''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 All is dust - Lythalia Dyoll

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Lythalia Dyoll

L'incandescente

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Race : Démon
Classe : Mage-Guerrier
Métier : Mercenaire, Contrebandière
Croyances : Aucune
Groupe : Ordre du Crépuscule

Âge : 420 ans

Messages : 5

Fiche de Personnage : All is dust


MessageSujet: All is dust - Lythalia Dyoll   Mar 2 Déc 2014 - 19:41

* * *

Lythalia Dyoll


Nom : Dyoll
Prénom : Lythalia  - Surnommée « Lyt’ »
Rang : L’incandescente  


Âge : 420 ans – En paraît 27 ou 28
Sexe : Féminin

Race : Démon commun
Classe : Mage Guerrier
Métier : Mercenaire, Hors la loi, Marchande et Contrebandière
Croyances : Athée, si tant est qu’on puisse l’être ici-bas
Groupe : Ordre du crépuscule


Équipement :

Burning Dawn :
Spoiler:
 

Tuer quelqu’un qui se défend est quelque chose d’hasardeux. Sur cette terre, comme sur les autres, s’attaquer à son prochain peut avoir de nombreuses conséquences désastreuses, aussi le faire demande de la préparation. C’est l’intérêt de cette épée. C’est un outil de mort propre, net, et sans bavure. Elle tranche, coupe, taille et brûle, rapidement, et sans fioritures d’aucune sorte. Si on devait la résumer en un mot, cela serait « efficacité ».
Créée dans un alliage particulièrement léger, elle est à la fois rapide et souple. Suffisamment solide pour soutenir les coups d’un ennemi, elle n’est toutefois pas destinée à être utilisée en défense. Burning Dawn est une épée bâtarde que je manie en général à une main, mais des occasions peuvent se présenter où cela ne suffit plus. Elle est également une forme de catalyseur pour mes « Capacités » magiques, mon pouvoir si vous préférez. Bien que je puisse l’utiliser indépendamment de cette dernière, mes créations les plus grandioses se font toujours au travers de cette lame.

Howling Slaughterer :
Spoiler:
 

Tuer quelqu’un qui ne se défend pas, en revanche, est quelque chose d’artistique. Dans chacun des mondes que j’ai découverts, tuer m’a toujours procuré la même joie intense. Et pouvoir travailler cette joie, la sublimer au point de la rendre quasiment orgasmique est l’une de mes activités favorite. Voilà l’intérêt de ces dagues. Plus d’efficacité ou de rapidité nécessaire. Non, ce sont des outils que j’utilise pour exprimer mon talent d’artiste.
L’acier est la matière de base de ces dagues, que l’on peut compter au nombre de trois sur ma personne. Si elles peuvent être utilisées en combat rapprochée, et parfois utilisée de concert avec la lame que je vous mentionnais un peu plus tôt, ça n’est certainement pas leur but principal. Non, les Howlign Slaughterer ne sont pas là pour tuer. Elles sont là pour faire souffrir. Dessinées par mes soins, dans le but d’être aussi douloureuses que possible, leur aspect s’en ressent. Et les sensations qu’elles procurent aussi.


Talents de combat physique :

S’entraîner des siècles au combat à l’arme blanche, il y a bien un moment où ça porte ses fruits. Difficile de trouver plus expérimentée que moi dans ce domaine, parmi mes semblables. Je sais que des grands maîtres de tous les arts ont émergé, un jour ou l’autre, et que l’on peut toujours trouver meilleur que soit… Mais en ce cas-là, je demande à ce qu’on me présente l’heureux élu.
Je vis pour, et par l’épée depuis aussi loin que je puisse m’en souvenir. Ce qui veut dire que j’ai dépassé le niveau du soldat moyen il y a une demi-éternité, ou peu s’en faut. Ce qui veut également dire que je m’ennuie passablement, durant bon nombre de combat. Alors j’ai trouvé des exutoires, divers. Mais, si un jour, un jour seulement, je pouvais trouver un adversaire à ma mesure, il est certain que je serais heureuse. Toutefois le talent se fait rare, ou inaccessible aujourd’hui, difficile de satisfaire mes pulsions… Que je comble donc par d’autres « moyens ».


Talents de magie :

La magie fait partie même de mon essence. Les démons ont bien souvent un rapport bien particulier à celle-ci, et je n’y manque pas. Les flammes des enfers, ou celles du foyer, m’ont bercé depuis ma tendre enfance, et je suis liée au feu comme un homme le serait à sa femme. J’ai asservi la puissance des plus grands brasiers, et j’ai appris à la maîtriser. On dit souvent que, maîtrisant un seul élément, les mages guerriers sont limités. C’est on ne peut plus faux. Vous seriez surprise de ce que je peux faire avec une flammèche, et n’espérez même pas contempler, puis survivre à mes plus grandes créations.
J’ai, peut-être, un certain sens du spectacle. Ce qui explique certainement pourquoi j’ai toujours essayé d’en faire plus. Plus que les autres, mais surtout plus que moi-même. Ce qui implique une certaine démesure dans la plupart de mes capacités. Si j’ai quelques sorts « classiques » dans mon répertoire, comme le fait d’enflammer mon épée (en général pour cautériser les plaies de mes ennemis, et me battre plus longtemps avec eux d’ailleurs), d’autres existent qui sortent un peu plus des standards. Brûler une maison est un standard. Mais vous avez entendu parler du feu grégeois ?


Talents divers :

Tortionnaire de génie, ça compte ? Des années à pratiquer sur la première personne me contrariant m’ont aidé à perfectionner ce que tout le monde n’a pas : une capacité quasi magique à tirer des informations de n’importe qui, principalement en leur faisant ressentir une douleur particulièrement aigüe, dans des endroits du corps dont l’existence ne vous était même pas connue.
S’ajoute à ce « talent », une connaissance particulièrement poussée de l’anatomie des êtres vivants, et, par corrélation, une bonne capacité à soigner ces derniers, ou au moins à les maintenir en l’état grâce à diverses plantes ou potion. Bah, faut bien rattraper ses conneries parfois… Ou sauver votre jouet, le temps de vous amuser encore un peu avec.
Enfin, et sur une note tout à fait différente, je suis capable de jouer très correctement de plusieurs instruments, et je suis quasiment virtuose du violon, qui accompagne parfois mes soirées de « détente ».


Pouvoirs particuliers :

Le Vein est le territoire du changement, c’est quelque chose que nous autre, Démons, connaissons bien. Cette particularité de notre monde a, partiellement, déteint sur moi. Lorsque je passe trop longtemps dans mes terres d’origine, mon physique a tendance à, peu à peu, se modifier. Jamais rapidement, et jamais de façon particulièrement choquante… Mais la forme de mon visage, la couleur de mes cheveux, ou les contours de ma silhouette sont quelque chose que je ne maîtrise pas toujours. Ce qui est pratique lorsque vous voulez changer d’identité, et que vous avez besoin que l’on ne puisse pas vous reconnaître. Ce qui l’est également beaucoup moins pour que vos proches se souviennent de vous, ou pour conserver une apparence qui vous plaît, sur la durée.


Apparence physique :

En ce moment (et je dis bien « en ce moment », puisque je vous disais un peu plus tôt que c’était sujet à changement), mon apparence me plaît. Me regarder dans un miroir, ou dans un lac est quelque chose de plaisant, alors que j’ai déjà expérimenté des périodes où j’étais d’une laideur repoussante, ou tout simplement difforme.
Me rencontrer dans la rue est donc plutôt une expérience agréable. Enfin, tant que c’est de jour, et avec des témoins. De nuit, et en tête à tête… Pas sûr que vous ayez le même discours. Jeune femme dans la force de l’âge, tout au moins en apparence, il est certain que je possède une certaine forme de charme, à laquelle certains hommes sont particulièrement sensibles. Ma silhouette fine et élancée est gracieuse, et parfaitement adaptée au maniement d’une lame comme je le fais quotidiennement. L’exercice physique, ainsi que certains de mes « loisirs » les plus endiablés nécessitent que je prenne soin de mon corps, et c’est donc quelque chose d’important pour moi. Quelques muscles se devinent sous ma peau, notamment au niveau de mes jambes, et de mes bras, afin de, respectivement mieux me déplacer, et frapper plus efficacement. Mes attributs féminins (je resterai pudique sur ces derniers) sont bien proportionnés et ajoutent à l’impression d’harmonie qui se dégage de ma silhouette. Enfin, je domine la plupart des personnes de mon entourage par ma taille, puisque j’avoisine le mètre soixante-quinze.  
Je porte également les cheveux long, jusqu’au bas de mon dos environ. Bien que ces derniers soient les plus sujets aux « mutations » de mon physique, ils sont actuellement d’une couleur entre le rouge et le marron, bien qu’un peu éclaircis sur les pointes. Si mes capacités de prédiction concernant ce don (ou cette malédiction, c’est selon) sont à peu près exacte, ma prochaine couleur devrait être blonde. Pour le reste de mon physique, les changements sont trop difficiles à percevoir pour que je puisse tirer des plans sur la comète. Ma chevelure (ou tignasse, si vous préférez) est légèrement ondulée, et passablement désordonnée, me donnant un air sauvage, ou dangereux… Mais également un petit peu « garçon manqué ». Mes yeux, quant à eux, sont d’une couleur bien plus classique et habituelle, puisqu’ils sont noisette, une teinte particulièrement commune chez la plupart des êtres vivants. Enfin, comme je l’ai dit, c’est le cas pour le moment, mais impossible de savoir combien de temps ils resteront. Les seules traces véritablement visibles de mes origines inhumaines sont mes canines surdéveloppées, qui rappellent celles des vampires sans toutefois les égaler.

Je m’habille, en général, de façon légère. Les lourdes parkas et autres manteaux qui vous tiennent chaud ne sont pas pour moi. Je préfère, en général, des habits courts qui ne me gênent pas dans mes mouvements, assortis d’une cape ou d’une veste légère qui sert seulement à couper le vent. Bien sûr, cette habitude a tendance à m’attirer des regards surpris, curieux, ou désapprobateur lorsqu’un être vivant me croise, mais je n’ai jamais trop prêté attention aux autres. Au mieux, c’était seulement pour mieux les étriper. Ce que je perds donc en protection (contre le froid, ou contre les lames) je le gagne donc en rapidité, ou en effet de surprise. Mes dagues sont cachées par les pans de ma cape, et en sortir une brusquement au milieu d’un enchaînement peut être une surprise particulièrement désagréable pour mon adversaire. Enfin, l’avantage de ne pas être totalement couverte, c’est que je n’ai pas à laver pendant des heures mes vêtements, lorsque ceux-ci sont couverts de sang. Plus courts donc moins de surface. Et pour les chairs qui auraient eu l’audace d’atterrir sur ma peau d’albâtre, une petite douche et puis s’en vont. J’ai des loisirs salissant, et je n’aime pas particulièrement faire la lessive. Et il paraît que porter des habits souillés de sang est quelque chose de malvenu.
Je suis enfin quelqu’un de fier, et cela se voit. Si mes foulées sont longues, elles sont également passablement perverties par ma pratique de l’escrime. Démarche féline, appuis sûrs et travaillés… Nul doute que la plupart des guerriers sauront reconnaître en moi une fine lame simplement en me voyant passer. En combat, c’est également quelque chose qui se ressent. Je virevolte, j’esquive et je contre-attaque. Je ne reste jamais plus de deux instants au même endroit. Je joue en permanence au jeu du chat et de la souris, devenant tantôt l’un, tantôt l’autre… Ce qui est particulièrement fatiguant pour les guerriers les plus lents, qui se targuent de leur force mais pas de leur adresse. Menton dressé, tête haute, je refuse formellement de m’incliner, devant qui que ce soit. Me genoux ne voient terre que lorsque je le décide, et pas pour honorer un roi ou un prince qui n’a rien fait pour mériter mon respect. Je suis puissante, destructrice et mortelle, et j’en suis intimement persuadée.

Caractère, personnalité :


Il paraîtrait que tout était décidé depuis le début. Je suis née en tant que Démon, et ainsi prédestinée à faire le mal autour de moi. L’idée est presque drôle quand on y pense : se pourrait-il que le destin de tous les membres d’une même race tourne toujours autour du même point central, dans notre cas « faire le mal » ? J’en doute fortement.
Enfin, je me suis suffisamment pliée au stéréotype pour que cela devienne quasiment parodique. Parce que, oui, je peux me moquer des idées préconçues sur les démons, mais l’apothéose de mon histoire, c’est que je m’y suis pliée d’une manière particulièrement fidèle. Moi qui clame que, non, rien n’est déterminé à l’avance, et qu’il ne tient qu’à nous de choisir notre destin, me voilà qui obéit aux instincts les plus primaires de ma race. Je fais le mal, et je le fais bien. Si j’étais une humaine, on me qualifierait de psychopathe, de folle ou de sorcière. On voudrait me tuer, me brûler et m’écarteler dès l’instant où l’histoire de mes méfaits se serait répandue. Mais je ne suis pas humaine. Je suis une démone. Parmi mes semblables, mes exactions sont particulièrement bien tolérées. Parmi les quelques membres des autres races que je côtoie régulièrement (et qui sont toujours en vie), l’idée que je puisse tuer pour le plaisir n’est pas choquante. Et je ne vois absolument pas pourquoi elle le serait.

Depuis des siècles, et peut-être même depuis ma naissance ou presque, mon histoire est baignée dans le sang. Celui des autres, et le mien. Cette orgie ininterrompue de liquide vital m’a étrangement donné le goût de ce dernier, me poussant à vouloir toujours en répandre un peu plus dans des circonstances particulièrement grandioses. J’aime faire souffrir, j’aime voir pleurer et j’aime briser les espoirs de mes victimes. Je peux passer des heures à torturer un malheureux qui n’aura accompli comme méfait que de me croiser dans la rue. Détruire un corps, le disloquer, ça c’est un loisir que je peux apprécier. Me baigner dans le fluide rougeâtre suppurant des plaies de mes victimes me procure une extase pareille à nulle autre, et si je sais qu’il existe, sur cette terre ou ailleurs, des personnes dont l’idée d’accomplir de pareilles exactions révulse, j’invite tous ceux qui, comme moi, ont une joie toute particulière à laisser leurs pulsions libres de toutes entraves se déchaîner sur les innocents comme sur les coupables à le faire. Tuer et détruire, faire souffrir et annihiler… Ce sont également les maîtres mots de mon organisation.
Parce que j’ai un certain sens du spectacle. Tuer pour tuer n’est pas quelque chose de drôle, et lorsque j’abats un adversaire en duel, il est rare que ce soit particulièrement plaisant. Car ma prudence m’ordonne d’achever le malheureux avant qu’il ne puisse se reprendre. Non, ce qui m’intéresse, ce sont les pauvres gens sans défense. Ceux qui n’ont pas la possibilité de me résister. Ou ceux qui veulent essayer, et n’y arrivent pas. Ce sont des exutoires particulièrement efficaces, et des victimes de choix. Mais, imaginez une seconde. La vision la plus glorieuse pour moi, celle qui, malgré ses inconvénients, me transport de joie. Vous l’avez ? Un charnier. Un charnier gigantesque. Une bataille dantesque opposant des milliers, des dizaines de milliers de soldats chargeant à leur mort les uns après les autres, s’effondrant dans leurs sangs et leurs membres sectionnés. Les survivants, estropiés, incapables de se lever et essayant, tant bien que mal, de ramper jusqu’à une gourde, ou des bandages qui les sauveraient. Voilà ce que j’aime. Voilà ce pour quoi je peux me battre. Et voilà ce que l’ordre du crépuscule m’offre. Je ne suis pas bien sûre de croire dans leurs idéaux, mais un groupe qui glorifie meurtre et massacre… Il a suffi de me le mentionner pour que je demande où est-ce qu’il fallait signer.

Mais, j’ai également conscience des dangers qu’implique mon comportement. S’amuser avec une victime veut également dire lui donner l’opportunité de se venger. Ce que je ne suis pas certaine d’être prête à subir. Alors je suis prudente. Paranoïaque même. Chacun de mes coups est préparé avec minutie, et je couvre mes arrières en permanence. Si je peux perpétrer les actions les plus inhumaines qui soit, j’y serais toujours parfaitement préparée, et mon plan se déroulera toujours sans accrocs, ou presque. Survivre, pour continuer à faire souffrir, voilà mon objectif. Ce qui veut dire que je m’impose une discipline de fer. Je sais que certains démons choisissent de respecter un code de l’honneur. Je n’en suis pas capable, car cela serait en contradiction profonde avec tout ce que je fais. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir mon propre code, que je dois respecter si je tiens à rester en vie suffisamment longtemps pour rencontrer ma prochaine proie. Je suis efficace et je suis mortelle, mais je suis surtout parfaitement contrôlée.

Histoire :


Je suis « née », si on peut encore utiliser le terme pour un Démon, dans le (ou « du » plus simplement) Vein, il y a environ quatre siècles de cela. Comme je le disais, « naître » n’est pas exactement le bon mot. J’ai plutôt été modelée par ma terre natale, et enfantée par celle-ci directement.  Entre deux remous de réalité est apparue une jeune démone, simplement arrivée ici par hasard. Pas de souvenirs, pas de connaissance, juste un corps, et une vague idée de comment s’en servir. La situation n’était pas brillante, mais les Démons ont l’habitude de résister à pire que cela.
J’ai hérité de ma terre natale son côté instable, et perpétuellement changeant. Ainsi que sa dangerosité. J’ai été une gamine méfiante, et discrète. Vous n’avez pas idée de ce que mes semblables sont capable de faire à plus faible qu’eux, et j’en ai rapidement été consciente. Alors je suis restée loin de tout être vivant. Enfin, autant que cela est possible dans une terre où la distance et le relief n’ont pas de sens. J’ai vécu quelques mauvaises surprises aussi, mais je m’en suis toujours sortie. Mes premières passes avec une dague ont été à ce moment-là. Mes premières tentatives à l’art des arcanes également. Ça n’a pas toujours été brillant, et j’ai brûlé bien des forêts avant d’être capable de contrôler à peu près convenablement mes capacités. Mais, les arbres disparaissent et réapparaissent en permanence dans le Vein, en détruire un ou deux n’a jamais fait de mal à personne.

Ma première incursion dans le monde de Feleth n’a pas été exactement voulue. Un petit peu poussée, un petit peu tombée, j’ai atterri dans un portail créé par un autre. Ce dernier avait déjà quitté les lieux à mon arrivée, aussi je me retrouvais dans un monde inconnu, sans aucune idée de quoi faire. L’expérience a été désagréable. Pendant plusieurs jours, je n’ai pas compris comment rentrer chez moi, et j’ai donc vécu au hasard dans un monde qui m’était inconnu. Dormant dehors, me nourrissant de manière particulièrement irrégulière et aléatoire. J’ai observé quelques humains qui passaient par là, sans que ces derniers ne m’aperçoivent. Je ne savais même pas qu’ils ne faisaient pas entièrement partie de mon espèce à l’époque. Et puis, après une nuit particulièrement difficile marquée par un orage violent, j’ai, un peu par instinct, ouvert une faille vers mon monde d’origine, et suis donc retourné dans celui-ci immédiatement, retrouvant ses terres changeantes et pourtant toujours familières. Soulagement, joie même.
J’ai compris ce qu’il m’était arrivé bien plus tard, lorsque j’ai commencé à véritablement maîtriser mon existence. Si j’étais née avec un corps quasiment adulte, comme certains démons le font parfois, appréhender le monde qui m’entourait n’avait pas toujours été très facile. Mais les années passant, j’ai gagné en assurance, en sagesse, et en connaissance. Mes allées et venues avec le monde grisâtre qui hébergeait conflits et manipulations se sont plus réguliers. J’ai compris que, dans celui-ci, je pouvais m’amuser. J’ai découvert mon goût du sang, de la chair, et de la mort. J’étais coupeuse de gorge, je suis devenue escrimeuse, voleuse, meurtrière… Les qualificatifs se sont accumulés. Les carnages également. Et ce besoin, toujours impérieux, de me baigner dans plus d’horreurs, d’aller plus loin dans chacun de mes actes. J’avais découvert la joie de donner la mort, j’allais découvrir l’expérience, encore plus extatique, de garder en vie. Jouer avec mes victimes, comme un chat qui joue avec sa nourriture. Leur donner l’espoir. Le broyer devant leurs yeux. Savoir où et quand s’arrêter pour obtenir ce que l’on voulait… Toutes ces connaissances que j’ai accumulées sont le résultat de nombreuses allées et venues avec le monde des hommes. Et dieu que c’était simple. Le Veïn abritait trop de formes de vie différente pour qu’on puisse toutes les connaître… Mais Feleth… Feleth était le terrain de jeux de nombreux humanoïdes partageant une anatomie proche. Une anatomie que je m’amusais à décortiquer, à examiner toutes ses coutures. De l’intérieur.

J’ai semé la terreur dans de nombreuses régions, ne sachant réellement jamais où est-ce que j’atterrirais dans ce « monde du dessus » qui devenait mon terrain de jeu. Ne restant jamais plus de deux nuits au même endroit, et plus d’une semaine ou deux dans le monde des humains. Ce qui avait été la légende de tueurs épars, officiant sans logique commune finit par devenir un seul et même mythe. Quelque chose faisait disparaître des gens un peu partout, et lorsque l’on retrouvait le corps, bien plus tard, ces derniers n’avaient d’humanoïde que le nom. Les disparitions sont nombreuses en cette époque troublée, certainement, mais mon modus operandi était reconnaissable entre mille. Ceux qui avaient assisté une fois au résultat de l’un de mes meurtre pouvaient dire, de visu, si j’avais effectivement commis tel ou tel autre acte que l’on m’avait attribué. S’ils ne vomissaient pas avant. J’étais une légende, sombre. Le fait que je sois un être conscient n’était même pas certifié, puisque les corps que je délaissais derrière moi auraient aussi bien pu être déchiquetés par une bête féroce. Un être particulièrement attentif aurait pu remarquer une logique, et une certaine discipline dans chacun de ces actes, mais pensez-vous vraiment que des personnes choquées trouvant un cadavre horriblement mutilé n’ont que ça à faire de noter les similitudes, les marques trop rectilignes pour avoir été l’œuvre d’un être non doué de raison ? Bien sûr que non. J’étais une légende, terrifiante. Et ça m’allait très bien.
Dans mon monde d’origine en revanche, tout n’allait pas pour le mieux. Certains démons étaient des adversaires particulièrement coriaces, dont je savais qu’ils auraient raison de moi dans un combat à la loyale. Et même ceux qui semblaient inoffensifs au premier abord pouvaient par la suite se révéler particulièrement dangereux. Ne vous fiez jamais à l’apparence d’un serviteur du noir, car ils sont les maîtres du mensonge, et de la tromperie. L’avantage de Feleth, c’est que la plupart de ses habitants étaient très exactement ce dont ils avaient l’air : des ploucs en loques, des preux chevaliers en armure, ou des voleurs encagoulés. C’était certes dommage de manquer autant d’originalité, mais puisque cela me facilitait la tâche… Me plaindre aurait été bien ingrat. Et je sais me tenir.

Ce qui ne veut pas dire que je suis un symbole d’honnêteté et de pureté. Vous vous rappelez que ma principale activité, c’est de faire des petits cubes avec le corps des gens hein ? Et puisque j’étais plongée dans le monde du crime passionnel depuis le début, je me suis rarement demandé « pourquoi faire cela ?», ou « devrais-je m’imposer des limites ? ». Non, j’ai juste fait ce que je voulais. J’ai voulu m’entraîner à maîtriser mes pouvoirs magiques, une fois convaincue de ma dextérité à l’épée. Alors j’ai volé des mages, des prêtres et d’autres personnages passionné des sciences occultes. Et je suis quelqu’un de suffisamment patient et curieux pour apprendre. J’ai lu des dizaines, puis des centaines, et enfin des milliers de page traitant de la théorie et de la pratique de la magie. Ayant à ma disposition des ressources presque illimitées en temps comme en sujets d’expérience, j’ai pu perfectionner mes capacités, qui sont devenues moins « brouillon » qu’elles n’étaient à mes débuts. Elles ont gagné autant en efficacité qu’en majesté, rejoignant un peu mieux ce que je souhaitais être capable de produire. Le travail payait après tout, à peu près autant que le crime pouvait se montrer divertissant.
Etant lancée sur le sujet des études arcaniques, ma curiosité insatiable, alimentée par l’enthousiasme de mes premières réussites, m’a poussée à continuer à chercher des informations, mais cette fois-ci sur des sujets bien plus divers que la magie. C’est à ce moment-là que j’ai fait mes premiers pas dans le monde de la musique, apprenant à manipuler des instruments divers, qui m’accompagnaient dans mes voyages. L’harmonica durant les longues nuits d’hiver, ou au bord du Lac des Âmes perdues. Parfois du Luth, ou d’autres instruments à corde… J’ai appris à jouer de nombreux morceaux, à l’aide de tous les outils imaginés par l’espèce humaine pour se divertir. Et puisque personne ne connaissait mon visage, je pouvais donc m’amuser à me faire passer pour une troubadour, ou une barde, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour ma pauvre victime. C’était également un bon moyen de négocier une nuit dans une auberge du monde de Feleth, qui a donc marqué mon premier contact « social » avec le reste de la population de cet étrange plan d’existence. Et l’un de mes premiers contacts pacifiques avec n’importe quelle forme de vie, d’ailleurs. J’ai donc appris à apprécier les humains, qui pouvaient se montrer particulièrement charmants ou divertissant… Voir même surprenants ! Ce qui ne m’empêchais pas de m’amuser avec leurs corps, une fois leur méfiance  endormie.

Corps que je me suis amusée à explorer dans tous ses recoins les plus sombres pendant encore des dizaines, puis des centaines d'années. Ca explique mes dagues d'ailleurs. J'avais besoin d'un outillage "approprié" pour m'amuser avec mes victimes... Alors je me suis faite faire des couteau. Au départ, ils avaient l'air bien plus « normaux », s'apparentant seulement à des épées courtes légèrement recourbées, guère plus. Et puis, au fur et à mesure de mes « découvertes scientifiques », j'ai découvert que, pour scier un os, les lames en dent de scies étaient bien plus efficaces. Alors j'ai ajouté autant à mon efficacité qu'au côté terrifiant de mon rituel en modifiant mes deux dagues de la façon dont on les connaît encore aujourd'hui.
Mon épée a, pour sa part, une histoire un peu plus développée. Dans le bon ou le mauvais sens, c'est vous qui voyez. Ca s'est produit quand je cherchais encore des bouquins pour m'apprendre la magie. Lorsque je trouvais un mage dans une petite bourgade, j'avais tendance à mettre le feu à un bâtiment quelconque pour faire diversion, et aller chiper ce dont j'avais besoin pendant que tout le monde essayait d'éteindre la flambée. Cette fois là, j'avais choisi d'incendier la taverne. Mais avant ça, j'allais passer la soirée dedans. Je suis donc arrivée, me présentant comme une voyageuse solitaire, et me suis assise près du feu. Mes rapines m'avaient offert un peu d'argent de poche, aussi j'ai pu manger à ma faim. Même sans avoir véritablement faim. Enfin, bref, pendant que je savourais mon dîner, un inconnu est passé devant moi, en portant, je vous le donne en mille, ce qui allait devenir mon épée. Bien que je ne savais pas bien qui il était, je ne peux que supposer qu'il était également un mage de combat, au vu des effets de mon arme. La lame m'avait alors franchement tapé dans l'oeil. La suite est assez logique. Selon mes standards. Le soir, quand est venu le temps de faire mon oeuvre, j'ai commencé par me glisser dans la chambre, repérée à l'avance, du monsieur. En contrevenant à tous mes principes, je lui ait tranché la gorge proprement, avant de totalement le dépouiller. Le type devait être riche, parce que j'ai pu vivre pendant plusieurs mois avec ce qu'il avait dans sa bourse. Et son épée est toujours fièrement attachée dans mon dos. Ce qui fait que cette soirée là fut l'une des meilleures de ma vie, puisqu'en plus d'une épée, j'ai pu satisfaire les pulsions qui m'habitent régulièrement... Et récupérer ce dont j'avais besoin pour continuer mon apprentissage en autodidacte.

Et puis, il y a quelques mois, peut être dix ou douze, j’ai rencontré le premier représentant de l’ordre du crépuscule, dont je suis un membre particulièrement actif aujourd’hui. On le connaît sous le nom de « Carl Sorince », et il est nécromancien. Ça peut sembler impressionnant comme cela, mais notre première interaction fut particulièrement ridicule. Elle impliquait moi, mon épée, et sa gorge, le tout dans la boue par un jour de pluie. Mais je ne m’étendrais pas sur l’histoire, car elle est passablement humiliante. Toujours est-il que ce couard m’a proposé, afin de sauver sa peau, de rejoindre une organisation à laquelle il appartenait. Surprise mais pas détournée de mon idée, je l’ai laissé s’expliquer. Il m’expliquait qu’au vu du plaisir évident que j’aurais pris à le tuer, il pensait que j’avais certainement un talent pour le meurtre, et que cela pouvait lui être utile. En effet, lui et d’autres personnages tout aussi douteux comptaient mettre sur pieds une armée de mort, et pour cela, ils avaient besoin de cadavres. De beaucoup de cadavres. Et si je pouvais les leur fournir, par l’intermédiaire de ma « spécialité », alors nous pourrions certainement faire du commerce, et entretenir des rapports qui nous seraient fructueux à tous les deux.
L’idée m’a laissé dubitative au début, notamment parce que je ne savais pas bien en quoi consistait son organisation, et que j’avais passablement peur de perdre ma liberté d’action et de mouvement. Mais après un certain temps passé à essayer de me convaincre, l’homme –jeune d’apparence- que je menaçais a fini par atteindre son objectif, et je lui laissais donc une chance de me montrer tous les avantages que j’aurais à devenir l’une de ses partenaires dans le crime et les machinations de sa « société secrète ». Lui il pouvait faire se relever les morts, il était donc un membre de l’ordre qui prendrait toute son importance lors de la levée d’une armée de morts vivants. Moi par contre, j’étais capable de lui fournir les morts dont il avait besoin, et je pouvais donc devenir importante très rapidement. J’ai fini par apprécier cet homme, qui avait réussi à se montrer d’un courage exemplaire du début à la fin. Non, je déconne, je pense que ses entrailles sont restées liquéfiées pendant toute la période où il se trouvait à mes côtés, tout au moins tant que je n’étais pas convaincue de ne pas lui faire de mal. Plus récemment, on a recommencé à nouer des relations d’entraide, notamment parce qu’avec ma passion pour le démembrement, je pouvais lui fournir les pièces détachées pour la création de « chimères ».

Mon entrée dans le monde merveilleux et sans pitié de l’Ordre du crépuscule a été quelque chose de plutôt bénéfique pour moi. J’ai trouvé des gens sympathiques, avec lesquels je partageais beaucoup, et notamment une certaine passion pour le morbide et le gore. Plusieurs d’entre eux étaient également des guerriers aguerris, avec lesquels j’ai pu prendre le temps de m’entraîner, et donc de perfectionner mon art du combat. Mais cela commence à dater. La plupart de ces joyeux lurons ont fini par mourir, rarement dans des circonstances paisibles d’ailleurs. Mais j’ai continué à participer à la vie de l’organisation, parce que voir de nouvelles têtes était toujours rigolo. Terroriser les plus fragiles d’entre eux également. Mais, bon, dans une organisation dédiée au massacre et à la levée d’une armée mort vivante, il est relativement rare de croiser des personnes effrayées à la vue du sang. Toujours est-il que je garde une certaine aura inquiétante, alimentée par les rumeurs nombreuses, et particulièrement imagées, de mes diverses exactions. Une aura qui persiste, même lorsque je disparais pendant de longues périodes, parce que la légende dit que je reviendrais toujours.


En ce qui vous concerne

A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ? Quotidiennement ou presque – Capable de sortir un RP tous les deux ou trois jours.

Comment avez-vous découvert le forum ? Le sieur Sorince, mentionné un peu plus haut, me l’a gentimment indiqué.

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ? Simple mais efficace. Je me suis permis de prendre quelques liberté aec la mise en page de la fiche ^^"


Test-RP

« -T’es sûr que tu veux pas prendre tes jambes à ton cou, fillette ? »

L’homme me regardait avec un air moqueur. Visiblement persuadé que je n’étais qu’une frimeuse incapable de combattre, et qui allait souiller ses chausses au moindre petit signe d’adversité. Je lui répondais par un claquement de langue, lui intimant de garder le silence. Ceux que nous attendions arrivaient.
Ce que je fais au bord d’une route de campagne en compagnie d’un brigand vraisemblablement miteux ? Oh, pas grand-chose. Je cherche juste à m’amuser. Raison pour laquelle je me suis faite passer pour une jeune femme désirant devenir hors la loi auprès de ce dernier, afin qu’il m’accorde sa confiance. Confiance que je me ferais un plaisir de briser, dans le sang et la douleur de préférence, une fois cette escarmouche terminée. Parce que oui, nous nous préparions au combat. Sur la route au bord de laquelle nous étions cachés se trouvait un marchand suivit de deux serviteurs en arme, et de sa progéniture, sous la forme d’une jeune fille tout à fait charmante. Et ils avançaient doucement vers nous, ne se doutant rien, et bercés par les craquements de leur charrette.
Lorsque celle-ci arriva à notre hauteur, moi et mon compagnon d’(in)fortune sortîmes des fourrés, brandissant nos armes respectives. Il arborait un grand sourire édenté, visiblement persuadé de sa supériorité. Les voyageurs face à nous, après un instant de surprise, se regroupèrent autour du chariot, visiblement pour protéger son occupante, alors que le marchand à la tête du groupe dégainait sa lame. D’un signe de tête, j’indiquais à mon compagnon, d’un signe de tête, de s’occuper de lui pendant que je me chargeais des deux sous fifres. Un instant surpris par cette décision, il haussa les épaules avant de se lancer à l’assaut. Je faisais pour ma part le tour du moyen de transport, fixant mes deux adversaires. Le premier se rua sur moi, tentant un coup d’estoc maladroit que j’esquivais sans peine, avant d’engager le fer avec son ami.

Continuant de me déplacer pour garder le premier dans mon champ de vision, j’échangeais quelques coups avec l’homme peu sûr de lui qui m’affrontait. Je déviais aisément ses quelques attaques de ma lame, alors que ma main gauche cherchait à ma taille l’une de mes dagues. Lorsque son compagnon, plus jeune, revint à l’assaut, je parais sa tentative avec cette seconde arme, et maintenait pendant un instant le statut quo avec les deux guerriers. Ces derniers pensèrent alors qu’ils pouvaient me vaincre, et accélérèrent la fréquence de leurs coups. Je continuais de reculer quelques mètres, avant de stabiliser à nouveau l’affrontement. Je paraissais faiblir, doucement mais sûrement. Enfin, le plus inexpérimenté, et fougueux, d’entre eux, se lança dans une attaque par laquelle il ouvrait complètement sa garde. J’effectuais un rapide pas en diagonale, le laissant passer devant moi pendant que ma dague l’éventrait, répandant ses entrailles sur le sol. Alors que son oreille passait à quelques centimètres de ma bouche, je murmurais :


« -La première qualité d’un bon escrimeur est la patience. Tu l’apprends malheureusement un peu tard. »

Je me retournais alors vers son équipier, qui ouvrait des yeux ronds. Je laissais quelques secondes à celui-ci, avant de reprendre mon attaque, asseyant cette fois-ci ma domination. Si j’avais fait monter en eux l’espoir qu’ils pouvaient me vaincre, j’allais maintenant profiter du contre coup d’une telle conviction : le désespoir absolu qui allait broyer son cœur, lorsqu’il se rendrait compte qu’il n’avait jamais eu la moindre chance de me vaincre. Mes coups s’accélèrent, le forçant à adopter une ligne purement défensive, où il se contentait de parer tant bien que mal mes assauts. Mais je ne voulais pas le tuer,  pas encore. Alors mes assauts s’arrêtaient toujours avant de mordre la chair, l’humiliant et achevant de le déprimer un peu plus. Il était un mort en sursis, et il le savait. Mais il essayait, il fallait bien lui reconnaître. Après une petite minute de passes en plus, il trébucha en arrière, tombant sur le sol. Le regard qu’il leva vers moi disait « je ne peux plus me battre ». Un peu déçue que mon amusement s’arrête déjà, j’accédais toutefois à sa demande, et me contentait de percer son cœur proprement. Il comptait déjà au panthéon de mes victimes les plus chanceuses.

Alors que je revenais vers la carriole, mon camarade brigand me rejoignit, me complimentant pour mes exploits. Je lui répondais d’un simple sourire en coin, avant de le suivre vers le butin qui nous attendait. La jeune femme qui était toujours assise à sa place avait blanchi au point de sembler fantomatique. Elle devait se douter de ce qui allait lui arriver. Enfin, de ce qui aurait pu lui arriver. Mais je n’étais pas un brigand comme les autres. Alors qu’il se préparait à fouiller dans la charrette, je m’abaissais un instant, deux dagues à la main, et l’épée à nouveau dans son fourreau. Pas inquiété une seconde par mon attitude, l’individu repoussant qui m’accompagnait continua son affaire. Tombée à genoux derrière lui, je brandissais mes deux lames avec un coup d’œil pour la jeune femme qui assistait à la scène… Et tranchais d’un coup sec les tendons des jambes de mon ancien « allié de circonstance ». Un coup derrière chaque genou, et l’homme s’effondrait au sol en hurlant, ses jambes incapables de le porter. Alors qu’il se retournait pour m’assassiner du regard, j’affichais un grand sourire, carnassier cette fois-ci. Avant de clouer ses deux mains contre le bois du véhicule derrière lui, à l’aide des deux dagues qui étaient encore couverte de son sang.
Son hurlement suivant aurait foutu la trouille à n’importe qui. C’était à peine humain, et si j’avais pas déjà tiré d’un être humain à peu près tous les sons qu’il était à capable de créer, j’aurais cru à une grosse bestiole qui attaquait violemment une plus petite. La rage et la douleur se mêlaient dans ce cri, et je me rendis compte qu’une fois de plus, je m’amusais comme une petite folle. La passagère de la carriole n’avait, quant à elle, pas bougé. Prenant une voix très douce, je murmurais, quasiment à l’oreille de ma nouvelle victime :


« -T’es pas tombé sur la bonne complice. Je ne suis pas là pour les richesses, j’ai fait tout ce chemin spécialement pour toi. Et je vais prendre tout mon temps, je suis pas pressée. »

Alors que je m’éloignais de son visage, je remarquais avec satisfaction ses yeux grands ouverts qui me fixaient, et le tremblement qu’il essayait tant bien que mal de réprimer dans sa mâchoire. Mon rictus s’élargit encore, alors que je rajoutais :

« -Si j’avais eu besoin d’informations, ça aurait été tout aussi douloureux, mais tu aurais eu une chance de te remettre. Pas de bol, là c’est juste pour m’amuser. »

En effet, si vous devenez bourreau un jour, ou que vous essayez tout simplement de soutirer des informations à quelqu’un par la violence, il faut que vous reteniez un truc. Quelqu’un parlera toujours plus facilement s’il a l’espoir de s’en sortir, et surtout, de s’en remettre. Alors il faut lui faire mal en lui arrachant des trucs qui repoussent. Typiquement, les ongles. Par contre, quand c’est pour le fun, quand c’est pour vous-même… Là, vous pouvez faire ce qui vous chante. Et c’est très exactement ce que je m’apprêtais à faire.
Après un dernier coup d’œil pour vérifier que la jeune vierge effarouchée n’avait pas bougé de son piédestal, je m’attelais donc à ma besogne, certes salissante, mais ô combien jouissive. Je décidais de commencer par le haut du corps, histoire de garder une progression logique. Mais je m’assurais d’abord qu’il ne pourrait pas articuler des articles, c’était parmi les choses les plus désagréables à entendre pendant une séance de torture. Des cris de douleur, oui. Des « traînée », « salope » et autre « catin » ne me procuraient toutefois pas vraiment de joie. Et il pouvait continuer à hurler sa douleur, la langue en moins. Je me penchais donc sur lui, ayant saisi ma troisième et dernière dague de la main droite. Je lui adressais un petit
« fait aaaaaah », lui intimant d’ouvrir la bouche. Il n’était pas franchement coopératif. Je passais donc à la manière forte. Qui consistait à lui ouvrir la joue droite de haut en bas pour accéder à la langue, et sectionner celle-ci directement dans la gorge. Alors que les chairs cédaient sous ma lame, il essaya de se rattraper, ouvrant grand les mâchoires. Ils faisaient tous ça. Mais ça ne servais à rien. Une fois à l’intérieur, je lui tranchais donc l’organe d’un coup sec, le forçant à le recracher immédiatement s’il ne voulait pas s’étouffer avec.

Le sang commença à couler sur ses vêtements, et à m’éclabousser légèrement. Ce qui n’était clairement pas un problème. Ma victime crachait alors régulièrement le sang qui se vidait dans sa bouche à une vitesse pas croyable. Connaissant le métabolisme des humains, il serait mort dans cinq minutes, s’il continuait comme cela. J’utilisais donc mes « pouvoirs » afin de chauffer à blanc ma dague, avant de l’apposer sur ce qu’il restait de sa langue, cautérisant la plaie… Dans une souffrance indescriptible. Je venais de lui sauver la vie en m’éclatant. Partant d’un rire visiblement dérangé, je m’attaquais donc à la suite du programme. Un peu indécise quant à ce qu’il advenait de faire, je décidais varier les plaisirs. Le bras gauche de mon jouet se retrouva donc dépecé méthodiquement sous les coups de ma lame, le bruit de l’ensemble couvert par les hurlements de douleur du principal concerné.
Les lambeaux de peaux tombaient au sol à mes côtés, pendant que je continuais ma tâche malgré les tressaillements de l’édenté, causés par la mise à vif de ses nerfs. Les muscles rougeâtres, une fois débarrassé de leur couverture, se contractaient régulièrement, sans doute à cause des réflexes du principal intéressé. La dague le clouant au chariot l’empêchait de se dégager, et s’il avait essayé, il aurait simplement réussi à se faire un peu plus mal, en s’enfonçant l’arme encore un peu plus profondément dans la plaie.

Je m’intéressais ensuite à son autre bras, m’assurant que monsieur n’avait pas perdu conscience. Mais malgré les yeux révulsés de celui-ci, et la bave ensanglantée au coin de sa bouche, je considérais qu’il devait encore pouvoir ressentir mes « bons soins ». J’entamais donc un autre jeu, qui requerrait bien moins de minutie de ma part, mais qui pouvait se montrer tout aussi douloureux. Après avoir libéré la main droite de ma victime, je maintenais son bras en place en le clouant à nouveau à la paroi derrière lui, au niveau du biceps cette fois-ci. Ce qui me laissait tout loisir de me divertir. Intervint alors le jeu de « je te coupe, je te coupe, toutes les phalangeuuuuuh ». Qui portait bien son nom. Le but était, pour moi, la tortionnaire, de couper toutes les phalanges de la main de ma victime, qui devait pour sa part… Euh… J’ai pas fixé de règle pour elle je crois. Survivre, c’est bien ? Va pour survivre.
Je m’attaquais donc, minutieusement à mon travail. Je commençais par le majeur, sectionnant la première, la seconde puis la troisième phalange à tours de rôle. Je voulais lui donner un avant-goût de ce qui l’attendait. Pour la suite toutefois, je choisissais parfaitement au hasard. Une phalange de l’index d’abord, puis de l’auriculaire… On passait ensuite au pouce, puis on revenait à l’auriculaire… Tant de possibilités ! Et chacun de mes coups faisait retentir un hurlement de douleur qui me faisait frissonner d’extase. Et c’est quand je suis arrivé à la seconde phalange de l’annulaire que ça a tourné au vinaigre. Mon coup sectionna net l’os du doigt, mais cette fois-ci pas de cri. Pas de hurlement, pas de pleurs, pas un bruit. Seulement une respiration saccadée –qui pouvait tout aussi bien être la mienne, vu mon état. Cet enfoiré était tombé dans les pommes.

Je commençais alors à essayer de le ranimer. Des baffes d’abord, puis des coups plus violent. Mais il avait définitivement perdu conscience. Trop pour que je puisse le ramener parmi nous. Ma colère se transforma en rage, et j’achevais l’homme de plusieurs coup de couteau dans le vendre, le laissant dans un état qui était plus proche de l’étalage de boucherie que de ce qui avait pu être un corps humain initialement. Rah, j’étais monstrueusement frustrée. Pas eu le temps de m’amuser comme je le souhaitais, bordel. Je me redressais donc, arborant cette fois-ci une grimace partagée entre la frustration, et la rage noire. Et puis, mes yeux se posèrent sur la fille qui était restée sur la charrette de son papa, pétrifiée devant la scène. Mon expression s’effaça, pour laisser place à celle de quelques secondes plus tôt, alors que je m’avançais vers ma nouvelle « invitée ».




* * *


Dernière édition par Lythalia Dyoll le Dim 7 Déc 2014 - 18:20, édité 1 fois
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Uridan Sangried

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Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: All is dust - Lythalia Dyoll   Jeu 4 Déc 2014 - 21:31

Bonjour =)

Désolé de ne pas être intervenu plus tôt, mais ta fiche est très longue et j'ai en plus quelques obligations et restrictions en ce moment ^^

Donc ! Pour moi ta fiche est tout à fait validable. Il faut cependant que tu saches une chose : dans l'absolu, tu es moins douée à l'épée qu'un bretteur pur du même niveau global que toi, et moins douée en magie qu'un mage pur de la même façon. Certes tu as passée ta vie à t’entraîner tout à tour dans ces disciplines, mais ne perds pas cela de vue, étant donné que tu as une classe mixte (c'est pour ça d'ailleurs que le prochain changement de mon perso le fait basculer vers une classe "pure" XD)

Ceci dit donc, ta fiche reste valable en l'état : c'est avant tout de la gestion RP.

Ainsi donc, jeune fille :


JE
TE
.
.
.
REFILE CE VIEUX TAMPON !!!



Tu peux d'ores et déjà changer ton profil, je t'invite toutefois à attendre une seconde validation avant de rp. Merci =)
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Néro Elem

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MessageSujet: Re: All is dust - Lythalia Dyoll   Dim 7 Déc 2014 - 16:16

Bienvenue,

Une fiche longue à lire. ^^
(Owww ! Tu aurais tellement fait une bonne Démone...)

Bref, il y a juste une petite remarque qui gêne : Tu dis avoir rejoint l'Ordre, il y a dix or il se trouve qu'elle n'est pas si vieille normalement d'après la description dans groupe. Par conséquent, il y a juste cela à modifier et c'est réglé.
Nyan Cat

Ah encore que, il serait bien aussi de parler de l'acquisition de ton épée et de tes dagues dans ton histoire tant qu'à faire. Réservé à Oncle Shu
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Lythalia Dyoll

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MessageSujet: Re: All is dust - Lythalia Dyoll   Dim 7 Déc 2014 - 18:32

J'ai pris en compte vos commentaires, merci pour les informations ^^
(Et vous avez bien fait de supprimer le post de Carl Very Happy)

Plus sérieusement :

Uridan, je sais qu'un mage guerrier ne sera jamais au niveau d'une classe pure. Il faut noter que Lyt' est plutôt tournée combat, quand même, donc elle sera certainement un peu plus douée à l'épée, et un peu moins avec les sorts que les autres membres de sa classe. Mais effectivement, il faut simplement que je gère ça en RP :)

Néro, j'ai effectué les modifications dans ma fiche. Si tu les cherche, elles sont dans les derniers paragraphes de mon histoire, histoire de t'éviter d'avoir tout à relire.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, je serais ravi d'en discuter avec vous ^^
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Néro Elem

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MessageSujet: Re: All is dust - Lythalia Dyoll   Lun 8 Déc 2014 - 20:27

Voilà voilà. Nyan Cat

Je te valide, tu peux RP, passe ici pour ton rang :

Néro, Elem est venu ici...
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