''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]

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Karl V.M

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MessageSujet: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Lun 4 Oct 2010 - 12:21

- Je crois que ma loyauté sans faille défaille...

Le Général Karl Von Morlag avait reçu l'ordre de prendre la tête de ses soldats une nouvelle fois et de les mener jusqu'aux portes de Beolan. Le Royaume avait doté la cité d'une armée, mais elle ne suffirait pas à repousser les troupes claniques qui s'apprêtaient à fondre sur les habitants de Beolan. La seconde armée défendrait le peuple du Royaume en déployant tous ses moyens, de l'infanterie aux balistes et autres trébuchets, en passant par la cavalerie Pégase. Le campement était en place, les troupes ennemis à trois jours de marche ; la Deuxième Armée de Madorass se tenait prête. A l'exception d'un seul. Le Général de l'Armée semblait détaché de cette affaire, trop confiant et désorienté, nul n'aurait su le dire, sauf peut être son interlocuteur privilégié du moment...

Félix Gotrek, Premier Mage du Cercle des Mages accueillait le soldat dans ses appartements, situés au quatrième étage de la Tour des Magiciens. Félix était un ami de feux son père, et un de ceux qui avaient refusé de lui ouvrir les portes du Cercle lorsqu'il en fit la demande alors qu'il avait seize ans. Ce n'était pas un confident ni même un ami, simplement une connaissance, vers qui Karl se tournait pour apaiser sa conscience et trouver conseil, si tant est que cela fusse possible.

Le Premier Mage s'émerveilla de se trouver face au Général du Roi, si différent du petit garçon qui avait vu le jour à Beolan, il y avait quarante années de cela. Félix Gotrek était âgé et fatigué, il chercha donc rapidement un fauteuil pour l'aider à supporter le poids sur son cœur des malheurs que venait de lui compter le fils de feux son vieil ami Balthazar. Karl était un homme intègre et loyal, bien que séparé trop jeune de ses parents ; ces acquis, il les devait à l'école de la vie. Et que le Roi puisse mettre en doute sa loyauté était un affront sans nom. Une insulte. Ce que Félix ignorait apparut dans les yeux du Général. La rancune. Alors il fit le rapprochement instantanément. Il invitait dans son bureau Karl Le Rancunier. La suite des événements semblait logique, pourtant, Félix crut bon de l'entendre de la voix du Général.


- Que vas-tu faire, mon enfant ?

Karl ne sut comment interpréter ces deux derniers mots. Félix Gotrek voulait-il adopter une posture paternelle, cherchant au mieux à le soutenir, en hommage à son propre père ? S'apprêtait-il à recevoir les confessions de Karl comme l'aurait fait un homme d'Église ? Ou bien le vieil homme s'adressait-il soudainement à un petit garçon sur le point de faire une bêtise ? La même tendresse aurait émané de ces trois circonstances, Karl ne savait laquelle choisir.

Il s'était jurer de se venger de la Cape Blanche qui se faisait appelée Takamorishima, mais un tel acte aurait tôt fait de le mener droit vers la Cour martiale. Au point où il en était, cela dit, la peine lui parut sans importance. Il pouvait tout aussi bien planter Malandir dans le cœur du Roi. Propre, net, précis. Il mettrait fin à la guerre tout en assouvissant sa vengeance. Deux pierres, un coup. Une dague, deux coups, corrigea mentalement Karl. Troisième et dernière solution qu'entrevoyait le Général : la trahison. Comploter avec l'ennemi, les rebelles, les sociétés claniques et les anges. Il n'aurait pas de sang sur les mains. Mais parviendrait-il à mettre en péril sa loyauté ? Ce n'était pas ce qu'il voulait devenir.


- Je...

Karl Von Morlag fut interrompu par des hurlements de terreurs. Les deux hommes bondirent sur leurs pieds comme un seul homme, laissant le Mage et le Général s'exprimer. Félix essaya d'analyser la situation à l'aide de son esprit, tandis que Karl s'approcha à pas vifs de la fenêtre. Sous ses yeux, une silhouette mit le feu à des maisons. La lumière de la Lune et les flammes ne suffirent pas à identifier l'agresseur, quatre étages plus bas et deux rues plus loin. D'autres silhouettes courraient, apeurées, terrorisées, pourchassées.


- Général ! Ils sont ici !

La voix du Premier Mage tremblait. Ils ? Les soldats des clans ? Si tôt ? Ici ? A Beolan ? Karl avait vu des silhouettes, mais comment les soldats des clans auraient pu entrer dans la cité, portes fermées, avec des gardes sur le chemin de ronde ? C'était impossible. Karl plaça son heaume sur son crâne, enfila ses gantières d'écailles de dragon et se saisit de Ghal-Zaruuk, refermant ses deux poings sur la hampe. Il était prêt à combattre. Devant l'allure du Général, Félix Gotrek ne put qu'en faire autant, plaçant un chapeau plat sur le sommet de sa tête, et glissant ses mains dans des gants de soie. Comme il empoigna un long bâton de bois rouge, il dévoila la réalité à laquelle ils auraient à faire face :

- Ils ne sont pas ce que tu crois Karl, ils sont pires. Et ils ne viennent pas de l'extérieur, mais de l'intérieur.

- Vos Mages sont responsables de cette attaque ? glapit Karl, choqué.

- Indirectement, j'en ai peur. Je suspectais des Serviteurs d'Arphoss dans nos rangs. Mes recherches n'ont jamais abouties, ils sont que trop sournois. Il semblerait qu'ils aient choisi d'attaquer aujourd'hui, infestant Beolan de démons.

- Une chance que je sois de passage, Premier Mage ! ironisa Karl. Le Cercle des Mages n'est pas tombé sous l'autorité du Roi, je vous croyais tous incorruptibles !

- La magie est synonyme de pouvoirs. Le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend absolument fou. La magie n'échappe pas à la règle, se désola Félix.

- Croyez bien, Premier Mage, que le Roi et ses capes Blanches vous tomberont dessus quand toute cette histoire sera réglée ! lâcha Karl entre ses dents.

Ne sachant que trop bien comment réagirait le Roi Kaull, et trop conscient des spécialités des Capes Blanches, même avant que Karl ne lui comptât ses mésaventures, Félix Gotrek dut admettre que le Cercle des Mages vivait ses derniers instants. Il se contenta de hocher la tête.

Le Général se dirigea vers la porte et l'ouvrit sans plus attendre. Il fit un pas quand surgit soudain sur sa droite un démon hideux, de taille moyenne, mais aux dents longues et aux griffes acérées. Sans sourciller, Karl abattit son marteau sur le crâne du monstre, lui écrasant la face en une gerbe d'hémoglobine.


- Un de moins. D'où viennent-ils, Premier Mage ?

- De la Salle du Haut Conseil, au dernier étage. Les escaliers sont par là. (Il indiqua la voie à suivre en pointant du doigt le couloir qu'ils devaient emprunter, avant d'ajouter : ) Après vous, Général !

Karl Von Morlag ne se fit pas prier. Il se devait d'accomplir son devoir, qu'il fût envoyé à Beolan, ou qu'il s'y trouvât par hasard. Il se dirigea au pas de course vers les escaliers, suivant le chemin indiqué par Félix. Ce dernier parvenait à rester sur les talons du militaire malgré son grand âge, mais Karl ne s'en étonna pas. Après trois virages, quatre couloirs successifs et quatre cadavres de démons dans leur sillage, les deux hommes débouchèrent sur les escaliers qui les conduiraient à l'étage supérieur. Il leur faudrait atteindre la salle se trouvant six étages au-dessus d'eux. La nuit promettait d'être mouvementée. Et sanglante. Toutefois, Karl était loin de se douter qu'il ne serait pas le seul bras armé du Roi à se retrouver jeté dans cette mêlée sans merci...
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Calypso Da'Silva



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Lun 4 Oct 2010 - 21:24

Une brise fraîche caressait doucement le visage de Calypso, berçant ses mèches bleus. La lune était haute dans le ciel, projetant des ombres inquiétantes sur le village de Béolan. Elle se tenait sur le chemin de ronde, et observait les alentours. Des soldats effectuaient des vas et viens incessants. A la vue de la fine Cape Blanche qu'elle portait, aucuns n'osa demander la raison de sa venu ici. Se contentant de lui jeter des coups d'œil inquiet. Ses temps ci, elle n'avait pas eu beaucoup de travail intéressant. Quelques assassinats, ou il lui avait été formellement interdit toute tortures, pour ne pas risqué de laisser des traces. Cela l'avait relativement frustrée. Une autre mission de ce genre l'attendais non loin d'après ce que Kaull lui avait dit. Elle ouvrit lentement l'enveloppe qui dissimulait sa mission et survolât le papier du regard.Un meurtre, encore. Ce qui la rendit de mauvaise humeur. Décidément Kaull avait nombre d'ennemies à faire disparaitre discrètement. Cette fois ci il s'agissait d'un mage, qui semblait aider les Rebelles depuis quelques temps déjà. La seule chose qu'elle jugeât intéressant à faire en quelques mois, fut se massacre dans un petit village qui refusait de se soumettre au Roi. Elle poussa un soupir et posa son regard sur un garde qui passait. Il baissa les yeux et accéléra le pas. Était-ce tous ce qu'elle inspirait, la crainte ?! Ces temps ci elle était las. Rien ne se passait, tout était plat. Arphoss l'avait déçu, tout comme Kaull la décevrait certainement. La Démone prenait de moins en moins de plaisir à tuer. Cela devenait trop anodin. Elle décida que dans un futur proche, qu'elle se consacrerait à l'étude et au renforcement de sa magie. Des cris, l'arrachèrent à ses pensées, de même que des maisons qui prirent soudainement feu. Une attaque maintenant ?! Tous les soldats autour d'elle s'agitèrent dans tous les sens, criaient, pour finalement quitter pour la plupart leur poste et filer en direction du vacarme. Des auras démoniaques plus ou moins importantes se firent ressentir. De même que l'énergie noire d'une faille. Tout cela ce concentrait dans la tour des Mages. Un sourire s'étira sur le visage de Calypso, enfin il se passait quelque chose. Elle s'arma de deux couteaux et partit en direction de l'imposante bâtisse, bien déterminée à mettre le moins de distance possible entre elle et un éventuel divertissement. Elle courut carrément à la tour, gravissant les étages un à un. La montée des marches lui semblait interminable. Arrivée au deuxième étage seulement, elle trouve un Démon, qui la prenant pour un de ses semblables envahisseur se dirigeât vers elle tranquillement. Il mourut, la poitrine transpercer d'un coup sec. Et alla rejoindre un autre cadavre à terre. Elle examina tous le niveau mais ne trouva rien d'autre. Peut être que si elle trouvait le Mage, elle pourrait profiter du bazar général pour le tuer. Elle gravit le troisième étage et tua les quelques démons qui restaient. Elle ne comprenait pas pourquoi des démons envahissaient la tour des mages. D'ailleurs ou étaient ils ? Elle continua au quatrième étage, espérant trouver des réponses à ses questions là haut...
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Mar 5 Oct 2010 - 18:27

- Paperasse, paperasse… Encore paperasse.
Au milieu d'une nuée de parchemins trônait la démone qui avait fini par s'asseoir, découragée, dans la chambre luxueuse qu'elle venait d'infiltrer. Elle soupira, sortit un autre morceau de parchemin d'une des poches de son manteau et relut une nouvelle fois la missive qu'il lui avait été envoyée. Non, non elle ne rêvait toujours pas, le message était toujours le même. Il s'agissait là d'une lettre du Roi lui faisant part de sa méfiance envers les agissements du Général. Ce bon vieux Kaull semblait douter de la loyauté d'un de ses plus fidèles chien de guerre. Étrange personnage. Au début, Shui avait été étonnée : Comment le célèbre Karl, militaire des plus connus de Feleth pouvait-il être passé du coté de l'ennemi ? Sans l'avoir jamais rencontré en personne, elle se l'était toujours imaginé comme un grand gaillard aussi puissant qu'aveugle par sa foi envers le Royaume. Il lui semblait donc, dans un premier temps, complètement improbable que le Général soit un traitre. Puis après quelques instants de réflexion, elle s'était dit qu'on était jamais trop prudent et que de temps a autres il était bon de faire le ménage dans son propre camp, même parmi ses alliés les plus puissants. Mais voila, ça ne lui plaisait pas trop de jouer les espions chez le Général. D'une parce qu'elle était une tueuse et non pas une moucharde, de deux parce que sa cible était particulièrement difficile a surveiller et de trois parce que le bonhomme en question partait en guerre et elle n'était pas vraiment réjouie à l'idée de se retrouver mêlée a une grande bataille contre les forces du Vein. Elle n'avait pas peur des autres démons, mais si elle pouvait ne pas prendre de risques en se retrouvant en première ligne de combat elle le ferait. Même avec son statut de Cape Blanche, il lui était délicat d'infiltrer l'armée du Général. Tout était trop bien organisé. Il lui avait fallu faire usage de nombre de menaces, de pots de vin, de mensonges et de promesses fastidieuses pour réussir a pister soigneusement le prétendu traitre.
Cela faisait plusieurs jours qu'elle traquait Karl, se faisant passer pour une nouvelle recrue de son armée. Ses vêtements asiatiques avait donc été troqués contre une grossière armure en cuir et sa Cape Blanche par un casque en bronze immense qu'elle passait sur son visage pour éviter d'attirer l'attention sur elle. Elle avait vadrouillé parmi les troupes, interrogeant quelques proches, guettant les allers et venus du militaire et surveillant son courrier. La voici donc dans la maison du général, fouinant plus ou moins minutieusement dans ses affaires personnelles a la recherche d'un quelconque objet, d'une quelconque lettre susceptible de prouver sa culpabilité.

- Il va bien falloir que le Roi se rende a l'évidence que l'honneur de Karl est aussi propre que les fesses d'une pucelle. N'est-ce pas mon petit ?
Déclara-t-elle en passant une main dans le plumage de l'aigle qui dormait sur ses genoux. Oui, la bestiole avait fait un boucan d'enfer quand elle était rentrée dans la pièce et elle n'avait eu d'autre choix que de le droguer, tout comme les deux gardes a l'entrée de la chambre. Dans quelques heures ils se réveilleraient tous avec l'impression d'avoir été ivres morts. Elle prit délicatement le rapace entre ses mains et le reposa dans sa cage qu'elle ferma, avant de ramasser les papiers étalés sur le sol avec comme intention de les trier et de les ranger soigneusement à leur place respective. Oui, Shui appréciait le travail propre et on lui avait tout de même demandé de faire preuve d'un minimum de discrétion.
Mais elle prit sa tête entre ses mans et fit la moue. Comment convaincre ce vieux parano de Kaull que Karl était innocent, ou du moins comment lui expliquer qu'elle avait failli à trouver une preuve incriminant le militaire ? Cela aurait été bien commode si Karl était vraiment passe du cote ennemi : elle aurait pu être celle qui avait fait tomber le Grand Karl Von Morlag, elle aurait pu s'attirer les faveurs du Roi… Mais non, plus elle fouillait, plus elle était convaincue de l'innocence de Karl. Devrait-elle alors fabriquer de fausses preuves ? Hum, hum... L'idée était alléchante.
Un cri immonde l'arracha de ses pensées, elle bondit sur ses deux jambes et remit sur son crane le casque qu'elle avait déposé sur le lit. Alors qu'elle se dirigeait vers la porte verrouillée, une odeur familière vint attirer son attention et, baissant les yeux, elle se rendit compte qu'une abondante mare de sang coulait sous la porte. Dans le couloir, elle entendait des bruits de mêlée, des hurlements de rage et de douleur, le bruit d'armes s'entrechoquant et celui de corps qu'on découpait. La démone en conclut que, quel que soit l'auteur de ce carnage, plutôt que de foncer dans le tas, il valait mieux trouver un autre passage. Laissant la chambre dans un désordre des plus total, elle tira les rideaux et sans prendre le temps d'observer le paysage, enfonça la fenêtre d'un coup de botte avant de sauter. Elle roula sur un toit, se releva rapidement et jeta un coup d'œil aux alentours. A son grand étonnement, Beolan était a feu et a sang et elle percevait des auras familières : celles du peuple de Vein. Comment était-ce possible ? L'attaque devait avoir lieu dans plusieurs jours, comment avaient-ils franchi les forteresses de la cite ? Shui ne voyait qu'une solution possible : une faille avait été ouverte dans la ville. Et qui donc avait les connaissances magiques pour réaliser un tel sortilège ? Les mages de la tour bien évidemment ! Tiens donc, Karl n'était-il pas parti rendre visite a son vieil ami le magicien ? Pile le soir ou un tel incident se produisait. Voila qui était suspect ! Peut-être qu'après tout, Shui n'allait pas revenir les mains vides auprès du Roi. Cela méritait inspection.

Au milieu du chaos général, elle n'eut aucun mal à pénétrer dans la Tour. Se faufilant a travers les combats, les hordes de démons et de soldats rien ne pouvait l'arrêter. Elle courrait sans se préoccuper des guerriers déchaînés qui la voyaient à peine passer tant elle était rapide et tant ils étaient absorbés par leur propre survie. Shui galopait dans les couloirs de la Tour, espérant bien prendre Karl la main dans le sac, quand un coup violent dans le ventre vint interrompre sa course. Elle se releva avec peine, la douleur lui déchirant les entrailles : devant elle un démon d'une taille colossale lui barrait la route et il semblait bien déterminé à ne pas la laisser passer. Shui fronça les sourcils : elle n'avait pas le temps de jouer à ce genre de jeu. Dégainant ses lames elle se jeta alors sur l'ennemi. Alors qu'il abattait son énorme hache vers son cou, cherchant à la décapiter, elle se laissa glisser sur les dalles de marbres polies et passa sous les jambes du colosse en profitant pour lui couper les mollets. Le géant n'eut même pas le temps de tomber au sol que l'arrière de son crâne fut transpercé. Utilisant son pied pour extraire sa lame de la tête du monstre, elle jeta le corps a terre et tâta sa joue : un liquide couleur encre en coulait abondamment. Décidément, elle s'était rouillée, il semblait que le démon avait tout de même réussi à la toucher. Qu'à cela ne tienne ! Ignorant la souffrance de ses cotes blessées, elle reprit sa course et se mit à gravir les escaliers ruisselant de sang. Au quatrième étage, elle faillit se prendre dans la figure le cadavre d'un démon fraichement abattu qui dégringolait dans les escaliers. Elle se colla contre le mur et laissa le macchabée continuer sa chute funèbre avant de se continuer à monter quand elle pressentit une aura inconnue. Quelques marches plus haut, elle pouvait sentir qu'il y avait un autre membre de race démoniaque mais les escaliers étant en spiral, elle ne ne voyait pas qui cela pouvait être. En tout cas si elle voulait monter, mieux valait forcer le passage. Croyant alors avoir à faire à un nouvel ennemi lui barrant la route, elle bondit sur Calypso en ignorant qu'elle était en réalité dans son camp.


Dernière édition par ShuiLong Zhang le Lun 11 Oct 2010 - 16:35, édité 1 fois
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Karl V.M

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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Jeu 7 Oct 2010 - 16:50

- En voilà d'autres ! Attention ! Je suis acculé ! Au secours ! AAAAAAaaaah

Le cri mourut, étouffé. Il provenait de la salle dans laquelle débouchaient les escaliers qu gravissaient Karl Von Morlag et Félix Gotrek. Le huitième étage semblait plus infesté que les précédents. Et les mages qui s'y trouvaient seraient vaincu jusqu'au dernier si les deux compères ne pressaient pas le pas. Des démons isolés les avaient ralentis au cinquième et au sixième étage. Et des cadavres gisaient sur le sol de marbre avant leur arrivée. A la vue de ce spectacle, Karl avait pensé qu'un groupe de mages se rendait déjà vers le point culminant de la tour. Félix avait acquiescé. Ils ne croisèrent aucune créature du Vein au septième étage. Celui-ci pourtant avait été le lieu d'une bataille. Trois mages y avaient perdu la vie, et une vingtaine de corps démoniaques les accompagnaient. Cela ne faisait aucun doute, des mages parvenaient à retenir la horde meurtrière au huitième étage. L'étage de la bibliothèque.

- Général ! Nous arrivons à la bibliothèque ! C'est là que se réunissent la plupart de nos...

- Novices ! acheva Karl.

Sans attendre, le général du Royaume gravit les marches quatre par quatre, nullement ralenti par son armure en écaille de dragon, maculée de sang. Des sangs rouges, noirs, bleus et verts. Le sang de ses victimes. Même sa cape de Lion Blanc, flottant dans son dos, étaient souillée. Le beau pelage de Bayn avait perdu de son éclat. Karl s'en préoccuperait plus tard. Il avait des vies à sauver.

Lorsqu'il atteignit la bibliothèque, il écarquilla les yeux. Trois mages maintenaient à distance une horde de démons. Mais ils semblaient toujours plus nombreux. Trois démons prenaient la place d'un mort. Les mages tomberaient sous peu. Et derrière eux, les novices, une douzaine estima Karl, serait emporté dans cette chute mortelle. Le Général aperçut trois jeunes enfants parmi eux. La majorité restante était des adolescents. Tandis que Karl approchait, pour se placer entre les mages afin de les protéger, Félix découvrit la scène à son tour. Il vit d'abord les novices, puis les cadavres, estimant les pertes du Cercle à une trentaine, puis son regard s'arrêta sur l'armée du Vein. A cet instant, il comprit que le Cercle des Mages courraient à sa perte. Sa chute était inéluctable. Leurs efforts ne feraient que ralentir la horde. Il observa le fils de son vieil ami Balthazar Morlag. Il fut reconnaissant du sacrifice qu'il s'apprêtait à faire. Finalement, peut être aurait-il du accepter Karl dans les rangs des Mages voilà vingt-quatre années...

Arrachant les résistants à leurs pensées, un démon à l'apparence humaine projeta une énergie noire sur la troupe. Trois filées brumeux filèrent et se dispersèrent dans la pièce pour frapper enfin les trois mages qui entouraient karl. Ils tombèrent, vidés de toute vie. Leur peau fut marqué d'un teint livide, et comme si la décomposition de leur corps était accélérée, ils maigrirent, puis dépérirent en un instant, ne laissant derrière eux qu'une fine pellicule de poussières. La terreur et l'horreur déformèrent les visages des novices. Même le Premier Mage ne parvint pas à cacher sa peur et sa peine. Karl cependant resta de marbre, attendant le bon moment pour se jeter dans la mêlée, ou peut être attendait-il que la mêlée viennent à lui.

Le démon sorcier eut un rictus de plaisir, ce qui ne manqua pas au Général, attisant sa colère et sa soif de représailles. Ce dernier s'élança vers ses ennemis, brandissant son marteau, près à l'abattre sur le premier qui lui barrerait la route. Face à lui, la marée démoniaque imita son geste et s'élança à son encontre. Joignant leurs efforts à ceux de Karl, les novices, guidés par Félix Gotrek, harcelèrent les démons à l'aide de la magie. Des éclairs, des projectiles magiques, des langues de feu et bien d'autres sorts qu'il n'eut pas le temps de reconnaître fusèrent de part et d'autres du Général, projetant, ralentissant et tuant ses assaillants. Il abattit son marteau dans un geste vif, puis il y eut un craquement, une gerbe de sang, il esquiva ensuite une attaque. Les créatures tombaient, mais il fut rapidement encerclé, sa fin était proche. Il l'ignorait. Félix le savait.


- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! Crevez bêtes immondes !

Il dégaina son épée Tyr-Saenguis de sa main gauche et brandit Ghal-Zaruuk de sa seule main droite. Tournoyant sur lui même, il enfonçait les crânes, bisait les os, démembrait et décapitait ses ennemis. Cela sidéra le Premier Mage. Si Félix connaissait la réputation du Général, le voir en action était tout autre. Tenir un marteau à deux mains à l'aide d'une seule n'était pas chose commune, frapper sans se laisser emporter par le poids et l'élan de l'arme était tout simplement inimaginable. Jusqu'à maintenant. Karl excellait en la matière, il parvenait même à utiliser une autre arme avec sa main libre. Très vide les corps s'amoncelèrent autour de lui. Soutenu par les novices et Félix, il vainquit la horde. Seul le démon sorcier avait survécu, bloquant l'accès au neuvième et avant dernier étage.

- Je sais qui tu es, siffla-t-il. Je ne suis pas ici pour toi. Tu ne mourras pas de mes mains. Mais tu mourras, Karl Morlag. Aujourd'hui !

Sur ces mots, la créature à l'apparence humaine disparut en un nuage sombre. Essoufflé, Karl se retourna pour vérifier que ses protégés n'étaient pas blessés. Avant qu'il n'eut le temps de réagir, le même nuage sombre réapparut au milieu des novices et une lame éclatante tourbillonna, les frappant les uns après les autres. Karl chargea et bondit sur le sorcier, brisant sa colonne vertébrale et trancha son cou dans un même geste. La tête roula sur le sol de marbre, laissant une fine coulée de sang noir dans son sillage. Karl la suivit du regard puis le crâne explosa en une gerbe sinistre et ténébreuse. Le général se retourna vers Félix, posant sur lui un regard stupéfait. Le Premier Mage pointait encore l'emplacement de la tête du démon avec son bâton.

- Il... Il les a tous tué et je... Je n'ai pas bougé... JE N'AI RIEN FAIT POUR LES PROTÉGER ! hurla-t-il, brisé par l'angoisse, le chagrin et la culpabilité.

- Premier Mage ! Félix ! Vous ne pouviez rien faire de plus, ils sont vils, rapides et puissants ! Mais vous pouvez encore les venger ! l'encouragea le Général.

- A quoi bon ? Le cercle des Mages n'est plus. Si ce n'est de la main des démons, ce sera du fait de votre Roi. Tout est fini, Karl...

- NON ! Nous allons les anéantir jusqu'au dernier ! Nous pouvons sauver Beolan ! Êtes vous avec moi Premier Mage ? Serez vous à mes côtés pour voir leur fin, mon ami ?


Félix Gotrek, Premier Mage du Cercle, n'avait jamais aimé la violence. C'était un pacifiste, un diplomate. Il devait sa maîtrise de la magie qu'à sa sagesse. Mais ce fut aussi son point faible. Aveuglé par ses idéaux, il n'avait pas réussi à trouver la source du mal parmi les siens, et aujourd'hui, il se sentait responsable de ce chaos, de cet échec. Tant de morts à cause de ses négligences, dont celles d'enfants prometteurs, innocents. Il était responsable. Il voulait réparer. Arphoss lui en donnait l'occasion, et Karl lui prêtait main forte dans cette tâche. En souvenir de Balthazar, il acceptait cette main tendue. Oui, il lutterait au côté du Général. Il releva vers ce dernier un regard de haine et de vengeance avant d'opiner du chef.

Karl Von Morlag rengaina son épée, encore souillée par le sang de ses ennemis, et referma ses deux poings sur la hampe de son marteau. Ses muscles se raidirent, puis il se dirigea vers l'escalier, bien décidé à en finir, une fois pour toute. Le sorcier l'avait appelé Morlag. Voilà treize années qu'il avait été adoubé chevalier. Soit les renseignements d'Arphoss datait, soit le sorcier voulait l'insulter. Puis Karl pensa à son père devenu vampire. Non, il ne pouvait y avoir de lien. Il pensa ensuite à sa mère. Qu'était-elle devenue ? Karl prit alors conscience que Arphoss la retenait peut être captive dans le Vein et qu'il tirait d'elle des informations. Cela expliquerait cette attaque à Beolan et le message du sorcier. Ou bien Karl divaguait. extirpé de ses réflexions, une force invisible le projeta en arrière. Il atterrit, sonné, plusieurs mètre plus loin, au milieu des cadavres.

Lorsqu'il reprit ses esprits, il découvrit Félix Gotrek au milieu d'une tempête magique. La dernière fois qu'il avait connu pareille tempête, il livrait bataille dans le nord. Le vent froid et violent, la neige glacée et ces nuages sombres qui masquaient le plafond donnait l'impression à Karl qu'il avait été transporté loin de Beolan. Pourtant le blizzard balayait la bibliothèque, emportant les ouvrages magiques dans sa danse. Les démons étaient plaqués contre les murs, ou couchés au sol. Rares étaient ceux à pouvoir tenir debout. Ceux qui y parvenaient étaient abattus par Félix.


- Relevez vous général ! Ce sort m'épuise ! Il ne vous affectera pas ! Brisez les !
cria-t-il au dessus du vacarme des rafales de vent.

Une fois sur pieds, il constata ne pas être touché par le vent et le froid, même la neige fondait sur lui. Alors il prit au mot son camarade magicien et brisa ses ennemis. Gelés par le froid, leurs corps éclatèrent sous le choc du marteau. Les bris de chairs congelées se dispersèrent dans la pièce. Encore quelques minutes et cette nouvelle vague d'ennemis seraient réduite à néant. Karl et Félix restaient confiants. Ils atteindraient bientôt le neuvième étage, puis le dixième. Ce pendant, loin de leurs préoccupations, un autre combat épique avait lieu quatre étages plus bas...
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Calypso Da'Silva



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Sam 9 Oct 2010 - 15:47

D'autre Démons grouillaient au quatrième étage. Après en avoir tuée une petite dizaine elle explora le niveau. A force d'ouvrir toutes les portes qu'elle voyait, elle finit par tomber sur une petite bibliothèque. Elle pénétra dans la pièce qui sentait fortement le renfermé, et passa ses doigts sur la reliure en cuir des livres exposés. Certains semblait très vieux, abimés par un long passé. Elle en ouvrit un au hasard et en commença brièvement la lecture. Il contait les prodiges que les humains avaient réalisés dans le monde gris. Elle lâchât le livre, qui retombât dans un bruit sourd à terre, et ne manquât pas de le brûler de ses flammes noires dont elle avait le secret. Elle parcourut les rayonnages des yeux et trouva ce qu'elle voulait. Celui des sortilèges. Elle prit plusieurs ouvrages qu'elle déposât sur un table en chêne massif, disposée au centre de la pièce. Elle survolât les écrits mais ne trouva rien d'intéressant. Les mages ne se sont pas exposés à exhibées des recueilles contenant des sorts puissant. Il n'y avait que là des sorts mineurs d'aucunes utilités pour la démone. Elle en prit un dans sa main, histoire de renflouée sa bibliothèque personnelle. Elle sortit de la pièce et hésita à brûler tous les Livres qui s'y trouvaient, mais se ravisa. Il ne fallait pas qu'elle attire l'attention. Elle sortit de la pièce et rangeât sa trouvaille dans sa sacoche. Calypso continua d'inspecter l'étage et tombât sur plusieurs cadavre de Mages. Il lui fallut tous les inspecter pour voir si il ne s'agissait pas de celui qu'elle recherchait, mais non. Il ne s'y trouvait pas. Un grand vacarme se fessait entendre quelques étages plus haut. Une autre batailles devait se livrer. Beaucoup de cris retentissaient et de vagues bruits de lames ou du moins d'armes s'entrechoquant parvenait aux oreilles de la Démone. Elle poussa un soupir résigner et continua. Finalement ce n'était pas si amusant que sa. Si elle voulait tuer des démons, elle n'avait qu'un aller dans le Vein. Des détonations et des crissements se rapprochait d'elle. Une petite fille surgit d'un couloir et vint se réfugier derrière elle, s'agrippant à un pan de sa tunique. Ses grands yeux vert étaient remplis de larmes et des éraflures striaient son pâle visage. Croyant à un démon, Calypso dirigeât sa lame sur elle, mais autre chose attira son regard, avant qu'elle ne puisse faire quoi que se soit à la fillette. Un Démon, sortit du même couloir que l'enfant quelques instants plus tôt. Il était plutôt grand, énorme même. Deux imposantes ailes qu'il n'arrivait pas à correctement à déplier, vu l'étroitesse des couloirs, sortaient de son dos. Sa peau grise contrastait avec ses yeux oranges flamboyants. Il se tenait sur de courtes jambes et effectuait de grand geste agressif avec ses bras qui se terminaient par d'épaisses griffes noires. Il racla les murs avec d'étrange cornes recourbées qui ornait sa tête et lançât un hurlement rauque en direction de Calypso et la petite. Dévoilant ses dents jaunes et cassées pour la plupart. Son corps semblait mutilé de toute part. Apparemment il avait livré plusieurs combats avant celui-ci. *Son apparence était véritablement monstrueuse* jugeât Calypso alors qu'il s'avançait lourdement vers elle, piétinant allègrement les cadavres des mages et de ses semblables. La môme se mit à pleurée de plus belle et recula de quelques pas, tirant sur la cape de Calypso, qui agacée lui lançât un regard mauvais. Elle empoignât un couteau et le projeta en direction du Démon. Il ne s'enfonçât que de quelques millimètres dans la peau du Monstre. L'entaillant légèrement avant de retomber au sol. Elle anima alors les cadavres des autres démons qui s'agitèrent d'une nouvelle vie. Sous les ordres silencieux de la Cape Blanche, ils s'élancèrent sur leur homologue et un nouveau combat s'engageât. Calypso les laissant s'entre-tuer et revint au escalier pour gravir l'étage suivant. Toujours suivit par la fillette. Alors qu'elle se retourna pour lui dire de partir, ou la tuer si elle refusait, un poids s'abattit sur son dos. La renversant au sol, le souffle coupé. Renversant son assaillant sur le côté elle découvrit qu'il s'agissait d'un ou plutôt d'une autre envoyée du Roi. Elle se releva et lui jeta un regard glacé.

-Je ne sais pas à quoi tu joue, mais si tu veut me tuer il va t'en falloir plus.

Elle ranima un autre petit groupe de démons, qui vinrent se placer juste derrière elle. Ce n'était pas les cadavres qui manquaient. Elle fixa la Cape Blanche, attendant sa réaction.
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Lun 11 Oct 2010 - 19:05

Loin de la bataille sanglante qui ravageait le huitième étage, Shui arrivait à peine au palier du quatrième étage. Elle venait de bondir sur une démone, pensant qu'il s'agissait d'une ennemie, la lame dressée vers la tête de sa cible. Mais elle fut alertée par un cri d'enfant et s'aperçut alors qu'elle se trompait d'ennemi : elle s'apprêtait en effet à transpercer le crâne d'une autre Cape Blanche. Elle réussit à dévier in extremis la trajectoire de son bond de félin mais la fit tout de même chuter au sol lui donnant un coup de pied au passage. La lame de Shui tomba sur les dalles de pierre, tandis que celle-ci se rattrapa au sol d'une roulade. Bondissant sur ses deux jambes, elle fit face à l'inconnue ou plutôt aux deux inconnues et fronça ses fins sourcils noirs.

- Je ne sais pas à quoi tu joues, mais si tu veux me tuer il va t'en falloir plus.
Gronda la deuxième démone. Shui ne dit rien et ramassa son arme tombée au sol, fixant de ses yeux d'ébènes la Cape Blanche qui se tenait face à elle. Une autre démone parmi les serviteurs du Roi ? Impossible, elle en aurait entendu parler ! A moins qu'elle ne soit une toute nouvelle recrue ? Qu'importe, cela lui était fort déplaisant de penser qu'elle n'était plus la seule habitante du Vein dans les rangs des Capes Blanches. Shui appréciait peu qu'on lui fasse de l'ombre. Et puis, que faisait-elle ici ? Le Roi lui faisait-elle si peu confiance qu'il avait envoyé une autre combattante sur les traces de Karl ? C'était bien le genre de ce vieux filou, lui qui se méfiait de ses propres généraux, comment pouvait-il croire en une démone du Vein ? Sans doute était-ce un test, ce serait la première à piéger le Général qui recevrait ses faveurs, l'autre finirait sans doute déchue. Dans ce cas-là, il lui fallait alors éliminer toute concurrence. Pas question de se ridiculiser encore une fois auprès de Kaull et de ses autres collègues, surtout après cette désastreuse mission d'escorte ruinée par ce bâtard d'Erwan. Il lui fallait absolument rattraper le tir. A tout prix...Mais elle sentait que son adversaire était vieille. Beaucoup plus vieille qu'elle. Elle avait sans doute plus d'expérience qu'elle au combat et qui savait quels étaient les atouts dont elle disposait ? S'engager dans un duel était donc risqué, surtout quand on affrontait un ennemi plus aguerri de soi et dont on ignorait quasiment tout. Mais elle était prête à tenter le pari si cela pouvait son honneur auprès du Roi.
Quant à la deuxième personne, il s'agissait d'une gamine sans guère d'intérêt. Une humaine banale qui devait vivre dans la Tour et s'était réfugiée sous l'aile de la Cape Blanche.
Une lame dans chaque main, l'asiatique détaillait toujours d'un air mauvais sa nouvelle rivale aux cheveux bleus, la dévisageant avec un air de défi, comme un jeune loup qui vient défier le vieux meneur de la meute. Si Shui avait été une louve, elle aurait eu les oreilles rabattues sur le crâne et auraient retroussé les babines en grognant. Mais un petit détail vint baisser d'un cran son agressivité, un gros détail même. alors qu'elle s'apprêtait à bondir de nouveau vers la démone, cette fois-ci avec la ferme intention de la tuer une bonne fois pour toute, elle sentit quelque chose s'animer sous sa semelle droite et sursauta de surprise en constatant que le bras sur lequel elle avait posé le pied venait de bouger à nouveau et lui attrapa la cheville. Elle se dégagea aisément mais balaya les alentours du regard, observant silencieusement les cadavres du palier se relever dans des gestes désarticulés et morbides avant de se placer derrière leur nouveau maître. Une nécromancienne... Voilà qui rendait la tâche encore plus ardue. Que faire ? Shui se mordit la lèvre inférieure en signe de frustration et fit un rapide calcul mental avant de soupirer. Elle leva alors lentement ses mains et rangea ses deux armes dans son fourreau en signe de paix.

- Désolée camarade. Dans le feu de la bataille je t'avais confondu avec une ennemie.
S'excusa-t-elle sans aucun sourire d'un ton amer qui réflétait parfaitement ses pensées. Elle n'aimait pas baisser les armes, même contre quelqu'un plus fort qu'elle. Mais Shui avait compris qu'il valait mieux ne pas se frotter à l'inconnue, ou du moins pas maintenant. Pas avant d'être sûre de la mission de la nécromancienne. Et puis si elle était réellement une rivale, elle trouverait toujours un moment plus opportun pour la mettre hors d'état de nuire.
- Je suis à la recherche du Général Karl Von Morlag, accusé de haute trahison envers la Couronne. J'ai bon espoir qu'il soit à l'origine de ce chaos, saurais-tu où il se trouve ? Demanda-t-elle en s'approcha doucement de la démone, à pas lents pour lui faire comprendre qu'elle n'avait, pour l'instant, aucune intention agressive. Elle s'arrêta alors à la hauteur de la gamine et posa ses mains glacée sur les épaules de l'enfant avec un sourire qui se voulait rassurant :
- Et toi petite, est-ce que tu veux bien m'aider ? Je cherche un grand monsieur en armure blanche avec une cape en peau de tigre sur les épaules et un gros marteau. Il devrait être accompagné de ton Maître Felix. L'aurais-tu ...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que la gamine explosa en pleurs, perçant les tympans de la démone qui retint une forte envie d'exploser cette tignasse rousse contre un mur. Elle prit alors une grande inspiration et prit le visage de mioche entre ses mains, plantant ses ongles noirs et crochus dans la peau pâle de la mioche tout comme elle plantait son regard de tueuse dans les grands yeux larmoyants de cette dernière. Bon morveuse ma patience à des limites, alors tu vas répondre à ma question, tout de suite. Reprit-elle, vexée que ses talents de charmeuse n'aient effet que sur les hommes et non pas les enfants. Elle n'avait pas haussé la voix mais son ton s'était endurci et avait pris une sévérité à en faire froid dans le dos. Impressionnée, l'enfant hoqueta et ravala ses larmes avant de bégayer quelques paroles plus ou moins compréhensible :
- J... J'étais avec les autres dans la bibliothèque avec les autres quand les démons sont arrivés. J'ai eu peur alors j'ai couru et je suis descendue et je suis arrivée là et...
- A quel étage se situe la bibliothèque ?
- Huitième ma... madame.
Shui lâcha alors prise et jeta un regard interrogatif à la deuxième démone, quand un hurlement rauque se fit entendre. Shui fit alors volte-face et contempla stupéfaite l'immonde démon à la peau grise qui avançait vers elles. Il était d'une taille telle qu'il avançait lentement dans le couloir étroit et l'occupait de toute sa largeur. A se demander par quel miracle il avait réussi à pénétrer dans la tour. Elle reconnut rapidement un des démons supérieurs du Vein, le genre de bête à qui on ne s'attaque pas à au moins 3 si on veut une chance de s'en sortir en un seul morceau. Ce dernier décapita d'un seul coup de ses mains monstrueuses deux des serviteurs morts-vivants de la nécromancienne. Shui se recula alors et ramassa un épieu qui jonchait le sol comme de nombreuses armes abandonnées par leurs propriétaires morts au combat, puis elle le lança avec force dans le visage du monstre et visa juste puisque le projectile vint se planter dans l'œil gauche de celui-ci qui se mit à hurler de rage en tenant entre ses paumes gargantuesques son visage maculé de sang noir, ses cris allant de concert avec la petite qui s'était remise à pleurer. Profitant de ce moment de distraction, elle fit un bref signe de tête à la deuxième démone, lui intimant de la couvrir et s'élança vers le monstre pour lui planter un premier coup de sabre dans le ventre. Mais la peau du démon était plus épaisse que Shui ne l'avait imaginé et ce fut à peine si sa lame pénétra la cuirasse grisâtre de l'immondice. Il y eut bien quelques gouttes de sang noir, mais le sabre resta figé dans son abdomen et, surprise, la Cape Blanche parvint de justesse à esquiver la contre-attaque du démon. Elle se recula in extremis pour éviter un coup de tête qui lui aurait été fatal mais sentit tout de même les cornes de la bête la frôler.
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Karl V.M

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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Mer 13 Oct 2010 - 23:16

La bataille fut brève. Karl Von Morlag, Général de la Deuxième Armée de Madorass, et Félix Gotrek, Premier Mage du Cercle, en sortirent tous deux victorieux. Le premier avait essuyé de nombreux coups si bien que l'on devinait ses ecchymoses sous son armure, en plus de l'entaille qu'il avait à la joue. Le second quant à lui ne souffrit pas sous les corps à corps, le soldat le protégeait. En revanche, la magie l'avait affaibli. Il était essoufflé. Et pessimiste pour l'avenir.

- Nous allons mourir ce soir, mon vieil ami, souffla-t-il.

- Alors nous ne mourrons pas seuls, répondit-il d'un ton rageur.

Abandonnant la bibliothèque devenue un champ de bataille avec ses cadavres, ses étagères brisées et ses livres éparpillés, le Général Von Morlag se dirigea vers les escaliers. Las, le mage emboîta son pas.

Ils atteignirent le neuvième étage. Une bataille y avait eut lieu. Corps de mages, carcasses de démons, hémoglobines mêlées, entrailles vidées et abats éparpillés laissaient présager de l'horreur qu'avaient connu les lieux. Des combattants, il ne restait que des vestiges peu orgueilleux. Les deux hommes avancèrent au milieu des corps, souillant davantage leurs chausses et brisant un peu plus ossements encore chauds. Ils n'eurent à affronter aucun ennemi, lorsqu'ils parvinrent à hauteur des escaliers. Ils restaient sur leur garde, parés à affronter une nouvelle vague. Il n'en fut rien, et ils poursuivirent leur ascension.

Le dixième étage. Le point culminant de la tour. Un couloir circulaire aux baies vitrées donnant sur la Cité de Madorass, et les campagnes de Feleth. Les yeux du Cercle des Mages. Des yeux aujourd'hui emplis de sang. Les yeux rouges d'un démon observait le Monde du Milieu. Son objectif. Sa future conquête. Une soif de destruction à laquelle deux hommes, seuls, espéraient mettre fin. Tout se jouerait au cœur du dixième étage. La pièce centrale. La Salle du Conseil. Le symbole du pouvoir du Cercle, désormais souillé. Karl ne voyait que deux options s'offrirent à lui : le sauver, ou le détruire.

Ils progressèrent prudemment dans le couloir, puis arrivèrent enfin devant la porte de la salle du Conseil. Félix restait en retrait, prêt à seconder le soldat. Ce dernier mit la main sur la poignée et ouvrit la porte. Le spectacle était fascinant. Et effrayant.

Cinq mages se tenaient debout, formant un cercle, bras tendus et levés, plongés dans une incantation maléfique. Au cœur de leur cercle, une faille rouge et brumeuse déchirait l'atmosphère et la sagesse habituelle de la Salle du Conseil. Une faille ouverte sur un autre monde. Le Vein. Il ne pouvait en être autrement. C'était dès lors une certitude.

Comme Karl s'approchait, une ombre apparut dans la brume. La silhouette prit une forme démoniaque. La peur emplit le cœur de Félix Gotrek, tandis que le Général ressentait du dégoût. La créature leva le bras doucement en direction du militaire. Avant que celui-ci n'eut le temps de réagir, son corps fut balayé par un vent violent et s'écrasa contre le mur.

Le choc fut brutal et Karl retomba lourdement sur le sol. Du sang sortait de sa bouche. Les yeux clos, il demeurait immobile. Nul son ne sortit de la bouche de Félix. Il le ressentait au fond de lui. Le Général Karl Von Morlag de la Deuxième Armée de Madorass était mort en héros.
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Calypso Da'Silva



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Sam 16 Oct 2010 - 19:01

Son interlocutrice lui répondit sur un ton aussi glaciale que le sien. Après réflexion, elle s'aperçut qu'elle appartenait elle aussi aux Démons. Elle ne s'étonna pas de voir une de ses "semblables", parmi les Cape Blanches. Elle laissa vagabonder son regard sur les murs du couloir, décorés de frises relatant des grands combats de mages. Puis ses lèvres s'entrouvrirent lentement:

-Karl Von Morlag ? Jamais entendue parler. Un simple & ridicule humain peut être à l'origine de ce Chaos ?! Intéressant.

Peut être était il au service d'Arphoss. Un humain corrompu ? Elle n'en n'avait encore jamais rencontrer. Il faut dire qu'en général ils cherchent plus à tuer les Démons qu'à les faire venir à eux. Pendant qu'elle était perdue dans ses pensées et que sa "coéquipière" intimidait la gamine, un hurlement déchira le silence qui était retombé dans la tour. La monstruosité était de retour. La nécromancienne vit que ses démons avaient à peine réussis à l'écorcher. Alors qu'elle avait en idée de l'expédier dans son monde natal en ouvrant une faille, la cape blanche à ses côté pris les devants & s'attaqua à lui. Lui crevant tout d'abord un œil, puis lui égratigna le ventre. Elle prépara un sort, si la situation tournait mal, mais une vive douleur au bras l'empêcha de continuer. Si les cornes du Démon, n'avaient fait que frôler l'espionne de Kaull, il en était tout autre pour Calypso. Elles avaient ouverte une large plaie, d'où coulait abondamment un liquide violet. Elle pensât rapidement sa blessure, tout en jurant contre elle même d'avoir été si peu vigilante. Une lueur haineuse brillait à présent dans son regard. Inconscient qu'il l'avait blessée, le monstre porta son intention sur sa compère Démone. Elle en profitât pour se glisser derrière lui grâce à un habile stratagème de portail. Sortant ses couteaux de sa poche, elle pris sont élan et les plantas en plein de le dos de la "bête". Elle entrepris l'ascension du monstre et arriva à la bases de ses cornes ou elle s'y accrochât solidement. Le démon se débattit furieusement, arrachant des pans entier des frises qui ornaient le couloir. Ses bras étant trop courts pour pouvoir attraper Calypso, il essaya des la déstabilisée en battant des ailes. Mais celles-ci ne firent que racler les murs, bien trop grandes pour être déployées dans les étroits corridors. Un nouveau hurlement déchira l'air tandis que les lames de la Nécromancienne déchiraient la fine membrane des ailes du géant. Après cinq bonnes minutes de découpe sanguinolente, une ailes finit par tomber au sol dans un bruit flasque. Enragé le monstre fit de grandes enjambées en avant, ils étaient à présent à la base des escaliers. Il fit un dernier pas parmi les cadavres alors que Calypso récitait silencieusement un sceau qu'elle appliqua à la base de la nuque du démon, juste avant qu'il ne se plaque contre le mur, pour l'écraser sous son poids. Le souffle coupé par le choc, elle retomba mollement à terre. Et dans un sourire récita une dernière incantation. A peine avait elle terminée que le seul œil valide du démon se brouilla de noir, ses ongles tombèrent ainsi que son épaisse langue jaune. Sa peau devint lisse, plus aucunes empreintes n'apparaissaient. Le sort qu'elle venait de lancer était destiné à privé sa victime de ses cinq sens. L'abattre était un jeu d'enfant maintenant qu'il ne savait même plus ou il allait. Il se contentait de donner de grands coups de pattes devant lui, ne pouvant même plus rugir. Elle s'occupa de lui trancher les bras & les jambes avec son sabre, qu'elle avait gardé dans son dos. Il s'écrasa au sol dans une gerbe de sang noir. Un petit cri étouffé se fit entendre au même moment. La Gamine ?! Ou était elle passée ? Calypso eut bien vite la réponse en voyant un frêle bras dépasser d'en dessous l'énorme cadavre gris. Elle ne pris même pas la peine de vérifier si la petite était en vie et sans plus attendre, montât quatre à quatre les escaliers. La Démone sonda rapidement les autre niveaux, sans trouver aucun signe de vie apparent. Quelqu'un était passé par là avant elle. Elle n'eut donc aucun problème à monter les six derniers niveaux. Derrière elle, elle entendais vaguement le bruit de pas se rapprochant. Elle ne savait même pas si son homologue était derrière elle, ou si il s'agissait de Démons. Pataugeant dans les cadavres, elle découvrit le reste des survivants, tous regroupés au dixième étage, humains & démons compris. Ce qui semblait être un mage se tenait devant l'entrée d'une vaste salle. Elle se dirigeât vivement vers lui et d'un coup de botte l'envoya valser sur les dalles des pierres qui recouvraient le sol. Pointant son katana sur la gorge du vieillard elle le méprisa du regard et l'interrogea:

- Répond tu sous le nom de Karl ? Karl von Morlag ? Parle !

Incapable de prononcer une parole, le mage dirigeât son regard sur un homme écroulé ou sol. Elle se retourna pour mieux observer la cadavre qu'elle aurait aimer tuer elle même, et c'est là qu'elle vit la petite assemblée de mage qui s'activaient à garder une faille ouverte. Aussi l'immense démon noire qui se tenait à proximité du supposé Karl. Lui vint alors une idée. Elle marchât vers les mages, qui lui jetèrent des regards animal, intimant en même temps au Démon de la tuer.

-Oseriez vous vous attaquez à un serviteur directe d'Arphoss ?

Comme pour illustrer sa parole, elle sortit de sous ses habits l'amulette que lui avait donnée Arphoss. A sa vue, les mages écarquillèrent les yeux et le démon recula prestement. Elle prononçât une étrange formule à voix basse et la faille s'agrandit, engloutissant un mage qui se trouvait trop près. Elle avait fermée, puis réouverte une autre faille dans un endroit plus isolé du Vein, pour réduire le flot de Démons. Elle ordonna aux mages d'arrêter de maintenir la faille, vu qu'elle en avait ouverte une autre, ce qu'ils firent sans demander leur reste. Ils se placèrent derrière elle, attendant patiemment de nouveaux ordres. Elle porta son regard sur le dernier mage qui n'avait pas bougé de là ou elle l'avais laissée. Il tremblait de tout son être et tendit une main vers Calypso, il n'avait apparemment toujours pas compris sa nature. Elle s'approcha de lui pour lui soutirer des informations.

- Sais tu si ...

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le démon derrière elle grognât dans sa direction. Il lui fit comprendre, que l'homme à ses côtés était toujours en vie. Elle le toucha du bout de sa botte souillée de sang, mais il n'eut aucune réaction. Elle s'accroupit devant lui et dicta au démon de se poster devant la porte et de ne laisser passer personne. Elle examina l'homme, d'après la description qu'en avait fait sa semblable plus tôt, il s'agissait bien de Karl Von Morlag. Finalement, elle pouvait peut être l'avoir son combat ...
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Lun 18 Oct 2010 - 22:39

Visiblement, l'immondice qui les avait attaquées semblait avoir une dent contre Shui puisque malgré le fait qu'il ait touché la nécromancienne, il continua à charger la Zhang. Cette dernière fut un moment désemparée par la résistance du monstre : Elle venait de perdre un de ses précieux sabres qui était resté coincé dans l'épaisse cuirasse de son adversaire. Comment récupérer son arme sans risquer de se faire méchamment décapiter par les griffes énormes de la bête ? Shui jeta un rapide coup d'œil vers sa temporaire camarade, essayant de prévoir ses mouvements pour déterminer une stratégie à adopter. Elle vit que celle-ci avait été touchée et pansait sa plaie : elle se devait donc de s'assurer d'avoir toute l'intention du monstre jusqu'à ce que sa partenaire tente une première attaque. Shui s'appliqua donc à balancer tout ce qui se trouvait à portée de main sur la tête du démon qu'il se focalise uniquement sur elle. Bien entendu, quelques couteaux couverts de sang, lances cassées ou boucliers brisés ne suffisaient pas à blesser la bête, à vrai dire elle ne faisait que l'enrager, rendant de plus en plus difficile l'esquive de ses attaques. Puis à force de reculer, Shui se retrouva plaquée contre le mur : le monstre s'avançant lentement vers elle. Son regard balaya le couloir : les côtés, le sol, le plafond puis les murs. Il n'y avait aucune issue possible, et les jambes du monstre étaient trop courtes pour qu'elle puisse passer au-dessous. De même elle ne pouvait sauter par-dessus son corps immense qui occupait toute l'embrasure du couloir. Avait-on idée d'être aussi grand ? En attendant, Shui était coincée. Elle se mordit la lèvre inférieure et fit ce que son cœur de combattante lui disait de faire : foncer en priant pour que la nécromancienne attaque. Resserrant le manche de son sabre et prenant son courage à deux mains, elle s'élança vers le monstre en poussant un cri guerrier d'une incroyable puissance. Bien entendu son attaque fut vaine, puisqu'à peine bondit-elle, lame tendue vers l'avant et visant le crâne de son ennemi, qu'elle fut balayée par un coup de cornes qui l'envoya se fracasser contre le mur.
Le choc fut rude et pendant un moment, Shui perdit conscience. Sa vision se troubla et un goût de rouille la prit à la gorge. Elle fit des efforts colossaux pour rester éveillée, voir le monstre qui venait lentement à elle pour l'achever. La nécromancienne avait-elle pris la fuite ? La bougresse ! Bah, de toutes façons Shui en aurait fait de même ! Quel dommage de mourir ainsi... Mais la démone acceptait les faits et elle accepta de mourir si les choses devaient se dérouler ainsi. Malgré l'affreuse migraine qui lui sciait l'esprit, elle gardait les yeux ouverts bien que ses paupières vacillaient : elle voulait voir la mort en face. Mais alors elle eut un soubresaut lorsque le monstre se cambra de douleur dans un cri atroce. Assommée, Shui eut du mal à comprendre la scène qui se déroula sous ses yeux : elle entendait le démon hurler et il lui semblait apercevoir la chevelure bleutée de la nécromancienne sur le dos de ce dernier. Elle sentit un morceau de chair tomber sur ses jambes, l'écrasant au sol. Puis il y eut encore des cris, de plus en plus forts et douloureux : le monstre agonisait. Un liquide chaud vint lui chatouiller les membres et il lui semblait que d'autres bouts de chair s'écroulaient au sol au bruit des éclaboussures qu'elle pouvait encore entendre, des éclaboussures de plus en plus proches. Alors Shui comprit qu'elle devait bouger si elle ne voulait pas finir sous le corps de la bête, car la bête n'en aurait plus pour longtemps. Rassemblant toutes ses forces, elle souleva l'aile qui lui bloquait les jambes à l'aide ses bras encore fébriles et tenta de se relever en s'appuyant désespérément contre le mur. Elle glissa une première fois sur le sol souillé de sang, puis réussit enfin à se remettre sur ses jambes, tremblante. Ignorant son corps qui hurlait de douleur et de faiblesse, elle se jeta sur le démon, non pas pour l'attaquer mais pour récupérer sa lame. Sans bras et avec une démone le démembrant vivant, il y avait encore peu de risques qu'elle se fasse encore toucher. Elle dut s'aider de son pied pour enlever l'épée qui se retira dans un immense flot de sang venant encore plus souillé les modestes vêtements de soldats de la démone. Une fois qu'elle eut ses deux armes en main, elle contourna habilement le monstre qui se contorsionnait de douleur sous les assauts furieux de la Cape Blanche avant de se laisser tomber de fatigue dans les escaliers. Elle s'assit sur une marche et s'appuya au sol à l'aide de ses lames, le souffle rauque. Et sans qu'elle s'en rende compte, elle ferma les yeux et s'assoupit.

Quand Shui rouvrit les yeux, la nécromancienne avait disparu et il ne restait plus du démon qu'un corps affreusement mutilé baignant dans une marée de sang noir où trempaient ses membres découpés. Combien de temps avait-elle perdu connaissance ? Le sang de la créature était encore chaud : il devait tout juste avoir rendu l'âme. Si elle n'avait pas été pressée par les circonstances, elle aurait admiré le carnage causé par l'autre démone, mais en l'occurrence elle ne pouvait se permettre de perdre une seconde de plus et de se laisser devancer. Toutefois, son corps entier lui hurlait de ne plus bouger, la menaçait de la quitter à nouveau si elle tentait le moindre geste brusque. La démone poussa un soupir et laissa sa tête tomber en arrière contre le mur froid de la tour. Ses mains fébriles se mirent à nerveusement fouiller dans sa sacoche et finirent par en sortir une fiole contenant un liquide vert translucide. Faisant sauter le bouchon de liège, elle avala d'une traite la potion concoctée par ses soins. Cela devrait lui permettre de continuer l'aventure... Temporairement car ce n'était pas une potion de soin mais d'anesthésie. Elle allait ignorer la douleur et la fatigue et booster son adrénaline pendant les prochaines heures à venir. Mais une fois son effet passé, Shui ressentirait à nouveau toutes les souffrances physiques de son corps meurtri par l'attaque du démon. Tant pis, c'était un pari à risquer. Aussitôt, elle sentit ses forces lui revenir et n'eut plus de mal à se relever. Elle examina alors sa tenue et se rendit compte que sa légère armure en cuir de soldat avait été déchirée en deux par le coup du démon. Inutile donc de s'en encombrer : elle retira le buste de son armure, gardant juste la légère tunique qu'elle portait au-dessous et soupira de soulagement en constatant que les cornes du démon ne s'étaient pas enfoncées dans sa chair : elle avait juste été violemment projeté contre le mur par le crâne de la bête et devait avoir quelques os en miettes mais sans plus. Son attention se porta alors à l'étendue de sang noir qui jonchait le sol. Elle se pencha et recueillit le liquide sombre et nauséabond entre ses fines mains blanches puis ravalant sa fierté de Zhang s'en recouvrit les avants-bras, puis les épaules, la nuque, le visage, le torse et les jambes. C'était une technique qu'elle répugnait mais qui avait son efficacité : même le sang des démons était composé d'eau et l'eau... C'était ce qui faisait vivre ses tatouages et apaisait ses blessures. Même si sa peau était maintenant souillée de noir, elle se sentait plus forte.
Pleine de confiance et d'énergie, elle s'élança dans les escaliers sans un regard pour la petite écrasée. Elle cherchait l'aura de la nécromancienne et ne la ressentit pas aux étages suivants. Cependant, elle eut une hésitation au niveau du huitième étage en apercevant le palier qui dégoulinait de sang, une étrange mixture de tous les fluides vitaux des deux mondes : vert, bleu, rouge, violet, noir... Le tout formait un liquide hétérogène qui ruisselait telle une cascade sur les marches de l'escalier. Sans doute une bataille meurtrière s'y était déroulée. Même dans le Vein, Shui n'avait que rarement connu de conflits qui finisse dans un tel bain de sang. Refoulant sa curiosité et son envie d'aller jeter un coup d'œil à cet étage, elle continua à monter avant d'arriver enfin au dernier étage : le dixième. Si Karl n'y était pas, alors il devait avoir péri au huitième étage. Elle sentait que cet étage était encore peuplé et elle avait raison : Son palier était fermement gardé par un impressionnant démon.
Mais Shui n'avait pas froid aux yeux et ne comptait pas être arrêtée aussi facilement. Aussi, en un éclair elle bondit sur le gardien et planta ses deux sabres dans les épaules de ce dernier, le faisant basculer en arrière de tout son poids, jambes tendues sur son buste. Le démon tomba lourdement sur le dos et mourut d'un coup sur le crâne avant de comprendre ce qu'il s'était passé. Sans prendre le temps de détailler les alentours, elle continua sa course, visant les mages regroupés près d'une faille, se doutant qu'il s'agissait d'humains dévoués à Arphoss. Voyant les lèvres de l'un d'entre eux s'agiter, elle anticipa une attaque magique et se laissa alors glisser sur le sol couvert de sang, laissant passer un impressionnant rayon lumineux au dessus de son crâne. Une première tête vola dans les airs et fut rapidement suivi d'une main tandis que Shui passait tel un éclair au milieu des cinq sorciers. Qu'elle ne fut sa surprise de voir la nécromancienne postée derrière les cinq traitres. Était-elle elle-même une traitresse ? Pourquoi les mages ne l'avaient-elle pas attaqué ? Shui était confuse et n'avait pas le temps de se pencher sur la question car si les serviteurs d'Arphoss avaient été surpris par son arrivée fulgurante, ils étaient maintenant prêts à l'anéantir. La démone bondit derrière la prétendue Cape Blanche dans l'espoir qu'elle fasse effectivement partie de ses rangs mais dérapa sur un truc... Poilu ? Dans sa hâte et sa confusion, elle n'avait pas remarqué le cadavre qui gisait aux pieds de la nécromancienne et se prit les pieds dans la cape en peau d'animal tâchée de sang du supposé macchabée. Elle finit donc pitoyablement son assaut, à plat ventre sur le sol et frémit en tombant nez-à-nez avec un visage connu :

- Général Von Morlag ? S'exclama-t-elle avec un air de surprise non dissimulé. Elle leva la tête vers la nécromancienne. L'avait-elle tué ? Avant elle ? Alors cela signifiait qu'elle était bien une traitresse et que le général était resté fidèle au roi jusqu'au bout.
- Qu'est-ce que cela signifie ? S'écria-t-elle, feignant les naïves de service. Gagner du temps. Avec un peu de chances si la nécromancienne se lançait dans un discours à la façon des grands méchants dans les livres pour enfants elle pourrait filer dans la faille avant d'être tuée par la démone et les quatre mages corrompus restants.


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Karl V.M

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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Mar 19 Oct 2010 - 11:45

Le Grand Général Karl Von Morlag gisait à terre. Assommé. Le choc fut violent. Il plia, mais ne se brisa pas comme une tige de bois souple dont les elfes se servaient pour ouvrager leurs arcs. De la scène qui suivit son bref affrontement avec le monstre, il n'en fut pas le spectateur. Il était rien de plus qu'un meuble encombrant. Il ne vit pas une jeune femme aux cheveux bleus faire irruption dans la Salle du Conseil. Il n'observa aucun de ses gestes. Et il ne plongeait pas son regard dans le sien, tandis qu'elle le fixait, accroupie auprès de lui.

La seconde jeune femme ne le réveilla pas davantage. Le démon qui l'avait brutalisé était mort. Il aurait sans doute aimé lui régler ses comptes lui même, mais pour l'heure, il ne s'en souciait guère. D'ailleurs, s'il s'était réveillé à cet instant précis, il n'aurait sans doute pas saisi les subtilités de la situation.


- Qu'est-ce que cela signifie ?

Dans l'esprit de Karl, ces mots criés étaient de vagues murmures. D'ailleurs, il ne comprit pas la phrase, ne savait pas qui en était l'auteur, ni même qui était le destinataire. A bien y réfléchir, quelque part dans son subconscient, les mots de la femme - si c'était une femme - s'approchait au mieux d'un inexplicable :

* Quelques salsifis ? *

Évidemment, c'était totalement hors contexte, et s'il avait été éveillé, ça lui aurait paru totalement hors contexte. Hors de propos. Mais voilà, Karl Von Morlag était à terre, assommé, et ne semblait pas près à se réveiller. Ce n'était pas la première fois que ce genre d'événement se produisait. Toutefois, si on s'intéressait d'un peu plus près aux dires des deux femmes, ce pourrait bien être la dernière.

Légèrement moins sonné, Félix Gotrek arriva à son tour dans la Salle du Conseil. Tenant difficilement sur ses jambes, il cherchait appui sur le mur ou un pilier. Même son bâton semblait ne pas vouloir trouver un appui solide sur le sol. Il gardait une main sur l'arrière de son crâne, d'où s'échappait du sang. La commotion cérébrale guettait le Premier Mage du Cercle. A travers ses yeux brumeux, son environnement vacillait. Il reconnut les mages pervertis et la femme qui l'avait agressé, puis interrogé. Une autre femme se tenait à son côté, toutes deux au chevet d'un homme en armure. Inanimé.


- Karl...

Il approcha tant bien que mal, bâton en main. Ses yeux fatigués laissaient couler quelques larmes. Tout était sa faute. Il se sentait responsable de la chute du Cercle. Et de la fin tragique de Karl Von Morlag, Grand Général du Royaume. Assez proche de ce dernier pour voir le sang qui couvrait son menton, il s'adressa aux deux femmes, la voix brisée par le chagrin :

- Est-il... mort ?
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Calypso Da'Silva



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Mar 19 Oct 2010 - 21:10

Avant même qu'elle puisse esquissée le moindre geste, l'autre Cape Blanche déboula dans la salle, tuant le Démon qui gardait l'entrée. Calypso fixa le cadavre avec mépris. Quel gaspillage d'avoir tuer une bête de ce calibre. Il aurait bien pus être utiles pour les protéger d'autres quelconques menaces. Elle jeta un regard à l'autre Démone, qui s'était également faufilée jusqu'au Général.

- Qu'est-ce que cela signifie ?

Calypso la considéra quelques instants, lorsqu'elle vit les mages se préparant à une nouvelle attaque, surement mortelle. Elle se leva, leur jeta un regard plus que mauvais et dit:

- Arrêter sa. Toucher à un cheveux de cette Démone et vos têtes iront rouler dans les escaliers. Compris ?!

Ils hochèrent tous les tête, les yeux dans le vide. Elle se raccroupis devant l'homme et passa sa main devant ses yeux. Il n'avait vraiment aucune réaction, c'était mauvais. Elle se décida à répondre à son homologue, après de longues minutes.

-Apparemment, il a perdu connaissance. Elle lançât un signe de tête aux mages et continua.

-Eux, ce sont des traitres. Des misérables qui ont lâchement abandonnés les leurs.

Sans prévenir, elle agrandit la faille qui engloutit tous les mages dans un bruit sourd et la referma d'un coup. La nécromancienne était peut être sans pitié, mais détestait les lâches. Qu'ils soient Humains ou Démons. Eux, méritaient la mort encore plus que quiconque. Elle ranima ensuite le Démon mort quelques instants plus tôt. Il ne restait que son squelette, mais il avait encore fière allure, du moins du point de vue de Calypso. Elle lui intima mentalement de continuer à garder la porte sans pour autant tuer ceux qui venaient. Elle ne prit pas la peine de répondre à la question du mage et secoua légèrement Karl par l'épaule. Elle poussa un long soupir. Ficelée dans son armure souillée de sang, il paraissait plutôt fort. Elle aurait tout de même bien aimée se battre contre lui, ne serait-ce que pour "s'entrainer". Mais même si il se réveillait, il serait sans doute trop faible pour pouvoir engager un nouveau combat. Mais, elle voulait surtout savoir comment avait il réussit à entrée en contact avec Arphoss et organisé ce "carnage". D'après ce qu'elle avait compris c'était lui qui était à l'origine ce sa. Elle commençait à s'impatienter. Malgré elle, elle soignât ses blessures mineurs, mais il ne daignait toujours pas bouger. Jurant contre elle même, elle se leva et laissa les autres aux bon soins du Démon avant de revenir quelques minutes plus tard avec un grand seau d'eau qu'elle renversa dans un grand "Splash" sur le Général. Frustrée, elle alla prendre place dans un fauteuil en partit taché de sang qui était dans un coin de la pièce et le fixait. Laissant surement place à l'autre démone, pour "l'examiner". Elle gardât également un œil sur celle-ci, elle ne voulait pas qu'elle tente de tuer Karl. Avant sa, elle voulait lui poser ses questions. Quand au mage, elle l'aurait bien tuée sur le champs, mais il valait mieux le garder en vie. Elle le mit toute de même en garde.

-Si tu tente quoi que se soit, tu n'aura pas la chance de connaitre le jour prochain. Quand à toi Cape Blanche, ne t'inquiète pas, je ne veut pas empiéter sur tes plats de bandes. Je veut comprendre certaines choses.

Elle n'avais plus qu'à attendre, observer et si besoin agir ...
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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Jeu 21 Oct 2010 - 23:19

- Arrêtez ça. Toucher à un cheveux de cette Démone et vos têtes iront rouler dans les escaliers. Compris ?! Alors que Shui s'apprêtait à courir le plus vite possible pour se jeter dans la faille afin d'éviter un sort mortel, la nécromancienne leur intima de ne pas la toucher. Alors la démone ne put s'empêcher de lâcher un soupir de soulagement. Elle était tranquille... Enfin pour le moment car étant elle-même une habitante du Vein elle savait mieux que quiconque qu'il valait mieux ne pas faire confiance à une démone. Elle s'accroupit près du général et ses yeux se levèrent alors vers son homologue en attente d'une réponse, d'un ordre, d'un discours... Quelque chose qui puisse l'éclairer un tant soi peu sur la situation ! Mais elle n'avait vraiment pas l'air d'avoir d'intentions agressives à son égard, alors de quel côté était-elle vraiment ? Celui d'Arphoss ou de Kaull ? Avait-elle vraiment mis le général dans cet état ? Elle en avait sûrement les moyens.
Puis ce fut à ce moment qu'intervint un autre personnage : un vieux mage qui était en mauvais état et peinait à marcher. Sans doute avait-il était au cœur même de la bataille. Mais aux larmes qui coulaient sur son visage, il semblait connaître le Général. Un proche ? Il s'approcha lentement du présumé macchabée et demanda si le général était encore en vie. Ah oui c'est vrai, elle n'avait même pas vérifié s'il était vraiment mort ou pas. On ne vend pas la peau d'un ours avant de l'avoir tué. Elle s'accroupit donc près du militaire et passa une main glaciale sur son cou, tâtant son pou. Il respirait encore mais faiblement. Si Shui souhaitait le tuer c'était le moment. Mais... Cela impliquer mettre la nécromancienne dans sa poche, en considérant qu'elle soit d'accord avec cet assassinat et aussi achever l'autre centenaire :

- Il est pas frais mais il est vivant. Confirma-t-elle avant que l'autre démone n'envoie balader les mages corrompus dans la faille, probablement dans un recoin paumé du Vein... Elle aurait quand même pu en garder un pour l'interroger quand même. A moins qu'elle souhaitait les empêcher de parler. Après tout si elle était aussi impliquée dans cette histoire elle avait intérêt à faire disparaître les témoins. Louche tout ça. En tout cas Shui ne comprenait toujours rien à ce qu'il s'était passé et étant donné que le principal suspect était dans les vapes, elle se rabattit sur le vieux crouton. Elle laissa la nécromancienne faire mumuse avec le général dans le but de tenter de l'éveiller et bondit vers l'ancien qu'elle attrapa par la taille pour le faire vigoureusement avancer vers ce qu'il restait de son présumé ami :
- Seriez-vous Feu Lyx Grotesk le responsable du cercle des mages ? Au nom du roi j'exige de savoir ce qu'ils 'est passé. Vous êtes déjà tenu comme responsable de ce carnage, n'essayez donc pas d'aggraver votre cas en nous racontant des sottises. Je veux la vérité, toute la vérité. Siffla-t-elle de sa voix mélodieuse et menaçante à la fois, articulant lentement pour que le papy la comprenne bien avant de le mettre à genou devant le Général. Elle vint se mettre de l'autre côté du combattant trempé et toujours inconscient, ne prêtant pas grande attention aux paroles de la nécromancienne. Elle aussi voulait comprendre mais elle ne faisait confiance à aucun des deux personnages conscients dans la salle. Le mage serait très bien capable d'inventer n'importe quoi pour couvrir son ami et la soi-disante Cape Blanche restait louche et en conséquences indigne de confiance. Mais si Shui n'avait aucun moyen de pression sur cette dernière, son regard perçant s'était planté dans celui du mage. Elle attendait une réponse, prête à donner son jugement, à déceler le vrai du mensonge. Sans quitter le vieil homme des yeux, elle fouilla encore une fois dans sa précieuse sacoche en cuir et entre deux boîtes d'aiguilles et deux flacons d'encre noire sortit une toute petite boîte. Quand elle ouvrit une odeur affreusement forte en sortit, une odeur de... de... mélanges d'herbes médicinales et d'alcool à en réveiller les morts. Une vieille recette Zhang, un baume censé apaiser l'esprit et revivifier le corps tout en cicatrisant les blessures... Enfin censé, à vrai dire elle avait reconstitué le remède à l'aide d'un vieux parchemin Zhang et n'avait jamais eu le courage de le tester. En somme ça trainait depuis un bon bout de temps dans son sac et c'était le moment idéal de tester. Après tout elle n'allait pas gâcher une potion pour un simple mortel même pas foutu de contenir tout seul une invasion de démons. Elle plaça le médicament sous le nez du général en retenant discrètement par la bouche.
- Avec ça s'il nous revient pas à la vie c'est qu'on peut plus rien faire pour lui. Général si vous êtes un tant soi peu conscient, faites-nous signe. Bougez le petit doigt ou criez "Salsifis !" j'en sais rien moi.Lâcha-t-elle avec un rictus mi-dégoûté, mi-amusé. Ouais l'ambiance était tendue et venir tout casser était une spécialité de la démone. Pas parce qu'elle était une petite marrante, loin de là, mais simplement parce qu'elle aimait bien semer l'incongru. Et puis s'il n'en paraissait rien, cela cogitait dans un coin de sa tête. Que faire ? Convaincre la démone de finir le général et son camarade avant d'aller s'attribuer tout le mérite de la bataille auprès du roi en discréditant l'honneur qui restait aux deux mortels ? Ça semblait un très bon plan ! Encore fallait-il que la démone l'accepte... Et que le général soit innocent, ce qui n'était pas encore prouvé ! Si il était vraiment coupable, ça l'arrangeait très bien aussi. Elle n'aurait qu'à l'emmener pieds et poings liés à son Seigneur, lui qui cherchait si avidement son traître sera sûrement comblé.
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Karl V.M

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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Sam 23 Oct 2010 - 11:15

Félix Gotrek était sous le choc. Il parvenir à tenir sur ses jambes, comme miraculeusement. Entre ses doigts derrière son crâne, il sentait son propre sang couler, et sécher, formant une croûte sur sa peau. La tête lui tournait. A travers ses yeux, il voyait deux femmes portant une cape blanche. Le Roi avait envoyé ses sbires suivre le Général, et aujourd'hui, elles semblaient toutes deux vouloir le tuer. Lui... Karl Von Morlag... Alors qu'il était tombé en voulant sauver le Cercle... Félix eut la nausée.

- Si tu tentes quoi que se soit, tu n'auras pas la chance de connaître le jour prochain. Quant à toi Cape Blanche, ne t'inquiètes pas, je ne veux pas empiéter sur tes plates bandes. Je veux comprendre certaines choses.

Outre le fait que la femme qui l'avait attaqué confirmait leurs positions par rapport au Roi et à tout ce gâchis, il nota qu'une épée de Damoclès planait au-dessus de sa tête. Le Premier Mage du Cercle était en sursis. Responsable, en partie de tout ce gâchis, pour n'avoir pas agi à temps, il comprenait, et acceptait.

- Il est pas frais mais il est vivant.

Un bon point pour Karl, en espérant qu'il tienne encore un peu... Le mage ne se sentait pas la force de lutter seul contre deux capes blanches. La tête lui tourna davantage, il vacilla. S'appuyant sur sa canne, il réussit à rester debout.

- Seriez-vous Feu Lyx Grotesk le responsable du cercle des mages ? Au nom du roi j'exige de savoir ce qu'ils 'est passé. Vous êtes déjà tenu comme responsable de ce carnage, n'essayez donc pas d'aggraver votre cas en nous racontant des sottises. Je veux la vérité, toute la vérité.

- C'est Félix Gotrek... Et vous saurez tout ce qui c'est passé... commença-t-il à répondre.

Le Premier Mage referma ses deux poings sur son bâton, et découvrit son sang sur sa main. C'était une chose de le sentir couler, une autre de le voir. Il vacilla de plus belle, fut pris de spasmes et s'écroula lourdement sur le sol. Son bâton roula et finit par arrêter sa course contre un pilier de marbre.


* * *

Karl Von Morlag était plongé dans les ténèbres. Il vit une lumière. Il s'approcha. Non. La lumière venait à lui. Ou alors elle grandissait. La lumière devint moins aveuglante, puis laissa un décor se dessiner. Les lieux étaient sobres. Le Général ne reconnut pas les lieux. Apparut alors une femme. Une vieille femme. Elle non plus, il ne la reconnaissait pas. Elle s'approcha de Karl, plaçant sa bouche devant son nez. Comme elle ouvrait grand la bouche pour parler, l'haleine forte de la femme emplit ses narines. Il eut l'impression qu'elle était en décomposition tellement l'odeur lui prit la gorge et brûla ses poumons.


- Avec ça s'il nous revient pas à la vie c'est qu'on peut plus rien faire pour lui. Général si vous êtes un tant soi peu conscient, faites-nous signe. Bougez le petit doigt ou criez "Salsifis !" j'en sais rien moi.

Alors que ce parfum nauséabond était de plus en plus insupportable, Karl Von Morlag ouvrit les yeux et se releva vivement, éjectant la cape blanche d'un grand coup de poing dans la mâchoire en beuglant :

- Ferme ta gueule, vieille mégère !


La cape blanche glissa sur le sol, dos à terre, sur quelques mètres, laissant le temps à Karl de s'ébrouer pour reprendre ses esprits. Il ne s'attarda pas sur les lieux, ni sur l'absence de démons, ni sur le colosse squelettique qui gardait la porte. Il ne s'intéressa pas davantage à la cape blanche qui siégeait dans un fauteuil, tout comme il se désintéressa de la douleur qui s'emparait de tout son corps. En revanche, quand il vit le corps de Félix Gotrek, il bondit auprès de lui, faisant fit de ses blessures et contusions. En larmes, il hurla à la mort :

- Félix !!!
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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Sam 23 Oct 2010 - 14:07

- Ferme ta gueule, vieille mégère !
Calypso réprima un rire. Après tout elle aurait bien pu être à la place de la Démone. Apparemment la technique de la cape blanche avait marché. Le Général se réveillait. Pendant ce temps là, n'en pouvant plus le mage était tombé à terre, mais vivait certainement toujours. Bien qu'à bouts de forces Karl alla vers lui. Vu sa réaction il devait être un proche du guerrier. Calypso poussa un soupir, pleurez ne le guérirait pas. Elle considérât un instant la cape blanche à terre tout en réfléchissant, accoudée au fauteuil. Le Général était bien trop faible pour qu'elle puisse engager un combat avec. Il faudrait soit qu'elle gagne ses faveurs pour par la suite le retrouver & espérer un combat contre lui, ou alors elle pourrait toujours le retrouver via le réseau qu'elle avait grâce à son statut de Cape Blanche. Ou autrement elle pourrait tout simplement partir. Elle se leva, marcha partiellement sur son homologue qui avait atterrie non loin de ses pieds et se dirigeât vers le Démon, qu'elle avait animée quelques instants plus tôt. Voyant un démon rescapé arriver de l'autre côté de la porte, celui-ci remua furieusement sa queue squelettique, ne manquant pas de faire trébucher Calypso qui se trouvait derrière et l'envoya valser aux côtés du mage toujours au sol, lui ouvrant l'arcade sourcilière, et fessant saigner de plus belle sa blessure au bras. Elle s'assit par terre, un essaya de voir clair, sa vue était en partie tachée de rouge et tout lui semblait flou. D'un revers de manche elle essuya le sang et guérit sa blessure au bras par quelques incantations, visant à aspirer l'énergie vitale des démons agonisants quelques étages plus bas pour restaurée la sienne. Elle se releva tant bien que mal, mais chancelât et retomba au sol, manquant de peu le mage. Elle avait vraiment utilisée trop d'énergie, en refermant et ouvrant des failles à la volée. La tête lui tournait, elle s'adossa contre le mur et passa les mains sur son visage. Elle lançât un dernier regard au mage, puis posa ses yeux sur le Général. Tout sa pour en arriver là. Sa mission devait bien être accomplis, avec tous les mages morts le sien devait bien se trouver de le lot.

*Le roi sera satisfait, c'est le principale !* Se dit-elle ironiquement.

Elle détacha lentement sa cape blanche et s'en servit d'oreiller. Poussant une fois de plus un long soupir, elle resta là, observant le général pleurer et sa compère à terre.
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Dim 24 Oct 2010 - 10:36

Avant que Shui n'eut le temps de réagir, le Général se redressa à une vitesse fulgurante en braillant comme un bœuf et une douleur la frappa soudainement à la mâchoire. La démone fut propulsée en arrière et glissa sur le sol maculé de sang. Une chance qu'elle avait encore son casque de soldat, autrement elle aurait pu dire adieu à sa dentition parfaite. Sous l'effet de la potion, elle ne ressentit qu'une infime partie du coup asséné par le militaire. Mais sa mâchoire restait tout de même douloureuse et Shui ôta alors son casque dont le protège-menton avait été déformé par l'impact avant de frotter son menton. Comment osait-il ? Elle lui venait en aide et voilà comment il le remerciait ce moins que rien ? Ce mortel insignifiant ? Ce traitre ? Cette larve humaine ? Elle aurait pu le tuer sur l'instant, elle en avait les moyens, elle aurait du le tuer, d'ailleurs elle allait le tuer pour cet affront ! Il ne se préoccupait même pas d'elle, trop occupé à pleurer sur ce vieillard. Hé quoi ! Qu'était-elle censée faire ? Rester là béate à les regarder ? Sortir un violon de sa poche et tenir la chandelle ? Hors de question ! Elle bondit sur ses jambes, cracha un filet de sang noir et jeta son casque de toutes ses forces en direction des deux aventuriers :

- Saligaud ! Misérable ! Siffla-t-elle en ramassant ses deux lames tombées au sol sous l'impact avant de se diriger à grandes enjambées vers les deux mortels. Elle empoigna le mage, Feu Lyx ou Felix, c'était la même chose de toutes façons, elle l'arracha des bras du général et le prit dans les siens, plaquant une première lame sur la trachée du vieillard et une deuxième entre les deux yeux du militaire.
- Cesse donc de te lamenter comme une gosse de 3 mois, vous m'insupportez tous les deux ! Je vais t'offrir la tête de ton très vieil ami si tu ne réponds pas tout de suite à ma question, maintenant ! Quel lien avez-vous avec cette affaire ?
Elle se recula légèrement, supportant le vieillard mourant, le tranchant plaqué sur son cou. Un geste et tu verras rouler la tête de l'ancien. Gronda-t-elle une nouvelle fois. Avant de tuer le Général et son ami comme elle le prévoyait, elle voulait d'abord savoir la vérité, par curiosité. Et puis si elle voulait faire porter le chapeau au prétendu traître il fallait évidemment qu'elle élabore une version qui soit cohérente avec les faits qui s'étaient réellement produits.
Aveuglée par la rage, elle n'avait pas prêté la moindre attention à la nécromancienne mais espérait que celle-ci tienne sa parole et ne vienne pas interférer.
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Karl V.M

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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Dim 24 Oct 2010 - 16:07

Karl Von Morlag, général de son état, était depuis plusieurs années devenu chevalier, et même avant cela, quand il œuvrait pour le culte de l'Équinoxe à Beolan, auprès de sa mère, il manipulait quelques sorts de soins. Il avait soigné maintes blessures et sauvé de précieuses vies. Il tenait Félix Gotrek dans ses bras. Il pleurait. Karl n'aimait pas pleurer, c'était une faiblesse. C'est pourquoi, il pleurait rarement et jamais sans raison. Le Premier Mage dans ses bras, un ancien ami de son père, se mourrait. Et Karl, malgré ses compétences, et bien qu'il soit chevalier, ne pouvait rien y faire. Il ne pouvait panser les blessures, ni même atténuer la douleur. La vie quittait Félix. Alors Karl, affaibli, et impuissant, pleurait.

La souffrance et la fatigue ne lui permirent pas de retenir le corps vieux et mourant du mage lorsque la cape blanche s'en empara pour le menacer avec une lame. La pointe d'une seconde épée était tournée vers le général, visant les deux yeux. La situation était claire, mais la femme eut le sentiment qu'il était nécessaire de l'expliciter :


- Cesse donc de te lamenter comme une gosse de trois mois, vous m'insupportez tous les deux ! Je vais t'offrir la tête de ton très vieil ami si tu ne réponds pas tout de suite à ma question, maintenant ! Quel lien avez-vous avec cette affaire ? (elle recula légèrement avant d'achever sa diatribe : ) Un geste et tu verras rouler la tête de l'ancien.

* Encore une grande gueule écervelée * constata silencieusement Karl Von Morlag.

Le vieil homme venait se s'éteindre. Les démons l'avaient affaiblis, les capes blanches l'avaient achevé. Déjà Karl n'était pas en bon terme avec cet ordre, suite à l'intervention de Takamorishima et de Kaull Hendenmark. Ces deux capes blanches là semblaient suivre la même ligne de conduite, Karl les maudissait. D'ailleurs, la situation lui était familière. Takamorishima l'avait menacé avec une faux enflammée, et sa nouvelle interlocutrice pointait sur lui une lame acérée.


* Les jours se suivent et se ressemblent * souffla-t-il intérieurement.

Dans le rôle du Roi, observateur, le Général remarqua l'autre cape blanche, assise, fatiguée, mais tout de même observatrice. Elle ne manquait aucune miette de l'altercation qui animait la Salle du Conseil. Une différence entre les deux scènes aurait pu être, avec la présence d'un otage, d'une menace. Mais Félix était mort désormais. Même si la cape blanche ne s'en rendait pas compte. Et Karl - qui avait cessé de pleurer - ne prenait plus en compte cette donnée, il se considérait d'égal à égal avec la furie. Même la lame ne l'impressionnait pas, il était conscient qu'elle voulait des réponses, et Karl était le dernier survivant. Le seul à détenir les fameuses réponses. Malheureusement, ce qu'il savait demeurait bien faible et ne suffirait probablement pas à satisfaire la curiosité de la cape blanche. Pis, Karl n'avait que sa parole, aucun témoins. Jamais elles ne le croiraient.

A quoi bon donc parler ? Félix Gotrek était un des derniers protagonistes à l'avoir connu enfant, tout son passé s'étiolait, il n'avait plus de raison de vivre. A quoi bon donc parler ? Il pourrait dire la vérité, et avoir bonne conscience, mais la cape blanche s'en fichait, elle voulait entendre que Karl était coupable, mais le Général se refusait à mentir. A quoi bon donc parler ? Et s'il mentait, juste cette fois-ci, il mourrait, la cape blanche, satisfaite, irait rendre compte au roi, et recevrait ses faveurs. Cela Karl le refusait, car cette furie ne méritait absolument aucune faveur. De plus, il entrevoyait les retombées pour le Royaume. Un mensonge détournerait l'attention du roi et de son armée, pensant être à l'abri, et les démons reviendraient affronter un Royaume mal préparé. les victimes seraient innombrables. Le Général n'opterait pas pour cette solution. Mais de réponse à son éternelle question, il n'en avait pas. A quoi bon parler ?

Karl posa ses yeux sur le vieux mage inanimé. Il se rappela de leur dernière conversation, de leur ascension, de son arrivé dans la salle centrale. Et puis c'était le chaos. Il ne savait pas ce qui s'était passé ensuite. Son cerveau fut d'un coup accablé de question. Lui aussi voulait des réponses. Finalement, il savait...

Il tourna le dos à la cape blanche, s'attendait à chaque instant a entendre la lame pénétrer la chair et briser la nuque de Félix. Puis la tête percuterait le sol, et la femme se débarrasserait du corps comme un paysan jette une botte de paille. Il posa ses yeux à l'endroit où les mages se tenaient dans son souvenir, encadrant une faille. Il s'accroupit.

Il savait pourquoi parler...

- Comment sont morts les mages déchus ? Et laquelle de vous deux est responsable de la mort du Premier Mage ?

Il sépara volontairement les mages déchus et son vieil ami, pour qu'elles comprennent que Félix Gotrek n'était en rien perverti. Il doutait qu'elles comprennent la subtilité, et espérait naïvement qu'elles comprennent qu'il était responsable du carnage du huitième étage, et qu'il avait tenté - en vain - de purifier le Cercle des Mages.
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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Dim 24 Oct 2010 - 19:01

- Comment sont morts les mages déchus ? Et laquelle de vous deux est responsable de la mort du Premier Mage ?

Alors que le Général tourna le dos, Calypso qui n'avais pas manquée une miette de la scène, se releva et d'un coup de pied fit valser la lame que tenait l'autre cape blanche. Elle aussi voulait des réponses et ce n'était surement pas en essayant de tuer celui qui les détenais qu'elles allaient en avoir. Elle regarda, le cadavre du Mage à terre. Elle aurait bien pus le réanimé, mais le temps de quelques minutes cela n'aurait servit à rien. Elle alla rapidement à la fenêtre de la tour, et constata que dans le village l'invasion avait pus être plus ou moins contenue. Les soldats s'affairaient à faire brûler les cadavres démoniaques et une odeur âcre flottait dans l'air. Puis sa voix se fit entendre dans la pièce:

-C'est moi qui me suis débarrassée des mages corrompus.

Elle regarda longuement le Général mais ne se prononçât pas quand au sort du soit disant "Félix", pour elle l'épuisement avait eu raison de lui. Mais vu les circonstances rien n'était sûr. Peut être qu'un démon était passé par là avant elle. Elle essuya de nouveau le sang qui s'était remit à couler abondamment de son arcade sourcilière. Ses mains tremblais légèrement signe que la fatigue commençait à se faire sentir. Sa première pensée fut de se dire qu'il avait sans doute posée cette question pour savoir ou avaient atterrit les Mages qu'il avait incités à se vouer à Arphoss. Mais le doute persistait en elle. Rien ne collait ... Elle voulait en avoir le cœur net. Cela ne servait à rien de rester ici pour des broutilles. Quoique ... Elle n'avait pas non plus grand chose à faire en ce moment. Elle s'approcha du Général et prit délicatement sa main, remontant légèrement un pan de son armure, dévoilant ses poignets ... immaculés. Une fois de plus elle c'était laissée emportée. Karl n'était pas un serviteur d'Arphoss, il n'avait pas invoqué les mages et encore moins mit Beolan à feu et à sang. Les marques absentes de mutilations le montrait clairement. Calypso savait bien que la très grande majorités des cultes liés au Vein nécessitait ce genre de "marques". Elle laissa échapper un petit soupir, et retourna sur son fauteuil, trop fatiguée pour descendre les dix étage. Et elle voulait récolter les os du Démon, pour l'avoir avec elle à tout moments. Elle attendrais donc un peu, ce n'était pas vraiment le moment. Et elle était curieuse de savoir comment se finirait tout sa. Si jamais, elle avait toujours quelques questions à poser au Général. Quand l'autre cape blanche sera partit d'une manière ou d'une autre. Elle n'appréciait pas trop ces manières.
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: La Chute du Cercle des Mages [PV mit meinen freundinnen Calypso und Zoldate Shu *-*]   Mer 3 Nov 2010 - 18:28

La figure du Général sembla se figer et il ne répondit pas. Une impression de lassitude s'empara du militaire qui détourna son attention. Comment osait-il ce misérable ? Shui allait ouvrir la bouche pour lancer une menace de plus, pensant qu'il croyait qu'elle bluffait quand elle se rendit compte que le vieillard avait rendu son dernier souffle... Elle était décidément ridicule. Folle de rage, elle balança le cadavre à terre en se disant qu'il était vraiment inutile jusqu'au bout celui-là. Puis elle toisa les deux personnes d'un regard noir, passa une main dans ses cheveux et tourna les talons sans rien ajouter, estimant qu'une parole de plus risquerait d'aggraver sa situation déjà peu glorieuse. Poings crispés sur ses deux armes, elle se dirigea vers les escaliers d'un air faussement calme et hautain, mais quand elle arriva à la hauteur du démon mort-vivant chargé de garder l'entrée, elle ne put s'empêcher de lui donner un grand coup de sabre fulgurant entre les deux yeux, traçant une large entaille verticale sur la figure du démon. Mais avant qu'il ne s'en rende compte elle avait déjà filé.

Inutile de préciser que la démone était en colère et cette colère fut passée sur les quelques démons restant qu'elle croisa lorsqu'elle redescendit les étages. Elle ne rencontra que des démons mineurs et n'eut aucun mal à s'en débarrasser.
Puis, lorsqu'elle quitta enfin la tour, couverte de sang, les effets de la potion se dissipèrent et la fatigue se fit de nouveau ressentir, accompagnée d'une sensation de souffrance physique. A travers la ville dévastée, elle réussit à traîner son corps blessé jusqu'à son auberge par miracle peu touchée par l'attaque et s'enferma dans sa chambre.


Après plusieurs heures de sommeil, un bon bain glacé et quelques soins rudimentaires, Shui s'assit à genoux sur le plancher de sa chambre et fit l'inventaire de ses pensées. Elle était maintenant parfaitement calme même si le simple souvenir de son altercation avec le Général lui était douloureux. De sa voix glacée et envoûtante elle appela le garçon de chambre et lui intima d'aller chercher une de ses connaissances dont elle lui donna l'adresse.
Au bout de dix minutes, un jeune homme fit irruption dans la pièce et la Cape Blanche l'invita à s'asseoir au bureau installé où elle avait placé de l'encre et des parchemins neufs.

- Alors cette mission ? Vous avez réussi à percer les méfaits du Général au grand jour ?

Un rictus effroyable vint déformer le beau visage de la démone.
- Tais-toi et note. Répondit-elle sèchement. Elle le laissa se saisir de la plume et tremper celle-ci dans l'encre puis prit un instant pour chercher ses mots, pesant ses paroles.
- A Son Illustre Majesté Le Roi. Ce fut un honneur pour moi que de remplir la tache dont vous m'avait acquittée. J'ai pisté le présumé traître Karl Von Morlag et fouillé dans ses affaires personnelles mais je suis au regret de vous annoncer que je n'ai pas trouvé une quelconque preuve de sa culpabilité. Permettez-moi donc d'en tirer la conclusion suivante : Le Général est innocent. Je pars immédiatement de Beolan vous faire un rapport plus détaillé, notamment sur l'invasion de démons qui a frappé la ville. Votre dévoué serviteur. ShuiLong Zhang. C'est tout.
Il n'y avait rien d'autre à dire. Shui ne maîtrisait pas parfaitement le langage courtois des habitants de Feleth, aussi avait-elle préféré abréger sa missive.
Pourquoi déclarer le Général innocent ? Tout simplement parce qu'il l'était et qu'il aurait été trop facile de l'accuser de trahison pour s'attirer les faveurs du Roi. Après l'humiliation qu'il lui avait fait subir, il lui fallait un moyen de vengeance encore plus cruel. Elle n'aurait pris tout bonnement aucun plaisir à porter de fausses accusations contre le guerrier.
Elle fit signe au scribe improvisé de partir faire délivrer le message puis ignora la fatigue qui l'assommait toujours pour se diriger vers les écuries de l'auberge où elle "négocia" un cheval au nom de sa Seigneurie.

Une heure encore après, la démone avait quitté Beolan.

Hors RP:
 
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