''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Il en sera fait selon la volonté du saigneur.

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Haïzen Piker

Le rouge

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Race : Humain
Classe : Ascendu
Métier : Bourreau au service de l'inquisition
Croyances : Un dieu du solstice
Groupe : Le royaume

Âge : ??

Messages : 10


MessageSujet: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Mar 27 Jan 2015 - 22:38

* * *

Haïzen


Nom :Piker
Prénom :Haïzen
Rang : Le rouge

Âge : Moins d'un demi-siècle, plus de 20 printemps, âge exact inconnu.
Sexe : Mâle

Race : Humain.
Classe : "Ascendu".
Un être ayant réalisé une "ascension" a reçu, de la part d'une entités clairement plus puissante que lui, des pouvoirs magiques qu'il peut utiliser selon certaines conditions ou contraintes, dépendantes du pacte qui lie l'ascendu à son "maître". Sont généralement destiné à de telles vocations des êtres venus de Feleth, et donc "faibles" à l'origine. Les pouvoirs des ascendus provenant en réalité d'une autre créature, la distance ou le passage d'un monde à l'autre peut les diminuer, voir les faire disparaître temporairement, et il est également à noter que si l'être qui donne ses pouvoirs vient à périr, l'ascendu perdra tous les pouvoirs qui lui avaient étés conférés ( mais pas ceux qu'il maîtrisait personnellement. )

Dans le cas particulier d'Haïzen, ses pouvoirs provienne d'un démon supérieur vivant dans le Vein, dont la nature même l'empêche d'agir par lui-même ( CF histoire pour plus de précisions. )
Métier : Bourreau au service de l'inquisition
Croyances : Un dieu du solstice.
Groupe : Le royaume

Équipement :
- En temps normal : une tenue de bourreau "artisanale" qui sert en réalité d'habit de tous les jours : de lourdes bottes ferrées, un ample pantalon brun, souvent tâché de rouge sombre. Une large ceinture de tissus rouge, par dessus laquelle sont passé deux ceintures de cuir comportant de quoi y accrocher 2 épées ou sabres, ainsi que trois chaines. 2 épais gants de cuir, qui couvrent les mains et les avant-bras, et sur lequel ont étés fixés, sur les phalanges, le dos des mains et les avant-bras, des plaques de métal protectrices. Autour du cou, une autre chaîne de titane noir, un collier de dents provenant probablement d'un démon de style "non référencé", ainsi qu'une fine chaîne d'argent au bout de laquelle se trouve un pendentif contenant un portrait dessiné, dont le contenu porterait la mention "Pas touche, c'est privé." selon le porteur de l'objet. Sur ses épaules, un court capuchon noir orgné de rouge, dont les fermoirs en os ont l'apparence de petits crânes, et dont la capuche, une fois rabattue, donne l'impression d'être une cagoule de bourreau. Rien de surprenant à cela, puisque le tissus dans lequel a été fait cet objet en était une à la base.
- Matériel de travail : Des chaines forgées. Diverses pinces, de différents calibres. Des clous, des visses, des aiguilles, des crochets et divers couteaux de bouchers ainsi qu'un hachoir à viande. De nombreux outils chirurgicaux ( lames et pinces particulières en particulier ). Dans diverses fioles : des poisons, leurs antidotes, du sel, du piment fraîchement réduit en poudre, et parfois dans des bocaux des citrons ( lorsque disponibles ). Un tablier de forgeron, un marteau à tête ronde, plusieurs scies, du fil de fer barbelé. Des bagues écrase-pouce, des poires d'angoisse, des fouets à embout métallique, des chats à 9 queues. Et, parfois, d'autres accessoires encore lorsque le travail demandé requiers une certaine ... Originalité.
- Divers : - Ténébrasia, l'épée de signature d'Haïzen. Cet étrange morceau de métal, qui semble presque à mi-chemin entre l'épée et la scie, fut forgé il y a bien longtemps. Outre sa résistance exceptionnelle à l'usure comme à l'utilisation abusive qui en est faite, cette lame est assez fascinante par la température extrêmement basse à laquelle elle semble être en permanence. On dit qu'elle fut forgée par un fantôme. Si le bourreau la porte, elle se trouvera à sa ceinture, suspendue par la poignée à un crochet de boucher.
   -Zen et Zen : Deux katanas de bonne facture identiques, que leur propriétaire n'utilise jamais séparément. S'ils sont utilisés, ils se trouverons croisés dans le dos de leur porteur.
   - "L'armure de la victoire" : De vielles pièces d'équipement en assez mauvais état : un plastron de cuir bouilli, un casque cabossé mais encore utilisable, des protections pour les épaules, les bras, et les genoux-tibias.
   - Un violon. Pas pour faire pipi. également une flûte de pan, et
   - Lipra et Nepra : ne relevant ni l'une, ni l'autre, du domaine de l'armement ou même de l'objet en lui-même, ces deux jumelles, muettes, accompagnent parfois le bourreau lorsqu'il ne se déplace pas en public. Et si elles portent en permanence de larges capuchons ainsi que des capes qui les voilent entièrement, ce n'est nullement relatif à un quelconque culte, c'est simplement pour voiler leur apparence : les deux jeunes femmes ressemblent de manière très étrange au mélange d'un homme et d'une araignée. Elles ont ainsi 2 paires de bras ( arachnéens ) supplémentaires dans le dos, des pédipalpes sur les joues, peuvent tisser de la toile  par un orifice situé sur le dos de leurs mains, et possèdent 4 paires d'yeux. Bien que rapides en combat, elles sont relativement fragiles, et se tiennent le plus possible à l'écart de toute trace de champs de bataille. Elles accompagnent cependant souvent le bourreau lors de ses longs trajets pour porter avec lui son "matériel de travail". Beaucoup pensent qu'elles sont ses esclaves, sur lesquelles il aurait perfectionné ses techniques des années au point de rendre leur vue insoutenable ... Haïzen aime bien ce genre de rumeurs. Ça lui évite d'avoir à faire disparaître ceux qui se montrent trop curieux.


Talents de magie :(la magie et les talents surnaturels que vous avez en rapport avec votre classe)

- Récompense de la ferveur : Lorsqu'il y fait appel, Haïzen peut incarner dans son corps les pouvoirs du "Dieu du solstice" afin de se métamorphoser en dragon écarlate. Les pouvoirs magiques humains qu'il possède déjà sont alors remplacés par des talents de dragon, autrement plus puissants. La métamorphose est limitée dans le temps : une journée au maximal dans le Vein, une heure dans Feleth, et peut-être une poignée de minute sur Aridyl. Pour prolonger le temps qu'il peut passer sous cette forme, ou réduire le temps imposé par son organisme entre deux métamorphoses, c'est simple : le rouquin doit juste boire du sang.

Forme draconique:
 

- Régénération : Si la vitesse de cicatrisation d'Haïzen est, sous forme humaine, rapide, elle n'a rien de magique. Cependant, sous sa forme draconique, ses plaies se résorbent à très grande vitesse, son organisme évacue les poisons en quelques minutes, et sa fatigue musculaire disparaît. Bien entendu, cette récupération rapide ne s'accompagne en rien d'une quelconque immortalité : les coups "mortels" le restent pour la plupart, et de plus, régénérer une plaie trop profonde accélère le retour vers la forme humaine.

- Souffle toxique : Lorsque le dragon a une plaie à l'intérieur de la bouche, il est capable de cracher son sang sous la forme d'un nuage de gaz corrosif, dont les propriétés sont proches de celles d'un acide concentré administré à haute dose.

- L'irritant fou du roi : De base, le rire d'Haïzen n'est pas très agréable à entendre. D'aucuns disent d'ailleurs que, lorsqu'il s'esclaffe un peu trop, ledit rire semble ne pas disparaître, mais résonner à l'intérieur du crâne des personnes qui peuvent l'entendre.
Et le hurlement du bouffon : Sous forme de dragon, le rire d'Haïzen devient une véritable attaque sonique tant par son intensité que par ses effets secondaires instantanés : maux de tête, hallucination, désorientation et perte des repères, parfois même désynchronisation de l'esprit et du corps entraînant des mouvements maladroits, saccadés, voir aléatoires. En un mot, tant que le rire résonne, il rend fou.

- La perception divine : Sous sa forme humaine, les yeux blancs d'Haïzen peuvent, s'il se concentre, percevoir la magie. En pratique, son champs de vision fait "briller" les manifestations magiques ( pouvoirs, objets ensorcelés ) tant bien que les créatures issues d'un autre monde que Feleth, ou dont le potentiel magique dépasse de très loin la moyenne ( un mage en train de canaliser ses pouvoirs, par exemple, ainsi que de règle plus générale les démons. )
Vision de traqueur : En plus de la magie, la perception de traqueur du dragon lui permet de voir toute trace de flux sanguin, à travers les parois ou le sol, dans un rayon d'une centaine de mètre, et "d'entendre" les battements d'un cœur en particulier, s'il se focalise dessus. Cette capacités est très utile pour d'une part poursuivre un individu en particulier, et d'autre part connaître son état : s'il est stressé ou en train de faire un effort, le rythme accélère, alors qu'au contraire, s'il s'arrête ...

Talents de combat physique : Il va sans dire, rien qu'à en observer son gabarit, qu'Haïzen est dans la moyenne haute niveau condition physique, pour un homme. Il le doit en grande partie à un entraînement musculaire rigoureux, ainsi qu'à son travail qui fait, contrairement à ce qu'on pourrait penser, demande une certaine dose d'huile de coude.
Sous forme humaine, il ne possède pas de talent physique particulier, à part une maîtrise très honorable des armes qu'il porte, même si n'importe quel guerrier un peu aguerrit pourrait en venir à bout sans mal. A noter peut-être le manque de considération affligeant qu'il fait des blessures qu'on pourrait lui infliger, tout de même.
Sous sa forme dragonique en revanche, sa force est décuplée peut-être une dizaine de fois, son corps bouge plus vite, et ses sens sont plus aiguisés. La présence d'une paire d'aile lui permet également de voler, et ses griffes sont assez affûtées et solides pour rayer voir percer une couche d'acier assez fine.

Talents divers : Haïzen a un certain talent en médecine, et la plupart de ses connaissances lui servent d'ailleurs lors de son travail. Il pourrait peut-être également, cependant, soigner quelqu'un ... Ou tout du moins le ou la maintenir en vie.
Dans ses temps libres, le bourreau aime également, probablement à cause de la sensation de liberté qu'il ressent lorsqu'il vole, se trouver en altitude, ou en tout cas dans des endroits en hauteur, et a pour cela développé une capacité certaine à l'escalade. Aussi, il n'est donc pas rare de le trouver sur un toit ou au sommet d'un arbre, en train d'aiguiser tranquillement un couteau en observant le ciel.
Pouvoirs particuliers : (ce sont les autres talents surnaturels, donc raciaux, personnels etc)

Apparence physique :

Beaucoup disent que, si un prédateur sauvage avait dû prendre forme humaine, il aurait sans aucun doute choisi d'adopter la même apparence physique qu'Haïzen. Le bourreau, tant dans sa démarche que ses gestes, possède une sorte de grâce brutale, et adopte naturellement les postures d'un fauve se trouvant au milieu de ses proies, attendant avec le sourire au lèvre que l'une d'entre elles ne passe trop près pour la saisir à la nuque, et la lui briser. Pas pour se nourrir, ni parce que c'est dans l'ordre des choses. Mais tout simplement pour se divertir.
Son visage presque juvénile est en quasi-permanence tordu en un rictus moqueur, dévoilant des canines proches de celles des vampires, et une dentition aussi solide qu'impeccable. Ses yeux intégralement blancs, et dont l'iris est quasiment impossible à discerner du reste, ont pourtant le don de donner à ceux qui les observent l'impression oppressante qu'ils les fixent avec une intensité rare. Ses cheveux roux - cuivrés, qui affichent en permanence un chaos des plus total en guise de coiffure, ne tolèrent comme seule entrave qu'un bandeau de tissus vert usé et déchiré, dans lequel sont parfois placé une ou deux chevilles de bois pour maintenir le "vêtement" en place dans la masse capillaire.
D'apparence "négligée", la tenue du bourreau atteste moins du manque de soin de son propriétaire que de sa tendance à effectuer, sans la moindre précaution, des actions ou tâches "salissantes". De manière générale cependant, on peut également noter selon le contexte un ou plusieurs éléments dont l'entretien lui est tout à fait remarquable : les armes et les outils de travail du bourreau, qu'il aborde fièrement en public, sont toujours maintenues dans un état de perfection, avec une minutie qui frôle la maniaquerie. De plus, son "Uniforme" de travail ( A.K.A. le capuchon - capuche qu'il porte autour du cou ) est toujours présentable également, malgré le fait qu'il soit porté comme un vêtement de tous les jours ( et donc, qu'il soit porté tous les jours. ) Il est à noter que la capuche en question ressemble, lorsqu'elle est passée sur le crâne de son porteur, à une cagoule de bourreau. Ce n'est en rien surprenant : c'en est une, que son propriétaire a modifié il y a bien longtemps pour dévoiler son visage, et mieux refléter sa personnalité.
Un dernier point, assez complexe à manquer étant donné que le riffleur semble détester porter une tenue couvrant son torse, est la présence sur la majeur partie de son corps de tatouages gris sombre. Cependant, à peu près n'importe quel tatoueur un peu qualifié pourrait très aisément vous dire que ces marques, quoi qu'elles fussent, ne sont pas constituées d'encre. A proximité des failles vers le vein, ou lorsque l'ascendu active ses pouvoirs, elles semblent presque devenir mouvantes ...

Caractère, personnalité :

Vu de l'extérieur, Haïzen est un fanatique. Quelqu'un de convaincu jusqu'à l'os par ce qu'il affirme, qui justifie ses actes au nom de "dieu" sans même prendre la peine de préciser lequel au sein d'une religion pourtant polythéiste, et pour qui aucun crime n'est assez atroce à commettre, du moment qu'il est exécuté sur la bonne personne. C'est également, par moments, un maniaque, qui prend un soin presque parodique de ce qu'il appelle lui-même ses "petits compagnon de douleur", et qui met un point d'honneur à ce que ses lames soient stériles avant de raccourcir quelqu'un d'une tête. De manière générale, c'est également un être fier et impétueux, dont la fougue et imprévisibilité rendent la proximité dangereuse : il n'est pas rare de le retrouver "entraîné" dans de vulgaires bagarres avec d'autres piliers de comptoirs, qu'il blesse parfois gravement sans la moindre trace de remord ou de pitié. En un mot, le bourreau sert dieu, il en est fier, et ne reculera devant rien pour sa cause qu'il place au dessus de tout.

Vu de l'intérieur, c'est un être encore bien pire.

Profondément pourri de l'intérieur, Haïzen n'invoque le nom de dieu pour justifier ses actes que parce qu'il en a l'occasion, et que d'agir ainsi sert clairement ses intérêts. Si sa foi est réelle, il n'applique en revanche, tant par nature que par choix, aucun des préceptes qu'on pourrait voir chez un membre du clergé : il boit, se dispute et se bat, fait l'amour et viole, vole et tue. Rien, et surtout pas lui-même, ne le réfreine dans ses pulsions, aussi basses et viles soient-elles, mais il prend clairement soin de ne les laisser s'échapper que lorsqu'il ne risque rien. Ceux qui le connaissent assez évitent son contact, et ceux qui ne l'évitent pas peuvent très facilement basculer dans un torrent de violence et de problèmes, dont le bourreau est l'élément déclencheur, l'énergie alimentant le conflit, et probablement l'unique solution. Et pourtant, sur une base générale, il ne cherche pas particulièrement à heurter ses proches, juste à se divertir, ce qui ne peut bien sûr se faire sans une bonne dose d'os brisés. Par contre, il est aussi dangereux de lui marcher sur les pieds que d'écraser la queue d'un serpent venimeux. Faites de lui vôtre ennemi le plus mortel, et votre tête roulera bientôt sur le sol, tranchée par une hache qu'il manie. Tentez de le rouler dans la farine pour dérober son bien, et il vous tranchera les mains. Insultez-le, et vous serez conduit au bûché pour avoir craché sur le nom du seigneur.

La foi d'Haïzen, comme dit plus tôt, est réelle. Elle ne vient pas d'un endoctrinement long et savant de la part de ses parents, ni d'une illumination. Il a rencontré "dieu", et, suivant le viel adage du "je ne crois que ce que je vois", il pense que ce dieu existe. Mais même s'il semble très souvent au bord de la folie, le jeune homme est lucide. Il sait parfaitement que si ce qu'il a vu était réellement dieu, alors la religion de Feleth a entièrement faux. Il sait également que s'il tentait, cependant, de changer l'église sous sa forme présente, il serait lui-même à son tour traité d'hérétique notoire, et les preuves allant dans ce sens ne seraient pas bien compliquées à trouver. Il se contente donc, jusqu'à "évolution", de jouer à la perfection son rôle, ce qui ne lui coûte rien et lui rapporte gros.

Pour le reste, ce que l'on sait du bourreau varie selon les sources. Ses amis trouvent dans leur immense majorité qu'il devrait cesser de plaisanter tout le temps vu son type d'humour, et peut-être un peu moins sourire et ricaner, quoi qu'il fasse ou se passe. Les rencontres qu'il fait dans les bars ( majoritairement des ivrognes notoire ) ne se souviennent, en général, que de la brutalité dont il peut faire preuve une fois énervé contre quelqu'un, ainsi que de la versatilité de son caractère : passant de la joie à la rage sans le moindre signe avant-coureur. Beaucoup de ses relations professionnelles trouvent presque malsaine la manière dont il se fend la poire lorsqu'il fait sa sinistre office, alors qu'il est pourtant, paradoxalement, un bourreau aussi talentueux que professionnel. Ses victimes le décrivent comme un sadique pur et dur, pour qui la douleur des autres est une informations assez aisée à ignorer une fois qu'on a tranché la langue du souffrant. Et pour les personnes qu'il a personnellement interrogé pour soulager un inquisiteur à l'occasion ... C'est un adorateur des jeux de hasard, où la seule mise réellement en jeu est la vie de l'interrogé, ou bien ... L'état de son corps. Et si le bourreau est extrêmement talentueux pour faire souffrir le corps, il est encore bien plus redoutable lorsqu'il s'agit de torturer l'esprit ...


( l'histoire arrive demain )


Dernière édition par Haïzen le Jeu 29 Jan 2015 - 18:42, édité 1 fois
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Haïzen Piker

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Race : Humain
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MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Mer 28 Jan 2015 - 19:18

Histoire :

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"Vous n'avez aucune idée de ce que la souffrance ... Ce que c'est de recevoir l'équivalent d'un univers en termes de savoir d'un coup, tout en étant détruit, jusqu'à la moindre de vos particules élémentaires. La première pico-seconde, j'ai souffert dix milliers de morts, et en ai apprit plus que n'importe quel être avant moi, et probablement après. J'ai cru que mon esprit allait se déchirer et simplement disparaître, englouti dans cet océan. Si seulement il en avait encore été capable."

Une très vielle légende, que les grands-mères racontent à leurs petits-enfants pour les endormir, relate l'histoire d'un vampire. Un des tout premier représentant de cette race, à une époque où le monde gris n'était encore qu'une version pâle et brouillon de ce qu'il allait devenir. Ce vampire était mauvais, manipulateur. Un jour, un démon sorti des enfers apparu devant lui, et l'emmena en enfer, où il fut tourné en ridicule, battu et méprisé pour les crimes qu'il avait commit dans sa vie. Le démon s'amusa de lui quelques mois, le récupérant à chaque fois qu'il tentait de s'échapper, jusqu'à ce qu'un matin, il ne se lasse de cet éternel jeu du chat et de la sourie, et ne le laisse partir. Le suceur de sang erra durant des lustres dans un monde qui n'était pas le sien, se nourrissant uniquement de sang de faible démon, et sentant les enfers petit à petit le corrompre, comme si sa vraie nature l'appelait, quelque part. A un moment donné, il se retrouva dans un temple, dans lequel un artefact formidable se trouvait. Explorant le temple de fond en comble, il finit par poser la main dessus. C'était une magnifique pierre, qui avait la couleur d'un ciel remplit d'étoiles, et semblait contenir tout un univers ... Le vampire voulu la prendre, pressé par un sentiment de désir absolu. Sans réellement savoir pourquoi, il voulait posséder cette pierre. Mais ce fut la pierre qui le prit, et le fit ... Disparaître. Pas mourir. Disparaître. Ailleurs.

Les enfants n'aiment généralement pas trop cette histoire, dont ils ne comprennent pas la morale. Ils ne savent tout simplement pas que derrière toute légende, il existe un fond de réalité, et que ce vampire a bel et bien existé, à un moment où un autre ... Mais est-ce toujours un simple vampire, désormais?


*     *

*
"Lorsque je regarde mes enfants, j'ai parfois l'impression d'être passé a côté de quelque chose. Je n'ai eu qu'une mère pour m'élever, et elle ne l'a pas fait jusqu'au bout. Je ne sais pas si je suis un bon père. J'espère, en tout cas."

Démether Piker a eu, pour beaucoup, une destiné assez hors norme, dont certains pensent qu'elle serait due en partie a un sang venu d'un autre monde que feleth. Orphelin très jeune, il est devenu mercenaire pour survivre, et a rapidement fait preuve de capacités martiales impressionnantes. Un comte, qui l'avait engagé a son service pour le temps d'une bataille, lui offrit un poste au sein de sa garde privée lorsque le jeune homme lui apporta, encore sanglante, la tête du seigneur rival, qu'il avait lui-même tranché. Son nouveau statut, à la fois plus sûr et mieux assuré, lui permit de cesser la vie nomade qu'il menait auparavant, et de s'établir en ville, non loin du domaine de son seigneur et maître. Ne côtoyant, dans la vie de tous les jours et durant son travail, que peu de femmes avec lesquelles il pouvait avoir des relations "amicales", le jeune homme, à l'époque, prit l'habitude de fréquenter une maison de plaisir de sa ville, où il débuta assez rapidement une relation avec une des filles qui "appartenait" au bordel : entendez par là qu'elle était née esclave, avait été vendue avant ses 20 ans, et avait a peu près le statut d'un meuble. Un meuble qui servait à "faire du bien" aux clients. Sa condition changea le jour où on la conduit de force devant la maison de Démether, et qu'on le força a l'acheter : il l'avait mise enceinte de jumeaux, et la grossesse s'annonçait difficile, ce qui l'empêcherait de travailler. Le soldat, légèrement dos au mur, avait pourtant accepté sans hésitation, et avait prit la jeune femme comme compagne.

Elle mourut à l'accouchement, laissant juste échapper le nom de ses deux garçons dans son dernier souffle. L'aîné, de 20 minutes environs, dont la naissance n'avait pas posé de problèmes particuliers, avait été nommé Dereck. Il était noir de cheveux et d'yeux, avait la peau diaphane, et s'endormit dans les 5 minutes qui suivirent sa naissance sans le moindre problème. Le second, et celui qui entraîna les complications qui furent fatales à sa génitrice, porterait le nom d'Haïzen. Roux de cheveux et d'yeux, la peau mat, il ne ressemblait ni à son père, ni a sa mère, et sembla vouloir marquer le jour de sa naissance d'une pierre blanche en hurlant aussi fort et aussi longtemps que possible. Le médecin recommanda au soldat d'abandonner les deux enfants devant un orphelinat pour leur éviter, à eux comme à lui, une vie de misère. Le père refusa catégoriquement.

Environs 2 ans après la naissance des deux enfants, le fils du seigneur rival de l'employeur de Démether, qui avait atteint la majorité et héritait par conséquent du titre de son père, prit les armes, fit lever une armée, et s'attaqua de nouveau au comte, jurant qu'il vengerait la mémoire et l'honneur de son paternel, tombé au combat. Démether fut lui aussi forcé de reprendre les armes, laissant ses enfants derrière lui la plupart du temps. Les semaines se changèrent en mois, et les mois en deux ans, au bout desquels la situation n'avait que peu évolué, chaque camps harcelant l'autre de multiples piques sans réellement prendre l'avantage. Démether, au sein de la milice, ne rentrait que peu souvent à la maison, et payait assez cher une nourrice pour les surveiller, prendre soin d'eux, et les éduquer. Au front par contre, il faisait preuve d'audace, de talent sur le champs de bataille, mais aussi de talents et capacités stratégiques indéniables, qui attirèrent bien vite l'attention de son employeur principal. Ce dernier, vieillissant, n'avait aucun héritier masculin, juste une fille que lui avait donné sa première femme avant de rendre l'âme. Au soir d'une nouvelle victoire, il convia le guerrier dans sa tente, et lui fit une offre qu'il ne pouvait refuser. Épouser son enfant, et reprendre, au trépas du vieillard, le contrôle de son domaine, son titre et ses possessions matérielles. Cela impliquait également, et le guerrier en avait conscience, de reprendre ce conflit une fois que le comte désirerait se retirer. Malgré cela, et en dépit du fait qu'il ne connaissait que de vue Cécilia, la fille du comte, il accepta, a la condition seule que ses deux fils puissent, après lui, hériter à leur tour du titre et du territoire. Ainsi fut fait, pour le grand bonheur des deux enfants, qui purent d'une part apprécier l'arrivé dans leur vie d'une nouvelle mère, mais également d'un confort de vie très largement au dessus de tout ce a quoi ils avaient jamais étés éduqués. Ils virent même, dans l'année qui suivit, l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille : une petite sœur, du nom de Sacrieur. Elle était rousse, possédait des iris de couleur blanche, une peau un peu plus foncée que la moyenne, et ressemblait de manière assez étrange à Haïzen. Le jour de sa naissance d'ailleurs, il fut prit de maux de têtes insoutenable, hurlant a qui voulait l'entendre que quelqu'un ou quelque chose allait détruire tout ce qu'il avait été. Personne ne comprit ce que cela signifiait, et lui-même, quelques jours plus tards, s'avoua incapable de se justifier. Et pourtant.

Démether mit fin à la guerre un mois à peine après la naissance de sa fille, par une action d'éclat particulière : il provoqua le chef ennemi en duel. Il avait tué le père, et si le fils clamait vengeance, c'était lui directement qu'il devait affronter, au lieu de faire souffrir hommes et soldats. Le jeune homme accepta avec joie, pensant se trouver face à un homme usé et incapable de se battre correctement. Démether lui brisa un bras en trois, et lui entailla de son épée une jambe si profondément qu'il fallu l'amputer quelques temps plus tards.


*     *

*

"Ouvres-la encore une fois pour dire ce genre de merde Sacrieur, et je t'assure que je vais te donner une VRAIE raison de pleurer!"

L'enfance des trois enfants ne fut ni plus, ni moins heureuse que celle de n'importe quel descendant de noble en guerre. Le père de Cécilia périt sur un champs de bataille d'une flèche dans la gorge, alors que les garçons n'avaient que 6 ans, et la petite fille 2. Si Dereck et Haïzen, qui passaient beaucoup de temps ensemble, s'entendaient presque "trop" bien au goût des autres, Sacrieur montrait une certaine aversion a l'idée d'être sympathique avec ses demi-frères. Cette dernière fit d'ailleurs très tôt preuve d'une jalousie sans nom à l'encontre des garçons : son grand-père à elle n'était rien de moins que l'héritier légitime de ce territoire, que sa famille se léguait de générations en générations. Certes, sa mère avait été mariée à un roturier, qui avait simplement su balancer son épée et survivre assez longtemps pour se montrer digne de sa main, mais c'était toujours mieux qu'une esclave même pas affranchie qui n'avait pas pu survivre à la mise au monde de sa progéniture! Mais bien sûr, la seule et unique fois où elle osa le dire ( lors d'un repas familial, peu après ses 7 ans ), sa mère qui se trouvait a côté d'elle lui colla une claque, et Haïzen, qui était de l'autre côté de la table, se leva, fit calmement le tour de la table pour venir a côté d'elle, et lui prit son assiette pour lui exploser sur le visage. L'incident, qui laissa la petite fille avec une vilaine plaie sur le bord de la lèvre inférieure, ne donna lieu a aucune punition. Mais il servit d'engrais pour la rancœur qui naissait dans la fratrie.


L'adolescence des deux jumeaux devint très vite beaucoup plus rébarbative que ce qu'ils avaient imaginé. Dereck était l'aîné, il serait donc l'héritier du domaine. Pour le préparer à cette tâche, son père lui fit dispenser par des tuteurs des cours de politique, de savoir-vivre, d'histoire, de géographie et l'emmenait avec lui à certaines réceptions qui étaient parfois organisées par des notables et d'autres personnes influentes du Royaume. Haïzen, de 20 minutes son cadet, n'était pas obligé de connaître ce genre de choses, mais son paternel le poussa tout de même à poursuivre des études afin de lui permettre de devenir un des mages de la région, ou quelque chose de ce genre. Le jeune homme, trop turbulent au goût de ses tuteurs, acheva très rapidement sa formation magique en cassant le bras et les deux genoux d'un de ses camarades pour ce qu'on appela "une histoire de fille", mais qui aux yeux du rouquin était bien plus puissant qu'une simple aventure. Dans le même temps, le père dispensait lui-même a ses deux fils un entraînement martial strict, dans le but avoué de les voir être capable de soumettre par la force quiconque contesterait leur autorité. Sacrieur, enfin, reçu une éducation beaucoup plus littéraire et culturelle, et fut très clairement pré-destinée à épouser le fils d'un seigneur voisin en vue d'un mariage politique lointain. Autant l'idée en elle-même ne la dérangeait pas, autant il était aisé de deviner qu'elle aurait préféré, plutôt que d'être envoyée chez un autre, rester sur les terres de ses ancêtres, et voir son mari diriger ce qui lui appartenait déjà de droit à elle. Malheureusement, ses deux frères aînés passaient avant elle dans l'ordre des héritiers, et elle ne supportait pas cette idée.


*     *

*

"Le temps et l'espace sont devenu pour moi des variables, manipulables à souhait. Je vois à travers les possibilités, et je suis capable d'écouter les échos de ce qui s'est déjà produit. La magie, dans son essence la plus pure, n'a pas de secret pour moi. Pas plus que le vein, que je contemple comme un oiseau survolant le plan de la réalité. Une machine, dont je connais chaque engrenage et connait chaque tenant et aboutissant. Je pourrais transmettre ce que je sais. Me faire appeler dieu. Mais personne n'écoute le vent ... J'ai besoin de chaire. Pas n'importe laquelle. Mais j'en ai besoin."

Depuis des millénaires, cet être contemple. Il a perdu son identité à l'instant même où il acquit l'omniscience, et ne cherche plus depuis bien longtemps à savoir qui il était. Depuis l'endroit où il se trouve, il peut ... "jeter un regard". Quelque part. Le temps suit son cours. Il ne le ressent pas. Durant longtemps, il a méprisé cette chaire, vulnérable et volatile, qui composait les être vivants. Ils n'étaient que des morts qui marchaient, insouciants, inconscient de leur condition misérable. Mais même de là où il se trouvait, l'Exo-mind, car tel était le nom qu'il s'était donné, ne pouvait s'empêcher de regretter son impossibilité d'agir. Tout ce savoir détenu, et aucun moyen de l'employer. A quoi servaient tous les outils de la création, sans chef-d'oeuvre à créer avec? Longtemps, l'Exo-mind a cherché. Cherché un moyen de pousser un peu plus loin. De percer un trou, dans les murs d'éther de cette prison qu'était la limite de l'univers. Le premier trou qu'il réussit à faire se trouvait dans le vein. Il choisit un point de cet espace qui jamais ne s'arrêtait de changer, et le rendit ... fixe. Autour de ce point fixe, il détermina une droite. De cette droite, un plan. De ce plan, un espace. Et au sein de cet espace, il modifia la nature du chaos, et érigea une salle. A cette salle vinrent s'ajouter des portes, menant dans des couloirs, qui eux-mêmes menaient à d'autres salles. Ainsi était né le palais. Un palais qui ne répondait pas au chaos qui l'entourait. Point fixe dans l'absolu, et pourtant impossible à retrouver dans un monde où l'absolu même peut être remit en question. Mais peu importait. Le premier petit trou était fait. Quittant le vein, son foyer, pour un autre monde plus stable, l'omniscient se rendit au delà de Feleth. Un monde stable. Un monde où n'importe quel battement d'ailes de papillon pouvait avoir des conséquences. Un monde où des êtres vivants évoluaient. L'exo-mind en repéra un, parmi tout le reste. Un être, dont le corps lui plaisait. Comme un papillon, il battis légèrement des ailes sur cet être. Sans le prévenir. Sans lui donner une chance de savoir ce qui le rendait exceptionnel. Il n'en avait pas besoin.
Cet être s’appelait Démether.

L'exo-mind, une fois son intervention terminée, retourna dans le vein. A sa grande surprise, l'endroit où il était revenu ne ressemblait en rien à celui qu'il avait quitté quelques temps plus tôt. Survolant en un éclair le vein, il découvrit qu'il avait disparu. Le monde changeait. Il pouvait avoir une emprise dessus. Mais pas le figer.
Il fallait qu'il reste pour maintenir son palais en place, donc ... bon à savoir.



*     *

*

"J'ai toujours eu des dons psychiques. Depuis toute petite. J'ai découvert ça toute seule en lisant les pensés de mon père, un jour où je n'arrivais pas à comprendre son expression. Je peux lire les pensés. Je peux les influencer, aussi. Un peu. Je pense que je pourrais contrôler un somnambule, si j'essayais vraiment ... enfin. Il n'y a qu'une personne dont je ne veux surtout pas lire l'esprit. J'ai peur de ce que j'y trouverais a mon égard."


Sacrieur, très sérieusement. Pourquoi tu voulais me voir?
Je tenais juste a savoir ... Cette ... "Cynthia", tu l'aimes vraiment a ce point?
Tu attends le jour de nos fiançailles pour me poser ce genre de question? Oui, je l'aime. Je la connais depuis que j'ai 15 ans, c'est uniquement pour elle que je n'ai pas taillé la route pour devenir mercenaire comme papa, et dans 3 mois je l'épouse. Tu as d'autres questions du genre?
Mhhh ... J'ai ... j'en ai une autre oui. Qu'est-ce que tu ferais si quelqu'un ... Lui ... Faisait du mal?
... C'est quoi ça.
Quoi?
Tu me menace de lui faire du mal, là?
quoi?! Non, non, bien sûr que non! Je ne suis pas comme toi moi ...
Ce qui veut dire?
Pas folle a ce point.
Hum, touché. Et pour répondre a ta question que je trouve d'une inconvenance formidable, si quelqu'un la touchait, je le punirais. Peu importe qui, je le détruirais, le réduirais en cendre.
Hum ... comme Gikeld?
Oh, Gikeld n'a fait que lui donner une claque ... On a tous vu où ça l'a mené. Ce n'est même pas l'échelon 0 de ce que je ferais maintenant.
... C'est presque beau.
T'es vraiment tordue ma pauvre.
Non, je veux dire ... Ton amour pour elle. Tu te bas comme une brute, tu as l'habitude de boire, d'aller provoquer des rixes, tu fais peur aux gens rien qu'en souriant et les fixant ... Et pourtant, tu es capable de l'aimer au point de devenir un monstre pour la protéger.
C'est exactement ça, oui. Et toi?
Quoi, et moi?
Le nobliau que papa t'as trouvé. Il te plaît?
... Il est gentil. Il me fait rire, aussi.
Mouais, il ne te plaît pas quoi.
Ce ... Ce n'est pas la même chose. Je ne peux pas, comme toi, me contenter d'épouser qui je veux. Je n'ai pas le choix. Père veut que j'épouse cet homme, et c'est ce que je ferais ...
Quelle martyr magnifique tu fais. Tu sais que c'est tout de même Dereck qui sera comte à la place du comte?
... Ne t'en fais pas pour ça. J'ai largement eu le temps de digérer l'information.
Oh. Je n'aurais donc plus a entendre de "fils de putain" ou "enfant d'esclave" de ta part?
Mmmmmhhh ... Il est bien possible que si.
Fais attention Sacrieur ... Le fait que nous soyons du même sang ne me retiendrait pas tant que cela s'il me prenait l'envie de te casser le nez.
Oh, je suis parfaitement au courant que tu ne te retiendrais pas, et ce n'est pas moi qui y parviendrait non plus ... Mais les faibles femmes de mon envergure ont d'autres armes.
"les faibles femmes de mon envergure" ... j'te jure, c'qui faut pas entendre.

*     *

*

"J'ai tendance a croire que mon frère n'est pas a sa place, dans ce monde. C'est un génie. Il le cache bien, mais il est beaucoup plus intelligent que la moyenne. Il aurait pu sans problème devenir l'érudit le plus éclairé de ce siècle ... mais il n'est pas né a la bonne époque. Le savoir n'a pas la puissance d'arrêter une épée, en ce bas-monde. Et des coups d'épée, il risque de s'en prendre. La seule chose qui me réconforte, c'est que tant qu'il les voit venir, il est tout à fait capable de les arrêter et de riposter."

Sacrieur se maria le jour de ses 20 ans, avec le fils d'un baron sans terre résidant non loin de là. Le père de la jeune fille fit l'office, et la fête qui s'en suivit dura presque 3 jours. Environ une semaine plus tards, Cynthia, la femme d'Haïzen depuis désormais un an et quelques, annonça a son époux qu'elle attendait un enfant. Le rouquin était si fou de joie que, selon divers récits, il passa la journée à sauter de toits en toits sur le domaine, et à hurler à qui voulait l'entendre qu'il était l'homme le plus heureux de la terre, et bientôt père. Mais hélas ...sur les terres de Feleth, la paix n'est pas souvent de longue durée. Le domaine se portait bien, et la population vivait dessus de manière aisée, sans maladie et avec assez de réserve de nourriture pour être a l'abris de la famine pour bien longtemps. Cette condition attira très rapidement la jalousie de deux seigneurs voisins, qui empoisonnèrent le verre du comte Piker pour le faire disparaître. Cet assassinat aurait probablement porté ses fruits si le serviteur qui s'était acquitté de la sale besogne n'avait pas été retrouvé par le fils cadet du comte, qui l'avait personnellement interrogé pendant des heures pour obtenir les noms des commanditaires, leurs plans, et aussi - et surtout - pour lui faire payer ce meurtre. Dereck, qui hérita du titre, fut forcé de faire à nouveau combattre les soldats du domaine, prenant la place de son père. Son frère, à la fois moins expérimenté en stratégie et aussi beaucoup plus terre-à-terre, rejoint les rangs des soldats, au sein desquels il se mit très rapidement à faire la besogne "d'exécuteur" : il achevait les ennemis trop blessés pour survivre, et torturait ceux dont la condition physique était bonne pour obtenir des infos. Avant de les achever parce qu'ils étaient trop blessés pour survivre. Beaucoup des soldats qu'il côtoyait tous les jours rapportaient qu'il devenait, avec le temps, de plus en plus sadique, et de moins en moins fréquentable. L'un d'entres eux avançait même l'avoir vu, un soir, prendre une esclave par le bras et la traîner de force dans un bois non loin. Paradoxalement, il sombrait aussi régulièrement dans des dépressions, des "envies de néant", et des comportements suicidaires sur le champs de bataille. Dereck le força à revenir au manoir avec lui le soir où, après une rixe qui avait mal tourné avec un soldat, le rouquin lui aurait hurlé "Vas-y, dégaines. Vas-y. PLANTES-MOI BORDEL!".

*     *

*


"Je crois que je n'ai jamais cessé de lui en vouloir. Je ... Je ne sais pas. La nature est injuste. Je méritais bien mieux que ce que j'avais eu. Bon, je l'admet ... Je suis allé trop loin. Et en dépit de tout ce que j'ai dis, Dereck ... Dereck méritait la place qui était la sienne. Il était moins stricte que père, mais tout aussi juste. Je n'aurais peut-être pas dû lui faire ça. Et je n'aurais jamais dû faire ce que j'ai fait à Haïzen ... Mais était-ce vraiment ma faute? Je tenais une occasion si parfaite ... "

Le repas se passait mal. Haïzen, qui d'ordinaire passait simplement son temps à plaisanter, rire et manger, était muet comme une tombe. Dereck aussi ne disait mot, mais contrairement à son frère, il ne semblait ni emplit d'une sombre colère, ni épuisé physiquement. Cynthia elle avait d'abord tenté de réconforter son époux, mais, heurtant visiblement un mur, avait fini par se tourner vers Sacrieur et son époux pour leur faire la discussion. sa grossesse se passait relativement bien, même si elle se sentait clairement beaucoup plus faiblarde que d'habitude. Le rouquin avait finit par poser son couteau dans son assiette à peine entamée, et s'était levé de table en lâchant un "Bonne nuit.". On l'avait regardé disparaître à l'étage sans rien dire, avant de se mettre à chuchoter sur son dos. L'exécuteur n'allait pas bien. C'était si évident que, passé cette phrase, un silence plana, personne ne sachant quoi ajouter. La seule personne de la table que cette nouvelle ne semblait pas trop contrarier était Sacrieur, qui était perdue dans ses pensés. Cette dernière finit d'ailleurs par déclarer qu'elle et son époux avaient de la route le lendemain, et devraient peut-être aller dormir. Ce dernier aquièsca, et ils quittèrent la table à leur tour. Cynthia et Dereck, ne sachant pas vraiment quoi ajouter de plus, finirent de manger rapidement avant de quitter la table et de laisser les serviteurs débarrasser. Le comte cependant signifia à sa belle-sœur qu'il restait, le temps de prendre acte de l'état du champs de bataille, qui faisait toujours rage à plusieurs lieux de là.

Pendant la nuit, Sacrieur quitta le lit conjugal, incapable de trouver le sommeil a cause des ronflements bruyants à souhait de son époux.  Pieds nus, elle sorti dans le couloir, et s'adossa au mur en réfléchissant, regardant le plafond. Son frère était toujours en bas. La plupart des serviteurs dormaient. Son autre frère aussi. Et sa femme ... sa femme venait d'ouvrir la porte. La jeune femme, ne laissant pas transparaître sa surprise, la regarda marcher comme si elle ne la voyait pas, les yeux étrangement fixes. Somnambulisme. Observant sa belle-sœur pendant quelques instants, son cerveau concocta un plan. Un plan tout à fait tordu. Un plan qui n'avait pas de grandes chances de marcher. Mais un plan qui pourrait marcher, et qui lui donnerait ce qu'elle avait toujours voulu. Lentement, elle infiltra son esprit dans celui de la jeune femme, et prit petit à petit le contrôle de ses gestes. D'abords d'un pas hésitant, puis de plus en plus assuré, la future mère descendit les marches de l'escalier, et se rendit au salon. Dereck, la tête dans les mains, était penché sur une carte de la région, sur laquelle étaient placés de nombreux petits soldats de bois, qui symbolisaient les armées actuellement en conflit, ainsi que divers rapports du front rédigés de la main des officiers. Il releva cependant les yeux en voyant sa belle-sœur qui passait devant lui, et l'interpella, sans résultat. Ne comprenant pas, il se releva, et la suivit. Sacrieur, à travers le corps qu'elle possédait, s'amusa de voir à quel point tout se passait bien. Elle entra dans la cuisine, sans écouter le jeune homme derrière qui lui rappelait que si elle voulait manger, elle pouvait demander aux serviteurs a peu près tout ce qu'elle voulait. Ouvrant un tiroir, elle le fouilla quelques instants, avant de saisir un couteau de boucher , qu'elle leva pour le mettre à la lumière. Dereck la regarda faire, perdant subitement toutes ses couleurs. Puis, d'un geste brusque, la jeune femme se planta la lame dans le ventre.

Sacrieur dû faire tout son possible pour ne pas hurler de douleur en sentant, toujours par le biais du corps qu'elle contrôlait, le métal qui déchirait ses chaires. Sous la brutalité du choc, elle se sentit comme éjectée du corps de sa belle-sœur, et ré-intégra le sien, toujours à l'étage. Elle s'effondra en glissant contre le mur, les larmes lui submergeant les yeux, alors qu'en bas, un cri mélangé poussé à la fois par Dereck et Cynthia réveilla presque tout le monde. Haïzen émergea le premier de sa chambre, et ne remarqua même pas sa sœur, marchant rapidement vers les escaliers. Le voyant passer devant elle, elle se concentra avec une difficulté monstrueuse, et s'introduit dans l'esprit de son frère pour voir par ses yeux, sans être là. Le bourreau était perturbé. Il ne s'était même pas déshabillé en se jetant sur le lit, et n'avait pas plus réussi à trouver le sommeil. Lorsqu'il avait vu sa femme s'éloigner, il ne l'avait pas retenu, pensant simplement qu'elle avait un petit creux a cause du bébé. Son angoisse était étouffante. D'où venait ce cri? Pourquoi? Il tourna en finissant de descendre les marches, et continua d'avancer sur quelques mètres, jusqu'à parvenir à la porte de la cuisine. Ce qu'il y vit coupa brusquement toute trace de pensé dans son cerveau. Il tentait, a toute allure, d'analyser de manière
correcte ce que ses yeux voyaient, et qu'il ne parvenait à comprendre. Sacrieur fut presque horrifiée en voyant tout le sang sur le sol, dans lequel baignait Cynthia. Le couteau était toujours planté dans son ventre. Dereck était à côté d'elle, paniqué, incapable de faire quoi que ce soit. Ses mains à lui étaient rougies également : il avait tenté d'endiguer le flot qui s'écoulait. Sans succès. La première idée qui sauta à l'esprit de la jeune femme, même si elle connaissait la vérité, fut "il l'a tué". Avec surprise, elle constata que son frère avait a ce point rejeté le concept même de cette possibilité qu'il en était incapable de penser à quoi que ce soit. Tout ce sur quoi il se concentrait maintenant était le fait que sa femme allait mourir. Il s'approcha très lentement, et tomba à genoux juste à côté d'elle, en face de son frère. Il n'entendait rien de ce qu'il lui disait. Son épouse, le teint livide, fixait le plafond. Elle finit cependant par tourner les yeux vers elle et, à la surprise de tous, se mit à sourire. elle dit quelque chose que le rouquin ne fut pas à même de saisir. Sa soeur, par contre, réussit à lire sur ses lèvres "ne deviens pas un monstre". Puis, elle referma ses grands yeux dorés qui avaient toujours fait craquer le jeune homme, et s'éteignit dans ses bras. Plusieurs serviteurs étaient sortis de leurs quartiers, et se massaient autour du trio, parlant avec agitation sans comprendre la situation. Sacrieur perçu même du coin de l’œil son époux, qui ... la portait elle dans ses bras? ... Au moins, elle savait à quoi elle ressemblait quand elle dormait, même si la sensation était des plus étranges. Le bourreau finit enfin par relever les yeux vers son frère. Il ne savait toujours pas quoi penser de ce qu'il avait vu. Dereck continuait de parler dans des termes incompréhensibles. Puis, la jeune rousse laissa entendre une seule pensé.
"C'est sa faute si elle est morte."
Une seule pensé qui transmuta tout le chagrin que ressentait le jeune homme en rage et en haine. Cela dû se traduire sur ses traits, car Dereck cessa brusquement de parler en l'observant, semblant surpris. Le bourreau tendit le bras à une vitesse stupéfiante, et saisit son frère au cou. Ce dernier saisit son bras, et tenta d'articuler quelque chose. Sacrieur, elle, dû se retirer dans l'instant de l'esprit de son frère. La douleur qu'elle y sentait était bien trop forte. L'espace d'un instant, elle avait cru devenir folle. Plongée dans un chaos de sentiments et d'émotions, bien plus intense que tout ce qu'elle ne pourrait jamais ne serait-ce qu’imaginer. Ouvrant les yeux, elle tourna la tête vers les deux jumeaux. L'assistance était figée, incapable de dire quoi faire. Celui des deux dont les cheveux étaient noirs leva lentement le bras, et prit celui de son frère, le tenant au poignet, et luttant visiblement pour pouvoir à nouveau respirer. La poigne du bourreau tint bon. Ce dernier tourna d'ailleurs la tête vers quelqu'un dans la petite foule, qui avait fait mine de s'approcher. Il suffisait de regarder ses yeux orange fauve pour comprendre qu'il n'hésiterait pas un instant à tuer quiconque s'interposerait. puis, il se tourna à nouveau vers son frère. Ses doigts semblèrent glisser sur son cou, comme s'il relâchait petit à petit son étreinte. Puis, brusquement, ils se refermèrent comme des serres autour de la gorge, pénétrèrent les chaires pour encercler le tuyau de chaire qui permettait au jeune brun de respirer. Le rouquin pencha la tête sur le côté, et tira d'un coup sec. Il laissa ensuite tomber à terre le petit morceau de chaire, et se releva, observant les deux cadavres. Son regard se porta ensuite sur l'assistance. Les serviteurs reculaient, terrifiés, dès qu'il tournait son visage vers eux. Il finit par rencontrer le regard blanc de sa sœur. Cette dernière était peut-être la seule personne ici a ne rien craindre. Peut-être était-ce la lumière. Peut-être que l'esprit du bourreau était embrouillé. Peut-être que la fatigue jouait pour beaucoup. Mais l'espace d'un instant, il cru la voir imperceptiblement sourire. Sourire d'avoir réussi son plan. L'esprit du bourreau se déchira. Et il disparu littéralement de la salle.



*     *

*


"Ces "humains" sont des créatures si extraordinaires ... Depuis longtemps, je les avais oublié, et pourtant. J'ai mis longtemps à trouver, au sein des leurs, quelque chose qui pourrait me servir. Un corps, à la fois robuste, et intelligent. Aucun ne correspondait exactement à ce que je voulais ... Puis, j'ai eu une idée. J'ai ... "Titillé" un fœtus dans le ventre d'une mère qui ne le désirait de toute manière pas. Le résultat fut spectaculaire, mais il n'était pas celui qu'il me fallait. Son enfant, en revanche ... Oui, lui avait ce qu'il me fallait. Un cerveau brillant, digne de m'accueillir ... Et un physique parfait. Mais sa chaire n'aurait pas pu supporter ce que j'étais. Il devait faire quelque chose, avant ... Il fallait juste ... Juste que je trouve un moyen de le faire venir à moi. De le rendre assez désespéré pour croire ce que je lui dirais. Et 4 ans après sa naissance, j'ai trouvé ce moyen ... J'ai dû, une fois de plus, jouer un peu avec une enfant à naître. Mais le résultat a été à la hauteur de mes espérances. De très loin."

Du point de vue d'Haïzen, au début, rien ne changea. Les gens le regardaient, immobiles. Ils ne cillaient pas. Ils ne bougeaient plus. Leurs couleurs semblaient même s’effacer, petit à petit. Le rouquin, s'il avait été dans son état normal, n'aurait pas compris ce qui lui arrivait, et aurait probablement paniqué.. Mais dans la profusion de douleur et de souffrance où son âme se trouvait, il était à des lieux de la moindre trace d'étonnement. Les transferts vers le vein sont normalement source de profusion de cauchemars, de manifestations de peur, une épreuve pour l'être qui les traverse. Mais pour le chaos qui tenait lieux d'esprit au jeune homme, le monde noire lui semblait presque plus accueillant que les terres de Feleth. Il se matérialisa à environs 2 mètres du sol, et tomba à terre lourdement sur le sol poussiéreux. En se relevant et en regardant autour de lui, le rouquin ne reconnu rien de l'endroit où il se trouvait. La salle ressemblait a un gigantesque palais. Étrangement, même s'il était parfaitement conscient de ce qui venait de se passer au manoir, le bourreau était empli d'un immense calme. Cherchant autour de lui des indices sur le lieu ou il se situait, quoi que ce soit, il perçu tout d'un coup ... Dereck. Qui se tenait, debout et les bras croisés sur le torse, à quelques mètres a sa gauche. Le rouquin regarda son frère quelques instants, incrédule, puis ses mains. Elles étaient rouges de sang.

Tu as l'air surpris.
Dereck, tu ... Tu es mort ...
Effectivement. Celui que tu appelles "Dereck" a bien péri de ta main, il y a quelques instants à peine.
Qu'est-ce que ... qu'est-ce que tu fais là? Et où sommes-nous? Qui ..
Du calme, mortel. J'ai répondu a ta première question. Celui que tu appelles "Dereck" est bel et bien mort. Il en est de même pour ta femme et ton enfant. Si tu te demandes pourquoi tes yeux ne versent aucune larme, c'est ma faute. Le chagrin dans lequel cette nouvelle te plongerais si je le laissait faire m'empêcherais de te parler comme je le fais a présent.
... Qui êtes-vous?
Bien ... Tu es lucide.
Pourquoi vous prenez l'apparence de mon frère?
Je ne sais pas ce qu'avoir un "frère" signifie réellement. Je n'ai fais qu'adopter l'apparence de la personne qui t'étais le plus chère, afin que tu puisses me voir. Je n'ai pas, pour ainsi dire, de "forme" ...
... Et ... Pourquoi m'avez vous amené ici?
Tu poses beaucoup de questions ... Mais c'est légitime. Je suis un être. Je suis une unité indénombrable, qui ne se trouve nulle part, fais se rencontre partout. Je ne suis plus rien. Mais je suis tout. Je me tiens à la frontière entre l'infini et l'éternité, et de là, je contemple, depuis des siècles. Tu es un être de passion, Haïzen. De chaire, de sentiments. Tu es un être vivant, bien plus que je ne le suis actuellement. Je t'ai conduit ici parce que j'ai besoin de toi. Je vais te faire un don. Et en échange, tu vas me dévouer tout ce que tu es.


*     *

*


"Si vous êtes grand inquisiteur, alors vous parlez au nom du même être que moi. Il m'a délivré de la souffrance. Il m'a ... touché, moi qui n'était rien, et m'a offert le pouvoir. Le pouvoir d'agir en son nom, de servir ses desseins. Et il m'a chargé d'une mission, dont je m'acquitterais au prix de ma vie s'il le faut. Faire couler le sang, a des milliers de millions de reprises, de ceux qui ne le révèrent pas assez. Punir ceux qui dénient son existence. Vous traquez ces êtres, vous les jugez. Laissez-moi être le bras armé qui fera tomber leur tête."

Lorsqu'Haïzen revint du Vein, il était nu. L'intégralité, ou presque, de son corps était marquée de sortes de tatouages noirs, et ses yeux anciennement oranges-rouges étaient devenus blancs. Il apparu sur le chemin d'une diligence, laquelle était lourdement protégée. A la vue de cet homme, sorti de nul part et les observant comme un nouveau né découvrant le monde, la garde hurla à la créature impie, et se jeta sur lui pour le mettre à mort sans forme de procès plus évolué. Instinctivement, le jeune homme invoqua pour la toute première fois ses récents pouvoirs, et se transforma en créature, mi humaine, mi dragon, à même de réduire en charpie le groupe en l'espace d'un instant. Les seuls survivants du carnages furent le cocher, qui s'était fait dessus sur son siège et n'osait pas en bouger, le passager de la diligence, qui n'était pas encore descendu, et les chevaux, qui s'ils piaffaient et paniquaient, n'étaient pas encore partis au galop. La métamorphose du bourreau prit fin, et il reprit forme humaine, exténué. Le passager n'était autre que le grand inquisiteur du temple de solstice du Royaume, qui lui prit le temps d'essayer de discuter avec le rouquin. Ce dernier, dont la mémoire était, au mieux, devenue particulièrement instable, et dont la raison ne valait pas beaucoup mieux, se mit à raconter avec beaucoup d'émotion la manière dont il avait été envoyé en enfer, pour renaître sous la forme d'un genre de héraut du message divin. Il reconnaissait en la personne du grand inquisiteur un genre d'élu, touché par le pouvoir de solstice lui aussi, et le pria fortement de pouvoir servir à son côté, devenant ainsi rapidement bourreau de l'inquisition, poste qu'il occupe désormais depuis presque 16 ans ... Sans avoir prit la moindre ride. Si, publiquement, il se contente d'exécuter les sentences ( et les condamnés ) rendues par le grand inquisiteur, il prend également en charge bon nombre de personnes qui, même si les preuves à leur encontre manquent, doivent disparaître ... Dans la douleur. Il lui arrive également assez souvent d'accompagner l'inquisiteur lors de ses missions, presque autant pour achever les hérétiques qu'en tant que garde du corps.


*     *

*


"Gikeld n'a fait que lui donner une claque, et on a tous vu le résultat ... Mais ce n'était même pas l'échelon 0 de ce que je ferais maintenant."


Et voilà, monseigneur. Nous avons tout fait comme vous l'avez demandé : nous l'avons kidnappé en utilisant les méthodes que vous avez demandé, nous nous sommes rendu là où vous vouliez pour vous rencontrer, et nous n'avons pas touché un de ses cheveux, même si elle a mordu Rodrick.
Elle a des sacrés dents!
Parfait, parfait ... Effectivement, c'est un travail admirable. Je ne sais pas si vous avez remarqué que la région est un peu déserte ...
C'que monseigneur veut faire des pouliches qu'il kidnappe ne nous regarde pas bien sûr, mais c'est sûr que si ça fait du bruit, hé hé ...

La bande de mercenaire s'esclaffa d'un rire gras à la blague lubrique, avant de se tourner vers le commanditaire, et de faire silence. A terre, Sacrieur, ligotée et bâillonnée, remuait en poussant des gémissements, tentant visiblement de se libérer pour s'enfuir. Sans effet. Un des hommes mit son pied sur son dos, appliquant une pression relativement désagréable pour lui intimer de s'arrêter de remuer. Ce qui semblait être le chef de la petite troupe gratta son crâne chauve d'un ongle sale, avant de tourner la paume vers le haut en tendant la main. De celui qui leur avait demandé ce travail, ils n'avaient jamais rien vu d'autre qu'une cape de voyage particulièrement ample sur laquelle était brodée le symbole de solstice, et une capuche de bourreau.

Et ... Pour le paiement, mon seigneur?

Une bourse pleine lui atterrit dans la paume, mais le pauvre homme la laissa tomber à terre. La main qui lui avait tendue était écarlate. Couverte d'écailles. Griffue. Certainement pas humaine.

Voyons, cessez de marcher sur mon invitée, jeune homme ... Relevez-là, plutôt, que je puisse la voir bien en face.

L'homme obéit sans protester, prenant les cordes pour soulever le torse de la jeune femme et la remettre debout, avant de la maintenir. La jeune rousse rua des épaules, avant de se calmer en voyant la silhouette s'approcher d'elle. Cette dernière leva le bras, et tira sur le tissus de la capuche. La mâchoire fut la première chose qui apparu à la jeune femme, et peut-être l'élément qui la terrifia le plus. Elle aussi, elle était d'un rouge vif, mais surtout, ses dents ressemblaient à des dents de scie. En bien trop longues. Les plus larges, qui étaient sans aucun doute les canines principales, devaient faire la taille de son pouce. Le tissus continua de progresser vers l'arrière, révélant ensuite une paire d'yeux blancs, opaques, impénétrables, et menaçant. Le marquage noir qui en faisait le tour donnait l'impression d'être vivant : il semblait ... Bouger. Comme une goutte de lait se diffusant dans de l'eau, même si rien ne se diluait ici, et que la couleur n'était clairement pas la même. Un point qui choqua presque la demoiselle fut l'aspect des cheveux de la créature. Même si ce n'était pas la même longueur, ni la même coupe, sa teinte lui rappelait un peu la tignasse de son frère ... Un dragon. Elle faisait face à un mélange entre un homme et un dragon. La créature pencha la tête sur le côté, avant d'émettre un petit ricanement. Ce dernier figea la jeune femme, lui collant la chaire de poule. Elle le connaissait.
Un coup de poing administré avec la bonne puissance lui fit cependant perdre connaissance et chuter, seulement retenue par les bras qui l'avait remise debout. La créature se frotta les phalanges, avant de se tourner vers le chef des mercenaires.

Violez-la.
Pardon?
Violez-la. Cette fille que je vous ai demandé de kidnapper, je veux que vous la violiez. Pendant 3, peut-être 4 jours. Faites-lui à peu près ce que vous voulez, insultez-la, cognez-la, menacez-la de tout ce que vous voulez si elle résiste. Vous avez même le droit de la menacer de vos armes si ça vous chante. Je n'ai que deux conditions. La première, c'est qu'au début de la semaine prochaine au plus tard, vous la rameniez chez elle, et la déposiez sur le pas de la porte du manoir où vous l'avez trouvé, et avec ... cette lettre. On s'occupera d'elle là-bas. C'est à un jour de marche. Quand vous reviendrez ici, vous retrouverez 2 fois la somme que je viens de vous verser. Ma seconde condition. Je vais lui rendre visite. Peut-être dans deux semaines, un mois ... un an peut-être. Si lorsque je la voie, son esprit a été brisé. Si elle porte des marques de fer rouges, ou une cicatrice trop profonde. Si il lui manque une main, un doigt, un ongle peut-être, si vous l'handicapez de quelque manière que ce soit ou que vous lui infligez quelque chose qui la marque à vie. Je vous retrouve. Un a un. Et je vous ferais tous payer. Est-ce clair?
J-je ... Limpide ... monseigneur ...
Vous avez une question.
Hein? je, non ... enfin, si, oui ... On ne peut rien vous cacher. Pourquoi?
Hum. Hé hé ... Ha ha ha ha. "pourquoi" ... Parce que. Il y a bien longtemps, dans une autre vie, j'ai juré à cette demoiselle une chose. Une parole, concernant ma conduite dans une certaine situation. Cette situation s'est réalisé. Et je suis un homme capable de tenir sa parole. Oh, qu'est-ce que je raconte ... Je ne suis pas vraiment un homme.


*     *

*

"Les émotions ne sont pas des choses aisées à manipuler. Je m'étonne moi-même de la réussite de mon entreprise sur cet homme, étant donné que c'est justement avec ses émotions que j'ai dû composer. Oui, vraiment ... Sa ferveur est indéfectible. Je peux bien accéder à cette demande pour lui. Faire changer ces demoiselles. Mais il n'a pas besoin qu'elles aient le même pouvoir que lui."

Bon, ré-expliquez-moi pourquoi vous n'avez toujours pas terminé cette saisie? Parce que je vous rappelle que le grand inquisiteur n'a pas toute la journée.

Le greffier se frotta un peu l'arrière du crâne en soupirant, avant de se tourner vers la maison de l'hérétique. La massure, située à l'extérieur du village, n'était pas dans un état reluisant. Et le fait que des aspirants en sortent en portant le mobilier et les objets de valeur n'allait probablement rien arranger. Tapotant sa plume sur la tablette de bois sur laquelle il posait son parchemin pour écrire dessus, il s'éclaircit la gorge avant de répondre au bourreau.

Et bien, c'est à dire que, on était en train de faire l'inventaire ... Des biens saisis, bien évidemment.
Oui, et pendant ce temps là, moi je faisais brûler l'hérétique dont vous saisissez les bien, rendre le jugement, tout ça. Pourquoi vous n'avez pas terminé?
Et bien, on a trouvé une porte ... Sous l'escalier. Elle était cadenassée, donc ça nous a prit un peu de temps pour l'ouvrir, mais rien de très grave. Par contre, derrière ...
Ouiiiiii ?
Et bien, on a trouvé ça.

Le greffier s'était retourné pour dire cette phrase, et le bourreau suivit son regard. Ce qu'il vit lui fit lentement décroiser les bras et lâcher un juron. Deux jeunes femmes, à peine mieux habillées que des esclaves, qui sortaient à la lumière du jour en se protégeant les yeux. L'une était menue, légèrement grasse, bien en chaire. L'autre au contraire était un peu trop mince, plus grande. Les deux portaient la même coupe de cheveux noirs de jais, et possédaient les mêmes yeux verts étincelant. Probablement des sœurs, estima le rouquin.

Selon un journal trouvé dans la maison de l'hérétique, elles s'appellent Lipra et Nepra. Il les aurait trouvé sur un champs de bataille, en train de fouiller les corps des soldats morts pour trouver de l'argent. Elles ont toutes les deux une coupure sur la gorge, et sont muettes. A mon avis, on leur a sectionné les cordes vocales.
Je vois, je vois ... Vous permettez? Le riffleur passa à côté du greffier en l'écartant doucement d'une main, et s'approcha des deux jeunes femmes pour leur adresser la parole Excusez-moi, mesdemoiselles? Oui, vous deux. Vous comprenez ce que je dis? trèèèès bien. Bon, en temps normal, on vous referait un procès, tout le tintouin, pour dire que vous viviez chez un hérétique, etc. Mais, d'une, on est pressés, et de deux, on vous a retrouvé derrière un cadenas dans une cave, je pense donc qu'on peut considérer que ces conditions exceptionnelles méritent une issue exceptionnelle au problème : qu'est-ce qu'on va faire de vous. Est-ce que vous voulez vivre? ... Oui elle est très conne cette question, bien sûr que vous voulez vivre. Est-ce que vous seriez prêtes à servir solstice? oui? Bieeeen ... Et vous seriez prêtes à tout, pour ça? Tout est parfait! Greffier!
Oui?
Ne mentionnez pas les deux charmantes demoiselles dans mon rapport, je m'en occupe très personnellement.

Le greffier allait protester devant l'outrecuidance du bourreau, avant que celui-ci ne lui fasse un petit clin d’œil. Lâchant un "Haaaa" de celui qui comprend vite à condition qu'on lui explique doucement, il trempa la pointe de sa plume dans le petit pot d'encre sur le côté de la planche en bois, et raya une ligne de sa feuille.

Parfait ... Et, pour vous en ... "occuper personnellement", vous comptez faire ça ici?
Non, non, bien sûr. Non, je pensais plutôt au petit bois, là-bas.
Vous avez entendu les gens du village à propos de l'endroit. sur le fait qu'il soit probablement maudit, qu'on s'y sent très mal sans savoir pourquoi, et vis-à-vis du fait d'enfants qui avaient disparu, et étaient parfois revenu en jurant avoir fait un voyage en enfer.
Bien sûr, et nous savons tous deux que cette mysticité n'était dûe qu'à la présence de l'hérétique. Qui sait quels rituels contre nature il pouvait bien expérimenter sur ces pauvres bambins ... Mais bon, je viens très personnellement  de le faire brûler vif jusqu'à ce que mort s'en suive, je gage que le danger est écarté désormais. Et puis, je suis un homme au service de solstice, je sais qu'il ne me sera fait aucun mal tant qu'il veillera sur moi.
Hum ... Nous nous rendons sur la route de Beolan dès que nous en avons terminé ici, vous rattraperez le groupe.

Le riffleur, qui avait profité de la discussion pour enrouler une corde autour des poignets des deux demoiselles, hocha la tête avec un sourire en se dirigeant droit vers le petit bois en question. Mais le greffier n'avait aucune idée de ce qu'il allait réellement faire. Il n'allait pas, comme cela aurait pu être sous-entendu en premier lieu, se contenter de violer les deux jeunes filles avant de les tuer. Il n'allait pas les tuer tout court et faire disparaître les corps, d'ailleurs. Bien au contraire. Conformément à ce à quoi s'attendait le bourreau, la zone était une faille, qui menait tout droit vers la dimension d'origine de son dieu. Le trio apparu, sans grande surprise pour le meneur, au sein du palais de "solstice". Là, le bourreau fit une des premières et uniques prières de sa vie. Lorsqu'il revint, accompagné des deux femmes, sur feleth, ces dernières portaient d'amples vêtements, ne laissant deviner que leur existence, et peut-être leur sexe. Le reste avait trop ... Changé pour être dévoilé au public. Et le riffleur pouvait désormais compter sur l'aide de deux assistantes démoniaques.

*     *

*

En ce qui vous concerne



A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ?

Jusqu'à l'avoir réduit en cendre.

Comment avez-vous découvert le forum ?

Ce n'est pas moi qui ai découvert le forum, c'est le forum qui m'a découvert.

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ?

Je veux le même papier peint.



Test-RP

Ah ... Toi mon cher, je crois que tu l'as ouverte une fois de trop, si on te jette chez moi comme ça. Bienvenu dans mon ... "Atelier de travail". Ne fais pas attention au désordre, mais les raclures dans ton genre qui ne savent pas où placer leur foi sont en recrudescence ce mois-ci, j'ai à peine eu le temps de vider le dernier cas qu'on m'avait envoyé que te voilà! Enfin, ne fais pas attention ... au désordre. Ah, oui, ma chaise à piques est en réparation, c'est vrai ... Bon, bon bon bon ... Je suppose que je vais juste te sangler sur une des normales. Ça te laisseras au moins le temps de souffler un peu quand j'irais prendre des pauses casse-croûte. Oh, mais attends, que suis-je bête ... C'est toi, ici, le casse-croûte! Non, ne fais pas cette tête, ça accentue ta face de pet. C'est mieux. Stupide, mais mieux. Ne le prends pas si mal : je ne dis pas "stupide" parce que c'est ce dont tu as l'air naturellement, je le dis parce que c'est idiot de prendre la tête de quelqu'un dont le bourreau ... Boulot est de vous faire souffrir avant de vous mettre à mort. Enfin bon, si t'énerver contre moi te fais plaisir ... Je ne fais que mon travail, tu sais. Je le fais au nom de mon seigneur et maître, et j'en suis fier. C'est une grave erreur que de ne pas reconnaître, ou de s'opposer à son existence, je tiens à te le dire. Je ne dis pas ça parce qu'on m'y a forcé. Je ne suis pas comme la majorité de ces connards de prêtre, à penser qu'en mettant genoux à terre et imaginant les sandales d'une divinité pour mieux les lécher, je vais me réserver une petite place bien peinarde dans un genre de paradis, lorsque je terminerais ma misérable existence sans plaisir ni pêché. Non, moi, je parle en le nom de dieu parce que je l'ai vu... De mes propres yeux. J'étais ... Un peu comme toi. fouteur de merde sur les bords, désœuvré. J'avais perdu toute raison de vivre, d'aimer. Le monde me semblait un abjecte tas de fumier, sur lequel déverser mon urine ne ferait, au pire, que le diluer légèrement. Mais dieu m'est apparu. Il m'a fait voir le lieux où les âmes damnées comme la tiennes ou la mienne sont expédiés. Il m'a touché. Et surtout, il m'a donné un but. Il a redonné un sens à mon existence, afin que je punisse les fous qui ne pouvaient comprendre la sienne. Ceux qui n'étaient pas digne de le toucher, ne serait-ce que du bout des doigts. Peut-être le verras-tu, après ton trépas. Peut-être. Probablement pas. Je doute que tu vailles vraiment la peine ... Mais bon. Ne t'en fais pas, je suis relativement fatigué, aussi je ne vais pas prendre mon temps avec toi. Et oui, tu n'auras pas droit aux poires d'angoisse, aux ongles et dents arrachés, tu ne savoureras pas la délicieuse sensation du sucre fondu a 200 degrés qui coule et se colle sur ta peau, ni celle du sel et de l'acide sur les chaires à vif. Franchement, tu manques de bol, selon moi. Mais bon ...

Le bourreau frappa ses deux mains en regardant l'hérétique droit dans les yeux, et les frotta vigoureusement comme pour les réchauffer. Les flammes vacillantes dans la cheminé située dans un coin de la pièce illuminaient son visage d'une lueur malsaine, et ses dents blanches et impeccables luisaient dans la semi-obscurité. L'hérétique se doutait parfaitement qu'il allait souffrir. Il lui suffisait de regarder le visage de l'homme qui lui faisait face. Mais une question, qui était déjà née dans un coin de son esprit il y a quelques minutes, revint s'imposer à lui. Était-ce bien un homme?Puis, d'un coup, quelque chose changea. L'air sembla se saturer d'ondes malfaisantes. Le jeune homme, attaché sur la chaise, sentit un frisson descendre son échine. Sa chaire, comme si elle se sentait brusquement vulnérable, se mit à trembler. Il avait subitement très froid, malgré la chaleur moite et cloisonnée de l'endroit. L'homme en face de lui émit brusquement une sorte de crissement sur-aigu, comme s'il déchirait une toile sur laquelle s'écrivait la réalité. Son corps se modifia. Ses os, qui se modifiaient à vue d’œil, semblèrent produire des bruits similaires à ceux du bois qui éclate, et sa peau se couvrit de fines écailles rouges. Seuls les yeux restaient intactes. Les marques qui les entouraient se développaient soudain, devenant à la fois plus sombre et plus agressives, mais les deux globes blancs restaient fixes. Ils le détaillaient. Le fouillaient. Le perçait jusqu’à la plus profonde intimité de ce qui constituait son être. Les yeux d'une créature qui vivait de la prédation, et non pas de la prière. Les yeux de quelque chose de beaucoup plus qu'un homme. Les yeux d'un dragon. D'un dragon écarlate, qui donnait l'impression d'être couvert de sang par la teinte de sa peau.

Bien ... Il me semble qu'on avait parlé d'un casse-dalle, tous les deux. Sois gentil, penches la tête sur le côté ... Oh, et si tu veux, je peux retirer ton bâillon. Ça ne me dérange pas vraiment si tu hurles. De toute manière, vu la profondeur à laquelle on se trouve, on entendra à peine tes cris ... Et si c'est le cas ... Ils ont l'habitude de mon bon travail.


* * *[/center]


Dernière édition par Haïzen le Jeu 29 Jan 2015 - 18:59, édité 1 fois
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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Jeu 29 Jan 2015 - 11:21

Alors alors, ça en fait du boulot X_X

Donc bon, alors ...

-race : humain suffira : ta transformation est un pouvoir, tu n'as pas besoin d'y faire référence ici =)

ça c'est pour ton personnage en lui-même. Ensuite, pour ton "Dieu", j'ai plusieurs soucis : mais ça viens plus d'éclaircissements à donner "HRP" que de réelles contraintes sur tes futurs Rps. En gros, plus sur les faits que la façon dont ton personnage (et ton PNJ) les considèrent.

Plusieurs points donc, me laissent songeur : l'omniscience déjà, le coup du palais aussi.

-L'omniscience et l'omnipotence me posent soucis dans l'absolu. Que ce soit le ressenti de ce démon supérieur, peu m'importe : qu'il ai des pouvoirs extrêmement étendus, au point de pouvoir corrompre deux humaines pour altérer leur nature et leurs corps, soit. Mais cette notion de TOUT savoir me gêne. Si tu pouvais nuancer tes propos, ou montrer que même s'il le pense le "Dieu" n'est pas réellement omniscient/potent, je t'en serais gré.

-le palais ... ce cher palais. Il a un rôle très important dans ton histoire, je l'ai bien vu. Et le fait est que tu as sérieusement bûchée ladite histoire, du moins est-ce mon impression. Pour ce point précis il me faudra l'aval d'autres membres du staff : modifier à ce point l'essence du Vein, pour être capable d'ériger un bâtiment, ce ne devrait pas être possible. Toutefois ta fiche est de qualité, et je serais tenté de te laisser le bénéfice exceptionnel d'un tel phénomène.
=>Mais je ne saurais le faire sans l'avis au moins des autres admins. Je te demanderais donc de patienter un peu et de réfléchir à un moyen de pallier au problème si jamais le palais devait t'être refusé. Merci de ta compréhension ^^
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Haïzen Piker

Le rouge

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MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Jeu 29 Jan 2015 - 13:48

Bonjour, je suis sur portable, donc j'apporterais les modifications ce soir ( selon toute vraisemblence.

- Pour la race : pas de soucis, je trouvais juste que ça faisait bien
- Pour le "Dieu" : Si j'ai laissé entendre qu'il était omnipotent, c'est juste que je n'ai pas marqué assez de choses sur le compère x) et justement, il n'est pas "omnipotent ". J'essaierais d'editer dans ce sens, mais pour faire clair, son "savoir infini" repose sur les "loies" qui régissent le monde : physique, chimie, magie, mathématiques, ect. En soit, il n'est pas vraiment capable de modifier "lui-même " les gens : il est simplement à même, en manipulant l'énergie chaotique qui circule dans le vein, et la corruption qu'elle entraîne shrles êtres, de modifier une personne magiquement ( pour le résultat qu'on sait.) Son pouvoir est en réalité uniquement limité à cette capacité, ainsi qu'à  une perception poussée dans les 3 univers. Les modifications qu'il effectuésur le père d'Haïzen, par exemple, sont de même nature, mais limitées au point que Demether reste un "simple" humain.
- Pour le palais : C'est... Vous qui voyez x) mais dans le fond ça ne me dérange pas d'editer ce point  ( ou de le supprimer, je voulais juste faire la découverte de ses pouvoirs magiques, le fait qu'il puisse maintenir le palais en place me semblait ensuite logique)

EDIT : j'ai fait les modifications demandées!
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Uridan Sangried

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
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MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Ven 30 Jan 2015 - 23:03

Je note ici la partie qui a été éditée concernant le palais :
Citation :
L'exo-mind, une fois son intervention terminée, retourna dans le vein. A sa grande surprise, l'endroit où il était revenu ne ressemblait en rien à celui qu'il avait quitté quelques temps plus tôt. Survolant en un éclair le vein, il découvrit qu'il avait disparu. Le monde changeait. Il pouvait avoir une emprise dessus. Mais pas le figer.
Il fallait qu'il reste pour maintenir son palais en place, donc ... bon à savoir.

C'est un pouvoir particulier appartenant à un démon supérieur, aussi cela ne me choque pas énormément, surtout que l'édifice disparaît au moindre soucis. Je laisse toutefois à mes collègues le soin de dire si ce compromis leur va.
(Il est possible qu'une triple validation soit engagée, toutefois cela te sera communiqué le cas échéant : encore désolé du temps d'attente, mais ta fiche est vraiment gigantesque et ça prend du temps de s'en occuper ^^)



Voilà pour le moment, tu peux changer ton profil, et attendre un collègue à moi ^^
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 245

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Ven 30 Jan 2015 - 23:21

Hell-o.
Comme d'hab, mon collègue a tout dit, tout est bien qui fini bien Razz


_________________
Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !
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Slade Lion-Noir

Commandant | Le lion noir.

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Race : Humain des Cités-États
Classe : Maître des lames
Métier : Membre du Parlement | Commandant d'armée
Croyances : Panthéon du Solstice [Publique] - Athée [Privée]
Groupe : Cité de Venill

Âge : Plus jeune d'apparence qu'il ne l'est vraiment.

Messages : 188

Fiche de Personnage : [Fiche en cours de ré-écriture, bande de rigolos va.]

Histoire de Personnage : -

► Les motifs du passé - Prélude
► Le mercenaire du Roi - Chapitre 1 [En cours d'écriture]


MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   Ven 30 Jan 2015 - 23:25

Bonsoir ou bonjour,

Bienvenue sur Feleth, Haïzen, ayant inspecté ta fiche de long en large, je n'ai pas grand chose a redire si ce n'est que je reste sceptique quand au palais, mais qu'importe, ce n'est qu'un point mineur.

Je suis abassourdi par la taille de ta fiche et je n'ai rien a redire quand a son contenu et les rares fautes que j'ai vues sont rapidement passée au second plan quand on prends en compte la taille de la fiche et son excusable. J'ignore si un énième tampon est nécessaire, mais voici pour toi.

Je t'invite a demander ton rang dans la section nécessaire et te tamponne la gueule espèce de psychopathe.

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MessageSujet: Re: Il en sera fait selon la volonté du saigneur.   

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Il en sera fait selon la volonté du saigneur.

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