''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…

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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
Classe : Rodeur
Métier : Aucun // Oeil Noir
Croyances : Croyances aux légendes et aux mythes // Adoratrice du Vein et des démons
Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

Âge : 24

Messages : 426

Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Sam 19 Avr 2014 - 22:32

… pas même nos souffrances." de Charles Chaplin  

Petite musique d'ambiance pour ceux qui le souhaitent bien sûr

Précédemment

Awena avait décidé de quitter un peu le manoir, elle avait décidé de prendre le large et de laisser derrière elle les tensions, les regards en coin, les bruits de couloir, les responsabilités… Elle avait besoin d’un break, après sa tentative d’autodestruction, elle avait été plus que l’ombre d’elle-même. Elle avait d’abord erré comme un fantôme, sans même prononcer un mot, après elle avait choisi de faire une cure thermale accompagnée de l’Éclaireuse et de revenir au manoir afin de suivre les conseils d’une guérisseuse.

Mais toute cette agitation autour de sa santé et cette surveillance constante avait fini par avoir raison de son calme olympien. Elle avait donc décidé de partir, elle avait fait appeler un chauffeur et avait décidé de prendre la route sans pour autant au début en connaître la destination.

Puis au fur à mesure que le temps s’écoulait, elle savait où elle voulait aller, où elle devait aller pour mettre fin à tout ça une fois pour toute. Elle fit signe au cocher de s’arrêter et lui indiqua sur un papier où elle voulait être déposée. Là où tout avait commencé, là où tout avait failli se stopper.

Venill…

Une fois à Venill, le conducteur l’aida à descendre et à sortir son fauteuil. Elle avait pris son petit sac « sans fond » pour ses affaires, elle passerait sûrement quelques jours dans une auberge. Elle s’installa sur son fauteuil roulant puis se dirigea vers le grand pont. Elle se stoppa quelques instants avant de poser ses roues dessus, elle se souvenait du vide qui se trouvait en dessous, de l’eau froide et tumultueuse, des pierres qui vu du haut semblait si inoffensives…

Awena prit une profonde inspiration et avança dessus, elle se rapprocha du bord et observa le lit de la rivière. Elle avait l’étrange sensation qu’elle était suivie. Elle regarda autour d’elle mais ne vit personne.
Elle était quasi sûre qu’Uridan Sangried, récemment nommé Grand Inquisiteur de l’Arcane XIII, avait demandé à un disciple de la surveiller. Il avait peut-être peur qu’elle essaie à nouveau de se donner la mort, ou tout simplement que dans sa situation, elle se fasse agresser par un bandit ?!
Enfin, peu importe, à l’heure actuelle, elle n’avait envie que d’une chose, faire un break, oublier l’arcane et ses démons… et ses propres démons, c’était bien ça le plus difficile. C’est ainsi qu’elle resta un moment le regard dans le vide, passant en revu un à un les évènements qui l’avaient conduite ici.

Spoiler:
 
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Zaphiël Nightray

Fils des brumes

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Race : demi Seïrdan-vampire
Classe : Fils des brumes
Métier : peintre
Groupe : démon

Âge : 104

Messages : 36

Fiche de Personnage : fiche ici


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Mar 8 Juil 2014 - 22:37

De retour sur Feleth , Zaphiel errait perdu dans ses pensées d'artiste incontrôlables...il poursuivait un poème qui ne voulait pas sortir du fin fond de son imagination... il en voyait les images, en sentait les sentiments, les émotions... mais le tout restait aussi insaisissable que ses chères et tendres brumes...les volutes qu'il entrevoyait, semblaient se moquer de lui :les mots apparaissaient clairement quelques instants et le temps qu'il les mettent en phrases ils avaient disparus.. le laissant frustré et de plus en plus énervé … Les heures avaient passé sans même qu'il ne reprenne une seule fois ses esprits pour regarder où les pas de son magnifique cheval de dullahan , noir , massif mais athlétique dont la tête détachée du corps flottait à plus d'un mètre devant eux, l'avaient mené .  Aux alentours de Venill, le cheval fatigué se stoppa pour se désaltéré et reposer ses pattes endolories , n'étant plus en mouvement, Zaphiel s'en inquiéta et pris conscience de son environnement..

_où somme nous ?

Raiu observa la zone d'un regard perçant à la recherche de détails pouvant aider à la localisation et aperçu le grand pont de Venill à des centaine de mètre de là .

_ Venill, enfin nous sommes à coté.  

_Je vois.

_ Tu devrais laisser courir pour aujourd'hui et venir te divertir avec moi en ville, je suis certain que cela te ferais enfin cracher ce poème .

_ Tu as sans doute raison mon ami.

_Lorsqu'il faut prendre soin de toi, je n'ai jamais tord mon Zaphiel.

Le demi seïrdan esquissa un sourire à son ami puis il descendit de cheval pour continuer à pied. Très rapidement ses bottes foulèrent les dalles de pierre du pont , claquant tout comme les morbides sabots de son étalon. La brume courant tout le long du chemin, on ne distinguait pas grand chose au loin mais si la vue de Zaphiel et Raiu était brouillée, ce n'était pas le cas de leur odorat qui avait capté dans la fine brise la douce effluve d'une femme... une malheureuse femme...

La voyant "enfin" il signifia sa présence :

_ Ne vous penchez pas plus mademoiselle, cela pourrait être dangereux.

La voix suave de Zaphiël se fit entendre avant même qu'il ne soit lui même visible. Élégant et d'un grand charme il salua la demoiselle en s'inclinant poliment, sans jamais la lâcher de son regard sombre et captivant.

_ pardonnez moi cette intrusion.. mais vous voyant comme cela je n'ai pas pu me résoudre à passer mon chemin... un accident et si vite arrivé par ici...

« Aime la autant que tu la hais... et fais en la notre Zaphiël...elle est si belle, je la veux... »

hrp:
 
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Ornelia Tyren

Sorcière sucrée

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Race : Démon Commun
Classe : Sorcière
Métier : - - -
Croyances : - - -
Groupe : Solitaire

Âge : 22

Messages : 22

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Dim 13 Juil 2014 - 16:36

Ornelia commençait à s'impatienter. Elle n'était pas patiente, en premier lieu, mais le fait que la rue, pour une raison inexplicable restait ostensiblement déserte depuis beaucoup trop longtemps maintenant n'arrangeait en rien son humeur. Le fait qu'il ait pu lui demander de rester ici sans aucune raison valable était une chose inacceptable, mais s'il fallait en plus qu'elle contemple sans aucune distraction possible le fleuve, assise sur un banc qui n'était même pas confortable, s'en était trop. S'était outrepasser tout ce qui s'était un jour apparenté à une quelconque limite.
Que pouvait-elle y faire toutefois ?
S'en aller, lui chuchotait la partie fière et outrée de son esprit, rester, lui disait la partie qui ne pouvait se résoudre à désobéir à son père adoptif, n'importe quoi mais pas attendre sans rien faire, lui hurlait tout le reste.
Oui. Elle pourrait toujours se justifier en disant que le banc était trop inconfortable elle qu'elle préférait faire un tour... Probablement. De toute façon la question se poserait plus tard. Assez était assez.
La sorcière ramassa sa sacoche, se leva et marcha à pas lents jusqu'au bord du fleuve.
La route pavée laissait ici place à un vide de quelques mettre avant la surface de l'eau. Il n'y avait pas de barrières, ce n'était pas un endroit très fréquenté. L'eau mouvante du fleuve déformait son reflet. Elle attrapa un ours en gélatine noir qu'elle manga mécaniquement.
Pourquoi l'avait il amené ici ? Quand il lui avait annoncé en arrivant à Venill qu'elle allait enfin découvrir en quoi son "travail" consistait, elle avait été submergée d'impatience. Puis elle s'était sentie sceptique lorsqu'il l'avait conduite ici et lui avait demandé d'attendre. Enfin, la déception commençait à se mélanger à l'ennui, et ses pensées ne semblaient pas vouloir la sortir de ce cercle morose...
Un bruit étrange, toutefois, lui donna l'occasion qu'elle attendait. Une sorte de grincement accompagné du bruit d'un objet frottant les pavés de la route. Toujours debout face au fleuve, elle parcouru des yeux son environnement à la recherche de la source du son.
S'était une femme apparemment. Se déplaçant lentement sur une sorte de fauteuil à l'armature improbable et équipé de roues. Le grincement devait venir de là, et l'autre bruit émanait simplement du contact des roues avec le sol. Si son siège était intriguant, il n'en restait pas béguin à côté de la couleur de ses cheveux.
Il arrivait souvent que les elfes arborent naturellement des couleurs de cheveux extravagantes, mais cette personne était, ou du moins semblait, cent pour cent humaine. Ou l'aurait semblé si elle n'avait pas dégagé une forte impression, un sentiment impossible à saisir pour Ornelia, pas tout à fait une odeur, mais une sorte de bourdonnement âpre et grisâtre, pour autant que ses sens puissent s'accorder sur une sensation particulière. La femme s'engagea sur le pont, mais ne le traversa pas, au lieu de quoi elle préféra s'arrêter pour contempler l'eau.
L'eau était-elle si passionnante ici qu'elle puisse happer l'attention de deux personnes en si peu de temps ? Dans un quartier plus fréquenté c'eut été normal, mais lorsque ces deux personnes étaient les deux seules à être passé depuis plusieurs heures... C'était une pure coïncidence sans signification.
La sorcière soupira, il fallait vraiment qu'elle garde son imagination en laisse, elle avait tendance à s'emporter trop rapidement lorsqu'elle s'ennuyait.
Ses pensées furent, une fois de plus, coupées. Par un bruit de sabots cette fois. À travers la brume, qu'Ornelia aurait pu jurer absente une seconde plus tôt, se tenait un homme étrange. Plus étrange encore que la femme qui se passionnait toujours avec son propre reflet, ou avec les mouvements de l'eau, ou avec peu importe ce qu'elle regardait. Ce fait en lui même consistait, selon elle en un exploit, aussi ironique que cela ait pu être venant d'une fille à la peau grise et aux yeux blancs brillants. il descendit de son cheval et, à travers un endroit où la brume était moins épaisse, Ornelia put voir son visage. Il était beau. Du moins, ce qu'elle en pouvait voir, loin, embrumé et la bouche couverte par un tissu noir. Mais même masqué ainsi, il dégageait une prestance aussi, sinon plus importante que celle à laquelle Vincent l'avait habitué, pour peu que ce soit possible. Son corps, aussi, participait à cette impression. Certes il était habillé, et il était impossible à cette distance de réellement le jauger, mais si elle avait du mettre un adjectif sur ses proportions, ce qu'elle était en train de faire, elle aurait utilisé parfait. Sa contemplation s'arrêta là. L'homme s'avança vers la femme du pont et se mit à lui parler. Impossible, toutefois, d'épier leur conversation à cette distance. Prenant dans sa sacoche un deuxième personnage en gélatine, rose celui-là, nota-t-elle, elle entreprit de se rapprocher du pont sans paraître s'y intéresser.
Elle ne pensait pas réussir à les leurrer, mais avec un peu de chance, ils ne feraient même pas attention à sa présence.

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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
Classe : Rodeur
Métier : Aucun // Oeil Noir
Croyances : Croyances aux légendes et aux mythes // Adoratrice du Vein et des démons
Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

Âge : 24

Messages : 426

Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Dim 13 Juil 2014 - 19:47

Awena revoyait certains flashs de son passé, il y avait quelque chose qui la gênait un unique point si petit et qu’on aurait pu le croire si insignifiant … et qui pourtant faisait toute la différence. Uridan Sangried lui avait expliqué ce qui s’était passé et lui avait redonné ses deux bijoux corporels qui derrière leurs beautés artistiques cachaient une magie très ancienne. Et ça Awena ne s’en était jamais doutée, alors qu’elle avait porté « ce cadeau »  depuis l’âge de ses 7 ans. Encore aujourd’hui, le médaillon ne l’avait pas quitté, il n’était plus attaché à sa cheville, mais soigneusement rangé dans un étui au fond de son sac. Pourtant il n’avait plus aucun pouvoir, elle ne risquait plus rien à le porter à nouveau, mais à chaque fois qu’elle le voyait milles et une question la taraudaient, était-ce la magie contenu dans le médaillon qui l’avait fait devenir ce qu’elle était ? Astriol savait-il ce qu’il faisait ? Était-ce une façon de se venger de sa famille ? Était-ce cet objet qui l’avait poussé à assassiner de sang froid sa propre … Un bruit rompit le silence et ses pensées.

Awena tourna instinctivement la tête vers la source du bruit. Un homme, sans aucun doute, arrivait sur le pont, pourvu que cet abruti ne se fût pas perdu, sinon, en plus, elle allait devoir répondre à ses questions pour l’aider à retrouver sa route. Awena apercevait les formes de sa bête paître un peu plus loin. Elle n’y prêta plus aucune attention particulière.

*Encore un badaud, qu’il se décarcasse tout seul* pensa-t-elle.

Awena se demanda depuis quand le brouillard et la nuit étaient-ils tombés ?! Depuis combien de temps était-elle là regarder les eaux tumultueuses sous le pont de Venill ? Elle se pencha une dernière fois afin d’essayer de discerner le fleuve avant de partir vers l’auberge quand une voix retentit.


_ Ne vous penchez pas plus mademoiselle, cela pourrait être dangereux.

Awena releva la tête et fixa l’inconnu qui osait venir rompre son seul et unique moment de solitude. Elle faillit pousser un soupir mais quelque chose attira son regard. Ses yeux…

*Et voilà que le travail me rattrape même à milles lieux du manoir, je pourrais mettre ma main à couper que cet … être vivant n’est pas un simple humain*

Awena répondit à son salut par un simple signe de tête, après tout, elle était incapable de réaliser une révérence digne de ce nom dans un fauteuil. Elle ne quitta pas pour autant les yeux de l’inconnu. Peu de démons étaient en mesure de contrôler aussi bien leur voix et leurs gestes, peut être s’était-elle trompée ?


_ pardonnez moi cette intrusion… mais vous voyant comme cela je n'ai pas pu me résoudre à passer mon chemin... un accident et si vite arrivé par ici...


Était-il en train d’insinuer qu’il avait l’intention de la tuer en la poussant du haut du pont ? Ou était-ce une nouvelle technique d’approche à la mode ? Awena laissa son regard parcourir le corps de l’inconnu, rien n’indiquait dans sa tenue ou dans sa posture qu’il avait des origines démoniaques, aucune trace de dissimulation de queue, d’ailes ou autres bizarreries du Vein mais quelque chose la gênait toujours. Elle revint poser ses yeux dans les siens. Awena allait ouvrir la bouche quand un deuxième imprévu vint bouleverser la suite des évènements.

Le croassement d’un corbeau déchira le ciel. Awena leva la tête et chercha du regard la trace d’une plume. L’homme qui se tenait à côté d’elle n’était pas menaçant bien que sa première phrase aurait pu dissimuler une envie de meurtre. Enfin peu importe, en ce moment, elle avait trop d’imagination et celle-ci lui jouait des tours, peut être devait-elle arrêter de lire tous ces anciens écrits.

C’est alors que le corbeau apparut à travers la brume et vint se poser sur le bras du fauteuil. Le corbeau leva la patte afin qu’Awena en détache le message. Elle regarda l’inconnu et lui sourit.


« - La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas. Et apparemment, les miens se sentent troublés, si vous puissiez m’excuser l’espace de quelques instants, ensuite nous reprendrons notre conversation là où je l’ai laissée.»

Awena détacha le parchemin et gratta la tête du volatile.

« - Je t’en prie Oiseau, tu as accompli ta mission, rentre à la maison, retourne voir ton maître, je n’ai rien à t’offrir pour ton voyage retour, tu m’en vois désolé.»

Awena regarda Oiseau s’envoler puis arracha le sceau du parchemin avant de le parcourir rapidement, elle poussa un profond soupir puis enfourna le papier dans son sac. Elle regarda à nouveau l’inconnu puis se mit à lui parler comme si rien ne s’était passé.

« - Que me disiez-vous déjà ? Ah oui, un accident est si vite arrivé c’est ça ?»

Awena n’avait nulle envie de tourner autour du pot, si l’inconnu souhaitait quelque chose, elle préférait le savoir directement. Elle ne fit donc pas de détour et d’un ton neutre et posé, elle continua de lui parler.

« - Est-ce une nouvelle technique de drague pour aborder les jeunes demoiselles qui semblent en détresse ou avez-vous pour mission de m’éliminer ?
Non car voyez-vous avec ma situation actuelle »
Awena montra son fauteuil. « - et avec le message que je viens de recevoir ma patience a été mise à rude épreuve. Puis-je au moins savoir quel est votre nom avant que vous me montriez de quel monde vous venez ?»

Awena n’avait pas quitté des yeux le jeune homme, elle voulait voir s'il réagirait au mot "monde". Etre trop parfait cachait toujours quelque chose de sordide. Elle cita un vieux proverbe à haute voix par habitude sans se soucier de ce que penserait l’individu.

« - et la lumière la plus vive crée l’ombre la plus noire.»

Awena détourna le regard et observa la brume derrière le jeune homme, elle avait entendu un caillou rouler, discrètement elle sortit sa dague de derrière son dos.

« - Je crains que nous ayons de la visite.»


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Zaphiël Nightray

Fils des brumes

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Race : demi Seïrdan-vampire
Classe : Fils des brumes
Métier : peintre
Groupe : démon

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Fiche de Personnage : fiche ici


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Ven 18 Juil 2014 - 14:48

Zaphiël restait calme et impassible malgré le fait que Raiu commençait à s'exciter à cause de la faim qui le gagnait en regardant la jeune femme au fauteuil étrange qui semblait lui être indispensable. Ils en étaient arrivé à cette conclusion car depuis leur arrivée, elle n'avait pas même esquissé ne serait-ce qu'un mouvement avec le bas de son corps qui devait par conséquent être blessé ou paralysé . Cela constituer un détail fort intéressant avec lequel ils pourraient jouer plus tard . Un corbeau arriva avec une morbide élégance, amoureux de ses bêtes là entre autre Zaphiël détourna le regard de la jeune femme, écœurante à ses yeux  pour les posé sur ce bel oiseau qui finit par se posé sur l'un des bras du fauteuil roulant afin de tendre la patte pour délivrer un message. Zaphiël n'en avait que faire mais de nature polie il resta silencieux à caresser l'épaule de son cheval qui ne bronchait pas , attendant que la jeune femme daigne lui porter de l'attention. La chasse était un art de patience et ils le savaient bien, quoi que Zaphiël mieux que Raiu de nature plus impulsive .

Pendant que l'un étudiait et fantasmait sur la situation, la teintant de pourpre et la parfumant d’effluve ferreuses , l'autre donnait toute son attention à l'humaine qui en était au cœur, c'est pourquoi ils ne mirent pas longtemps à offrir un hochement de tête silencieux signifiant qu'elle avait raison . Devinant qu'elle n'en avait pas finit, Zaphiël avait garder le silence et simplement poser le regard sans fond qu'était le sien. Il avait esquisser un sourire en coin caché sous son foulard à l'entente du mot « monde » .. . amusé d'une telle franchise .

_Ai-je l'air d'un de ses badauds sans manières , courtisant sans une once de grace les gente demoiselles comme vous ? Si tel est le cas, je vous prie de m'excuser pour ce désagrément , mais comme il me paraît que ce ne le soit pas, permettez moi de clarifié la situation : Bien que l'envie m'en brûle les lèvres je ne vous courtisez pas ..  ce serait en un cas pareil fort bien mal placé de ma part...et j'oubliais... je n'ai en aucun cas pour mission votre assassinat sinon nous ne serions pas en train de bavarder de la sorte . Vous êtes comme je le suis pour vous, une inconnue . Il s'inclina légèrement à nouveau , et se présenta sagement comme tous les grands hommes le faisaient . Zaphiël Nightray, artiste. Après un court silence, il se permit de lui retourner la question bien que dans les faits, il n'avait que faire de son noms, qu'elle s’appela Eve ou Marie ne changeait rien pour lui.

Raiu le fit taire sur le monde auquel ils appartenaient , peut-être n'y reviendrait-elle pas de si tôt . Ils avaient l'air tellement humain... leur yeux certes pouvaient en dire trop tout comme leur crocs encore dissimulés sous le doux foulard noir mais ils n'en paraissaient pas moins humain pour autant. La recherche et le temps passer en présence d'humain leur donnait certains avantage dans cette supercherie.

Le sombre cheval claqua du sabot lorsque Zaphiël arrêta ses flatteries .

_« Il n'y a pas de lumière sans ombre.  »


Sans lâcher des yeux l'humaine au cheveux bleu qu'il vit prendre une arme dans son  dos avec amusement..., il se concentra pour vérifier les dires de celle ci. Son cheval n'était pas plus nerveux qu'à son habitude, il n'y avait donc que peu de menace émanant de la présence que l'humaine avait sentit . Il ne prit pas la peine de sortir sa propre dague de son fourreau .

_Il n'y a qu'un pas entre la paranoia et la folie vous savez ?

Ils étaient calme , ayant l'avantage du terrain pour fuir si la situation se présentait mal au final , les brumes leur léchait le visage avec une tendresse maternelle qu'ils étaient les seuls à pouvoir sentir et apprécier.

_Ce pont et un endroit fort fréquenté et je doute qu'à ce titre nous soyons les seuls à le traverser en ce début de soirée... néanmoins, ne me couvrez pas plus de honte et laissez moi faire si un incident survient... Je ne peux décemment pas laisser faire une jeune femme ,blessée qui plus est, se défendre alors que je suis là et bien portant .

Sa voix suave glissait sur la brume avec confiance et légère offuscation , éloignant les possibles doutes à l'égard de sa sincérité . Pour rendre vivante ses paroles et leur donner du poids , Zaphiël s'était avancé vers Awena , se glissant entre elle et la présence se rapprochant doucement d'eux . Il scrutait les brumes avec une pointe de concentration... il cru apercevoir une petite silhouette mais elle était flou... sans doute à cause de la couleur de peau  grisâtre de la demoiselle qu'il finit par distinguer plus clairement au fur et à mesure qu'il l'a regardait . Il se tourna à nouveau vers Awena, esquissant un sourire , ce qui se vit à ses yeux , rassurant .

_Je doute que ce soit un assassin envoyé pour mettre fin à vos jour... sauf si vos ennemis engagent des gens si peu discret .

Sa voix transmettait un certain amusement et soulagement, même si ses yeux eux transpiraient une certaine méfiance .

Il espérait que la jeune femme, passa son chemin sans leur porter plus d'attention, afin qu'ils puisse , Raiu et lui continuer leur petits jeux mortel tranquillement. Cependant la faim de sang commençait sérieusement à les tirailler ... "cette faiblesse nous perdra un jour mon ami... si ce ne sont pas les brumes qui nous dévorent c'est cette faim qui nous rendra fou et faible, à la porté de n'importe quel chasseur.."


hrp:
 
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Ornelia Tyren

Sorcière sucrée

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Classe : Sorcière
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Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Dim 3 Aoû 2014 - 20:47

Sur le pont, la tension atteignait son comble. Les deux individus s'étaient arrêtés de discuter un instant lorsque la femme avait reçu la visite d'un corbeaux, et Ornelia en avait profité pour s'approcher un peu plus. Pourquoi donc ? Elle ne pouvait pas se l'expliquer, mais une force irrésistible semblait l'attirer vers ces inconnus. Ils avaient une odeur, une présence familière, il lui était impossible d'en définir précisément la nature, mais quelque chose chez ces personnes l'intriguait profondément.
Comme toujours, toutefois, sa curiosité avait emporté le meilleur d'elle-même. Brume ou pas, Ornelia n'était pas discrète. Agile, oui, douée, sans-doute, mais discrète ? Elle n'avait pas eu à l'être depuis sa rencontre avec son père adoptif. Sinon peut-être aurait-elle fait plus attention au sol. Son pied percuta un caillou qui trainait sur le chemin et son sang se glaça dans ses veines. La femme avait bougé.
Ornelia s'immobilisa. Elle pouvait les voir, maintenant qu'ils savaient qu'elle était là, sans-doute le pouvaient ils aussi. Elle pouvait faire demi-tour, mais elle regretterait de ne pas avoir ne serait-ce qu'aperçu leurs visage. Elle pouvait continuer et tenter de passer comme si de rien était, mais le mouvement de la femme et la façon dont elle se tenait, pour ce qu'Ornelia pouvait en voir, ne semblait pas indiquer qu'il lui serait possible de les ignorer maintenant. La fuite étant impossible, la confrontation semblait être sa seule option. Elle était surement capable, si le pire devait advenir, de tenir tête à deux adversaires. Alors pourquoi ses jambes ne voulaient-elles pas réagir ?
La sorcière prit une longue inspiration et combattit ses tremblements et sa respiration saccadée. Par chance, la brume déjà présente cacherait son pouvoir tant qu'elle n'en utiliserait pas trop.
Elle laissa s'écouler autours d'elle son pouvoir et, prenant confiance dans le contact de sa magie contre sa peau, avança d'un pas lent mais régulier en direction des inconnus.

— Excusez-moi !, s'introduisit-elle d'une vois rendue sèche par l'anxiété, je crois que je me suis perdue...

Ce n'était pas un mensonge à proprement parler, elle était effectivement perdue. C'était toutefois loin d'être la raison pour laquelle elle les abordait. Mais mieux valait un demi-mensonge défendable qu'un mensonge entier trop facilement démonté, n'est-ce pas ? Et avec chance les inconnus la prendraient en pitié, elle pourrait alors en apprendre plus sur eux et retrouver son chemin par la même occasion. C'était le plan parfait !
Un détail la dérangeait toujours cependant, pourquoi Vincent Tyren l'avait-il conduit ici ? Et où était-il passé ?

[HRP]:
 
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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
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Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Mar 19 Aoû 2014 - 16:20

Awena écoutait d’une oreille attentive l’illustre inconnu,  il niait être envoyé pour un contrat et semblait sincère sur ce point. Il semblait avoir beaucoup de vocabulaire et avoir côtoyé assez longtemps la « haute » société pour en avoir gardé les bonnes manières. Si ce n’était ni pour la tuer, ni pour la séduire, Awena se demandait bien ce qu’il l’avait poussé à venir vers elle ?

Il disait être artiste et se prénommait toujours selon ses dires « Zaphiël Nightray ». Ce nom ne lui disait rien du tout, elle se renseignerait dès son retour au manoir. Il s’inclina et lui retourna la question. Awena le fixa un moment, hésitant sur sa réponse. Devait-elle dire la vérité ? Après tout, il semblait assez jeune, du moins si c’était un simple humain. Quelle probabilité y avait-il pour qu’il associe le nom des Davallon au passé familial de tueur de démons ?

Elle finit par lui sourire et répondit naturellement :


- Je m’appelle Awena Davallon mais très peu de personnes me connaissent sous ce nom dorénavant.

_« Il n'y a pas de lumière sans ombre.  »

Awena hocha la tête et se demandait si cet homme élégant et d’une certaine beauté ne cachait pas une partie très sombre en lui bien au-delà des apparences.

_Il n'y a qu'un pas entre la paranoïa et la folie vous savez ?

« - et qu’un seul entre la folie et le génie. »

Awena se mit à fixer la brume pendant que le dénommé Zaphiël justifiait la normalité de la scène et « promettait de la protéger ». Awena lui lança un regard, la prenait-il donc pour une faible femme simplement parce qu’elle se trouvait dans un fauteuil ?! Blessée ? Pour une simple humaine, c’était déjà extraordinaire qu’elle est à nouveau échappée à la mort, elle aurait bien aimé le voir à sa place tiens. Par la barbe du vieil oncle Archi, pourquoi les hommes pensaient-ils toujours que c’était leur rôle de protéger les femmes ?
Awena prit une profonde inspiration et calma ses nerfs, elle était bien trop réactive à son goût depuis ses dernières heures. L’individu se glissa devant elle et l’empêcha de voir la silhouette approcher. Elle se pencha donc légèrement en avant pour observer mais son « protecteur du soir » finit par s’écarter lui laissant le champs libre.


_Je doute que ce soit un assassin envoyé pour mettre fin à vos jours... sauf si vos ennemis engagent des gens si peu discret.

Awena fixait la silhouette qu’elle crut reconnaître mais ce ne pouvait être possible... Elle devait rêver. Elle laissa échapper quelques mots dans un murmure.

« – Mais que fait-elle ici ? »

Awena rangea sa dague et chercha du regard une deuxième présence dans les alentours. Ça ne pouvait être une simple coïncidence, son père devait-être là quelque part. Est-ce lui qu’Uridan Sangried avait envoyé pour assurer sa sécurité ?
Ou alors la jeune femme ressemblait comme deux gouttes d’eau à la fille de Vincent mais ce n’était pas elle. Après tout, cela faisait plusieurs années qu’elle ne l’avait pas vu, Awena attendait que Vincent lui donne son feu vert pour la recruter en tant qu’initié à l’Arcane.
Awena continua d’observer la jeune femme qui semblait légèrement … stressée ou énervée ? Était-elle suivie ? Était-ce leur présence sur ce pont qui la gênait ? Où était-ce encore autre chose ? Awena la regarda avec intérêt se demande toujours si oui ou non c’était la petite Tyren.


— Excusez-moi !, je crois que je me suis perdue...

Awena haussa un sourcil, et pensa « Perdue ? Vraiment ? ». Elle jeta un coup d’œil amusé au dénommé Zaphiël puis prit la parole.

« À croire que le destin se moque bien de nous ce soir, n’est-ce pas ? Une femme en fauteuil, un homme au comportement mystérieux et une jeune demoiselle à la peau si pâle se rencontrant sur le pont de Venill… trois personnes n’ayant rien à voir, tout du moins en apparence…»

Awena observa à nouveau la jeune femme tout en jouant avec son médaillon accroché autour de son cou, son symbole, le symbole de l’Œil Noir, elle réfléchissait, comment allait-elle la forcer à se présenter pour avoir la certitude que c’était la fille de Vincent ?

« Quelle étrange croisée des chemins… ici même où tout a failli finir, enfin…
Pour la deuxième fois ce soir, je me présente, Awena Davallon et vous ? Vous êtes … ?»



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Le Violoniste

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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Lun 25 Aoû 2014 - 2:47

Spoiler:
 

Ils riaient. Et le Violoniste avec, sans vraiment savoir pourquoi, d'ailleurs.

- En tout cas maintenant on risque pas de se tromper ! S'exclama un homme du groupe.

- Je l'espère pour vous. Trancha le Violoniste d'un air moqueur.

Les personnes avec qui le démon se trouvait étaient les membres d'une large famille. Ils l'avaient vu conter une histoire, et, impressionnés par ses connaissances qui semblaient infinies, lui avaient demandé des conseils sur les champignons qu'ils avaient récoltés la veille. Le Violoniste avait pu reconnaître une bonne demi-douzaine d'espèces toxiques voire mortelles dans l'amas de nourriture. Et ils comptaient les manger. Un record très impressionnant en terme de stupidité et d'inconscience.

A l'heure actuelle, alors qu'il écoutait la grosse mère de famille le complimenter sur sa culture, et qu'il souriait au grand père à moitié sourd qui ne cessait de répéter, ou plutôt de hurler, "heureusement que vous êtes là !", il se demanda avec sincérité pourquoi il leur avait signalé les champignons dangereux. C'était un acte de routine, inintéressant, stupide et insensé. Qu'ils meurent bêtement, ça, ça aurait au moins pu être un peu amusant.

Peut-être avait-il envie d'agir, ces temps-ci, se dit-il. Peut-être que la folie passagère de son frère, qui, quelques jours auparavant, avait voulu détruire les trois mondes, avait "réveillé" le Violoniste ?

- Vous êtes bien aimable en tout cas ! Merci !

- De rien ce fut un plaisir ! Mentait gaiement le Violoniste, souriant.

- Tu me raconteras d'autres histoires, dis ? Demanda le cadet, haut comme trois melons, en criant encore plus fort que son grand père.

- N'embête pas le monsieur Golphan. Fit la mère.

- Ne vous en faites pas madame, votre enfant est adorable. Rassura le démon, avant de répondre : Bien sûr, dès que je reviendrais à Venill !

Sur ces paroles, il tourna les talons, en adressant les dernières salutations. Ces gens commençaient à l'exaspérer au-delà des limites de ce qui semblait réalisable. La bonne petite famille normale, polie, débitant des banalités par flots, parvenant, par un procédé miraculeux, à se rendre encore plus ennuyeux que le néant. Cela l'avait empêché de réfléchir sur l'hypothèse qui l'occupait.

Et si les sensations s'étaient réveillées avec son frère ? Avec la peur de perdre ce monde ? Opposer la médiocrité à une éternité de noir, pour voir la médiocrité devenir de l'or à ses yeux.
Et si son ennui disparaissait, grâce à un œil neuf sur ces êtres ? Sa conscience, sans doute, cherchait soudainement à se satisfaire de ce qui l'entourait, en se rendant compte qu'elle ne pouvait espérer mieux.

Alors, peut-être que le flot de banalité qui hantait ses songes et ses émotions, pour le transformer en une statue de déception, allait disparaître ? Peut-être allait-il ressentir à nouveau la tristesse, la haine, le plaisir, le besoin, le calme, l'émerveillement. Peut-être allait-il à nouveau respirer.

Plus besoin de se contenter de regarder les entités de ce monde agir bêtement, peut-être allait-il enfin pouvoir se divertir par lui-même, en s'étonnant à nouveau de l'influence qu'il pouvait provoquer sur le monde ? Alors il pourrait agir, bouger, pour ne jamais s'ennuyer. Grâce à personne d'autre que lui-même.

En pensant à toutes ces possibilités, le Violoniste s'était approché du pont de Venill. La brume masquait quelque peut les personnes s'y trouvant. Il ne les remarqua pas dans un premier temps, trop concentré sur ses propres intérêts - noter ici que jamais, au grand jamais, le Violoniste ne s'est concentré sur autre chose tout le long de sa vie, cependant il n'est pas toujours concentré, c'est pourquoi la phrase reste utile.

- Monsieur monsieur ! Attendez !

Le démon se retourna, c'était l'enfant de la famille qui l'avait suivi. Sa maison se trouvait au bord du fleuve donc ça n'était pas spécialement un exploit.
Le garçon portait maladroitement un tout petit chaton dans ses bras. Il fonçait vers le Violoniste, ses sabots claquant forts sur les pavés.

- Je voulais vous montrer ! Beuglait le gamin. Lui c'est Koutou, c'est mon chaton, c'est moi qui l'ai trouvé !

Il semblait très joyeux, balançant le pauvre animal dans tous les sens, et lui déposant un baiser sur le haut du crane avant de lui caresser.

- Il était perdu et il se promenait près de chez moi ! Alors je l'ai pris avec moi parce que vous savez il aurait pu mourir de faim ! C'est mon meilleur copain !

Le Violoniste lui souriait, sans vraiment savoir pourquoi. Le gosse déposa le chaton sur le sol.

- Vous pourrez en faire une histoire ! Parce que mon chat c'est le plus intelligent de tous ! Regardez je vais vous montrer !

Il s'accroupit rapidement près du félin, celui-ci restait posé par terre, ne semblant pas bien comprendre ce qui lui arrivait.

- Parle Koutou !

Rien.

- Aller ! Parle ! Ordonna sévèrement le petit garçon.

Toujours rien.

- Oh ! Il est nul ! Normalement quand je lui dis de parler il miaule tout de suite ! Il doit pas être en forme. Affirma le gosse, les bras croisés, déçu.

Peut-être qu'agir, peut-être qu'agir serait de nouveau permis ?

Le Violoniste, ne cherchant soudainement plus à masquer ses émotions, cessa de sourire. Son visage devint absolument vide de toute forme d'expression. Le gamin caressait le chat, les sourcils froncés.

Alors le démon s'approcha tranquillement, se baissa, attrapa l'animal par la peau du cou et le lança du pont en un large mouvement de bras. Son expression ne changea pas, il soupira, et son regard se tourna, attentif, vers l'enfant.

Bruit d'une masse pénétrant l'eau.

Les yeux du gamin étaient écarquillés, des larmes montaient, il murmura puis il hurla :

- Koutou ! Koutou ! Koutou ! Non !

Ses petites mains tremblaient. Son corps tout entier se précipita vers la bordure du pont.

Il va rester là, sans comprendre, et pleurer. Supposa le Violoniste.

- Koutou sait pas nager ! Koutou ! Braillait le gosse, en reniflant, alors que le chagrin lui coulait des yeux.

Toujours inexpressif, le visage du démon restait rivé sur l'enfant. Celui de ce dernier se tourna. Les regards se croisèrent. Initialement abattu, désespéré et pétri d'incompréhension, celui du gosse se teinta peu à peu d'une lourde colère.
L'enfant hurla à nouveau, jetant dans les pupilles de l'agresseur de son chat toute la haine qu'il pouvait rassembler, et il sauta du pont.

Un des sourcils du Violoniste se hissa, une fraction de seconde, puis il retomba. La colère, un évident moteur de courage.

Et ce fut à ce moment là que le musicien se rendit compte de la présence d'autres personnes sur le pont à côté de lui. Voyant que certains de ces derniers le fixaient, il tourna la tête vers eux, leva une main et leur adressa un simple :

- Bonjour.

Totalement neutre.
Puis il regarda à nouveau l'eau.

Non, l'ennui ne semblait pas parti. Il venait d'agir par lui-même, et ce qu'il s'était passé par la suite ne l'avait pas du tout intéressé. Comme à chaque fois qu'il prenait les choses en main.
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Zaphiël Nightray

Fils des brumes

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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Lun 22 Sep 2014 - 15:17

« Davalon... Davalon.... où ai-je entendu ce nom ? » « c'était il y a longtemps Zaphiël » « Oh oui … je me souviens , chasseur de démon ! Et bien et bien, de plus en plus intéressant tu ne trouve pas ? »  « j'ai envie d'elle »

La chance n'était pas sombre en cette heure nocturne, elle avait tourner …

Les espoirs de tranquillité souhaité par nos deux démons venaient d'être piétiner par la demoiselle qui au lieu de passer son chemin s'était avancé vers eux tout en annonçant qu'elle était perdu. « perdu ? Bah voyons... on va y croire » « Quel mensonge pitoyable … » « En effet …difficile d'être perdu sur un pont aux abord d'une ville .. soit on y entre et on le sait, soit on en sort et on le sait aussi.. » « méfie toi mon ami, je crois qu'elles se connaissent, il ne faudrait pas nous faire piéger .»Le demi Seïrdan lança lui aussi un regard amusé en réponse à celui de la damoiselle Davalon … Elle aussi ne devait pas croire les dires de la seconde demoiselle . A vrai dire personne de censé n'y aurait vraiment cru … c'était bien trop gros pour être avaler sans crainte .

Alors que l'humaine prenait la parole, il du réprimer ses crocs en se mordant lui même la lèvre . Sa faim ne cessait de grandir... il ne pouvait plus tenir bien longtemps ...ça le faisait rager … mais comme à sa grande habitude il ne laissait rien paraître . Raiu ne cessait de lui dire qu'il avait faim, comme si il n'était pas au courant et cela le rendait de plus en plus affamé … mais pas sur le point de perdre le contrôle, pour ça il s'avérait endurant .. très endurant .

Il compris facilement la manœuvre d'Awena , elle voulait le nom de l'autre jeune fille, sans doute pour confirmer si elles se connaissaient bel et bien ou non … Oui son oreille toujours tendue avait capté le murmure de plus tôt. Il patienta le temps de laisser la jeune demoiselle se présentait et en fit de même à son tour .

_Zaphiël Nightray, pour ma part . Je me ferais une joie de vous indiquer le chemin .

Il esquissa un sourire invisible mais facilement devinable à ses yeux , charmant et tendre , sans pour autant perdre de leur profondeur abyssale . Trop concentré sur sa faim et les deux jeunes femmes , il n'avait pas perçu la présence du bellâtre démoniaque non loin... mais sa voix, l'avait frappée de plein fouet … le déstabilisant même un brin... Ce gars avait une présence et un regard qu'il n'aimait pas .. Raiu lui conseiller de se tenir à carreaux sans trop savoir pourquoi …

_Bonsoir .

Ce fut suite à ses paroles qu'il entendit les hurlements d'un enfant en train de se noyer sous le pont ...il leva un sourcils et regarda l'homme … Que venait-il de faire ? … L'air humain il se précipita vers la rambarde et jeta un œil .. mais même pour lui l'enfant avait disparu .
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Ornelia Tyren

Sorcière sucrée

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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Ven 26 Sep 2014 - 10:18

Vincent Tyren était un mercenaire expérimenté, un noble respecté et un vétéran de l'arcane et de ses manipulations. Il avait survécu à des situations aussi improbables que dangereuses et avait frôlé la mort bien trop de fois pour en garder le compte. Au cours de sa vie, il avait développé une sorte de sixième sens qui lui permettait de voir venir de loin les catastrophes et revirement de situation et de les éviter. Mais cette fois, les évènements semblaient s'être décidés à tourner ce qui ne devait être qu'un plan facile en une monstruosité inextricable de complications et d'ennuis.
Lorsque le nouvellement nommé Grand Inquisiteur de l'Arcane leur avait annoncé, à lui et cinq autres fidèles, la tâche qui les attendaient, ils s'étaient doutés que tout ne se passerait pas comme prévu. Ils avaient été prévenus que leur cible avait tendance à se fourrer dans de formidables pétrins, mais Vincent ne voyait pas cela comme une réelle difficulté, à tel point qu'il avait même risqué de croisé sa mission avec un plan de son cru pour introduire sa fille adoptive à l'Arcane... Il s'en mordait maintenant les doigts.
Tout d'abord, la cible n'avait pas été seule sur le pont. Il avait cru reconnaître un peintre en vogue qu'il avait croisé dans un salon, mais la brume le cachait trop bien pour qu'il puisse facilement identifier le gêneur. Ensuite, Ornelia avait voulu, pour une raison qui lui était tout à fait étrangère alors qu'il pensait bien connaître sa fille, s'approcher discrètement, s''était faîte repérer, et avait pensé s'en sortir en jouant les innocentes. Enfin, l'autre était arrivé.
Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était la plus grande menace à son plan. Il n'avait pourtant rien d'extraordinaire, il ne semblait pas armé, avait une attitude nonchalante inoffensive et, l'eut-il croisé en plein jour, il ne lui aurait pas accordé plus qu'un regard. Mais il dégageait en cet instant une impression bien plus forte que tous les autres acteurs de la scène. Pourquoi la vision de cet homme banal lui était-elle si fastidieuse ? D'où venaient ces frissons qui parcouraient sa nuque lorsqu'une trouée dans la brume sombre lui permettait de voir son visage ?
La réponse ne lui venait pas, et la tension ne devint que plus forte lorsque l'homme lança dans l'eau une bête se débattant vainement et regarda sans broncher un enfant sauter dans l'eau en hurlant.
Mais que se passait-il ici ?! Est-ce qu'impliquer Ornelia avait été une erreur si grande qu'elle pourrait justifier de se mettre en danger auprès de l'arcane ?
Impossible de prévoir la suite des évènements, ces étrangers venaient de faire s'écrouler tous ses plans, il lui fallait réagir vite où il ne serait même plus capable d'intervenir en cas de problème.
Il se frotta le visage de ses mains tremblantes jusqu'à avoir retrouvé sa contenance et descendit rapidement du toit où il était perché pour s'enfoncer dans la brume.



Ornelia se détendait peu à peu. Elle avait pensé, lorsqu'elle avait été repérée que sa dernière heure était venue, mais la jeune femme au cheveux bleus lui avait adressé la parole sur un ton aimable. Awena s'appelait-elle... Pourquoi est-ce que ce nom lui était familier ? Elle était sûre de l'avoir déjà entendu prononcé, mais où ?
Un contact froid sur sa peau et une poussée dans un coin de son esprit lui rappela que l'étrange brume noire qui la protégeait était toujours étendue au sol derrière elle, prête à frapper des ombres. Elle la fit disparaître d'un mouvement distrait de la main. Elle n'avait apparemment plus besoin de protection.
Elle s'apprêtait à répondre à la femme aux cheveux bleus, Awena, quand un détail qui lui avait échappé lui vint à l'esprit. Ce collier ! Elle en avait déjà vu le motif. C'était le même symbole étrange que son père arborait gravé sur ses armes, cousu sur ses vêtements et qui ornait même certaines portes condamnées du grand manoir dans lequel ils vivaient. Cette femme connaissait-elle son père ? Travaillaient-ils ensemble ? Était-elle la raison pour laquelle Vincent l'avait laissé ici ?
Ornelia passa une main dans ses cheveux d'un geste machinal mais qui l'aida à reprendre sa contenance.

— Ornelia... Ornelia Tyren, sa voix sonnait étrange, elle maudit le trop plein d'émotion des dernières heures, enchantée.

Elle s'adressait autant à Awena qu'à l'homme, Zaphiël Nightray, car s'était ainsi qu'il s'était présenté, mais son œil ne quittait pas la femme. Il passait successivement de ses cheveux d'un bleu si intense qu'ils paraissaient brillants à son médaillon en passant par les étranges jeux de ce qui semblait être une douce lumière noire autours de sa silhouette.
Brièvement, elle accorda à l'homme un regard, et fut surpris de trouver dans ses yeux et dans son sourire une étrange bienveillance. Au moins, se fit-elle la réflexion, il était certain que ces personnes ne représentaient pas une menace, contrairement à ce qu'elle avait pensé.

— Excusez mon attitude ultérieure, il semblerait que mon comportement était déplacé, je ne pensais pas qu'il était possible de croiser dans les rues de Venill en une nuit si lugubre des gens de bonne foi. Je suis heureuse de m'être trompée.

Mais alors qu'elle prononçait ces mots, elle entendit un cri d'enfant, suivi du bruit d'un objet tombant à l'eau. Interrompant son introduction, elle se décala légèrement afin de pouvoir observer les nouveaux venus, un homme ainsi qu'un enfant qui vociférait toujours. Ce dernier la surprit d'ailleurs, lorsqu'il décida de passer par dessus le muret de pierre pour aller chercher ce qui se débattait faiblement dans l'eau noire et fumante. Ce ne fut que quand Zaphiel se précipita pour regarder, possiblement aider, l'enfant qui se noyait à son tour qu'elle comprit réellement l'énormité de la situation.
Les yeux écarquillés et une exclamation plus tard, elle s'appuyait à la rambarde d'une main tandis que, de l'autre, jaillissaient mêlés sa magie et la brume noire en un flot diffus qui se propagea à la surface jusqu'à l'enfant qui s'était, malgré sa propre noyade imminente, saisi de ce qui paraissait être un petit animal, maintenant immobile.
La magie s'entoura autours de lui, commença à le soulever lentement, et elle senti l'enfant comme s'il était dans ses bras, il frissonnait au contact oppressant de la brume, et des larmes d'effrois coulaient sur son visage en un flot ininterrompu.
L'effort était plus intense que prévu. Ornelia avait réagit instinctivement, et pas de la manière la plus efficace comme lui apprenait souvent son père. Soulever l'enfant lui coûtait bien plus qu'elle ne le pensait et, lorsqu'elle parvint enfin à lui faire toucher l'autre rive, dont il était plus proche, et qu'elle put enfin relâcher sa magie, elle haletait.
Mais le garçon était sauf. Il ouvrit des yeux rendus vitreux par les larmes et sur son visage maculé de morve apparu l'expression la plus naïve de la terreur. Cela froissa le cœur d'Ornelia, mais elle ne lui en tint pas procès. Sa magie était effectivement effrayante. Elle-même, parfois, bien qu'immunisée à ses effets oppressants, se sentait frissonner lorsqu'elle la sentait glisser contre son corps, comme mu par une volonté propre.
Ayant reprit son souffle, elle se tourna de nouveaux vers Awena et Zaphiël qui la regardaient en arborant un air étrange, mais cela lui était égal. Elle laissa son regard glisser jusqu'au responsable de la scène. Un homme, qui lui glaça le sang.
La brume s'était presque entièrement dissipée autours du groupe, et Ornelia voyait son visage comme s'il eut-été juste en face d'elle, ce qu'elle n'aurait voulu pour rien au Monde.
Dans ses yeux, et à travers son expression, transparait l'ennui le plus absolu et dévorant qu'il lui ait été donné de voir. Son regard glacial ne la quittait pas, et Ornelia ne se sentait pas la force de s'y dérober, elle avait l'impression, devant l'inconnu, qu'elle était mise à nu, que de ses yeux fouillaient en elle pour extirper de son âme ses secrets les plus noirs. Mais ce n'était pas ce qui la faisait trembler faiblement, le dos contre la pierre froide et humide, et faisait réapparaître sa magie sombre qui s'enroulait peu à peu autours d'elle, protectrice, non, ce qui la terrifiait réellement, chez cet être étrange et insondable, c'était que, pour autant qu'Awena et Zaphiël baignaient dans une faible aura noire, lui, irradiait une lueur maléfique si forte qu'elle semblait altérer les couleurs autours de lui, rendant les murs plus sombres, le sol plus gris.
Cet homme, pour autant qu'elle put en juger en se basant sur un sens étrange qui ne l'avait jusqu'à présent jamais trahie, était dangereux. D'ailleurs, plus que dangereux, il était certainement l'être le plus incontrôlable et imprévisible qu'elle ait jamais rencontré.
Il lui fit nonchalamment un signe de la main. D'un coup, il lui parut bien moins impressionnant. La première impression passée, l'homme semblait plus amical que menaçant.
Elle n'oubliait pas, toutefois, qu'il venait d'envoyer à la noyade un enfant, et l'attitude de la brume noire qui s'étendait autours d'elle pour la protéger. La prudence était de mise.
Cela ne l'empêcha en aucun cas de répondre au signe en l'agrémentant d'un sourire hésitant.



Vincent Tyren maudissait les évènements. Alors qu'il se rapprochait discrètement en zigzaguant entre les bâtisses endormies, il avait vu sa fille utiliser sa magie pour sauver le gamin. Devant trois personnes. Cela faisait des témoins de trop. Awena Davalon, ou la cible comme avait insisté Le Grand Inquisiteur, n'était pas un problème, non, c'était même une bonne chose qu'Ornelia lui fasse étalage de ses pouvoirs, le problème résidait dans la présence des deux hommes sur le pont. Et du gamin. D'ailleurs, il entendit un sanglot et su qu'il était arrivé à bon port.
Caché au coin d'une ruelle, tremblant, les vêtements trempés et sanglotant sur une masse poilue sans vie, le gamin qu'avait sauvé sa fille lamentait la mort de son ami et celle de son innocence. Il ne verrait plus jamais le Monde de la même façon. Les couleurs en seraient moins vives, les rires forcés, les regards méfiants et souvent emplis de larmes.
Il l'entendit arriver, sa tête se redressa brusquement mais il n'eut pas le temps d'avoir peur, le carreau siffla avant de traverser son crâne, mettant fin dans un spasme aux pleurs. Son corps sans vie s'étala sur les pavés. Vincent récupéra le carreau planté dans le mur, le nettoya avec un mouchoir de soie acheté à Béolan quelques semaines plus tôt, et, le meurtre débarrassé de toutes traces pouvant mener à l'arcane, il s'enfonça de nouveau dans les ombres pour veiller sur sa fille.
Ce qu'elle avait fait était admirable, un beau geste d'altruisme, mais il ne devait pas rester qui que ce soit qui puisse la reconnaître une fois dans l'arcane. Être reconnu, s'était se mettre en danger et mettre tous ses frères en danger. Elle ne pouvait pas se le permettre. Son éducation, à ce sujet, serait une période difficile. Il espérait que les dirigeants de l'arcane, sa cible en particulier, lui viendraient en aide.
Il soupira, ses plans, dernièrement, avaient tendance à s'effondrer avant même qu'il ne puisse en apercevoir les conséquences.
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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
Classe : Rodeur
Métier : Aucun // Oeil Noir
Croyances : Croyances aux légendes et aux mythes // Adoratrice du Vein et des démons
Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

Âge : 24

Messages : 426

Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Dim 23 Nov 2014 - 19:59

Awena continuait d’observer la jeune femme, elle semblait pensive et ne cessait de regarder par rapides coups d’œil son médaillon. Awena sentit son pouls s’accélérer mais elle ne voulait rien laisser paraître devant Zaphiël, elle retint sa respiration quand la jeune femme commença à parler d’une voix pas très posée.

— Ornelia... Ornelia Tyren, enchantée.

Awena hocha la tête puis cessa de jouer avec son médaillon ainsi c’était bien elle, la fille de Vincent. Elle avait terriblement grandi en si peu de temps. Cela signifiait aussi qu’elle-même vieillissait et que si elle n’arrivait pas à mettre son plan à exécution à la force de l’âge alors elle reposerait à six pieds sous terre avant que l’équilibre soit détruit.

— Excusez mon attitude ultérieure, il semblerait que mon comportement était déplacé, je ne pensais pas qu'il était possible de croiser dans les rues de Venill en une nuit si lugubre des gens de bonne foi. Je suis heureuse de m'être trompée.

Awena retint un rire, elle était encore jeune pour croire qu’il existait encore des gens de bonne foi dans les mondes. Elle était bien trop crédule, comment Vincent l’avait elle éduquée ? Peut-être était-ce pour ça qu’il voulait la faire intégrer l’Arcane pour côtoyer des personnes plus … Awena fut coupée dans sa réflexion, un cri venait de retentir sur le pont. Le cri d’un enfant. Il y avait un eu un léger « plouf » juste avant comme ci quelque chose était tombé à l’eau ou y avait été jeté plus exactement.

Awena vit le gamin se précipiter par-dessus le pont mais n’y prêta guère attention, une tête de bétails en moins, ce n’est pas ça qui allait l’empêcher de dormir mais la personne qui se tenait debout là bas… Une étrange sensation parcourut sa peau. Voici bien longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une telle chose, ce fourmillement, cette sensation d’électricité… la chair de poule. Cet homme n’en était pas un, seulement en apparence. C’était un être bien supérieur à tous ceux qu’elle avait pu rencontrer, elle se sentait si petite et inférieure, comme un vulgaire grain de sable. Qui pouvait bien lui faire éprouver de tels sentiments ?

Ne pouvant détourner complètement son regard de l’individu, elle aperçut Zaphiël bouger et se précipiter sur le bord du pont, comme s’il allait pouvoir sauver la vie de ce stupide bout de viande. C’est alors qu’Ornelia s’en mêla, et fit apparaître une brume protectrice pour repêcher l’enfant et le ramener sur la rive. Awena n’avait pas besoin de s’avancer ou de se pencher pour savoir ce qu’il se passait, les bruits lui suffisaient amplement. Elle détourna son regard non sans difficulté de l’individu qui fit un signe de la main et attrapa le bras d’Ornelia. Elle serra fermement son poignet puis murmura le plus faiblement possible.


« - Sombre idiote, ton père ne t’a donc jamais appris à ne pas révéler tes dons devant des inconnus. En plus, si le morveux raconte quoi que ce soit, ça va attirer tous les badauds et te conduire droit au bûcher …  »

Awena réfléchit rapidement à la situation puis s’en se soucier de Zaphiël, du moins, pour l’instant, elle tira sur le bras d’Ornelia et la fit s’abaisser de force à ses côtés. Puis elle chuchota à son oreille.

« - Il faut à tout prix retrouver ce gamin et le faire taire à jamais, sinon on va au devant de gros ennuis, suis-je claire ?  »

Awena relâcha le bras de la jeune femme puis jeta un regard à l’individu qui semblait ne pas avoir bougé d’un pouce. Apparemment tout cela l’ennuyait au plus haut point, Awena s’attendit presque à le voir bailler. Elle tourna la tête et regarda à nouveau Zaphiël, à quoi pensait-il à cet instant précis ? L’avait-il entendu ? Si oui, qu’allait-il faire ?

Awena ne savait pas comment faire pour sortir de ce pétrin, elle fouilla dans son sac en cherchant en vain une potion ou un objet faisant l’affaire… Elle regarda à nouveau l’individu qui les avait salués et réprima un nouveau frisson, une citation lui revint clairement dans son esprit. Une citation qu’elle avait lue, il y a bien longtemps, sur une très ancienne légende et cet individu l’avait fait ressurgir.


« - Ce jour-là, l’humanité s’en est souvenue. La terreur d’être dominée par eux. L’humiliation d’être enfermée dans une cage. »

Spoiler:
 

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Le Violoniste

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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Mar 13 Jan 2015 - 23:12

Spoiler:
 


Les trois individus semblaient s'agiter, non loin du démon, sur le pont. Le Violoniste ne releva pas le fait qu'une jeune femme venait d'utiliser des pouvoirs étranges pour sauver le garçon de la noyade, il le remarqua sans y faire attention.

En réalité le musicien était dans ses pensées.

A la fois parce qu'il se rendait compte que sa situation n'avait, malheureusement, pas bougée d'un pouce, et qu'il se trouvait devoir à nouveau être un simple spectateur de la vie des autres pour espérer profiter de la sienne.
Mais aussi parce qu'il réalisait que la scène très étrange dans laquelle ses voisins étaient fourrés présentait un bon potentiel d'amusement.

En un instant, alors que ses yeux passaient sur chaque visage, il se souvint de la vie de chacun de ces trois êtres, de ce qui les avaient menés ici, et il comprit que le hasard lui avait offert un spectacle assez curieux.

Aussi, réfléchissant rapidement, le démon se rendit compte que le seul, parmi les trois, dont le potentiel d'originalité risquait de ne pas être tout à fait optimisé était Zaphiël. D'une part parce que les deux autres s'étaient déjà débrouillés, par eux-mêmes, pour s'enfoncer dans un merdier indécrottable, et ensuite parce que Zaphiël, s'il n'était pas épris d'une faim de loup - ce que le Violoniste ne pouvait savoir, puisque ça ne constituait pas un élément du passé mais du présent - risquait de ne pas faire grand chose.

Mais, tristement, le musicien ne pouvait pas vraiment influencer les choses sans s'en ennuyer, aussi ne pouvait-il pas agir beaucoup pour améliorer les dispositions du cher presque vampire.

Ainsi, improvisant totalement, il s'approcha du groupe en lançant des propos aléatoires :

- Terrible cette histoire non ? Vous ne trouvez pas ? Moche moche, pour le gamin, franchement, pas beau. Pas marrant quoi. Non ? Moi ça m'a brisé le cœur, vraiment.

Derrière lui, au loin, on entendait des cris :

- Golphan ? Golphan où es-tu ?

- Golphan rentre à la maison maintenant !

Le Violoniste haussa un sourcil, il entendit les cris se rapprocher, puis il vit les crieurs arriver à leur niveau, sur le pont, ils continuaient d'appeler le même nom. Il s'agissait de la mère de famille et de ce qui semblait être le père de l'enfant, de tout à l'heure, accompagné également de la grande soeur. Incroyable ! S'exclamait le Violoniste au fond de lui-même. Regroupés ici : trois crétins sans intérêt, une petite naïve aux pouvoirs bizarres qui fait des bêtises sans le savoir, une malade mentale qui arrive à être le centre de l'attention sans le vouloir et un mi démon mi vampire extrêmement dangereux. Qui d'autre viendra ?

- Oh ! Monsieur le conteur vous tombez bien ! Notre fils, vous savez par où il est parti ? Il nous a filé entre les pattes, on l'a vu partir par ici, mais on ne le trouve pas.

Le Violoniste, perdu dans son enthousiasme, mit quelques instants à se rendre compte qu'on lui parlait, aussi fit-il un simple :

- Hein ?

- Mais oui vous savez, notre enfant un petit comme ça, qui crie.

- Ah oui ! Lui ! Il est mort ! Lança le démon sans préambule.

La famille resta bouche bée. Leurs regards étaient totalement perdus, ils ne savaient vers qui se tourner, espérant avoir la certitude qu'il s'agissait d'une blague.

Comment ? De quoi parlez-vous ?

- Bah de votre gosse ! Il s'est jeté du pont et il s'est noyé comme une merde ! Je rigole pas ! Regardez ces trois personnes en ont été témoins ils pourront vous le certifier ! Non vraiment, moche, moche comme affaire hein ? Je venais de leur dire d'ailleurs, c'était ce dont nous étions en train de parler juste avant que vous n'arriviez, c'est vous dire comme ça nous a marqué ! Pas marrant.

- Que de.. que.. quoi ? De, de quoi ? C'est... C'est vrai ce qu'il dit ?

La famille semblait totalement désemparée face à l'attitude volontairement absurde du Violoniste. Plus rien n'avait de sens. Non seulement ils ne comprenaient pas si ce qu'il avait dit était vrai, et aussi ils commençaient, dans leur incompréhension totale, à avoir l'impression qu'ils sortaient de la réalité. Comme si rien n'avait d'importance, emportés par le vide démentiel des yeux du démon. Beaucoup trop de questions leurs venaient en tête, mais le Violoniste, lui, ne semblait pas comprendre pourquoi ils avaient des questions. Il happait, via la certitude profonde qui résidait dans son visage froid, les questions, pour essayer de laisser place à une vérité impossible à comprendre et à accepter. Cela dura quelques instants, puis l'un d'eux secoua la tête :

- Mais.. je comprends pas, tentait le père dans un élan pour se sortir de cette spirale absurde, pourquoi aurait-il sauté du pont ?

- Ah mais on se l'est tous demandé hein. Mais il l'a fait, ça je peux vous le certifier, et mon ami Zaphiël peut également vous le certifier !

Le Violoniste pointait du doigt le vampire, souriant. Il souhaitait essayer de le titiller, de le provoquer un peu, pour le voir agir. Pour le faire bouger.

- Il pourra vous le certifier, et c'est un homme de parole Zaphiël, la parole avec un grand P mesdames et messieurs ! L'être le plus fiable, le plus respectueux, le plus honnête que vous pourrez croiser sur ce monde ! Demandez-lui, il vous le certifiera vous verrez !

Les regards se tournèrent vers le désigné. Le vieux démon souriait, espérant la naissance, ici-même, d'une situation inédite.
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Zaphiël Nightray

Fils des brumes

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Race : demi Seïrdan-vampire
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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   Mer 4 Fév 2015 - 17:54

Zaphiël et Raiu se retinrent difficilement de rire aux paroles de la jeune demoiselle, visiblement encore pure et innocente. Elle n'en avait pas vu assez et les perspectives qui se profilaient pour la salir, les rendaient encore plus affamé, une telle personne ferait une œuvre d'art de grande qualité …Leur langues passa sur leur crocs acérés pendant qu'ils l'imaginèrent nue, couverte de son sang s'échappant des plaie préalablement infligées .. sa peau ne ressemblait plus qu'à un amas de lambeaux , pendant ici et là et ses cris … oh ses cris seraient une douce musique d'abord stridente qui s’étouffera dans le désert que finirait par être sa gorge de longues heures de torture plus tard, après qu'ils lui auraient arracher les ongles un par un, couper un ou deux doigts pour les lui mettre à des endroits plus indécent, que ses boyaux seraient devenus une élégante écharpe se resserrant un peu plus autour de son cou au moindre de ses mouvements... Cette fille était sans aucun doute le genre à être belle baignant dans la souffrance, il fallait qu'ils mettent la main dessus. Ils en jubilaient déjà...

Alors qu'ils poussaient leur rêveries plus loin ils en furent sorti par un cri déchirant la nuit tombante , un cri d'enfant qui se jetait par dessus le pont pour retrouver son pauvre petit chat jeté par un démon à la présence écrasante . Ils ne le connaissaient pas, mais ils ressentaient dans tout leur corps qu'il était un démon et un très ancien... un puissant... L'admiration passé, ils jouèrent les humains surpris … à la perfection . Peut-être auraient-ils puent faire quelque chose pour ce jeune garçon mais ce n'était qu'un sac de sang à leur yeux, jamais ils ne se seraient mouillé pour si peu, que ce gosse meurt leur passait par dessus la tête mais que leur réputation soit mise à mal, il en était hors de question. L'air aussi désemparé que possible ils se penchèrent un peu plus par dessous le bord avant d'être les témoins de la stupidité de la jeune Ornélia...Ils esquissèrent un sourire moqueur en regardant sa magie et se délectèrent encore plus dans leur fantasme... Elle serait certainement amusante à tuer . Il s'écartèrent du bord et la fixèrent un assez long moment , ne se souciant plus vraiment de l'autre démon, trop obnubilé pour ça ...trop dans leur petite mascarade pour cela. Il entendirent tout ce qu'Awena murmura à la jeune fille, ainsi elles se connaissaient où du moins avaient quelqu'un en commun et craignaient toutes deux d'être découvertes...Zaphiël nota cela mentalement dans un coin de sa mémoire, alors que Raiu criait à la famine , il était excité, affamé … presque incontrôlable. « laisse moi Raiu. »

La voix se fit muette dans sa tête mais la faim et l'envie le tiraillaient pour de bon...deux jeune femmes exceptionnelles et tant d'obstacles entre elles et son art...tellement amusant, tellement désirable... Il laissa son regard un instant dans celui d'Awena, un regard faussement affecté par les événement. Mais contre toute attente , l'odeur du sang le gagna , insidieuse et si légère parmi toute les odeurs environnante... il ne put s'empêcher de sourire, un sourire à glacer le sang , caché par son bandeau mais dont la forme pouvait s'imaginer grace au reste de son visage … ses yeux plein d'envie et profondément malveillant... Il huma l'air et frissonna de satisfaction, de plaisir... l'odeur alléchante, n'arrangeait pas son état ..il ne serait bientôt mue que par la faim . Personne ne semblait s'être rendu compte que le gamin venait de mourir, d'un regard en coin et perçant il s'en assura, et il put voir en bas un homme retirer un carreau du petit crane du gosse , il ne fallait pas être un génie pour comprendre que cet homme étaient avec les deux femmes et qu'il devait être le père de la gamine dont Awena parlait plus tôt. « Les nettoyeurs sont rapides de nos jours... il ne va pas tarder à s'en prendre à l'autre et à moi... hm intéressant »

Le demi Seirdan ne répondit pas à l'autre, préférant laisser tomber sa phrase dans le néant , de toute façon qu'aurait-il put répondre alors qu'il voulait rire ? Il pouffa d'ailleurs et porta sa main devant sa bouche pour imiter une toux . La situation dangereuse, devenait de plus en plus folle et il voyait ses repas reporté à plus tard mais cela lui plaisait . Se languir avait quelque chose d'agréable .

Les parents du gosse apparurent affolé sur le pont et sautèrent presque sur l'autre démon, l'appelant « le conteur » , piètre titre lorsqu'on inspirait une telle noirceur … La scène qui se déroulait devant lui, le malmenait tant elle était risible … Ils demandaient de l'aide à l'homme qui avait fait souffrir et passé par dessus bord leur fils … ils l'imploraient comme un être terriblement bon et celui ci en rajoutait des caisses... Zaphiël dut se mordre violemment la lèvre inférieur pour ne pas éclater de rire pour de bon .

Ah oui ! Lui ! Il est mort !

La désinvolture de cette phrase acheva notre ami démoniaque qui se passa une main sur le visage pour camoufler son rire silencieux .  Avoir l'air humain , avoir l'air bon était horriblement dur .. il se sentait au bord de la rupture.. et la faim semblait tordre ses organes dans tous les sens possible avant d'y mettre le feu... Il n'allait pas bien du tout.  Parler comme on l'attendait de lui à cause du vieux démon lui demanda beaucoup d'effort...

_Un terrible accident auquel j'ai assisté impuissant. D'abord le chat, puis votre fils sautant par dessus les renforts... tout s'est déroulé très vite.. trop vite... c'est une tragédie .. d'autant plus que je l'ai vu rejoindre la rive avant d'être victime de malchance et de se prendre une fleche dans le crane...j'en suis encore tout chamboulé... nous ne devrions pas rester ici, qui sait si ce fou dangereux n'a pas prévu d'autre assassina …

Il guettait les réactions des deux jeune femmes mais fut pris de court lorsque la mère du garçon s'éfondra dans ses bras, lui arrachant le bandeau qui pendait désormais à son cou. Il arborait une mine de dégoût profond pendant une très courte seconde , puis une de faim extrême et étrangement la brume se densifia autour d'eux, les cachant totalement...

Cela n'avait rien d'un hasard.. Zaphiël la commandait . Sans plus de cérémonie il tordit le cou de la pauvre femme et s'y abreuva plantant ses crocs bien profondément dans sa chaire . Elle n'avait pas un goût fabuleux, mais son sang suffit amplement à faire taire sa faim. Afin de se couvrir le fils des brumes créa une illusion d'un cri , d'un homme se sauvant en courant et de flèche filant près des gens, évitant les deux femmes , il voulait en apprendre plus sur elles. Profitant de la cohue, il poussa le père par dessus le pont et revint à sa place, penché au dessus de la femme sans vie .

_Madame ! Madame qu'avez … oh mon dieu... ça va aller madame... madame non...

Pendant qu'il jouait à l'homme éploré,  il lui trancha la gorge comme si un carreau l'avait à moitié traversé causant de tout de même de mortel dégâts … lentement le nuage de brume se déplaça naturellement .  Révélant la scene sanglante … Toujours à genoux près du corps Zaphiël se redressa et regarda ses mains tremblante avant de regarder autour de lui.

_Nous devons quitter ce pont et prévenir les gardes de la ville !

Il fixa les deux jeune femmes puis regarda l'autre démon avec un certain amusement... ce type, l'intéressait aussi mais pas pour son art... Il était fascinant . Mais allait-il suivre l'élan de Zaphiël ou tourner à nouveau la situation dans un sens peu confortable ? Et le tueur à gage des deux demoiselles, allait-il se montrer ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…   

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[RP LIBRE] "Rien ne dure dans ce monde cruel…

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