''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]

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Pandora Alizéa

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Classe : Mage Guerrier
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Croyances : Léole, les dieu des vents. Mais bien sûr qu'il existe !
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MessageSujet: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Lun 16 Mar 2015 - 11:54

Pandora n’aimait guère les hommes. Ce n’était pas là un caprice passager, ni une originalité volontaire, et encore moins une préférence d’ordre sexuelle ou amoureuse.  C’était au contraire le résultat de son expérience personnelle, qui ne lui avait montré des hommes que les aspects le plus méprisables : la futilité, la stupidité, la grossièreté, la perversion, le narcissisme, le sexisme, la brutalité et le manque d’empathie. C’est pourquoi elle avait au mieux une certaine méfiance, à l’extrême un mépris à la limite de la nausée, pour les hommes. Les seuls à avoir grâce à ses yeux étaient feu son père et son maître à penser. Léole n’était pour elle pas sexué, mais se référait à lui comme à un homme par commodité langagière.

Tout cela pour dire que ce n’est pas sans surprise que Pandora vit l’ange se rapprocher du jeune Hachibé, et ce n’est pas sans une certaine suffisance qu’elle regarda ce dernier après cela. Son admiration pour Miya l’empêchait de la juger trop sévèrement, aussi se contenta-t-elle d’avouer son impuissance face au comportement de cette enfant. Pandora se contenta de soupirer comme à son habitude lorsque la jeune fille remonta sur son dos.

*Je ne devrais guère m’étonner de cela ; cette enfant est un ange, et les anges ont bon cœur. Il n’est rien de plus normal que la fait qu’elle soit si gentille et naïve. Allons, assez de songerie inutile.*

Pandora se retourna vers la tour des mages. Il leur suffisait de descendre de ce toit pour arriver sur la place dallée devant l’entrée de la tour. Le bâtiment n’était d’ailleurs pas vraiment une simple tour : il s’agissait plus d’un château médiocre par la taille et l’originalité que d’une tour magique et mystérieuse. La seule explication à son nom était la présence d’une tour plus haute que les autres à un coin du château. Sa toiture se recourbait comme une voile de navire. Elle manquait remarquablement de fenêtre, n’ayant que deux ou trois lucarnes étroites à son étage le plus haut.

Voyant cela, Pandora se senti quelque peu déçue ; elle espérait trouver un lieu mystique imposant le respect. Mais après réflexion, elle se dit que cette banalité n’était pas plus mal : mieux valait ne pas attirer trop l’attention sur soi, quand on est mage. Aussi la philosophe ravala sa déception et dans un bond descendit sur la place, amortissant sa chute par un souffle ascendant. La place dallée de pierres lisses et grises lui rappelait les tombes laquées qu’elle avait vues un jour. L’ambiance devint encore plus maussade lorsque la pluie se mit à tomber. Les pierres de la place s’humidifièrent tant qu’elles finirent par ressembler à de sombres miroirs. L’entrée de ladite tour était une grande porte de bois sombre, haute de plusieurs mettre et encadrée de bois sculpté de symbole que Pandora connaissait bien : des symboles élémentaires et alchimiques.

L’ange posa pieds à terre et couvrit sa tête de sa capuche. Hachibé derrière elles descendait du toit avec difficulté. Il finit par y parvenir et vint devant Pandora.

« Bon et bien … la voici, la tour des mages ! Je me suis toujours demandé pourquoi on appelle ça ‘la tour des mages’ et non ‘le château des mages’ ou ‘l’académie de magie’ …  Non ? Bon. Alors, comment ça se passe, on frappe à la porte et on s’annonce ? Je n’ai jamais vu personne y entrer, en fait. Ni en sortir, quand j’y pense. Dites, vous devez vraiment y aller ? »

Pandora lui jeta le même regard qu’à une peau de banane. Elle s’approcha seule de la porte. Il y avait un heurtoir en fer forgé représentant un dragon crachant du feu. Pandora saisi le heurtoir et frappa trois fois, faisant un bruit sourd qui résonna dans toute la place vide.
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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Mar 17 Mar 2015 - 22:03

Le bruit sourd du métal mit beaucoup de temps à s'estomper tant le heurtoir était lourd. Miya déglutit, et agrippa plus fermement l'habit de Pandora. Hachibé voulait bien être agrippé lui aussi, mais sentant son intention, Pandora le fusilla du regard, il se stoppa net, se remit droit comme un i et ne bougeât plus un cheveux. Après de longues secondes, un cliquetis se fit entendre à l’intérieur de la porte, avant qu'elle ne s'ouvre silencieusement. Miya était d'ailleurs étonnée qu'une porte aussi massive ne fit aucun bruit en s'ouvrant. Un vieillard avec une lanterne dans une main et un vieux bâton dans l'autre fit son apparition. Il avait une moustache grise et une barbe de presque quatre-vingt centimètres. Ses cheveux longs cachaient ses oreilles et une partie de son visage, dont on ne voyait que la bouche au cause de ses sourcils épais et broussailleux. Il n'était pas plus grand que Miya à cause de son grand âge et de sa posture voûtée. Il portait une bure blanche légèrement salie au niveau des pieds, chaussés de mocassins. Il regardait successivement les trois individus devant la porte de la bâtisse en commençant par Hachibé, suivit de Pandora pour qu'enfin, son regard se pose sur Miya. A cet instant précis, ses yeux s’écarquillèrent et il se mit à trembler.

"Alors c'était vrai ... l'oracle avait raison. Un être céleste viendra dans notre demeure. Laissez-moi deviner ... vous voulez vous perfectionner dans le noble art qu'est la magie ? Vous avez frappé à la bonne porte ... même si vous avez frappé très tard. Fit-il en riant et toussant à la fois.

Dans le même mouvement, il se décala du pas de la porte et invita, d'un signe du bras qui tenait le bâton, les trois individus. Hachibé était le seul à ne pas avoir avancé, le vieillard se tourna vers lui, en souriant.

- En effet mon petit, je crois que tu as d'autres choses à accomplir n'est-ce pas ?

Personne n'avait compris ce que l'hôte de ces lieux voulait dire par là, avant qu'une exclamation les fît se retourner tout les trois.

- Elle est là !

Au bout de la rue, en face de la tour, se ruaient trois individus en direction de celle-ci. Le sang d'Hachibé ne fit qu'un tour, il tendit le bras sur le côté, et s'exclama :

- Rentrez vite ! Je les repousserai et il ne vous importunerons plus ! Vous serez en sécurité à l’intérieur !

Sans que Pandora et Miya ne puisse bouger, la porte se referma derrière Hachibé et le vieillard commença à marcher lentement en direction d'un immense escalier ascendant. Plus aucun bruit n'était audible à part ceux des pas du vieillard. Miya se tourna vers Pandora.

- J'espère que Monsieur Hachibé va bien ...
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Pandora Alizéa

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 19 Mar 2015 - 1:12

La porte se referma sur les deux jeunes femmes. Pandora ne se sentait guère rassurée quand au danger présent dehors. Cet Hachibé était peut être plein de bonnes intentions, mais il n'avait aucune arme et il se trouvait seul contre trois. Elle songea brièvement à aller l'aider, mais chassa cette idée aussi vite qu'elle était venue. Car déjà la magie du lieu venait résonner dans ses oreilles. Jamais au paravent elle n'avait entendu pareil cacophonie magique. Il y avait ici des mages de toute sorte, cela ne faisait aucun doute. Pandora du se concentrer pour évincer ces bruits de son esprit ; elle se félicitait toujours d'avoir la faculté de contrôler son ouïe particulière, surtout en comparaison du supplice qu'elle devait subir avec la magie démoniaque, qui échappait à sa volonté.

La jeune femme porta alors son attention sur le bâtiment lui même. Miya et elle venait de pénétrer dans un grand hall, au sol et murs marbrés blanc décorés de gravures mystiques, et au plafond haut d'une cinquantaines de mètres. Pandora se dit que cet endroit semblait bien plus grand de l'intérieur que de l'extérieur, et se demanda si un sortilège était à l'origine de cela.

D'après la forme carré de la pièce, la philosophe déduisit qu'elle se trouvait dans la tour et non dans la sorte de cathédrale attenante. En se tournant vers la gauche elle pouvait voir une immense arche de pierre ouvrant sur une vaste salle dont elle ne pouvait voir que peu de chose : des banc de bois foncé, des étagères, des tapis poussiéreux, bref, suffisamment de chose pour qu'elle devine qu'il s'agissait de la bibliothèque. Pandora ressentit immédiatement l'envie de s'y rendre, comme happée par le courant de la connaissance.

"J'espère que Monsieur Hachibé va bien ..."

La voix frêle de l'ange lui remit les idées en place. La brune s'éclairci la gorge et secoua sa tête. Elle se tourna vers l'ange et sourit.

"Ne vous en faites pas, je pense que s'il a choisi de rester afin de vous protéger, c'est qu'il a l'âme d'un vrai chevalier, et les capacités correspondantes. De plus, il n'est pas mal bâti, il doit pouvoir faire face sans trop d'effort."

Des cris de douleur et un rire strident se firent entendre au dehors.

"Mou ha ha ha, je vais vous apprendre ! Vous pensiez réellement faire du mal à mon trésor ?! Vous allez payer cher cet affront !"

Entendant ceci, Pandora acquiesça en prenant l'air sérieux, signifiant qu'il s'agissait là d'une preuve à ses propos.

"Si vous êtes rassurée je vous propose de suivre ce mage, dit elle à Miya. Je ne sais pas comment il a eu vent de votre arrivée et de votre identité, ni qui il est, mais du moins il n'est pas malveillant à l'égard de votre nature. Je préconise de ne parler que sur invitation et de bien observer, surtout."

Satisfaite de son conseil, Pandora ragaillardit quelque peu, et entreprit de suivre le vieillard.
Ce dernier se dirigeait vers un escalier de marbre blanc double, longeant à droite et à gauche les murs de la salle et montant jusqu'à un palier intermédiaire. Ce même palier intermédiaire joignait le palier d'au dessus par d'autres escaliers du même genre, ainsi de suite. Chaque pallier possédait plusieurs portes et des sièges mal en point par ci par là.

La philosophe pris le temps pendant l’ascension de détailler un peu plus leur guide : il avait toutes les caractéristiques du vieux mage plein de sagesse et de bonhomie. Le son de sa magie était celui d'un basson, à la fois léger et grave. Pandora se remémora les paroles du vieillard. Celui-ci avait parlé d'un oracle, et savait que Miya venait pour s’entraîner. La jeune femme fit une moue perplexe à cette idée. Les oracles et voyants lui avaient toujours parut être de vulgaires charlatans, des amuseurs publiques ou des voleurs profitant des clients crédules. De cela, elle en avait vu beaucoup dans les nombreux marchés qu'elle avait écumé avec son père. Mais ce cas là semblait différent. Déjà, c'était un mage probablement très sage qui y faisait référence. Ensuite cet oracle avait énoncé non seulement la venue de Miya, mais aussi sa nature angélique. Tout ceci dépassait de loin les manipulations du premiers voyant venu.

Plongée dans sa réflexion, Pandora ne fit guère attention aux nombreuses salles devant lesquelles elle, le vieil homme et Miya passèrent. Chacune des portes avait un écriteau en bois fixé sur elle, informant de quel salle il s'agissait : laboratoire d'alchimie, salle d’invocation, salle de création, manipulation des éléments, laboratoire d'idées nouvelles, cantine, latrines ... Il y avait parfois un mage qui les croisait, l’œil fatigué suite à une nuit blanche de recherche, sans doute. Cependant le hall était à cette heure quasiment vide et très silencieux.
Quand le groupe eu monté un nombre conséquent d'étage, Pandora eu comme un sursaut. Mais où diable les emmenait-il ?

"Veuillez m'excuser, Monsieur, mais pourrions nous savoir ou est ce que vous nous conduisez ?"
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Miya Silialuna

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 19 Mar 2015 - 11:15

Rassurée, Miya suivit Pandora dans les escaliers, en souriant à la potentielle "pose" de victoire d'Hachibé.
Suivant Pandora, qui elle même suivait le vieux, Miya était curieuse comme un chaton. Elle lançait des regards partout autour d'elle et semblait très intéressée par ce lieu emplit de sagesse et de connaissance. Elle n'arrêtait pas de penser qu'elle allait enfin en apprendre plus sur ses pouvoirs. Peut être est-ce le vieux sage qui s'occupera d'elle ? Cela ne la dérangerait pas du tout, forcée de faire confiance aux gens qui sont prêts à l'aider pour son objectif, Miya ne pouvait pas se permettre de faire la difficile concernant son professeur, et puis elle trouvait leur guide plutôt sympathique. Au fur et à mesure qu'ils montait, Miya se demandait combien d'étages ils avait grimpé, pour ça, elle fit travailler un peu sa mémoire, et trouva la réponse. Satisfaite, elle lâcha la ceinture de cuir de Pandora pour pouvoir se déplacer mais d'un coup, elle sentit un grand flux magique la traverser ce qui a pour effet de la stopper net. Elle savait que quelqu'un avait jeté un sort sur eux. Pas un sort offensif, non, c'était un sort de detection. Bien qu'ils n'étaient pas là avec pour objectif d'être discret, quelqu'un les avaient repérés. Le vieux se tourna vers Pandora pour répondre à sa question.


" Nous montons voir l'archimage Antonidas, il m'a demandé à ce que vous soyez directement amenées devant lui. C'est mon maître, il apprendra à la petite ce qu'elle désire ... et même plus qui sait ?"

Le vieux se tourna vers la petite ange qui s'était arrêté à cause de sa sensation.

-Je vois que tu as perçu le sort. Tu est bien digne de ta mère ... elle aussi était experte en détection.

Miya s'était avait stopper sa marche, mais là, elle se figeât. Puis regarda le vieux dans les yeux, choses qu'elle ne fait jamais.

- Vous ... vous avez connu ma ... ma mère ? fit-elle, la voix tremblotante.

- Pas personnellement et je le déplore dit-il, la moue triste, mon maître m'a décrite une ange sublime aux ailes nacrées qui était extrêmement douée en magie de guérison et ...

- C'est elle ! C'est ma maman ! Vous savez où elle ...

Avant même qu'elle n'ait pu finir sa phrase, le vieux baissa le regard. Elle avait compris.

- Non ... vous ne savez pas où elle est ...

- Maître Antonidas en sait beaucoup plus que moi à votre sujet. Vous aurez vos réponses, c'est une certi...

- Où est-il ?! Où se trouve cet Antonidas ... ?

Antonidas Antonidas ... depuis un moment ce nom lui disait quelque chose ... elle avait déjà entendu ce nom quelque part ... mais où ? Après une très courte réflexion, le vieillard décida de l'aider un peu, sachant à l'avance sa réaction.

- Tu m'as l'air encore plus assoiffée que je ne le pensais ... l'Archimage se trouve au quinzième étage, la porte est ouverte, et de toute façon, tu le reconnaitra. Va, il t'attend.

Miya n'hésita pas une seule seconde, elle enleva sa cape, et déploya ses grandes ailes. L’architecture de la tour la favorisait : il n'y avait pas de cage d'escalier donc elle pouvait utiliser ses ailes. Miya avait compté les étages qu'ils avaient parcouru et après un rapide calcul, elle savait où elle devait aller. Pandora et le vieux la regardait hébétés pour la même raison, son impatience mêlée à la beauté de ses ailes. Une larme perla sur son visage, et au moment de décoller, elle prit appui sur la rambarde de l'escalier, chose qu'une personne dépourvue d'ailes ne ferait jamais au risque de finir en bouillie vingt mètres plus bas. Elle bondit de l'escalier, sure d'elle, et s'envola vers le quinzième étage, laissant seule Pandora avec le vieux, qui avait jeté un regard discret sous la robe de Miya au moment où elle était au dessus d'eux. Il pensait ne pas s'être fait prendre, mais Pandora l'avait perçu. Un peu honteux tout de même, il regarda Pandora ramasser la cape de l'ange puis lui demanda après un raclement de gorge :

- Voulez-vous la rejoindre ?

***

Dix mètres plus haut, Miya arriva au quinzième et se posa devant une porte ouverte. Elle restait figée devant le pas de la porte, de peur d'entrer. Tout se bousculait dans sa tête, elle ne savait pas quoi lui demander en premier tellement elle avait de questions. Une voix grave mais douce, l'invita à entrer.

- Ma chère ... très chère Miya ... entre je t'en prie. N'ai pas peur.

Elle eu comme un électrochoc. Cette voix, elle la connaissait ! Miya entra doucement, en prenant bien le temps de regarder la pièce. C'était une grande chambre, décorée de beaucoup de blasons et autres armoiries. Elle possédait un lit, des armoires de bois noir et de nombreuses étagères, toutes remplies de parchemins et de livres. Une seule chose retient l'attention de la petite ange : Un grand étendard au dessus du lit : allongé, blanc avec des reflets irisés. Le symbole en son centre était trois paires d'ailes de différente tailles, avec une épée pointant vers le bas au milieu de celles-ci. Miya savait que ce blason était sur l'armure de son père, elle qui adorait le voir la nettoyer, cela faisait parti des rares moments privilégiés où seuls Miya et lui pouvaient passer du temps ensemble quand il n'était pas en mission.

- Papa ... dit-elle, en commençant à sangloter.

- Je crois que tu as beaucoup trop de choses à me demander d'un seul coup. Prends le temps de t'assoir et de te calmer, je répondrais à toute tes questions, je te le promet.

Miya remarqua enfin ledit Archimage. Il était de dos, face à son bureau situé légèrement en retrait, en train d'écrire sur une montagne de parchemins. Il se retourna et montra son visage. Un visage très jeune pour le titre qu'il portait. Mais Miya ne percuta même pas ce détail, ce qui la troublait le plus, c'était qu'elle connaissait cet homme. Et inversement.

- Comme tu as grandi ... bientôt dix ans que l'on ne s'était pas vu. Tu ressemble de plus en plus à ta mère. Un petit silence s'installa, puis il reprit. Je t'ai vu naître Miya, j'étais au service de Tyraël, ton père ... mais j'étais aussi son meilleur ami.

La mémoire revint à Miya. Bien sur qu'elle l'avait déjà vu puisqu'il passait souvent à la maison en même temps que son père revenait de mission. Miya fondit en larme et se jeta dans ses bras sans un seul mot à ajouter. Heureuse d'avoir enfin trouvé quelqu'un qu'elle connaissait, faisant presque parti de la famille.
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Pandora Alizéa

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 19 Mar 2015 - 21:15

Pandora regarda Miya s’envoler avec une certaine jalousie teintée d'admiration ; une telle beauté dépassait toute les descriptions possibles. Léole était-il beau comme cela ? La philosophe soupira en imaginant un ange aux ailles éthérée, en toge lumineuse, à la voix si mélodieuse qu'aucun instrument ne saurait l'imiter.
La jeune femme soupira en se tournant vers le vieux mage. Diantre, ce vilain lorgnait sur les dessous de l'ange -que l'on pouvait effectivement voir très facilement depuis cet angle- ! Pandora se résigna : les hommes n'étaient véritablement que des porcs, quel que soit leur âge. Le vieillard pris sur le fait rougit légèrement. Pandora choisi de l'ignorer et ramassa la cape que Miya avait laissée derrière elle.

"Voulez-vous la rejoindre ?, fit le mage après un raclement de gorge.

-Je vais m'en abstenir. Il est évident que cet entretient sera d'ordre privé et en rapport à son passé, qui je le sais, lui tient particulièrement à cœur. Ce serait malvenu de ma part de m'imposer dans un tel contexte. Elle me rejoindra quand elle aura apprit ce qu'elle désire. De plus ..."

Pandora laissa ses yeux glisser vers les étages inférieurs. La bibliothèque l'appelait toujours. Tant de savoir à portée de main !

"Votre bibliothèque est-elle ouverte aux visiteurs ?

-Bien entendu ! s'exclama le vieux dans un rire rauque. La tour des mage toute entière est ouverte au public, savez vous ? Nous souhaitons donner accès à la magie au maximum de personnes, afin de dissiper les malentendus quant à l'art magique. Alors si vous le voulez, n'hésitez pas un seul instant, la bibliothèque regorge d'ouvrages très anciens qui ne peuvent que plaire à un mage avertit."

Pandora retint un soupir exalté. Elle se contenta de saluer le mage d'un hochement de tête. Elle allait pour redescendre les escaliers, mais après une brève réflexion, elle se plaça elle aussi sur la rampe, comme Miya.

"Mais, enfin ! s'écria le vieil homme, que diable faite vous !?"

Devant lui, médusé, Pandora s’élança dans le hall. Bien sur elle veilla à contrôler l'air mis en mouvement dans sa chute, et parvint sans aucun mal jusqu'au rez de chaussée, fière de sa rapidité et de son ingéniosité.
Sa petite démonstration avait alerté plusieurs mages matinaux, qui la regardaient avec curiosité. Elle leur sourit tranquillement, et d'un pas nonchalant se dirigea vers la bibliothèque.

La pièce était grandiose. Son plafond en voûte majestueux, le raffinement des teintures ornant les murs, la coloration des vitraux illuminant la pièce d'un éclat mystérieux, et surtout les livres, sur des étagères immenses, de toute tailles, de toute forme, de toute origine ; bref, un émerveillement pour Pandora. De nombreuses tables aux chaises rembourrée perçaient à travers la foret des étagères. Sur les tables, des lanternes étranges, alimentées par de petite boules fluorescentes. Pandora émit l'hypothèse qu'il devait s'agir de champignons abyssaux.

Les étagères étaient si grandes que pour accéder aux ouvrages des niveaux supérieur, des échelles étaient à disposition. La philosophe s’intéressa finalement aux livres eux même. Ils étaient classé par thème, et titre. Il y avait de tout, de l'histoire des idées au théorie sur l’éther, du guide de l'ensorceleur à la comptine de l'alchimiste. Pandora soupira en reconnaissant certain d'entre eux, qu'elle avait possédé, puis perdu dans une attaque de démon ...

La philosophe pris l'un d'entre eux, intitulé "la magie est-elle le fait des hommes ou des dieux ?", s'assis sur le siège le plus proche et s'y plongea avec délectation.
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Miya Silialuna

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Mar 24 Mar 2015 - 22:51

Miya avait cessé de sangloter. Encore les yeux rouges et larmoyant, elle se releva et s'assit sur le lit, en face d'Antonidas, désireuse de lui poser toutes les questions qui lui passent par l'esprit. Avant ça, l'archimage se leva à son tour, fouilla dans une de ses armoires et après avoir pesté sur sa capacité à ranger ses affaires, il trouva enfin ce qu'il chercha : une petite sacoche de soie noire ébène, avec l'insigne du père de Miya brodé de fil d'or dessus.

" Avant toute chose, Miya, je me doit de te donner ce qui te reviens. Prends ceci, c'est ta mère qui me l'a donné, il y a longtemps, quand tu n'étais qu'une toute petite ange sachant à peine voler.

Sans un mot, Miya regarda la petite sacoche après l'avoir prise, puis l'ouvrit, et fut très surprise d'y trouver des bijoux. Elle les sortit un par un, très délicatement, avant de rester figée devant un magnifique collier d'orichalque entouré de soie, ornée d'une aigue-marine plate avec des chainettes qui y sont accrochées. La mémoire de Miya remonte à ses quatre ans ... et elle se souvient d'avoir vu ce collier accroché au cou de sa mère. Elle regarda soudainement Antonidas.

- Une question à la fois, lui dit-elle avec un sourire, avant de se rassoir.

- Tout d'abord ... je ne veux savoir qu'une chose, de cette réponse dépendra toute les autres. Mes parents ... est-ce que ... sont-ils encore ... vivant ?

- Honnêtement ... je n'en sais rien ... les dernières nouvelles que j'ai de tes parents, c'est il y a 8 ans, avant que vous partiez pour voir le vieux Sage Adiryléen, idée à laquelle était fermement opposée ta mère car elle craignait une attaque ... qui malheureusement s'est produite.

- Dans ce cas ... savez-vous où peuvent-ils être ?

- Depuis ce tragique incident, j'ai discrètement quitté l'armée d'Adiryl et me suis réfugié sur Feleth. J'ai changé de nom pour que l'on ne me retrouve pas, et j'ai commencé une longue, très longue série de recherches. Et les seuls résultats que j'ai pu obtenir ... c'est que si ils sont vivants, il sont fait prisonnier dans le Vein, terre de tout les démons. Est-ce que tu connais ce pays ?

- Non ... je n'en ai jamais entendu parlé ... quoique ... je me souviens que des démons m'ont attaqué il y a quelques mois. L'un d'eux avait prononcé le nom de Kenzahal. Il venait de là ?

- Kenzahal ... tu confirme en quelques minutes ce que j'ai mis cinq ans à découvrir. C'est lui qui a tout orchestré, mais ce n'est pas tout.

- Il avait un but bien précis n'est-ce pas ? fit-elle en fixant du regard la collier de sa mère.

- Oui ... après avoir interrogé des centaines de démons, celui qui m'a révélé le nom du commanditaire m'a aussi dévoilé son but initial ... voler ton pouvoir.

- Pourquoi ? Pourquoi en avoir après mon pouvoir ? Il est si faible ...

- C'est là que je t'arrête. J'ai aussi fait de longues recherches sur la nature de ton pouvoir, il m'a fallu retourner en Adiryl et ce fut probablement le moment le plus périlleux de toute ma vie. J'ai du m'introduire dans le palais impérial pour y trouver les informations que je cherchais. Et quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert le fin mot de l'histoire. Un silence bref s'installa, puis Antonidas continua. Ton pouvoir est ancestral Miya. Tu possède des pouvoirs liés à la lumière comme certains des premiers Anges du monde du Dessus. C'est ce même pouvoir que convoite Kenzahal. Illianna en avait une partie, mais elle n'avait développé au maximum que la branche de guérison, ce qui l'empêchait de pouvoir utiliser le reste. En revanche, toi, tu peux maîtriser ce pouvoir complètement. Et c'est ce pourquoi tu es venue ici n'est-ce pas ?

Miya réfléchit aux mots de l'archimage. Alors comme ça son pouvoir était puissant ? Tout le contraire de ce qu'elle pensait d'elle. Elle était désormais sure d'une chose : elle allait tout faire pour maitriser ce pouvoir et retrouver ses parents. Elle enfila un des bracelets de perles à son poignet et regarda Antonidas, le regard déterminé.

- Oui, pourrez-vous m'aider à les maîtriser ?

Le jeune archimage était tout sourire, comme s'il avait prévu cette réponse depuis des années.

- Figure-toi que, depuis que je recherche des informations sur ton pouvoir, je ne cesse de glaner des informations dans quelques ouvrages très anciens de cette magnifique tour dans l'espoir qu'un jour, tu y fasses toi aussi un séjour pour en apprendre plus sur tes capacités. Je t'ai devancé en quelques sorte, ce qui te fera gagner un temps considérable. Oui, je t'aiderai à maîtriser tes pouvoirs, je te le promet.

Miya ne pouvait s'empêcher de sourire, à la fois de satisfaction pour le fait qu'elle allait être formée par un ami, mais aussi de reconnaissance, ce qui lui tira quelques larmes.

- Depuis l'incident qu'il s'est passé quand j'avais sept ans ... vous n'avez donc pas cessé de servir mon père.

- Non, il m'a toujours considéré comme son meilleur ami, sa disparition m'a attristé au plus haut point, mais je me suis très rapidement mis à faire autre chose qu'à me lamenter quand j'ai su que vous étiez en vie. Comme je te l'ai dit, je n'ai fait que rechercher les causes de ce drame. Mais avant cela, je devait m'assurer que t allais bien, je t'ai retrouvé très rapidement, une très grande chance pour moi d'être passé par cette forêt où tu chantait avec les animaux. Lorsque je t'ai vu, j'ai eu envie de tout de suite me montrer mais ... j'ai attendu jusqu'au soir et j'ai vu qu'une famille t'avais recueilli. Après une brève analyse de leur comportement, j'ai tout de suite abandonné cette idée, tu étais heureuse et ils te protégeaient au maximum. Je suis donc reparti pour commencer les recherches sur tes parents et leur assassins. Ce n'est que plus tard qu'il y a eu de rumeurs chez les démons comme quoi deux anges étaient retenus prisonnier dans le Vein. Je voulais y croire, m'y accrocher, tout faire pour découvrir la vérité ... cependant, un jour, je ne sais pas si c'est pour me lancer sur une mauvaise piste ou me faire peur, mais un démon m'a annoncé l’exécution des deux anges prisonniers. Depuis, je n'ai aucune nouvelles informations. Mais je refuse de perdre espoir, ils sont en vie et j'irai les chercher, il me faut juste plus d'informations concernant le lieu où Kenzahal se cache car je suis sur et certain que c'est le même endroit.

Miya avait écouté Antonidas avec toute l'attention du monde, et à la fin, elle le regarda dans les yeux une seconde fois.

- S'il vous plait, laissez-moi vous accompagner. Moi aussi je veux sauver mes parents. Je suis prête à tout pour les aider. Et s'ils sont morts, je les vengerai ! Mais je vous en conjure ... laissez-moi y aller moi aussi.

- J'aurai voulu te dire de rester en sécurité ici, à Béolan, mais je sais pertinemment que c'est impossible. Je ne peux pas, à toi, te demander une telle chose. Je savais que ce jour viendrait, comme je savais que tu allais venir aujourd'hui. Ne me demande pas comment, ça a toujours été ainsi ... si seulement mon don avait pu prédire ...

- Ce n'est pas de votre faute ... c'est ces démons, tous méchants et meurtriers. Je ne pourrai jamais leur pardonner. Aujourd'hui encore j'ai ce cri qui résonne dans ma tête. Je ne me souviens que de quelques images du moment où mes parents se sont fait attaqué, mais je me souviens très clairement du moment où j'ai lancé une boule de lumière qui a percuté le plus gros des démons.

- Cela devait être lui ... Kenzahal.

Pendant ce temps, Miya se releva après avoir enfilé son deuxième bracelet à sa cheville droite. Elle regroupa ses cheveux puis posa son diadème dont la petite pierre précieuse embellissait son visage angélique. Elle accrocha le collier de sa mère autour de son cou, puis au moment où la pierre toucha le buste de la jeune ange, elle eu une très brève vision. Elle vit sa mère, tenant une petite fille par la main. C'était elle, il y a plus de douze ans. Miya était toute petite par rapport à Illianna, ou pouvait apercevoir deux toute petites ailes couvertes d'un duvet tout blanc. La vision s'arrêta aussi brutalement qu'elle avait commencé. Miya restait debout, immobile, devant Antonidas qui la regardait avec anxiété.

- Quelque chose ne va pas ?

Miya hésita avant de répondre, mais elle finit par sourire.

- Non ... tout va bien. Je sais qu'ils sont vivants ... ce que m'a mère m'a donné le prouve. Nous irons les chercher quand je serai prête.

- Et quand je saurai où ils sont, car se jeter dans le Vein sans un endroit précis où aller, et sans guide, c'est la mort assurée. C'est un monde hostile, peuplé de démons, allant de la taille d'une fourmis à celle d'une montagne. Il ne faut jamais s'y aventurer seul et sans but, les démons et le monde lui même auront vite fait de vous engloutir et vous faire disparaître, comme si vous n'aviez jamais existé.

A ce moment précis, le vieillard qui avait ouvert la porte à Pandora et Miya entra dans la pièce après que l'archimage l'ai invité d'un signe de main.

- Maitre, le jour se lève, puis-je vous suggérer d'aller vous restaurer avant de commencer votre journée ? La petite en aura certainement bien besoin aussi.

- En effet, je n'avais pas vu le temps passer. Miya, je te propose de rester ici te reposer, car pour toi, la nuit a été longue. Je trouverai une chambre pour toi et ton amie, vous allez rester ici un bon moment alors il est normal que je vous offre l'hospitalité. Je vais la chercher ne t'inquiète pas, maintenant repose-toi, tu as a grandement besoin.

A ces mots, Miya se sentit assommée par la fatigue, comme si on lui avait jeté un sort, mais ce n'était qu'une accumulation de nuits très courtes suivies d'une nuit blanche. Elle s'installa sur le lit de l'archimage après avoir enlevé ses bijoux sauf le bracelet au poignet, puis ferma les yeux avant de se relever quand elle entendit la porte se refermer lentement.

- Attendez ! Antonidas rouvrit la porte et fit passer sa tête, attendant que Miya dise ce qu'elle avait sur le cœur. Merci ... pour tout, fit-elle, en retombant sur l'oreiller avant que, un sourire tendre aux lèvres, l'archimage ferma la porte pour qu'elle ne soit pas dérangée par les bruit de la tour qui s'intensifiaient.

- J'ai laissé la jeune magicienne à la bibliothèque, vous la trouverez certainement là-bas. Je dois aller préparer mon cours, aujourd'hui, c'est moi qui fait la classe. Au revoir maitre.

- J'en prends note, je vais la chercher. Merci pour cette nuit, tâchez de vous reposer Théobald, vous aussi manquez de sommeil.

Sur ces paroles, les deux hommes se séparèrent, le vieillard commençait à monter les marches tandis qu'Antonidas descendait en direction de la bibliothèque.
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Pandora Alizéa

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 26 Mar 2015 - 19:59

Pandora était en pleine euphorie. Après avoir longuement feuilleté un premier livre, elle en avait choisi un autre, puis un autre, puis cinq autres, puis trois autres. En peu de temps sa table ne fut plus qu'un amas de parchemin anciens et de reliures brûlées. Dans un mouvement trop rapide pour prendre un livre, Pandora en fit tomber un autre à terre. Aussitôt un cri strident retenti.

"Nom d'un Bescharelle !"

La philosophe qui avait jusque-là le regard soit dans les livres, soit cachée par des piles d'ouvrage, n'avait pas remarqué qu'elle n'était pas seule dans la bibliothèque. Elle se leva de sa chaise pour ramasser le livre, mais avant qu'elle ait pu le faire, une main faite de trois plaques de métal s'interposa et pris le livre.

"Par tous les Gaffilot, à quoi pensez-vous ?"

La voix était on ne peut plus métallique. De fait, elle appartenait à une sorte d'engin en fer qui se tenait devant Pandora. Son apparence étant pour le moins étrange, il fallut à la jeune femme un petit moment pour bien en saisir tous les aspects.

Dans les grandes lignes, il s'agissait d'un appareil de fer gris clair brillant, assemblé de manière à vaguement rappeler un être humain. On pouvait discerner une boite rectangulaire assortie de deux orifices carrés représentant vraisemblablement la tête et les yeux. Sur cette boite était soigneusement posée une perruque blonde en chignon. Le buste de la créature, relié à la tête par un tube de métal plus foncé, était carré et avait tout d'un meuble de rangement, comportant plusieurs tiroirs. De chaque côté de ce buste, de longs bras en barre de fer sombre, dotés de plusieurs articulations rondes et de mains apparemment efficace. Le bas de la structure quasi non humaine était des plus uniques : directement collé à son buste, une demi-sphère de métal d'où sortaient deux barres de fer semblables aux bras, mais pourvues de seulement deux articulations en boule, l'une directement sur ce qui devait être un bassin et l'autre à l'extrémité opposée, au-dessus des pieds, composés de la même façon que les mains.

"Je ... que ... qui êtes-vous ? Articula difficilement Pandora tant elle était estomaquée.

-Je suis le prototype J-32, surnommé Joséphine. Je suis un tout nouveau genre d'atronach, fruit de la collaboration de plusieurs éminents invocateurs et sorciers, débita la créature d'une voix monocorde. Mon rôle consiste à protéger les livres de cette bibliothèque des préjudices qu'ils pourraient subir, tel que : la déchirure, la brûlure, le vol, les taches, les annotations non pertinentes, les nuisibles, les toiles d'araignée, l'humidité, la moisissure, la lumière, le vent, et les doigts sales. Je m’efforce de faire comprendre aux aimables visiteurs la valeur de nos ouvrages, en leur dictant la règle qui suit : "les livres sont nos amis, celui qui les abîme péri !". Disant cela, la chose fit comme un ersatz de mélodie grinçante, afin de faire ressortir l'aspect amusant de cette maxime. Ma réponse vous a-t-elle donné les informations désirées ? Dois-je répéter ?

-Cela me convient, ne répétez pasje vous prie, dit Pandora, visiblement exténuée par ces explications.

-Bien, Bien, Bien ! déclara Joséphine dans un crescendo métallique insupportable. Puis-je vous être utile pour autre chose ? Peut-être voulez-vous savoir l'histoire de ce bâtiment, de sa construction il y a plus de mille ans à aujourd'hui ? Ou peut-être recherchez-vous un livre, un auteur, un thème, un courant, un siècle ?

-Non, ça ira, merci, dit Pandora en prenant ses affaires posées au pied de sa chaise. Je m’apprêtais à partir.

-Comme vous le souhaitez. Mais je suis à votre disposition si vous changez d'avis. Laissez donc vos ouvrages, j'ai pour attribution de veillez moi-même à leur remise en place correcte et systématique."

L'atronach (ou presque) saisi alors des livres sur la table, les inspecta rapidement et se dirigea d'un pas rappelant celui des manchot vers les étagères correspondantes. Pandora se demanda comment une chose aussi mal pourvue pouvait utiliser une échelle. La réponse à sa question lui fut immédiatement donnée : les jambes de Joséphine s'allongèrent tout à coup, lui permettant d’atteindre les rayons élevés. Ses jambes étaient en fait composée de plusieurs petites barres de métal reliée les unes aux autres par un lien très solide et sombre que Pandora ne connaissait guère. La machine ayant fini sa besogne, elle se retourna vers la philosophe, mais cette dernière s’enfuit littéralement pour ne pas avoir à subir cette torture encore une fois.

En passant à nouveau l’entrée de la bibliothèque, elle fut surprise d’à quel point l’endroit avait changé. Les couloirs silencieux il y a peu, bourdonnait d’un brouhaha hétérogène. Des cris, des soupirs, des bruits de pas surtout, et un cheval … où en tout cas un bruit de cheval. Des toges multicolores (mais surtout des brunes) s’agitaient dans les escaliers, tandis qu’un petit nombre de visiteurs de toute évidence non mage d’après leur air abruti, regardait la bouche ouverte vers le haut de la tour. Quelle ne fut pas la surprise de Pandora quand elle reconnut dans ce groupe Hachibé. Elle hésita à l’aborder, elle n’avait pas vraiment envie de lui parler, déjà suffisamment agacée par la bibliothécaire métallique. Mais le sort ne lui laissa pas le choix plus longtemps, car le jeune homme l’avait vu, et se dirigea vers elle d’un bon pas.

« Hé ! Héla-t-il, vous ! Majora, c’est ça ?

-non.

-Fort bien. Dites, elle va bien Miya ? ou-est-t-elle ?

-En sécurité, avec l’archimage. Elle est en plein dans une complexe affaire privée, ajouta-t-elle en anticipant la pensée de Hachibé. Il vaut mieux ne pas la déranger.

-Excusez-moi, mademoiselle ? »

Près de Pandora et Hachibé un homme les regardait. La philosophe su dès le premier regard sur sa tunique ornée d’étoile qu’il s’agissait de l’archimage, et s’inclina respectueusement.

« Je suis Pandora, maitre Antonidas.

-Oh, je suis agréablement surpris de ma renommée ! dit l’homme avec un sourire.  

-Antonidas ? répéta Hachibé sur un ton agacé. Fort bien enchanté et tout mais …

-c’est justement avec lui, l’archimage, que Miya s’entretenait, expliqua Pandora.

-Oh … fit le garçon, déconfit. L’archimachin. Je suis confus.

-Ce n’es rien, repris Antonidas.

-Puis-je m’enquérir de la situation concernant Miya ?

-Bien sûr. Cette chère enfant et moi-même sommes des connaissances de longue date. Je suppose que si vous l’accompagnez, c’est que vous avez conscience de sa condition et de son passé. »

Pandora acquiesça. Hachibé regarda par terre.

« Les parents de Miya étaient des amis proches … leur disparition est vraiment tragique. Mais Miya et moi-même gardons espoir et désirons les retrouver plus que tout. Et vous y avez activement contribué, mademoiselle, et vous aussi jeune homme, en protégeant cet enfant. Je vous remercie sincèrement. »

L’archimage s’inclina. Pandora se sentait gonflée de fierté, tout autant que Hachibé.

« Si possible je préfèrerais vous parlez en privé, souffla-t-il à Pandora. »

La philosophe se tourna vers Hachibé et lui fit signe de déguerpir.

« La suite de la discussion ne concerne que les mages. Tu peux partir maintenant que tu es rassuré sur la sécurité de Miya, non ? »

Le jeune homme se prépara à protester, mais face à l’air féroce de Pandora et le regard grave de l’archimage, il se rétracta. Sans un mot, il sortit, résigné.

L’archimage fit signe à Pandora, l’entrainant dans un coin plus calme et sans oreille indiscrète.  

« Bien. Maintenant écoutez. Je vais vous résumer plus précisément l’état dans lequel nous sommes. La jeune Miya est en possession d’un pouvoir considérable et rare, que convoitent activement les démons. De plus, ses parents ont très probablement été enlevés par ces démons et emmenés dans … leur monde.

-leur monde ? Les enfers, vous voulez dire ?

-Non, le Vein. C’est une dimension chaotique où la magie est en mouvement constant. C’est un lieu dangereux, malsain, et sans repère … et pourtant c’est là que Miya et moi iront, une fois son pouvoir maîtrisé,  pour chercher ses parents. »

Pandora resta sans voix. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Miya, l’ange qu’elle a juré de protéger, qui est son ticket direct vers le monde des anges et l’élévation spirituelle, loin d’aller dans un monde de lumière et de sagesse, se prépare à une virée suicidaire dans le monde des démons ? C’était trop pour la philosophe. Elle chercha un siège du regard, se rapprocha et se laissa tombé dessus.

« C’est de la folie ! déclara-t-elle quelques secondes après. Vous … vous venez de me dire que les démons convoitent son pouvoir … et pourtant vous compter partir avec elle, une enfant sans la moindre expérience, dans ce monde incertain remplit de démon qui en ont tous après elle … pour chercher ses parents dont on est pas totalement sûr qu’ils y soient ?

-Cela ne m’inspire guère. Je sais que c’est très hasardeux, mais Miya refuse de laisser ses parents là-bas, même si ce n’est qu’hypothétique. Sachez toutefois que je comprends votre réaction, cependant n’ayez crainte, je suis doté d’une force suffisante pour protéger la vie de l’enfant. Elle est mon bien le plus précieux aujourd’hui, la fille de mon ami le plus cher, je ne risquerais pas sa vie impunément. »

Malgré les paroles sensées de l’archimage, Padora était plus que perplexe. C’était totalement déraisonnable de la part de l’ange, et encore plus de la part d’un mage expérimenté. Se laissez ainsi conduire par ses émotions, sans fondement … en allant vers une mort certaine et peu enviable …

*Que puis-je faire … ? Dois-je vraiment laisser les choses se dérouler ainsi ? Laisser tomber l’idée de visiter le monde des anges … revenir à a vie d’antan tandis que la jeune Miya rencontrera une mort certaine ? Non … non !*

« Avez-vous seulement tenté de la dissuader ? De lui montrer la bonne voie ? Ce n’est qu’une enfant ! Vous n’avez nullement besoin d’elle pour retrouver ses parents, s’ils sont mêmes encore vivant, dit Pandora en se redressant. Je ne peux pas la laisser faire cela … c’est du suicide ! Elle doit retourner dans son monde, et laisser ceux qui peuvent prendre des risques faire cela ! »

La jeune femme se dirigea alors vers l’escalier, laissant l’archimage sans plus de cérémonie. Cet homme lui semblait indigne de son titre.
Elle gravit les escaliers aussi vite que possible, poussant sans ménagement tous ceux qui venait sur son chemin. Elle se souvenait de l’étage où devait se trouver le bureau de l’archimage. Durant la montée, ses pensées s’emmêlaient. Elle ne pourrait jamais aider Miya dans le Vein, avec son problème de perception de la magie démoniaque. De plus, elle tenait un minimum à la vie ! Mais pourtant … cette vie qu’elle tentait de préservée … avait-elle quelque valeur que ce soit, étant donné sa totale vacuité ?
Pandora rentra dans le bureau de l’archimage avec fracas. L’ange qui était paisiblement endormie sur un lit, vraisemblablement celui de l’archimage, se souleva en sursaut. La brune vint à son chevet, un peu essoufflée, et déclara ce qu’elle avait sur le cœur.

« Messire Antonidas m’a mis au courant de la situation présente. Vous allez, je présume, restez ici vous entrainer à maitriser votre puissance latente, sur cela je n’ai rien à redire. Mais que après cela, vous vous lanciez dans une entreprise désespérée à travers le Vein à la recherche de parents probablement mort … Allons, réfléchissez ! Vous voulez vraiment gaspiller votre précieuse vie de cette façon, rejetant ainsi le sacrifice de vos parents ? N’est-il pas plus sage de laisser ceux dont le sort est moins important se charger de cette recherche ? Ne vaut-t-il pas mieux vous réfugier dans votre monde d’origine, plutôt que de rester dans cet endroits, qui est loin d’être un havre de sureté ? Je vous rappelle que des démons ont attaqués la ville il y a peu … ils peuvent recommencer quand bon leur chante ! Alors, s’il vous plait, prenez le temps de réfléchir à la portée de vos actes, à la valeur de votre vie, et si vous ne changez pas d’avis malgré tout cela … Je ne saurais plus quoi faire ! »

Ceci dit, Pandora se laissa choir sur ses genoux.
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Miya Silialuna

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 26 Mar 2015 - 21:22

Miya était heureuse. Il n'y avait pas un seul nuage visible et le soleil était doux. Elle se voyait courir dans les champs parcourus de fleurs baignées de lumière. Tulipes, marguerites, coquelicots et autre lavande sauvage, elle courait au milieu de ce paradis, riant et dansant pieds nus, devant ses parents angéliques qui la regardait en se tenant la main, un sourire radieux aux lèvres. Une vision paradisiaque, brisée en un instant par un tremblement de terre accompagné d'un changement radical de luminosité. Le ciel devint rouge, le soleil s'éclipsa pour laisser place à une vision infernale : des démons surgissaient de nulle-part détruisant tout sur leur passage. Tyraël et Illianna s'interposèrent pour protéger Miya mais sans succès, ils se firent tuer sous ses yeux, et au moment où se fut son tour, elle se réveilla en sursaut. Pandora, qui avait déboulé dans la pièce, venait de la tirer d'un cauchemar horrible. D'abord reconnaissante, elle prit un air grave au fur et à mesure de ses paroles. Elle fut choquée au moment où Pandora affirmait que ses parents étaient peut être mort. Non ! Elle ne voulait pas l'entendre ! Au fur et à mesure, Miya prenait un air de plus en plus renfermé. Laisser ses parents ? Laisser les autres y aller à sa place ? Balivernes ! Personne n'ira les chercher. Elle était sure qu'Antonidas allait l'aider, il n'allait pas l'abandonner après toute ses promesses. Miya aimait beaucoup Pandora et regretta de lui répondre aussi brusquement.

"Ça suffit. Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire.

Son ton était très sec malgré sa voix cristalline. Elle se leva, les yeux baissés, cachés par sa frange nacrée et la pénombre de la pièce.

Retrouver mes parents ... c'est tout ce que je désire dans ce monde. Bien sur que je ne vais pas y aller maintenant. Mais j'irai un jour, c'est une certitude, et le plus rapidement possible.

Elle releva ses yeux larmoyants vers Pandora, toujours genoux à terre. Elle reprit, la voix tremblotante.

Alors s'il vous plait ... arrêtez de me dire qu'ils sont morts.
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Pandora Alizéa

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Mer 1 Avr 2015 - 0:08

Pandora regarda l'ange de son œil valide. Comment peut-on être aussi irréfléchi ? C'était consternant de manquer à ce point de discernement, surtout pour un être prétendument supérieur.

*Cette enfant manque d'éducation, voilà tout*

La philosophe se radoucie à la vue des larmes de l'ange. De toute évidence, elle était plus atteinte par la disparition de ses parents que Pandora de son clan. La jeune femme baissa les yeux, serrant ses poings sur ses genoux. Puis d'un bond elle se releva, et repris d'une voix rauque.

"J'ai grandit dans un petit paradis. Je vivais sur les routes, avec mon cher père et mon clan, allant de village en village. J'étais aimée, choyée, j'avais une vie que beaucoup jalouse. Une enfance aussi heureuse que la votre, j'en suis sure."

Pandora commença à marcher lentement dans la pièce, jetant sur les meubles un regard plein de tristesse.

"J'avais votre age quand cette vie m'a été confisquée, quand j'ai vu s’effondrer tout ce qui m'était cher, y comprit mon père. J'ai tout perdu, et depuis lors je n'ai rien retrouvé. Bien au contraire, les bourreaux de mon bonheur n'ont cessés de me poursuivre afin de me persécuter encore et encore. J'ai souffert, et je souffre aujourd'hui encore, de la perte de ce passé joyeux."

Pandora se retourna alors, une larme coulant de son œil aveugle.

"C'est pourquoi quand je vous dit d'être plus raisonnable, ce n'est pas en toute froideur et incompréhension de votre douleur. Je ne comprend que trop bien les sentiments qui vous déchirent : la peur, mais la soif de justice. La tristesse, le chagrin, ainsi que l'espoir fou qu'un acte ultime puisse soulager cette peine. J'ai éprouvé ces sentiments. J'ai songé à venger mon père, à combattre l’ennemi. Mais c'est une lutte inutile ! Les démons sont plus forts que tout, leur puissance ne souffre aucune limite et ils naissent à chaque instant dans ce monde maudit qu'est le Vein ! Ils pullulent comme des parasites, rependant leur malveillance et leur méfaits comme une épidémie. Contre eux, seuls les plus puissants peuvent se dresser et survivre. Et si vos parents, des anges, ont succombé sous leur coup et fait prisonniers, je ne comprend pas comment une enfant, frêle comme un perce neige, même aidée par une puissante magie, pourrait entrer dans ce monde infernal et venir à bout des plus effroyables adversaires qui soit !"  

Presque à bout de souffle, Pandora murmura une dernière phrase :

"Puisse Léole vous protéger, si vous ne renoncez pas à cette folie."
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Miya Silialuna

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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 9 Avr 2015 - 19:07

Elle devait se rendre à l'évidence : Pandora avait tristement, mais indubitablement raison. Miya avait une parfaite image de la taille du démon qui l'avait attaqué ... comment pourrait-elle faire quoique ce soit face à un tel ennemi, celui-là même qui avait terrassé ses parents ? La petite ange se rassit sans un mot. Et commença à remettre ses bijoux, en regardant un long moment le pendentif. Elle l'accrocha en pensant fortement à sa mère et se tourna vers Pandora.

"Alors ... si j'ai bien compris ... l'entrainement commence aujourd'hui n'est-ce pas ? Car je ne renoncerai pas. Je ne renoncerai jamais. Mais c'est évident, je ne pourrai pas y aller avant des années et ... même si je dois attendre cent ou encore deux cents ans pour devenir plus forte, j'irai les chercher et je délivrerai mes parents.

La jeune ange se dirigea vers le pas de la porte mais se stoppa avant de la franchir, la main posée dessus.

- Mon entrainement ici sera sans doute très long. Je vais vivre à Beolan à partir de maintenant. Je vous remercie du fond du cœur de m'avoir accompagnée jusqu'ici. Sans vous, j'aurais eu beaucoup plus de mal, peut être même que je n'y serai jamais arrivé. Merci, vraiment.

Miya quitta la pièce après avoir remis sa cape pour cacher ses petites ailes, laissant Pandora derrière elle.
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MessageSujet: Re: L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]   Jeu 7 Mai 2015 - 17:11

Pandora s'appuya sur la bibliothèque de la pièce. Ses jambes tremblaient. L'ange venait de quitter la pièce en réduisant en cendre les derniers espoirs de la brune.

*Que puis-je faire à présent ? J'avais enfin trouvé un but ... un compagnon de route, une destination, une cause ! Et il a fallu que cette enfant soit de ceux qui préfère les morts aux vivants. Ne pouvais-je pas rencontrer un être assumant pleinement sa nature céleste, plutôt qu'une jeune fille irréfléchie ?*

La philosophe se décolla de son support, chancela un instant, puis sorti de la pièce très lentement. Une foule éparse lui tournait autour, montant et descendant. Elle se tenait parmi eux comme un rocher solitaire au centre d'une rivière. Pour la première fois depuis une éternité, elle se sentait seule.

*Je devrais retourner à la bibliothèque ... là-bas je trouverais surement de quoi me remettre d'aplomb mentalement.*

Elle se pencha par-dessus la rambarde de marbre qui bordait les escaliers, jetant un regard vers les étages inférieurs. Elle aperçue l'éclat blanc des cheveux de l'ange. Non, elle n'irait pas en bas.
Dans un mouvement comme au ralenti, Pandora se retourna et commença à gravir les escaliers. Le sommet de la tour lui semblait en cet instant la plus accessible des retraites.
Les marches paraissaient sans fin. Les jambes de la jeune femme, fatiguées de cette nuit sans sommeil et pleine de déception, étaient de plus en plus faibles.
Quand enfin elle parvint au dernier palier, désert, elle se retrouva devant une porte de bois clair solidement fermée. L'accès au toit était condamné. Au comble de la fatigue, Pandora se laissa tomber et s'assis contre la porte. Elle voulait sentir Léole auprès d'elle, mais cela lui était refusé. Qu'avait-elle fait de mal pour mériter un sort pareil ? Une vie aussi vide ? Elle se sentait comme une de ces poupées garnies de sable qu'on aurait déchirée et privée de sa substance.

*Et maintenant ? Et demain ? Et après ?*

Sa main s'enfouie dans son sac et se posa sur son violon. Elle glissa ensuite sur la reliure d'un journal de voyage que Pandora avait entamé et jamais poursuivit. Elle n'avait rien à y écrire d'autre qu'une suite de fait. Or elle aurait voulu pouvoir y écrire une aventure. Que tous les instants rapportés dans ce livre aient un sens qui reposent en eux, un sens éclairant le passé et l'avenir. Mais comme elle n'arrivait pas à trouver d'élément perturbateur pour transformer son accablante situation initiale en péripéties uniques ... ce sens manquait encore.

*Il me reste le paradis ... Adiryl. J'en avais fait un point de chute. Mais c'était bien parce que j'avais sous la main un moyen d'y parvenir, Miya. A présent que puis-je faire ? Je n'en sais pas plus sur Léole et sur comment accomplir cette quête par défaut ... *

Les pensées de Pandora se firent plus brumeuses. Elle songea à son ancien maître à penser, qui lui avait enseigné à maîtriser la force que Léole lui octroyait. Il lui disait toujours que le sens des choses n’était pas en elles même, mais dans le regard posé sur elles. Elle ne l'avait jamais écouté. Un tel relativisme allait totalement à l'encontre de sa vision magique du monde. Et pourtant ...
Pandora, exténuée, s'assoupie là où elle se trouvait. Laissant ses pensées tourbillonner entre remord du passé et peur du futur.

"Mademoiselle ?" fit une voix douce.

Pandora se réveilla en sursaut. Elle n'aimait pas du tout ça. Mais c'était l'archimage qui avait parlé. Son regard posé sur elle exprimait une certaine compassion.

"Oh, veuillez m'excuser ! dit-elle en se relevant brusquement. La fatigue m'a rattrapé.

-je le constate. J'ai senti une présence à l'étage et je craignais qu'il ne s'agisse d'un être mal intentionné. Depuis l'attaque des démons, je ne pense plus qu'à cela !

-je vous comprends parfaitement. Je m’excuse encore pour vous avoir causé du tort.

-ce n'est rien."

La jeune femme descendit les escaliers avec l'archimage. Le silence était pesant. Pandora voulait parler pourtant. Elle voulait encore lui reprocher l'attitude de Miya. Mais l'archimage la devança.

« Miya m’a fait part de la situation entre elle et vous. Il semblerait que vous n’ayez pas pu la convaincre de se ranger du coté de la raison. »

Pandora regarda les marches de marbres défiller, l’œil sombre.

« Permettez-moi de vous rassurer à nouveau. Je ne la laisserais pas agir tant qu’elle ne sera pas prête, et maitrisera son pouvoir convenablement. Je tiens beaucoup à cette enfant, gardez cela en tête. »

*Oui, mais moi ? Que me reste-t-il dans tout cela ?*

« Malgré tout je vous remercie encore de vous souciez autant de Miya. Cela démontre une nature profondément généreuse et bienveillante. Si je peux faire quelque chose pour vous, n’hésitez pas. »

Les pensée de Pandora défilèrent à toute allure. Une brillante idée germait en ce moment même. La philosophe savait de source sûre que l’archimage connaissait les parents de Miya … ce qui voulait dire … !

« Sauriez-vous par hasard comment se rendre à Adyril ?

-euh, et bien, fit l’archimage apparemment surpris, c’est-à-dire que ce n’est pas le genre d’information que l’on lance à la ronde. Ne le prenez pas mal, mais je ne vous connais guère bien, et j’ignore surtout ce que vous feriez en Adiryl.

-Je vouerais ma vie à l’étude de la magie céleste, à la découverte de div… de pouvoir secrets, à l’élévation de mon âme et …

-Comme bon nombre de mes étudiants, la coupa l’archimage. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? Que feriez-vous si vous ne trouvez pas ce que vous cherchiez ? Si la réalité n’égalait pas vos désirs, ou si la jalousie du pouvoir angélique vous tourmentait ? Il n’est pas facile pour un humain de trouver sa place en Adiryl.

-Je n’ai jamais eu de place en Feleth, monsieur. Je serais chez moi là où je serais le plus proche de … ces êtres célestes. Je ne veux rien d’autre, qu’importe si je suis faible, qu’importe si cela n’est pas exactement comme dans mes rêves, ce qui importe c’est que j’ai souhaité toute ma vie pénétrer en cet endroit. Ce n’est pas pour tout détruire ni par jalousie mais par … amour que je veux y aller. »

L’archimage la considéra avec perplexité, partagé entre compréhension et prudence.

« Je me plierais au bon vouloir des autorités, repris Pandora, je ferais tout pour être acceptée. S’il faut que je sois surveillée nuit et jour soit ! Si je dois mettre ma vie en jeu pour les convaincre soit ! De toute façon, ma vie n’a guère de valeur si je n’accompli rien avec. Et puis franchement … quel danger puis-je représenter pour Adiryl ? »

Antonidas s’arrêta sur une marche et resta silencieux, perdu dans ses pensées.

« si j’ouvrais dans l’instant une faille vers Adiryl, laisseriez-vous tout derrière pour y rentrer céans ?

-sans la moindre hésitation, ni doute, ni regret, déclara Pandora d’un ton ferme.

-Dans ce cas je vous souhaite bonne chance et bon vent ! »

Ceci étant dit, l’archimage prononça une formule très rapide et effectua des mouvements complexes, si vite que Pandora fut incapable de les reconnaitre. L’air devant le mage commença à se mouvoir, à se colorer, à bruisser comme les feuilles d’un arbres. Puis un long fil d’argent se découpa dans l’espace, flottant et irradiant d’une lumière mystique. Ce fil se sépara bientôt en deux à la manière d’une bouche, formant une brèche lumineuse de plus en plus béante. L’air autour s’y engouffrait et Pandora avait du mal à tenir debout tant l’appel d’air était puissant.

« Allez ! lui cria l’archimage »

Avant de sauter, Pandora fouilla frénétiquement dans son sac et en sorti une feuille de papier qu’elle tendit à Antonidas.

« C’est une partition. Donnez-la à Miya de ma part, adieu ! »

Sur ces derniers mots, la philosophe sauta à travers la faille et disparue.
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L'apprentissage [PV Pandora/Miya/libre]

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