''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]

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Wolfgang Oxford



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Race : Seraphin-oracle
Classe : Archer
Métier : Musicien
Âge : 23 ans

Messages : 37


MessageSujet: La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]   Sam 15 Mar 2014 - 15:03

Les hommes étaient tous attroupés autour d’une même table. Saouls pour la plupart, ils beuglaient à s’en détruire les cordes vocales lorsque trois des leurs tiraient les dés. Chacun faisait une prédiction sur les résultats et le gagnant rapportait la mise. C’était donc un jeu très simple pour perdre beaucoup d’argent.
Les joueurs brassèrent à nouveau et les déposèrent sur la table produisant un tac sonore. Les prédictions débutèrent jusqu’à ce que l’un d’eux affirme qu’il y avait huit «six» –sur une possibilité de douze dés- sur la table. Il y eu des rires parmi les spectateurs, mais l’homme était désormais trop saoul pour réalisé la faible possibilité de ses dires. On dévoila les dés et il s’avéra qu’il y avait bien huit «six» sur la table. Le gagnant tira son butin d’or vers lui lorsqu’il fut arrêté par un couteau qui se planta devant lui.

-Tricheur! s’écria un gros balaise balafré. T’es qu’un tricheur et un fils de catin. T’as fait comment pour changer les dés?

L’accusé se leva brusquement et tira son épée. Il eut un haut le cœur et du s’appuyer contre la table pour reprendre l’équilibre, mais il n’arrêta pas de pointer sa lame vers le balafré. L’ivrogne avait gagné et voulait son butin.

-Personne me traite de tricheur! J’ai gagné comme un digne fils...

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. L’autre le frappa –pas si fort que ça- et le gagnant tomba à l’en reverse tout en échappant son épée. Celle-ci vola au travers de la pièce pour se retrouver sous une des tables de la salle. Son propriétaire était toutefois trop préoccuper à pleurnicher pour constater de sa perte. Le sang giclait de son nez et la bière qu’il avait en lui ne demandait que de refaire surface.
Au petit matin, tout ce monde avait disparu. L’aubergiste nettoyait le sol et les tables lorsque Wolfgang était descendu dans la grande salle. Il n’avait pas assisté à la scène de la veille. Il était monté dans sa chambre dès qu’il avait saisi le principe du jeu. Voir des gros balourds boire et perdre leurs économies n’était pas une de ses activités fétiches. Il alla s’installer pour prendre son petit-déjeuner. Il s’assit et il tapa un objet dur lorsqu’il glissa ses pieds sous la table. L’archer se pencha et il vit l’épée oubliée. Il s’étira et l’attrapa. À première vue, ce n’était pas une très bonne arme. La lame était émoussée et elle ne servirait pas en combat. Le jeune homme la déposa sur la table et n’y porta pas plus attention.
Une fois son petit déjeuner terminé, il se leva et vint pour partir. Il arrivait à la porte quand l’aubergiste le retint. Ce dernier lui rappela l’épée. Le musicien revint à contrecœur sur ses pas. Il n’était pas épéiste et cette arme était un fardeau. Toutefois, il pourrait peut-être la vendre à un forgeron et recevoir deux ou trois pièces. Il l’enroula dans un sac de jute et l’attacha derrière lui. Wolfgang se hissa sur son cheval et débuta une nouvelle journée de voyage.
Les grandes étendues de terres défilaient sous ses yeux gris. L’archer ne savait où aller. Il se sentait tourner en rond dans sa quête de vengeance. Cela sans compter les choses étranges qui se déroulaient autour de lui. Le monde n’était pas ce qu’il semblait être. *Il y a autre chose*, songea Wolfgang. Il rit soudain. Peut-être était-il devenu fou par le chagrin et la solitude, mais il savait que la magie n’existait pas.
Son cheval s’arrêta soudain. Malgré tout les efforts que le jeune homme put déployer, sa monture ne désira pas faire un pas de plus.

-Sale bête grincheuse et bornée, dit-il en descendant. Tu es pire que mère lorsqu’elle décide de faire le ménage.

Mieux fallait profiter de cet arrêt forcer pour manger. Tout en sortant la nourriture d’une des sacoches, le regard de l’archer se posa sur le sac de jute. Il l’attrapa et attendit d’être assis pour sortir l’épée. Il la fit miroiter au soleil. Elle était bonne pour la refonte rien de plus. Il l’a déposa sur le côté pour prendre son luth. Il pouvait s’accorder une heure avant de repartir.

-Mon amour je t’ai vu au beau milieu d’un rêve
Mon amour un aussi doux rêve est un présage d’amour
Refusons tous deux que nos lendemain soient mornes et gris
Nous attendrons l’heure de notre bonheur
Toi ma destinée, je saurais t’aimer
J’en ai rêvé
, chanta-t-il.
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Krocq Meethain



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Race : Démon commun
Classe : Bestiaire
Groupe : Démon

Âge : Indéfinissable

Messages : 29

Fiche de Personnage : Niark~


MessageSujet: Re: La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]   Mer 19 Mar 2014 - 18:03

Une petite voix se mit à rire tout à côté du jeune homme. Elle était crissante, presque inaudible sous les notes des cordes du luth.
Pourtant elle se marrait bien.
Nul n'aurait su dire si c'était la musique, les paroles ou seulement l'artiste qui la faisait rire, car il ne s'agissait que d'une voix qu'on aurait pu croire venir de tout près comme de nulle part.
Pourtant elle était là.

Le petit démon imperceptible qui riait sans qu'on ne puisse le voir dévorait des yeux celui qui avait récupéré son épée de rouille et de marbrure faite, qui reposait pesamment sur le sol tout à côté. Ridicule sous la lumière, Krocq, ce démon vicieux, se cachait dans les lianes de cuir qui entouraient la poignée, aussi profondément que possible car le soleil était déjà haut, ou du moins, déjà trop haut pour qu'il puisse survivre à son aise.
Il ne mangerait pas le petit homme qui se tenait tout proche de lui.

Pour l'instant, se moquer de lui, de ce qu'il chantait - de ses soucis d'humains ! - le satisfaisait pleinement. Il se rassasiait de vice et en pleurait presque en imaginant la tête de ce chenapan quand il lui dirait, avec sa voix d'épée magique, comme aux milliers d'autres avant lui, qu'il avait eu l'immense chance de trouver sur son chemin l'objet du destin que les Dieux lui avait envoyé et que cet objet du destin, pour son plus grand bonheur, prenait la forme d'une épée magique qui aurait, pour sa plus grande chance encore, ou pour celle de sa femelle, l'immense privilège de le faire disparaître la nuit suivante dans son ventre, comme dans un rêve, ou plutôt comme dans un cauchemar, si ça lui chantait - mais ça, il ne le dirait pas, bien que c'était l'idée la plus drôle.

Le rire se tut.
"Comment elle s'appelle ?" dit la voix, plus forte cette fois-ci. Elle était toujours aussi crissante. Son timbre ne laissait rien deviner quant à l'identité et au sexe de celui ou celle qui parlait.
Le démon n'en avait d'ailleurs pas, pour ainsi dire.
La direction de la voix, quant à elle, suivait celle du vent.
Pourtant elle venait bel et bien de l'épée et il était parfaitement difficile d'imaginer cela possible : l'épée était une épée.
Elle ne bougeait pas.
Elle n'avait pas de lèvres.
Elle ne tremblait pas.
Elle ne cillait pas.
Elle n'avait pas d'yeux.
C'était une épée.

La voix parla encore :
"Ta femelle, comment elle s'appelle ? Elle est jolie ? Tu ne la vois que dans tes rêves ou elle existe vraiment ? Krikrikrikri !"
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Alban Chaos



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Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

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MessageSujet: Re: La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]   Mar 25 Mar 2014 - 17:20

Doucement, calmement, mes poumons absorbaient l'air autour de moi en grande quantité. Je les gonflais exprès pour me donner l'impression d'être un énorme ballon qui allait exploser. Ensuite, je relâchais tout cet air d'un coup. Cela avait un effet assez aléatoire: je pouvais soit ressentir un malaise, soit avoir un petit vertige ou même entendre indénombrables acouphènes qui s'éteignaient au bout de quelques secondes seulement. Pourquoi je faisais cela, vous allez me dire? Parce que quand je m'ennuyais ferme, je devenais tout à coup plus ouvert d'esprit, ouvert à des choses comme le masochisme on va dire... *Pourquoi tu continues ce monologue intérieur Orc-puant? Tu fais des voix off à chacune de tes nouvelles aventures, ça me fatigue autant que toi! -Tu ne peux pas comprendre, je suis seul depuis si longtemps que... - Je le sais ça! Mais au moins fait semblant de me raconter tes trucs, au lieu de parler VRAIMENT tout seul! Tu me fais pitié. - Non, toi tu n'es rien de plus qu'un parasite, alors reste loin de mon esprit.* Je venais tout à coup de comprendre que ce petit élan de sympathie de Melchior n'était encore qu'à but de me voler mon corps et détruire mon âme. Je fermais donc mon esprit pour un petit moment en continuant ma respiration masochiste jusqu'à ce que le vent m'apporte l'odeur que j'attendais. Comme j'avais fermé les yeux pour apprécier ces perturbations internes que je provoquais, je les rouvris pour observer le ciel un instant encore. Mon odorat surdéveloppé m'avait alerté avec une avance énorme par rapport à un humain, ou même un chien. Ma proie ne devrait arriver que dans cinq minutes. Une fois que les rayons solaires eurent commencé à brûler mes yeux, je me relevais doucement en craquant mon cou. Je m'étirai bruyamment en me repassant le plan dans la tête. J'étais sur le toit d'une auberge très peu réputée, caché derrière une grande pancarte sur la façade.

La mission pouvait débuter, ma proie était arrivée. Elle sortit de sa calèche avec toute la fierté d'un homme de son rang: c'était un petit chef de bandits voleurs de bijoux. Il croyait que la bijouterie, qui lui servait de façade pour ses activités illégales, suffirait à le mettre hors de tout soupçon, il avait sous- estimé les espions de l'Alliance qui devenaient assez hargneux quand on les poussait un peu. Et lui, ce Bedol Martol, avait faillit nous échapper plus d'une fois! Sa capacité à fuir puis se reconstruire était incroyable, pire qu'une colonie de cafard. Quand j'avais entendu parlé de cette tache si petite, mais résistante au lavage, j'avais décidé de m'en mêler personnellement. J'étais avant tout un chasseur, donc me remettre à pister une proie comme ça m'avait rappelé mon passé de chasseur de prime solitaire. Quand son véhicule partit en le laissant devant la porte de son magasin, je sortis ma dague et la fit tourner du bout des doigts.

"Mourut? Pas mourut? Mourut? Pas mourut? Mourut? Pas mourut..."

Et pendant quelques secondes, je délibérais comme ça avec ma lame courte jusqu'à ce que Melchior m'envoie une décharge d'émotions négatives dans la tête sans que je ne m'y attende, me faisant lancer la dague vers le crâne du pauvre homme. En même temps, j'en avais aussi envie, mais c'était pas non plus obligé. Mort ou vif, c'était les conditions. La lame s'enfonça violemment dans l'arrière de son crane et il tomba instantanément au sol. C'était bien l'homme que l'Alliance recherchait, c'était indéniable. Toutefois, je n'aimais pas tuer sans avoir au moins une confirmation bien plus personnelle comme en l'interrogeant. Melchior devait jubiler sur place en ce moment -de toute façon, il ne pouvait jubiler nulle part ailleurs étant enfermé dans son fourreau-. Par contre, je ne le laissais pas s'exprimer dans ma tête, même si c'était bien plus dangereux car mon subconscient était ainsi bien plus vulnérable. C'était pour cette raison qu'il avait parfois accès à ma conscience: pour l'y enfermer. Je sautai du toit pour atterrir brutalement sur le sol. Je soulevai ensuite de terre le corps inerte, lourd qui plus est, pour le livrer aux autorités avec les preuves qu'il était bien l'homme qu'ils recherchaient. Pour bien terminé cette journée de travail, j'allais directement à l'auberge dont j'avais squatté le toit tout à l'heure, mais m'arrêtai un moment en croisant un client qui en sortait. *Salut collègue! -A qui tu parles? -Bah à mon poto l'épée enroulé dans le tissus. -De... De quoi? C'est une épée démoniaque? -Bingo l'asticot! -Mais pourquoi tu lui parles? Il ne peut pas t'entendre... Personne ne le peut à part moi. -N'essaie pas de réfléchir Alban, ça te va pas du tout. Tout le monde sait que JE suis le cerveau, et TU es les muscles alors chut!*

C'était assez surprenant de rencontrer une lame noire comme moi, je devrais peut- être aller lui parler. Je n'en avais jamais vu de toute ma courte vie, ni dans ce monde, ni dans l'autre -le Vein- Il pourrait m'en apprendre beaucoup sur Melchior et la manière de mieux le contrôler. *Cherche pas orc-débile, c'est pas une lame noire. C'est une Dévoreuse, l'humain qui l'accompagne est son casse- croute, ça s'arrête là. Bon, on va se bourrer la gueule ou tu vas rester planté là longtemps?* Ce que Melchior me disait- là était des plus époustouflants! Une épée capable de manger les humains, comme s'il n'y avait pas assez de trucs de tarés dans ce monde! On pourrait dire qu'en quelque sorte, Melchior et ce Dévoreur étaient complémentaires, l'un mangeant les esprits et l'autre le corps. S'ils s'alliaient, rien ne pourrait les arrêter. Ce fait me donnait envie de mettre le plus de distance entre cette épée vivante et moi, mais étais- je assez salaud pour laisser son porteur à une fin si violente? *Bah oui, t'es qu'un orc: tant que tu peux te remplir l'estomac et te vider les bourses, ta vie est un véritable paradis pas vrai?* Pourquoi je gardais encore cette arme antipathique avec moi? Je devrais bientôt trouver un volcan où le jeter, j'en étais persuadé! Je poursuivis le garçon qui transportait l'épée maudite, le rattrapant non loin de la ville, tout en gardant une bonne distance pour ne pas me faire repérer. Il semblait faire une pause, je devrais lui dire se débarrasser de cette daube avant qu'il n'en meurt.

"Hey toi! Jette ce paquet au sol, immédiatement! Dépêche- toi avant qu'un malheur ne t'arrive!"

J'étais apparut de derrière un buisson pour créer la surprise. Au cas où l'épée me résisterait, je sortis Melchior de sa prison et me mis en garde le visage décidé, lui désignant au passage l'épée démoniaque.
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Wolfgang Oxford



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MessageSujet: Re: La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]   Ven 28 Mar 2014 - 19:52

La musique s’arrêta soudain. La main dans les airs, la bouche ouverte, Wolfgang regarda autour de lui. Un rire strident s’élevait d’il ne savait où et un frisson lui parcouru le corps. Il attrapa son arc et se leva tranquillement, se plaçant non loin de sa monture. Il ne pouvait pas s’enfuir sans s’être assuré que sa fuite ne serait pas barrée. Toutefois, aucun mouvement ne trahissait la possible cachette de l’inconnu et, même en scrutant minutieusement les buissons, le jeune homme ne distinguait personne. Il revint sur ses pas sans décocher sa flèche.

-Comment elle s’appelle?

La voix était sortie de nulle part. L’archer se redressa et pivota prêt à tirer sur l’inconnu. Il n’y avait toujours pas d’individu en vue.

-Ta femelle, comment elle s'appelle ? Elle est jolie ? Tu ne la vois que dans tes rêves ou elle existe vraiment ?

Et toujours se rire. Wolfgang songea qu’il fallait mieux partir. L’endroit devait être peuplé d’esprits. Son père lui avait raconté tout plein d’histoires sur les créatures magiques, mais le musicien avait toujours cru que c’était dans les livres. Les vampires, les orques, les démons… c’était pour faire peur aux enfants. Pour qu’ils arrêtent de jouer des mauvais tours. Enfant, le musicien les avait cherchés allant de-ci, de-là dans l'espoir de découvrir la vérité sur leur existence. Après des années de recherches infructueuses sur le domaine familiale, il s'était rendu à l'évidence; son père ne lui avait raconté que des histoires.
Néanmoins, dans chaque histoire n’y avait-il pas une part de vérité? Il ramassa ses gourdes puis revint vers l’épée. Comme il était tenté de la laisser derrière.

-Hey toi! Jette ce paquet au sol, immédiatement! Dépêche- toi avant qu'un malheur ne t'arrive!

Une flèche partie dans la direction de l’inconnu. Le jeune homme n’avait pas attendu pour laisser tomber son paquet et reprendre son arc. Il n’avait même pas eu à penser plus d’une milli seconde. Il ne s’attarda pas pour voir s’il avait fait mouche. Il se précipita sur son cheval non sans oublier le sac de jute derrière lui. Wolfgang ne put jamais atteindre son cheval. L’animal se cabra et s’éloigna de son maître. Il jura devant l’entêtement de sa monture avant de se retourner pour voir où en était l’inconnu.
Il se sentit sur le point de défaillir; il ne se trouvait pas face à un humain. Il n’aurait pu dire ce qu’était le monstre qui se trouvait devant lui, mais si les histoires étaient vraies, toutes les créatures étaient dangereuses pour l’homme. En plus, pour confirmer le tout, l’autre avançait vers lui, la lame au clair. Il sortit l’épée de son étoffe et la pointa sur son adversaire. Il n’allait pas se laisser manger si facilement.

-Reculez! Quoique vous-êtes, reculez!

L’archer se mordit la lèvre. Il n’avait pu empêcher sa voix de trembler. Les événements le dépassaient complètement. Le monde dans lequel il croyait vivre venait d’éclater en milles morceaux.
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La réalité a ses limites [PV Alban et Krocq]

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