''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS]

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Le Peintre

Simple rêveur

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Le Peintre
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Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Artiste
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Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS] _
MessageSujet: Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS]   Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS] EmptySam 17 Mai 2014 - 0:06

Spoiler:
 

Le Peintre a toujours été quelqu'un de discret.
Il ne fallait jamais déranger, il ne fallait pas manquer de respect.
Sa philosophie : ne pas faire subir à autrui ce que l'on ne pourrait supporter subir.
Ainsi, dans sa timidité légendaire, il a toujours été crémeux, serviable, aimable, gentil. Ne pas causer de tort, et ne pas se faire remarquer.

La peur du regard de l'autre, la peur du jugement. Le manque de confiance pour ses capacités d'orateur et son aisance sociale, qui augmentaient son incapacité dans ces domaines, amplifiant son bégaiement caractéristique.

Une seule présence. Une seule personne suffisait à le gêner, à le rendre anxieux, à le faire fuir. Deux personnes, c'en était trop.
Alors une ville.
Une ville toute entière, regorgeant d'individus, qui fourmillaient dans tous les sens, criant à tort et à travers, dans l'impudeur oratoire, le jugement perpétuel d'autrui, le manque d'intimité et d'espace, il n'aurait jamais pu y mettre le pied.

C'est pourquoi, des centaines d'années durant, le plus beau chef d'oeuvre du Peintre, la seule peinture à laquelle le démon tenait, le seul souvenir de valeur à ses yeux, est resté à l'intérieur de Madorass, sans que l'artiste ne puisse l'atteindre.
L'oeuvre avait été placée en évidence dans une maison très habitée, par le frère du Peintre, qui, jaloux de son talent, n'avait pu s’empêcher de le faire souffrir.

Seulement.

La pluie, une atmosphère lourde, chargée de nuage. Des grandes murailles de pierres froides, grises.

Depuis peu, un événement avait frappé Madorass. La mort de Kaull Hendenmark, suivit de son enterrement. Jamais, dans l'histoire du Royaume, la ville n'avait été aussi calme, aussi paisible, aussi morte et aussi lugubre que pendant ces quelques jours.

Le Peintre, saisissant cette opportunité, avait décidé d'établir un repérage, craintif, à l'intérieur de la ville, durant l'enterrement. Il avait mémorisé les ruelles les moins fréquentées, les passages les plus sûrs, les chemins les plus étroits et silencieux, pour parvenir dans le centre de la ville. Hélas, il ne connaissait pas l'emplacement exact du tableau. Il aurait pu le savoir, en cherchant dans sa mémoire et celle des hommes, mais il s'interdisait un tel exercice, car revenir dans le passé le menait toujours trop loin, trop bas, et finissait par le rendre fou.

Le Peintre ne pouvait donc savoir où se trouvait son oeuvre autrement qu'en cherchant directement dans les maisons. Il supposait, et c'était bien vu, qu'elle devait se trouver dans une des demeures les plus au centre de la ville. Pendant l'enterrement, il en visita le plus possible, sans résultat. Maintenant que l'enterrement était fini, le Peintre devait passer par les égouts, puis par une succession de ruelles étroites pour s'y rendre, ce qui ralentissait encore ses recherches. Mais il finirait par trouver, il en avait la conviction.

***

La famille Gessendorf habitait dans une des maisons les plus centrées de Madorass. Joyeux, courtois, réputés pour leur bonne humeur et leur générosité, ils étaient très aimés de leurs voisins, et le furent un peu moins lorsque ces derniers durent évacuer leurs cadavres infectés de leur demeure. Oui, les Gessendorf étaient tous, sans exception, morts de l'épidémie, d'une manière assez fulgurante et impressionnante. Certains voisins avaient tenu des paris pour savoir lequel d'entre eux allait mourir en premier, lorsqu'ils tombèrent malade au même moment. Malheureusement, aucun d'entre-eux ne put gagner son pari, car leur mort fut si subite qu'on ne put savoir lequel fut le premier. Une nuit suffit pour tous les tuer.

A la suite de cet événement dramatique, la maison fut laissée à l'abandon.
La façade donnait directement sur une rue très fréquentée. Mais il y avait une entrée par derrière, une petite porte en bois déchiré, avec une poignée en métal.

***

L’œil inquiet et vif du Peintre scruta les deux côtés de la ruelle. Personne. Sa main se posa sur une poignée en métal, il la fit pivoter, et, en grinçant, la petite porte en bois déchiré s'ouvrit sur l'ombre.

Le démon avança le pied, un courant d'air, la porte claqua derrière lui.
Au sein de la demeure régnait une odeur insupportable. Forte, de sang, de mort, de transpiration et de délire. Restant posté quelques instants sans faire de bruit, vérifiant, à l'oreille, que personne ne se trouvait dans la maison, le Peintre posa sa main sur son nez.
Ses yeux partaient dans tous les sens, il avait peur, il était terrifié, et en même temps il espérait, de toutes ses forces, retrouver son trésor.

Après un moment, lorsqu'il jura n'entendre aucun son dans toute la vaste maison, il se mit à marcher. Le parquet gémissait.
Une table, des chaises à grands dossiers, il s'agissait de gens relativement riches. Les meubles se voyaient garnis de quelques couverts d'argents, et partout, contre les murs, étaient exposés des tableaux, miroirs et sculptures. Toiles d'araignées, au plafond, poussière, moisissure.

Bientôt, ne trouvant rien, le Peintre choisit d'aller à l'étage. Marches de bois, montées à pas doux, main tenant la rambarde.
Les chambres dégageaient le plus d'odeur, tout venait de là. Les pots de chambres remplis et non vidés, les draps imprégnés de peur et de mort. Il dut se mouvoir la paume sans cesse sur la bouche et les narines, ouvrant les diverses pièces avec appréhension.

La demeure avait été presque entièrement explorée, il ne restait plus que deux chambres à visiter, l'espoir, dans les yeux du Peintre, diminuait au fur et à mesure que les portes s'ouvraient.

Encore, sa main fut posée sur la poignée, et la fit pivoter.

Au mur, un tableau.

Tremblant, le démon s'en approcha à pas lents, les yeux exorbités, la main tendue vers l'avant, comme pour l'atteindre, pour le toucher.

Il arriva jusqu'à lui, saisit avec une délicatesse infinie le cadre, et ne pouvait s’empêcher de trembler. Son corps, tout entier, vibrait sous les spasmes, alors que son visage restait impassible, sans la moindre expression, un visage totalement mort.

Lentement, il décrocha son oeuvre du mur, sans cesser de la regarder.
Aucun sourire ne flotta sur ses lèvres, aucune joie n'apparut dans ses yeux.

Une larme, une seule, s'écoula de son œil droit, parcourant de haut en bas la statue inexpressive de son visage. Puis, ses molaires se mirent à se serrer, extrêmement fort, à un point tel que des boules apparurent clairement de chaque côté de sa mâchoire. Son tremblement n'avait pas de fin, il continuait, et il continua, alors que le Peintre sortait de la pièce, et s'en allait dans la rue, par la porte qu'il n'avait pas pris en arrivant.

Tenant son oeuvre à deux mains, le regard fiché, ancré en elle, un regard transperçant, de rage et de folie, le démon s'engagea dans la foule sans un mot, sans une attention pour elle.
Il marcha à travers les gens, dans le brouhaha, dans les rires et les cris ambiants, dans les odeurs et les corps. Il marcha, marcha, jusque dans les places principales de Madorass, là où la foule était la plus compacte.

Et, à un moment, il s'arrêta. Et, lentement, son visage remonta vers les hommes.

Le Peintre a toujours été quelqu'un de discret. Cette fois, il ne pouvait pas l'être.

Sans bégayer, sans crier, il prononça clairement ces mots, qui semblaient aussi limpides que de l'eau pure.

- Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi.

En plein centre de la toile qu'il tenait entre les mains, un trou béant, et un griffonnage. Le travail d'un enfant, ou d'un adulte, qui n'avait pas compris l'oeuvre, ou qui s'était contenté de l'ignorer.

Aussi curieux que cela puisse paraître, la voix du Peintre, bien que prononcée sur le ton du dialogue, était parvenue à toutes les oreilles. Les gens se retournaient, se taisaient, et regardaient le démon comme s'il s'était agi d'un fou. Le Peintre continua son monologue, sa voix se mit à trembler.

- Vous êtes ridicules, minables rats. Aucun d'entre vous ne mérite la vie qu'il mène, aucun d'entre vous ne sait être quelqu'un. Vous êtes faibles, débiles, pathétiques et ridicules.

Alors il commença à hurler.

- Vous êtes fiers alors que vous devriez vous morfondre de honte, vous êtes certains de tout ce qui est faux, et vous considérez comme faux tout ce qui est certain. Votre vie n'est qu'un amas de, plaies, de stupidités, de manque de tolérance envers les seules choses tolérables.

Son ton devint grave, son hurlement, caverneux.

- Pas un seul parmi vous n'est digne. Pas un seul. Vous êtes le même paquet infect d’imbécillité joyeuse. Je vous tuerai tous, un par un. Et lorsque tous les corps, anciens et à venir, joncheront ces terres de dégoût, je rirai. Puis, dans un même geste, j'enverrai tous vos mondes dans l'oubli, et rien de vous, plus rien, de ce que vous avez pu être, n'existera. Il n'y aura plus que moi. Moi, au centre du noir.

A bout de souffle, les yeux injectés de sang, le Peintre fixa chaque visage, les transperçant de ses pupilles haineuses. Le silence régnait, personne n'ouvrait la bouche. Ils se contentaient de le juger d'un air méfiant et intrigué : dans la plupart des esprits, il s'agissait d'un pauvre bougre qui délirait à cause de l'épidémie.
Et, derrière le Peintre, une voix, familière, se fit entendre.

- Tu n'oublierais pas un tout petit détail, par hasard ?

Les yeux globuleux, exorbités du Peintre se tournèrent lentement vers le Violoniste.
Le premier avait le visage transpirant, grave et débordant de rage. Le deuxième souriait.


Dernière édition par Le Peintre le Jeu 7 Aoû 2014 - 11:11, édité 2 fois
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Le Violoniste

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Le Violoniste
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Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
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Groupe : Solitaire

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Histoire de Personnage : ♠️

Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS] _
MessageSujet: Re: Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS]   Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS] EmptyJeu 22 Mai 2014 - 14:04

Le Violoniste se trouvait presque toujours sur les places les plus fréquentées de Madorass. Il y jouait parfois un membre d’un groupe de musiciens, parfois un marchand, parfois un conteur. Personne ne retenait son visage, mais si l’on avait la curieuse sensation de l’avoir déjà croisé, c’était parce que ça avait été le cas.

En ce jour, follement ennuyeux et banal pour le démon, il se promenait simplement, cherchant une situation intéressante qu’il aurait pu observer, une scène qui aurait pu le surprendre.
Et, à son grand bonheur, il fut servi.

Cette vision de son frère, hors de lui, hurlant sur l’humanité, le remplit d’une jouissance sans égale. Il se félicita lui-même d’avoir eu cette idée de cacher son tableau, car il devina, bien qu’il ne put voir le tableau à cause d’un sort d’oubli qu’il s’était lancé à lui-même afin de ne jamais pouvoir le retrouver, que c’était de ça dont il était question.

Il se félicita parce que, un instant, il s’amusa.

- Tu n’oublierais pas un tout petit détail, par hasard ? Avait-il demandé.

Le Peintre se retourna. De la colère débordait de ses pupilles, foudroyantes. Personne, autant que le Peintre, ne montrait ses sentiments à travers les traits de son visage. Ce qui le rendait totalement inapte au mensonge. Son frère était, sur ce point, comme sur de nombreux autres, son exact opposé.

- T…Toi. Bégaya le Peintre, que la présence du Violoniste avait fait tomber vers la réalité. T…T…Toi, tu es la… la pire engeance qu... que ce monde ait j… jamais porté.

Il avait pointé son doigt vers le visage de son frère.

- T… Tu es la souillure  au… au milieu des excréments, tu es l… l’im… l’immondice, l’abject,  la plus m…méchante de toutes les absurdités. Tu es l… le monstre le plus m… monstrueux.

Autour d’eux, les gens formaient une grande ronde, observant la situation avec l’attention des publics captivés par un spectacle, ayant dans le projet de raconter ça le soir même, autour d’un bon vin, dans les auberges, les maisons ou les palais, suivant la situation sociale de l’individu.

- C’est vrai. Confirma le Violoniste. C’est bien pour ça qu’il faut pas m’énerver non ? Tu le sais non ?

Suite à cette tirade, il explosa de rire. Un rire très exagéré, ne connotant nullement de son hilarité, ni de son anxiété, ni de sa bonne humeur, mais uniquement d’un vide, profond et insensé, qu’il avait au fond de lui.
Il laissait montrer, sur les plis de ses lèvres, qu’il n’était pas heureux. Ce qu’on entendait dans son rire était une provocation, une certaine folie, et une évidente tristesse.

- T… T… Tu… Tu ne les supportes pas, toi non plus. Le coupa le Peintre. Pourquoi vouloir m’en em… empêcher ? Tu le… les trouves débiles, banals, mornes, pa… pas intéressants. T… Tu t’en… ennuies avec eu… eux !

Les propos du Peintre ressemblaient, en cet instant, presque à des plaintes. Il suppliait, parce qu’il comprenait, rapidement, que son frère le stopperait dans tous ses projets.  
Le Violoniste parla, lui, avec beaucoup d’assurance.

- C’est vrai ! Lança-t-il avec le sourire. Mais je m’ennuierai encore plus, sans eux.

Une femme, au milieu de la foule, s’avança, pour intervenir.

- Mais arrêtez de discuter, voyons, et emmenez le en asile, ou chez n’importe quel spécialiste, vous voyez bien qu’il lui faut des soins.

Le regard du Violoniste pétilla, il se retourna vivement vers la femme et avança vers elle, très chaleureux, les mouvements amples, un grand sourire aux lèvres.
Il tendit sa main, dans le but de serrer la sienne.

- Ah ! Fit-il. Madame Feldersonn, vous tombez bien ! Comment allez-vous ? Je suis très content pour votre mari, cette promotion est un grand bonheur pour nous tous !

Les poignes s’enlacèrent avec vie, le démon se donna même la peine de poser sa deuxième main sur le dos de celle de son interlocutrice, pour plus d’amicalité. Le visage de la dame Feldersonn, lui, était totalement désemparé.

- Mais qui... S’étonnait-elle, ne sachant, bien-entendu, pas qui était la personne qui s’adressait à elle.

- Ça fait longtemps n’est-ce pas ? Beuglait le Violoniste d’un air guilleret. Comment vont les petits ? Gamon, Selfi et le blondinet Potoc ? Ils vont très bien !

Il s’était répondu à lui-même, et il continua ainsi, criant beaucoup trop fort.

- Quel âge ont-ils maintenant ? Ah bah ça ! Onze pour le plus grand, sept pour la petite et déjà quatre pour Potoc. Ça alors ils poussent vite hein ? Bah oui ! Potoc arrive déjà à compter ! C’est fou hein ! C’est fou les gosses ! C’est fou ! C’est fou hein ?

L’œil de la femme était perdu, entre la terreur et la fascination.

- C’est moins fou quand c’est mort hein ? C’est pas drôle ça s’ils sont morts hein ? Ah bah non alors ! Ah bah ça serait triste alors ! Ah bah le petit Potoc, en bouillie comme ça prrrp, par terre, avec seulement sa petite touffe blonde qui dépasse de la mare de sang, c’est pas c’qui nous fait rire, hein ?

Il se décida à la terreur. Visage blanchissant, voulant retirer sa main de celle de son interlocuteur.

- Ah bah alors vaudrait mieux pas trop interrompre la conversation à nouveau hein ? C’est pas vrai ?

- S… Si. Susurra la femme.

- Bien.  Cria le Violoniste, toujours aussi chaleureux.

Et il la lâcha. Elle s’enfuit. Puis le sourire du démon s’affaissa, il revint vers le Peintre, le regard dépité.

- T… Tu… Tu aurais pu sim… simplement l’ignorer, ou la tuer, s… si tu avais voulu qu’elle se taise. Certifia le Peintre. Ça ne t’aurait pris qu… qu’un instant. C’est… c’est ce que tu aur… aurais fait s… si ce que je di… disais te faisait vr… vraiment peur.

Le Violoniste soupira longuement, et le laissa parler.

- Au… au lieu de ça, tu… tu t’amuses. Tu vois ? Tu… Tu vois ? Ça t’amuse. Ça t’amuse que… que je les tue tous.

- C’est sûr que ça serait extrêmement marrant l’espace d’un instant. Je ne le nie pas. Mais l’instant d’après, et tous les instants qui suivront, il n’y aura plus rien. Je m’ennuierai, je m’ennuierai plus, encore, qu’aujourd’hui. Et, ça, je, ne, peux, pas, te, laisser, le, faire.

Siffla le Violoniste, la voix rauque. Le Peintre baissa les yeux, compréhensif.

- Oui… Mais, il n’y aura… plus rien de b… banal, puisqu’il n’y aura plus… rien du tout. Tu n’auras pas à t… t’en énerver. Tu pourrais simpl… simplement dormir, te reposer.


Le démon musicien ne mimait plus personne, il ne jouait plus de rôle. C’était rare, mais il était lui-même, pendant un moment très court.

- Non. Je ne le peux pas. Dit-il. Tu le sais. Je ne pourrais me reposer que si je pouvais mourir. Si tu nous plonges dans le noir, je disjoncterai en quelques éternités. Il n’y aura que toi à qui je pourrais faire du mal, et je t’en ferai.  J’en ai pas envie.

Le Peintre se résigna, il connaissait son frère, il comprenait ce qu’il voulait dire. Sa voix devint plus naturelle, plus douce, plus rationnelle et altruiste.

- Mais d… dans ce cas nos… nos besoins s’o… s’opposent. Soit l’u… l’un est ignoré, soit c… c’est l’autre. Je n… ne vois pas de com… compromis.

- Il y en a un. Assura le Violoniste.

Il remonta ses yeux, calculateurs et haineux, vers ceux de son frère.

- Tu n’as qu’à aller en dessous des couloirs, là où tu as tes tableaux, et y rester. Personne ne viendra te déranger là-bas. Tu pourras être aussi seul que tu le souhaites, la même chose qu’au milieu du noir.

Le visage du Peintre fut surpris, tout d’abord, puis acquiesça d’un lent hochement, un peu tremblant.
Silence. Le fond de l’air était froid.

L’œil du démon aux pinceaux chuta, peu à peu, vers sa toile, qu’il regarda à nouveau. Cette fois, il pleura, pour de vrai. Ses jambes cédèrent, il s’effondra au sol, en une minuscule boule, inoffensive, en larmes, serrant doucement le tableau contre lui.

Les pas du Violoniste s’approchèrent lentement, et sa main se posa sur le haut de la tête de son frère.

- Je garderai un œil sur toi. Je te protègerai. Je ne te ferai plus souffrir. Je ne laisserai plus personne toucher à tes tableaux. Je ne laisserai plus jamais quelqu’un te faire de mal. J’en fais le serment.

Au milieu de ses gémissements et de ses plaintes, bien qu’il sache que sa parole ne valait rien, le Peintre fut réconforté par cette phrase du musicien. C’était tout ce qui lui importait, en cet instant.

Et c’est ainsi, en ce jour, chose que le public qui assistait à la scène – qu’ils interprèteraient plus tard comme une discussion de fous – ignoreront,  que le monde faillit s’effondrer à cause d’un gosse qui a joué avec un bout de papier, et qu’il a finalement été sauvé in-extremis par quelqu’un, parce que ce dernier s’ennuyait.
L’importance que l’on peut donner aux évènements, aux êtres, aux objets, est subjective. Elle n’appartient qu’aux êtres.
Ce qui fonde attribue la même importance à tout et n’importe quoi. Rien n’est au-dessus, rien n’est en dessous.

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Je vous détruirai. J'écraserai vos univers. Et, comme jadis, tout ne sera que noir, il n'y aura plus que moi. [RP solo][RP CLOS]

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