''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Hanskarl Von Hadremark

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Hanskarl Von Hadremark

Mâche-fer

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Race : Demi-orc
Classe : Seigneur de la montagne
Métier : Mercenaire
Groupe : Lame d'argent

Âge : 22 ans

Messages : 7

Fiche de Personnage : Ici


MessageSujet: Hanskarl Von Hadremark   Mar 25 Mar 2014 - 17:53

* * *

Personnage


Nom : Von Hadremark
Prénom : Hanskarl (ses amis l’appellent simplement Hans, ce qui l’énerve au plus haut point.)
Rang : Mâche-fer

Âge : 22 ans

Sexe : Masculin

Race : Demi-orc

Classe : Seigneur de la montagne : les seigneurs des montagnes maitrisent une magie orc ancestrale, directement liée à l’énergie sacrée de la montagne. A cause de la nature même de celle-ci, ils entrainent souvent en parallèle leurs corps pour pouvoir l'exploiter pleinement, ce qui fait d'eux une classe hybride. Cette dernière se décompose en trois parties distinctes. La première est la manipulation de la terre et de la roche (préférablement sous leur état naturel, bien que manipuler la roche de bâtiment, par exemple, soit ardu mais possible), bien qu’à un niveau très basique. Le corps est utilisé comme catalyse, et c’est à travers ses mouvements que s’exprime la magie. La deuxième est la maitrise des runes, ou du langage de la montagne. Apparenté à l'enchantement, cet art consiste à graver un mot de pouvoir dans un langage ancien sur une pièce d’équipement. Cependant, en graver plusieurs ne peut être fait sans détruire la pièce que par les plus talentueux. De la même manière, il est en théorie possible d’appliquer ces runes sur le corps d’une personne, bien que le procédé soit long, douloureux, dangereux et indélébile. Enfin, le troisième aspect, le plus difficile à cerner, est celui de la force. Par n’importe laquelle. Celle qui coule dans les veines de pierre de la terre. Ceux qui maitrisent ce pouvoir peuvent augmenter brièvement leurs capacités physiques ou maitriser la gravité de manière réduite, mais rares sont les personnes qui contrôlent réellement ce pouvoir.

Métier : Mercenaire.

Croyances : Comme beaucoup de mercenaires, Hanskarl, pense que faire régulièrement des offrandes au dieu de la guerre ne peut pas s’avérer néfaste. Il ne renie pas l’existence des autres dieux, mais préfère globalement ne pas trop s’en préoccuper, considérant qu’ils ont mieux à faire que de se préoccuper de lui.

Groupe : Lame d’argent

Équipement : Une armure de plate personnalisée, un bouclier, une épée, un arc.

Talents de combat physique :


Hanskarl est avant tout un combattant. Armé d’une épée longue et d’un bouclier, qu’il manie avec une maestria certaine, protégé par une armure de plaque, il profite avant tout de sa force titanesque pour surpasser ses adversaires. S’il est également rapide dans ses mouvements, ce n’est logiquement pas le combattant le plus acrobatique qui soit. Doté d’une intelligence certaine, il sait analyser les mouvements de son ennemi et reconnaitre ses faiblesses pour les exploiter.  Il est en quelque sorte l’exemple qui viendrait instinctivement à l’esprit de quelqu’un si l’on devait évoquer un chevalier au paroxysme de ses capacités. S’il sait également utiliser un arc, il préférera généralement se passer de l’usage de cette arme autant que faire se peut, ses talents avec elle étant bien plus réduits.

Talents de magie :


Maîtrise de la terre : Hanskarl manie la terre et la roche de manière naturelle. Son corps, après de longues pratiques, est lié de manière intrinsèque à ce pouvoir, et lui permet de contrôler ces aspects avec brio.  Très imaginatif, il a développé de nombreuses méthodes pour exploiter ces dons. Par exemple, frapper du pied sur le sol pourra déclencher une onde de choc, ou ériger un mur autour du jeune homme. Donner un coup dans un rocher le fera décoller vers son adversaire. Si ses pouvoirs sont souvent assez crus, ils sont très adaptés à son style de combat, et sont d’une efficacité certaine.

Forge-rune : Hans est capable d’enchanter ses armes et armures par le biais de runes. Le procédé est moins naturel pour lui que le précédent, et il ne peut pour l’instant appliquer que des runes basiques, et en nombre limité, sur son équipement. De la même manière, le procédé est long, et nécessite qu’il se concentre un long moment.

Talents divers : Il existe deux types de combattant. Celui qui dure, et celui qui meurt rapidement. Hans fait partie de la première catégorie, et est capable de coudre, cuisiner, chasser, possède des compétences de médecin basiques, est capable d’entretenir son équipement, et a globalement une connaissance « du terrain » très étendue. Combiné à l’éducation élitiste qu’il a reçue plus jeune, cela fait de lui quelqu’un de beaucoup plus érudit qu’il n’y parait au premier abord. Il faut encore noter que même s’il n’apprécie au final que moyennement le contact prolongé avec autrui, c’est un bon leader et un stratège hors pair.

Pouvoirs particuliers :
Rage berserk : L’héritage orc du jeune homme se manifeste pendant le combat. Plus ce dernier se prolonge, plus celui-ci se laisse submerger par sa rage intérieure, augmentant ses capacités physiques et diminuant sa sensibilité à la douleur. Si le caractère du jeune homme et le fait qu’il ne soit qu’à moitié orc l’empêchent généralement de se laisser totalement submerger par la transe de combat, il lui arrive tout de même de perdre le contrôle dans les situations les plus désespérés. Si sa magie se réduit alors à sa plus simple expression, ses capacités physiques sont, elles, à leur paroxysme.

Apparence physique :

La première chose qui frappe lorsqu’on découvre le jeune homme, c’est sa carrure. Culminant à prêt d’un mètre quatre-vingt-quinze, possédant une carrure plus que respectable, il est facile d’être impressionné par le géant. C’est ici que son héritage orc se manifeste. Les muscles de son corps, contrairement à ceux des humains, sont agencés de telle manière à produire le plus de puissance possible en gênant aussi peu que possible ses mouvements. Si ce résultat est aussi le fruit d’un conditionnement physique rigoureusement pensé et journalier, il est clair qu’il est accentué par son ascendance. S’il n’aura jamais l’élégance d’un acrobate ou d’un assassin, le prendre pour quelqu’un de lourd et de maladroit serait une erreur. Son corps est compact, dur, à l’image de sa peau, sans doute le détail qui trahit le plus son ascendance. Cette dernière est très épaisse, faisant facilement trois centimètres d’épaisseur. Dans les faits, cela le prive d’une partie de son toucher, et si ses nerfs ne sont pas aveugles, ils sont bien moins sensibles que ceux d’un être humain.

Son visage est quant à lui encore plus étonnant. Si ses traits sont durs, marqués et rugueux, ils n’ont rien du côté bestial que l’on pourrait voir chez un demi-orc. Son nez pointu est long fait penser au bec d’un aigle, et le contour appuyé de sa mâchoire et le côté relevé de ses pommettes donnent à sa face un côté angulaire que l’on retrouverait sur certaines statues. Ses yeux verts et durs sont un peu plus larges que ceux des humains, et ses sourcils broussailleux complètent parfaitement le tableau. S’il ne la porte par choix, il lui arrive régulièrement de passer plusieurs jours sans se raser, et il n’est pas rare de le voir arborer une barbe de trois jours, plus ou moins irrégulière. Ses cheveux sont eux toujours coupés court, à la manière militaire, et il sera rare de le voir avec une toison de plus de quatre centimètres de long. Il est ainsi plutôt facile de voir que ce dernier n’est pas forcément un humain de sang pur, mais son visage possède, sinon un certain charme primitif, au moins un côté fascinant qu’on ceux des grands bandits célèbres qui parsèment l’imagination populaire.

Au niveau vestimentaire, le jeune homme préfère rester simple. Son éducation lui à enseigné les vertus de la frugalité, et s’il porte des vêtements digne de son rang quand il le doit, il préfère la plupart du temps se contenter d’une tunique et d’un simple pantalon, pour une simple raison. Ils sont plus confortables à porter sous son armure. Et c’est ainsi attiré qu’il passe l’écrasante majorité de son temps. Il sera ainsi très rare de le voir porter autre chose que sa plate intégrale, car l’enlever comme la passer est un procédé relativement long. Cette dernière est épaisse, solide, et porte la plupart du temps une ou deux runes lui conférant des propriétés magiques. Très travaillée, elle privilégie la liberté de mouvement et dispose de jointures souples. Fabriquée par les talentueux forgerons de son clan, il est difficile d’en trouver de semblables ailleurs. La seule réelle coquetterie qu’il s’autorise est une cape rouge, arborant le blason de la maison Hadremark, un gant de fer enserrant une montagne. Pour venir compléter son attirail, il est nécessaire de mentionner l’épée qui ne quitte jamais sa ceinture, et son large bouclier. A cela vient parfois s’ajouter un arc long, quand ce dernier estime que la situation l’exige.

Caractère, personnalité :

La psyché du jeune homme est assez complexe. Une sorte mélange chaotique entre ambition et culpabilité, il est étonnant qu’il n’ait pas encore sombré dans la folie. Il faut tout d’abord considérer que malgré le fait qu’il soit lui-même à moitié orc, il a été élevé pour les détester. Et pour les détester, il les déteste. Il hait ce qu’ils représentent, le chaos, la sauvagerie, le manque de discipline, d’ordre social. Il hait leur apparence rugueuse, et par extension hait la sienne. Mentionner son ascendance ou le fait que sa peau soit par exemple un peu trop épaisse est quelque chose que les gens sensés apprennent généralement à éviter. S’il est rare de le voir réellement sortir de ses gonds et exploser, il est revanche plus commun de le voir manifester une sorte de colère froide, maitrisée. Car le jeune homme est rancunier, et n’oublie jamais les dettes qu’il doit à ceux qui l’ont offensé. Logiquement, ce trait s’accompagne d’une certaine force de caractère, et d’une détermination sans faille. Quand le jeune homme se fixe un objectif, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour l’accomplir, sans vraiment considérer les dégâts collatéraux. Que ce soit pour lui ou qui ce soit d’autre.

Il faut également considérer que malgré les apparences et le fait qu’il ne parle que très peu, le jeune homme est bien plus intelligent qu’il n’y parait. Comme beaucoup de personnes un peu trop éloignées de la moyenne de l’intelligence, il a rapidement apprit à agir comme les autres, ou ce qu’il considérait être les autres. Si l’on prend en plus en compte son éducation pour le moins spéciale, il n’est pas compliqué de voir que cette variable est chez lui très prédominante. En résulte un comportement qui peut parfois surprendre, voir sembler en désaccord avec le reste du personnage. Fort logiquement, ce dernier n’apprécie donc que peu la compagnie des autres, qu’il arrive à comprendre sur le plan intellectuel sans réellement réussir à utiliser ce savoir. Cette espèce de phobie est cependant enfouie sous une épaisse couche de mépris, de colère et de sens de supériorité. Car si pendant ses plus jeunes années, son processus mental fonctionnait par le biais de questionnement et de remises en cause perpétuelles, il a réussi à briser cet engrenage pour que ses capacités deviennent un atout et non un poids. On peut pour simplifier dire qu’il est simplement aussi exigeant avec les autres qu’avec lui-même. Et il est très exigeant. Il ne saura pas respecter quelqu’un s’il estime que ses capacités cognitives sont déficientes, ou que son caractère manque de qualités.
Et les qualités qu’il respecte ne sont pas toutes celles normalement acceptées. Il estime l’ambition, le détachement, la capacité à se détacher des entraves morales de la société, mais également la discipline et la maitrise de soi. Et ces qualités, il tente chaque jour de se les appliquer, faisant endurer à son esprit un entrainement et un conditionnement aussi sévère qu’à son corps. Le plus important, au final, est d’être totalement maitre de soi. C’est cette volonté de contrôle qui prédomine chez lui, et il aura beaucoup de mal à supporter une situation s’il sent qu’il ne peut la diriger là où il veut qu’elle aille.

Mais toute cette discipline n’a de sens que si elle vise un but. Et les buts du jeune homme sont aussi clairs qu’affirmés. Le plus évident est celui de reconquérir son héritage, la maison Hadremark de laquelle il a été injustement banni. Le second, plus inconscient, est le prolongement de cette volonté de contrôle déjà évoquée. Il veut devenir puissant, dans tous les sens du terme. Riche, influent, doté de capacités physiques et magiques supérieurs. S’il ne tombe pas dans des illusions de grandeurs qu’il ne saurait de toute façon que mépriser, il est conscient de son potentiel et veut le voir être pleinement réalisé. A ces deux objectifs, il est prêt à sacrifier le reste, sans remord ou hésitation.

Histoire :

L’histoire de Hanskarl est fort logiquement liée à celle de sa famille. Pour la comprendre, il faut donc brièvement se pencher sur cette dernière, et plus particulièrement sur celle de son père. La maison Hadremark avait de tout temps été reconnue pour deux choses. La férocité de ses combattants, et la puissance de son réseau de mines. Plantée sur le flanc de la chaine montagneuse du Croc, le bastion de Roc-Hardremark fait encore aujourd’hui vigile et continue de superviser  un réseau tentaculaire de trente mines et carrières. Habitué à une existence rude et frugale, ses habitants sont naturellement transformés en rudes combattants par la dureté de leurs conditions de vie et les incursions régulières des tribus orques vivant de l’autre côté des montagnes. Si nombre de figures historiques ont été produites par la maison, la plus célèbre reste le père de Hanskarl, le baron Viktor. Connu autant pour ses prouesses martiales, sa force que sa cruauté (le moment où il a étranglé un ogre de ses mains parce que celui-ci ne s’était pas écarté suffisamment vite de son chemin reste gravé dans les annales), il était le parangon qui représentait les idéaux Hadremark. Sous lui, la famille avait prospéré, et le roi lui-même l’avait une fois invité à diner, peu avant que le jeune homme ne quitte le giron familial. Si le caractère taciturne et peu bavard de Viktor n’avait pas réellement favorisé un contact très chaleureux, son vis-à-vis avait en tout cas été suffisamment impressionné pour lui laisser totale liberté quant à la gestion de son domaine. Tout aussi connues étaient ses travers. Sa cruauté était associée à une imagination perverse, et il imaginait sans cesse les pires châtiments pour quiconque défiait son autorité. Les orcs même le craignaient, car il avait pour habitude, malgré le dégout profond qu’il avait pour la race, d’enlever leurs femelles pour les violer puis les tuer. Personne ne savait quelle jouissance il pouvait tirer de cet acte, si ce qui le motivait était la volonté d’humilier des créatures qu’il haïssait, ou si cela était simplement pour lui une autre distraction. Toujours était-il que sa femme, ses deux filles et ses trois fils, bien que relativement ennuyés par la situation, n’osait rien dire. Jusqu’à ce que naisse le jeune Hanskarl. Personne ne savait pourquoi il avait décidé de garder l’orc enceinte en vie. Peut-être était-ce son regard fort, qui n’avait jamais vacillé pendant qu’il la besognait, ou le fait que malgré toutes ses mutilations, il ne soit pas arrivé à la briser. Peut-être encore était-ce les tatouages rituels qu’elle arborait, la désignant comme un chamane de son peuple. Son sursis fut cependant de courte durée. Sitôt que l’enfant fut né, le baron trancha la gorge de l’orc. L’enfant fut confié à une nourrice, et reçut une éducation rude. Sa mère et ses frères ne le traitèrent jamais comme une part de la famille. Il était un rappel constant de la honte et de l’humiliation qu’ils devaient subir, et si l’endommager était interdit, Viktor considérait qu’une enfance dure ne pourrait que forger son caractère. Ses journées furent fort logiquement peu remplies de jeux. Il s’entrainait le matin, étudiait le soir. Ce fut le seul mode de vie qu’il connut jusqu’à ses seize ans.

Il était adulte aujourd’hui. L’air froid du matin giflait son visage, et sa morsure était agréable. La douleur n’était pas comme la douleur du fer ou du bois, qui tuait les sensations. Non. Elle était plus douce, plus superficielle, elle réveillait les sens. Il était adulte aujourd’hui. Il ne lui restait plus qu’à réussit le rite de passage de sa famille. Si de ses cinq ainés, un seulement avait réussi à en sortir vivant, il savait qu’il n’échouerait pas. Il était plus fort. Plus rapide. Plus déterminé. Ses doigts calleux pressèrent plus violemment la pierre de la rambarde, blanchissant légèrement, et il retourna dans sa chambre. Il contempla son armure de plate. Demain, il aurait un écuyer pour l’aider à l’enfiler. Non pas qu’il en ait réellement besoin, non. Il savait comment passer une armure depuis qu’il avait huit ans. Mais le symbole d’acceptation et de réussite était appréciable. Il sortit de sa chambre, un quart d’heure plus tard, entièrement harnaché. Silencieusement, il se rendit sur la petite plate-forme qui servait autant de terrain d’entrainement que de tournoi ou de lieu d’examen. Son père, son frère et ses deux cadets l’y attendait. Il ne prêta pas attention à leurs regards méprisants, sachant qu’il ne devait pas briser sa concentration. Il était adulte aujourd’hui. Il jeta un regard neutre sur les trois orcs qui lui faisait face. Il avait pleine conscience de sa parenté avec eux, mais ne ressentait aucune compassion. Son allégeance allait à son père, qui avait permis son existence. Qui l’avait entrainé. Qui l’avait façonné. Et il savait qu’il en serait de même pour les trois prisonniers, à qui l’on avait promis la liberté s’ils le tuaient. Ils étaient bien nourris, et leur équipement avait été préservé. Globalement, le combat devait leur permettre d’exprimer leur plein potentiel. Le signal fut donné, quand le baron Vikor leva la main, d’un geste simple. Hanskarl resserra sa prise sur son bouclier et sa lame, et chargea. Devant lui se tenait trois créatures, le dominant chacune d’une tête, et sans nulle doute capable de lu briser les cotes si elles le touchaient. Il ne devait pas non plus sous-estimer leurs prouesses martiales. Si elles étaient ici, c’était qu’elles avaient survécut suffisamment longtemps à un affrontement avec les troupes de son père pour être capturées vivantes.

Mais Hans ne voulait pas mourir. Il avait beaucoup à faire, et était adulte aujourd’hui. Son bouclier s’écrasa violemment contre l’arme d’un orc, faisant vibrer son bras, secouant sa garde. Sa lame s’enfonça dans l’un de ses yeux. La sensation de l’acier qui pénétrait la chair était toujours pour lui aussi étrange. Il y avait une résistance certaine de la matière, et pourtant celle-ci cédait toujours avec autant de facilité. Il retira sa lame de la tête de son ennemi, calmement mais rapidement. Il avait bénéficié de l’élément de surprise pour celui-ci, mais ce ne serait plus le cas pour les deux autres. Ces derniers se regardèrent, et décidèrent de tourner autour de lui, jusqu’à ce qu’il soit chacun d’un côté. Il devait agir, avant de se faire broyer. Ils chargèrent, hurlant toute leur haine pour la race humaine, et abattirent leurs armes. Mais lui était plus rapide. Son armure, après tant d’années passé à la porter, était comme une seconde peau, et ne l’handicapait que peu. Sa lame était un prolongement de son bras, et son bouclier une part de sa colonne vertébrale. Il était relié à son équipement. Il plongea vers celui à sa droite, l’empalant sur son épée et le soulevant de son bouclier, le faisant passer par-dessus sa tête, l’envoyant voler sur son camarade. Le tour de force laissa l’assistance entière muette, et même son père leva un sourcil impressionné. Il acheva sommairement la dernière des trois créatures, avant qu’elle ne puisse se dégager. Il regarda Vikor, haletant, et mit un genou à terre, avant d’ôter son casque. Il savait ce qui venait maintenant. Ce dernier se dirigea vers lui, et tira sa lame de son fourreau. Il la leva dans les airs, et savoura le moment, un sourire satisfait sur le visage, avant de l’abattre. Cette dernière se posa sur son épaule, doucement. Il entailla légèrement cette dernière, avant de passer à la suivante. Il le regarda, et prononça simplement quelques mots, qui pour le jeune signifiaient le monde :

" Tu es un adulte aujourd’hui. "

Il gonfla son torse, rempli de fierté. C’était la première marque de reconnaissance qu’il avait reçu de ce dernier. Et il ferait tout pour que ce ne soit pas la dernière.

Un an passa encore. En tant que scion de la maison Hadremark, Hans avait pour mission de veiller à l’ordre de cette dernière. Il tuait les orques, punissait les rebelles, participait aux campagnes militaires de sa famille. Il se forgea rapidement une réputation rivalisant avec celle de son géniteur. Il était dur au combat, dur et impitoyable. Et tout aussi cruel que son exemple. Là où son père la manifestait sans cacher ses penchants sadiques, capable de torturer quelqu’un pendant des heures et de prolonger la séance même après avoir obtenu des réponses, Hanskarl était plus froid. Efficient. Il torturait rarement un suspect. Il préférait viser ses proches, et le faire devant lui. Quant son père faisait des exemples en exhibant les cadavres, lui les faisait disparaitre. Les coupables potentiels étaient enlevés un soir, dans la nuit, et ne réapparaissaient jamais. Et s’il ne possédait pas le talent qu’avaient ses frères et sœurs pour la magie, il se rattrapait amplement, faisant preuve d’une capacité martiale inégalée, et d’un esprit acéré. Mais sa vie devait encore une fois changer lors de l’inspection d’une mine. Tout se déroula sans accroc, et il pensait pouvoir en finir rapidement, jusqu’à ce que la galerie qu’il visitait avec le contremaitre ne s’écroule, broyant le malheureux. Si lui eut plus de chance. Il constata rapidement qu’il ne pouvait plus faire marche arrière. Il avança dans le boyau, sans grande illusion quant à ses chances de survie. Et il marcha. Encore. Des heures durant. Il ne savait pas qu’une galerie pouvait s’étendre si loin. Ni qu’il pouvait se repérer dedans sans lumière. Jusqu’à ce qu’il arrive dans une vaste salle. Un espace travaillé, aux murs lisses et couverts de peintures représentant les mythes des orcs. Il ne reconnaissait pas les histoires en elles-mêmes, mais savait reconnaitre l’art de ces engeances répugnantes quand il tombait dessus. Ce qui attira réellement son regard ne fut cependant pas ces muraux, mais le simple pendentif qui trônait sur un piédestal au centre de la pièce. Un simple rond de métal, comme une pièce creuse, attaché à une chaine. Il ne reconnaissait pas le métal en question, mais avait de toute façon d’autres préoccupations plus urgentes. Il aurait normalement fait preuve de plus de prudence avant de toucher ce qui était à l’évidence un artéfact ancien et suffisamment puissant pour altérer les couloirs de la montagne, mais  sa situation était déjà suffisamment désespérée pour qu’il accepte de tenter sa chance. Sa main couverte de métal ramassa le petit objet. Il semblait vibrer dans sa paume, et Hanskarl avait du mal à détacher ses yeux de ce dernier. Il enleva son casque, le passa à son cou, ses mains agités de spasme, et attendit. Rien. Pendant dix secondes, rien. Puis vint la douleur. Comme si un hurlement surhumain venait d’éclater à l’intérieur même de sa tête. Il entendit. Il comprit. Ce fut un flot d’informations qui inonda son esprit, en l’espace d’une fraction de seconde. Il se réveilla, les membres endoloris, la nuque rigide. Il ne savait pas combien de temps il avait passé allongé sur le sol dur de la grotte. Il se leva. Il devait sortir d’ici. Ses pas le portèrent vers l’éboulis précédent, et il posa sa main sur ce dernier. Il sentait l’énergie de la roche, la vibration de la montagne. La pierre était vivante. Et elle plierait le genou pour lui. Il poussa, faisant éclater la roche, et sorti de la mine. Avec la magie était aussi venu le savoir. Il savait pourquoi les orcs s’entêtaient à vouloir conquérir le mont, malgré leurs échecs répétés. L’endroit était sacré pour eux. Et la magie qu’il venait d’acquérir était la leur. Il souleva hâtivement la visière de son casque, et laissa ses intestins se vider sur le sol. Ces bêtes l’avaient corrompu, encore un peu plus. Il se mordit les lèvres, le sang se mêlant à la bile, et rentra chez lui. Il devait réfléchir.

Il avait vingt ans maintenant. Et son père était mort, terrassé par une maladie fulgurante. Les médecins compétents n’abondaient pas dans ces régions montagneuses, et personne n’avait pu le sauver. Hanskarl pleura. Pour la première fois de sa vie. L’homme avait été dur avec lui. Son corps portait plus de cicatrices qu’il ne pouvait en compter à cause de lui.  Il avait parfaitement conscience qu’à force de suivre son exemple, il avait perdu la majeure partie de son humanité. Mais cela lui importait peu. Il était son père, et il était la seule personne qu’il n’avait jamais admirée. Et maintenant, il devait fuir. Son frère ainé le haïssait, pour tout ce qu’il représentait et parce qu’il savait que son père lui aurait confié la succession du domaine s’il en avait eu le temps. Il aurait pu le tuer, oui. Mais il aurait dû massacrer la moitié de son clan avec lui. La famille Hadremark ne s’en serait pas relevée. Il devait courir, loin. Devenir plus fort. Amasser du pouvoir, de l’argent, des hommes, et fabriquer une revendication assez forte pour qu’elle soit légitime. Pour cela, il n’avait qu’une solution. Le roi n’aurait pas accepté de l’aider. Beaucoup de risques pour peu de profits, le domaine tournant avec ou sans le jeune homme. Il devait de toute façon mourir rapidement, et plonger le pays dans le chaos. Il refusait de toute façon de contracter une dette avec quiconque et de s’inféoder à qui que ce soit. Non. Il erra deux ans, vendant sa lame au plus offrant, se faisant un nom dans le pays. Il était doué pour tuer, ce qu’il savait. Ce qu’il découvrit, c’est qu’il était tout aussi bon pour diriger. S’il n’appréciait que peu le contact avec autrui, son esprit acéré savait résoudre les puzzles que représentaient les champs de bataille. Il finit par rejoindre l’organisation de la lame d’argent, estimant que son réseau saurait lui servi autant de protection contre les nombreux ennemis qu’il s’était fait que d’appui pour continuer à engranger les ressources. Il reprendrait son domaine, et le nom des Hadremark aurait la place qu’il méritait.


En ce qui vous concerne

A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ? Je saurais pas dire, mais j’essaie normalement de répondre rapidement à mes RP, sauf impératif IRL.

Comment avez-vous découvert le forum ? Google

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ? Un peu sombre pour moi.



Test-RP
Son équipe était assemblée. Le jeune home les regarda, hochant tristement la tête. Escorter une caravane n’était jamais très palpitant, mais le seigneur marchand payait grassement pour qu’il s’assurer que les marchandises arrivent à bon port. Il n’avait aucune idée de ce que contenaient ses boites, et s’en moquait royalement. Seul comptait la récompense finale. Il motiva les dix gardes placés sous sa responsabilité d’un aboiement sommaire, préférant éviter sur ces idiots les longs discours motivant. Il doutait de toute façon que des gardes de caravane soient sensibles aux idées qui exaltaient l’âme de ceux qui se battaient pour une cause. Les dix charrettes se mirent en route, derrière lui. Le voyage se passa pendant les deux premiers jours sans grand problèmes, jusqu’à ce qu’ils quittent réellement les zones civilisés pour pénétrer dans la campagne. A l’aube du troisième matin, il fut réveillé brutalement par des cris d’alarme. Il roula sur le côté, évitant de peu la hache qui traversa l’espace où se trouvait un instant avant sa tête, et frappa du poing sur le sol, provoquant une onde de choc qui déstabilisa son adversaire. Il se releva, attrapant son épée, et la plongea sans trop de problèmes dans ses entrailles, fouillant la chair molle pour s’assurer que ce dernier meurt rapidement. Il regarda autour de lui. Il restait quatre de ses homes pour huit bandits. Personne ici ne semblait poser de réelle menace. Sans doute des paysans un peu trop affamés qui avaient décidé que venir ruiner la mission du jeune homme était une bonne idée. Il ramassa son bouclier, et laissa son armure. Il n’avait pas pour le moment le temps de l’équiper. Il se rua dans la mêlée, tranchant et mutilant, jusqu’à ce que le camp soit vidé. Il ne restait plus qu’un caravanier et un garde de vivants. Il posa son regard dur sur les deux hommes, et lâcha quelques mots. Ils se remettaient en route. Quand le garde protesta, sa tête vola. Il était inutile, autant qu’il serve de motivation aux deux autres. Le voyage se poursuivit plus lentement, deux des wagons devant suivre le reste du convoi sans personne pour les guider, mais fut heureusement sans grand incident, les autres attaques ayant le bon gout de s’opérer en plein jour, au détour d’un chemin. Rien qu’il ne pouvait gérer. Quand ils arrivèrent en ville, ce fut avec un soulagement difficilement dissimulé que les deux muletiers purent enfin se séparer du géant. Hanskarl lui, avait mieux à faire. Il regarda le marchand, attendant son paiement, et plus important, le moment de mettre en œuvre le plan auquel il avait pensé durant son voyage. Quand les pièces tombèrent dans sa main, il regarda l’homme, et rit la parole. Sa voix dure sortit de son heaume, râpeuse, et ne laissa dans son intonation que peu de place au doute :

" Je collecterai aussi le paiement pour les gardes morts. Je l’enverrai à leurs familles, personnellement.

De manière assez prévisible, le marchand voulut protester, comprenant parfaitement tant où était son intérêt financier que le fait qu’il était en train de se faire rouler. Hanskarl ne voulut rien entendre, et le coupa sitôt que ce denier parla :

- Ecoute-moi bien. Je ne suis pas un héros de guerre. Je ne suis pas un général. Je suis un mercenaire. Et si tu ne me laisses pas honorer mes camarades, je te poursuivrai. Tu ne dormiras plus tranquille. Tes convois ne pourront plus traverser librement les plaines. Ton commerce pourrira, sois en assuré. Je suis Hanskarl Von Hadremark, et je ne mens jamais sur ce genre de chose. "

L’autre hésita un peu. Il avait bien dans sa boutique quatre gardes avec lui, mais le mercenaire en face de lui semblait sérieux. Et avait été capable de repousser comme si de rien n’était les attaques des bandits, si ce qu’il disait était. Qui plus est, son nom ne lui était pas inconnu. Il soupira, et l’argent changea de main. Hanskarl se contenta d’un hochement de tête, et quitta l’endroit. La journée avait été des plus productives.


* * *
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Uridan Sangried

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1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
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Dieu arcaneux :
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Prélude à la chute :
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MessageSujet: Re: Hanskarl Von Hadremark   Mar 25 Mar 2014 - 19:35

Bon ! Alors pour moi y a bon. Tu es fort, pas très beau, pas très intelligent, un peu bourrin et très vénal.
J'ai connus un Seigneur sous la Montagne une foi, mais c'était pas un Seigneur de la montagne. Il était un peu mort-vivant sur les bords, et complètement pété de magie. Ceci dit il n'avait rien à voir avec toi, enfin bref.

Voilà un artefact utilisé par une femme lambda lors de sa périodique douleur abdominale :



(oui c'est un tampon. Oui c'est un jeu de mot. Non tu n'es pas validé. Il te faut un autre tampon. Reste assis, fais-toi une infusion et attend @°@
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Néro Elem

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MessageSujet: Re: Hanskarl Von Hadremark   Mer 26 Mar 2014 - 19:17

Impressionnant, à lire ton histoire, on a l'impression q'être dans un véritable roman.

Cependant, je ne te validerais pas tout de suite, je voudrais juste être sûr quen toi, joueur, tu sois bien au courant qu'un orc n'est absolument pas forcément une brute, il peut d'ailleurs parfois être plus petit que les humains. De même, il existe aussi des société matrimoniale ou alors il est facilement ingérable dans une ville. Bref, les orcs sont une espèce dont les membres sont très différents les uns des autres. Es-tu au courant ? ^^

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Hanskarl Von Hadremark

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MessageSujet: Re: Hanskarl Von Hadremark   Mer 26 Mar 2014 - 20:08

Oui, j'ai lu la description de la race et tout et tout, et j'ai même trouvé ça intéressant qu'ils puissent varier d'un endroit à l'autre, comme des humains en fait. C'est juste que pour les besoins de l'histoire/du personnage, la "variété" proche du domaine natal de Hanskarl était relativement classique. Gros, pas beau, musclé, la totale.
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Néro Elem

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MessageSujet: Re: Hanskarl Von Hadremark   Mer 26 Mar 2014 - 20:12

Tout est bon dans ce cas, seigneur sans montagne. Tut tut tut ♫

Je te valide, passe ici pour ton rang :

Néro, Elem est venu ici...

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Hanskarl Von Hadremark

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