. Il aurait peu de temps, et surtout devrait économiser son énergie.

Lorsque le garde fut relevé, et que le nouveau alla se placer de l'autre coté du camp, il secouât les épaules. Wolfang se réveilla aussitôt, aux aguets, preuve d’expérience en matière de vie à la dure. Djerin déploya le métal comme une fine bande qu'il remua devant les yeux du garçon, avant de la poser entre la lune et sa tête. Le bout de la bande devint une fine plaque sur laquelle il creusa des mots.

* vais te poser question oui un coup non deux garde trois *

Il ressentit un petit coup dans le bas de son dos.

* tu sais te battre ? *

Il ressentit encore un petit coup.

* cheval vide arc toi ? *

Encore un coup

* épée ? *

Deux petits coups

* si arc toi tirer ? *

Un coup.

* quand arrive on evade *

* sera prêt ? *


Il y eut un ultime coup suivit rapidement de trois coups rapides qui se répétèrent jusqu'à ce que le métal se résorbe en deux traits autour des biceps de l'ange. Djerin ferma les yeux pour dormir.


Dernière édition par Djerin Rashkae le Jeu 15 Mai 2014 - 14:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Jeu 8 Mai 2014 - 14:11

Chacun des coups que reçus Jack étaient d’une grande violence et Wolfgang se demanda comment il faisait pour rester aussi stoïque. Il émit quelques grognements et rien de plus. De son côté, l’archer peinait toujours à retrouver son souffle. Surtout que chaque mouvement que son compagnon d’infortune faisait pour encaisser les coups lui faisait un mal de chien. Les cordes qui les liaient eurent tôt fait de lui brûler par frottement la peau des poignets. Son calvaire cessa enfin lorsque Trevis en eut fini avec eux pour la soirée.

- Essaie de dormir, je te réveillerais en temps voulu.

Il aurait voulu rire, mais son ventre lui faisait trop mal pour le lui permettre. La bonne blague que venait de lui raconter Jack. Essayer de dormir alors qu’il était capturé par des bandits, attaché à un inconnu et qu’on l’amenait chez un maître qui désirait son corps. Tout le monde peut tranquillement dormir dans cette situation. Non, il allait rester réveiller.

Une heure passa, durant laquelle Wolfgang fixa devant lui tout en écoutant ce que leurs kidnappeurs racontaient. Ils ne disaient rien d’intéressant ou d’intelligent. Il dut toutefois s’endormir puisque Jack le secoua et le réveilla. Le jeune homme regarda de tous les côtés, perdu, avant de se souvenir où il était. Il vit alors la barre de métal qui flottait devant ses yeux. Le musicien n’était pas à sa première démonstration de magie, mais il était toujours surpris et dérouté. Feleth était de plus en plus étrange et compliqué. Tous ceux qu’il rencontrait semblaient avoir des pouvoirs magiques alors que lui il en était complètement démuni. Sa stupeur passé, il se concentra sur les mots qui se gravaient sur la bande de métal.

Le principe de communication était simple et Wolfgang cogna une fois le bas du dos de Jack. Il répondit à toutes les questions. Ainsi, l’autre voulait aussi s’échapper. Il le savait : Jack n’avait rien d’un fermier. Trop sûr de lui, trop musclé, trop… guerrier. L’archer tourna la tête vers Trevis. Celui-ci leva son verre dans la direction du captif avant de rire. Le bandit devait aussi connaître le secret de Jack. Alors pourquoi ne pas l’avoir tuer plus tôt?

Le temps passa et les hommes s’endormirent un à un. Durant son attente, l’archer analysa comment ils pourraient se libérer de leur entrave. Peut-être que Jack pourrait transformer le métal en lame en utilisant de sa magie, mais cela prendrait trop de temps. S’il pouvait avoir ne serait-ce qu’un seul de ses couteaux. Cette réflexion lui donna l’éclair de génie qu’il avait besoin. Il se tordit et glissa sa main dans l’une des poches de son pantalon. Il en sortit une pierre. Il la fracasse contre le sol pour en extraire un éclat aussi coupant qu’une lame. Il remercia les dieux de toujours garder un bloc de silex sur lui. Cette pierre lui permettait de créer des pointes de flèche lorsqu’il était mal prit. Ainsi, avec l’éclat obtenu, il put couper ses liens. Il attendit le deuxième changement de garde avant de réveiller son compagnon par trois coups dans le bas du dos.

Il sauta sur ses pieds et se dirigea vers sa monture. Il ne se préoccupa pas de Jack. Il devait savoir ce qu’il avait à faire. L’archer attrapa son arme et encocha une première flèche. Il se retourna et chercha Trevis des yeux. Son cœur se serra lorsqu’il l’aperçut. Le bandit posait une lame sur la gorge de la fille de l’aubergiste. Il ne savait pas d’où il l’a sortait, mais elle était là. Le musicien leva son arme près à tirer. La jeune femme glapit de peur et Trevis éclata de rire.

-Tu tires, je la tues. Je connais les gens de ton espèce la chanteuse. Trop noble pour tirer lorsqu’une belle demoiselle est en danger. Mais c’est aussi grâce à elle que nous avons su où te trouver. Elle n’avait que des éloges pour toi et notre maître aime les perles rares.

Une rage bouillait en lui. Il releva son arc et tira la corde jusqu’à ses lèvres. Il était certain de ne pas rater sa cible. On le bouscula au moment où il dépliait les doigts et la flèche alla se planter dans l’arbre derrière Trevis. Étalé sur le sol, il chercha a récupéré son arme et lorsqu’il se retourna pour viser celui qui l’avait poussé, il arrêta son geste. Jack se tenait à l’endroit où lui-même se tenait quelques secondes plus tôt.

-Déposez vos armes et je serai clément, intervint Trevis. Pod et Rogue, s’éparez nos deux nouveaux amis. Il ne faudrait pas qu’ils s’échappent alors que nous sommes si près de chez le maître.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Lun 12 Mai 2014 - 21:43

Djerin ressentit trois coups dans le dos et se réveilla. Le signal d'alarme qu'il avait signifié a son compagnon devait avoir un sens. Lorsque Wolfang se leva, il comprit. Le garçon les avait libérés tout les deux et s'élançait vers son cheval et son arc. Le Séraphin secouât la tête avec dépit et se dressa. Les bandes d'acier devinrent une tige pointue, et Djerin lança son javelot improvisé sur le garde. L'homme s'effondra dans un cri bref. L'ange s'approcha et ramassa l'épée du mort en retirant l'épieu. La cote de maille était trop petite et il n'avait pas le temps de l'ajuster.

Il y eut un glapissement féminin. Djerin leva la tête vers la source du son et vit Trevis tenir une jolie jeune femme, sa lame contre la frêle gorge. Le réel problème se situait dans le garçon, son regard, et la façon dont il pointait son arc indiquait qu'il allait tuer Trevis. Chose parfaitement intolérable. Djerin se mit a courir vers son camarade et le bousculât au dernier moment. Se faisant, provoquant la perte de son tir dans les bois.

Déposez vos armes et je serais clément. Pod et Rogue, séparez nos deux nouveaux amis. Il ne faudrait pas qu’ils s’échappent alors que nous sommes si près de chez le maître

Djerin tendit une main a Wolfang et le dressa.

Deux choses, lui, il reste en vie jusqu'à ce que j'en ai finis avec lui, et je m'appelle Djerin.

Le regard de Trevis se fit plus serré et se fixa sur l'ange.

Maintenant, bats toi pour ta vie.

Djerin prit son épieu et le jeta a travers le camp de fortune. La tige d'acier se planta dans l'épaule du chef des bandits et disloqua l'os. Il partit au sol en hurlant. Le Séraphin n'était pas resté inactif, profitant de la confusion crée par le cri, il désarmât le fameux Rogue et l'envoya rejoindre le sol d'un coup de tête. Pod tenta de lui fendre le crane avec un hache d'arme mais l'épée de son compagnon fut trop vite dans son ventre tandis que celle du garde bloquait le manche de l'arme.

La tuerie commença quelques secondes après, la fille avait disparu, qu'elle ait fuit ou pas, et les brigands chargeaient en braillant. Même désorganisés et incompétents, dix hommes sont une menace pour un combattant isolé. En effet, impossible de voir ce que font dix personnes en même temps. Cette idée ancrée dans sa tête par un de ses maîtres des siècles plus tôt, ne l’empêcha pas de contre-charger en poussant un hurlement glaçant proche de celui du blaireau.

Une ses lames cueillit le premier brigand au menton, lui transperceant le crane du premier coup. Il lâcha la poignée de cette épée pour prendre à deux mains celle de l'autre. La tête d'un second brigand s'envola, son cou nu tranché tandis que du coin de l’œil Djerin crut apercevoir un homme abattu d'une flèche. L'ange para trois épées et écartât un des brigands d'un coup de pied. Il prit encore deux vies du tranchant de sa lame.

Les quatre bandits restants semblaient hésiter, les leurs reposaient au sol, baignant dans un sang brun rouge qui imbibait lentement la terre. Il reculèrent quand l'ange fit un pas en avant et le plus éloigné trébucha sur son chef sans connaissances. Djerin s'accroupit, ramassant les dagues de quatre des morts. Il les soupesa et en fit sauter une.

Si vous restez et que vous coopérez, je ne vous tuerais pas. Si vous fuyez je vous tuerais. Et si vous voulez attaquer, je vous attend.

Le Séraphin planta son épée dans le sol, et, un dague dans chaque mains les autres a la ceinture, alla se placer devant les hommes. Le premier tenta de fuir, et le poignard se planta entre ses omoplates, juste au niveau du cœur. Le second et le troisième échangèrent un regard avant de frapper de concert. Djerin se pencha en arrière dans un mouvement coulé qui l’amena derrière les brigand qu'il poignarda.

Lorsqu'il revint vers le quatrième et dernier survivant, celui-ci s'agenouilla dans la boue sanglante du sol en suppliant. La poignée de la dague heurta sa tempe et il s'effondra assommé. Djerin jeta un œil vers son compagnon qui n'avait pas bougé, le fixant d'un regard indéchiffrable. L'ange se retourna vers Trevis qui gémissait sur le sol, son bras sans épaule pendant le long de son corps. En arrivant, le guerrier posa le pied sur la gorge du bandit et se mit à appuyer..

Alors ? Ces coups de fouets ? Indique moi la maison du maître et tu vivra assez longtemps pour espérer me les mettre un jour. Si personne ne te tue avant bien sur.

Va te faire foutre !

Mauvaise réponse.

Le pied s’enfonça un peu plus sur la gorge et l'épée du séraphin se planta dans la cuisse du bandit. Le bras valide de l'homme se tendit dans une direction. Djerin leva un sourcil en appuyant un peu plus fort. Le bras se décala légèrement et le regard se fit implorant.

Merci. Wolfang ! J'ai finis avec lui, sa survie n'est plus ma priorité.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Ven 16 Mai 2014 - 12:31

Quelle incongruité. Wolfgang regarda la main qu’on lui tendait sans vraiment savoir s’il devait la prendre. Il l’attrapa malgré tout et se hissa sur ses pieds. L’archer se sentit sermonner alors que ce Djerin l’empêchait de tuer Trevis et il ne put empêcher son regard de se durcir. Il ne put vraiment protester. Le guerrier s’attaquait déjà au chef des bandits. Le jeune homme vit l’épieu traverser l’épaule comme si elle était faite de beurre. Sa prisonnière clapis d’effroi mais elle eut la bonne idée de s’enfuir. Elle se précipita sur la seule personne qu’elle connaissait. Elle prit Wolfgang dans ses bras et fondit en larmes.

-Je suis désolée, ils sont passés à l’auberge et ils m’ont enlevée. Je leur ai dit que t’allais venir me chercher. Je suis désolée, vraiment. Tellement désolée.

L’archer, malgré la colère qu’il éprouvait contre la fille de l’aubergiste, sentit son cœur fondre en entendant son ton désespéré. Il la repoussa et l’attrapa par les épaules. Il avait voulu attirer des bandits en chantant et il avait attiré les mauvais. C’était autant de sa faute que celle sa compagne de la nuit d’avant.

-Cours, lui dit-il. Retourne à l’auberge –voyant l’hésitation dans le regard de la jeune fille, il la poussa dans la direction d’où ils venaient – maintenant!

Il vit son regard se durcir. Il n’y avait plus rien de la douce demoiselle qu’il avait voulu protéger. Elle sortit un couteau de derrière elle et poignarda le jeune homme. Il n’eut pas le temps de se protéger, beaucoup trop surpris par se retournement de situation. Avant même qu’il ne puisse réagir, elle lui plantait le couteau au niveau des côtés.

-Chante moi une chanson mon cœur –elle remonta un peu plus la lame – Tu aurais été merveilleux dans ma collection.

Elle retira l’arme et s’enfuit dans la noirceur de la nuit. Wolfgang resta sur place, ne comprenant toujours pas ce qu’il venait de se passer et avant que son cerveau puisse saisir pleinement la situation, il entendit un cri derrière lui. Il se retourna vers le combat. Il abattit l’homme qui chargeait dans sa direction. Il pivota sur lui-même et brandit à nouveau son arme avant de figer devant la scène. Des dix combattants, quatre restaient debout. Pod était mort et Rogue inconscient. Sous la lumière du feu, le sol luisait du sang des morts. Il vit une tête non loin de lui alors que son tête était aux pieds de Djerin. Les quatre derniers bandits ne tardèrent pas à rejoindre leurs camarades dans la mort. L’archer fut parcouru d’un frisson. Le guerrier et lui ne jouaient pas dans la même catégorie. Donner la mort semblait une chose si facile pour son compagnon. Son corps était fait pour le combat, l’épée un prolongement de son corps. Et ce pouvoir… le musicien s’était fait à l’idée qu’il y avait de la magie sur ce monde, mais il restait toujours surpris lorsqu’il en voyait. Sa vie dans sa campagne natale l’avait préservé de cette réalité.

Le mieux aurait été de partir à son tour. Il aurait dû monter en selle et reprendre sa route. Il était toutefois effrayé et fasciné par Djerin. Cette force qu’il n’avait jamais eue. Une magie qu’il n’aurait jamais. La voix de son père résonna dans sa tête. Matias lui disait toujours que la plus grande force était la famille et la plus pur des magies l’amour. Le jeune homme réalisait de plus en plus que ces paroles étaient vides de sens dans ce monde barbare.

-Merci. Wolfang ! J'ai finis avec lui, sa survie n'est plus ma priorité.

L’interpellé sortit de ses pensées. Il regarda son aîné et pencha la tête vers la droite. On lui offrait de tuer Trevis sur un plateau d’argent. Il aurait dû être heureux. Lui faire payer pour ce qu’il lui avait fait endurer, mais Wolfgang ressentait surtout du dédain face au cadeau de Djerin. On ne tue pas un homme désarmé. On ne frappe pas un homme qui est déjà par terre. C’était des règles simples, mais des règles d’honneur.

-Faites ce que vous en voulez. Mon père m’a toujours dit qu’épargner une vie était plus courageux que de la prendre.

Évoquer Matias aussi ouvertement lui tordit le cœur. Il se retourna vers sa selle, tournant ainsi le dos à Djerin, afin de cacher les larmes qui perlaient à ses yeux. La journée avait été éprouvante et il ne devait pas se laisser aller à ses émotions. Les garder cacher, ne pas en parler. Sa faiblesse était son passé.

Il sentit une douleur se répandre dans son corps. L’adrénaline disparue, la douleur reprenait possession de son dû. Wolfgang porta la main à son côté. Il la releva devant ses yeux et il resta étrangement fasciné par la vue de son propre sang. Son regard se voila et il se sentit faible. L’archer tenta vaille que vaille de s’agripper à sa monture pour ne pas tomber, mais ses doigts se refermèrent sur le vide et il s’effondra sur le sol.

Lorsqu’il reprit connaissance, il sentit le cahot de la charrette. Il eut l’impression de revivre la même scène que la veille jusqu’à réaliser qu’il était couché et non assis et libre de ses mouvements. Le musicien toucha sa blessure et sentit sous ses doigts qu’on l’avait soigné. En ouvrant les yeux, il vit que le soleil était levé. Il se retourna et se hissa sur le siège à côté du conducteur.

-Merci, dit-il simplement à Djerin. Rien vous obligeait à vous occupez de moi. Vous savez, c’est cette fille d’aubergiste qui m’a fait ça. C’était elle le chef, non Trevis.

Peut-être l’autre le savait-il déjà?
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Mer 21 Mai 2014 - 0:58

Faites ce que vous en voulez. Mon père m’a toujours dit qu’épargner une vie était plus courageux que de la prendre

Le jeune garçon penchait la tête et le regardait d'un drôle d'air. La proposition du guerrier semblait l'avoir choqué. Djerin le fixa, tentant de percer à jour ce drôle de garçon. Ce dernier lui tourna le dos, comme pour cacher la déchirure de son abdomen. Du peu qu'il avait pu voir, la blessure n'était pas belle, cependant, il n'irait pas aider un homme qui ne le lui demande pas, par respect pour son honneur.

Il vit l'archer chanceler et baisser la tête sur son ventre. La douleur avait du refluer le temps du combat et revenir brutalement. Ça ajouté à l'effet sur un humain de voir autant de mort en si peu de temps. Il commença à tomber. De deux pas rapides, l'ange l’attrapa au vol par sa tunique pour qu'il n'aille pas se fracasser le crane contre le sol.

Le garçon était léger comme une plume et blanc comme un linge. La plaie qui barrait son ventre entre son estomac et ses cotes flottantes. Djerin maudit les siècles passés à apprendre à donner des coups et le peu de temps qu'il avait consacré à découvrir comment les soigner. D'une bout de métal il fit une sonde qu'il envoya vérifier que les organes n'étaient pas trop touchés. L'estomac intact (louée soit la providence) et le muscle des poumons légèrement déchiré. Rien d’excessivement grave.

Il fouilla parmi les affaires des bandit et trouva du vin et du fil. Mettant le vin à bouillir sur le feu, il y plongea le fil et fondant une aiguille sur l’extrémité. Lorsque le vin bouillit, il en sortit le fil et en versa une partit dans la plaie du jeune homme qui gémit sous la brûlure. D'un coup d'eau de la rivière il rinçât le vin, puis entama le travail de couture. Ses points étaient irréguliers et le résultat final faisait un peu pitié, mais au moins Wolfang survivrait. Il finit le travail en bandant la couture avec des bandes de tissus déchirées des vêtements des mort trempés dans le reste du vin.

Il coucha le garçon dans la charrette pour qu'il se repose et se pencha sur Trevis qui se vidait de son sang en gémissant. En grimaçant, il posa la question du dernier choix.

Ce gamin m'a rappelé mon devoir de respect envers la race humaine. Et désolé de te le dire, mais t'es foutu. Tu veux que je te finisse ou tu veux le faire toi même ?

Une lueur d'espoir naquit dans les yeux du bandit, rapidement suivit de peur. Il tendit la main. Dans un élan de pitié, l'ange lui posa un poignard dans cette pogne tendue. Le bandit posa la pointe contre son cœur et ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit il regarda le séraphin et hocha la tête. La main du guerrier se posa sur celle du bandit et d'un geste sec enfonça le poignard dans le cœur du mort. Il en vint à penser que c'était un homme de courage, malgré ses choix. Ses yeux voguèrent jusqu'au garçon qui lui avait rappelé que tout homme méritait le respect et revinrent sur Rogue. Le bain dans la rivière que lui fit subir l'ange le réveilla plus sûrement qu'autre chose et ses imprécations réveillèrent sûrement plus d'un oiseau. Plus agacé qu’impressionné par l'homme bruyant, Djerin lui lança une épée.

J'ai pas trouvé de pelle, alors tu va devoir creuser avec ça.

L'ange tenait l'épieu d'acier en jetant un regard courroucé à l'homme.

Je veux quatorze tombes. Compris ? Et si tu tente de fuir tu ira dans la quatorzième.

Rogue s'empressa de commencer à creuser. Pendant que l'ange réunissait les corps et les alignait devant les premiers trous. Armée d'une autre épée, le séraphin se mit à aider le bandit. Au bout d'une heure de travail, les tombes étaient creusées et rebouchée avec les corps à l’intérieur. Devant la quatorzième, Djerin avait la pointe de son arme sur la gorge d'un Rogue plus qu'effrayé. Le guerrier hésitait, repensant à la phrase du garçon.

Faites ce que vous en voulez. Mon père m’a toujours dit qu’épargner une vie était plus courageux que de la prendre

Il n'était pas le premier à le lui dire. Cependant, la dernière personne à l'avoir fait possédait des cheveux et des yeux d'un blanc cristallin, et un visage à damner un ange. Près de vingt-cinq ans après sa mort et la damnation dudit ange, la phrase revenait. Il revint sur le visage du bandit, encore à moitié dans ses souvenirs.

Bon, écoute. Dans d'autres circonstances, je t'aurais tué. Cependant, il semblerait que je doive faire un examen de conscience. Tu va m'accompagner jusqu'à l'endroit ou réside ce fameux maître. Après, j'aviserais.

Le hochement de tête vigoureux de l'humain arracha un maigre sourire à l'ange. Il le mena au chariot et l'assit à l’intérieur en lui attachant les mains. Wolfang dormait toujours. Il devait sûrement rattraper sa nuit en plus de récupérer de sa blessure. L'ange prit le temps d'attacher la monture du garçon derrière le chariot, en entassant dans ses fontes tout ce qui pouvait être récupéré des affaires des bandits. Il relâcha les chevaux restants dans un élan de générosité. Le premier homme qui les trouverait ferait une bonne affaire. Quand il eut finit, l'aube n'était qu'à une heure ou deux, seul subsistaient comme traces du camp le feu éteint et les tombes...

D'un coup de rênes, Djerin lança le chariot dans la direction indiquée par Trevis avant de mourir. Au bout de la route devait se trouver la maison du maître, et les filles du village. Ils arrivèrent à l'aube en vue d'un bâtiment discret, à quelques centaines de mètres d'un village. Du sommet d'une colline, Djerin observait la petite bâtisse en bois. Le lieu ne payait pas de mine, une petite maison de bûcheron avec une écurie capable de contenir au bas mot trois chevaux. Tout cela ne semblait pas être le repaire d'un ponte du proxénétisme.

C'est ici ?

Rogue hocha la tête.

C'est l'entrée des artistes c'est ça ?

L'humain sembla légèrement dérouté par le sarcasme de l'ange mais acquiesça lentement.

Vas t'en.

Il trancha les liens de sons prisonnier.

Tu dégage loin d'ici, et tu te reconvertit sur un travail honnête. Si je te recroise et que tu continue à faire du mal, je te tue.

Rogue ne se le fit pas dire deux fois, et prit ses jambes à son cou. Djerin le regarda quelques seconde, persuadé qu'il ne le reverrait jamais, puis dans un soupir de résignation, relança la charrette sur le chemin du retour. Il ne pouvait pas attaquer un repaire armé d'une épée volée de mauvaise qualité et d'un épieu de métal. Il avait l'intention de déposer le blessé là où il retrouverait son arsenal. Alors qu'il s'approchaient du lieu des combats, le garçon se réveilla. Il se mit à remuer à l'arrière du chariot et vint s’asseoir à coté de l'ange.

Merci. Rien vous obligeait à vous occuper de moi. Vous savez, c’est cette fille d’aubergiste qui m’a fait ça. C’était elle le chef, et non Trevis

Ne me remercie pas. Tu m'as aidé, et je paie toujours mes dettes. Quand à cette fille... difficile de croire qu'un chef de ce type se laisserait menacer même pour suivre un plan, mais cela expliquerait au moins d'où elle sortait. Je regrette presque de n'avoir pas raté mon lancer.

Le garçon sembla se rembrunir à ces mots.

Je comprend que tu n'aime pas voir la mort. J'étais pareil à ton age, peut-être pire même car je n'était pas capable de voyager seul comme tu semble le faire. Je ne sais pas quel genre de personne était ton père, mais suit toujours sa maxime. Tu es trop jeune pour te vouer au massacre. Moi mon âme est noire de morts d'hommes et de femmes que j'ai jugé et condamné. C'est ma tache, et jusqu'à ce que je disparaisse il en sera ainsi. Je vais récupérer quelques affaires dans un village proche. Je m'arrangerais avec des gens pour que tu ai un toit ou te reposer jusqu'à être remis. Moi j'ai un travail à finir...
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Jeu 22 Mai 2014 - 17:17

Djerin avait toujours la même assurance face à la mort ce qui révulsa Wolfgang. Le guerrier dut percevoir le malaise de son compagnon puisqu’il chercha à le rassurer. Il tiqua toutefois sur un élément. «J'étais pareil à ton âge, peut-être pire même» disait-il, mais à bien le regarder l’archer voyait une personne à peine plus âgé que lui et il y avait une limite pour le prendre pour gamin. Il avait pourtant bien dit qu’il avait vingt-trois ans. Il n’eut toutefois pas la possibilité de demander. Djerin dévoila ce qu’il comptait faire et ce n’était rien pour plaire au jeune homme. Il n’aimait pas se faire mettre sur la touche.

Ils arrivèrent finalement au village. Une palissade entourait les maisons et un jeune homme muni d’une pique de fer gardait l’entrée. Il délaissa l’adolescente qui était avec lui pour prendre une pose altière et bloquer l’accès aux nouveaux arrivants.

-Halte! Les étrangers ne sont pas admis au village sans être accompagnés d’un habitant prouvant sa bonne foi.

Le musicien ne put s’empêcher de froncer le nez de mépris. Le garde martelait les mots comme une formule magique qu’il avait apprit par cœur et qui ferrait disparaitre toute personne qui n’était pas de bonne foi. Il les fixait avec intensité et Wolfgang crut que ses yeux allaient sortirent de sa tête. Un homme apparut alors et vint poser sa main sur l’épaule du garçon.

-C’est bon Jelan, c’est notre ami de la dernière fois. Et il revient – il jeta un regard à la charrette puis au musicien – sans les filles.

Une fois le chemin libéré, Djerin remit la charrette en mouvement. L’homme les amena jusqu’à une maison donnant sur la place principale. Il leur fit signe de descendre et d’entrer. Wolfgang eut du mal à descendre de son banc. Chaque mouvement tirait sur la peau autour de la blessure, mais il fit tout pour que la douleur ne transparaisse pas sur son visage. Les deux hommes étaient déjà entrés lorsqu’il rejoignit son cheval. Il parvint vaille que vaille à enlever la selle de sa monture, mais il ne put supporter son poids lorsqu’il l’eut dans les mains. Incapable de la retenir, il la laissa tomber au sol. La bête s’ébroua et sembla heureuse de ne plus avoir à porter son fardeau. Une fois sa besogne faite, le musicien pénétra dans la masure.

Un énorme sac de jute était posé sur la table d’où dépassaient de nombreuses armes et autres affaires. Djerin s’était changé et il n’avait plus rien à voir avec le paysan qu’il avait tenté de jouer. Lui et le villageois étaient en pleine conversation et Wolfgang alla s’asseoir avec eux. La simple vision du pain lui rappela qu’il n’avait rien ingéré depuis deux jours. Son ventre confirma sa pensée et les deux autres durent entendre puisqu’on l’invita à manger. Puis Dramel reprit la conversation où il en était.

-Le garçon peut rester ici le temps qu’il lui faudra pour reprendre des forces. Après ce que tu m’as dit, je crois toutefois qu’il faudrait pas que t’y retournes seul. Il doit bien y avoir des gens prêts à t’accompagner.

Wolfgang faillit s’étouffer avec sa bouchée. Les paroles de Dramel était claires et montrait sa couardise. Il devrait bien y avoir des gens prêts à accompagner le guerrier, mais pas lui. Lui il ne l’était pas. Lui, il était trop peureux pour aller sauver les filles de son propre village. Le villageois dévisagea le musicien avant de reporter son attention sur Djerin. Il nommait des hommes qu’il savait valeureux. Il proposa au guerrier de se reposer un peu avant de repartir et les emmena chacun dans un chambre. Wolfgang s’effondra sur le lit et s’endormit sur le champ. Il fit un rêve tourmenté et il se réveilla en sueur. Sa côte le faisait souffrir, mais il s’obligea à se lever et à descendre les escaliers. Il n’y avait plus trace de Djerin et Dramel s’occupait à préparer le repas du soir.

-Il est déjà parti mon gars. Il y a de ça une heure. Tu ferrais bien de retourner te coucher, j’irai te chercher quand ce sera prêt.

C’en était trop. On ne lui dirait pas quoi faire encore une autre fois. Dramel le répugnait de par sa lâcheté et Wolfgang dut serrer les poings pour se calmer.

-Venez m’aider à seller mon cheval. Je pars le rejoindre.
-Mais t’es pas en forme mon gars. Retourne te coucher, c’est le mieux que tu puisses faire.
-Je vous ai demandé de m’aider à seller mon cheval. Si vous ne le faites pas, je devrai le faire tout seul.
-T’es comme l’autre. T’es certain de pas être de sa famille?

Le jeune homme ne releva pas la pique et sortit de la maison. Dramel l’aida et il ne tarda pas à se remettre en route.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Dim 25 Mai 2014 - 2:16

Halte! Les étrangers ne sont pas admis au village sans être accompagnés d’un habitant prouvant sa bonne foi

Djerin soupira. Il avait finit par décider que le garde était le garçon le plus stupide du village, ou du moins le plus maniaque. L'ange faillit commencer à lui crier des insanités quand Dramel surgit avec une remarque cinglante à l'égard du guerrier. Relançant le cheval, il amena la charrette devant l'auberge et la délaissa pour entrer.

Alors ? T'étais censé ramener nos filles, pas un raton laveur efflanqué.

Djerin saisit le sac contenant ses affaires pour en retirer la cote d'écailles qu'il passa sur celle de cuir. Il attendit d'avoir finit de s'habiller pour répondre.

Je te pensais moins bête. Je me suis laissé capturer puis j'ai pu obtenir la position de leur quartier général. Je n'allais pas l'attaquer à mains nues. Le jeune Wolfang était prisonnier et il est blessé. J'ai besoin que tu le loge jusqu’à ce qu'il soit remis.

L'ange laissa l'aubergiste réfléchir pendant que le jeune homme entrait. Voyant le regard qu'il jetait sur la miche de pain Djerin lui tendit et partit chercher deux assiettes de ragoût auprès du propriétaire. Il en posa une devant l'archer et entama l'autre avec joie, même s'il était lâche et que le village ne payait pas de mine, l'aubergiste connaissait son affaire en matière de cuisine.

Le garçon peut rester ici le temps qu’il lui faudra pour reprendre des forces. Après ce que tu m’as dit, je crois toutefois qu’il faudrait pas que t’y retournes seul. Il doit bien y avoir des gens prêts à t’accompagner

Il y eut un hoquet du coté de Wolfang, et Dramel lui jeta un drôle de regard. Même si la lâcheté de l'homme avait surpris Djerin une fois, il y était habitué, cependant ce n'était sûrement pas le cas du garçon. Déjà l'aubergiste avait commencé à énumérer les garçons en age de se battre. Cependant, l'ange ne l'écoutait pas, il réfléchissait à la meilleure manière de ramener les filles le chariot était certes le plus pratique mais il était trop lent pour le cas ou il y aurait des poursuivants.

Vous devriez aller dormir, vous ne serez bon à rien dans cet état. L'auberge est vide vous pourrez profiter des chambres.

L'ange acquiesça et ramassa le sac pour le charger sur son épaule, il n’avait pas finit de s'équiper et devait de toute manière prendre quelques heures de sommeil. Dans la chambre il s'assit contre le lit pour fermer les yeux. Lorsqu'il les rouvrit le soleil était à deux heures de se coucher. Djerin saisit son baudrier qu'il passa et fixa sa hache à sa ceinture. Vérifiant la tension de son arbalète il descendit l'escalier en tentant de ne pas éveiller le garçon.

J'y vais. Si dans quatre jours je ne suis pas de retour, je serais mort. Sinon, j'aurais les filles avec moi. Vivantes si c'est possible.

Dramel ne releva pas le commentaire morbide mais fit une grimace significative. Dehors attendait une troupe de jeunes hommes à peine pubères, ils avaient réunis tout ce qui pouvait s'apparenter à une arme pour suivre le guerrier. Il les observa quelques seconde, hésitant entre rire et les engueuler. Il finit par se renfrogner.

Restez ici.

La phrase fit l'effet d'un électrochoc parmi les jeunes garçons. Ils hésitaient. Profitant de la confusion qu'il avait jeté, l'ange prit le cheval de la charrette et sauta sur son dos nu. Il éperonna sa monture et partis au trot en direction du bordel qu'il devait vider. Au bout de deux heures de voyage, il finit par entendre le bruit d'un galop derrière lui. Il se demanda lequel des gamins avait trouvé ou volé un cheval. Celui avec une hache ou celui qui avait réussi a mettre un couteau au bout d'une branche. Il ne tourna pas la tête pour ne pas montrer d’intérêt. Quand le cheval arriva à sa hauteur, Djerin faillit tomber du sien en voyant Wolfang à son coté.

Tu ne devrais pas être la. Tu es blessé.

L'ange hésitât un instant et finit par avouer son soulagement.

Mais merci quand même. Nous ne seront pas trop de deux. Tache juste de rester derrière moi.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Mar 17 Juin 2014 - 5:07

Rejoindre Djerin lui prit deux heures. Deux heures de chevaucher et deux heures à supporter la douleur qui lui élançait les côtes. Il ne fut pas mécontent lorsqu’il put ralentir la cadence et se porter à la hauteur du guerrier. Le jeune homme vit la surprise s’afficher sur les traits de son aîné et fronça du nez face à la remontrance sans pourtant relever. Personne n’allait lui dire s’il pouvait ou non être là.

-Mais merci quand même. Nous ne seront pas trop de deux. Tache juste de rester derrière moi.
-Je suis là que pour la pute qui m’a blessé. J’ai une vengeance à accomplir.

Tous les beaux discours sur le pardon n’avaient plus lieu dans l’esprit de Wolfgang. Jamais il ne s’était laissé aller à une rage pareille. Son cœur était noir de colère et son regard froid comme la glace. La jeune femme avait touché son orgueil et brisé sa confiance. Deux choses qui étaient impardonnables.

Ils laissèrent leurs chevaux à une trentaine de mètres du bordel et firent le reste à pied. Ils avancèrent en silence et ce n’est qu’une fois à la lisière de la forêt qu’ils s’arrêtèrent pour observer le bâtiment. Le bordel était au croisement de deux routes. Il était, étrangement pour l’époque de trouble, en très bon état. Les soldats impériaux et des différentes factions ne semblaient pas y avoir passé ou s’ils l’avaient fait, ils en avaient profité pour assouvir leurs instincts primaires. Ils devaient avoir un avant goût de la marchandise en échange d’une protection. Wolfgang se préparait à avancer lorsqu’une porte s’ouvrit. Une jeune femme à moitié nue sortit de la baraque. Elle devait retenir le tissu de sa robe afin d’éviter que celui-ci ne révèle ses seins. De son autre main, elle tenait un saut vide et se dépêcha à disparaitre derrière l’un des bâtiments secondaires.

De bruits leurs parvinrent de par la porte restée ouverte. L’archer reconnut l’air d’une chanson paillarde et il y distingua des voix masculines et féminines certaines plus éméchées que d’autres. Rentrer dans le bordel était facile. Le souci était d’en sortir vivant. Puis une idée germa dans la tête du jeune homme. Il retourna à son cheval pour revenir avec son luth. Ils n’étaient pas obligés d’entrer, mais ils allaient faire les faire sortir.

-Occupez vous des filles du village. Je m’occupe de la diversion – Wolfgang fit un pas puis se tourna à nouveau vers le guerrier – et la pute est pour moi.

Une fois au devant de la baraque, l’archer attrapa son instrument et commença à jouer. Il devait chanter fort afin de se faire entendre de l’intérieur. L’autre chant s’arrêta et les premiers curieux sortirent pour voir qui était l’inconnu qui osait déranger leur soirée. Le capuchon lui couvrant le visage, Wolgang se savait inidentifiable et continuait donc à chanter. Un cercle se forma autour de lui et il en déduit que la majorité des clients avaient quitté l’intérieur. C’était le temps pour Djerin d’agir.

-Qui ose déranger mon auberge?

Un sourire carnassier étira les lèvres du musicien. Il ne s’arrêta pas de jouer pour autant et il sentit qu’on tirait sur le capuchon de sa cape. L’adrénaline envahit son corps en même temps que son visage était dévoilé et il apprécia voir la surprise sur le visage de la proxénète. Elle recula d’un pas, mais Wolfgang fut plus rapide. Il tira son poignard et le plaça sous la gorge de la femme.

-Que personne ne bouge, hurla-t-il à l’attention de la foule avant de baisser la voix. Laisse partir les filles.
-La chanteuse joue les héros. Comme c’est noble de ta part.
-Je ne suis pas là pour elles, mais pour toi.
-Tu vas me faire rougir.
-Je vais faire rougir la lame de mon couteau de ton sang.

Avant qu’il ne puis s’exécuter, il sentit une main lui attrapa l’épaule et le tirer violemment vers l’arrière. Il fut propulser sur le sol et eut le souffle coupé. En se redressant, il reconnut Rogue. L’archer roula sur le sol pour se rapprocher de son arc. Il attrapa son arme, banda et tira. Le jeune homme jura. Il ne l’avait pas touchée. La jeune femme avait été sa cible mais elle avait anticipé le tir et s’était protégée derrière un de ses clients qui tomba mort. Sa cible s’enfuyait déjà alors qu’il se redressa et il ne tarda pas à la suivre. Il allait avoir sa peau.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Ven 20 Juin 2014 - 21:53

Occupez vous des filles du village. Je m'occupe de la diversion. Et la pute est pour moi.

Le garçon se plaça devant la baraque pour se mettre à chanter. L'ange se plaça discrètement au coin du bâtiment et attendit que la plupart des gens soient sortis. Lorsqu'il fut persuadé que la plupart des client étaient dehors, il passa la porte et la barra de l’intérieur. La salle devant lui ressemblait à un auberge. Les filles enchaînées aux tables en plus. Il sortit sa hache de sa ceinture et prit le temps de briser les liens de toutes celles qui le demandaient. Le fer froid face à l'acier ne résista pas longtemps. En quelques minutes, la plupart des filles étaient libres. Seules restaient celle qui ne voulaient pas tenter de fuir.

Il y a ma sœur en haut, et toutes les plus jeunes.

Djerin hocha la tête et lança sa hache à celle qui semblait avoir le plus la tête sur les épaules.

Bloquez les portes, tout ce qui tente de passer et qui n'est pas moi meurt.

Il prit le temps d'armer son arbalète et commença à grimper les escaliers, une arme dans chaque mains. Si la chance lui avait sourit jusque là, ce n'était visiblement plus le cas, car en haut se trouvaient quatre gardes qui jouaient aux cartes. Ils semblaient plus expérimentés que leurs homologues de la veille au soir. Le trait fila et perça le casque du plus âgé. Abandonnant sont arbalète sur le sol l'ange chargea en prenant son épée à deux mains.

Les hommes n'avaient pas finis de se lever lorsqu'il arriva à leur niveau. Protégé par l’étroitesse du couloir, il fendit la nuque du plus proche d'entre eux avant de rompre et reculer. Les deux autres ne pouvant attaquer de concert, ce fut le plus vif qui passa devant son camarade et qui ouvrit l'assaut par une série de coups de taille. L'épée étant loin d'être la meilleure arme dans ce genre de lieu, Djerin comprit que chaque garde entretenait son propre arsenal. Il regretta de ne pas avoir sa hache mais néanmoins prit le temps de parer chacun des coups de son adversaire. Ses assaut étaient rapides, mais suivaient un schéma préétablit qu'il répétait. Au lieu de parer le coup de taille qui arrivait, l'ange l’évita et revint brutalement sur un estoc à la gorge. La colonne transpercée de part en part, l'humain s'effondra sur le sol.

Djerin enjamba le cadavre et se rapprocha d'un pas lent du dernier homme. Celui-ci semblait hésiter, il tenait son épée pointée sur le guerrier, mais la pointe en tremblait. L'ange attaqua brutalement de taille. Quel que soit sa peur, l'homme avait eut un bon entraîneur, car il réagit par automatisme en parant et en ripostant. Le coup suivant faillit le surprendre lorsqu'il prit son arme à une main pour tenter de le poignarder avec une dague de l'autre. Chose qu'il n'avait pas prévu, Djerin para d'une seule main et retourna la dague contre son propriétaire. L'homme regarda la poignée qui dépassait de sa poitrine avec un air surprit avant de s'effondrer.

La plupart des pièces qui longeaient le couloir contenaient des fillettes brisées ou ici pour l'être. Manquant de vomir devant tant de barbarie, il les rassura une par une pour les guider les yeux fermés jusqu'à l'escalier où elles avaient pour consignes de descendre sans se retourner. Trop effrayées pour désobéir, il n'eut aucun mal à les ramener. Il ramassa son arbalète et se dirigea vers le dernier étage. Si l'on en croyait le menu, là haut se trouvaient les vierges, les belles, et les douées. S'il pouvait y trouver la patronne il lui ferait une nouvelle fenêtre en tout cas. Étrangement, l'escalier s’arrêtait dans une petite salle cependant l'accès à l'étage était fermé par une porte de fer devant laquelle se trouvait un golgoth. Aussi grand que l'ange, un peu plus large, l'homme reposait ses mains sur un énorme estramasson expliquant à lui seul la présence de la salle. Qu'il y ait aussi peu de garde comparé à la douzaine qui partaient chasser pouvait passer pour surprenant. Mais en voyant l'usure de sa lame et les cals de ses mains, il était aisé de comprendre que l'homme faisait très bien son travail. Lorsqu'il empoigna la poignée de son arme, Djerin comprit qui aurait affaire à forte partie. Et qu'un seul des deux survivrait.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Mar 8 Juil 2014 - 4:59

Les sens du jeune homme étaient utilisés à leur maximum. La lumière de la lune peinait à pénétrer le couvert feuillu de la forêt. La silhouette des arbres n’était visible qu’au dernier instant, mais jamais Wolfgang fut près de s’y cogner. Un instinct de chasseur jusque là insoupçonné le guidait dans cette marre d’ombres. L’adrénaline le poussait à aller toujours plus vite et il su que sa cible n’était plus très loin devant. Il entendait la respiration de sa proie ce qui ne faisait qu’attiser sa rage.

La traque se termina lorsque la jeune femme déboucha dans une clairière. Le musicien sut que c’était le moment d’agir. Il se lança vers l’avant et projeta son adversaire sur le sol. Elle se dégagea vaille que vaille en frappant l’archer sur sa blessure. Elle rampa afin d’atteindre le couteau qu’elle avait échappé lors de sa chute. Toutefois, malgré la douleur qui lui vrillait le flanc, Wolfgang lui agrippa les pieds pour la ramener vers lui. Il la retourna et s’assit sur elle. Il y mit tout son poids et réussit à l’immobiliser. Le jeune homme sortit sa propre dague pour poser la pointe de l’arme entre les deux côtes.

Il n’y avait aucune peur dans le regard de son adversaire. Celle-ci continuait à être certaine que le musicien ne serait pas en mesure d’accomplir sa tâche. Trop gentil, trop pur… Elle eut même l’audace de lui sourire. Wolfgang sentit ses mains devenir moites, mais tenta de ne rien laisser paraître.

-Me tuer ne changera rien. Il y aura toujours quelqu’un pour prendre ma place et les fillettes seront à nouveau arracher à leur famille.

Son rire perça la nuit. Le jeune homme n’avait pu le retenir et jubila au regard d’incompréhension que lui jeta sa proie. Il n’était pas la pour les filles du village. Il n’était pas là pour mettre fin au cartel de prostitution qui avait lieu à l’auberge. il était là pour elle et elle seule. Il lui avait offert sa protection et sa confiance et elle l’avait trompé. C’était une chose qu’il ne pouvait pardonner ou oublier.

D’un coup, il enfonça la dague jusqu’à la garde en s’assurant de toucher le cœur pour ensuite la retirer brusquement. Wolfgang regarda la vie s’éteindre des yeux de la jeune femme avant de se relever. Il nettoya la lame, récupéra son arc qu’il avait lâché durant l’attaque et revint sur ses pas. Il ressentait une certaine amertume. C’était la première fois qu’il tuait non pas pour se protéger, mais par désir. Il avait enlevé la vie d’une personne parce qu’il le voulait et non parce qu’il le devait. Son père n’aurait pas été fier de lui, mais il ne pouvait se mentir à lui-même : il avait ressentit qu’il avait cela d’inné en lui.

Il était de retour à l’auberge bien avant d’avoir retrouvé un semblant de paix intérieur. Il revint à la lisière de la forêt et regarda la baraque. Les hommes tentaient de pénétrer à l’intérieur de l’auberge et s’acharnaient sur la porte de bois (qui n’allait pas tarder à céder). L’archer hésita à la vue de la scène. Deux options lui étaient offertes : s’enfuir et sauver sa peau ou retourner combattre afin d’aider Djerin qui devait être quelque part dans l’auberge. Il n’avait plus rien à faire ici. Sa vengeance était accomplie et il n’était venu que pour cela, mais pourtant toutes les fibres de son corps lui dictait de courir vers la baraque et de sauver ces gamines. Il n’avait pourtant rien d’un preux chevalier et pourtant, le même instinct qui l’avait guidé durant sa chasse lui demandait de faire verser plus de sang. A commencer par ce Rogue.

Toujours sous le couvert des arbres, Wolfgang banda son arc et se mit à tirer. Il décochait une flèche après l’autre et chacune d’elle trouvait sa cible. Plusieurs s’enfuirent et il n’en vint à ne rester que Rogue. Le musicien sortit de l’ombre et s’avança sous la lumière de la lune. Rogue rugit en le voyant et délaissa la porte pour se diriger vers lui. Avant qu’il ne puisse l’atteindre, le jeune homme se débarrassa de son arc et lança un premier couteau. Il se dépêcha à changer de position pour en lancer un second. Les blessures étaient superficielles, mais il le voulait ainsi. Il désirait faire saigner ce monstre comme un boucher le ferrait d’un porc. Son adversaire fit soudain sur lui et l’attrapa par le cou. Rogue se mit à étrangler l’archer qui ne tarda pas à chercher son air. Dans un geste désespérer, il attrapa son dernier couteau et le planta dans ce qu’il put atteindre : l’entrejambe. Le blessé relâcha sa prise avant de s’effondrer sur le sol avec un gémissement de lamentation.

Wolfgang alla se rasseoir sur sa souche et attendit.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Sam 2 Aoû 2014 - 19:29

L'acier siffla en passant à quelques centimètres de son crane. À force d'esquiver tout les coups de son adversaire Djerin commençait à s’essouffler. Il avait bien essayé une fois de parer l'énorme lame, mais il avait effectué un vol plané qui avait manqué de lui coûter la vie. Il tentait désormais de perce l'épaisse armure du garde tout en évitant des coups capables de le couper en deux. La plate du guerrier dégageait une aura malsaine et l'homme lui même ne semblait pas naturel. L'ange rompit pour observer son adversaire plus en profondeur. Ce dernier semblait faire de même et recula pour grogner.

Séraphin ? Où sont tes ailes?

Djerin fronça les sourcils sous l'effet de l'agacement.

Ça ne te regarde pas.... Démon!

Le séraphin avait craché le dernier mot comme une insulte et la créature siffla de rage. Il saisit à deux mains la garde de son épée et prononça un mot guttural dans une langue inconnue de l'ange. La lame sembla fondre et la ou se trouvait précédemment un large et longue épée se tenaient désormais deux rapière d'épéistes. L'ange hocha la tête et saisit sa cote d'écailles pour en faire un bouclier. En une dizaines de secondes il avait en avait fait un grossier, mais suffisamment épais pour encaisser des coups.

La première épée fendit l'air et vint s'écraser sur la protection nouvellement conçue. Djerin plia les genoux sous l'impact mais résista. La seconde lame plongea sur une jambe exposée et l'épée de l'ange l’empêcha d'aller plus loin. Les deux guerriers entamèrent alors une danse de mort, l'acier chantant à chaque coup paré, l'air gémissant sous les assaut incessant. Les deux créatures d'autres mondes, se battants chacune pour une raison différente, abandonnèrent toute réflexions pour rejoindre un état second connu uniquement des guerrier. Djerin rejoignit cet état second avec un calme proche de la méditation jouant avec les lames de son adversaire autant qu'avec sa propre vie. Au bout de quelques minutes l'issue du combat s'imposa à lui comme une évidence. Il l'accepta et ouvrit légèrement sa garde pour présenter son flanc droit. Le démon vit l'ouverture et s'y engouffra son acier mordant la chair de l'ange avec rage. Le Séraphin hurla sous l'effet de la douleur et plongea sa propre arme sous le casque du monstre pour lui transpercer le crane.

La créature s'effondra, sa propre masse enfonçant un peu plus sa lame dans le flanc de Djerin. Celui-ci se dégagea en soufflant. Il prit l'épée du démon à deux mains et entreprit de l'extraire. Il lui fallut plusieurs minutes et beaucoup de grognement/gémissements mais il parvint à sortir l'arme démoniaque de son corps. Il boita jusqu'au cadavre pour en extraire sa propre épée et fit fondre les gonds de la porte. Il avança en boitant dans les couloirs supérieurs, faisant sortir les filles enfermées. Par chance, il n'y avait aucun gardien dans les parties au delà du garde démoniaque. La blessure au flanc avait rompu les résistances de l'ange et le contrecoup du manque de sommeil et des coups reçus lors de sa captivité se faisaient sentir. L'ange boitait et nombre de filles durent se demander comment un homme aussi faible pouvait les sauver. Djerin libéra la dernière fille et ouvrit la porte du bureau de la propriétaire des lieux.

La pièce, plongée dans la semi pénombre se voyait meublée d'un coffre, d'un lit, d'une armoire et d'un bureau. Rien de bien fastueux, révélant soit une entreprise peu rentable, soit une patronne plus que vénale. Il fouilla le peu de documents pour vérifier que la maison de passe n'avait l’appui d'aucun noble et vida tout l'or du coffre dans une sacoche. L'objet était lourd, mais l'effort en valait la chandelle, les filles auraient, pour la plupart, besoin de se refaire une vie. Et tout ange qu'il était Djerin avait besoin de manger et de payer son lit les rares fois ou il dormait dans une auberge. Il lui fallut longtemps pour redescendre les escaliers et rejoindre la salle commune dans laquelle les femmes et filles l’accueillirent avec une ovation qui s'étrangla rapidement lorsqu'il s'effondra sur le sol. Trois d’entre elles se précipitèrent pour l'aider et l'ange confia l'or à la plus solide. Il entreprit ensuite de retirer sa tunique pour dégager la plaie et commencer à la panser. Plusieurs filles pâlirent en voyant la blessure, mais la plupart avaient les yeux fixés sur son dos et chuchotaient. Maudissant sa bêtise Djerin se rhabilla et jeta un œil par la fenêtre.

Les hommes dehors étaient tous morts, criblés de flèches pour la plupart. À moitié caché parmi les ombres l'archer observait le charnier avec un calme tranquille. L'ange hocha la tête silencieusement.

Bon, il va falloir y aller, le chemin et long jusqu'à Rivelongue et nous n'aurons pas assez de monture pour tout le monde. Vous trois, allez dans ce qui sert de cuisine récupérer des vivres, emportez la hache au cas ou quelqu'un s'y cacherait. Les cinq ici comptez les montures disponibles dans les écuries et tout ce qui pourra servir de transport. Je doute qu'il en reste beaucoup mais il faut espérer, attendez moi je viens avec vous au cas ou. Les autres adultes se réunissent en deux groupes, celles qui gèrent les plus jeunes et celles qui vont fouiller les étages pour trouver des couvertures pour tout le monde. On devra sûrement dormir à la belle étoile donc prévoyez en conséquences.

Djerin quitta la pièce avec les préposées aux montures, vérifia les écuries et partit rejoindre son nouvel ami en boitillant. Lorsque l'archer jeta un regard sur la blessure l'ange grogna.

La rançon du succès. Plus précisément la mise en œuvre d'une des phrases favorites d'un de mes maîtres d'armes ''Sans sacrifice, nulle victoire''. Je ne te cacherais pas que ça fait quand même très mal... Et toi ? Tu a accomplis ta vengeance ? Tu es soulagé?
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Jeu 7 Aoû 2014 - 7:07

Une tension l’habitait et elle ne disparut que lorsque Wolfgang vit Djerin sortir de l’auber précédé des filles du village. Il avait craint le pire durant son attente et voir son compagnon en vie le réconforta. L’archer réalisait qu’il s’était attaché au guerrier qu’un lien semblait désormais exister entre eux. Il ne savait néanmoins pas lequel. C’était lui attribué rapidement sa confiance, mais qu’importe, l’homme semblait en être digne.

Comme à son habitude, Djerin avait prit les commandes et les gamines savaient toutes ce qu’elles avaient à faire. L’archer les regarda se rendre aux écuries et revenir avec les rares chevaux qui s’y trouvaient toujours. Le jeune homme laissa la souche à son aîné. Ce dernier boitait et le trou dans ses habits laissait voir une horrible blessure à son flanc. Wolfgang grogna à sa vue. Comment le guerrier faisait-il pour être encore sur pied alors que lui-même avait tombé dans les pommes à la suite de sa propre blessure. Il était faible en comparaison. Le musicien se mordit les lèvres pour réprimer la honte qui l’assaillait. Heureusement, Djerin changea de sujet et il sourit.

-Elle est morte c’est tout ce qui compte.

Il ne voulait pas en parler devant les filles qui se regroupaient autour d’eux. Ses doutes et ses émotions n’avaient pas à être connus des gamines du village. Il en envoya deux chercher leurs chevaux et Wolfgang en profita pour récupérer les flèches qui étaient encore en état avant de reprendre son luth qu’il avait laissé contre la souche. C’était l’heure de partir. Les corbeaux perchés dans les arbres n’attendraient plus longtemps avant de commencer le festin et la route était longue. Ils avanceraient à pas de tortue puisqu’il n’y avait des chevaux que pour une partie de la troupe et ce, même si elles étaient deux sur la monture. L’archer obligea son compagnon à prendre le sien. Il aurait été fou qu’il marche dans son état et alla jusqu’à la menace pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas le choix de monter en selle. Ils devraient s’occuper de la blessure du guerrier plus tard.

À un moment de la marche, une gamine d’au plus huit ans vint lui prendre la main. Elle était toute petite et il sentait qu’elle tremblait. Cependant, ce contact le gêna. Ce n’était pas lui leur sauveur. Il n’était là que parce qu’il voulait tuer la femme qui les avait enlevées. Lorsqu’il voulut retirer sa main, la fillette resserra sa prise autour des doigts rugueux de l’archer. Ce dernier dû accepter de marcher en sa compagnie jusqu’à ce qu’il ordonne l’arrêt. Il fit descendre tout le monde de cheval et envoya les plus grandes chercher le bois pour le feu et demanda aux autres de sortir le matériel pour la nuit. À leur retour de leur besogne les aînées se mirent à la cuisine. Wolfgang en profita pour s’intéresser au blessé. Il sortit une gourde de vin d’un de ses sacs et la rapporta au guerrier.

-Il faut s’en occuper.

Une fois que Djerin s’eut dévêtit, le musicien désinfecta la blessure avec le vin et un morceau de tissu propre. Il constata la profondeur de la plaie et grimaça. Ils devraient faire vite pour retourner au village et faire en sorte que le guerrier ait les soins qu’ils nécessitaient. Alors qu’il ajustait le bandage, l’enfant de la marche vint les voir. Elle les dévisagea un instant avant de s’écrier :

-Il a quoi ton grand frère?

La question laissa le jeune homme bouche bée. Son grand frère? Parlait-elle bien de Djerin? Quelle idée absurde elle disait là. Il n’avait rien en commun. Enfin, il n’avait pas vraiment recherché les ressemblances entre eux, mais il savait qu’ils venaient de deux mondes différents. Un guerrier aguerri, sauveur et protecteur des plus démunis, versus un archer tout bon pour se venger. Et pourtant, sous toutes ses cicatrices, il y avait bel et bien une ressemblance. Wolfgang dévia le regard; il croyait voir des ressemblances se dit-il. Et il avait remarqué les deux moignons dans son dos. Ils n’étaient pas de la même espèce. Le jeune homme était fils unique d’une famille de nobliaux du Royaume. Ses pensées s’emportaient et il mit le tout sur la faute de la solitude qu’y l’habitait depuis trop longtemps.

-Que vous est-il arrivé pour votre dos?

Ouais, il avait de ces bons sujets de conversation.
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Djerin Rashkae

Guide des Protecteurs guerriers, Martyr

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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Mar 12 Aoû 2014 - 1:00

Elle est morte c’est tout ce qui compte

La froideur dans la voix de son ami surpris l'ange, mais le regard qu'il jeta aux filles présentes se trouvait éloquent. Il ne voulait pas en parler pour le moment. Pendant que les jeunes filles s'organisaient, Djerin se reposa, soufflant pour chasser la douleur de son esprit et réunir assez d’énergie pour marcher. Lorsqu'elles furent prêtes, il se dressa sur son séant en gémissant discrètement. Bien qu'il protesta pour la forme, l'ange faillit bénir l'archer lorsque celui-ci le força à monter sur un cheval. Une fois calé sur le rythme de la bête, il ferma les yeux pour passer dans un demi-sommeil reposant.

Il se réveilla brutalement quand le cheval s’arrêta, imitant ses rares compagnons. Djerin se laissa tomber de la selle et commença à desseller l'animal. Il fut rapidement relayé par une gamine bien plus en forme que lui et dut aller s'adosser contre un arbre. Wolfy avait géré le groupe d'une main de maître et personne ne se trouvait inactif... Excepté Djerin. Il commença à vouloir se lever, mais une main se posa sur son épaule pour le maintenir assit.

Il faut s’en occuper

Armé d'une outre de vin, le jeune humain trempa la plaie sanguinolente et la banda proprement avec un bout de tissu. Djerin avait beau savoir que son corps ferait le reste et que quelques jours plus tard il n'en resterait qu'une cicatrice de plus, il ne pouvait s’empêcher d’appréhender un quelconque arrêt de ce don.

Il a quoi ton grand frère ?

La question avait surgit d'une petite fille discrète comme une souris qui était venu les voir. Pour la première fois depuis des années, Djerin eut un petit sourire. Pour rien au monde il n'aurait souhaité à son ami qu'il soit son frère. Cependant, l'ange aurait été fier d'avoir un garçon comme celui-ci comme frère. Discret, efficace et malgré tout fier, mais aussi humble et droit. L'idée le surpris. Il avait connut de nombreux compagnons humains ou non durant son exil, mais aucun qui l'ai marqué à ce point. Il regarda plus précisément le garçon, cherchant les détails qui avaient poussés la gamine à se méprendre.

Les traits fins ? Non, Djerin étant couturé de cicatrices, difficile d’imaginer que dans sa jeunesse il faisait tourner les têtes de nombres de jeunes séraphines. Les cheveux noirs ? Peut-être, mais la familiarité ne pouvait pas se limiter à une couleur de cheveux, même si celle-ci est rare. L'ange revint soudain sur le visage de son compagnon, saisit d'un doute horrible. L'expression déterminée qui couvrait son visage, le pli sur le front, même la forme des yeux... Nombres de point rappelant étrangement Ellena au cœur meurtrit du guerrier.

Que vous est-il arrivé pour votre dos?

Prit de court, Djerin bafouilla un instant avant de réussir à formuler une réponse.

J'ai commis une erreur grave que j'ai payé le prix fort. J'ai sacrifié une part de moi pour me punir. Il y a vingt-trois ans, j'ai perdu ma femme et mon enfant le jour même de mon mariage. La première est morte dans mes bras après avoir caché le second dans un endroit qui m'est inconnu. Pour avoir échoué à la protéger j'ai brûlé...

L'ange s’arrêta en regardant la petite pendue à ses lèvres. Il en avait déjà trop dit.

Peut tu aller nous chercher à manger s'il te plaît ? J'ai encore du mal à bouger

La fillette fit la moue mais partit chercher des écuelles.

J'ai brûlé mes ailes. Depuis ce temps je cherche mon enfant en servant au mieux mon empereur. Je parcours votre monde pour y combattre l'injustice et surtout les créatures maudites tel que les démons ou les anges dévoyés. Je suis un gardien et un purificateur. Je pense que tu n'es pas surpris n'est ce pas ? Tu a bien réagis lorsque tu m'a vu utiliser mon pouvoir, j'en déduis que je ne suis pas le premier mage que tu rencontre... et que tu es à même d'apprendre l'existence d'autres mondes.
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Wolfgang Oxford



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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Lun 15 Sep 2014 - 18:07

L’histoire de Djerin amenait la sympathie de Wolfgang. Perdre sa femme et son enfant le jour de son mariage était un dur coup à digérer et il s’étonnait que son compagnon reste aussi zen à en parlant. Il se souvenait d’avoir perdu son père aux mains des bandits et une colère lui vrillait instantanément les tripes. L’archer n’aurait certainement pas pu résister à cette ire et il aurait sans aucun doute sombré. Toutefois, son aîné témoignait une nouvelle fois de sa force de caractère ce qui fit l’effet d’une douche froide. Il était encore loin d’arriver à la cheville de l’autre.

Le musicien tenta de rester impassible lorsque le blessé poursuivi. Il avait brûlé ses ailes? Djerin était donc un ange? C’était impossible, les anges étaient des êtres mythiques peuplant les histoires qu’on se racontait. C’était des êtres majestueux avec leurs grandes ailes blanches et dotés d’une incroyable beauté. Wolfgang le détailla rapidement du regard. Il y avait une certaine beauté sur les traits du visage, mais elle était masquée par toutes les cicatrices. Cependant, le jeune homme se refusait d’y croire. Tant de courage de la part de son compagnon devait être le témoin de la folie qui habitait le guerrier. Son empereur? Leur monde? Il n’y avait qu’un seul monde et pas plusieurs.

Il était vrai qu’il n’avait pas réagi à la magie. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait quelqu’un en faire usage. Il y avait Azeria. Wolfgang avait rencontré la jeune femme à Venill lors de la fête de la moisson. Elle avait terrassé un gros d’hommes agressifs à elle seule avec un pouvoir qu’il n’avait jamais vu auparavant. Le garçon se souvint soudain qu’elle avait parlé d’un autre monde. Il avait considérer cela comme une métaphore. Un autre milieu social, une autre réalité de vie due à la malédiction qui l’accablait. Jamais il n’avait pensé qu’il y avait réellement un autre monde outre que celui de Feleth.

Réalisant qu’il était resté trop longtemps silencieux, l’archer prit à son tour la parole.

-C’est difficile à croire. Des anges et des démons? D’autres mondes? Je suis au fait de la magie, mais là… c’est beaucoup. Je veux dire que c’est impossible. Comment garder un aussi gros secret à la population? En vingt-trois ans je n’ai vu ni un ni l’autre et encore moins entendu parler d’autres mondes.

La gamine était de retour avec les gamelles remplies de bouillon. Wolfgang se leva pour les prendre et tendit l’une à son compagnon. Il la lui donna en lui souhaitant un bon appétit.

-Je dois réfléchir à tout ça. Seul.

Et l’archer ne tarda pas à suivre les pas de la fillette et s’éloigna du guerrier.

***

Le lendemain matin, le petit groupe repartit alors que les premiers rayons de soleil pointaient à l’est. Ils avaient fait la moitié du chemin et les filles du village recommençaient à parler entre elles. La joie d’être enfin libérée était perceptible dans leur voix et elles semblaient toutes beaucoup moins anxieuses. Le paysage leur redevenait familier et la fin de ce calvaire s’annonçait proche.

De son côté, Wolfgang était encore plus muet qu’à son habitude et gardait ses distances avec son compagnon d’armes. Il ne désirait pas parler. Il avait passé la nuit dernière à réfléchir sans arriver à une conclusion satisfaisante. Il manquait de preuves et sans elles, il ne pouvait se résoudre à accepter la vérité. Il n’avait pas encore pris une décision sur ce qu’il devait croire des dires de Djerin que le village se montrait enfin. Les jeunes filles se mirent à courir et ce fut dans des cris joies et des pleures de soulagement que le reste du groupe arriva. L’archer ce sentait inconfortable. Il n’était pas le héro ou le sauveur. Il profita du tumulte autour de son aîné pour monter sur son cheval et tourner bride afin de repartir rapidement et en toute discrétion. Peut-être que leur chemin allait se croiser à nouveau, mais seul l’avenir le leur dirait.

Silencieusement, une plume accrochée au carquois du jeune homme bougeait au rythme du gallot. Une plume aussi noir que l’ébène.
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MessageSujet: Re: Ode à Lysianne [PV Djerin]   Aujourd'hui à 12:56

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