''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un jour crépusculaire... [Sur invitation]

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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Dim 14 Déc 2014 - 13:46

Darion était dans la bibliothèque de Coeur-ébène lorsqu'un de ses sbires d'ombre vint le déranger. Cela faisait plusieurs nuit que le régent du crépuscule étudiait divers grimoires et encyclopédie relatant d'Orfol et de magie noire. Il avait fait de brillantes avancées, mais ces dernières étaient insignifiantes pour l'Ombre qui savait que son ennemi était bien trop puissant pour que l'on ne perce ses secrets aux travers de livres et autres récits.
Il leva donc ses yeux des bouts de papier, fixant l'être de magie qui se tenait face à lui. Les flammes noires qui composaient le corps de son sbire palpitaient à une fréquence régulière, révélant ainsi quelques éclats lumineux orangés. Darion fit alors un mouvement de main vers la droite, intimant à la créature de parler.

- Maître, je tenais à vous informer que le seigneur de la cité de Talassia avait refuser notre offre. Il semblerait qu'il est reçu un nombre non négligeable de renforts de la part du royaume de Madorass. Devons-nous lancer l'assaut?
- Non, envoyez un messager aux portes de la cité, et dîtes à ce pauvre seigneur que l'Ordre lui laisse sept jours. Sept jours durant lesquels il pourra choisir la reddition plutôt que la mort. La cité sera à nous, qu'il le veuille bien ou non.
- Entendu, maître.

Le sbire disparut alors, laissant Darion de nouveau seul dans la bibliothèque. Naturellement, le seigneur n'allait pas se rendre au bout des sept jours, ce genre d'idiots ne se rendaient jamais. Tout du moins, jusqu'à ce que l'Ordre ne les attaque directement. Certains continuaient de croire que l'Ordre n'était qu'une petite guilde de parias et criminels. Non, c'était bien plus que cela. L'Ordre du crépuscule était un royaume à part entière, une entité avec laquelle il valait mieux courber l'échine que jouer les héros. Malheureusement, ceux qui faisaient l'erreur de ne pas considérer la souveraineté de Carl et de Darion finissaient, justement, avec l'échine brisée.
Se relevant de son siège, l'Ombre s'en alla alors vers le portail des Remparts Nocturnes, convoquant au préalable à l'aide d'un corbeau d'ombre différents membres de l'Ordre, principalement ceux qu'il n'avait pas vu depuis une longue date. Il contacta Carl directement, afin de lui déclarer sur un ton plus que joyeux qu'ils allaient enfin pouvoir tester les nouveaux jouets dont le Squelette lui parlait sans cesse. Il alla voir Drael'Nar afin de lui dire au revoir et lui dire ce qui l'attendrait dans la cité pendant son absence, les diverses tâches qu'elle allaient devoir effectuer.
Ils allaient tous se retrouver aux abords de Talassia, dans cinq jours. Ainsi, le seigneur de Talassia aurait deux jours entiers pour imaginer le combat à venir, et voir son ennemi rire du futur carnage.
Avant de rejoindre le portail, il laissa son esprit vagabonder jusqu'à la conscience de son frère, Stilgar, dont il sentit la rage et la fureur. Un large sourire marqua le visage du régent du crépuscule alors qu'il s'imaginait déjà voir ce dernier déchaîner sa colère sur la cité. Empruntant finalement le passage magique, Darion arriva dans une immense clairière, et fut accueillie par un lourd brouillard et une fine pluie. Il était à quelques bons kilomètres de leur point de rendez-vous, aussi, il décida de passer par les ombres afin d'arriver plus vite. Il arriva le premier, et se plaça sur une des falaises qui dominaient la cité, observant cette dernière s'agiter vainement, comme une pauvre bête suppliant pour sa survie.


Il fut tiré de ses pensées macabres par un petit régiment de gardes qui patrouillaient dans les environs. Ces derniers avaient déjà leurs lames au clair et s'apprêtaient à se jeter sur lui, sans même une seule somation. La ville devait se trouver en état d'alerte et ne pas accepter le moindre visiteur. Mauvaise période pour le tourisme. Ricanant en fixant les pauvres soldats. Darion croisa les bras en attendant leur assaut.
Ces derniers n'attendirent que quelques minutes, hésitants à lancer le combat, avant de finalement se jeter sur lui. Laissant les premières lames s'enfoncer dans son corps, l'Ombre attrapa l'homme le plus près de lui par la gorge, et d'un geste vif, lui arracha la tête. Les autres gardes crièrent de rage, ou de stupeur, tout en reculant du monstre qu'ils venaient d'attaquer. Le régent du crépuscule les fixa d'un regard noir, avant de claquer des doigts, et de tous les perforer par plusieurs liens d'ombres, qui se divisèrent en diverses parties, faisant apparaître sur le haut de la falaise diverses statues humaines, aux membres séparés et à la tête empalée. Il était plus qu'évident que vu le nombre de gardes empalés, la cité de Talassia ne pouvait pas ne pas voir la position de Darion.
Ce dernier laissa un rire sardonique éclater dans la contrée, faisant vibrer sa voix jusqu'à la ville. Les membres de l'Ordre arrivaient, il les sentait tout près de lui. Bientôt, le vrai carnage allait commencer...

Darion forma alors un trône d'ombre sur lequel il s’essaya en attendant l'arrivée du premier membre de l'Ordre, entouré par une bonne vingtaine de cadavres d'hommes empalés.
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Lythalia Dyoll

L'incandescente

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Race : Démon
Classe : Mage-Guerrier
Métier : Mercenaire, Contrebandière
Croyances : Aucune
Groupe : Ordre du Crépuscule

Âge : 420 ans

Messages : 5

Fiche de Personnage : All is dust


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Mar 16 Déc 2014 - 2:36

Mauvais endroit, mauvais moment. J’avais eu tendance à les collectionner ces derniers temps, ces petits moments de malchance où tout semble se retourner contre vous… Ce qui me rendait particulièrement irritable, à ce sujet tout du moins. Après avoir enchaîné deux infiltrations qui avaient tourné court suite à ma découverte par les gardes de la ville, et un incendie qui n’avait pas pris pour cause de pluie, j’étais retournée dans mon monde pour me ressourcer. L’univers tout entier semblait vouloir se moquer de moi aujourd’hui, et je n’étais clairement pas d’humeur. Aussi j’essayais de me calmer, et de me préparer pour mes prochains méfaits, que je refusais de rater cette fois-ci. Mon retour dans le monde du dessus, Feleth, serait sanglant, je me l’étais promis. Et si quelqu’un avait pu rire de mes échecs, ces derniers temps, il apprendrait cette fois-ci à redouter mon ire, car je comptais faire de ma prochaine représentation quelque chose de grandiose. Quelque chose de sanglant.
Mes pensées plongées dans ces prévisions aussi terribles que réjouissantes, j’avais laissé mes pieds me porter. Dans le Vein, l’itinéraire que vous choisissiez n’importait que peu, puisque le monde changeait en permanence… Mais il existait certaines oasis de calme, où les métamorphoses de l’espace ralentissaient. Des oasis qui avaient le même effet sur mon physique d’ailleurs, qui arrêtait de changer à tout va pour un moment. Et, l’une de ces aires de calme me plaisait particulièrement. Un endroit où l’on pouvait s’installer, seul, et dans le silence le plus complet, pour contempler le paysage, et aspirer au moins un peu du calme de celui-ci. Comme tout ou presque dans ce monde ci, son nom  n’était pas officiel, mais on s’y référait en général sous le patronyme de « Lac des âmes perdues ». C’était un endroit dangereux, et donc souvent désert, de notre univers. Un endroit où j’aimais venir noyer mes pensées les plus sombres. Assise en tailleur en haut de ses falaises noires comme l’ébène, je contemplais l’onde, plusieurs mètres plus bas, qui semblait se mouvoir de manière aléatoire, sans raison apparente. Le spectacle m’apaisait étrangement, d’autant plus que personne d’autre ne se trouvait à proximité. Mon épée sur les genoux, je caressais lentement la lame, m’assurant de son tranchant du bout des doigts, les yeux toujours perdus au sein du paysage qui s’offrait à mon regard.

Je ne suis pas certaine de combien de temps je passais ainsi, l’esprit divaguant sur un millier de sujets différents, sans jamais véritablement s’intéresser à un seul d’entre eux. Les humains étaient des petits êtres pressés par le temps, vivant dans l’ombre de leurs morts prochaines… Mais j’étais une Démone. Nous n'avions pas les même peurs que les mortels, et mon âge avancé m’avait appris à profiter de l’instant, ainsi qu’à faire preuve de patience. Des leçons que certains hommes auraient tout intérêt à apprendre, s’ils souhaitaient démultiplier leur longévité. Plusieurs heures (ou peut-être jour, pour ce que j’en sais) après être arrivée, finalement rassérénée par le calme ambiant, je me levais à nouveau, prête à retourner à mes activités meurtrières. Mon épée retourna au fourreau rapidement, et je quittais l’endroit quelques instants plus tard à peine. Ouvrir un portail ici aurait été une hérésie pour le silence qui régnait sur ces lieux. Une fois suffisamment éloignée de mon lieu de repos, je m’arrêtais pour commencer à psalmodier quelques formules, à la fois magiques et porte bonheur, avant d’ouvrir une faille, entre ce monde et celui du dessus. Le tunnel dimensionnel qui s’ouvrit face à moi semblait à un abîme béant, qui attendait juste de m’avaler… Mais, l’habitude aidant, il ne m’effrayait pas. Je faisais donc un grand pas en avant, et pénétrait celui-ci.

Quelques instants plus tard à peine, j’étais ressortir de l’autre côté, sur les terres du monde de Feleth. Enfin, dans ses forêts, pour être tout à fait exacte. De hauts arbres ayant perdu la majorité de leur feuillage me contemplaient silencieusement, comme des gardiens immobiles qui observaient les visiteurs passer. Enfin, s’ils avaient étés des gardiens, nul doute qu’ils m’auraient arrêtée, j’avais fait plus que suffisamment de mal à cette terre pour mériter milles morts… Que je n’étais pas prête à subir. Le portail derrière moi se referma alors… De ce côté-ci, les passages étaient parfaitement invisibles, mais je sentais ma magie me revenir après avoir animé la faille pendant quelques instants. Je restais pendant quelques instants immobile, et silencieuse, scrutant les environs de tous mes sens, mais personne ne semblait à proximité. Un petit soupir de soulagement se fit entendre dans la clairière, alors que je relâchais la tension dans mes muscles, et cherchait un chemin à prendre. Je n’avais pas de destination particulière pour le moment, simplement le village le plus proche, histoire de pouvoir m’y reposer et m’y nourrir… Et peut-être y assouvir mes envies de carnage.
Finalement, je repérais un chemin de terre qui semblait régulièrement fréquenté, et qui portait donc la promesse d’une bourgade non loin… Mais alors que je me mettais en route vers celui-ci, un croassement  retentit dans les bois. Un que je reconnaîtrais parmi cents autres. L’un des corbeaux d’ombre de l’Ordre. Génial. Et il me cherchait moi. Je me figeais donc dans mon avancée, attendant donc que l’animal me rejoigne, et me délivre son message. Quelques secondes plus tard, ce fut chose faite. Les informations étaient plutôt bonnes : l’Ordre prévoyait de soumettre une ville par la force, et j’étais conviée pour participer au carnage. Une idée qui me plaisait bien. Mais ce fut lorsque je regardais la date que tout s’assombrit soudainement. Demain ? Nous avions rendez-vous demain, aux abords d’une cité qui était à au moins une vingtaine d’heures de marche à pied ? Merde. Si j’arrivais à être à temps là-bas, cela tiendrait du miracle… Même si les festivités ne commenceraient pas immédiatement. De rage, mon épée alla se planter dans l’un des conifères à proximité, et quelques grognements plus tard, celui-ci prit soudain feu. Un petit exutoire à mon énervement, toutefois bien trop maigre. Il semblait que j’avais véritablement la poisse ces temps-ci.

Enfin, il n’y avait pas de temps à perdre visiblement. Une fois le corbeau reparti, je récupérai mon arme avant de me lancer, en trottinant, sur la route, en espérant arriver au village le plus proche rapidement. Une fois là-bas, peut-être pourrais-je trouver un moyen de transport qui m’éviterait d’arriver trop en retard. Je parcourais donc rapidement les bois, et peu après la sortie de ceux-ci, un petit hameau m’accueillit, composé de quelques bicoques de fermier, d’une auberge, et d’un puit. Je rentrais dans la taverne, devant laquelle était parquée une charrette que j’avais bon espoir d’emprunter dans le but de me rendre rapidement à ma destination. Quelques questions dans la salle principale me permirent de repérer un paysan barbu qui, me disait-on, était le propriétaire de mon futur moyen de transport. Après quelques négociations avec celui-ci, il accepta de me transporter, contre rémunération, sachant que celle-ci lui serait due à notre arrivée à l’endroit convenu. J’étais chanceuse, il avait besoin de vendre ses récoltes, et cette ville était l’un des meilleurs endroits pour le faire. Quelques minutes plus tard, ainsi qu’un repas pour moi, lui et moi nous mîmes en route, direction la prochaine cible de l’Ordre… Bien que mon nouveau conducteur ne soit pas au courant.
Le voyage passa lentement, alors que je somnolais malgré les cahots de la route. Au moins, je serais en forme pour le massacre lui-même. Et, peut-être même à l’heure. Le vieil homme à mes côtés essayait de faire la conversation, les quelques fois où j’étais effectivement consciente, mais je ne lui répondais que peu, et il finit par abandonner l’idée, découragé par mon manque de répartie. Il était là pour m’amener d’un point à un autre, pas pour discuter. Nous n’aurions pas vraiment eu de sujets de discussion, de toute façon. Enfin, après une durée qui me sembla interminable, notre duo de fortune arriva en vue de la cité de Talassia. Bien. Je demandais alors à mon conducteur de s’arrêter quelques instants. Celui-ci obtempéra, et à peine étions nous stoppé hors de vue de la route, que l’une de mes dagues alla se ficher dans son flan. Pas trop près du cœur, pour ne pas prendre le risque de le tuer, mais suffisamment profondément pour qu’il reste cloué à son siège. J’avais finalement encore un peu de mage, aussi allais-je pouvoir m’amuser.

Après une bonne heure de boucherie en tout genre, plus un passage dans la rivière la plus proche afin de me nettoyer du sang du pauvre homme, je ramenais le chariot sur la route. Celui-ci, s’il avait été une simple carriole de marchand, semblait dorénavant tout droit sorti des enfers. J’avais arrangé le cadavre de mon conducteur pour que celui-ci ressemble à une pierre tombale, et en lettres de sang était inscrit, à l’avant du véhicule : « Nous arrivons ». Rien de plus, rien de moins. La scène était parfaite, morbide à souhait, et j’avais même eu l’occasion de me divertir quelque peu. Une fois prête, je mettais le feu à l’arrière de la charrette, et mettait une grande claque sur l’arrière train de la mule qui tirait tout cela. Celle-ci partit au trot en direction de la ville, accélérant au fur et à mesure qu’elle voyait le feu se rapprocher d’elle. Finalement, arrivée devant les portes, elle tenta de freiner des quatre fers pour ne pas entrer en collision avec l’enceinte de la cité, mais échoua à cet exercice, et se renversa sur le côté, révélant aux témoins le contenu macabre de son chargement… Alors que je souriais, et sautillait comme une petite folle depuis mon point d’observation, un peu plus haut sur la colline.
Finalement, je me mettais en route pour ma destination finale : le lieu de rendez-vous des membres de l’Ordre. Après une dizaine de minutes de marche supplémentaire, destinées à contourner les falaises aux abords de la ville, j’arrivais en vue de la ligne d’arrivée. Et je n’étais visiblement pas la seule présente. J’assistais alors à une scène qui en aurait fait cauchemarder beaucoup : un combat entre le Régent du Crépuscule, et une troupe de garde. La fin fut rapide, et abominable. Ou, plutôt, assez amusante en réalité. Une fois  les cadavres tous empalés sur des piques faite d’une matière étrangère à ce monde ci, et l’un des dirigeants de l’Ordre assit sur un trône de même nature, je m’approchais dans sa direction, le rejoignant en haut des falaises qui surplombaient la ville. On pouvait toujours voir le chariot qui m’avait amenée brûler un peu plus bas, alors qu’une troupe de badauds empêchait ceux qui souhaitaient éteindre le feu de travailler correctement. Mon sourire s’élargit encore un peu alors que je me plaçais à la droite de notre dirigeant sans un mot, ignorant totalement le cérémoniel approprié pour ce genre d’occasions… Je n’avais jamais été très douée pour la politesse et les mondanités en réalité. Je me contentais donc de me tenir là, une main sur l’une des dagues à ma ceinture, et l’autre pendant le long du corps, attendant que Darion prenne la parole… Ou qu’un autre membre arrive. Ce qui semblait plus probable, d’ailleus.
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 244

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Jeu 18 Déc 2014 - 23:52

Un coup de pelle. Puis un autre, et encore un autre. Le trou s'agrandit, s'approfondit, comme on dit, mais jamais ne dévoile le fruit de ses recherches. Lorsque le manche en bois se brise, il soupir, las, et continue a creuser a main nue. Un de ses ongles volent en éclat, tout simplement, à la rencontre d'un silex de la taille d'un poing, aussi coupant que la lame de sa hache, mais ce détail ne freine pas ses recherches. La terre se colle à la plaie ensanglantée de son doigt, formant ainsi un pansement naturel particulièrement douloureux ayant le mérite de contraindre le pillard à serrer les dents. Rien de grave, rien d'important, à soigner plus tard, pense-t-il, sans s'arrêter de pelleter. Au-dessus du trou, un énorme reptile mort-vivant, debout, l'observe, l'air perplexe en se nettoyant les yeux a coups de langue fourchue. Nouveau silex, nouvelle plaie. Il jure et continue, pas le moins du monde découragé. La fouille dure longtemps, des heures entières s'écoulent et...Lorsque finalement, ses doigts ensanglantés se heurtent a l'ouvrage en satin refermant le fruit de ses recherches, la nuit est tombée depuis bien longtemps. A coup de hache, il brise le couvercle, retire les débris...Puis quelque chose le frappe a l'arrière du crâne.
Tout devient noir.

Noir.
Vrai qu'il faisait noir. Et qu'est-ce que ça faisait mal, bon sang!
"-Tout va bien monsieur?"
Ledit monsieur cligna des yeux en se frottant vivement la tête. Ses souvenirs, déjà particulièrement confus en temps normal, l'étaient deux fois plus que d'habitude. Carl s'éclaircit la gorge.
"-Ca va ouai. J'ai dû m'assoupir un instant. J'ai senti une sacrée secousse bon sang ! Qu'est-ce qu'il s'est passé?"
La voix étouffée de ce qui devait être Walter, assit à l'avant de la charrette où ils devaient se trouver, lui répondit aussitôt :
"-Cette route est truffée de nid de poule, nous avons dû rouler sur l'un d'eux, j'en ai peur."
L'intéressé hocha la tête comme si son sous-fifre pouvait le voir, puis glissa sur le coté gauche de la banquette pour tirer le rideau noir occultant se trouvant devant la vitre de la porte. Ceci fait, il jeta un coup d'oeil rapide vers l'extérieur :
Les environs étaient pour le moins...Grisâtres. Et rocailleuses. Les nuages chargés de pluies se mêlaient aux collines de pierre encadrant le trop étroit chemin qu'ils étaient obligés d'emprunter et...En se penchant un peu, on pouvait apercevoir la colonne de carrioles noirs suivant leurs lentes progressions. L'intégralité de leur contenu provenait du sous-sol du manoir. De son manoir. Ca risquait d'être intéressant.
"-Walter?!"
L'homme à tout faire répondit de son habituel ton neutre :
"-Monsieur?
-Sommes-nous encore loin?
-Si peu, a vrai dire, de là où je suis je peux voir le trône de votre ami l'Ombre. Nous ne sommes pas les premiers à venir a lui."
Carl cracha ce qui devait être un court ricanement, puis tapota le toit en bois d'ébène au-dessus de lui, à l'aide du fourreau de son épée. Au troisième coup, un grognement fort grave lui répondit. Morgar avait le sommeil lourd, ces temps-ci. Un peu comme son maître en fait, ça devait être la saison. Ou alors, le temps essayait encore une fois de les rattraper. Amusant. Ce dernier ne semblait définitivement pas savoir quand abandonner. Mais qu'importe, le rituel pouvait bien encore le maintenir jeune un ou deux mois, pour l'instant, il y avait plus important.
Et plus amusant.
Le véhicule s'immobilisa et aussitôt, un silence pesant s'installa. Carl entendit Walter descendre de son siège, à l'avant, et faire le tour du carrosse. La minute d'après, il lui ouvrait la porte.
"-Bienvenue aux abords de la future cité fantôme Talassia, monsieur." Lâcha l'homme à tout faire, sans la moindre pointe d'humour dans la voix.
Carl hocha la tête, se leva de sa confortable banquette en cuir d'un bond, puis descendit de cet engin de malheur. Les deux squelettes de chevaux les ayant tiré jusqu'ici, dont les orbites vides crachaient des flammes vertes du plus bel effet, piétinèrent dans le vide. Puis s'immobilisèrent de concert au moment où le nécromancien posa ses yeux sur leurs blanches carcasses. Walter ferma la porte derrière-lui, puis entreprit de vérifier que les carrioles derrière-eux arrivent à se décharger sans encombre tandis que son employeur partait à la rencontre de Darion et de la demoiselle a ses cotés. Elle n'avait clairement pas l'air d'être Drael Nar. Sans doute une employée de l'ordre? Sa silhouette ne lui était pas inconnue, pourtant il avait tout le mal du monde à retrouver son nom. Comme d'habitude. Oh qu'importe.
Le frêle chevelu, engoncé dans l'armure qu'il revêtait de moins en moins souvent, franchit les quelques mètres le séparant de l'Ombre sur son trône en prenant soin de réveiller chaque partie de cadavre empalé ayant le malheur de se trouver sur son chemin.
"-Darion, Darion, Darion. Tu as un problème avec les entrées théâtrales, vraiment. Et je ne dis pas ça pour te flatter."Au passage, il attrapa la tête chauve d'un homme dans la trentaine, empalée sur une pique, dont les mâchoires claquaient bruyamment à un rythme constant, dans le vide. "Enfin c'est déjà moins exagéré que le dragon de l'autre fois, je suppose que nous progressons. Comment va ton père?"
Incapable de retrouver le nom de la femelle aux cotés de Darion, Carl se contenta de la saluer du regard en jonglant avec la tête précédemment récupérée. Au troisième rattrapage, la balle improvisée perdit un œil, qui s'écrasa sur la botte du jongleur en un silence tout bonnement répugnant tant ce dernier était dépourvu de toutes protestations. Les zombies se fichaient toujours d'avoir mal, c'était là le seul trait ennuyeux dont ils disposaient, si on oubliait leurs aberrantes stupidités, bien entendu.
Morgar descendit finalement du toit du chariot, derrière-eux. Le dragon mort-vivant s'étira longuement, puis rejoignit en quelques bonds les deux chefs, qui échangeaient diverses civilités tandis que l'ombre de Carl, sur le sol, se déformait de manière fort peu naturelle.


Spoiler:
 

_________________
Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !
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Vektor Noirsang

L'ombre du Squelette

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Race : Démon commun
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Traqueur de L'Ordre
Croyances : Nuit éternelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 500 ans

Messages : 24

Fiche de Personnage : Ombre à jamais.


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Ven 19 Déc 2014 - 12:11

Face contre terre, un homme en piteuse état reprend péniblement conscience. Il se redressa, passa sa main sur son visage, puis dans ses cheveux avant de se figer. La pièce sombre dans laquelle il se trouvait ne lui disait rien. Il observa cette environnement qui lui était inconnu : 5m² environ, rien sur le sol, ni sur les murs, pas de fenêtre et pour finir une seul entrée bloqué par des barreaux à l'allure tranchant. A l'extérieur, on pouvait entendre des gémissements, comme ci plusieurs personne se faisaient torturer. Ne comprenant absolument pas ce qu'il faisait dans une cellule et n'ayant rien à ce reprocher, l'individu agrippa fermement les barreaux pour clamer haut et fort son innocence. Grossière erreur,  l'entrave métallique qui l'empêchait de sortir n'avait pas juste l'air tranchante. L'homme grogna de douleur, recula par réflexe pour s'éloigner de se piège et trébucha.

- Laissez moi sortir !!! Hurla t'il

Les cris cessèrent soudainement, un silence de mort s'abattit alors sur cette endroit inconnu, se disant qu'il venait de faire une erreur, l'inconnu se leva et recula au fond de la pièce. Un bruit sourd se fît entendre, on aurait dit que cela venait de toute les directions, cela n'était guère rassurant. Puis cela prit fin brusquement et dans le couloir une des cellule s'ouvrit. Sans un mot, lentement, le prisonnier s'approcha des barreaux, juste à temps pour voir une silhouette passer à tout vitesse dans le couloir.

-Hey, aidez m...

Ses paroles furent interrompu par un bruit de chute, suivi d'un hurlement qui s'arrêta dans un gargouillis immonde et un râlement morbide. La main plaqué contre sa bouche, comprenant ce qu'il venait de se passer mais le visage de l'homme se décomposa lorsqu'il entendit une mélodie plus que familière

-Alina ?....

C'était l'air que jouer la boite à musique qu'il avait offert à sa fille de 7 ans, ça venait du couloir, il plissa les yeux et aperçu une petite forme devant la grille, tenant quelque chose dans ses mains. "Alina !" S'exclama t'il

-OUI PAPA !

Une voix grave et éthéré glaça le sang du père qui se figea, la créature qui se trouvait en face de lui, dans le couloir lui montra ses yeux, d'un rouge sang. Elle arrêta la musique et se mit alors à chantonner un air :

Alina, j'ai mangé, par ses jambes j'ai commencé
Alina, déchiquetée, s'est mise alors à hurler

Tout à coup, les murs de la cellule, le plafond se mirent à bouger. Des mains griffus sortaient des ténèbres environnante. Affolé par ce qu'il se passait, l'homme se mit au milieu de la pièce, essayant  de na pas entrer en contact avec ces choses. Une vingtaine de paires d'yeux brillant dans l'obscurité tapissaient à présent les murs et le plafond de la cellule et c'est en cœur que les créatures hurlèrent

Alina, dévorée, par son cœur j'ai terminé  !

Le petit corps sans vie de sa fille dégringola du plafond et tomba à quelque centimètre de son géniteur qui hurla d'horreur en voyant la dépouille meurtri de son enfant.

-Non non non non, pas ça, pas ça. murmurait t'il, en pleure

Les choses sur les murs se mirent à claquer des dents de manière répétée, créant une symphonie macabre, les barreaux de la cellule se soulevèrent, laissant place au couloir froid et obscur, une ombre beaucoup plus grande se tenait là, fixant le prisonnier qui tenait les reste de son enfant dans ses bras. Sous le choc, paralysé par la peur et la tristesse, il ne bougeait pas. L'ombre s'approcha de lui et le souleva sans aucune difficulté, serrant de plus en plus fort son étreinte.

Nous sommes fait de la même matière que les cauchemars

*
**

L'ombre du squelette se déforma, doublant de taille. Son aspect changea en une sorte de liquide noir et épais qui se mit à bouillonner, une forme en émergea: Vektor se tenait à présent aux côtés de Carl, il salua son frère, ainsi que l'assombri qui se trouvait déjà là d'un signe de tête. Greyback apparu à côté de son maître quelques secondes plus tard, monta sur son épaule et fixa la démone d'un air perplexe avant de lui sourire, révélant ses dents acérés. L'éclat d'ombre croisa les bras et se mit à attendre en silence, que la boucherie commence.
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Deăndri Weýlth

La plantureuse

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Race : Demi-Syrinx
Classe : Alchimiste
Métier : Fabricante de popo
Croyances : none
Groupe : Ordre du Crépuscule

Âge : Inconnu

Messages : 8

Fiche de Personnage : Ⅰ) fiche perso


MessageSujet: Deăndri Weýlth   Sam 20 Déc 2014 - 11:24


Sortir de son terrier. Etre en contact avec des gens. Parler. Deăndri haïssait tout cela très fortement. Quand elle sortait de sa forêt, c'était principalement pour participer aux quelques rassemblements de l'Ordre. Ce n'est pas qu'elle y allait à contre-coeur, mais en règle générale, elle n'était pas forcément très enthousiaste quand on l'arrachait à son cocon. La jeune femme vivait tellement en harmonie avec son environnement que quand elle était contrainte de le quitter, c'est comme si elle était dévitalisée. Bien qu'heureusement ce n'était que ce qu'on pouvait penser, elle ne perdait absolument rien de sa force vitale. D'ailleurs, sa haine n'en était que décuplée et son envie de massacre apocalyptique prenait toute sa réelle ampleur.
Comme vous pouvez l'imaginer, c'est donc avec peu de joie que Deă se leva ce matin. Elle ne dormait généralement pas beaucoup, c'était son côté humaine qui l'y obligeait. La nuit pour elle était palais de plaisir. C'était sa demeure. Elle évoluait dans la nuit bien mieux que dans le jour. N'était-ce pas normal pour une âme dont la noirceur avait autant pris le pas sur la lumière ? Et cela; si bien sûr, il lui restait une part de lumière. Dans tous les cas, si celle-ci persistait, comprimée dans le royaume de l'impureté de l'âme de Deă, elle n'avait nulle chance de se développer et d'écraser la nuit qui l'oppressait. Deăndri n'avait ni empathie, ni compassion, pas même la notion de pitié ne venait embuer son esprit. Elle était défaite de presque tout sentiment. C'était devenu une carcasse vide. A peine capable de laisser transparaître une émotion quelle qu'elle soit sur son visage de porcelaine. Sauf peut-être celle de la haine et du mépris le plus intense. Personne ne savait vraiment ce qu'elle haïssait ou ce qu'elle méprisait, mais ce qui était sûr c'est que personne ne voulait être l'objet de sa profonde aversion.

La plantureuse femme revêtit un pantalon de cuir, de hautes bottes de la même matière, et un léger haut de voile blanc, volé sur une ange perdue sur ses hostiles terres forestières. Elle n'avait pas l'habitude de s'habiller, c'était les plantes qui s'en occupait d'habitude. Et de toute façon elle ne se préoccupait que bien peu de son apparence. Elle prit bien évidemment plusieurs fioles remplies de liquides tous plus étranges les uns des autres. Certaines fioles paraissaient remplies de l'essence même du mal et de la souffrance. C'était son art, sa poésie, sa magie. C'était du poison qui coulait dans les veines de Deăndri. Et personne ne se serait aventuré à la défier sur ce sujet. Quiconque osait se mesurer à elle dans ce domaine, repartait avec son cerveau dans la bouche et du sang dans son pantalon. Il ne fallait pas rigoler avec ça. Elle n'était pas moins effrayante qu'un quelconque sorcier qui lançait des sorts avec les yeux ou les mains. Pas moins effrayante qu'un guerrier à la lame agile et meurtrière. Son art était certes, plus modeste, mais pas moins efficace et elle n'en était pas moins redoutée.

En route vers le point de rendez vous, sa fidèle dague dans la botte, elle ne put s'empêcher d'arracher l'âme (façon de parler) de quelques hommes courageusement animés d'une passion malsaine envers ses attributs féminins. A vrai dire, à peine leurs regards dégoulinants d'envie perverse se posaient-ils sur elle, qu'ils étaient déjà à mordre la poussière sans plus aucune once de dignité. Elle croisa aussi quelques jeunes femmes, bien trop pures à ses yeux, des jeunes femmes dont la lumière intérieure lui brûlait les yeux. Il ne lui fallut pas plus de temps qu'il n'en faut pour le dire pour qu'elles se retrouvent toutes autant qu'elles étaient, corrompues, déviées et purulentes d'insanité. Deă, quand elle ne détruisait pas la personne, détruisait l'âme et la vie. Elle mettait au point des poisons qui aujourd'hui seraient appelés drogues. Des poisons si puissants, qu'ils corrompaient les esprits et rendaient les gens fous à lier. C'était pour elle encore plus jouissif que de les tuer. Les voir ainsi s'auto-détruire et détruire leur entourage, Deă s'en nourrissait allègrement.

Deăndri était dans l'Ordre depuis pas mal de temps, du moins elle était arrivée peu de temps après sa création. Du coup elle connaissait à peu près tous ses membres, même si retenir les appellations de chacun n'était pas vraiment son fort. Et bien sûr quand elle arriva au lieu de rendez-vous, tout le monde était déjà là. Peut-être que les hostilités avaient déjà commencé. Mais ça elle s'en fichait bien, elle faisait déjà l'honneur de sa présence, c'était beaucoup. Elle jeta un rapide coup d'oeil aux personnes présentes, et ne put s'empêcher de lâcher un petit sourire malsain, elle se languissait d'avance des événements à suivre. Du sang et des cris. Ça faisait longtemps, et son enthousiaste, pourtant peu présent à son réveil commençait à naître au fin fond de son âme corrompue.

Elle enjamba quelques cadavres et contourna quelques pals puis rejoint enfin la masse d'assombris qui s'accumulaient autour de Darion.
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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
Classe : Lame noire
Métier : Anciennement forgerons et garde du corps.
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Inconnu.

Messages : 47

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Lun 29 Déc 2014 - 16:52

Maître … Je persiste à poser la question. Vous pensez réellement que ce … Cet apprentissage puisse m'être d'une quelconque utilité, par la suite ?
Danalieth, il est pour toi beaucoup de choses dont je me préoccupe. C'est normal. Tu es mon esclave. Je dois veiller à ce que tu ne manques de rien, que ta santé soit correcte, que tu reçoives soins, logis, et que tu sois à même d'exécuter les tâches que je pourrais à mon bon vouloir te confier. Cependant, il est une chose dont je me préoccupe assez peu, à vrai dire. C'est ton avis. Tu vas donc te contenter de lever de nouveau ce marteau, et de me marteler cette barre de fer brûlante jusqu'à ce qu'elle ressemble à une épée digne de ce nom.
Maître, j'ai tendance à penser que vous manquez d'empathie, par moments.
Et j'ai tendance à penser que tu oublies un peu facilement ta condition lorsque tu t'adresses à moi … Mais dans le fond. Peu importe.

L'esclave s'essuya le front de sa main nue, soufflant un peu. Il était ruisselant de sueur. Peu étonnant. Les forges de l'ordre, même si elles étaient loin d'être conventionnelles par leur taille ou leur activité, n'étaient pas plus fraîches qu'une autre, au contraire même. La montagne dans laquelle était creusé le quartier général retenait si bien la chaleur des grands fourneaux que cette dernière, au lieu d'être évacuée vers l'extérieur, se contentait de ressortir à l'intérieur des galeries, donnant un certain goût d'enfer à l'endroit. Pour les pauvres humains comme Danalieth, c'était passablement incommodant. Pour un être du vein tel que Mortelame, c'était un détail, a prendre en compte, mais très facile à ignorer. Le jeune esclave se demandait d'ailleurs comment se faisait-il que son maître, depuis qu'il s'était mit en tête de lui apprendre à fabriquer des épées correctement, et qu'il restait là avec son équipement en métal, n'avait pas spontanément prit feu. Ce n'était pas comme si la toile et le tissus qui le constituait étaient particulièrement ignifuges … Même si tout cela importait peu, au final. Le jeune blond était très loin d'en être à sa première surprise avec le démon, et ce ne serait très certainement pas la dernière non plus. Et puisque ce dernier voulait lui apprendre à forger des épées … Et bien soit, il apprendrait à forger des épées. Regardant la barre qu'il tenait dans sa main gantée se tordre, et émettre un bruit étrange, il serra un peu les dents, frustré.

Et bien … Ce n'est pas de cette barre que tu fera pas une épée non plus. Tu doses mal ta force, et tu ne vises pas les bons endroits pour frapper.
Maître, vous ne m'aidez pas beaucoup … Vous savez repérer mes échecs, mais pas me donner la voie pour les éviter. Et mes connaissances sont en somme assez limités ...
Ça viendra, Dan, ça viendra ...
Est-ce que vous venez de m'appeler … « Dan » ?

Devant l'absence de réponse du spectre qui lui servait de maître, le jeune esclave resta perplexe quelques instants. Ne pouvant que très difficilement interpréter une expression inexistante, le jeune homme plissa les yeux. Il assuma au bout de quelques instants, plus par pure déduction logique qu'autre chose, qu'il s'était perdu dans ses pensés, et ne pouvait donc pas réellement prétendre à répondre à sa question. Ou alors, il la traitait par le mépris, option moins probable, bien que plausible également. Il était loin de se douter que l'encapuchonné, malgré ses talents certains de forgerons, était en train de faire face à un problème qu'il n'avait pas considéré. Il ne se rappelait tout simplement plus de la manière dont il avait apprit à maltraiter, chauffer, déformer, refroidir et torturer le métal pour en faire des épées, lances, armures et autres objets scintillants, pour la plupart mortels. L'époque où il était jeune forgeron, apprenant à côté de son père à tordre son premier fer de cheval, était désormais si loin qu'il ne lui en restait que des brides. Des brides bien vagues, et parfois aussi décousues que dénuées de sens, en dehors de leur contexte … Une seule image persistait. Une seule image, au dessus de toutes les autres. L'image de l'amour de sa vie. Ni plus, ni moins. Chaque trait de celle qui avait été sa femme restaient gravé en lui, plus fidèlement encore que s'il ne l'avait vu le matin même. Son rire. Son plat préféré. Ses mimiques, ses tiques de regard et de gestuelle. Il n'oubliait rien de cela. Rien.

Fait relativement inhabituel, un corbeau bien étrange vit se poser sur l'épaule du spectre, tentant de se trouver un emplacement entre les piques qui sortaient de la tenue de l'horreur nocturne. Ce dernier, sortant de ses réflexions, détacha le message qu'il portait à la patte. L'écriture était propre, soignée. Le moyen de véhiculer l'information, déjà connu. L'un des deux fondateurs de l'ordre demandait ses services … Aussi étrange que cela puisse paraître, le démon ne se souvenait plus de l'issue de la précédente rencontre qu'il avait fait de cet homme. Si c'était un homme, bien sûr … Quoiqu'il ne semblait nullement appartenir à la gent féminine. Rangeant le morceau de papier, après l'avoir replié, dans une poche sur le fourreau de son immense épée, le démon se tourna vers son esclave, qui le regardait, un morceau de métal brûlant dans son épais gant de cuir, un marteau de forgeron dans l'autre, et un tablier de forgeron lui couvrant l'intégralité du torse ainsi qu'une partie des jambes.

Tu passeras par le bain ce soir, Danalieth … Ton visage n'inspire pas le passage récent d'un savon.
Vous êtes véritablement un expert dans l'art de parler sans délicatesse aucune, n'est-ce pas ?

Je dois te quitter. Pour une semaine, peut-être plus … Je ne me souviens pas très bien de la distance qui sépare cette montagne de la ville de Talassia. C'est amusant … Je crois que j'étais présent, lorsqu'on a érigé cette place forte.
… N'est-elle pas pluri-centenaire ?
Vielle de 8 siècles, si je me souviens bien. Ce monde a beau être plus constant que le vein, il change beaucoup aussi, pourtant ...
Pourquoi dites-vous ca ?
Parce que j'ai vu cette ville naître, et que je vais visiblement faire parti des auteurs de sa destruction. Ou en tout cas, de l’annihilation de ce qu'elle est actuellement … N'hésites pas à demander conseils à d'autres forgerons ici. Observe. Exerces-toi sur plus simple qu'une épée aussi, comme un fer à cheval … J'ai oublié que les hommes ne savaient pas tout faire à la naissance.
Vous me voyez gré de constater que vous faites une telle découverte avant de vous mettre en tête de m'apprendre à voler.
Humph. Fais attention, je pourrais te l'apprendre d'une manière qui te déplairais très fortement … Pour peu qu'il y ait un ciel au dessus de nos tête, et pas plusieurs tonnes de roche. A plus tard, Danalieth … Et tu as interdiction de quitter ta montagne, même avec ta broche de l'ordre.

Se détournant du jeune blond, qui soupirait en se tournant vers le reste des haut-fours et des cuves de métal en fusion, le démon se mit à marcher d'un pas vif vers la sortie de cet endroit. Le corbeau, qui n'avait pas encore décollé de son épaule, sembla la considérer comme un perchoir confortable, et y resta jusqu'à ce que, après plusieurs dizaines de minutes de marche, d'escaliers et de couloirs en tout genre, le démon ne sorte finalement à l'air libre. L'après-midi semblait toucher à sa fin. Peu importait à la lame noire : il ne ressentait ni fatigue, ni envie de dormir. Et de fait, la première partie de son voyage serait probablement la plus calme … Les voyages de nuit l'étaient toujours.

Hum … Tu as des frères destinés à distribuer le message aux autres compagnons du crépuscule qui mènerons la bataille avec moi, ou tu accomplit ta tâche seul?

La créature, qui n'avait à bien y regarder rien d'un véritable corbeau, sembla trouver adapté comme réponse de se … Disperser quelques instants en fins voiles noirs. Ces derniers, que l'horreur nocturne se représenta comme la matérialisation la plus pure de l'ombre elle-même, finirent par se ressouder en … Deux corbeaux, sur chacune de ses épaules. L'un d'eux, un message à la patte, décolla dans l'immédiat vers sa prochaine cible. L'autre resta sur l'épaule du démon, l'observant comme s'il attendait un ordre.

... Je ne suis pas certain que ton maître t'avais doté de cette capacité à la base, toi … Mais peu importe. Mènes-moi donc à cette ville … Nous devons y être dans 3 jours, si j'ai bien compris … Il vaudrait mieux que je force le pas. Et que je ne me perde pas, bien sûr.

Opinant du chef comme s'il avait compris chaque mot qu'avait émit la créature de haillons, l'animal d'ombre déploya ses ailes presque diaphanes en cette lueur de fin de journée, et s'éleva dans le ciel en se mettant à suivre le sentier de terre battue. Soupirant en se disant qu'il devrait bientôt mettre des bottes sur les bandages qui lui couvraient les « pieds », le démon se pencha en avant, et prit une impulsion pour se mettre à courir.

Courir lorsque vous pesez 10 kilos et que vous n'offrez qu'une résistance modeste au vent est un jeu d'enfant. Pour un être tel que Mortelame qui, en plus, possédait un équivalent de musculature bien plus développé et puissant que n'importe-quel humain – et que bien des démons -, l'idée justement de « piquer un sprint » sur plusieurs dizaines, voir centaines de kilomètres n'avait plus rien d'amusante, car elle n'offrait aucun défi. Et à la vitesse à laquelle il se déplaçait, ses jambes n'étaient plus qu'une sorte de brouillard flou et gris qui soulevait de légères traces de poussières derrière lui. En cela, sa situation était tout de même plus pratique à l'époque où, dénué de « jambes », il se contentait de faire en sorte que ses bas ne raclent pas trop le sol. Le corbeau, créature lui aussi surnaturelle, volait tout aussi inlassablement vers leurs destination, battant parfois des ailes, même si une force venue d'un autre monde l'en dispensait sans problème. Pour son plus grand plaisir, le démon ne croisa presque aucune âme durant son voyage, à l'exception peut-être d'un groupe de bandits. Si ces derniers ne portaient pas ce titre sur une pancarte passée autour de leur cou, ils en avaient très clairement l'apparence. Le corbeau, comme de fait, s'arrêta sur le crâne chauve de ce qui semblait être le dirigeant du groupe. Ce dernier, énervé, tenta d'attaquer l'animal, sans résultat concluant. Au bout de plusieurs minutes, que le spectre passa à observer la scène, les bras croisé, l'imposant malfrat finit par se tourner vers l'être de haillons et de piques, vociférant pour qu'il « reprenne son animal du diable ». Le démon, lui, se contenta d'observer le corbeau. Ce dernier semblait attendre quelque chose. Il fit un petit mouvement de tête, désignant du bec le pommeau de Blanche, qui dépassait de l'épaule du démon. Ce dernier observa l'animal d'ombre quelques instants, avant de lâcher un équivalent de soupire. Il finit par dégainer sa lame, et s'approcha du groupe.

Quelques minutes plus tard, le corbeau et le tas de tissus en suspension quittaient les lieux, ne laissant derrière eux qu'entrailles, viscères, sang et carnage. Au centre, sur ce qui ressemblait fortement à une jambe nue, dont les os avaient étés brisés, on avait marqué en lettre de sang sur la peau pâle « Ordre du crépuscule ». Le corbeau semblait avoir été passablement satisfait de cette petite escale, et pressa même un peu son vol. En 2 jours environs, le duo insolite fut présent à la ville de Talassia, où ils passèrent la journée qui leur restait à observer les remparts et fortifications de la ville. L'horreur nocturne profita même de la nuit pour pénétrer l'enceinte des remparts, et étudier la cité. Intéressante, mais sans plus. Si le chef de l'ordre avait ses raison de vouloir envahir cet endroit, elles n'apparaissaient pas clairement au spectre. Au cours de sa visite, il croisa dans les rues une petite troupe de gardes, qui visiblement inspectaient les rues. En pleine nuit, il lui suffit d'une pensée à peine pour disparaître à leur vue, et quitter la ville sans plus de soucis. Il s'amusa cependant le lendemain matin de constater que d'autres groupes armés patrouillaient, cette fois en dehors de la ville … visiblement, son passage n'était pas passé inaperçu. Le démon passa la mâtiné à sculpter de ses griffes un morceau de bois, tout en continuant à surveiller la cité. Ce ne fut qu'au début de l'après-midi qu'un événement notable se produisit enfin : l'arrivée, par le biais d'un portail relativement étrange, d'un homme. Même à cette distance, l'horreur nocturne n'eut pas trop de difficultés à reconnaître un des deux dirigeants de l'ordre, qu'il vit plus ou moins proprement mettre à mort un des groupes de surveillance, et se servir de leurs cadavres comme d'un sinistre avertissement pour tous ceux qui pourraient, dans leur folie, croire que la ville pourrait tenir face à un siège de l'ordre.  Le corbeau d'obscurité toujours sur l'épaule, le démon remarqua également l'arrivée de deux autres membres du crépuscule … Ou plus : une jeune femme qui ne lui disait rien ( il faudrait réellement qu'il fasse connaissances avec plus de membres de son groupe, un jour ), et le squelette, qui était venu dans son habituelle diligence … Accompagné d'une armée de morts-vivants, visiblement. L'ombre du grand lâche, d'ailleurs, se déforma jusqu'à donner naissance à un nouvel individu. Encore un parfait inconnu. Observant un instant le visage de sa femme qu'il venait de sculpter, le démon soupira en posant le morceau de bois à terre, et en se relevant, se frottant les jambes. S'approchant d'un pas lent, il finit par rejoindre le groupe, qui de toute évidence avait été repéré en ville depuis plusieurs minutes déjà, vu l'agitation sur les remparts. Il mit à profit le temps qui séparait la falaise où il se trouvait à l'origine de celle où il se rendait pour se demander où pouvait bien en être Danalieth, dans le quartier général de l'ordre. S'il avait réussi à faire ne serait-ce qu'un fer à cheval correct en moins d'une semaine et demi, ce n'était pas forcément si mal. Le maître mettrait attellerait bientôt son esclave à une tache bien plus … Conséquente. Parvenant finalement à une distance modérée du groupe, le démon s'arrêta, et les observa l'un après l'autre. Son masque de métal ne renvoyait aucune émotion. L'inverse aurait été surprenante.


Dernière édition par Mortelame le Ven 2 Jan 2015 - 23:14, édité 1 fois
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Ven 2 Jan 2015 - 20:00

Posé sur son trône, Darion observa tous ses convives arriver un à un. Il était heureux de les voir tous ici, c'était un peu comme s'il réunissait sa famille pour un banquet. Et quel banquet. Au bas mot plusieurs centaines d'âmes en offrande pour l'Ordre. Et le plus sympathique? C'était le seigneur lui même qui avait scellé le destin de ses sujets.

Se levant soudainement avec un large sourire, l'Ombre frappa dans ses mains afin d'attirer l'attention des différents membres présents.


- Bien bien. Tout le monde semble être enfin arrivé! Comme vous l'avez vu dans le message envoyé, la cité de Talassia ose se tenir contre nous. Chose futile et stupide, j'en conviens. Néanmoins, il est de notre devoir de leur rappeler un peu, qui ici, dirige ces terres. Oh et puis, soyons honnête, je m'ennuyais un peu.

Il avait dit ces derniers mots tout en révélant les larges crocs qui remplaçaient depuis un bon bout de temps ses canines. Faisant par la suite craquer son cou, le régent du crépuscule claqua des doigts, faisant apparaître diverses ombres projetées qui représentaient la cité.

- Comme vous le voyez, la cité se décompose en trois grands cercles majeurs. Il y a d'abord les remparts, qui renferment la ville et les paysans, puis vient les remparts intérieures, qui elles, renferment la garde du seigneur, les nobles, et enfin, le donjon: troisième cercle de la cité. Ce dernier est incrusté dans la roche, et relève un peu de la cité troglodyte. Ça va, nous devrions y être habitué. Quoi qu'il en soit, voici comment nous allons procéder pour "nettoyer" cette pauvre ville de ses insectes qui y pulullent. Carl, comme nous avons convenu tu t'occuperas des murs ouest, je veux voir ce que des jouets ont à nous offrir. Pour nous, autres membres de cette jolie assemblée, nous irons au nord, je veux personnellement dire bonjour aux habitants. La partie sud ne mène qu'au vide donc inutile de s'y attarder. Et pour la partie est...

Il ricana doucement, pointant du doigt un sbire d'ombre qui avançait le long de la plaine. Il avait pris le soin de faire en sorte que tout le monde puisse le voir, en faisant s'élever un grand nuage de fumée noire au dessus de lui.

- ... Je leur réserve une surprise, un ami de longue date tient à leur souhaiter un petit coucou.

Marchant de façon nonchalante vers le vide, se servant des ombres comme sol, l'Ombre se retourna finalement vers les membres présents, laissant ses ailes noires se déployer et remettant sa capuche, ne laissant apparaitre que l'ombre de cette dernière et son sourire carnassier.

- Vous êtes prêts?

De nombreux rires furent sa confirmation, alors qu'il claquait des doigts, dévoilant au loin un énorme flash lumineux, qui changea presque instantanément le sbire d'ombre en portail. Les agents de l'ombre avait fait un incroyable travail, plaçant diverses gemmes sur le sol sans que le moindre soldat ne le remarque. Quelques instants plus tard, Darion laissa son esprit vagabonder doucement au travers du dit portail, et frôla un esprit enragé, un esprit de feu, de colère, et de mal.

- Mon frère, éveille toi, terrassons ces pleutres qui se nomment créatures pensantes. Quand tu en auras fini avec elles, retrouve nous à la grand place.

L'émotion de colère qui frôla son esprit en retour le fit rire d'une manière particulièrement forte, alors qu'un tumulte de feu était dégueulé du portail, et léchait les murs de la cité, brûlant à mort les pauvres archers qui n'avaient pas eu l'intelligence de se baisser. Du chaos de flammes, se dégageait une forme, emplie de souffrances futures pour ses ennemis, de ce feu mortel, sorti Stilgar.

- Allons-y mes amis, jouons un peu.

Il forma un grand pont d'ombres, afin de permettre à ses membres d'avancer avec lui vers les murs nord, alors que plus loin, les murs est étaient en train de subir un assaut massif, et qu'à l'Ouest, Carl semblait préparer quelque chose de drôle à observer. Arrivant à quelques centaines de mètres des murs, Darion pointa du doigt les remparts, tout en continuant de marcher.

- N'oubliez pas, nous ne ferons pas de prisonniers aujourd'hui, et surtout: nous nous arrêtons à la grand place afin de retrouver les autres.

Une volée de flèches se planta dans sa poitrine, avant de disparaître, consumée par les flammes d'ombres qui s'échappaient du corps de Darion. Ce dernier soupira doucement avant de claquer des doigts, et de laisser une multitude de sbires d'ombres apparaître et se jeter sur la cité. Lorsque ces dernières atteignirent les remparts, l'Ombre claqua de nouveau des doigts, transformant ces dernières en des sortes de grandes lianes noires qui grimpèrent le long des murs, pénétrant la matière tout en l'écartant petit à petit, avant de finalement la faire valser comme si les ombres avaient déchirer une simple feuille. Plusieurs groupes de gardes se formèrent sur la brèche et s’apprêtèrent à foncer sur le groupe de l'Ordre. Darion porta son attention quelque instants sur ses membres, avant d'étirer un peu plus son sourire, tout en disparaissant soudainement dans les ombres et réapparaissant derrière le capitaine de garde qui avançait vers eux.

- Bouh.

L'instant d'après, d'énormes pics d'ombres empalèrent les pauvres hommes tandis que d'autres les déchiquetaient en petits morceaux. Montrant les maisons et les habitants qui hurlaient derrière les murs, le régent du crépuscule fit une révérence pompeuse, comme un noble invitant divers gourmet à sa table.

- Et bien, voici mon cadeau, je vous offre ces vies, elles sont vôtres. Libre à vous de jouer comme bon vous semble avec. Nourrissez moi de leur souffrance, je vous préviens cependant, j'ai énormément faim.

Il se téléporta ensuite, arrivant sur la Grand Place, s'étirant doucement alors qu'une multitude de piques noirs sortaient du sol et formaient une gigantesque toile qui se referma sur toutes les âmes qui s'y trouvaient, les réduisant en petits tas de viandes sanguinolentes. Un énorme emblème d'ombre représentant la bannière de l'Ordre se forma au dessus de la place, alors que Darion s'asseyait de nouveau sur un trône d'ombre, attendant patiemment que les choses évoluent, et faisant apparaître un sbire d'ombre auprès de chacun de ses membres, y compris Carl, afin de ne pas perdre une miette de ce qui allait se passer.


Hrp: Voici donc l'Ordre de post: Darion -> Lythalia -> Carl -> Vektor -> Deăndri -> Mortelame -> Stilgar. Enjoy et n'oubliez pas, vous êtes libre de faire ce que vous voulez jusqu'à la grand place! Que mort et désastre vous accompagnent! Very Happy
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Lythalia Dyoll

L'incandescente

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Race : Démon
Classe : Mage-Guerrier
Métier : Mercenaire, Contrebandière
Croyances : Aucune
Groupe : Ordre du Crépuscule

Âge : 420 ans

Messages : 5

Fiche de Personnage : All is dust


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Dim 4 Jan 2015 - 3:26

Le sourire des membres présent s’était métamorphosé en rire lorsque le Régent des Ombres nous avait enfin confirmé que nous allions passer à l’assaut. C’était le signal que l’ensemble de l’assistance attendait, visiblement impatiente d’attaquer. Je dégainais ma propre épée, tandis que les sons d’armes diverses se faisaient entendre tout autour de moi. Le haut de la falaise sur laquelle nous nous trouvions s’était transformé en une forêt de métal hérissé, de pointes mortelles, et de sourire carnassiers qui n’attendaient plus que le signal nous permettant de nous élancer à l’assaut des remparts qui nous faisaient face. Nous n’étions pourtant qu’une poignée… Mais il était évident que cela suffirait. Tous les convives de cette petite soirée savaient que l’affrontement allait rapidement dégénérer… Et que la garde de la ville n’aurait pas la moindre chance. Nous rongions tous notre frein, à l’évidence.
Mais Darion avait encore un spectacle à nous présenter. Il aimait visiblement la mise en scène, et les effets visuels… Ce pour quoi je ne pouvais le blâmer. Depuis notre perchoir, nous pouvions tous apercevoir le portail qui s’était formé à l’est de la cité, duquel sortait les flammes de l’enfer… Suivies par leur maître. La forme qui s’était extirpée des limbes n’était même pas encore parfaitement apparue que plusieurs dizaines de défenseurs avaient déjà trouvé les bras rassurants de la mort, alors que plusieurs autres continuaient de se consumer en hurlant. Je ne savais pas qui était le nouveau venu, mais j’étais à peu près certaine que j’allais apprendre à l’apprécier très rapidement. Nous partagions visiblement une passion commune pour la pyromancie, et la violence. Mais il n’était pas le moment de s’amuser à faire des suppositions sur l’identité de notre invité… Nous avions notre propre besogne à accomplir après tout.

J’emboîtais le pas à notre dirigeant alors que celui-ci s’engageait sur un gigantesque pont formé de ses ombres, et formant un chemin direct jusqu’à notre prochaine destination : le carnage. Et, d’un point de vue plus terre à terre, jusqu’à l’enceinte nord de la cité. Alors que nous progressions sur cette rampe surnaturelle, Darion convoqua à nouveau ses sbires, et les envoya réduire en miette les murailles de la cité. Les volées de flèches qui nous étaient envoyées en retour se heurtaient toute à des défenses plus ou moins efficaces de la part des différents membres de notre équipée. Celui qui avait pris la tête du groupe se contentait de les encaisser et de continuer à avancer, tandis que je réduisais en cendre le moindre projectile pouvant me menacer. Finalement, entre les archers sur les remparts, et les « choses » de l’Ombre, la bataille s’acheva. Enfin, c’était un peu trop unilatéral pour appeler ça une bataille, mais vous m’avez compris. Notre avant-garde réduisit en miette une portion de la muraille, tandis que les projectiles continuaient de s’effacer devant notre avancée. C’était presque trop facile, en réalité. Je voyais alors le Régent de l’ombre disparaître, réapparaître autour de la petite troupe qui s’était formée sur la brèche pour nous repousser… Et les exterminer d’un geste. Avant d’à nouveau se fondre dans le paysage… Je ne doutais pas qu’il nous attendrait sur la grande place, que nous allions nous amuser à atteindre.
Voyant que la tête de notre petit groupe était partie à l’assaut sans nous attendre, une certaine agitation pris forme dans le groupe. Il semblait visiblement injuste à une partie de l’assistance que la fête commence sans elle… Et j’en faisais partie. J’avais mon quota de cadavre à remplir. Je m’élançais donc au trot jusqu’au bas de la rampe d’ombre, réfléchissant à comment j’allais pouvoir assouvir au mieux mes pulsions meurtrières, et destructrices. Plusieurs idées défilaient dans ma tête, alors que je franchissais les remparts effondrés, et que je pénétrais l’enceinte de Talassia. Un garde tenta de résister, il finit coupé en deux, sans même que je lui accorde la moindre attention. Enfin, je trouvais un plan qui m’allait bien, et lançait à la cantonade, sans être véritablement sûre de qui m’écouterait :


« -Je prends la gauche... Et je tue tout ce qui bouge. Si vous tenez à vos fesses, n’interférez pas. »

J’espérais par la même éviter trop de compétition de mon côté, et donc me réserver un potentiel de victime plus large… Mais, je connaissais également la nature de mes compagnons. Ils n’écouteraient certainement pas mes avertissements… Enfin, si j’en réduisais un en cendre par mégarde, ça serait de sa faute, et je doutais que qui que ce soit s’en soucie vraiment. A voir s’ils avaient le courage de tenter leur chance.
Mon choix de la partie gauche de la percée que nous étions en train de créer n’était pas non plus dû au hasard. Puisque nous venions du nord, aller à gauche me rapprocherait de l’est… Et donc de mon confrère pyromane. J’étais curieuse de voir comment il se débrouillait… Il était visiblement plus doué que moi, ce qui n’était pas quelque chose de si rare que cela… Mais j’appréciais de voir comment se débrouillait un maître sur son terrain de jeu. Je m’élançais donc, toujours à la même allure, dans une petite allée adjacente, sans un seul regard en arrière. J’en profitais même pour préparer un sort qui devrait me permettre de m’amuser un petit peu.

J’avançais plusieurs secondes avant de trouver la première résistance. Visiblement, Darion avait bien fait son travail de nettoyage, et les premières lignes de défenseurs avaient simplement disparues. Ceux qui me faisaient face était quatre ou cinq, et tremblaient sur leurs jambes. Pas un combat très glorieux en perspective… Mais j’avais paré à tout. J’incinérais le plus proche de moi, et multipliait les bruits, attitudes et expressions terrifiantes. Il n’en fallut pas plus au reste du groupe pour fuir, sans doute jusqu’à une autre escouade… Et une fois que j’en aurais rameuté suffisamment au même endroit, je me ferais un devoir de les galvaniser un peu. En tout cas, suffisamment pour qu’ils essayent de me tenir tête. Ce que je ferais ensuite dépendrait du temps que j’avais mis à constituer ma petite armée d’ennemis… Si j’étais en avance sur le timing, peut-être prendrais-je le temps de m’amuser avec un civil ou deux, histoire de leur donner un aperçu de ce que l’ordre pouvait faire. Dans le cas contraire… Eh bien, je suppose qu’il me faudrait simplement aller à la grande place directement. Moins excitant comme programme, mais rejoindre une faction signifiait aussi prendre quelques obligations.
Ma battue continua quelques minutes. Plusieurs cadavres découpés, ou brûlés, parsemaient mon passage, mais la majorité de mes ennemis avait remonté les ruelles voisines, jusqu’à ce que je devinais être une petite placette, peut-être avec un puit… Rien de très grand, mais un endroit où ils pourraient se rassembler, pour préparer une contrattaque ou au moins une forme de résistance. J’avais pris mon temps pour leur donner l’occasion d’élaborer un plan, et quelques civils avaient fait les frais de cette préparation, mais je commençais à perdre patience. J’en avais marre des amuses gueules, et même si le plat principal n’était pas pour tout de suite, il allait me falloir une entrée un peu plus copieuse. Je commençais donc à remonter vers la placette, qui attendait mon courroux, sans véritablement le savoir. J’arrivais sur celle-ci très innocemment. Si j’avais tendance à en rajouter des caisses, ma prochaine tentative consistait à redonner le moral aux troupes ennemies… Et trop leur faire peur d’avance allait contre cet objectif. En bref, j’essayais de paraître une jeune femme innocente, peut-être douée pour le combat, mais qui ne saurait se débarrasser d’un contingent de garde. Mon épée à la main, et une faim dévorante brillant au fond de mes yeux, j’entrais donc sur la petite place, calmement.

Et j’avais droit à un comité de réception. Quelle joie ! Plusieurs dizaines de flèches et de carreaux en tout genre furent tirés autour de moi. Les rangs des gardes de l’autre côté de la place s’était hérissés d’arcs au premier rang, tandis que le second restait sur place, l’épée à la main, visiblement dans le but de bloquer tout assaut de ma part. Et quelques défenseurs supplémentaires avaient trouvé refuge dans les habitations, de chaque côté de l’endroit, et me canardaient depuis les fenêtres. Charmante idée. Je faisais mine de reculer un instant, ne consumant les projectiles qu’au tout dernier moment… J’avais besoin de paraître faible. Au moins un peu. Je laissais même quelques flèches me frôler, perçant mes vêtements, ou soulevant une légère brise qui faisait voleter mes cheveux. Mon expression elle-même avait changé, faisant transparaître une peur tout à fait factice… Mais suffisamment convaincante pour que mes ennemis semblent regagner du courage. Je me gaussais intérieurement de leur crédulité, mais gardait mon masque d’inquiétude extérieure intacte. Levant les mains dans un grand geste théâtral, je passais à la prochaine phase du plan : les rendre déterminés à m’abattre. Dans cette position quelque peu cliché, je criais donc d’une voix légèrement tremblante de peur :


« -Vous pensiez me tuer aussi facilement ? J’emporterais ce que vous aimez dans la mort, et ils finiront en enfer avec moi ! »

*Drama queen*

Dans le même mouvement, je mettais brusquement le feu à la toiture de tous les bâtiments qui entouraient la place. Si j’avais du mal à diriger mon don pour des tâches précises, la destruction sans condition était un domaine dans lequel je me débrouillais convenablement. Les maisons de la ville, bien que constituées de pierre, avaient été construites sur une armature en bois, et l’incendie se propagea rapidement, brûlant les foyers des soldats, ainsi que leurs familles. A chaque fois qu’un enfant ou qu’une femme tentait de s’échapper d’un bâtiment en flamme, je faisais en sorte qu’il prenne feu à son tour, pour mourir à la vue de tous. Certains arrivèrent même à se jeter dans le puit, au centre de la place… Pour mourir quelques dizaines de mètres plus bas. Ils avaient eu leur dose de courage, maintenant ils allaient avoir envie de leur vengeance. Celle qui venait de détruire leurs familles et leurs foyers méritait mille morts. D’autant qu’elle ne semblait plus si forte, pantelante et la mine inquiète. Non, c’était définitif, l’Ordre du crépuscule ne prendrait pas leur ville.
C’était ce qu’ils pensaient tous. Ils pensaient avoir une chance. Mais non. Je n’étais simplement pas un démon me délectant du désespoir de ses ennemis. C’était certes une émotion agréable, un peu comme un bon vin sur un repas de roi… Mais moi, mon véritable plaisir, c’était la haine. La colère, le désir brûlant de la revanche. Et je venais de leur donner cela. Ils allaient brûler de l’envie de me tuer jusqu’à ce que le dernier souffle de vie quitte leurs corps… Et j’allais savourer cela. Manipuler les humains était finalement facile. Maintenant, ils se battraient jusqu’au bout, et j’allais pouvoir m’amuser.

Une vingtaine d’individus, armés de façon hétéroclite, s’élancèrent à ma rencontre. Je restais sur place jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à la moitié de la place… Et puis je me délestais de mon rôle. La mine inquiète sur mon visage se transforma en expression d’hilarité la plus totale, alors que je me jetais sur eux, la faim d’un carnage me tordant l’estomac. Quelques-uns d’entre eux, en première ligne, comprirent que quelque chose était en train de se passer, mais seulement trop tard. Leurs camarades continuaient de les pousser à une mort certaine… Et alors que je pénétrais leurs rangs, deux perdirent leurs tête, tandis qu’un troisième se retrouva au sol, cherchant désespérément où pouvait bien se trouver son bras, attaché à son épaule quelques seconde auparavant. J’étais derrière le petit groupe, qui se retourna rapidement, furieux d’avoir été ainsi berné. Je transformais l’un d’entre eux en torche humaine d’un mouvement du bras, et alors qu’ils s’écartaient tous du malheureux, je fondais à nouveau sur leur groupe, taillant et tranchant à tue-tête. Si certains étaient frappés mortellement, je m’amusais à simplement couper les membres des autres, pour voir leur réaction. La plupart se tenaient là, bouche bée, ne comprenant visiblement pas ce qu’il se passait. D’autres hurlaient de douleur, se tordant au sol… Et l’un d’entre eux rattrapa même son arme, afin de repartir à l’assaut. Son courage m’impressionna, aussi je décidais de le garder de côté pour jouer, une fois que le carnage serait fini.
Continuant mes passes au sein de la troupe de garde, j’étais partout et nulle part à la fois. Je me trouvais à la fois devant, et derrière eux. Plusieurs coups me visaient, mais ils ne rencontraient jamais que ma lame, ou du vide. Je me contentais de viser les points faibles de leurs protections rudimentaires pour ma part, les réduisant à l’état de viande hachée les uns après les autres. Les cris de douleurs étaient légions, les pleurs également. Et doucement, les insultes et autres hurlement de rage se turent. Ce qui me rendait passablement triste, il fallait bien l’avouer. Il ne restait plus sur la placette que des estropiés, des infirmes, et des cadavres. Mon expression changea, pour une mine plus dépitée, mais sincère cette fois-ci :


« -Vous arrêtez déjà ? Je vous espérais un peu plus résistant… On peut vraiment plus rien attendre des gardes, n’est-ce pas ? Je suppose que j’aurais plus de chance avec de véritables chevaliers. Enfin, en attendant, je vais me soulager avec vous, et avec vos familles. Ca me fera du bien. »

En réalité, je parlais autant à moi-même qu’à mes victimes durant mon discours. Je traversais alors doucement les rangs des éclopés, mettant à mort la plupart d’entre eux, et cherchant mon courageux héros d’un peu plus tôt des yeux. J’avais commencé par lui couper un bras, mais il était revenu charger. Alors je lui avais coupé une jambe. Et là, il s’était effondré au sol, serrant visiblement les dents de douleur, mais refusant de me donner la satisfaction de pousser un cri. C’était presque irritant… Bien qu’il n’ait pas été le premier de son genre. J’avais déjà eu son type de combattant face à moi. Dur à cuire… Mais ils avaient toujours une limite. Un moment où ils commenceraient à m’implorer. Et j’allais trouver le sien.
Le scrutant un instant je remarquais ses doigts abimés, noircis, ainsi que son regard fatigués, ses cheveux coupés court, et la marque évidente qu’il portait régulièrement un tablier, à l’arrière de son cou. Ce type était forgeron, j’en aurais mis ma main à couper. Dans le pire des cas, cordonnier, mais c’était moins probable. Enfin, ils partageaient la même caractéristique. Leur faiblesse, c’était leurs mains. Leurs doigts. Si je m’amusais avec ces derniers, il craquerait… Mais je ne le souhaitais pas tout de suite. J’écartais sa lame d’un coup de pied, alors que je m’asseyais sur son torse ensanglanté. Malgré la perte de ses deux membres, il continuait de me regarder avec toute la haine qu’il pouvait rassembler. C’était drôle… Mais ne durerait pas longtemps. J’attrapais ma dague, et dans le même geste, je lui crevais les deux yeux. Deux coups précis, pas trop profond pour ne pas prendre le risque de le tuer, mais qui le condamneraient au noir perpétuel. L’une des peurs les plus primitives de l’homme était l’obscurité… Et je venais de la lui offrir. Son cri de douleur fut exquis, mais il se rattrapa vite, serrant à nouveau les dents. Une fois la souffrance légèrement atténuée, il essaya de me cracher à la figure, mais j’esquivais avec un petit rire.
Je lui plantais ensuite ma dague dans la paume de la main qu’il lui restait, avant d’en dégainer une seconde. Un grognement de douleur se fit à nouveau entendre… Jusqu’à ce que je m’attaque à ses doigts. Faisant sauter son auriculaire d’un coup net, les premiers pleurs se firent entendre. Il n’avait pas duré aussi longtemps que j’avais espéré. Je continuais à lui sectionner quelques phalanges ici et là, sans vraiment y faire attention, puisque j’avais déjà gagné. Le dur à cuir qui me faisait face n’était plus qu’une fillette. Ca n’était plus amusant. Peut-être que je reverrais ma stratégie la prochaine fois, histoire de ne pas les briser trop vite. Commencer par le bras peut-être. Ou m’amuser avec ses muscles. Je verrais bien… Il restait bien du temps pour expérimenter de toute façon. Mais, pas tout de suite. Un regard vers le ciel m’indiqua, malgré la fumée, qu’il s’était déjà écoulé pas mal de temps entre notre arrivée dans la ville et l’instant présent. Il serait sans doute plus prudent de se diriger vers la grande place, histoire de ne pas arriver en retard pour les festivités prévues par Darion. Je récupérais donc mes dagues rapidement, et les essuyait sur la tunique de l’homme qui était toujours à terre, pleurant autant qu’il le pouvait, avec ses deux orbites vides.

Je quittais donc la placette d’un pas rapide, tout en rengainant les deux petites lames, et en jouant avec mon épée d’un air distrait. Je m’efforçais de faire se propager l’incendie que j’avais commencé, pour faire brûler tout Talassia. Si l’Ordre avait prévu de conquérir la ville, pour la diriger, c’était possible… Mais il allait falloir reconstruire. Enfin, tant que je n’étais pas en charge des travaux, ça m’allait. Je continuais donc ma joyeuse progression entre les cris de douleur, de tristesse ou d’agonie des citoyens de la cité. Ils s’étaient opposés au crépuscule, ils allaient devoir le payer. Je ne me souciais pas véritablement de leur vie en réalité, puisque le feu se chargeait de faire le ménage, mais ma lame vint en cueillir quelques-uns, trop courageux, qui se jetaient sur moi dans l’espoir fou de m’égorger avant que je ne les remarque. Je continuais donc ma progression, fantôme ensanglanté entre deux murs de feu quasi ininterrompus. La vision de mon avancée inexorable suffisait à en faire tomber certains à genoux, pour implorer une pitié que je ne possédais pas. Le massacre continuait, maintenant plus calme, alors que je me dirigeais vers mon prochain objectif. J’arrivais finalement sur la grande place, obscurcie par les sbires de Darion. Les langues de feu projetées par les bâtiments autour de moi plongeaient la place dans un ballet d’ombres terriblement déformées par la danse des flammes, le tout baignant dans une lueur quasi apocalyptique. Malgré le sang, je rejoignais le dirigeant de l’ordre la tête haute, attendant les autres. L’entrée venait de s’achever, et j’espérais que le Régent avait préparé un plat principal un peu plus copieux.

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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 244

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Sam 10 Jan 2015 - 19:41

"-Ouest...Ouest...Où...
-A droite monsieur." Déclara Walter, d'un ton terriblement neutre, en réajustant son manteau de fossoyeur.
Carl hocha la tête en souriant, sans pour autant remercier son majordome/cocher/garde du corps, puis, alors que Lythalia se ruait sur la ville, fit volteface pour se diriger d'un pas tranquille en direction des charrettes d'ébènes que ses hommes avaient apportés avec eux, Vektor, Greyback et Walter sur ses talons.
Le quatuor contourna la diligence personnelle du dirigeant squelettique de l'ordre, qui devait facilement mesurer cinq mètres de longs, pour tomber nez à barreaux avec la première carriole.
La différence entre le véhicule du squelette et ceux l'ayant accompagné était tant et si bien prononcée qu'elle en devenait presque grotesque. Car si la noble noirceur des planches et de l'acier élégamment taillé du premier pouvait, sans le moindre doute, intimider n'importe quel passant. L'aspect parodique de ses suiveurs risquait fort de susciter la pitié de ce dernier :
Ce n'était ni plus ni moins que quelques plateformes de bois branlantes, tenant -on ne sait comment- sur des roues d'aciers tellement tordues que certaines semblaient cubiques. Et les cages qu'elles transportaient, toutes couvertes par de longues bâches trempées de boues, leur donnaient une apparence de caravane de cirque itinérant, visiblement en fin de vie.
Enfin, seulement si on ne remarquait pas les chevaux aux os apparents qui tiraient chacune d'elles, ou les fossoyeurs aux corps tordus, assit à l'avant, qui les dirigeaient à coup de fouet et de grognements.
"-Dois-je aller chercher le responsable du transport de la marchandise monsieur?" Manda Walter, qui s'inquiétait de l'absence de réflexions de son employeur.
"-Inutile." Cracha une voix désagréable, sur sa gauche.
Roderick, une immonde créature quadrupède au corps, anciennement humain, couvert de pustule, et a la langue de serpent, se glissa avec difficulté jusqu'au quatuor alors que Morgar tournait autour d'une des cage. Carl, qui n'avait jamais apprécié les échanges de politesses, déclara simplement :
"-Tout est là?"
Aussitôt, la bête hocha la tête, ce qui eut pour effet de faire craquer sa nuque de manière fort peu naturelle.
"-Les vingt-ssssssix chimères, oui."
Le visage du maître nécromant fut aussitôt éclairé par un large sourire.
"-Splendide. Morgar?"
Le dragon, qui tournait toujours autour de la cage précédemment mentionnée, retira, d'un coup de mâchoire, la bâche recouvrant cette dernière, laissant ainsi apparaître au grand jour son contenu...colérique. Qui poussa un rugissement frustré dès que la lumière du jour se posa sur son cuir.

"-Impressionnant n'est-ce pas?" Dit fièrement celui qu'on nommait Le Squelette en tournant autour de sa création.
C'était une abomination innommable, un amalgame de plusieurs dizaines d'êtres, d'environ trois mètres de haut, dont les deux énormes pattes avants, hérissées de griffes factices, des lames de bonnes qualités, que l'on avait implantée dans la chair de ses bras, lacéraient la chair morte des troncs d'ogres lui servant de jambes.
"-Tête d'Ours fondue dans une mâchoire de serpent géant."Exposa Carl, tout sourire, en faisant courir ses doigts contre les barreaux de la cages."Vous n'imaginez pas a quel point c'est dur de mêler poils et écailles de manière esthétique." Cette précision le fit ricaner, puis il poursuivit :"Comme vous pouvez le voir, son torse à littéralement des muscles de bœufs, de six bœufs, en faite, emballés dans des peaux d'hommes-lézards trouées que nous avons dû boucher avec des matériaux moins rares, tels que l'acier." La bête émit un étrange ronronnement alors que son créateur grimpait sur les barreaux de sa cage pour poser la main sur son front."J'avais beaucoup de mal à me décider pour ses jambes, fort heureusement, alors que j'allais opter pour de basiques torses humains, deux de mes assistants vinrent m'informer qu'un groupe de fossoyeurs venaient de massacrer une famille d'ogre nomades et, sans doute, malchanceux. Tiens, d'ailleurs, détail amusant : Regardez, là, son genou gauche, oui, c'est un peu fondu mais l'on peu encore voir la bouche de l'enfant de la famille. Un sujet déjà particulièrement coriace, a vrai dire. Dommage qu'il soit mort à son arrivée. Je ne sais pas encore comment le nommer, des suggestions?"

En guise de réponse, une énorme déflagration provenant de l'Est de la ville retentit.

"-Hm. Bon, Roderick, libères donc cette merveilleuse créature et ses congénères, c'est un bon jour pour moissonner."

***

"-Non ! Non, non, n..." Les hurlements du pauvre homme firent place à des gargouillis immondes alors que les mâchoires de Morgar se refermaient sur sa gorge dans un claquement sec. Le sang gicla jusque sur le visage de Carl, qui passa sa langue sur les éclaboussures les plus proches de sa bouche sans se détacher de son habituel sourire, tandis que la baraque de sa victime, à sa gauche, s'effondrait sur elle-même avant d'être dévorée par les flammes. Roderick se traina jusqu'au cadavre pour tenter de prendre les mesures de ce dernier, mais fut interrompu par le grognement du dragon de son maître.
"-Mauvaise idée si tu veux mon avis, celui-ci est à Morgar et je n'ai pas envie d'encore devoir te chercher un nouvel hôte."
La bête rampante eut un mouvement de recul, cligna des yeux deux fois, puis porta instinctivement sa patte avant gauche sur la gemme verte qui pendait à son cou gonflé.
"-D'autant que c'est un processus très, très, très douloureux, pas vrai petit être ?" Le regard de vipère du nécromant était rivé sur Roderick désormais, et ce dernier acquiesça gravement, sans un mot alors que le corps d'un jeune homme d'une dizaine d'années traversait la vitre du deuxième étage de la baraque sur leur droite pour atterrir, tête la première, sur le pavé de la rue, non sans émettre un mortel craquement. Carl éleva son regard juste à temps pour apercevoir la forme floue de Vektor observer, depuis la fenêtre brisée, son œuvre, avant de disparaître dans les ombres...Puis le nécromant poursuivit sa route en enjambant le petit cadavre.
Walter était resté avec la diligence, à l'extérieur de la ville, pour garder le "camp" de l'ordre et ne participait donc pas au massacre. Encore une fois. Carl désespérait de voir son majordome aussi désintéressé par les bains de sangs que par toute autre activité. Ce type patibulaire devait être le seul homme de la création à être encore plus blasé que lui, ce qui avait le mérite d'en être un, justement. Mais il y avait plus important :
Sa propre personne s'amusait, elle.
Alors qu'il contournait un tas de cadavres de civils au détour d'un croisement, le nécromant remarqua du coin de l'oeil deux gardes trancher les membres morts d'un petit groupe de zombies rampants en jurant. Sans doute des vétérans. Carl resta là, un court instant, toujours les bras dans le dos, à observer le manège des deux hommes, puis une énorme masse venant d'une rue adjacente escalada l'arrière de la taverne derrière les pauvrets, passa au-dessus de son toit, et se jeta sur eux. Le plus chanceux -celui qui était encore en vie à la deuxième seconde- ne tenta même pas de se défendre lorsque la créature souleva son frêle corps d'une main pour l'amener a hauteur de sa gueule et lui croquer la moitié du corps avant de jeter la partie restante contre un mur.
Le nécromant se remit en marche.
Trois rues plus loin, tout aussi passivement, il observa un couple composé d'une femme terrifiée et d'un homme ensanglanté se réfugier dans une petite maisonnée, puis après quelques secondes d'attentes, détourna le regard en constatant que le cadavre du type, qui avait dû mourir des suites de ses blessures, s'était relevé pour souiller son ancienne protégée. Le Squelette devinait là l'emprunte malsaine de son confrère rachitique, Roderick, qui, contrairement à lui, ne détacha pas une seconde ses yeux du très peu intéressant spectacle, qui se termina, heureusement, rapidement, lorsque le toit s'effondra sur lui-même.
Carl ricana en observant son sous-fifre faire la moue, puis remarqua du coin de l'oeil une quinzaine de gardes paniqués se ruer dans leurs direction, une horde de cadavres affamés derrière-eux.
"-Vektor y es-tu?"

_________________
Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !
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Vektor Noirsang

L'ombre du Squelette

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Race : Démon commun
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Traqueur de L'Ordre
Croyances : Nuit éternelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 500 ans

Messages : 24

Fiche de Personnage : Ombre à jamais.


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Mar 13 Jan 2015 - 12:25

Une fois sa créature dévoilé, le groupe du squelette pénétrèrent dans la ville, où les cris et le désespoir se faisait déjà entendre. Les shades de Vektor étaient déjà à l’œuvre, massacrant gardes et civils sans distinction. Sortant de chaque coin sombres, ses sbires se jetaient sur tout ce qui passait à leur portée. Un groupes de soldats, environs une dizaines, tentait vainement d'empêcher leur progression. En formation de combat, lances pointés, les gardes avait pour ordres de protéger les habitants de la ville, du moins c'est ce que le chef de cettte unité avait ordonné. Les pauvres citoyens se ruaient dans leur directions, passant le mur de gardes et s'éloignant le plus possible de cet enfer. D'autres se cachèrent dans leur maison, barricadaient une pièce, puis attendaient, terrifié, que tout cela soit terminer. Une jeune femme, accompagné de son époux, se dirigeaient à toute vitesse vers les gardes. L'homme en tête tenait la main de son aimé, il l'a serrait, fort, pensant dur comme fer que rien ne pourrait les séparer. C'étaient de bonnes personnes, leur amour étaient pur. Ils s'étaient rencontré quand ils avait 14 ans et depuis plus jamais ils ne s'étaient quitter. Enfin, ils se mirent en sécurité derrière les lances affûtes. Dans la précipitation le jeune homme, concentré sur le fait de serrer le main de sa copine, n'avait pas remarqué de changement, pas remarqué que trois immondes créatures avait emporté sa belle, laissant juste le bras de celle ci. Paniqué, il tenta de repartir, de la chercher, de la sauver. Un garde l'en empêcha, le traitant de fou et pour cause, ce dernier tentait d'expliquer la situation en montrant clairement le bras de la défunte, il pensait sûrement que cela serait un argument valable pour le laisser passer. Quoiqu'il en soit, il put tout de même voir son amour une dernière fois,  étendu sur le sol, les yeux vides, le visage ensanglantés et  les trois shades en train de se disputer sont foie.

-Je te l'avais dit, s'écria l'un d'eux avant d'arracher un morceau de chair
-Cet idiot n'a même pas sentit un changement de poids ! s’esclaffa le deuxième occupé à mâchonner le foie qu'il avait durement gagné.
-Dites moi merci, j'ai sectionné son bras avec une maîtrise qui frôle la perfection ! Lâcha le troisième, occupé a sortir les intestins de sa victime.

Ce spectacle, faisant vomir au passage le veuf, était monnaie courante depuis plusieurs minutes déjà. Les pauvres bougres qui s'étaient enfermé dans les maisons ne s'en sortir pas non plus. Leur barricades de fortunes ne pouvaient nullement arrêter ces créatures affamés, qui fouillaient frénétiquement les habitations, ainsi que les entrailles des habitants. «  C'est de la folie ! » lâcha un des hommes en armures alors qu'il repousser tant bien que mal un shade accroché à la paroi d'un mur.
« Ne romper pas les rangs ! » Hurla le chez de section, ils ne doivent pas passer !

Aussi étranges que cela puissent paraître, les créatures n'avait pas encore franchit le mur de soldat, alors que jusqu'à présent rien ne les avaient arrêté. Quelques chose n'allait pas et certain commencer à s'en apercevoir. Soudainement ce fût le silence, les petites créatures ténébreuses se replièrent. « On a réussi ? » s'interrogea l'un des humains timidement. Il ne restait à présent dans cette rue que des cadavres et du sang.
Bien que beaucoup d'entre eux se soit enfuis en direction du cœur de la ville, vers le château, une bonne partie des civils, curieux et surtout se croyant en sécurité, au delà du mur de lances , étaient rester là, à regarder.
Vektor les observaient depuis le début et avaient ordonné au shades de laisser passer le gros des habitants se concentrant uniquement sur les imbéciles qui c'était barricadés dans leur maisons, comme le petit idiot qui s'était réceptionner la tête la première sur le pavé.

*
**

-Pitiez, me faites pas de mal, je vous en conjure !

Le démon regardez le jeune garcçon dans les yeux, il s'était enfermé seul, dans sa chambre, un bureau entravant la porte. Quelle ne fût pas la surprise quand il vit le spectre sortir de sous son lit. L'enfant, qui devait avoir une dizaines d'années à vue de nez, s'était pisser dessus, littéralement et était à présent en train de chialer. Vektor soupira et il lui intima de la fermer d'un geste. Ce dernier ne s'arrêta pas pour autant, les larmes ruisselant sur ses joues.

-FERME LA !

Le concerné sursauta et s'arrêta aussi sec.

-Bien, écoute, qu'es ce qui te fait croire que je vais te tuer ?
-Je ne suis pas aveugle, bégayé t'il, vous êtes en train de tuer tout le monde !
-Moi ? Déclara Vektor en mettant sa main sur sa poitrine, je n'ai pourtant tué personne dans cette ville.
-Vous me prenez pour un idiot ?
-Oui

L'idiot ne savait pas quoi répondre, d'ordinaire si on le traiter de la sorte, il avait pour habitude de répliquer, avec des mots ou avec ses poings. « Ne laisse personne te marcher sur les pieds mon fils » lui avait dit son père, sur son lit de mort. Le dernier en date s'était prit un coup de poing en pleine figure. Mais force est de constater que ce monstre n'était pas un gamin de son âge et qu'on vulgaire coup de poing ne risquait pas de lui faire grand chose, si ce n'est le faire rire, voir pire.

-Est tu vraiment sûr de ne pas être aveugle ? Car je peux t'assurer que je ne ressemble en rien à cela. S'exclama t'il, levant le doigt dans une direction dans le même temps

Le bougre tourna la tête et vit deux yeux rouges qui le fixaient intensément, il recula contre le mur. Assise sur le lit, la satané bestiole se mit à rigoler en voyant l'état du pantalon de l'effrayé.

-Tu t'es pisser dessus ? Tu veux que je te change ? Dit il, hilare
-Es ce que tu trouve que je ressemble à ça ? Vraiment ? je ne me déplace pourtant pas à quatre pattes.
-Hey ! Cela dépend des jours et de mon humeur ça. Rétorqua Greyback
-Je n'ai même pas de jambes !

Le ton de Vektor changea, le propriétaire des lieux le remarqua et s'excusa, en se mettant à genou , de sa méprise. Le démon semblait satisfait, il croisa les bras et s'adossa contre la table qui entravait l'ouverture de la porte de la chambre.

-J'ai une proposition à te faire petit, c'est très simple, tu va jouer avec mon ami qui est là, si tu gagne tu pourra sortir d'ici et si tu perds et bien tu sera ma prochaine, que dis-je, ma première victime. Tu n'est pas obliger d'accepter, mais il est évident que si tu refuse, tu mourra dans la seconde.

Le jeune garçon accepta donc, Greyback se mit devant lui et lui révéla le jeu en question : Pierre, Feuille, Ciseaux.

-Si tu me dit que tu ne connais pas ce jeu, je t’étripe gamin !
-Je le connais, je le connais ! Répondit il rapidement
-Bien... tu veux peut être te chauffer ? La première ne comptera pas, si tu perds, on recommence, ça te va petit ?
-D'accord, oui oui, ça me va.

Ils commencèrent donc à secouer leur main, Greyback compta à rebours à partir de trois et le résultat de cette « échauffement » tomba.

-Le ciseaux bat le papier ! S'écria le gamin
-Je suis pas complètement demeuré, j'ai des yeux pour voir. En tout cas bien joué p'tit gars, si t'avais eux les couilles d'affronté directement ton destin tu serait déjà dehors, quel dommage.

Le jeune garçon déglutit, la peur au ventre, il avait réussi à oublier cette histoire de « chauffe » au moment de sa victoire.

-Cette fois c'est pour de vrai. Ricana Greyback

Le poing serré et tremblant ce petit bout d'homme commença à secouer sa main alors que le compte à rebours approchait de la fin. Le temps semblait ralentir, ce fût les 3 secondes les plus longue de sa vie. Il pensait à ses parents, à ses amis.

-Zéro !... hum, Match nul.

Le jeune garçon n'arrêtait plus de trembler, la peur s'était emparé de lui. Greyback claqua des doigts, « reste concentrer ou je te jette dans la cheminé la plus proche pour arrêter tes tremblement »
Le jeu macabre recommença de plus belle et cette fois, pas de match nul. Figer, il regardait sa main, il avait à nouveau fait ciseaux et Greyback.... pierre.

-T'es débile ?

L'enfant sentit une étreinte au niveau de sa nuque et passa par la fenêtre la seconde suivante, son crâne éclata sur le sol, en contrebas.

-Le crâne bat la fenêtre, le pavé bat le crâne. Quel idiot...  Vektor s'approcha de la fenêtre brisait et aperçu le sourire de son collègue. Bon rejoignons cette place.

*
**

-Laissez nous passer, nous sommes votre seul espoir !

Un crucifix dans la main droite et une torche dans la main gauche, un prêtre et ses fidèles tentaient de se frayer un chemin à travers les soldats. Bien que réticent à les laisser se suicider, le chef de section finit par céder. Si il tenaient tellement à mourir c'était leur problème, seul les citoyens étaient important à ses yeux, pas cette bandes d'ahuri en robe.

-Regardez et apprenez mes frères, n'ayez crainte, la puissance de Dieu et sa lumière nous protégera !

Au début, tous le traitèrent de fou, puis quand l'une des créatures s'approcha des moines, plus un mot ne fût prononcé. Le shade avait récupérer un casque et avançait en direction des humains en imitant une marche de soldat. Il stoppa son avancer à quelques mètres du curé, puis se mit au garde à vous avec un sourire moqueur. Indigner par le comportement de la créature mais clairement pas effrayé, le moine pointa son crucifix vers le démon et commença à psalmodier dans sa barbe. Greyback, assit sur l'épaule de son maître, essayait de contenir un fou rire en mettant l'une de ses pattes griffus devant sa bouche. D'un signe de tête, Vektor demanda au sbire qui se trouver dans la rue, d'accéléré la cadence.

-Utilise ta torche petit homme au lieu de te prendre pour un exorciste.

Bien évidement, son récital l'obligeant à fermer les yeux pour une raison inconnu, il ne s'aperçu guère de l'approche agressive du démon qui s'empara de son  "arme  divine", qu'il mâchonna, lécha, puis jeta comme un vulgaire bout de bois, lui faisait bien comprendre l’inefficacité de cet objet de pacotille.

-Si tu me prend pour un vampire, je t’en pris envoie le chapelet d'ail, histoire que je t’assaisonne avant de bouffer ton cœur.  

Comme prévu, sa foi ne fût pas entamé par les menaces de cet être répugnant, il attrapa sa torche à deux mains, déterminé à détruire cette chose impie.

-Le pouvoir de la lumière va te bannir ! Lança le prêtre en brandissant sa torche

Bien évidemment, le shade n'apprécia guère se bain lumineux, sa peau se mit à fumer et dans un cri, il recula aussitôt, se mettant hors de portée. Tous avaient soudainement reprit espoir, il suffisait donc juste d'utilisé la lumière pour leur faire mal. Le prêtre, grâce à son action, venait de galvaniser le moral des soldats, ainsi que des habitants qui s'empressaient de se munir de torches.

-Excellent !

Un rire sardonique se fît alors entendre, résonnant dans tout le quartier, glaçant le sang de tous ceux qui l'entendirent.  Le groupe de moine levèrent les yeux, scrutant chaque recoin, le rire semblait venir de partout et de nul part à la fois.

-Où est elle ? lança l'un des disciples du prêtre

Le shade avait pris la tangente depuis un petit moment déjà et bien que sur leur garde après ce qu'ils avaient entendu, les habitants de la ville, se mirent en marche, armés de leur torches. Cependant, depuis chaque maisons, chaque recoins sombres, ils étaient observés. Leur marche prit fin assez rapidement quand ils virent une forme tout au bout de la rue, s'approchant, révélant à chaque mètre parcouru son apparence, démoniaque.

-C'est sûrement leur chef, dit alors le prêtre, il n'est pas différent de ses rejetons, la lumière le brûlera tout autant. Ne perdez pas la foi !

Ils hurlèrent pour se donner du courage, se dirigeant vers Vektor qui venait de levait le bras vers le ciel. Cette espoir qu'ils venaient de gagner grâce à la lumière des torches, il allait le faire disparaître.

-Tous seuls...

Au moment où son bras s'abattit, un énorme coup de vent envahi tout le quartier qui s'assombrit progressivement, puis dans un grondement, un épais brouillard noir recouvrit cette partie de la ville.  Les personnes prit dans ce piège mortel, sont maintenant en proie à d'horribles hallucinations, la paranoïa s'installe, il sont isolé les un des autres, pas physiquement, ils sont les uns à côté des autres mais leur perception est brouillé, altéré. Le démon se délecte de toute cette peur environnante, « merveilleux » dit-il avant d'ordonner à ses shades d'exterminer tout le monde, tout le monde sauf le prêtre : celui ci il se le réserve. N'ayant bien entendu aucun problème pour se repérer dans cette purée de poids infernal, Vektor slaloma entre les habitants qui s'entre tuer et se faisait réduire en morceaux par ses sbires, puis il attrapa ça cible par la tête, enserrant cette dernière d'une main. Il grimpa ensuite le long d'un bâtiment pour en atteindre le sommet, sortant de son linceul nocturne, qu'il avait cantonné à une vingtaine de mètre au dessus du sol.  Ce fût une bonne surprise pour sa proie quand elle s’aperçut de l'endroit où ils se trouvaient : son église. D'ici, on pouvait voir une sorte de mer noire qui recouvrait ce petit quartier qu'il aimait tant.

-Dit moi, quel type de croyant es tu ? Du genre réaliste, comprenant qu'aucun dieu ne va venir te sauver, ou plutôt du genre à garder la foie jusqu'au bout, même si on t'as demander de tuer ton propre fils parce que dieu l'as voulu, hum ?

Pendu au dessus du vide, tenu par le cou, le concerné cracha à la figure du démon sans se démonter.

-Deuxième type, donc. Mes préférés.
-Tue moi si ça te fait plaisir, je rejoindrai mon seigneur et toi, tu retournera bientôt là d'où tu viens, en enfer !
-En enfer ? Qu'es ce que tu connais de l'enfer ? Tu ne connais même pas le vrai nom de cet endroit. J'en viens et j'y retourne de temps en temps, c'est très relaxant tu sais, tu devrais essayer.

L'idée d'envoyer le prêtre dans le Vein ne manqua pas de titiller l'esprit de Vektor mais, il eu soudain une meilleur idée.

-Je ne vais pas te tuer, pas encore et je dois avouer que t'envoyer faire un tour en "enfer" me plait énormément. Cependant j'ai mieux en tête, tu va regretter l'enfer mon grand.

Une faille apparu alors juste devant eux, une faille sombre, on pouvait entendre des rires inhumains sortir de celle-ci. Le démon jeta sa victime dans le portail comme on se débarrasse d'un sac d'ordure, puis celui ci se referma. L'éclat d'ombre, se laissa ensuite tombé du sommet de l'église, plongeant à nouveau dans son linceul, qui depuis quelques minutes était complètement silencieux, plus de bruits de batailles, plus de cris de terreur, de douleur. La voie vers la grande place étant complètement dégagé de son côté, le démon s'y rendit sans faire de quelconque détour. Il sortit du brouillard, qui stagner devant la place, comme si un mur invisible l'empêcher d'aller plus loin et salua ses confrères qui se trouvaient déjà là.

-Vivement la suite ! s'exclama Greyback,
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Stilgar le Déchu

Assombri | L’Exécuteur de l’Ombre

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Race : Démon Majeur
Classe : Déchu des tempêtes
Métier : [Aucun]
Croyances : [Aucunes]
Groupe : Solitaire

Âge : 754 Années

Messages : 76

Fiche de Personnage : La fureur du Déchu - Toujours en cours de ré-écriture, serait temps


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Ven 27 Fév 2015 - 16:04

Du sang, le craquement des os, la plainte de la pierre brisée, l'odeur de la terre brûlée, la lithanie des champs de bataille. Tout n'étais que flamme et mort autour de lui, ses hurlements plaintifs résonneraient a des milliers de lieues aux alentours si ses quatre murs ne muselaient son ire qui a chaque instant illuminait les recoins de sa prison. Durant de nombreuses lunes, la créature ramenée de Santébaun n'avais été qu'une statue démoniaque faite d'obsidienne rubescente dont les craquelures suintaient d'un magma aussi rouge que l'aurore luisant au rythme des battements cœur presque éteint.

L'âme emprisonnée dans cette statue faite de pierre restait silencieuse, muette et sourde face a toute sollicitation des membres de la cabale ou a celle du régent du crépuscule lui-même. Seul comptaient a ses yeux l'envie du combat, l'odeur du sang et de la peur, cependant dans sa demeure devenue prison, rien de tel ne l'attendais. Rien de plus que l'attente, l'ennui et la lassitude.

De son corps émanaient des langues de feu de plus en plus chaude, les murs de sa prison fondaient et ce qui autrefois étais un sublime marbre goutâit sur le sol, formant de sinistres spéléothèmes sur le plafonds et le sol de la pièce mais malgré cette activité se faisant inlassablement plus intense, rien ne changeait. Les yeux et la gueule de la statue, figés dans une expression de colère muette, restaient muets quand a l'état de l'âme qui vivait en elle, peut-être la rencontre entre les deux êtres ayant mené a sa naissance n'avait découlé que sur un simple élémentaire, une créature sans volonté, sans conscience, sans vie.

Néanmoins, la cabale tenait toujours, montait la garde devant l'antre du maître de cette dernière. Ses membres étaient consternés, inquiets de leurs avenir car la clé de voûte de leurs ordre n'étais probablement plus. Probablement, car dans leurs esprit, une terrible présence qui n'étais pas celle du régent faisait fléchir leurs jambes et trembler leurs mains. Une sensation de rage, de haine et autre chose qu'ils n'arrivaient pas a appréhender mais qui dictait a leurs membres de se préparer. Ainsi en fut-il pour la créature ramenée de Santébaun, une statue démoniaque, vide de toute émotion autre que la rage, la haine et la peur, jusqu'au jour où par dessus le vacarme tonitruant de l'inferno se déchaînant, une plainte pouvait être entendue. D'abord un pleur languissant se transformant petit a petit en un hurlement de rage qui fit trembler la terre et les cieux. Dans un craquement couvrant le tumulte habituel de l'aile de la foudre, la statue s'éveilla, sa peau s’émiettant, se craquelant pour libérer ses membres entravés dans la roche fondue tandis que ses yeux s'illuminèrent d'une lueur rouge intense. La terre trembla ce jour, sous la puissance de ses coups, quelque chose l'avait éveillé, une caresse sombre dont le contact fut comme un choc électrique, un portail s'ouvra devant son regard et d'un pas lourd, le géant de pierre traversa le seuil de cette porte vers la liberté.

Une fois surgit des entrailles de ce qui semblait être un enfer, la terre trembla devant lui et répandit un nuage de poussière qui ne le gêna nul instant. Se redressant lentement, faisant craquer son dos et déployant des ails sans rémiges se terminant par des mains griffues, se rétractant dans son dos dans un geste ressemblant étrangement aux manies des anges, il roula des épaules avant d'écarter les bras, lâchant un hurlement pour savourer sa joie de ne plus être enfermé.

La poussière tomba, révélant aux membres de l'Ordre du crépuscule la terrifiante créature libérée par le Régent, un géant de trois mètres et demi de haut, dont le visage ressemblais plus a un crâne, son front décoré de cornes fort saillantes. La créature étais étrangement musclée, a la fois massive et svelte tandis que ses jambes étaient plus des pattes de bouc griffues qu'autre chose. De la naissance de son dos, jaillissait une queue reptilienne, couverte d'écailles tranchantes. Des cris parvinrent a ses oreilles, des cris martiaux, sans attendre une quelconque injonction, la créature se faufila a travers la muraille et trébucha sur un rocher. Éventrant une maison dans sa chute, se retenant avec les avant-bras contre un autre bâtiment, le géant d'obsidienne sonda son environnement.

Il étais dans une rue principale, des formes noires le fuyaient, leurs cris assourdis parvinrent a traverser le vacarme des combats et secouant la tête, il fit un pas dans leurs direction avant de sentir un impact contre son torse, baissant les yeux pour regarder un morceau de bois planté dans son corps, la créature resserra sa poigne autour du projectile et l'arracha pendant qu'il s'embrasais. Lançant un mugissement grave, la créature s'élançais a l'assaut, frappant comme un demeuré, balayant tout ceux se trouvant sur son passage. Dans un geste vif, il attrapas une ombre plus dodue que les autres, la souleva sans aise au dessus de sa tête et la déchira en deux dans un geste d'une simplicité terrifiante, des entrailles, du sang et des os plurent sur son visage tandis qu'une langue de feu jaillissait d'entre ses lèvres pour savourer le gout ferreux du sang qui bouillait sur sa peau. Jetant la carcasse brûlée dans son dos, comme l'homme saoul se déleste d'une canette, le démon inspira profondément.

Des craquelures suintantes d'un magma rubescent jaillirent des flammes et plus il inspirait longuement, plus les flammes étaient intenses, tel un soufflet, il revigora son feu intérieur avant de vomir un véritable enfer caustique, son souffle se répandant dans la rue, embrasant les textiles, faisant noircir la roche et fondre la peau. Avançant, faisant trembler le sol sous ses pattes griffues, le démon que l'ordre venait de libérer répandais la mort équitablement, jeunes et vieux mourraient dans d'atroces souffrances tandis que toute opposition étais simplement balayée d'un coup d'avant-bras.

Dans un hurlement de rage, vomissant les flammes de l'enfer vers les cieux, la créature que l'on nommais autrefois Stilgar venait de s'éveiller et s'avançais vers la grand place, en réponse a cette douce caresse qui l'avait tiré de son sommeil.
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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
Classe : Lame noire
Métier : Anciennement forgerons et garde du corps.
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Inconnu.

Messages : 47

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: Un jour crépusculaire... [Sur invitation]   Lun 16 Mar 2015 - 20:57

Parfois, le lieu du combat peut tout changer. Parfois.
Et parfois, il ne fait que modifier des variables existantes, mais sans importance. Et dans le cas de créatures du rang de celles qui peuplent l’ordre du crépuscule, c’était la deuxième situation qui s’appliquait. Sans grande surprise, il était vrai. Après tout, ils n’allaient pas livrer bataille ou combattre … Ils allaient juste procéder à un massacre « en règles ».
Contrairement à la majeure partie du groupe dans lequel il se trouvait à la base, Mortelame n’était pas passé, lui aussi, par le pont qu’avait créé l’ombre pour se rendre sur les remparts. Trop évident. Trop … classique. À la place, il s’était plutôt mit à dévaler la petite colline qui le séparait de la ville et des remparts, la main sur le pommeau de Blanche. Il eut, l’espace d’un instant, un léger élan de mélancolie. Sa femme n’aurait jamais, au grand jamais désiré faire couler le sang de cette manière. Elle était douce, gentille, pure … Et elle lui avait été arrachée. Il ne lui restait que cette épée, qu’il avait nommé comme sa femme en guise « d’hommage » … Non. Pour s’en souvenir, plutôt. Pour ne jamais oublier pourquoi il était devenu guerrier, et ne jamais flancher une fois l’épée au poing. Et maintenant qu’il se rappelait cette subtilité, il se sentait tout à coup bien plus enclin à faire ce qu’on lui avait demandé.

Une sentinelle, un peu plus vigilante, ou moins effarée que ses collègues, nota le tas de haillons en mouvement portant un immense fourreau qui courrait le long de la porte, et fonçait sur les épais murs de pierre de la ville comme s’ils n’étaient même pas présents. Armant son arbalète lourde, le jeune homme en posa l’extrémité sur le support qui était prévu pour cela, ajusta son tir et … pressa la détente. Le carreau fusa dans l’air avec une trajectoire parfaitement rectiligne, trait meurtrier cherchant à perforer sa cible. Pendant un centième de seconde peut-être, la sentinelle cru avoir réussi son tir. Puis, elle vit un mouvement flou. Ce gantelet terminait probablement un bras. Et ce gantelet venait de saisir le bout de bois au vol. Sur le moment, le jeune vigilant n’en revint pas. Mais il n’eut pas vraiment le temps de se remettre de sa surprise, car quelques instants plus tard à peine, il disparaissait, victime parmi les victimes de l’ombre et de son pouvoir malfaisant. Mortelame, lui, garda simplement le morceau de bois entre ses doigts, et continua sa course à toute vitesse vers la pierre massive et taillée qui lui faisait face. Au moment où il entra en contact avec cette dernière, il la traversa sans le moindre problème, et parcouru entre 3 et 4 mètres à l’intérieur du rempart avant de « sortir » de la paroi, se retrouvant dans une salle. Cette dernière devait faire partie d’un couloir qui devait fait le tour de la ville, parcouru de gardes, et était segmenté par quelques salles, et la base des tours de surveillance. Un homme, à quelques pas de lui, enfilait le plastron de son armure. Un autre, gourde de vin à la main, était resté figé, cette dernière continuant à se vider sur son menton et ses joues grasses et mal rasées. D’un coup de poing, l’horreur nocturne brisa le visage du garde en train de s’habiller, avant de pivoter et de planter le carreau d’arbalète dans le crâne de celui qui buvait. La pointe de fer perfora le casque, puis la tempe de l’homme, et s’enfonça bien sur une dizaine de centimètres, le tuant sur le coup. Avisant son environnement immédiat, l’horreur nocturne nota un présentoir sur lequel se tenaient 2 hallebardes, une table sur laquelle une partie de cartes avait été abandonnée, quelques tabourets, ainsi que deux portes. La première, ouverte, laissait voir le couloir mentionné plus tôt, dans lequel trois personnes avaient assisté au double meurtre sans avoir le temps de réagir. Mortelame aurait presque souri s’il en avait eu l’occasion. Mais comme cela lui était impossible, il se contenta de bondir vers ses adversaires, avant de continuer à avancer, ne laissant derrière lui que des cadavres découpés en morceaux.

En quelques minutes, le spectre avait peut-être parcouru presque le quart du pourtour de la ville, sans jamais sortir de son couloir. Il pensait se diriger vers l’est, mais n’en était pas certain, et de toute manière cette information n’avait rien de prioritaire en regard de la tâche qu’il accomplissait : à savoir tuer tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur des remparts. Ca n’avait rien d’impératif, et il ne rencontrait pas une résistance particulièrement acharnée (ou en tout cas, rien de bien résistant justement), mais ça avait le mérite de le … défouler. Pour des raisons qu’il n’aurait su expliquer, le guerrier en lui trouvait satisfaisant de passer par le fil de sa lame des dizaines de personnes, sans distinction ni considération, sans temps mort, et avec pour unique objectif d’en tuer un pour passer au suivant. Niveau réflexion en tout cas, c’était reposant. Au fur et à mesure que le temps passait, le démon avait pris de la hauteur, et du rez-de-chaussée, il était petit à petit monté, jusqu’à se trouver sur la cime des remparts, d’où il faisait couler des litres de sang, et chuter organes, boyaux, et troncs séparés de leurs jambes. Une fois à l’air libre, il avait pu à volonté dégainer blanche, et l’énorme lame d’acier forgé tranchait les chaires, défonçait les armures et brisait les os avec une efficacité aussi parfaite que sordide. Le démon allait atteindre une nouvelle tour de garde, épée à la main, lorsqu’un évènement imprévu se produisit.

Il était jeune. Pour ceux de son peuple, il était ce qu’on appelait un « Albinos » : le teint était plus pâle que la mort, les cheveux blancs, et tout son être semblait dépourvu de pigmentation. Seul problème ? Ses yeux. Le rouge qui les colorait n’avait rien de naturel. Et la pupille fendue verticalement non plus, à bien y réfléchir. Sa tenue de garde était neuve, et brillait presque au soleil. Son rictus moqueur contrastait superbement avec les expressions effrayés de ses camarades, qui pour la plupart s’étaient cachés dans son dos. A n’en pas douter, ce « jeune homme » n’était rien de moins qu’un enfant du vein. Et cette nouvelle donnée donna, une fois encore, l’envie de sourire à l’horreur nocturne.

Vous êtes en train de mettre un sacré bazar dans ma ville, là. Vous êtes qui, l’ordre crépusculaire, un truc du genre ?
L’ordre du crépuscule pour être exact, et vous êtes bien ironique de parler de « votre » ville.
Oh, crois-tu ? J’y réside, pourtant. Mais tu as raison, je ne suis pas vraiment d’ici … Je suis plus comme toi. Les crétins derrière moi veulent que je leur serve de protection pour cette raison d’ailleurs …. Ils pensent que je peux te tuer.
Et vous ?
La question mérite de se poser, sans nul doute. Quant à la réponse, j’ai ma petite idée … Je suppose que je n’ai pas à te dire de te mettre en garde.
Je suis toujours sur mes gardes, mais c’est encore plus vrai lorsque mon épée est dans ma main, et couverte de sang. Maintenant, je ne peux que vous retourner le conseil.

Le démon aux cheveux blancs, sans perdre son arrogant sourire, posa la main sur le manche de son épée, qu’il tira avec une lenteur exagérée du fourreau pour la pointer devant lui. La lame, de toute évidence, n’était pas du tout classique : elle s’apparentait plutôt à celles qu’employaient les « ninja », si c’était bien leur nom. En sa qualité de forgeron, Mortelame ne put s’empêcher de se faire la réflexion qu’elle était purement magnifique. Et en sa qualité de bretteur, il fut forcé de constater que les mouvements de la créature à laquelle il faisait face n’avaient rien de naturel. Peut-être 5 mètres séparaient les deux individus, et pourtant, le « garde » n’eut besoin que d’un bond pour les franchir, et abattre sa lame sur le spectre, qui contra sans difficulté. Il du cependant reculer pour esquiver l’attaque suivante, qui manqua de lui faucher le ventre. Mais il n’avait même pas touché le sol que la pointe fonçait de nouveau vers lui, au niveau des jambes, et tranchait son pantalon sur l’extérieur d’une des cuisses. D’un large mouvement visant à trancher son adversaire en deux, le forgeron le fit reculer de quelques pas, et éclater de rire. A n’en pas douter, les démons avaient des capacités physiques largement supérieures à celles des hommes. Mais les mouvements de celui-ci étaient encore au-delà de cette catégorie. Laissant s’écouler quelques instants de silence, l’encapuchonné finit par ranger son tranchoir dans son dos, se redressant sur ses appuis.

Tu abandonnes après deux passes d’arme seulement ? J’aurais cru que tu serais plus pugnace.
Abandoner? Non. Je me contente d’employer quelque chose de plus approprié face à une telle célérité.
Oh, il n’y aurait rien eu de déshonorant à laisser tomber ici. Tu as déjà survécu plus longtemps que bien des adversaires.
Vous m’en voyez gré … Mais ne vous en faites pas pour mon honneur. J’ai vécu, et vivrais bien plus longtemps que n’importe lequel de vos adversaires.

Le démon émit un petit sifflement entre ses dents, avant de se jeter de nouveau sur son adversaire. Ce dernier resta immobile, jusqu’au dernier instant, ou presque. Ce n’est que lorsque la lame de katana, sifflante, fut assez proche de sa tête pour que l’air qu’elle déplaçait ne caresse la caresse que le démon leva un bras, et dégaina ses 3 griffes, qui stoppèrent l’arme net. De sa main libre, l’horreur nocturne saisit son adversaire au col, et l’empêcha de retoucher terre avec ses pieds. L’albinos, voulant se défendre, recula son arme pour placer un nouveau coup. Ses mouvements étaient devenus bien plus lents … Le démon planta ses 3 griffes dans l’avant-bras de son confrère en guise de parade, lui arrachant un hurlement. Il laissa tomber l’arme, qui chuta à terre avec un son désagréable et métallique.

Hum … Je me demandais si vos capacités venaient de cette … ascendance particulière qui était votre, mais il semblerait plutôt qu’elles soient le fait de ce sabre, n’est-ce pas ?
Perspicace ... Mais comment as-tu réussi une parade si juste ? C’était risqué …
Pas vraiment. En presque deux-mille ans d’escrime, on obtient des réflexes. C’est encore plus vrai pour ceux que le vein a poussé à combattre, en son sein.

Rétractant ses griffes, le démon entendit son confrère hurler une nouvelle fois. Le gardant en l’air en le tenant toujours par le col, il se contenta de défaire la ceinture de la personne qu’il tenait, et de lui retirer d’un coup sec, avant de la jeter dans le vide, par-dessus les remparts. Reprenant l’arme à terre et la rangeant dans son fourreau, Mortelame se pencha un instant vers l’extérieur, afin de voir le corps s’écraser … Mais il n’en était rien. Pas de cadavre sur le sol, et plus rien en l’air … Hum. Intéressant.

Bouclant la ceinture par-dessus la sienne, le démon se tourna vers l’intérieur de la ville. Un genre de hurlement sourd qui s’en élevait venait d’attirer son attention. Tournant la tête, il vit le corbeau d’ombre, toujours perché sur son épaule. Ce dernier observa le démon un instant, puis désigna d’un mouvement du bec l’origine du bruit, comme s’il voulait que son perchoir s’y rende. Ce dernier s’exécuta de bonne grâce, bondissant du chemin de garde pour atterrir sur le toit d’une maison, en contrebas. Se réceptionnant avec souplesse, il traversa, par les toits, une bonne partie de la ville, sans manquer d’observer le spectacle de carnage et de désolation qui s’offrait à lui, en contrebas, dans les rues. Des ombres jouaient avec les habitants comme une bande de sales gosses aurait torturé une pauvre grenouille en lui arrachant toutes les pattes. Des créatures difformes, totalement mortes à l’exception du sort qui les faisait se mouvoir, et probablement issues des expériences d’un esprit malade, se déplaçaient lourdement sur les pavés, avalant dans leurs innombrables gueules les civils qui avaient le malheur de ne pas fuir assez vite. Et non loin de tout ça, une entité majeure se déplaçait, donnant aux plus fidèles croyants de la ville un aperçu de l’enfer en lequel ils croyaient tant.

C’était avéré … Quand l’ordre du crépuscule se déplaçait quelque part, ses membres ne se livraient pas à un combat, mais à un massacre. Et, en observant la créature de pierre et de magma qui, à deux ou trois pâtés de maison de là, se déplaçait avec la discrétion et la délicatesse d’une charge de cavaliers des enfers, l’horreur nocturne s’amusa presque du fait qu’il se trouvait dans le bon camps, pour une fois qu’il en avait un.


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